All language subtitles for B.R.I. - S01E06.FRENCH

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Original subtitles

C 'est un braquage à l 'opéra commissaire.

Salle des ventes.

Mobiliser les forces de police du quartier pour arrĂȘter des bras cassĂ©s et

pendant ce temps le vrai coup se fait un kilomĂštre de lĂ  ? Qu 'est -ce que tu

fais ici lĂ  ? Il est venu reprendre sa place Ă  la tĂȘte du groupe. On a remontĂ©

les braqueurs de la salle des ventes. Ils se bloquaient dans une ferme Ă  80

bandes d 'ici.

Ils sont touchés à mon petit. Faire tabasser leur mÚre devant la prison, t

pas de figure ou quoi ? Ils ont voulu m 'arrĂȘter en plus.

Ils ont mis le cul Ă  la boĂźte et quoi ? Nous on fait rien.

Moi je bouge.

Il a pas l 'heure demain 10h Ă  Villepinte avec un oncle Ă  lui mais le

viendra pas.

Vous avez qu 'Ă  y aller.

Il a kidnappé mon neveu. Il demande une rançon. Je vous laisse trois jours. Et

si entre temps il lui arrive quoi que ce soit, l 'autre fils de pitié de tous

ses enfants, je mets tout mon cƓur et tout mon argent pour le faire sauter.

C 'est Noam, je ne suis pas disponible, laissez un message.

Noam ! Noam

! Noam ! Vas -y, ouvre cette porte, on te donne des pompes. C 'est pas de

plaisir, c 'est pas bien.

Ouvre !

C

'est rien, c 'est des femmes l 'y faire.

Je n 'arrive plus Ă  dormir en ce moment.

Je n 'ai pas été en cours, je suis malade.

Si tu n 'es plus en cours, pas la peine de mentir.

Si tu étais un homme, on aurait pu se parler, mais non.

Toi, tu fais semblant, tu fuis.

Mais tu sais, c 'est ta vie que tu fous en l 'air, ce n 'est pas la mienne.

Chale pas.

Chale pas ! Tu te punis tout seul, lĂ .

T 'es venu pour ça, là ? T 'es venu pour m 'insulter ? Non, je ne suis pas venu

pour t 'insulter, je suis venu pour récupérer mon flingue.

Toi, mais tu vas faire quoi avec ?

Hein ? Quel genre de connerie ? Noam ! Noam !

Donne -le -moi.

Quoi ? Putain, mon flingue. Je l 'ai pas, ton flingue.

ArrĂȘte, papa ! ArrĂȘte, putain !

Il n 'y a que toi qui existe.

Les autres, tu t 'en sers, toi.

DĂšs que tu te rends compte qu 'ils ne sont pas comme toi, qu 'ils ne

réfléchissent pas comme toi, tu les méprises et tu les jettes, putain.

Qu 'est -ce qu 'on parle de toi, lĂ  ? Tu vois ? Tu ne comprends pas.

Tu ne comprends pas qu 'on est tous reliés, toi, moi, maman, les autres.

Tu ne peux pas autant faire comme au travail, donner des ordres Ă  tout le

manipuler les gens et rejeter la faute sur les autres quand ça ne marche pas,

putain.

Tu vas faire quoi ?

Tu vas me tirer dessus ? Tu vas me tirer dessus ou pas ? Parce que si t 'es pas

sûr, pose cette arme. T 'as peur de mourir, toi ? Réponds ! Oui.

Pas moi.

... ...

...

... ... ... ... ... ...

Non mais il est pas là Julien, donc on fait ça.

Exactement. Pourquoi il est oĂč ? On sait pas, il est parti en Indien. Quoi qu

'il court toujours derriĂšre son indique, c 'est fou.

Il court, il court.

Allez, tu nous fais un petit discours ? Allez. Bah si, c 'est du sport.

C 'est obligatoire, c 'est du sport normalement, j 'avoue.

On t 'écoute.

Je voulais porter un toast Ă  vous tous.

Et bravo.

Toutou ? Mais encore ? Non, ce que je voulais vous dire aussi, c 'est que...

Quand je suis dans la colonne avec vous, je me dis en fait, quoi qu 'il arrive,

je sais que ça va le faire.

Vous savez pourquoi ? Parce que je vous fais confiance.

T 'as mĂȘme Ă  me faire chialer.

Allez, santé.

Bravo.

Allez, on se voit la gueule ?

Je suis pas bourré, mon

pote.

C 'est pas grave, je t 'ai pas insulté.

Je suis pas bourré. On est pas en Syrie, là, mon gars.

C 'est pas la guerre.

C 'est juste un jeu.

On est des chasseurs.

et eux aussi, et on joue.

Alors ouais, parfois c 'est dangereux, mais c 'est pas la guerre, ça n 'a rien

voir.

Regarde autour de toi, les gens ils dansent, ils font la fĂȘte, il y a des

touristes américains, t 'as 12 000 euros le mÚtre carré, minimum.

C 'est Paris, ma gueule.

C 'est le centre du monde.

Nous, on est juste lĂ  pour faire en sorte qu 'il ne soit pas trop le bordel.

Alors quand on fait une affaire et que ça se passe bien, qu 'il n 'y a pas de

blessés, ni chez eux, ni chez nous,

On est content et on fait la fĂȘte.

Parce qu 'on n 'est pas sûr que ça se passera aussi bien le lendemain. T 'as

compris ? T 'es mal placé pour donner des leçons toi.

Je t 'ai pas parlé toi.

Juste profite.

Sois lĂ  avec nous pour une fois.

ArrĂȘte de penser Ă  autre chose si tu nous aimes pas trop. Mais c 'est pas

T 'es bourré et tu regretteras demain et tu resteras avec nous jusqu 'à ce que

tu t 'affermes ici.

On est lĂ  ! Le rĂȘve des conneries,

c 'est que je n 'y étais pas.

Allez, on trinque, lĂ  ! Tu

ne veux pas danser

avec moi, lĂ  ? Tu ne veux pas danser avec moi ? Non !

C 'est bourré.

Calme,

calme.

Alors ? Quoi alors ?

Tu peux.

Alors, je suis parti voir Rachida la semaine derniĂšre en prison.

Elle s 'est devue et a été kidnappée par Eric et il leur a demandé une rançon.

Bah, il dépose plainte, non ? Non, non, ils font jamais ça.

Il déposera pas plainte et je lui ai demandé de pas bouger.

Par contre, il m 'a donné trois jours pour le retrouver.

Il nous a donné les trois jours, si vous étiez avec moi. Bien sûr qu 'on est

avec toi.

Si ça marche, je vais lui demander le nom de son fournisseur.

C 'est un mec que tu cherches depuis des années.

Et tu crois qu 'il va te le donner ? Tu crois que je vais lui laisser le choix ?

Ok.

Et comment on le retrouve le nouveau ?

Déjà, on peut pas aller chez Patrick lui demander, je crois.

Non, c 'est sûr.

C 'est compliqué.

Julien... J 'aimerais, j 'aime bien.

Pas le rap, il est avec nous.

Badri ? Badri n 'en parle pas, non.

Badri... Mais non.

Non, c 'est plus compliqué, il est avec Patrick.

Ok, donc c 'est quoi le plan ? On ferme nos bouches, on fait ça dans le dos de

Patrick ?

Des surveillants ? Des feloches ? C 'est chaud.

Sinon quoi ? Sinon je vais pas aller Ă  Ferracci.

Ça va pas marcher.

Est -ce qu 'on a le choix ?

Il est parti, Artman ? Bonjour.

Ah, bonjour.

Il est parti, Artman ? Ouais.

Comment ça, ouais ? Bah, tu me demandes s 'il est parti, je te dis oui, il est

parti, ouais.

Mais il a fait toutes ses affaires, il va pas revenir ? Non, t 'inquiĂšte pas,

a trouvé un appart et du boulot.

Tu vas pouvoir récupérer ta petite chambre toute seule.

Quel boulot ? Je sais pas.

Mais il est parti oĂč ? Je sais pas, je sais pas. Ah ouais, donc toi, tu sais

rien, en fait ? Eh, tu crois que je bosse pour les chouches ou quoi, lĂ  ? Tu

'appelles, tu lui demandes au lieu de me saouler, lĂ .

Ça va pas ou quoi ? Trouve -toi une meuf, fais du sport, je sais pas, moi !

Entrez.

Vous avez une sale gueule.

J 'ai eu une petite nuit.

Vous venez me voir pour Patrick ? Surtout que c 'est Ă  l 'hĂŽpital.

C 'est grave.

Tentative de suicide.

Je lui ai dit de prendre le temps qu 'il faudrait.

Vous le remplacez en attendant ? TrĂšs bien.

Je sais que le retour de Patrick n 'a pas été facile pour vous.

Je tenais à vous dire que j 'ai été agréablement surprise par le mental dont

vous avez fait preuve.

Merci.

Vous vouliez me dire quelque chose en particulier ? Non.

Non, je pensais simplement vous saluer.

Bonjour. Bonne journée.

Alors, il vous arrive quoi ? On est sortis hier soir.

Rien.

Avec qui ? Avec Saïd. Quoi ? Sérieux ? Non.

C 'est quelqu 'un ? Ça ?

Ah, de crier, s 'il te plaĂźt. Je claquais lĂ  ? Madrine n 'est pas lĂ  ? Oh

'as une sale gueule, hein.

T 'as parlé à Ferrati ? Ouais, mais je lui ai rien dit.

J 'ai rien dit parce que Patrick y achĂšte pour quelques jours, lĂ .

Il a des problĂšmes familiaux.

Sérieux ? Il a quoi ? Et là, du coup, vous parlez de quoi ? On va t

Je crois que le choc du décÚs de sa mÚre a déclenché chez Noam un profond état

de stress.

Il fait un peu tourmenter la surface.

Ce sont des choses qui arrivent avec les décÚs.

Ensuite, il s 'est enfermé.

Il a fait une petite décompensation.

Il a arrĂȘtĂ© la fac, rompu tout lien social, vous a cachĂ© tout ça.

Et si on ajoute la consommation réguliÚre de psychotropes, on arrive au

'hier.

Il a perdu son ancrage au réel.

Son dernier espoir, c 'est vous.

Ce pĂšre qui s 'absente pour sauver des vies.

Ce pÚre tellement idéalisé qu 'il en devient inatteignable.

Alors que fait Noam qui se met en danger pour voir si son pĂšre pourra le sauver

lui aussi.

Vous comprenez ce que je vous dis ? Non.

Il apparaĂźt qu 'il arme sur moi avant de la retourner contre lui, je vous

signale.

Je comprends que vous soyez choqué par le geste. C 'est bon, on a fini là ?

Vous retournez voir votre fils ?

Pourquoi faire ? Vous l 'avez shootée à mort.

Je vais pas la regarder pioncer non plus.

Bonne journée.

Ouais ? J 'ai une mission pour toi.

Ah ouais, t 'as bien choisi ton genre pour faire le chef.

Faut que tu te mettes sur le frĂšre Alassani pour savoir qui il voit.

Quoi ? Hamza ? Ouais, c 'est bon ? Tu peux ?

Ouais, je me mets sur lui, ouais.

Je compte sur toi, hein. Ouais, je te parle.

Non, lĂ , il y a Julien dessus, c 'est pour ce soir.

Ah, ce soir ? Oui, tu y vas directement.

Ok, ok, compte sur moi, t 'inquiĂšte. Super, merci.

On se tient au courant.

Vas -y.

Il y a la fille Perez qui arrive.

On ne l 'avait pas ce dimanche.

Mais elle change de voiture tous les jours.

C 'est pas mal d 'avoir une botte de jacquins.

Je crois qu 'ils se font livrer des pizzas.

Le match commence dans 5 minutes.

Ils doivent les regarder ensemble.

Il y a Jordan qui bouge, il a l 'air pressé.

Ah ouais ? Ouais, c 'est bizarre.

Il a pris une pizza avec lui, lĂ .

Comment ça, bizarre ? Je sais pas.

Il a l 'air speed.

Bon, les gars, on se met dessus.

Socrates, viens vers toi, lĂ .

Ok, c 'est bon, je l 'ai.

Je l

'ai.

Il bombarde, il est pressé.

On arrive Ă  un rond -point.

Je bloque un pour vous.

Il est énervé.

Ok, il a fait un tour dans le vide, il reprend son inverse en direction de chez

lui. C 'est pour toi, SaĂŻd.

C 'est bon, je l 'ai, la salle est vers moi.

Il s 'approche Ă  gauche.

Vers chez lui.

Il ne rentre pas, les gars, il ne rentre pas.

Il retourne vers le sud.

Ok, je m 'en occupe.

Putain ! Je l 'ai, c 'est bon. Il passe devant moi, ça va trÚs vite.

Et ça tourne à droite.

Julien, c 'est pour toi. Julien, je prends.

Vous servez Ă  la pompe pour faire ton maĂźtrise.

Ok, je reprends.

Il a acheté de l 'eau.

Il prend pas d 'essence lĂ , il repart.

Ok, je viens de descendre dans un parking.

12 rue Couturier.

Je descends pour essayer d 'avoir un contact.

Ok.

Ok, on va tenter le coup. Est -ce qu 'il y a une issue de son cÎté ? Non, il est

obligé de repasser par l 'entrée.

Ok, bon alors on fonce.

C 'est la police.

Ça va bien ?

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? On a fait le fils péret sur une séquestre.

Ah, c 'était pas prévu.

La séquestrerie de qui ? Le neveu de Rachid Hamza El Hassani.

Et c 'était pas prévu, hein ? Non, non, non, celui -là, le type qui sortait de

chez son pĂšre avec un comportement bizarre.

Donc on s 'est mis dessus.

Il nous a ramenés au jeune homme.

Je pensais que sa vie était en danger, donc j 'ai donné le go. Ok.

Super.

Oui, pour la procédure.

On vous défonce en présence. J 'aimerais confier l 'affaire à HélÚne Martinez.

Ça me semble logique.

Merci.

Vous ĂȘtes un malin, CaĂŻd.

C 'est pas puni pour la loi, ça. Pas encore.

Profitez -en.

Une carte de portail.

On se passe Ă  la crise. Vous attendez qu 'on rentre, qu 'on clear avant d

'intervenir.

C 'est quoi ce bordel ? On va faire une perquise chez Perez. Pour l 'ordre des

colonnes, Badri, Bouclier 1, Julien, Vanessa, Socrate et moi.

Est -ce que vous avez des questions ? Non.

Eh, c 'est parti les gars.

Faut que je t 'aide ma gueule.

Non, ça n 'a rien à voir avec la séquestration. Maintenant, on fait de la

perquis pour savoir qui est lié à cette affaire. Ah, donc vous m 'avez envoyé

chez Hamza pour que je vous laisse tranquille en fait ? Mais arrĂȘtez,

apparemment, toi, putain. Et Patrick ? Il est en train de régler des trucs. Qu

'est -ce que ça veut dire ? Vous l 'avez prévenu ?

Putain, décroche ! Ouais, mais je tombe. Eric, il faut que tu vides ta marque.

Quoi ? Il débarque chez toi, speed.

Pourquoi ? Ton fils a pris une colonie.

J 'ai combien de temps ? T 'as pas de temps.

LĂšve -toi ! Qu 'est -ce que t 'as fait, t 'es mort ? Qu 'est -ce que t 'as fait,

t 'es mort ? ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte !

ArrĂȘte ! Ils t 'ont pris ton frĂšre ! Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ils sont lĂ  ! On

les a réveillés ! Vite, va au coffre ! Il y a des pousseries, il y a des fous !

Nina

!

Tiens ! Le vecteur ! Tiens le vecteur ! Nadal ! Donne -moi le batrape ! J 'ai

droit !

T 'as l 'air un peu mort.

T 'as apporté les croissants ?

T

'as le deck et le sécurise ?

Rappelez

mon bavou, il arrive.

Faut pas que vous allez garafter des trucs chez moi, vous connaissez vous les

races de mort.

Et comment t 'as pu le prévenir, ton avocat ? C 'est le blaze.

Je vous rends des tigres.

Je sais pas pourquoi, ce matin, t 'as senté les... les ongles, là, pour les

vriller.

Vous allez me chercher le pied de biche pour faire les plaintes, personne.

Allez, donne -moi avec... Doucement avec le charbon.

T 'es à l 'aise ? Ouais, t 'as déjà goût.

Bonjour. Bonjour, monsieur.

Je viens voir mon fils, Noam Prigent.

Noam Prigent ? Noam Prigent.

Mais oui, il a signé sa décharge de sortie ce matin. Il a dit que son pÚre

venait le chercher.

Merci.

Tu m 'as fait peur.

Mais ça va, qu 'est -ce qui se passe ? Je me suis embrouillé avec une perle.

Je ne savais pas oĂč aller, alors... Eh bien, viens lĂ , mettons, viens.

Je peux partir, si tu veux.

Non, viens, vas -y, viens.

Allez, viens, qu 'est -ce que tu fais lĂ  ?

Alors, c 'est une sortie ? Ça te fait bien passer ? On n 'a rien trouvĂ©, mais

est -ce que tu sais pourquoi tu demandes ? Je ne sais pas, moi.

C 'est moi qui dirige ce groupe, mais personne ne me parle.

On m 'a dit que tu étais offre, donc tu vas voir ça avec Ferracci.

Pourquoi c 'est Ferracci qui t 'a dit de suivre les enfants d 'Eric ? Et toi,

pourquoi cette foule et vous le connaissez comme un gamin qui n 'avait

voir lĂ  -dedans ? Mais tu ne comprends rien Ă  ce qui se passe.

Tu ne comprends rien à Paris, tu ne comprends rien à ce métier. Oui, mais ça

fallait réfléchir avant, c 'est toi qui m 'as fait venir ici.

Tu as besoin ! ArrĂȘte ! Qu 'est -ce qui se passe ?

C 'est parce que j 'aime pas ĂȘtre pris pour un con. Par qui ? Par tout le

Mais vous me prenez pour qui ? Vous croyez que la BRI, c 'est vous ? Allez

demander dans les couloirs. MĂȘme dans tout bĂątiment, demandez qui je suis, lĂ .

Mais eux, est -ce qu 'ils savent vraiment qui vous ĂȘtes ? Est -ce qu 'ils

comment vous menez vos enquĂȘtes ? Qu 'est -ce que vous voulez dire ? Vous

trĂšs bien.

C 'est juste que je suis un bon flic et que je suis lĂ  grĂące Ă  mon travail, pas

parce que je suis une femme.

Je sais que vous traversez une période difficile avec votre fils.

On va faire comme si tout ça n 'était pas arrivé.

Je sais trĂšs bien que ce ne sera pas le cas, alors on peut arrĂȘter de faire

semblant.

Il est dans celle des fous.

Elle ne revient pas avant une demi -heure. Tu as un peu de temps.

Eric ?

Ça

va ? Oui, je tombe.

Je suis désolé, je me suis fait baiser. Ils ont fait ça dans mon dos.

C 'est mon petit.

Merci. C 'est pour mon titre que je me rends.

Il va se passer quoi pour toi ? Je vais finir le mois et j 'arrĂȘte.

Ça arrangera tout le monde, c 'est une galùre pour me vider.

Tu crois que c 'est la bonne, alors ? Faut croire, oui.

Le bateau ? Le bateau ? Le bateau.

Mais t 'es chérimÚne, toi ! Tu te rappelles pas ? Un jour, t 'es parti en

voilier, t 'as fait le tour de je sais pas quoi, t 'es revenu.

AprÚs, t 'avais que ça à la bouche, t 'es... Bah attends, je vais faire ça à

retraite.

J 'en ai dit des choses.

Tu vas pas le faire.

Je crois pas.

Moi, c 'est pas compliqué.

Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais, puis voilĂ .

Et lĂ ...

Il faut que j 'aille vite.

Il faut que je fasse tout mon métier.

Et puis aprĂšs, je vais continuer Ă  jouer un peu avec eux.

Peut

-ĂȘtre

qu 'on ira faire du bateau.

Je ne sais pas.

Tu pars combien lĂ  ? 50.

On patine comme ça ? Bah ouais.

Je vais me doucher.

Je vais me doucher. C 'est pas grave, je suis en train de m 'énerver.

Vanessa, tu veux tourner ? Vas -y.

Prends les mains.

Vas -y, prends les lutins, ils sont lĂ .

Il a fallu fermer sa bouche.

À tout.

Moi, je laisse prendre la plingue totale refrappe.

J 'essaie de passer ma garde, j 'essaie de me frapper.

Raconte. Non, simplement, je me suis écouté.

Et j 'ai pu sauver des gens.

Il y a un mec en bas.

Téléphone portable, crùne rasé, basket blanche, ce que tu vois.

Ouais. Il s 'appelle Hamza.

À partir de maintenant, moi, je te confie sa vie.

Tu le surveilles de jour comme de nuit. Il doit jamais rien lui arriver, jamais.

Donc le Walter, tu le prends lĂ .

Tu le mets dans ta poche.

toujours prĂȘt Ă  servir, les gens ils voient rien, tu peux te tirer au travers

sans dégainer, et si tu vois des gars qui approchent, tu cherches pas à

comprendre, t 'allumes, t 'allumes, direct.

Tu m 'as compris ? Ouais, vas -y, ouais.

Pour mon petit.

LĂ ,

il est au dépÎt.

C 'est bon pour lui ? EnlÚvement, séquestration, c 'est mal parti.

Non, non.

Fais -le moi sortir.

Tu trouves quelque chose ? Tu veux combien je te sors l 'alias ? Faut payer

? La cour ? Ça marche pas comme ça, Eric.

Faut que tu me l 'arraches.

C 'est mon fils aßné.

Je t 'explique. J 'ai besoin de lui pour mes affaires.

Sinon, j 'ai plus personne.

La vérité...

C 'est qu 'il est parti pour faire au moins trois ans.

Je suis mort.

Je suis mort. Je suis mort.

Pourquoi il a fait ça, ce con ?

Ça va, toi ? T 'es pas trop fatiguĂ© ?

Non, ça va.

C 'est beau.

C 'est trop le bordel Ă  la maison, on n 'a pas eu le temps de bien ranger.

Ils ont tout retourné.

Du coup, tu veux dormir à la maison quelques jours ? Non, ça va.

Bon, bah oui.

Prends l 'étoile, j 'ai envie d 'aller boire un café.

Ça fait moi... Je voudrais manger avec du lait, s 'il te plaüt.

Dans une grande part.

Ça va ? Je

suis désolée.

On s 'est pas mal chicané ces derniers temps, mais voilà, je voulais te dire...

J 'aurais dĂ» t 'Ă©couter, peut -ĂȘtre que... Peut -ĂȘtre que Jordan, il aurait

fait ça.

Nous, les Pérez, on est des durs.

Faut qu 'on reste soudés, puis on a Patrick avec nous.

Et voilĂ .

Il était dedans, Kylian ? Quoi ? Jordan.

Il a été tout seul le lever, Germain.

Il a pris Kylian avec lui.

Non, pourquoi tu dis ça ? Il a dit non, il a dit qu 'il savait pas.

Germain dit, moi ? Non.

J 'ai dit la vérité sur ta mÚre ? Oui.

Je t 'ai dit quoi ? Tu sais qu 'est -ce que tu m 'as dit ? Dis -moi ce que je t

'ai dit.

Tu m 'as dit que tu savais qu 'elle te ferait des trucs bizarres et que tu n

'aurais pas dĂ» continuer Ă  la suivre.

Exactement.

Alors ? Elle n 'a pas menti.

Elle est tombée en train. Je lui ai dit que je ne veux pas cet enfant. Tu ne

seras pas son occupé.

Mais ça n 'a pas manqué.

Je me suis retrouvé tout seul avec toi sur les bras.

Tu ne voulais pas dormir. Je suis devenu fou.

Je me disais, pourquoi j 'ai fait ça ? Pourquoi ? Je savais.

Pourquoi tu parles de toi ? Tu ne vois pas oĂč je veux revenir ? Non.

Tu as toujours été une galÚre. Mais je t 'ai gardé prÚs de moi.

Pourquoi ?

Je sais pas, peut -ĂȘtre que je suis ta fille.

Pourquoi toi, il y a un truc que papa t 'envers, toi ? T 'es intelligente.

De tous mes petits, t 'es la plus rusée.

Mais... Il y a un truc que je ne comprends pas avec toi.

Pourquoi tu ne m 'entends pas ĂȘtre gĂ©nial ? Comment ça ? Tes frĂšres, ils m

'obĂ©issent. Au doigt et Ă  l 'Ɠil.

Je leur avais dit de pas bouger.

Je sais que c 'est toi qui as eu cette idée de merde de lever un diamant qui n

'a rien Ă  voir dans l 'histoire.

Je le dis parce que t 'es ma fille.

La reine que tu me fends de toi, elle vient de moi.

Maintenant, ton frĂšre va manger Ă  la gamelle Ă  cause de toi.

ArrĂȘte de faire carrĂ©, tu ne sais pas ce qu 'il a fait. C 'est juste que je

voulais kipper, voilĂ , je voulais kipper tout de suite.

Tu ne supportais pas de rester lĂ  Ă  rien faire ? Fais ce tonnerre.

Mais si tu veux faire l 'homme, tu vas jusqu 'au bout.

Bah, Ă  la limite, tu prends l 'autre tapette.

C 'est fixe.

Bah,

veux -tu t 'en faire, là ? Tu vas péter sa rave.

Tu vas pas manquer un parloir.

C 'est toi qui s 'occupe de lui.

De jour comme de nuit.

Et que cette histoire serve de leçon.

T 'es ma fille, je t 'aime, mais tu dois passer par moi.

Tu montes pas n 'importe comment sur n 'importe qui comme ça, t 'en vois

personne payer la vie sur ta place, ça va pour quoi ? Tu m 'en fais un coup

comme ça, je te renie, je te balance avec cette famille.

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