Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂ®)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Quand je suis née, la sage-femme a dit, c'est une fille.
Impossible à râler ma mère, j'ai fait un régime garçon.
Et tout le monde a pleuré, sauf moi.
Pour consoler mes soeurs, ma mère a dit...
Tant pis, on s'y fera, son sourire vertical.
Ma mère voulait donner un petit frère à mon grand frère.
Pour jouer, c'est plus pratique.
Elle lui vouait un amour absolu parce qu 'il était fragile.
Il avait failli mourir à l'âge de deux ans, et elle avait attendu que je sois en
âge d'aller à l'école pour se décider à l 'y inscrire aussi.
Ă€ la fin du primaire, j'avais un an d 'avance, et lui, un an de retard.
Du coup, on a fait l'école à domicile.
Espèce de crétin !
Crétin toi-même !
Et cette année-là , mon père s'est mis en tête de nous transmettre sa grande passion.
Tu dégoulis, là !
Au bout d'un an, les résultats scolaires de mon frère étaient catastrophiques.
À ça, on n'a pas peur.
C'est pas grave de tomber, hein ?
Alors, mes parents l'ont envoyé chez les curés,
puis aux États-Unis pour qu'il apprenne l'anglais.
Magnifique, Cassandre.
Magnifique !
Et moi, ils m'ont envoyée en pension militaire pour
que je reçoive la meilleure éducation possible.
Merci, madame.
Bonne route.
Salut, mes deux, bonne vacances !
J'aurais dĂ» me douter qu'avec mon sourire vertical, j'allais pas rigoler longtemps.
Je suis lĂ !
J'ai faim !
Je m'appelle Cassandre Mariam David.
Cassandre, c'est le prénom de la première fille dont
mon père a été amoureux, mais qu'il a jamais eue.
Mariam, c'est celui de la femme qu'il a épousée en Afrique pour éviter les MST.
Et David, c'est le prénom de mon oncle décédé.
C 'est l 'idée que j'aurais eue si j'avais été un garçon.
Vous mettez la table ?
C'est le retour de Philly Phil.
From Philadelphia.
Il paraît que t'as failli le faire renvoyer.
C'est le retour de Philly Phil.
C'est le retour de Philly Phil.
Je veux pas d'une gaufre illiforme.
Je t'ai prévenu.
C'est que le début, je vais tout rafler pendant qu'ils dorment.
Ma soeur, tu sais que je m'en fous.
J'irai graffer sur tout leur doc.
Mais désormais, je fais des photos que je dédicace à Bicklington.
C'est maman qui t'a acheté tout ça ?
Le reggaeton, c'est pas durable.
J'écris des tomes et puis des fables.
Philly Phil, il faut raviver la flamme.
T'as vachement grandi en un an, dis donc.
En CP, il avait écrit une lettre d'amour à une fille.
Elle l'a montrée à toute la classe.
Ça l'a traumatisée.
Après ça, il est devenu allergique aux acariens et aux poils de chat.
Et voulait sans cesse jouer au papa et Ă la maman avec moi.
Bon, faut mettre la table.
Hum, hum, hum...
Oh, regarde !
On dirait tante Albertine !
Elle est plus jolie que tante Albertine.
Ma mère déteste cuisiner et manger.
Et je hais les obèses.
Qu'est-ce que ça chie ?
C'est une catastrophe écologique.
Elle a milité en mai 68 et posée nue dans Harakiri.
Elle était féministe, anarchiste, anti-militariste et
projetait de faire le tour du monde en combi Volkswagen.
Mais à 23 ans, elle a rencontré mon père.
Et ils se sont mariés 5 mois après.
Parce que je n'avais pas honte d'elle que ça se passait très bien au lit.
Il fait chambre Ă part depuis 15 ans et dit
que l'amour, ça n'existe que dans les films.
C 'est juste une stratégie de reproduction pour assurer la survie de l'espèce.
Enfant, il rĂŞvait de devenir dessinateur ou cavalier.
Connard.
Et puis, il est entré à l'armée.
Après un arrêt maladie longue durée et 8 ans de
psychanalyse, il se prend pour un génie incompris.
C'est très douloureux d'avoir 30 ans d 'avance.
La bonne sous-soupe sans pesticides avec les tomates du jardin.
Ton père s'est fâché avec l'instructeur.
Tu ne monteras pas à la caserne cet été.
Je t'ai inscrit dans un club à côté.
Et toi, ta mère t'a inscrit à la conduite des compagnies.
Tu me feras le plaisir de passer chez le coiffeur pour te trouver un maître d
'apprentissage et nous rembourser ton permis.
Et c'est ainsi que commence cet été 1998.
J'avais 14 ans et mon frère bientôt 18.
Il se rapproche.
Il n'y a plus qu'un kilomètre.
In this life, you need to have cash.
Money doesn't bring happiness.
But women love rich men.
Yeah...
T
'es capable de faire pas longueur en athlète?
Paris.
Je vais te montrer un truc de survie.
Je vais y arriver.
Partez!
Le truc.
Ca marche pas du tout.
Mais c'est toi qui arrive au rythme.
Il faut que tu passes comme une ventouse et que tu respires avec ta bouche.
Mais c'est naze!
What did you say?
Ah oui, qui est l'épaule là ?
Allez Sky, je sors.
Très très, tu m'abandonnes.
Oh
!
Mais t'as des poils.
C'est bon.
HĂ©, mais c'est pas bien de dormir en culotte, hein.
Faut que ça respire.
Ça va devenir un nid à Miko, c'ton truc.
Moi je mets jamais de culotte sous ma jupe, hein.
MĂŞme quand je sors en ville.
Je vais faire chaud aujourd'hui, faut tout fermer.
Ah !
Parfait, j'ai perdu 300 grammes.
Je vais pouvoir manger.
Mais tu peux pas t'essuyer quand tu sors de la piscine !
Tu m'affous des gouttes partout !
Tu m'emmerdes !
Retiens la route parce que tu iras en vélo après.
Tu vas te faire aller moller, tiens.
Huit kilomètres.
C'est combien maintenant ?
46 centimes, ma chère.
C'est l'inflation.
C'est dans les premières minutes de leur montrer à qui ils ont affaire.
Le bon cavalier doit savoir monter tous les
chevaux, surtout les carnes d'un mauvais club.
On y file.
Salut !
Il est oĂą l'instructeur ?
Le moniteur, tu veux dire.
Il est au manège.
C'est la nouvelle ?
Et tu montais oĂą avant ?
Au centre d'instruction du régiment de cavalerie.
Avec les chevaux de la garde républicaine.
Wow !
Ici, tu as les protections pour quand on saute.
Mince.
On n'en met pas le reste du temps parce qu 'ils
ne sont pas ferrés et qu'ils vivent dehors.
Et à la rentrée, je vais passer mon G7 dans mon
lycée militaire où il y a une section écastre.
Tu verras si c'est Ă la cool.
Je te présente Orion.
Tu vas voir, il est hyper sympa Fred.
Il ne crie pas trop ?
Jamais.
Je crois que je ne l'ai jamais entendu crier depuis que je suis née.
Pourtant, c'est efficace.
Tu te surpasses comme ça.
Mon instructeur n'arrĂŞtait pas de me hurler dessus.
J'ai progressé vachement vite.
J'ai eu mon G6 en trois ans.
Ok, tout le monde au pas.
Reine longue.
Sans étrier.
On ferme les yeux.
C'est toi, Cassandre.
C'est bon, tu as trouvé tes marques ?
Donc, jambes, bassin, diaphragme décontracté, les mâchoires détendues.
Et on cale sa respiration sur celle de son cheval.
C'est bien.
Voilà , détendu.
Cassandre, et la main légère.
Ne l'enferme pas.
Cherche la décontraction, respire.
J'ai l'impression que tu es en apnée.
Non, non, non !
Allez, viens lĂ , viens lĂ .
Vas-y.
Oui, c'est bien, Chloé.
Vas-y, vas-y.
Vas-y, Lucas.
Non, non, non.
Je ne veux pas jouer.
On est en paire et on perd.
Allez, Maëlle.
Ça va, les potes ?
Tout le temps les poussières.
Tout le temps les poussières.
Allez, viens !
Et bien alors ?
Tu as rencontré des beaux garçons tout crottés ?
Non.
Hum...
Tu sens bon le purin, c'est un régal.
Tâche de trouver un mari riche qui te paie l'équitation, vu le prix que ça coûte.
Je ne veux pas me marier et je ne veux pas d'enfant.
Oui, on en reparlera quand ta machine va se mettre en route.
Tu feras comme tout le monde, tu vas trouver un bel
étalon pour te mettre un polichinelle dans le tiroir.
Tiens, maman.
Merci.
Oh, mais les détentions interviennent, il faut au moins 5 millimètres.
Et t'imagines, tu tombes de cheval, tu vas Ă l'hosto, et il y a tous les
pompiers et les médecins qui voient tes poils.
Je te rappelle que le go est un jeu de conquĂŞte.
Contrairement aux échecs, ils sont un jeu de conquête de pouvoir.
Je sais.
Si tu le sais, pourquoi tu l'as posé à ta pierre ?
Tu dois dissimuler ta stratégie.
Consolider.
Anticiper.
AĂŻe !
Mais ça fait super mal.
ArrĂŞte ton chat !
Tu veux pas une péridurale, non plus ?
On dirait ma mère avec ses six magrés.
Et quand tu penses que ses parents venaient de mourir dans un bombardement,
et elle a 15 ans, elle peut pas s'obliger de faire du gringue Ă son tuteur, et paf !
En cloque.
T'imagines ?
La bonne femme du tuteur, avec cette orpheline sur les bras, l'aînée en cloque,
et la petite dédée qui avait pas trois mois.
Heureusement que mon père est passé par là .
Il était bien gentil d'épouser ma mère.
Tu vois ma pierre, quand je la place bien, elle peut tout faire.
Elle peut vivre, tuer, fuir, enfermer, construire, frapper là où ça fait mal,
se sacrifier si la cause est juste.
Elle a du caractère, des aptitudes, elle.
Au secours !
Mon père a été bien gentil quand les petites sœurs de
ma mère ont débarqué à la maison au début de la guerre.
Lui s'occupait de mes tantes, et ma mère s 'occupait de nous.
Mais lui était très gentil comparé à elle.
Il les réveillait en douceur, il les accompagnait à l'école avec un goûter,
il venait les chercher à l'école, il les bordait le soir,
il a même défloré ma tante dédée pour son éducation.
C'est très gentil.
Tout le monde l'aimait lui.
Pas comme moi.
Ma mère, qui était tout le temps en rogne, et qui nous
courait après avec des ciseaux pour nous crever les yeux.
Si j'ai deux yeux, tu peux pas me tuer.
Et c'est moi qui te crains.
Coup de risque 2 Réduire le potentiel de l 'adversaire.
Et voilĂ , travail !
Venez toucher, comme c'est doux !
Mais le maillot !
Mais j 'ai pas fini, hein !
J'ai pas fait le maillot.
Je suis bien arrivée.
Parfait.
Bisous.
Bisous, papa.
Allez !
Tranquille, tranquille.
Je vois pas à quoi ça sert qu'on fasse ça, ils m'écoutent pas.
T'es sûre que c'est pas l'inverse ?
Quand on est lĂ -haut, on croit souvent qu 'on doit les soumettre, mais Ă pied,
ça change un peu la perspective, non ?
Tiens, rescapé des corridas.
Si tu lui mets la pression, il va s 'énerver.
Sois à l'écoute.
Respectueuse.
Sinon, il pourra pas coopérer.
Respire.
T'as déjà conduit ?
Avec mon père, mais c'était une voiture automatique.
Ok, bah regarde, t'appuies Ă fond avec ton pied gauche sur l'embrayage ici.
Ensuite, tu passes la vitesse lĂ .
Et puis petit à petit, tu lâches ton pied gauche.
Et puis avec ton pied droit, t'appuies sur l'accélérateur.
Tu changes la vitesse.
Parfait.
Et puis tu lâches.
Ouh,
le pied au plancher !
Colonel Martin, j'écoute.
Papa, c'est moi.
En fait, y a un cheval qui s'est échappé au moment où je partais.
Et j'ai aidé à le rattraper.
Du coup, je pars du club maintenant, lĂ .
Je serai Ă la maison vers 11h58.
Je me grouille.
Ok.
Mais donc, on l'a jamais vue, ta cousine Rosalie ?
Non !
La dernière fois que je l'ai vue, c'est quand elle est venue habiter chez ma mère.
J 'étais jalouse.
Désolée.
Ensuite, elle a eu un fils avec son demi-frère en trompant son deuxième mari.
Lui, il a pas eu de chat.
Alors elle, elle en avait une.
Il aurait mieux fait d'aller tremper son biscuit ailleurs.
Enfin, bref.
Rosalie déménage.
Et nous, on a été déposer des CV dans tous les hôtels du coin.
Et Philippe a très bien conduit.
T'as jamais travaillé de ta vie.
Tu crois que c'est en déposant des CV qu 'elle va trouver du travail ?
Tu ferais mieux de le laisser se démerder tout seul.
Dans six mois, il est majeur, je te signale.
Je te rappelle quand même que quand je t 'ai rencontrée, j'avais un travail.
Et avant que tu sois mutée ici, aussi.
J'ai démissionné pour te suivre parce que c'est
toi qui n'as pas voulu que je reprenne un.
Une concession expliquée dans un coin.
Un couple devient dans 95% des cas une contrainte pour les deux parties.
Dans les 5% restants, elle est peut-ĂŞtre une preuve d'amour, mais quand on ne croit
pas Ă ce mot, elle est au mieux une gratification.
J'ai fait les courses, je m'occupe de la maison.
Mathématiquement...
Et je précise que la science mathématique n'a aucun rapport avec la comptabilité.
La question des concessions est une question strictement individuelle.
CQFD.
Un, deux, trois, bras Ă te faire.
Chinois.
Ah, perdu !
AĂŻe !
Tu savais que papa, il avait trompé maman ?
Je te crois pas.
Ouais.
Quand il était en mission au Gabon, c'est maman qui me l'a dit en pleurant.
Elle flippe qu'elle aille à Madagascar à cause de ça.
T'as déjà couché avec un mec, toi ?
Non.
Mais j'en ai déjà embrassé.
Où ça ?
Vers un colonie.
Avec la langue ?
Bah oui.
Et t'as déjà eu envie de faire l'amour ?
Non.
Enfin, je sais pas.
Parfois je sens des trucs un peu tendres.
Je sais pas, c'est bizarre.
Bah moi, quand j'étais aux US, je me suis fait plein de meufs.
Elles voulaient toutes coucher avec moi.
Je te crois pas.
Bah si, je te jure.
Beaucoup tu rigoles.
Tu m'en crois pas ?
Non.
Je sais y faire maintenant.
Je peux t'apprendre des trucs si tu veux.
J'ai disparu autour de ses doigts.
Ils étaient tout froids.
On n'aurait pas dit des doigts.
Sauf que si, quand même, à cause des ongles, c'était forcément des doigts.
Et moi ?
T'es tombée du lit ?
Tu veux un petit jus d'orange ou... Non merci, ça va.
Ça va ?
Tu l'as pas assez attendu, lĂ .
Mais c'est bien.
Ă€ qui le tour ?
Redresse-toi.
VoilĂ .
Cassandre, lève ton regard.
Serre les jambes.
Ferme tes doigts.
Rien de cassé ?
Stop, stop, stop, stop.
On fait pas ça ici.
On fait pas ça ici.
T'as le droit d'être en colère, mais pas de la passer sur lui.
Ok.
C'était la dernière à passer.
Donc vous les trottez deux, trois tours.
Rennes longues et au près.
Ça sert à rien d'y aller en force.
Ni pour toi, ni pour lui.
Ok ?
Qu'est-ce qu'il a ?
Il est vieux et fatigué.
Tu veux m'aider ?
Tiens.
Y a des gants.
Tu peux désinfecter là , là .
Au niveau de la jugulaire.
T'as déjà fait une intraveineuse ?
Donc tu recherches la veine.
Tu comprimes ici avec ton pouce pour la faire
gonfler et tu piques du bas vers le haut, ok ?
Ă€ toi.
Vous êtes sûr ?
Tu as besoin d'une piqûrerie que tu peux faire
sans aucun doute et que tu peux me tutoyer aussi.
Respire.
Je reste là de toute façon.
Donc, allez, du bas vers le haut.
Et d'un coup, sec.
La peau est épaisse, donc faut y aller.
VoilĂ .
VoilĂ .
Si le sang coule, c'est que t'es au bon endroit.
Donc tu peux visser la seringue rapidement.
T'aspires un petit peu de sang pour mélanger au produit.
VoilĂ .
Et t'injectes.
Doucement.
Doucement.
VoilĂ .
Tu peux la retirer.
Eh ben, bravo !
Papa ?
On t'attend ou pas ?
Pas.
Ouais, j'arrive.
Papa...
Lucas !
Lucas !
Lucas !
Lucas !
Bravo !
Bien joué les gars.
Bien joué.
On est en train qu'Ă votre victoire.
J'peux pas, faut que je rentre chez moi.
Toi ?
J'suis lĂ , moi.
J'suis en apprentissage ici, j'suis pas élève.
Tu rentres jamais chez tes parents ?
Non.
J'm'endors pas avec mon beau-père et puis j'suis au paradis ici, vraiment.
Ah !
Ah !
Tu peux venir chez moi, si tu veux.
J'ai une grande piscine.
Faut laisser dormir, mĂŞme.
T'as une piscine ?
Yes !
Lionel Martin, j'écoute.
Pas ?
Je peux venir avec une copine du centre équestre ?
Ta mère n'aime pas les visiteurs improvises, toi.
Oui, mais c'est pas l'improviste puisque je t'appelle.
Elle m'invite à dormir chez elle, donc comme ça, vous la rencontrez d'abord.
En plus, doucement, vous ĂŞtes pas lĂ .
Allez, s'il te plaît !
En fait, j'ai dit Ă mon père que tu m 'avais invitĂ© Ă
dormir chez toi et que c 'est pour ça que je t'invitais.
Donc si jamais il en parle, tu fais genre que tes parents sont
d'accord et tu dis pas que t'habites au club, ça vaut mieux.
Ok...
Mais euh...
J'aime pas trop mentir, moi.
C'est pour qui la plus grosse ?
Non merci, madame, ça va aller.
T'es végétarienne ?
Mais tu vas perdre tes cheveux, tes dents et tes muscles.
Garence en fer, j'dis ça pour toi.
Moi, j'aurais été bien contente d'avoir une saucisse avec ma purée.
Chez moi, c'était patate à l'eau, viande ox.
L'homme est omnivore comme le cochon et
certains primates depuis des millions d 'années.
Sans pas quelques fanatiques qui y songeront quelque chose.
Et un régime 100% végétal, c'est très mauvais pour la santé.
Enfin, si ça fait des morts, ça fera des cons, au moins.
Sinon, ce club, c'est Fred.
Il est génial.
Il est formé aux Etats-Unis avec les chuchoteurs.
J'adore comment il enseigne et comment il s'occupe des chevaux.
Pardonne-moi d'avoir des doutes vu qu'il est pécâtre.
Pécâtre, ça veut dire qu'il a pas voulu faire son service militaire.
Qu 'est-ce qu'il dit, mon chéri ?
C'est pas parce qu'il se fait passer pour un débile qu'il l'est.
Et comment vous savez qu'il est pécâtre ?
Je me suis renseigné.
On peut pas laisser ma fille entre n 'importe quelle main.
Moi, je respecte ceux qui ont pas envie de faire la guerre.
T'as le droit de respecter mĂŞme les cons, hein, si tu veux.
Moi aussi, je l'aime bien, Fred.
Bon, après, serein, il est pas strict et c 'est moins propre qu'à la caserne.
Ton Fred, lĂ , c'est moi que tu aimes Ă travers lui.
Ça s'appelle le dip.
Une nation qui n'a pas d'armée est une nation finie.
Vous avez pas connu la guerre, mais vous la connaîtrez.
Faudra apprendre Ă tuer pour sauver sa peau.
Faudra apprendre Ă tuer pour sauver sa peau.
Les ennemis, les banques, les mafias, les multinationales,
les dictateurs, eux, ils ont une stratégie.
Et ton Fred, là , c'est quoi sa stratégie ?
De murmurer Ă l'oreille des chevaux.
Toi, ta stratégie, tu nous la déroules quand ?
Tu l'as trouvée, ton apprentissage ?
Pas encore.
Tu penses que c'est en passant les journées devant la
télévision que ça va tomber dans le bec tout cuit ?
Il regarde pas la télé ?
Il entretient son accent en regardant les films américains ?
Tu crois que c'est en parlant Ă sa place que tu vas en faire un homme ?
Et il tond ta pelouse !
Il y a quatre types de réactions face à un danger ou une agression.
Vous connaissez évidemment celle du cheval, mademoiselle.
La fuite ?
Le cheval sait qu'il est une proie dans l 'échelle alimentaire.
Face à un prédateur, il s'enfuit et s'est sabot léger à travers la savane.
Même domestiqué, son premier instinct, reste la fuite.
Seul l'étalon, le mâle alpha, peut attaquer un prédateur
pour sauver son groupe après avoir sonné l'alarme.
L'attaque a toujours été ma préférée.
Et puis, il y a le figement.
Qu'on observe chez les galinacées par exemple.
Une poule va se figer comme morte pour faire croire
au renard ou au coq qui veut copuler l 'avarié.
Et enfin, il y a la quatrième réaction que je dirais plus
adaptative qui est une soumission à une agression répétée.
C'est celle qui m'exaspère le plus.
Nos réactions ne sont que des réponses instinctives
à un stimuli pour assurer la survie de l'espèce.
Nous sommes des animaux.
Ceux qui disent l'inverse sont des cons qui n'ont rien compris.
Au fait, Cassandre t'a montré toutes les issues ?
Ben...
Quoi ?
Il suffit d'une fois ?
J'ai pas envie d'avoir un procès sur le dos parce qu'on va la retrouver étranglée
et violée par je sais pas quelle malade qui est passée par là .
Mais mangez !
Ça va être froid, mes petites gazelles !
Rires Rires Rires
T 'as pas le biais les trois cheveux !
T'es ton père !
Il a toujours besoin de faire son intéressant.
Surtout depuis qu'il est resté bloqué.
Pendant deux jours au milieu de 30 cadavres en décomposition par 40 degrés à l 'ombre.
On va se baigner ?
J'entrerai au club après, moi.
Mais pourquoi maintenant ?
Mais reste dormir.
Allez, s'il te plaît.
On mangerait pas avec mes parents ce soir.
Ils sont pas là , ils ont un dîner.
C'est toute ta famille, ça ?
Ouais.
Ça, c'est mon père.
Moi.
Ma mère, mon père, ma mère.
Ça, c'est mon grand-père.
Qui s'est fait gazer Ă la moutarde en 14-18 et qui a
fait fortune en déminant les bombes après la guerre.
Et ça, c'est mon père quand il était enfant de coeur.
Il est mignon, hein.
Et là , mon frère et moi, en primaire, on nous prenait pour des jumeaux.
Et lĂ , t'avais mes soeurs.
Mais ma mère les a découpées.
De la photo, je parle, hein.
Pourquoi ?
En fait, le jour de leur 18 ans, elles sont
arrivées avec 15 minutes de retard au déjeuner.
Alors mon père, il leur a hurlé dessus et le lendemain, elles sont parties.
Mes parents disent qu'elles sont folles, de toute façon.
Je tourne ma chambre.
Ici, c'est la chambre de ma mère.
Là , c'est celle de mon frère.
Et lĂ , c'est la mienne.
Tada !
Faut que je fasse pipi.
Ok, c'est lĂ .
Mais y a pas de verrou ?
...
C'est quoi ?
C'est un buffalo.
En fait, les amérindiens racontent que quand y a un orage, les buffes courent
vers l'orage pour le traverser pour qu'il dure moins longtemps que s'ils le fiaient.
J'aimais bien l'idée, alors je m'en suis fait.
Toute seule ?
Ouais.
Et tu m'en feras un ?
...
...
...
Mais il a jamais vu une fille en maillot, ton frère, ou quoi ?
Mais tu sais, dans ma famille, on se baigne tout nu, normalement.
Moi, là , j'ai mis un maillot parce que t 'es là , mais en fait, ça me fait bizarre.
Donc je pense qu'Ă lui aussi.
D'ĂŞtre en maillot ?
Bah ouais.
En fait, je me dis qu'ils doivent se dire que je suis ridicule de me cacher.
Alors que moi, je préfère avoir l 'impression de rien cacher, comme ça,
je montre pas que j'ai quelque chose Ă cacher, tu vois ?
Non, pas du tout.
... ...
C'est bon, t'as pissé ?
... ...
...
...
Oh !
Maman, mais t'es folle !
Faut pas faire ça comme ça !
Faut pas grossir les dents comme ça, c'est n'importe quoi.
Non, non, faut les laver de haut en bas et de bas en haut, comme ça.
Maman, maman, maman !
Attends, mais c'est pour elle.
Si tu veux avoir les dents toutes pourries à 30 ans, c'est ton problème.
Nous, on va vous livrer avec un capital
dentaire intact à 18 ans, et ça vaut de l 'or.
Attrape pas les mouches avec des vinaigres.
Tiens, je t'ai racheté une boîte, toi.
Merci, maman.
Bonne nuit.
Je savais pas les dents chez ma mère, ils étaient trop pauvres.
Et ça la traumatisait d'avoir des caries, les dents qui se déchaussent.
Au moins, on a pas de caries, t'as des caries, toi ?
Laisse tomber.
C'est toi, lĂ ?
Ça existe encore, les uniformes ?
Bah oui, dans les pensions militaires.
Tu vois, elle, ses parents, ils sont morts dans un attentat.
La mère d'elle, elle a été assassinée par son beau-père.
Et elle, elle a découvert qu'elle était pas la fille de son père.
Et puis, toutes les autres, ce sont des filles normales,
de diplomates, de ministres, toutes aristocrates.
D'ailleurs, pour la finale dimanche, j'ai un truc au club.
Faut que tu viennes, ça va être cool.
Quelle finale ?
De la coupe du monde de foot.
Ah, ok.
Tu regardes pas le foot ?
Mon père, il dit que c'est un sport de débile corrompu par le fric.
Mais on a le droit de regarder Roland Garros,
le Tour de France et le rugby, par contre.
Oui, mais t'es pas ton père.
T'es pas obligé de faire tout ce qu'il dit.
Si ?
J'ai une guitare.
...
Alors ?
Comment tu me trouves ?
La classe ?
Ma mission à Madagascar est confirmée.
Oh, cool.
Mets-toi Ă cheval avant de partir.
T'as des choix Ă dresser lĂ -bas.
Tu t'es réconcilié avec l'instructeur ?
Non.
Ton club fera l'affaire.
Et en attendant, je vous emmène en voiture.
Mesdames.
Alors ?
Cette soirée de pyjama ?
Bon, toi, tu reviens quand tu veux, mĂŞme si t'es plus copine avec Cassandre.
Tiens, pour tes parents.
... ...
...
...
Merci, monsieur.
...
...
Si elle disait oui, je dirais pas non.
...
...
... ... ...
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
Salut.
C'est du 44.
C'est du cuir.
Je peux plus rentrer dedans.
Je me suis dit qu'elle vous serait plus utile qu'Ă moi.
Elles ont fait le cadre noir de Saumur.
Merci, c'est gentil.
Je fais du 42 et je suis très bien dans mes boots, mais...
Mon père voudrait soumettre à cheval.
Euh... J'ai plus de chevaux dispo cette semaine Ă cause des stages, mais... Euh...
La semaine prochaine.
Très bien.
Ă€ la semaine prochaine, alors.
Pa ?
Mmh.
Dimanche soir, on n'a rien.
Pourquoi ?
La femme du moniteur cherche une baby-sitter pour la soirée.
Je pourrais mettre des sous de côté et me racheter des bottes neuves à la rentrée.
Si c'est payé, pourquoi pas ?
Vas-y, vas-y.
Ă€ la tienne.
Il en a trouvé 2 sur 3.
Ça va faire un excellent apprenti saumonier.
Je te parie 10 francs qu'il trouve pas.
Nuance violette plutôt foncée.
Odeur...
boisée ou fruitée, plutôt.
Avec un arĂ´me de tabac ou de levure.
Il reste bien en bouche.
Ça doit être un...
un bon vin.
J'ai que des bons vins dans ma cave.
Cépages, vignobles, millésimes, caudalie et son tri, à ton avis ?
Riche en tannins très mûrs, charnu, puissant, concentré, saint-Emilion-90.
C'est un bon vin.
Il aurait mérité de vieillir un peu plutôt que d'être gaspillé pour ça.
Elles sont autant Ă moi qu'Ă lui, hein, ces bouteilles.
Dis, c'est vrai que t'es lesbienne ?
Ben non, pourquoi ?
C'est papa et maman qui ont dit ça parce qu'il
paraît que t'as écrit des poèmes à une fille.
Et puis, comme t'as invité ta copine Laetitia, je me suis dit que...
Ah, mais n'importe quoi !
C'était pour un exposé sur la poésie française.
Fallait faire le portrait de quelqu'un et j'ai parlĂ© Ă
madame et elle m 'a dit que c 'était une crise, c'est tout.
Je l'adorais, j'aurais voulu qu'elle soit ma mère.
Tiens.
Tu sais, quand j'étais aux US, j'arrêtais pas de penser à toi.
Tu me manquais trop.
Parce que lĂ -bas, dans ma famille d 'accueil, j'avais une petite soeur,
mais elle était... elle était trop chiante.
Une liaise aussi, un peu.
Et c'est là que je me suis rendu compte que t'étais...
que t'étais une petite soeur extraordinaire.
Parce que toi, tu réussis.
T'es jolie.
T'es belle.
C'est la mĂŞme chose.
T'es intelligente, t'es courageuse.
Je le pense vraiment.
Aux USA, j'étais le Frenchie.
So cute, so romantic.
Les filles, elles voulaient toutes sortir avec moi.
Il y a 15 ans, là -bas, si t'as pas couché, t'es un loser.
Moi, je suis pas un loser.
Je suis un wheeler.
Je sais que tu me prends pour un crétin, mais je suis
sûr que je sais plus de choses que toi, maintenant.
Je te crois pas et je m'en fous, surtout.
Ouais, je te jure.
Je me suis fait plein de filles, lĂ -bas.
Elles voulaient toutes que je leur fasse.
Je m'en fous, je te dis.
Tu sais ce que c'est ?
Le cunnilingus.
N'empĂŞche que je suis un expert en cunni, maintenant.
Cunni.
Je te parie 50 francs que t'es mĂŞme pas capable de m'en faire un.
Coup de risque 1.
Défendre, c'est protéger son territoire des menaces.
Coup de risque 2.
Réduire, c'est diminuer le potentiel de l 'adversaire.
J'arrive pas.
Je sens le poisson.
Va te faire foutre !
Tu crois que je devrais en parler, mon psy ?
Tu me dois 50 francs.
Ça se passait très bien, oui.
Je peux t'apprendre des trucs, si tu veux.
Oh !
Mais le maillot !
Tu sens le poisson ?
On s'y fera, si tu veux, vertical.
Ça s'appelle le guide.
Après, j'allais l'éliminer.
Si ils disaient oui, je dirais pas non.
Tu dégoulines !
Et moi ?
Bien dormi ?
Elles sont contaminées ?
Non.
Au fait, je dois y ĂŞtre Ă 7h, Ă mon babysitting.
Très bien.
Elle te ramène ?
Oui, oui.
Ah, t'es lĂ , toi.
Vous avez toujours voulu ĂŞtre moniteur ?
Non.
J'avais une dent contre l'humain.
Plus jeune, je préférais les animaux.
Et toi ?
Tu sais ce que tu veux faire, putain ?
J'avais pensé devenir vétérinaire, à un moment.
Mais à ma mère, on ne voyait que des animaux malades ou morts.
Alors...
BientĂ´t, tu pourras faire tes propres choix.
L'enfance, c'est pas une condamnation à perpétuité.
C'est juste que...
Tu connais la légende des deux loups ?
Alors, il y a le loup noir, manipulateur, colérique,
menaçant, qui domine par la peur et qui tue.
Et puis, il y a le loup blanc, accueillant,
joyeux, pacifique, qui aide et soutient les autres.
Et chaque homme a ses deux loups en lui, qui ne cessent pas de s'affronter.
Il y a une version de la légende qui dit que c'est celui que tu nourris qui gagne.
Mais moi, celle que je préfère, elle est un peu plus complexe.
Elle dit que, si tu n'en as pas, tu n 'en nourris qu'un,
l'autre se battra encore plus violemment pour exister.
Alors que, si tu nourris les deux, tu trouveras un équilibre à l'intérieur de toi.
Parce que nos deux loups ont besoin l'un de l'autre.
Et puis, le loup noir n'a pas que des défauts.
Il peut ĂŞtre courageux, par exemple.
Ce qui manque parfois au loup blanc.
Tu viens ?
Allez.
Vous ne voudriez pas être mon père ?
Je suis ton moniteur, c'est déjà pas mal, non ?
Je ne suis pas certain d'être un bon père, tu sais.
Tu pourrais demander à Maëlle.
Ă€ mon avis, il y a des fois, elle voudrait changer, elle aussi.
Ils ne sont pas nets, ces humains.
On est champions !
On est champions !
On est champions !
On est... On est... On est...
On est champions !
On est 1, et 2, et 3, et 4 !
Bonne nuit, Pa.
Bonne nuit.
Tiens.
Je t'ai enregistré un morceau.
De rap.
Non, moi...
Bonne nuit.
Fais chier !
J'ai pris un kilo.
C'est à cause de la crème que tu mets dans la bouffe.
Si tu lui apprends Ă conduire comme Ă faire son
nœud de cravate, il aura à 40 ans son permis.
J'aurais mieux fait qu'on fasse son éducation à la femme de ménage.
Mais !
Priorité à droite.
Il n'y a rien Ă droite.
Autre droite, alors ?
Oui.
C'est ça, ouais.
L'autre droite.
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
T'es oĂą ?
Philippe !
Je me sens qu'elle a bien envie de se faire monter par un mal alpha.
Vous avez fait la guerre, monsieur ?
Civis pacem Parabellum.
Qui veut la paix, prépare la guerre.
Et l'a fait.
Et vous avez tué des gens ?
Evidemment.
J'ai toujours voulu entendre siffler de vraies balles.
Ok.
Tout le monde lâche ses rênes.
Et enlève ses étriers.
Je vais plutĂ´t vous raconter une anecdote amusante.
Fermez les yeux.
En silence, voilĂ .
Un jour, je vois une gazelle.
Sur le sommet d'une ligne de crĂŞte.
Sans arrĂŞter le moteur de ma Jeep.
Je me dresse et...
Je tire.
VoilĂ .
A 150 mètres, la gazelle me regarde toujours.
Je demande Ă mon chauffeur d'arrĂŞter le moteur pour stopper les vibrations.
Je tire une nouvelle fois.
Allez, allez, on commence la détente.
La gazelle continue de me regarder.
Je descends, je m'accoute sur le capot.
Je tire.
S'il vous plaît, vous discuterez après.
La gazelle continue de me regarder.
Je m'allonge carrément.
Je tire Ă nouveau.
La gazelle continue de me regarder.
Je tire encore trois cartouches.
Et là , enfin, la gazelle disparaît.
Quand on a été regarder avec un soldat, on a découvert qu'il n'y avait pas une,
mais deux gazelles mortes.
Une avec sept impacts de balles.
Et l'autre, un seul.
S'il vous plaît.
VoilĂ .
Monsieur, monsieur, on y va progressivement.
Elle sort du box.
Ses muscles sont encore froids.
Gardez une main légère, s'il vous plaît.
Pardon ?
Vous ne pouvez pas me laisser donner des ordres par un P4.
C'est un vrai bout de bois, votre jument.
C'est bon pour la boucherie, ça.
Je ne vois pas bien ce que vous pouvez enseigner
J'enseigne tout ce que vous semblez ignorer, visiblement.
P4.
Allez, restez concentrés, s'il vous plaît.
Je vous attends dans la voiture.
C'est fermé, écoutez, sous la douche.
Maman, elle dit que tu gaspilles l'eau, alors
que les petits Africains, ils en manquent.
Je m'en fous.
Peut-être, mais moi, j'aurais plus d'eau chaude pour la mienne, après.
Elle est déjà froide.
Ils font quoi ?
Un film en VF.
C'est chiant.
T'as écouté ma cassette ?
Non.
Tu sais, mon plus grand fantasme, c'est de te faire jouir.
Et maman aussi.
Tu crois que je devrais en parler Ă mon psy ?
Bah oui, oui.
Bon, écoute, j'ai un petit truc à te dire.
Tu pourrais m'en donner.
Pas Ă toi... Je m'en fous d'ici.
Maman, je suis à l'extérieur.
Allez-y.
Une fois que tu pourras faire ça, tu vas se jouer pour moi.
Ah, c'est pour ça que tu vas me faire du charret.
Tu veux que je te fasse Ă son tour?
Oui, s'il te plait.
J'étais comme un soldat dans sa tranchée.
Quand il n'en peut plus d'attendre le danger, il sort, court et va le chercher.
Tiens, des képhores comme eux.
J'y arrive pas.
T'es trop serré.
Aide-moi, s'il te plaît.
Tu peux pas me laisser comme ça.
Je suis sûre qu'il y a quelque chose qui m 'a fait
croire que ça a duré deux minutes et demie en vrai.
Mais mon bras, il a l'impression que ça a duré une éternité.
Je m'étais dit que s'il avait ce qu'il voulait, on n'en parlerait plus.
Mais 30 ans plus tard, j'en parle encore.
Qu'est-ce que t'as ?
J'ai mal au ventre.
Ça y est !
T'as des règles, t'es une femme !
Mais non, j'ai mal au ventre.
Je veux dormir, c'est tout.
Tu n'as pas vu ton humeur, c'est ça ?
Bon, je vais te chercher des granules.
Casson, vas-y, règles !
C'est une femme !
Tu vois que ça finit par payer, tous ces CV, ces lettres de motivation.
C'est pas trop tĂ´t.
C'est en trois étoiles, quand même.
Attends, on apprentit ça.
Non, non, dans les yeux, vous êtes fous, ça porte malheur.
C'est tellement bien !
Vous rentrez quand, exactement ?
Minuit, pas avant.
On installe ton frère, on va dîner au restaurant 3
étoiles, plus tard de rentrer, il y a de la route.
Allez hop, Ă la place du mort !
Dis, tu gardes la maison, t'ouvres Ă personne
et tu t'enfermes à clé à la nuit tombée, hein ?
OK.
Tiens, on continue.
Il a été super aujourd'hui.
Ouais, il a beau blesser, hein.
Salut !
Salut.
Tu veux essayer ?
Ferme les yeux et laisse-toi aller.
D'abord un coup, ça te fera moins mal.
Et voilĂ , madame.
Je crois que je suis bourrée.
Moi, je crois pas, mais je suis sûre.
Cassandre, t'as pris la voiture de ta mère pour venir ?
Ton père arrive.
Il va adorer, je pense.
Tu peux me l'enlever, s'il te plaît ?
Mais non, je peux pas.
Ok, il faut que tu bois du café et que tu manges pour dessouler.
Ça va, je vous dérange pas trop.
Tu me respectes pas.
Tu respectes rien !
Tu prends tes affaires et tu peux te dire adieu Ă tes nouveaux amis, lĂ .
Je vais vous coller un procès au cul pour pédophilie, ça va pas tarder.
Allez.
Papa.
Il s'est passé un truc.
Avec Philippe.
Il m'a touchée.
Et...
Il m'a demandé de le toucher.
C'est pas de leur faute.
Ça arrivait tout le temps dans l'Égypte ancienne.
Et ça arrive encore dans toutes les familles.
On a de la preuve.
Y a pas de quoi en faire un drame.
Moi, j'ai connu la pédophilie, le sadisme, l'homosexualité, au petit séminaire.
J 'avais 10 ans.
J'avais un copain qui avait comme père spirituel un prêtre sadique et pédophile.
Il a pas voulu en changer alors qu'il le pouvait.
Ça prouve bien que...
Il y prenait du plaisir, lui aussi.
Ă€ partir de 7 ans, l'ĂŞtre humain est responsable de lui-mĂŞme.
Si tu t'es pas défendu, c'est que...
tu y trouvais ton plaisir.
Qu'est-ce que t'es encore allé raconter à tout le monde ?
T'as toujours été jalouse de lui !
T'as toujours tout fait pour lui nuire !
Si c'est arrivé, c'est bien que tu l'as provoqué !
Mais regarde-toi, t'es beaucoup plus forte que Philippe !
Tu peux pas dire le contraire !
Mais t'es bien plus maligne que lui !
C'est vérité, tu l'as marqué là !
C'est toi qui as fait le pari.
C'est toi qui a mis le casque sur cette vidéo, oui ou non ?
Je vais faire des photocopies un mois pour avoir des preuves.
On met pas quelqu'un en prison pour du touche-pipi !
Non, je me la passais pas !
Le baranguer a saumé ma fille !
C'est normal de s'explorer entre frères et sœurs !
La promiscuité sacrée des rapprochements !
Moi,
j 'ai pas eu la chance d'avoir une salle de bain.
On s'était fait dans la cuisine !
Un jour, j'ai commencé à avoir du poil et ma
mère a crié à mes frères « Allez-vous-en !
Allez-vous-en !
» Elle m'a dit « T'as vu ?
T'as commencé à avoir du poil au zizi, c'est normal !
Tu deviens grande !
Et Ă partir de maintenant, tu te laveras toute seule !
» La façon dont elle a fait ça...
ça m'a traumatisée !
Mon petit frère François, il mettait ses doigts !
Ben oui, ben oui !
Un doigt, deux doigts, trois doigts, ça fait mal !
Ben c'est pas grave !
VoilĂ docteur, merci, au revoir !
Vous avez joué à touche pipi !
C'est tout !
Ça nous regarde pas, ça vous regarde vous !
Moi, j'ai vraiment été violée !
Eh ben, j'en ai pas fait un drame !
Ah oui, tu te sens sale ?
Eh ben tu vas te laver !
Et tu vas te laver en bordel de merde !
Ah bon ?
T'as été violée, toi ?
Première nouvelle, quand ?
Avant de te connaître à 23 ans, au travail.
C'était pas vraiment un viol alors, sinon t'en aurais parlé.
Ma mère m'a transmis une qualité.
Elle était digne.
On fait avec ce qu'on a, on serre les fesses, on cache ses misères.
Enfin, on va pas mentir.
Moi, je te... je te souhaite une seule chose.
C'est que tu te concentres sur tes études.
Pour jamais rien devoir Ă personne et gagner ton propre argent !
LĂ !
Bon, je suis fatiguée.
Allez, tu vas te coucher.
Allez.
Au lit, on a dit.
Allez, monte.
Tu veux aller oĂą ?
Je t'emmène où tu veux.
C'est toi qui décide, ok ?
Oui.
Quand on est trop gentil avec moi, ça me donne envie de pleurer.
Bon, vas-y.
Tu pleures ?
Tu peux
mĂŞme me voir, veux-tu ?
Je vais te moucher dans ma chemise, si tu veux !
...
... ... ...
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.