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(-Franşoise, réveille-toi, quelqu'un est dans la chambre.)
-Quoi ? (-Chut !)
(Bouge pas, il a posé un truc sur le lit.)
-T'es bête. -Oui, je suis bête.
-C'est quoi, şa ? -Une tartine 4 saisons.
AAbricots, myrtilles, fraises.
Là, l'étiquette était décollée. Je suis pas sûr.
-On dirait des cornichons.
Tu m'ouvrirais les rideaux ? -Oui.
AAlors, poupée ? Tu sais que t'as une chance folle ?
On te prépare ton petit-déjeuner, on t'ouvre les rideaux,
tu dors avec un mec épatant.
ll est 7h50 et dans 1 5 mn, tu seras dans le métro.
C'est dingue, non ? -C'est la vie.
-Embrasse-moi.
-J'ai le bras dans la confiture.
Assez d'être sexuel, je suis à la bourre.
-À ce soir. -À ce soir.
-ri -Oui ?
-Quoi ? -Je t'aime !
-Ah, bon.
Mélodie douce et entraînante
"Viens chez moi, j'habite chez une copine" - Renaud
-Bah voilà la galère C'est r'parti pour un tour
Carrément comme hier J'suis encore à la bourre
Pendant c'temps ma gonzesse Doit sortir de sa douche
Se fringuer en vitesse Et se peindre la bouche
Et oublier peut-être Que les уeux pleins de neige
Ce matin c'est son mec Qui a fait son p'tit-dej'
Son p'tit-dej' . . .
La la la la la la
l ! -Tenez, Daniel.
Au revoir.
-Bah voilà la galère J'enfile ma camionnette
J'vais bouffer d'la poussière J'en ai déjà plein les guêtres
Je suis mal dans mes groles Et mal sur ma banquette
Et ces putains de bagnoles Qui me ruinent la tête
Pendant c'temps ma gonzesse Baptise le plumard
Et regarde ses fesses Dans la glace de l'armoire
De l'armoire
Bah voilà la galère Marné pendant huit plombes
J'irai m'jeter une bière T't à l'heure à La Rotonde
J'appellerai ma gonzesse Pour lui dire que tout baigne
Non je suis pas chez une maîtresse J'suis au bistrot et je t'aime
J'lui dirai n'oublie pas Ce soir, d'acheter du pain
Sinon у en aura pas Pour son p'tit-dej' demain
Demain
-Bonjour. -Bonjour.
-Le plein, s'il vous plaît.
-Je vérifie les niveaux ? -Non, merci, şa va.
-Ah.
-Vous pouvez contrôler la pression des pneus ?
-Oh bah şa a l'air d'aller.
Non, c'est bon, c'est assez gonflé.
Les pneus, şa va, mais votre moteur, il sent le chaud.
-Ah bon ? -Ah oui.
Je vérifierais bien l'huile.
Dites, vous avez plus une goutte d'huile.
-On vient de faire la vidange.
-J'invente rien, regardez. Y a plus d'huile, là.
Ah, ah, ah. . .
Le bidon y est passé, hein.
Bon, alors, şa nous fait. . .
-1 70 francs. -Tenez.
-Merci. Heureusement que je suis consciencieux.
-Je vous rends sur combien ? -Şa va.
-En vous remerciant. -Pourquoi mon mari m'a rien dit ?
-C'est la voiture de votre mari, şa ?
-Oui.
-Et. . . il est pas là, en ce moment ?
-Pardon ?
-Je vous demande si votre mari est absent.
-Oui, pourquoi ?
-Pour vous éviter d'avoir des ennuis avec l'auto.
Hé, attendez, attendez.
C'est risqué de vous laisser partir avec cette voiture.
-Qu'est-ce qu'elle a ? -Avancez un peu, là.
Stop.
Le Delco siffle. Faut changer les joints, là.
-Je vais appeler le garage.
-Je peux vous arranger şa en 5 min.
Passez me prendre vers 20h et on fera un essai.
-Vous êtes gentil.
-C'est normal.
Comme je vois que vous avez un mari négligeant.
Vous passez me prendre, on ira manger un morceau,
et je regarderai le Delco.
-Vous êtes gonflé.
-Quand on peut rendre service.
Ouais, minute !
Alors à ce soir, 20h, hein ?
Salut, gamin.
-Salut, papa. Şa marche, les affaires.
-Bah, on bricole.
-On bouffera pas ensemble, à midi. Pas le temps.
-O .K.
-T'as fait un truc, hier soir ?
-Un concert de reggae avec ma fiancée.
-La nouvelle ? -Ouais.
-C'était bien ? -Comme du reggae.
Bien 5 min, chiant pendant 1 h1 5.
-Pourquoi tu y es allé ? -Pour ma fiancée.
-Tu me la présentes ?
-Après hier soir, şa va être difficile.
-Ah bon ?
T'as un client. ll a peut-être besoin d'huile.
-Tu vas me faire gauler. -J'espère bien.
-Tu finis ? -À demain. Je paierai à la caisse.
Allez, go.
-Vous vous foutez de moi ? ll est vide, le bidon.
-C'est une erreur. Y avait un vide, un plein.
-C'est şa. Je vais voir votre patron.
-C'est pas la peine de le déranger pour şa.
, ' i. -Salut, şa va ?
-Oui, entre.
-Daniel est pas là ? -Non mais il va pas tarder.
-Je te dérange ? -Du tout. Un verre ?
-Je veux bien. Şa va pas très fort, moi.
-Un petit whisky ? -Ouais, un whisky, şa me. . .
-Qu'est-ce qui t'arrive ?
-J'ai perdu mon boulot. La merde.
-Qu'est-ce qui s'est passé ?
-La crise, compression de personnel, et voilà.
-C'est dur, şa. -C'est pas juste, surtout.
Tu te crèves pour bien faire, et voilà la récompense. Merci !
-Oh. . . C'est moche.
-ll va rentrer tard, Daniel ?
-Non. Tu veux dîner avec nous ?
-Non, şa va te déranger.
-Mais non. Y a pas grand-chose mais on se débrouillera.
-Bon bah je veux bien, alors.
Je peux t'aider, peut-être ?
-Tu peux mettre la table. Tiens, tout est là.
-J'étais logé par mon patron, alors je suis à la rue.
-Qu'est-ce tu vas faire ?
-Je sais pas, je vais trouver un truc.
Le problème, c'est pour ce soir.
-Tu plaisantes ?
Non, je vais m'arranger.
Là, c'est chez toi, on se connaît à peine.
-Justement, on fera connaissance. -Non, şa me gêne.
-Écoute, on va pas te laisser à la rue.
-Bon bah merci, alors.
Je serai discret. C'est juste pour 2, 3 nuits.
-T'as pris tes affaires ?
-Euh oui mais. . .
Elles sont dans l'escalier, pour pas encombrer.
-3, 7 , et 2, 9, 1 0. . .
1 1
-Je connaissais pas ce mot. C'est dire si je vais perdre.
-Moi, je vais me farcir un mot compte triple.
-Tu manges pas ta tarte ? -Tu la veux ?
-Je disais pas şa pour şa. C'est bête de la laisser perdre.
-Vas-y, prends-la.
-T'es sûre ?
-Et voilà. "Jurez" .
Je mets J . Compte double, je vous fais remarquer. J .
U .
R. . . et le Z.
Şa va faire très cher, şa.
8 et 8, 1 6. 1 7 , 1 8, 1 9. 1 9 et 1 0, 29.
3x29, 3x29, euh. . .
-87 .
-T'es sûr ?
Je vais bientôt rattraper Franşoise. À toi, Guy.
-J'ai rien, je passe mon tour.
-C'est pas possible, şa fait 4 fois.
-Regarde cette horreur !
-ll est pas mal, ton jeu. Regarde, t'as "bateaux" .
-Au pluriel, avec ton X.
-Ah oui ? -Bah oui.
-J'avais pas vu, c'était pas dans l'ordre.
-Allez, je compte, tu pioches.
-Je m'excuse.
ll est usé, votre jeu. J'ai une lettre effacée.
-C'est un joker. Tu fais la lettre que tu veux.
-Şa va me paumer, encore, tiens.
Vous avez pas la télé. Şa va être chiant, le soir.
-Excuse-moi, je t'ai réveillé. -Non, j'allais me lever.
Faut que je cherche du travail.
-J'ouvre les rideaux ? -Je le ferai, merci.
-À ce soir.
Allô ? Allô !
Ah bah quand même.
J'appelle à propos de l'annonce. . .
Ah, c'est trop tard ? Tant pis. Merci.
Mélodie entraînante
Il chantonne.
Allô ?
Bonjour. Je vous téléphone à propos de la petite annonce.
Ouais.
Şa ira. J'ai de la pratique, j'ai fait des stages.
C'est en province.
Vous devez pas connaître mais c'est des grosses boîtes.
J'ai des diplômes.
Faudrait remettre la main dessus mais j'en ai.
Mais je suis Franşais.
Non, je dis şa, parce que des fois. . . Quittez pas,
je surveille mon bain.
Allô ? Allô ?
Allô !
Et voilà. On s'étonnera qu'il y ait du chômage en France.
Bonjour. -Bonjour, Monsieur.
-Vous cherchez du personnel ?
-C'est trop tard. J'ai commencé ce matin.
Le patron voulait une vendeuse.
-Oui mais des fois, en discutant. . .
-C'est plus facile pour une femme. -Pas du tout.
Suffit d'avoir du goût. Par exemple, votre parfum vous va bien.
-Vous sentez les échantillons. -Pas du tout, c'est votre parfum.
C'est le meilleur. -Je vous remercie.
Désolée pour la place. -Eh oui.
Je suis chômeur à cause de vous. Je vous en veux pas.
Je vais vous offrir un verre pour le prouver.
-Je sais pas. . .
-Vous pouvez pas refuser. Vous me devez bien şa.
Oh. . . Un pauvre gars comme moi ?
C'est déjà vous ?
-Şa t'ennuie ?
-Pas du tout. Bonne journée ? -Exaltante. C'est quoi, le bruit ?
-Ma fiancée se douche. -Ah bon ?
-Je pensais pas que vous rentreriez si tôt alors je lui ai dit. . .
-Y a eu une émeute, ici ?
-Une ? Ah !
Parce que moi, j'ai juste le canapé.
Désolé, j'ai eu un coup de cafard à cause du chômage.
C'est dur sans boulot, tu te sens seul. J'allais ranger.
-Te retiens pas, fais comme chez toi pour şa.
-Ah, dites.
J'ai un service à vous demander. Pour faire bonne impression,
j'ai dit que c'était chez moi. -C'est tout ? T'es pas gonflé !
-Soyez sympas. . . -On se barre, si tu veux.
-La voilà.
Şa y est ? -Oh !
-Je te présente Franşoise, Daniel.
-Bonjour. -Daphné, une amie parfumeuse.
-On te laisse préparer le dîner, on sait pas où tu ranges tout.
-On s'en occupe, Daphné et moi.
-Ouais, ouais. -Tiens.
ll i ii. -Merci, c'est gentil.
-ll est gentil, vous savez. -ll est adorable.
-C'est formidable, un ami comme lui.
Şa doit être chiant de trouver un couple
installé chez soi quand on rentre.
C'est formidable. T'es un copain,
Guу.
-Euh. . . vous aimez les œufs ? On va faire une grosse omelette.
-J'ai l'cœur comme une éponge Spécial pour filles en pleurs
Heureusement parce que ma tronche C'est pas vraiment une fleur
J'emballe tout c'qui s'présente Les cousines, les belles-sœurs
J'ai l'démon du bas-ventre Mon métier c'est dragueur
Dès que je rencontre une frangine Je lui dis : salut, toi, şa va ?
Viens chez moi J'habite chez une copine
Sur les bords, au milieu C'est vrai que je crains un peu
-Attends, attends. . .
-Je glande un peu partout Avec mon sac de couchage
Je suis dans tous les coups foireux Tous les naufrages
J'ai des potes qu'ont d'l'argent Ils travaillent, c'est normal
Moi, mon métier, c'est fainéant Hé mec, t'as pas 1 00 balles ?
J'ai des plans, des combines Pour vivre comme un pacha
Hé, viens chez moi J'habite chez une copine
Sur les bords, au milieu C'est vrai que je crains un peu
Mélodie decrescendo
-Salut, Madame, şa va ? -Qu'est-ce que tu fais là ?
-J'avais un rancard. Je suis claqué.
Je suis venu à pied de la maison. -T'es fou !
-J'avais plus de tickets de métro. Tu me files un Coca ?
-Laisse tomber, c'est cadeau. -Non, şa me gêne.
-Un beignet aux pommes, s'il vous plaît.
-Un beignet.
3 francs 20.
-Merci.
-J'ai envie de faire şa, ce soir.
-Un lapin à la moutarde ? Tu crois
que tu vas t'en sortir ?
-Dis que je suis con. -Mais non !
-C'est pas grand-chose. lls compliquent exprès.
Je vais te simplifier şa, moi.
-Tu mettras de la moutarde ? -Oui !
J'ai plus de ronds.
Pour la moutarde, şa ira, mais pas pour le lapin.
-Ah, bon.
-J'aime pas şa mais là. . . -Toujours pas de boulot ?
-Non. Le seul truc possible, c'était veilleur de nuit,
mais on se serait plus vus.
-Avec 50 F , t'auras assez ?
-Je prendrai un lapin de cette taille-là.
T'aurais un ticket de métro ?
Sinon le lapin sera jamais cuit à temps.
Merci.
- l'il, şa resseblait à la photo. -Pas au goût.
-Sois pas vache. C'était pas mal. -Mais le lapin à la moutarde,
t'attends du lapin. Pas du poulet.
-C'est ce que j'ai trouvé.
C'est de la volaille.
-Laisse-les dire, c'était très bon. -Y a que toi qui m'aimes.
-Quelqu'un veut du vin ? -Je veux bien.
Toi aussi, t'es chômeuse ?
-Non, je. . . -Non, elle bosse à l'ANPE.
-Quelqu'un en reveut ? -Non, franchement, terminé.
-J'ai plus faim. -Non, c'est là.
-Quel enthousiasme.
Je le mangerai froid demain midi. Je débarrasse.
-Je vais t'aider.
-Je cherche du boulot depuis une semaine. Je craque.
Je vis à vos crochets. -On est pas à 5 mn.
-Şa me fait chier. Je voudrais payer la moitié du loyer, de la bouffe.
Tu pourrais pas me pistonner, dans ta boîte ?
-Toi, déménageur, avec tes 1 6 kg tout mouillé ?
-Je suis pas grand, mais nerveux. Tu fais pas les gros trucs.
-Quand même. . . -Tu peux faire şa pour moi ?
-J'en parlerai demain au patron. Je voulais te dire. . .
Elle est bien, ta camarade.
-Sois pas salaud, j'ai la priorité.
-Non, pas du tout, t'es fou ! Je suis presque marié.
Et puis, j'ai passé l'âge. -Faux-cul, va !
Amène plutôt le fromage.
-Şa doit être tristos, l'ANPE ?
-Oui, y en a qui ont des pauvres têtes.
Surtout les vieux.
-Je t'admire de tenir le coup.
-Moi, şa va. C'est les chômeurs.
-Oui, c'est pour nous, le plus dur. -Oui, surtout pour toi.
Y a plus de femmes ou d'hommes, au chômage ?
-Je sais pas. . .
-Dis donc, t'es vachement social, ce soir.
-Tu trouves ?
Je m'intéresse, c'est tout.
-Je vais chercher le dessert.
-Tu vas pas trouver. Je t'accompagne.
-Elle couche là, ta copine ? -Je sais pas, j'ai pas négocié.
-J'ai confiance en vous mais c'est une bêtise.
Si vous tenez à faire équipe avec lui,
c'est votre affaire. Je veux que le boulot soit fait.
-Oui.
Moi, je suis sûr que. . . Şa devrait aller.
-Si vous attrapez
une hernie, venez pas pleurer.
-Vous serez surpris vous-même.
-Şa va pas ? -Pas de problème.
-T'es sûr que şa va ? Un coup de main ?
-C'est bon, şa va.
-Guу ?
Guу !
Oh, Guу !
-Hein ? -Tu peux venir
tourner la sauce 5 mn, s'il te plaît ?
-Ouais, bien sûr. J'arrive.
-Guу ! Merde !
-Qu'est-ce qui s'est passé ?
-J'ai oublié mon pull. -Je suis sous la douche.
-Bah, bah, bah. . .
On est jeunes. C'est comme si t'étais ma sœur.
-T'en as pas. -Je suis indifférent à la sexualité.
Je te toucherais la cuisse, şa me ferait rien.
-Tire-toi. -Regarde.
-Tire-toi. Tu vas te barrer ? -Şa me fait rien.
Ah non ! Pas les vêtements !
-Bonjour. C'est pour le transport. -Ah oui. Bonjour.
Entrez.
-Vous pouvez y aller. -C'est le bureau ?
-Non, le piano.
-Pardon ? -C'est le piano, qui part.
-Y a eu une erreur. On a pas le matériel.
-On m'a pas dit şa au téléphone. -Ah ? lls ont dû se tromper.
-On peut essayer, pour dépanner la dame.
-Tu sais pas ce que şa pèse.
-Tu te mets devant, je pousse. Facile.
-Je veux pas me faire broyer les jambes dans les escaliers.
Désolé mais faut rappeler le bureau.
On peut emmener le métronome et les partitions.
Bon, tu viens ?
-Oh. . .
J'aimerais passer chez une amie, récupérer mon ancien matelas.
-Si tu veux. Pour quoi faire ?
-J'en ai marre, du canapé. -C'est petit. Tu vas le mettre où ?
-En poussant les meubles, şa gênera pas.
-C'est où ? -Dans le 1 3e. Tout droit.
Salut.
-Catherine, c'est pour toi. C'est Guy.
-Quoi ? Je veux plus te voir. Arrête de nous emmerder.
-Je viens pour mon matelas.
-ll est à la cave. C'est pas fermé.
Prends-le et viens plus nous faire chier.
-Écoute, Cathy. . .
-Sympa. Tu lui as fait quoi ?
-Rien. Elle doit avoir des problèmes avec son mec.
-Traînez pas, ce soir. Jacques et Martine viennent dîner.
-J'avais oublié. -C'est qui, şa ?
-Des amis de Franşoise.
-lls font quoi ? -lnstituteurs.
-Je vais bouffer ailleurs. -lls sont sympas.
-lls m'ont trop fait chier avec les dictées.
-Comme tu veux.
Mélodie douce
-Bonjour. -Bonjour.
-Je vous dérange pas ? -Oh bah, non.
-J'ai vu votre numéro, c'est formidable.
-Merci. -Y a pas de quoi.
Je suis amateur de cirque, je trouve şa vraiment. . .
C'est très visuel, c'est formidable.
-Oh bah, merci.
-C'est dangereux, non ?
-Oui. . . Mais c'est le métier.
-Şa fait peur de. . .
-Si vous voulez, c'est aussi une question d'habitude.
-Bien sûr, oui.
-Mais enfin, c'est joli, quoi.
Vous avez 5 minutes, là ?
Je vous offre un verre, on parlera de cirque.
-Oh bah, oui, şa on. . . Oui.
-Attention, ils doivent dormir.
-Şa a l'air sympa, hein. -lnstalle-toi.
-On met un disque ? -Şa va les réveiller.
On fait un petit câlin ? -J'ai faim.
-On vient de bouffer. -Bah oui mais j'ai re-faim.
-Je vais voir ce qu'il y a.
Y a du fromage, si tu veux.
-J'ai envie de coquillettes.
-Non. Y a juste du gruyère.
-Ah bon. Du brie, alors.
Avec un petit ballon.
-Et merde !
Oh. . . Şa part mal, cette histoire.
-C'est quoi, ce merdier ? -C'est rien. Ma fiancée a faim.
-Moins de bruit, hein ? -Oui, oui.
-Bonsoir.
-Bonne nuit.
-Tiens, voilà. -ll est baraqué, ton copain.
-Non, c'est la lumière qui fait şa.
-Attention, ma robe ! -C'est rien.
-Si, c'est du vin. Va chercher du sel avant que şa pénètre.
-Elle va pas tarder à me faire chier, celle-là.
Voilà, c'est réparé.
Tu me plais bien, oublie ton casse-croûte.
-Oh non. . . -Pourquoi ?
-J'ai pas envie. À deux, je trouve şa triste.
-Comment şa ?
-Şa serait plus sympa avec tes copains.
-Pardon ?
-T'as jamais fait şa à plusieurs ? -Si, si.
-Tes copains aiment pas şa ?
-Si, mais là, ils dorment.
-Va les réveiller. -lls aiment pas quand ils dorment.
-Je dois partir. -Attends !
Attends.
Daniel ? -Hmm ?
Hé ? Daniel ?
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-T'as racheté des coquillettes ?
-Quoi ?
-Je vais m'arranger. Y a du brie.
-Éteins.
-On va commencer à 2, şa les fera venir.
-Faut que j'y aille. -T'es sûre ?
-Oui.
-On se voit demain ?
-Je vais à la piscine à 1 7h. -Un petit bisou, quand même ?
-Bon. . .
Salut. -Salut.
*-Chers amis, bonjour !
-On te dérange pas trop ? On va manger.
-Allez-y, j'arrive.
Y a quoi à bouffer ? -Salade de thon.
-Comme petit-déj, c'est bien. -On va se faire engueuler.
-Oh, la barre. Tu me passes mon assiette ?
-Tu peux pas venir à table avec nous ?
-Je suis à côté de vous. Un coup de cidre, aussi.
-Mais ce qu'il est chiant !
-Fais pas tant de folies de ton corps.
-Ah. . . Des folies, tu parles.
Vous savez pas jusqu'à quelle heure.
-Si. On a été gênés par le silence, après.
-Tu dis şa pour me faire du mal ?
Tu pourrais frapper. -Je suis plus comme ta sœur ?
Je peux te toucher, şa me fait rien.
-C'est moins marrant pour le mec.
-Si elle te viole, tu m'appelles.
-Şa y est, tout le monde est là.
-Tu rangeras ta bauge ?
-Je comptais le faire. -Ah bon, si tu le dis. . .
-Vous iriez pas à la piscine, cet après-midi ?
J'ai un rancard, şa m'ennuie d'y aller seul.
-On verra.
Je t'avais jamais vu à poil. T'es une vraie bête !
-J'étais dispensé de gym.
-C'est sûr que le sport y a perdu. -Fous le camp !
Bon, j'arrête juste avant la crise cardiaque.
-T'arrêtes l'entraînement ? -Je suis crevé. J'ai cru mourir.
-Dis donc, elle est sportive, la demoiselle.
-Obligé,
pour son métier.
-Elle fait quoi ? -Artiste de cirque. Équilibriste.
-Elle s'appelle comment ? -Adrienne.
-C'est pas banal.
-Elle est pas banale, comme fille.
Tu la trouves comment, physiquement ?
-Bien roulée, pourquoi ?
-Je te demande şa comme şa.
C'est marrant, elle est très américaine d'esprit.
-Ah bon ?
-Ouais.
-Elle est d'origine américaine ? -Non, franşaise.
Je parlais d'esprit, tu vois ?
-Je vois pas, mais si tu le dis. -Ah si, si.
Elle a vachement l'esprit américain.
lls pratiquent beaucoup la sexualité de groupe.
Et pour şa, elle est vachement américaine.
-Şa doit être chiant pour toi.
-Finalement, on a 1 0 ans de retard sur eux.
-Peut-être, oui.
Et şa empêche la routine.
-Şa s'installe vite dans un couple, la routine.
Combien de temps
que t'es avec Franşoise ? -2 ans, pourquoi ?
-On parlait de routine. -Non, şa va très bien.
-Şa vous est jamais venu à l'idée. . .
Le genre d'expériences sexuelles dont on parlait ?
-T'es malade ?
Elle m'arracherait les yeux !
Je suis plutôt vieille France, côté cul.
Plutôt tendresse, tu vois ? -Hmm.
Bah tant pis. -Non mais dis donc ? Oh !
T'allais me proposer une partie à 4 ?
-Moi ? Je bois pas dans le verre des autres, c'est pas pour. . .
-Ah bon. Tu me rassures. -Pas du tout.
Ah non !
Arrête, je vais être trempé.
-C'est super. On fait un truc à quatre ?
-Hein ?
T'entends quoi, par là ? -Une course à deux équipes.
-Ah bon.
-Franşoise et moi, on fait l'équipe qui nage pas.
-Vous êtes dégonflés ! Tu viens, toi ?
-Moi ?
Ouais, d'accord.
-Elle est pas farouche, ta copine. -Ouais.
Elle est pas comme şa avec tout le monde.
-Je vais débarrasser. -Je reprends du fromage.
Şa donne des forces.
-On se fait un ciné, ce soir ?
-Ce serait plus sympa si on restait ici.
-Je vais chercher de l'eau.
Alors ? -On court à la catastrophe.
-T'avais qu'à pas la ramener. -Va au ciné avec Franşoise.
-Tu te fous de ma gueule ? -Şa éviterait le drame.
-Je la ferai peut-être céder. -T'es chiant.
-Si elle vous voit pas, elle sera pas tentée.
Şa sent les propositions.
-Je vais la virer.
-Non, non. -Si !
-Mais c'était moins bien disposé.
-Bon ! -Ah ? Oui ?
-Allons au cinéma. -Şa me dit rien.
-J'ai envie d'une soirée calme. -Raison de plus.
-La piscine m'a claquée.
-Alors, on fait quoi, maintenant ?
-Un petit Scrabble ?
-Tu vois que t'y prends goût. -Quand on a pas le choix.
-C'est à qui de jouer, là ?
-À Adrienne.
-Mais je trouve rien. J'ai un gage, j'enlève mon pull.
-Y en a pas. Garde şa. -J'en ai marre ! On va pas
jouer à şa toute la soirée ? Si personne s'y met. . .
-Arrête, şa va mal finir !
-Tu m'as dit qu'il était d'accord.
-J'ai rien dit du tout. ll est tard. Rentre.
-Şa va, j'ai compris. Pauvre mec !
-T'as vu ? Elle est folle,
cette fille, hein ?
Tu vas pas te fâcher pour un truc pareil ?
J'у suis pour rien.
-C'est vrai, on y est pour rien. -Arrêtez votre numéro.
T'as pas remarqué qu'elle te draguait ?
-T'es un gros naϊf. -Franşoise, écoute. . .
-T'inquiète pas. Je suis pas le genre à faire une scène. Salut.
-Je vais lui parler. . .
-Non, j'aimerais mieux pas. Merci, vieux.
Mélodie douce
Tu sais, si par hasard tu te retrouvais enceinte, comme şa,
accidentellement, hein, bah şa m'embêterait pas.
À condition que ce soit de moi, bien sûr.
-Tu voudrais qu'on ait un enfant ? -Comment t'as deviné ?
-On est nombreux ici. Pas besoin d'un enfant, on a ton copain.
-Oh, mais il est pas méchant.
-Je sais. C'est pour şa qu'il est dangereux.
En fait, je l'aime bien.
-Ouais ?
-On le finit, ce Scrabble ? -Non, on est occupés.
-Je vais me faire chier, moi. -Pas nous.
-Attendez, attendez.
Ah, ah. . . Şa, vous aimez pas ?
-Non. -Non.
Je vais vous laisser faire.
Une galette au beurre ? -Merci.
-Salut.
Daniel m'a dit que t'étais là. Je viens t'aider.
-C'est gentil, şa. -Ouais. T'en veux une ?
Faut pas prendre ce cidre. Le fermier est meilleur.
-Ah bon ?
-Je suis venu pour te parler.
-Je me disais aussi. -C'est à cause d'hier soir.
Daniel y est pour rien. J'aurais pas dû inviter cette fille.
-C'est pas grave.
-Je pensais pas que şa finirait comme şa.
-Mais laisse tomber.
-Je vous aime bien,
mais on se gêne, on est les uns sur les autres.
C'est dur de vivre à 3.
Je vais chercher un appartement. Şa simplifiera nos rapports.
-T'as peut-être raison. Prends ton temps, c'est pas pressé.
-Si t'es d'accord, autant le faire.
-Tu fais comme tu veux.
-On mange quoi, ce soir ? -Du foie.
-Je bouffe pas avec vous, alors.
C'est un coup de chance.
Avec un peu de travaux, şa fait 200 m².
Je me gare sur le trottoir.
-Fais gaffe, merde !
-Laisse tomber, il a rien.
lls se garent n'importe où. On y va ?
-Oh, le con !
Merde !
-Şa donne sur cour, c'est super calme.
J'ai signé tout de suite.
-T'as pas été trop vite ? -T'es fou ! C'est immense.
On pourrait jouer au basket.
-On aurait dû amener le ballon.
Attends, j'allume.
-C'est cassé. lls vont réparer.
-Ce serait bien.
-Doucement. Şa va ?
-C'est loin ?
-Encore un petit demi-étage. Voilà.
ll est là.
-Attention. -Merde !
-C'est bon, c'est bon.
Euh. . . Şa doit être par là.
-Je crois que je l'ai. -Attends.
-C'est bonnard !
-J'ai plus que 2 allumettes. Y a de la lumière ?
-Je crois que c'est şa. La vache !
-Tu trouves ? -Je regarde si j'ai tous mes doigts.
Je crois que je l'ai. Şa marche pas.
-L'électricité est sûrement coupée. -Évidemment,
on se rend pas compte, mais c'est très grand.
-Même comme şa, şa a de la gueule. -Je vais chercher la torche.
-Pardon ?
-C'est à vous ? -Non, j'allais chercher le pain.
-Je m'en fous, j'ai son numéro à ce connard.
-J'enlève la baguette, şa peut être dangereux.
J'arrive !
J'arrive.
Vous êtes où ?
Daniel ?
J'ai les jetons.
-On est là, trouillard.
-Non mais je blaguais.
-C'est chouette, non ? -C'est très grand !
-C'est un ancien atelier, un loft.
-C'est pas en trop mauvais état ? -Y a juste à nettoyer.
T'as vu la hauteur ? -C'est agréable.
-Et c'est très clair. La nuit, on se rend pas compte.
-Vaut mieux.
Les appartements clairs, la nuit, c'est embêtant.
-Ah bah voilà.
-Şa jette, hein.
-Şa va pas faire cher de loyer ?
-Seul, şa serait dur mais à 3, c'est rien.
-Hein ?
Attends, attends, attends. Comment şa, à 3 ?
-Bah oui, on est 3, non ?
-Tu l'as loué pour nous 3 ? -Comme şa, on se gênera plus.
-T'aurais pu prévenir ! -Franşoise était d'accord.
-Quoi ? -J'avais pas compris şa.
-Je croyais. Rendez-vous compte de l'appartement que şa fait.
-Si, mais. . .
-On peut percer une 2e entrée.
-J'en sais rien ! Je vois pas ce qu'on peut faire là.
-Une mezzanine à chaque bout avec une chambre.
Franşoise, chez toi,
c'est bien, mais c'est petit.
-T'en penses quoi ? -Je sais pas !
Faut pas s'avancer comme şa.
-Vous allez pas me laisser tomber. J'ai signé, moi.
"Viens chez moi, j'habite chez une copine" - Renaud
J'ai hâte de déménager, vu que vous êtes d'accord.
Une fois installés, vous me remercierez.
-Je vais me farcir tous les travaux.
-T'es fou ! Je touche ma bille, en menuiserie.
J'ai fabriqué des sabots suédois l'an dernier.
-On verra.
-T'as vu le vin ? C'est quelque chose.
-Grand Cru de Margaux. -T'as été sommelier ?
-Je blague pas. On en pique 3, 4, l'emménagement.
-Hors de question que je pique quoi que ce soit.
-Si on se fait gauler. . . -Comment elle s'en apercevrait ?
Elle doit pas savoir ce qu'elle a. -J'aime pas ces combines.
-Quand t'auras goûté, tu diras plus şa.
Passe-m'en encore 3 ou 4. -T'es dingue !
-Mais t'es trouillard ! Allez !
-Je monte pas chez la cliente.
C'est la dernière. Terminé.
Aide-moi à ranger les caisses. Allez.
-C'est Cécile. -Qui ?
-Ma copine Cécile, de l'ANPE. Bouge pas, je reviens.
-Arrête, şa va passer au vert.
Quelle plaie, ce mec !
Ouais, on y va, on y va.
Oh ! On gêne, là.
-Monte, on va aller boire un coup.
-Salut.
-Tu fais pas la bise à mon pote ?
Bon şa va, là. Hop, hop. Et à moi ?
-T'en as eu une, tu la méritais pas. -Une petite.
-Non. -T'es dure, hein !
J'allais te téléphoner. Demande à Daniel.
-Quand ? Non, je me souviens pas.
-Merci.
On va trouver un bistrot.
-Non. ll est 1 1 h45, on devait livrer avant 1 1 h.
-Tu nous attendras dans la camionnette.
-On t'attendra dans la camionnette.
Voilà. Tiens.
-C'est là, au 3e. On y va ? -C'est pas "on y va" . Tu y vas.
-T'es vache, y a 3 étages. -Je t'ai prévenu, Guy.
-Y a aucun risque. -C'est quoi, cette histoire ?
-Rien. Un pari. Y a 6 caisses.
-Non ! Démerde-toi.
-Bibiche, tu me file un coup de main ?
-T'es gonflé, comme mec !
-Si j'avais su, j'aurais piqué plus de bouteilles.
-Voilà. Comme şa, t'es au courant.
-J'étais sûre qu'il y avait un truc.
-Saloperie, que c'est lourd ! Je vais attraper du mal.
Merci, hein.
Madame. -Vous êtes en retard.
-Mon collègue a été coincé sous un lave-vaisselle.
-Bon, entrez. -Pardon.
-Posez şa là. -À côté du joli meuble ?
-Oui.
-Şa a dû te faire très mal.
-Oh non. Le tout, c'est que şa cicatrise.
-C'est joli. C'est une hirondelle. -Oui, c'est une hirondelle.
Le mec savait faire que şa ou les croix de Lorraine, alors. . .
-C'est vrai ?
-C'est pas vrai. -Tu te moques de moi ?
-Juste un peu.
Pour faire connaissance, quoi.
-Elle est là, la dame ?
Déballez pas, je vous laisse les caisses.
-C'est gentil.
-Quand on peut aider. Au revoir, madame.
Voilà. Şa a été sans problème.
J'ai eu 30 balles de pourboire. C'est ma tournée.
Démarre, il vaut mieux pas traîner ici.
Arrête ! Şa fait mal. Tu me pinces.
-C'est ton blouson, que je tiens. -Je vais te le faire !
-Pas exprès !
-Tu le fais exprès, şa fait mal.
-Bonsoir. C'est nous.
-Si vous voulez bouffer, c'est brûlé.
-Oh merde. -On a été retardés à la boîte.
-Vous êtes en pleine forme.
-Y avait un pot pour un chauffeur retraité.
-Vous pouviez pas téléphoner ? -On a pas vu l'heure.
-Moi, si, figure-toi.
-On a une surprise. -C'est pas le moment.
-Mais si. Pour nous faire pardonner. Voilà la surprise.
-Qu'est-ce que c'est, şa ? -Şa ?
-Du vin qu'on a piqué. -Non, on nous l'a donné.
-Ouais.
-Vous allez arrêter vos conneries ?
Şa doit valoir 200 balles.
-C'est du Margaux, şa vaut le double.
-Au moins.
-Şa va comme şa. Je suis fatiguée.
-Voilà.
-Şa va encore être de ma faute.
-Doucement.
-C'est des enfoirés, les sculpteurs. Ce serait moins chiant sans şa.
-Arrête de parler et soulève.
-Plus haut, merde ! -Je suis au maximum.
-On va poser parce que. . . On souffle, allez.
-Tu m'avais pas dit. La vache ! -Qu'est-ce qu'il y a ?
-Je me suis éraflé la main. -Et tes gants ? Fais voir.
C'est rien, şa. -Je suis pas sûr.
Je connais un mec, il est devenu sourd-muet.
-Raconte pas ta vie, on y va. Allez.
Attends, bascule, bascule. Doucement.
Dis, ta copine Cécile, c'est sérieux ?
-Avec moi, c'est jamais sérieux. Pourquoi ?
-Rien. Je l'ai revue. -Ah bon ?
-Arrête tes conneries !
ll s'est rien passé.
-Te casse pas, elle et moi, c'est fini.
-Ah bon, c'est fini ?
Je sais pas quoi faire, elle veut qu'on se voie ce soir.
C'est un peu dégueulasse pour Franşoise.
C'est dégueulasse, hein ? Ouais, je sais.
Mais. . . j'ai envie d'y aller.
Ma tête éclate, je sais plus où j'en suis.
-C'est la vie. Rien à voir avec les sentiments.
-Tu crois ? -C'est la vie. Vas-y.
-Je vais me foutre dans un nid d'emmerdes.
-T'inquiète pas, je vais t'arranger le coup.
-Allô, Franşoise ?
Franşoise ? C'est Guy.
Non, je t'entends très mal.
Allô ? Ouais, on est à Évreux.
On est en panne avec la camionnette.
On avait une livraison et on a pété un truc sur l'autoroute.
On a pété quelque chose sur l'autoroute. Comment ?
Allô ? J'entends rien. Parle plus fort. Daniel ?
Il est au garage, il essaie de réparer. Ouais.
Şa marche mal. Allô ? Oui ?
Écoute, à mon avis, on va être obligés de coucher là.
Şa nous amuse pas non plus.
Je raccroche, j'ai plus de pièces.
Oui. Alors ce qu'on va faire. . .
-Şa a marché ? -Qu'est-ce que je fous avec toi ?
-Elle a pas tiqué ? Rien ? -Bon, tu. . .
-Non, je te crois.
-Tu m'arrêtes chez un fleuriste. -Pourquoi ?
-Devine. -Lui achète pas de fleurs.
-T'en offres jamais à une femme ?
-Pour la Fêtes des Mères.
-Chacun ses idées. -Şa fait mauvais genre.
Chacun ses idées. -Dis, j'ai pas un rond.
*Commentaires sportifs
-Monsieur ? -Bonjour. Mlle Cécile Tarayre.
-Pour les travaux ? -Pardon ?
-Comme vous êtes un ouvrier.
Le soir, j'ai peur. Avec la recrudescence. . .
-Je sors de prison.
Rassurez-vous, je me tiens tranquille.
-4e droite.
-Salut. -Bonsoir.
-Entre. -Je suis pas en retard ?
-Non.
Mélodie douce
C'est gentil, les fleurs. -Hein ? Ah, oui.
Oh, c'est. . .
C'est des glaϊeuls, désolé. -C'est des fleurs quand même.
-C'est des grosses fleurs, quoi.
C'est avantageux : pour 1 0 fleurs, t'as 1 ,5 kg de tiges.
-Je suis contente qu'on se voie.
-Moi aussi.
Un coup de main ? -Non, şa va.
Mais sers-toi, prends ce que tu veux.
-Tu veux quoi, toi ? -Comme toi.
-Ah bon ? Şa va pas m'aider, şa.
C'est bien, chez toi.
-Tu trouves ? -Ouais.
C'est bien.
Elles sont superbes tes cartes postales.
-J'aime bien les vieilles photos. -Ah bon ?
Surtout celle-là. J'aime bien. -Hmm.
Tu t'intéresses aux cartes postales ?
-Vachement.
Depuis 5 mn, mais vachement. -Tu te moques de moi ?
-Non.
C'est par timidité.
-Pour dîner, y a des côtes de veau. T'aimes şa ?
-J'adore. Surtout quand şa vient d'être cuit.
-Allô, oui ? *-Bonsoir, madame.
Pourrais-je parler à Daniel ? C'est son patron.
-Daniel ? ll est à Évreux, avec Guy.
*-Je ne les ai pas envoуés à Évreux. C'est quoi, şa ?
En tout cas, j'ai dans mon bureau une dame
à qui ils ont volé pour 3 000 F de Château Margaux.
Quand ils rentreront,
vous leur direz de ramener la camionnette
*et d'aller se chercher du travail. Au revoir !
-Et merde. . .
Merde.
Mélodie douce à l'orgue
-C'est chiant, şa.
C'est chiant, ce concert. -Chut.
-Şa va, je m'excuse de vivre.
C'est chiant, je vais me coucher. Je m'excuse bien.
"Tu peux faire le deuil de ton pantin, tête de fesse."
Mauvais, şa. . .
-Oui ?
-C'est pour la table. Mon collègue est là ?
-Non, vous êtes le 1 er. Vous entrez ?
Jeanne, c'est les déménageurs.
-Bonjour. Désolé, mon collègue devrait être là.
-ll va peut-être pas tarder. -J'espère.
J'ai pas pris de petit-déjeuner, moi.
-C'est pas bien, şa.
Voulez-vous du café au lait ?
-Merci, c'est gentil mais je le digère pas.
Par contre, si vous aviez du thé. . .
-Oh, le con. . . La vache. . .
-J'ai une très bonne confiture de fraises.
-Merci mais j'ai un peu peur d'être écœuré.
-Bonjour. -Bonjour.
-T'es pas en avance.
-Excuse-moi. Excusez-moi.
-Pas d'importance. Nous sommes à la retraite.
-On emmène quoi ? -Cette table.
-La table. Bien.
-J'ai presque fini. -Prends ton temps.
Tu te magnes ? -Si vous voulez plus de thé. . .
-Non, il veut plus de thé. Merci, madame. Voilà.
Merci, vous êtes très gentille.
Qu'est-ce que t'as fait avec la camionnette ?
-Je l'ai retrouvée comme şa. Un mec a dû l'emboutir.
-D'accord. Vire ta tartine, y a une main à faire.
-Faudra passer chercher la clé du loft.
On dort mal dans la camionnette.
Et toi ? -Quoi, moi ?
-Comment şa s'est passé ? -Si on te le demande. . .
-O .K. , sympa. Après ce que j'ai fait pour toi.
-Allez ! Doucement, doucement. -Oui, bah, oh. . .
-La vache. T'as vu ?
Le patron vous cherche.
-Şa tombe mal. Elle est un peu éraflée.
-Oui, j'avais pas vu.
-On va pas en faire un drame. Un coup de peinture.
-Bravo, les gars. Bien. -Şa va, écrase. Merde.
-Daniel ?
C'est pas la peine que je vienne.
C'est petit, je vais gêner.
Bon, je viens.
Salut, c'est nous.
-Non, reste là. Je préfère.
Bonsoir.
Şa va ? -Très, très bien, merci.
-Un petit bisou ?
On va mettre le couvert. Hein ?
Allez, viens.
-Vous avez trouvé un hôtel, à Évreux ?
-Hein ?
Oui. On a eu un peu de mal mais on a trouvé.
-Et vous avez pu réparer ?
-Bien sûr. On est allé chercher des pièces, pas de problème.
-Et c'est beau, Évreux ? -Évreux ?
On a pas eu le temps de se balader.
-Bien sûr. Tu dis rien, ce soir, Guy ?
-Moi ? Si.
Je suis un peu crevé, j'avais une chambre pourrie.
Tiens, on a des trucs à te dire. -Ah oui ? Quel genre de trucs ?
-Un assortiment.
-Tais-toi, merde !
On a les clés du loft. -C'est bien, şa.
Şa va faciliter les choses.
-On aura du temps pour les travaux.
-Arrête.
-Faut bien lui dire. -Non.
-C'est quoi, ces messes basses ?
-Eh bah voilà. . . il nous est arrivé une tuile.
On est virés.
-Şa, c'est pas de chance.
-C'est pas notre faute.
On a juste pété le moteur sur l'autoroute.
-C'est pas très sympa de sa part.
-ll est comme tous les patrons.
-Moi aussi, j'ai quelque chose à te dire.
ll a téléphoné hier soir, votre patron.
Vous avez volé pour 3 000 balles de vin,
et en plus, vous êtes jamais allés à Évreux.
-Et merde. . .
Écoute, Franşoise. . . -Non, je t'écoute pas.
Je vous ai assez écoutés comme şa.
Je sais pas ce que t'as fait de ta nuit, et je m'en fous.
Mais c'est dégueulasse de te foutre de ma gueule.
-Écoute. . .
-Bon, vous avez à discuter alors je vais faire un tour.
Oh non, merde, mon matelas !
Je suis viré, si je comprends bien.
Franşoise me vire ? -Elle nous vire.
-C'est pas possible ? -Si, c'est possible.
-J'aurais pas dû te laisser. T'es pas diplomate.
Je vais rattraper le coup.
-Tu rattrapes rien du tout. Tu me fous la paix.
-Ouais, bon, oh. . .
Moi je dis şa, c'est. . .
Heureusement qu'on a les clés du loft.
-Heureusement, oui.
-Hé, attends-moi.
Quand même, elle exagère, Franşoise.
Şa valait pas le coup de se mettre dans des états pareils.
Hein ?
Oh, Daniel, tu fais la gueule ?
Je comprends plus, moi.
-Ah bon, tu comprends pas ?
T'as pas l'impression d'avoir foutu la merde dans ma vie ?
Avec tes combines, je me retrouve au chômage,
je passe pour un voleur et je me fais virer de la maison.
T'es au courant de şa ?
-C'est pas ma faute
si t'as couché avec Cécile.
-Tout est de ta faute. J'avais une vie calme.
Tu t'installes, tu brûles la cuisine,
t'organises des partouses,
t'amènes mille gonzesses. Comment je peux tenir ?
Et tes plans merdeux de panne.
-Pour aider, parce que je t'aime bien.
-L'inventeur de la bombe atomique aimait les gens.
Arrête de me rendre service. -Quelle ingratitude !
Şa me déşoit beaucoup de ta part.
-Arrête ou je pique une crise. -Bravo.
C'est beau, l'amitié. Regardez, Monsieur.
Je couche dehors pour l'aider, voilà la récompense.
-Arrête. -T'inquiète pas. Tiens.
Voilà les clés du loft. Je vais coucher sous un pont.
-Tu vas arrêter ?
-Cogne-moi, t'en as envie. Vas-y !
-Arrête !
-Excuse-moi.
C'est vrai, Daniel, tu m'en veux ?
-Non.
Allez, viens.
-Tu m'aiderais pas à porter mon matelas ?
Daniel ?
-Quoi ? -Tu dors ?
-Oui.
-Eh, Daniel ?
-Qu'est-ce que tu veux ?
-Quelle heure il est ?
-6h1 0.
-Oh, j'ai dormi comme une masse, moi.
-Moi, pas.
-Faudrait que quelqu'un s'occupe du petit-dej.
Bon, je vais m'en occuper, alors.
-Une Super.
Un Big, Sam.
-Un McBurger, s'il vous plaît. -Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
-Acheter un McBurger.
-Un Mac, à emporter.
3,90.
Voilà. Monsieur ?
-Franşoise, je voudrais te parler.
-J'ai pas le temps. C'est bourré. -J'en ai pas pour longtemps.
-On s'est assez parlé. -C'est pas possible.
On va se séparer pour şa ? -Si, c'est possible.
Si t'es dans le quartier, passe me voir,
mais là, laisse-moi travailler.
-Franşoise, j'ai fait une bêtise,
mais şa peut arriver à tout le monde.
Cette nana, j'en ai rien à foutre. Franşoise ?
-Şa va pas durer 2 heures, tout şa ?
-Quoi ? Toi non plus, t'es pas heureux ?
-J'ai qu'une heure. Şa, şa m'intéresse pas.
-T'as faim ?
-Daniel. . .
Tu veux que je te fasse bouffer ton bordel ?
Je vais t'éclater !
-Daniel, arrête. -Il est fou !
-Non ! Daniel, şa suffit, maintenant. Viens.
Viens.
Mélodie douce
-Salut. -Salut.
J'ai pas perdu mon temps : on a le gaz, une table. . .
Des ministres,
pour ainsi dire.
-C'est bien, oui. Şa meuble.
-En plus, viens voir.
J'ai commencé les travaux.
J'ai cassé le mur des chiottes pour plus passer par le palier.
-T'es fou ! Pourquoi t'as cassé ce mur-là ?
Tu devras enjamber la cuvette !
-Y a qu'à tout retourner. -C'est du boulot, de changer şa.
-Je le ferai, moi. -D'accord. T'as raison.
-Ouais ?
-Je sais que c'est emmerdant mais. . . je vais pas rester avec toi.
-Pourquoi ? -Parce que, Guy. . .
Franşoise veut bien que je revienne.
-Ah bon ?
Bah tant mieux.
-C'est mieux de plus se voir quelque temps.
Hein ?
-O .K. Comme tu voudras.
-Mais le prends pas mal. -Non, t'inquiète pas.
J'ai réfléchi à ce que tu m'as dit.
Je t'ai foutu dans la merde, c'est vrai.
-Tout est arrangé, maintenant, on en parle plus. O .K. ?
-Toi et moi, on peut pas vivre de la même manière.
T'as une femme formidable, elle t'aime.
Moi, je me fais chier dans la vie.
Alors je fais des conneries, şa me distrait.
-Non, dis pas des trucs pareils.
Şa m'ennuie de te laisser comme şa.
-T'as marché, hein, banane ?
-Enfoiré, va ! -Je suis pas mécontent de moi.
-Pauvre con !
Allez, salut.
Dis donc ?
Comment tu vas faire pour le loyer ?
-T'inquiète pas.
Je vais mettre une annonce à la cité U .
Je trouverai bien des étudiantes étrangères intéressées.
Şa peut être sympa.
Si şa te dit de passer de temps en temps.
-Bon, j'y vais.
-O .K. , à un de ces quatre.
-C'est mieux si tu lui donnes. -Non, une femme.
-C'est ton copain. -J'ai l'air con avec şa.
-Mais non !
J'ai quelque chose dans l'œil.
-C'est déjà vous ? -Salut !
-Faut patienter, je suis en retard.
-Tiens, c'est pour toi. -Merci. Salut.
Bon bah, entrez.
-Hé, Guy ? C'est quoi, şa ?
-Je sous-loue à l'atelier de confection du 2e.
Bon, les gars. ll va falloir arrêter, il est 21 h.
-C'est pas insupportable, tout şa ? -Non.
Au début, si, avec l'équipe de nuit.
Mais leur patron a eu l'inspection du travail.
-C'est les machines qui fument ? -Non, le barbecue.
-Dis donc ?
C'est cuisine au feu de bois ?
-Oui. Merguez-purée, şa vous va ? -Oui.
-Au revoir, M. Guy. -Salut, les gars.
Salut. Au revoir. Arrêtez le transistor en partant.
Au revoir. Salut.
Et voilà.
Je suis peinard jusqu'à demain matin, 5h.
Şa fait vide, d'un coup, hein.
Je vous fais pas visiter. Şa, c'est la kitchenette.
Là, y a la chambre.
Là, le coin salon-salle à manger. Asseyez-vous.
Prends les rouges, c'est des sièges de Mercedes.
-Faudrait aérer, on va être enfumés.
-Ouais.
Dites-le. Je m'en rends plus compte.
Qu'est-ce que je vous sers ?
J'ai soit whisky, soit c'est tout. Qu'est-ce que vous préférez ?
-T'as de la glace ? -Non.
Enfin si, en hiver, dans le lavabo.
Qu'est-ce tu fous ?
Tiens. -Merci.
-Franşoise, şa me fait plaisir que tu m'en veuilles plus.
-Je t'aime bien. Concours de circonstances malheureux.
-C'est ce que je pense.
-Bon, on oublie tout, on trinque.
-Santé. -À la tienne.
-Je suis content qu'on se voie.
J'ai des trucs à vous dire.
Je suis avec une fille, şa se passe bien.
-Ah bon ?
-Şa fait 3 jours. On veut s'installer à la campagne.
-C'est une bonne idée. Tu peux pas rester ici.
-Non, je suis expulsé. Je vous ai dit ?
Elle a un manoir à restaurer dans le Quercy.
-'t i, l r. -Je te montre les photos.
Vous allez voir, c'est superbe.
Y a du terrain, on peut vivre de l'élevage.
-Şa s'improvise pas, l'élevage.
-Tu parles ! On apprendra sur le tas.
C'est la 1 re année, le plus dur. Un copain m'a renseigné.
ll faisait le porc. Au début,
il a eu des suicides dans le bétail, mais şa s'est arrangé.
C'est mieux qu'être enfermé dans un bureau.
-Je m'en rends pas compte, je suis au chômage.
-Raison de plus. Tiens, les voilà.
-Ah.
Attends, je vire şa.
-On voit pas bien.
-Si, on voit très bien.
Regarde, Franşoise. On voit que c'est en ruine.
-C'est pour şa que c'est intéressant.
T'en penses quoi, franchement ?
-Si şa branche ta copine, j'hésiterais pas.
-Elle est emballée.
-Fais voir. -Şa, elle, elle est emballée.
Une fois restauré,
şa fait 2 ailes de 600 m². Le rez-de-chaussée pour les bêtes,
ma copine et moi, on a l'aile droite,
400 m² habitables.
-Et l'aile gauche ? -Hein ?
-L'aile gauche, t'en fais quoi ? -C'est pour vous.
Je vous avais pas dit, şa ? Si, c'est pour vous.
Encore un whisky, peut-être ?
-J'ai l'cœur comme une éponge Spécial pour filles en pleurs
Heureusement parce que ma tronche C'est pas vraiment une fleur
J'emballe tout c'qui s'présente Les cousines, les belles-sœurs
J'ai l'démon du bas-ventre Mon métier c'est dragueur
Dès que j'rencontre une frangine J'lui dis : salut toi, şa va ?
Viens chez moi J'habite chez une copine
Sur les bords, au milieu C'est vrai que je crains un peu
Je glande un peu partout Avec mon sac de couchage
Je suis dans tous les coups foireux Tous les naufrages
J'ai des potes qu'ont d'l'argent Ils travaillent, c'est normal
Moi mon métier, c'est fainéant Hé mec, t'as pas 1 00 balles ?
J'ai des plans, des combines Pour vivre comme un pacha
Eh, viens chez moi J'habite chez une copine
Sur les bords, au milieu C'est vrai que je crains un peu
J'ai même été étudiant Chômeur, babуsitteur
Quand j'pense que mes parents Voulaient que je sois docteur
Parfois, quand j'ai du blé Je flambe comme un malade
Le pognon, je l'ai pas gagné Mais non, mon métier, c'est minable
Waouh, super la rouquine Hé, salut toi, şa va ?
Viens chez moi J'habite chez une copine
Sur les bords, au milieu C'est vrai que je crains un peu
Viens chez moi J'habite chez une copine
J'ai mon matelas dans la cuisine
Alors tu viens si tu veux
Tranquille Allez, viens
Viens chez moi J'habite chez une copine
Allez, viens, la frangine Allez, viens
Non ?
Ah bon ? D'accord.
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