All language subtitles for B.R.I. - S01E04.FR

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Original subtitles

Le gars a shooté sur des policiers et il est impliqué dans une fusillade.

Personne ne va venir hurler Ă  la bavure. Je veux que tu trouves des indics, tu

ramĂšnes des affaires. T 'es qui, t 'es qui toi ? Moi je suis quelqu 'un qui

t 'aider, c 'Ă©tait le souci. Prends pas la tĂȘte, j 'ai captĂ©, il faut que je

vienne quelque chose.

Potentiellement le deuxiĂšme tireur de la fusillade du 12Ăšme, ce serait Jean

Kodja. Le gamin il avait rien fait, il n 'a rien Ă  voir lĂ  -dedans. AprĂšs il est

parti faire un footing avec un mec. Lui c 'est le petit frĂšre et la soigneuse.

Hamza.

Je sais qu 'il sort de la drogue pour des gars, je veux savoir pour qui. T 'as

un rebeu qu 'on appelle Endo. Tu l 'appelles, tu dis que c 'est urgent

Non, c 'est pas poli.

Julien, c 'est moi.

Putain ! Quand tu joues, putain ? Quoi, vas -y, quoi ?

C 'est bon, c 'est bon.

Non, c 'est pas bon, putain.

J 'ai rien de suiveux sur des gars qui s 'adioquent.

Tu me racontes pas de la merde à moi, t 'as compris ? Je vais t 'écouter, ça

veut pas dire que je vais pas te virer de mon groupe.

Mais si j 'entends une seule fois de la merde, je te le dis, regarde -moi.

Je te dégage direct.

Je te parle.

Quand j 'étais au Steve, j 'étais sur un gros dossier.

J 'ai jamais pu le boucler parce que la maison était mouillée.

Toi, tu aurais été content de s 'utiliser.

J 'utilise personne, je suis venu tout seul ici.

C 'est pas ce qu 'on fait Ă  la BRI, on ramĂšne nos affaires, non ? Non, on

des affaires pour l 'ajout collectif.

On ne perd pas sous pavillon noir comme ça, là.

Connard.

J 'ai essayé de t 'en parler, mais apparemment, chacun ses problÚmes.

Tu te fous de ma gueule ? Tu te fous de ma gueule ? Il dit quoi, Patrick ? Il

est au courant, tout ça ? Putain.

C 'est pas Patrick qui t 'a recruté ?

Je fais quoi ? Vous avez un truc Ă  me demander ou quoi ?

Je connais une voiture Ă  tout le monde, moi, ici, vous savez.

Si vous voulez qu 'on discute, on peut peut -ĂȘtre aller prendre un cafĂ©, ce

plus simple, vous croyez pas ?

Vous voulez du sucre ? Non.

C 'est ce que je me suis dit.

Pourquoi vous me suivez comme ça ? Vous devez bien avoir une petite idée.

Il y a votre nom qui ressort dans une affaire.

Il y a mon nom qui ressort dans un paquet d 'affaires, mais lĂ  il y a une

prescription quand mĂȘme. Ça fait longtemps que j 'ai quittĂ© cette vie

Parlez de quoi ? De la délinquance ou du terrorisme ?

J 'ai été délinquant il y a longtemps, je n 'ai jamais été terroriste.

Jamais.

Et toutes ces guerres ? J 'ai voulu mourir sous la banniĂšre d 'un chien.

Et la cause, elle était juste. Moi, je n 'ai jamais tué d 'innocents.

C 'est quoi un innocent pour vous ? Vous pensez que vous ĂȘtes le seul Ă  vous

raconter ça ? À calmer votre conscience en vous disant que vous faites du mal à

des gens qui l 'ont mérité ? Vous ne devriez pas juger un homme d 'aprÚs ce

vous observez chez les autres, vous savez ?

Ce n 'est pas ce que je fais.

Qu 'est -ce que vous connaissez d 'une vie comme la mienne ?

Et

vous, alors, vous avez des enfants ? Vous avez un mari ? Votre mari, s 'il

vous aime vraiment, il ne devrait pas vous laisser faire un boulot comme ça.

Vous ne laisseriez pas votre femme ĂȘtre flic ?

Jamais, jamais de la vie.

Vous avez déjà tué quelqu 'un ? Et voilà.

Voilà, je voudrais pas que ça arrive à ma femme, ça.

Vous faites des questions et des réponses, maintenant ? Avant, j 'étais

vous. Je m 'en foutais de tout.

Moi, pendant longtemps, j 'ai pensé que je méritais la mort. Je l 'ai cherchée

un peu partout, je n 'ai jamais été exaucé.

Un jour, je rencontre quelqu 'un qui, je ne sais pas pour quelle raison, accepte

de garder un enfant de moi.

L 'amour, la violence, c 'est la mĂȘme puissance, c 'est la mĂȘme dynamique.

savez, je me laisse porter et je vous conseille de faire pareil.

Ça ne sert à rien de se battre.

Il arrive ce qu 'il arrive.

Dieu ne fait pas d 'erreurs, lui.

Bon allez, ça m 'a fait plaisir de discuter avec vous.

Bonne nuit.

Tu fais quoi lĂ  ? Je fais ma priĂšre.

J 'ai l 'horloge dans le sang maintenant.

Mon seul jour de repos là, je ne me réveille donc pas.

Tu ne bosses pas aujourd 'hui ? Non.

J 'ai des potes avant, ils font un barbecue tout Ă  l 'heure. Tu es avec eux

Non. Comment ça non ? Vas -y viens, ça fait longtemps.

Il faut que je reste en dispo pour les taffes, ils ont une galĂšre.

Ah ouais, t 'es superman toi, ils ont une galÚre, ils t 'appellent c 'est ça ?

'est quoi ton taffe lĂ  ? Vas -y, c 'est mon dormir.

T 'as l 'heure au barbecue ? Non, c 'est mort.

On va bien manger, t 'inquiĂšte.

SaĂŻd, je peux vous voir une minute ? Entrez,

je vous en prie.

Asseyez -vous.

Asseyez -vous, je vous dis.

J 'ai cru comprendre que vous avez eu un petit incident hier soir.

Ok. Je vais rembobiner le film.

DĂ©solĂ©e de ne pas l 'avoir fait avant, mais ça n 'avait pas lieu d 'ĂȘtre

Socrate n 'avait rien de concret.

Bien. Nous avons toutes les raisons de penser qu 'il y a, disons, des

collusions. entre certains haut -gradés de la brigade des stups avec un gros

importateur de cocaĂŻne qui a le contrĂŽle de plusieurs ports d 'Europe du Nord.

Il vend exclusivement à une seule équipe par pays, en trÚs gros.

S 'il bosse comme ça, c 'est pour diminuer les contacts, diminuer les

intermédiaires, éviter les polices d 'Europe et surtout mettre la pression

les grossistes.

Il a bossé avec des mecs en Belgique, des rifins, il y a eu un problÚme.

Qu 'est -ce qu 'il a fait derriÚre ? Il a promis le monopole à une équipe

rivale, s 'il a réglé son problÚme.

Au bout de 10 jours, il n 'y avait plus de problĂšme.

Il semble que cette enquĂȘte au long cours ait croisĂ© une des vĂŽtres, puisqu

de vos suspects dans cette histoire d 'assassinat s 'est retrouvé sur une

transaction.

Alors ma premiÚre question, c 'est qu 'est -ce que ça veut dire ? Et ma

question, c 'est comment mener Ă  bien ces deux enquĂȘtes sans que l 'une vienne

faire foirer l 'autre ? Pour la fusillade du 12e, on soupçonne les

Hassani, qui seraient aussi reliés à Trafic International, au bout de la

en tant qu 'acheteurs.

On a un de leurs gars qui a géré une transaction, Sadio, en l 'occurrence

du chantier.

Si c 'est bel et bien les seuls en France Ă  travailler directement avec la

grosse tĂȘte qui nous intĂ©resse, on peut les utiliser pour leur monter lui.

Si vous m 'aviez prĂ©venu, peut -ĂȘtre que j 'aurais pu rĂ©pondre Ă  ces deux

questions.

Peut -ĂȘtre qu 'on aura arrĂȘtĂ© tout le monde sur le chantier.

Et puis peut -ĂȘtre que votre affaire aura avancĂ©.

Au lieu de servir un type lĂ , Sadio, qui n 'est probablement qu 'un simple

intermédiaire.

en cavale, et des commanditaires qui vont se méfier.

VoilĂ  dont on repart.

Je crois qu 'on est bon, lĂ .

Alors ? Il n 'y a rien.

C 'est un vaillant, c 'est un vaillant.

GrĂące Ă  Dieu, il n 'y a rien.

Tu fais quoi ? De quoi ? Tu fais quoi là ? Comment ça ? Il te demande ce qu 'on

fait ? Il te demande ce qu 'on fait ? Tu dis on ne fait rien ? C 'est ça que tu

as dit ? Ils ont voulu marrer avec ton fils et toi tu dis on ne fait rien ?

Mouc.

Ah c 'est ça ĂȘtre un homme pour toi maintenant ? Putain Eric, t 'es obligĂ©

faire ça ?

LĂąche -moi ! C 'est pas grave, je te dis ! ArrĂȘte, mon pĂšre, lĂąche -le ! ArrĂȘte,

mon pĂšre ! Qu 'est -ce qu 'il se passe ici ? J 'ai compris, j 'ai compris, mon

pĂšre, arrĂȘte ! C 'est pas grave, arrĂȘte ! ArrĂȘte ! Je t 'Ă©coute pas, toi !

Ça va, calme -toi, s 'il te plaüt, calme -toi ! Bon, mais tu fais quoi, là, toi

? Mais tu dois quoi, lĂ  ? Je peux pas t 'empĂȘcher de la ramener, et quoi ? Je

reste les bras croisés, moi ?

Tu veux pas essayer de te calmer, lĂ  ? Retourne, bout de chien. Pas besoin de

toi.

Laisse -moi m 'occuper d 'elle, Samy.

J 'y suis depuis, moi.

C 'est fini.

Ils ont touché à mon petit.

Je sais.

Et tu vas faire quoi ? Tu vas repartir Ă  la guerre, Ă  ton Ăąge ? Je suis Ă  la

retraite, moi.

Est -ce que je suis Ă  la retraite, moi ? Tout va bien. T 'inquiĂšte pas.

Merci d 'ĂȘtre passĂ©. Tu es gentil. Merci.

Secret, je ne fais plus confiance. Tu crois, toi ? De toute façon, tu étais

moi, tu l 'as vu, le mec, hier au chantier.

Je ne sais pas... Il y a un truc que je ne sens pas dans son histoire, c 'est

bizarre.

Attends, Julien, qu 'est -ce qu 'on fait, lĂ  ? LĂ , on suit le gitan que Ryan

nous a balancé.

Exactement. Donc lĂ , on se concentre lĂ  -dessus.

Est -ce qu 'il y en a un qui le reconnaĂźt ? Je ne les ai jamais vus dans

affaire, eux.

Ils jettent pas leurs mégots de clopes.

Pour l 'ADN.

Des pros.

Des pros qui préparent quelque chose.

On laisse une ? Ouais.

Je suis derriĂšre toi.

Putain, s 'il te plaĂźt, monte sur du gros pain, Fred, t 'as la con, lĂ .

T 'as moyen de laisser une voiture, lĂ . Laisse passer, t 'es trop prĂšs, lĂ .

Laisse le scooter, laisse le scooter.

Super.

Colle -le, lĂ , j 'ai un citerne devant moi, je vois plus rien, lĂ . Je l 'ai, je

l 'ai, mets un coup de gaz, vas -y.

Julien, t 'es oĂč, lĂ  ? T 'es lĂ , lui.

Laisse -moi passer, toi, putain ! Tu vas toujours ? Yes.

Là, t 'as la Citroën juste derriÚre qui va passer devant toi, tu la laisses.

Ouais.

Et maintenant, tu te colles la Citroën.

Laisse la Citroën entre vous deux, là.

Ok, je les vois, ils sont arrĂȘtĂ©s rue de la Paix.

Il faut absolument connaĂźtre le nom de la bijouterie que je suis en train de

repérer.

Il faut savoir maintenant qu 'on ne peut pas aller Ă  la chasse aujourd 'hui.

Et on n 'a qu 'Ă  mettre un dispositif sur toute la rue, lĂ .

Non, il me faut le nom. Le nom de la bijouterie.

Fais quoi, les messieurs écoutent.

Il y a un master mégo, ils ne vont pas parler au téléphone.

Donc rappelle ton dial à celui qui t 'a donné le tuyau, là.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ça te pose un problùme ? Non, non, non, t 'inquiùte, t

'inquiĂšte. Alors fais -le.

Nos trois bagnoles en bas, Montpellier, Quatorne, les Espagnols arrivent, ça

livre. Donc nous, l 'objectif, c 'est de récupérer en région parisienne.

Ils montent sur Paris, la sonneau tombe en rade. Je te jure, la balise se casse

la gueule, elle est moche, mais on n 'a plus rien. On se retrouve aveugles et

sourfois, royal au bar. Donc l 'arrivée, en fait, on l 'a fait à la borne. On a

un téléphone qui borne à peu prÚs au bon endroit. Donc on s 'est foutus sur

Saint -Arnaud.

Et dĂšs qu 'on les a vus fleurir, on est partis derriĂšre.

On s 'est mis à l 'ancienne, avec les téléphones de guerre, on a regardé la

géologue. C 'était bien.

Ça peut ĂȘtre bien.

Franchement, c 'était super.

On finit par serrer dans le 18. Excuse -moi.

J 'arrive.

Ça doit ĂȘtre urgent. Pourquoi vous venez me trouver ici ? On peut parler ? J 'ai

deux minutes.

Je suis là, je vous écoute.

On va avoir un gros problĂšme.

Le fils aßné d 'Eric Perez a été vidé ce matin.

Il est mort ? Non, mais ça ne change rien.

Et on sait qui l 'a fait ? Justement, c 'est ça le problÚme.

Tout le monde dit que c 'est les frĂšres El Hassani qui sont Ă  la main d 'avant.

Je peux savoir Ă  quoi vous jouez ? Pardon ? Le fils d 'Éric PĂ©rez a Ă©tĂ©

d 'une tentative d 'assassinat.

Si vous n 'avez aucune idée de qui a pu faire ça, lui, il en a une.

Apparemment, il n 'est pas le seul.

J 'essaie juste de faire mon métier et sans me faire influencer par des gens

eux -mĂȘmes ont du sang sur les mains.

Comme les membres du clan Pérez.

Bon, et pour Célim, vous avez avancé sur les suspects ? Ouais, j 'en connais

déjà, on le surveille.

Ben, amenez -le -moi.

Et vérifiez son emploi du temps quand le fils Pérez s 'est fait tirer dessus.

Si vous voulez mon avis, c 'est une mauvaise idée.

Si on fait ça, on risque d 'échauder les commanditaires.

Mais tant mieux, tant mieux. Peut -ĂȘtre que ça les dissuadera, continuer Ă 

vouloir faire tuer des gens.

Mais reprenez -vous, SaĂŻd.

Vous n 'ĂȘtes pas lĂ  pour rĂ©volutionner le fonctionnement de cette brigade, vous

ĂȘtes lĂ  pour empĂȘcher que les gens se tirent dessus dans les rues. C 'est ça,

votre boulot !

Vous attendez quoi ? Je peux savoir au moins pourquoi vous me bloquez lĂ  ?

Monsieur, on va se calmer, on attend juste deux petites minutes. J 'ai pointé

ou pas ? Je suis détendu, j 'ai pointé ou pas ? J 'ai pointé, je me trace.

Non, non, je pointe, je me trace, c 'est tout.

Je suis trĂšs calme.

Non, non, j 'ai autre chose Ă  branler. Je suis calme et foudre.

Mais j 'en ai rien Ă  foutre de vos ordres.

Bonjour.

Je demandais Ă  mes collĂšgues de ne pas faire la perquisition en votre absence,

pour préserver votre famille.

Alors lĂ , on sera dans votre appartement.

Bien sûr, vous aurez quelques instants pour les prévenir.

Mais en contrepartie, vous vous tenez, pendant toute la durée de la garde à

Ah, que vous n 'avez pas... Maintenant, si vous n 'avez rien Ă  rajouter, j

'aimerais me concentrer avant d 'arriver.

Ça sert à rien de me poser des questions avant que je sois en garde à vue, parce

que le son de ma voix, vous ne l 'entendrez plus.

Merci Ă  tous.

Ouais.

Alors ? T 'es un bon.

Ça fait combien de temps que t 'as pas vu ça comme ça ?

Je ne sais pas ce qui a changĂ© entre maintenant et le temps oĂč on mettait des

bras en l 'air. C 'est nous frĂšre.

Le reste, il n 'a pas bougé.

Tu es toujours en peur ? Je ne sais pas.

Pas monter ? Vas -y reprends, reprends !

Il n 'y a rien chez moi.

C 'est Farouk.

Tu es un Arabien.

Tu es d 'AĂŻri ? Je suis d 'AĂŻri.

Ça va le cas ? La frontiùre.

C 'est pour ça que tu as une tĂȘte de chauve.

Tu la connais ta tĂȘte ? Non, ça ne marche pas avec moi.

J 'ai une trÚs bonne mémoire.

Comment on ne s 'est jamais rencontrés ?

Non, j 'ai pas dit on s 'était rencontré, j 'ai dit je la connais ta

Il y a des camarades qui m 'avaient montré la photo d 'un type du 13Úme RDP

était allé en Syrie pour traiter les djihadistes français.

Pareil faisait peur Ă  tout le monde.

Peut -ĂȘtre que je confonds aprĂšs, tu sais.

J 'ai peut -ĂȘtre une moins bonne mĂ©moire que la tienne.

Pourquoi vous l 'avez arrĂȘtĂ© ? On l 'a tirĂ© sur le fils Perret ce matin.

Faire attirer la paire de représailles, donc elle nous a demandé de boucler tous

les suspects.

On fait la mĂȘme connerie qu 'avec Alix, quoi.

Non, sauf si c 'est lui qui a tiré.

Mais si c 'était lui qui avait tiré, tu crois vraiment qu 'il aurait loupé ? Ben

non. Ben non ? Sur un parking désert au petit matin ? Non.

Ben alors ? Alors il est lĂ , on l 'interroge.

S 'il n 'a pas demandé d 'avocat, donc on en profite.

C 'est trĂšs bien qu 'il risque rien.

J 'étais avec lui hier soir.

Il m 'a cramé, donc on est allé boire un café. J 'ai essayé de le faire parler,

mais il m 'a rien dit.

C 'est un taré, c 'est une espÚce d 'illuminé qui s 'est inventé une

pour justifier son délire.

Vous avez discutĂ© longtemps ? Non, mĂȘme pas. AprĂšs, il est rentrĂ©.

Juste, il est ressorti ce matin à 8h pour amener son fils à l 'école.

La tentative de meurtre a eu lieu Ă  7h.

J 'étais en bas de chez lui toute la nuit.

Il a pas bougé. En plus, j 'avais traqué sa caisse.

Il t 'a bien repéré ?

Donc elle traĂźnait plus de fous et compagnie.

T 'as jamais pensé que discuter avec un flic, c 'était le meilleur des alibis ?

J 'ai jamais pensé à ça.

Réponds -y.

Qu

'est -ce qu 'il

y a ? Bon, ça se passe.

Il n 'a pas d 'alibi.

Il dit qu 'il a bu un café avec une jeune femme, mais il ne connaßt pas son

identité. Le lendemain matin, il a emmené son fils à l 'école.

C 'est la seule chose qu 'on a pu vérifier.

Pour la femme, je confirme.

Pardon ? Moi, j 'avais des gars dessus. Ils confirment le café avec la femme.

Si vous le saviez, pourquoi vous ne me l 'avez pas dit ? C 'est pas de ma faute.

C 'est ça le sujet qu 'on est.

On ne va pas laisser le choix.

Désolé.

Et tu veux boire un truc ? Ah, ça ira, merci.

Tu te renseignais ? Ouais, ils vont faire une bise.

Ils vont faire poirer.

Ils ont rapatrié plein de trucs pour une grosse vente en liquidation.

Tous les coffres, ils sont pleins, lĂ .

Ah, t 'es détendu ? Je veux boire un truc.

Donne -moi un Perrier.

Un Perrier ? Pur ?

Tu fais

quoi

lĂ  ? Je te parle, tu fais quoi ?

Ça arrive, c 'est la police ou c 'est comment ? Tu vas m 'embarquer ? ArrĂȘte

jouer avec moi.

Moi, je te le dis.

Tu veux reboire un truc ? Hein ? Tu veux reboire un truc ? Non, ça va.

Y 'a pas une meuf qui te plaĂźt, lĂ  ? Non.

C 'est pas les meufs qui font délire à toi, c 'est quoi ? C 'est quoi, là,

frérot, ta caisse ? T 'es tout le temps tendu comme ça, ou

? Non, j'suis pas tendu, j'suis normal, lĂ .

Bon, un verre, frérot, t 'as roi de vivre aussi, là.

Mais reste, toi, j'te dis pas rester tard, mais juste, tu profites, tu t

un peu, tu t 'Ă©tends, tu rentres chez toi, t 'es prĂȘt, t 'es dĂ©tendu.

Comme ça, demain, quand tu tapes, t 'es bien.

Demain, quand je tape quoi, demain ? Les gitans ! Quand Thomas, il tape demain,

les gitans ? Ah ouais ? T 'avais pas dit ? Eh non, tu me l 'avais pas dit, lĂ  !

Badri répond pas.

La bijouterie est là. Les trois équipes ici.

Vanessa, Socrate, Badri et Julien et moi.

Donc lĂ , vous voyez que la rue est assez large pour qu 'on se gare en double

fil. On les prend en étau. On leur met la pression tout de suite. On les laisse

pas respirer.

Je veux qu 'ils se rendent compte que ça sert à rien de lutter et qu 'ils

déposent les armes.

Donc on connaĂźt pas l 'heure Ă  laquelle ils vont taper, mais la bijouterie ouvre

à 10h. Donc ça veut dire qu 'on va mettre le dispositif en place

Ă  6h.

Comme ça, il y aura pas trop de mouvement.

Au cas oĂč ils ont mis un sous -marin pour surveiller la rue, faites attention

sur les passages.

Ok ? Donc lĂ , si vous voulez dormir, vous reposez un petit peu. LĂ , vous avez

deux heures.

Ouais. Jambas, je t 'attends.

Pourquoi faire ? J 'ai tant tapé aujourd 'hui et je me suis... Je dis que t

'aimerais bien en ĂȘtre.

Bah ouais, normal.

Vas -y, arrĂȘte.

Désolé, j 'étais en train de gérer un... T 'as pas dû te défier, c 'était jour

de repos.

On sera aujourd 'hui Ă  la bijouterie ?

T 'es d 'attaque ? Bah ouais, vous croyez que vous allez vous amuser sans

quoi ? Qu 'est -ce qu 'il y a fait ? Je sais pas.

C 'est moi qui dois garer toutes les voitures, c 'est ça ? C 'est ça. Et si

chauffe, vous vous mettez à l 'intérieur.

Vous savez, quand on vous dit que ça chauffe, en fait, on fait que... Ne vous

inquiétez pas, ça va bien se passer.

Allî, tout le monde ? Ça va, le valet de chambre ?

C 'est lĂ , toi ? Toi, tu voulais plus me parler ? Quand c 'est pour me foutre de

ta gueule, je veux bien.

Tu vois, bizarrement, ça m 'avait manqué.

Ah ouais ? Je trouve pas ça bizarre.

Ça m 'est d 'ĂȘtre pas.

Concentré. Et à tous, je veux qu 'on attend l 'identification formelle avant

bouger.

On fait trÚs attention à ce que ça ne s 'échappe pas, parce que d 'un cÎté il y

a l 'Opéra, de l 'autre la place VendÎme.

MĂȘme si il y a un dispositif de police pour bloquer l 'arrondissement, on fait

trÚs attention, je veux qu 'on prenne zéro risque.

D 'accord ? On contient maximum dans les voitures.

Ok, reçu.

Attention, ça arrive.

Super, on approche.

Dégradé, bouc, veste et pull, col roulé noir, pantalon gris, chaussures noires.

Il s 'approche de la bijouterie.

Et ça rentre.

Non, il ne va rien faire du tout.

Bah pourquoi il est rentré alors ? Je pense qu 'il va aller forcer à ouvrir le

sas pour ses collĂšgues lĂ .

Vanessa, rentre dans la bijouterie, fais -toi passer pour une cliente.

Ok, ok.

Attends, attends, attends.

Bonjour madame, bienvenue, c 'est vous ? Oui bien sûr, c 'est bien. Qu 'est -ce

que vous faire pour vous ? Je viens pour essayer une montre s 'il vous plaĂźt.

Vous avez un modÚle spécifique en fait ? Non, je vous écoute. D 'accord.

Alors la spécificité de la maison, vous voyez ce sont les bracelets

interchangeables. Vous voyez on conserve le mĂȘme cadran et on vient clipser un

petit bracelet de votre choix en fonction de vos préférences. Soit un

classique.

Je fais quoi ? Tu m 'as l 'identification, si c 'est bon, on les

Bonjour,

c 'est qui ? C 'est la voiture ? Ah, dĂ©solĂ©, je crois que vous ĂȘtes Ă  l

Qu 'est -ce qu 'on fait ? Finalement, on attend qu 'ils sortent. DĂšs qu 'ils

sortent des voitures, on les tape.

Alors ? Madrid, on sort. On dirige vers la voiture.

Police ! Police ! Police ! Police ! Police ! Police ! Police !

C 'est bon, c 'est bon, c 'est bon.

Bouge pas ! Bonne nuit.

Alissa, c 'est bon ? Oui, oui. C 'est bon ? Messieurs, dames, ça va ? Pas de

blessĂ©s ? Ça va.

Ça va ? Bien jouĂ©.

Allez.

Vous nous ouvrez ?

Ça va bien, ça prend l 'eau là.

Ça va dans le BEM, c 'est dĂ©sarmĂ© ça ? C 'est bon.

Bravo mon gars, bravo.

Bravo les gars.

Qu 'est -ce qu 'il se passe lĂ  ? Qu 'est -ce qu 'il se passe ? Qu 'est -ce qu

'il se passe lĂ  ? Viens, viens, viens.

Qu 'est -ce qu 'il se passe lĂ  ? Y 'a un braquage en cours lĂ . Y 'a un braquage

à l 'Opéra Comique.

Salle des ventes.

LĂ , en ce moment lĂ .

Putain de merde ! Quoi ? Quoi ? Braquage à l 'Opéra Comique, on s 'est fait

niquer. Sous -marin, Vanessa, viens ! Go, go, go, go !

Bonne minute !

Une minute !

Ça va Madame ? Ça va ? Viens avec moi. Mets -moi votre main.

Ça va aller.

On respire.

Tout va bien.

Ça va ? On va vĂ©rifier si vous ĂȘtes touchĂ©.

Pour le moment, ça va. D 'accord ?

J 'ai un dernier candidat.

Il est à la BRIPP. Il vient d 'arriver quand il y a eu les événements.

Pas beaucoup d 'expérience.

Il était au renseignement militaire avant, au 13e RDP.

Il a fait démission en Syrie et puis il a décidé de changer de carriÚre.

Et puis du coup, il s 'emmerde Ă  la PP parce que depuis les attentats, il se

retrouve Ă  faire que l 'intervention.

Profil atypique. Oui, mais intéressant.

Mais de tous les candidats que vous avez évoqués, duquel vous sentez -vous le

plus proche ?

Pour ĂȘtre franc avec vous, aucun.

Mais disons qu 'il y en a un avec qui je suis en train de m 'attaquer.

Je croyais que la situation était sous contrÎle.

Ouais, elle était sous contrÎle, rue de la Paix.

AprÚs, la salle de vente, c 'était pas prévu, donc... T 'as pas l 'impression d

'avoir été baisé ? Non, j 'ai l 'impression d 'avoir fait mon taf.

'est -ce qu 'il y a ? Vous mobilisez les forces de police du quartier pour

arrĂȘter des bras cassĂ©s, et pendant ce temps, le vrai coup se fait un kilomĂštre

de lĂ  ? Bravo.

Belle opération.

Qu 'est -ce que tu fais ici ? Il est venu reprendre sa place Ă  la tĂȘte du

groupe.

On va arrĂȘter les frais, lĂ .

De fusillades en une semaine et des dossiers qui patinent, je crois que vous

'ĂȘtes pas encore mĂ»rs pour le commandement.

Bien. Alors quand vous aurez arrĂȘtĂ© les braqueurs, je veux qu 'on mette la main

sur les frÚres El Hassani pour le meurtre de Céline Kémissi et tentative

meurtre sur le fils d 'Éric PĂ©rez. Parce que la derniĂšre chose dont j 'ai envie,

c 'est que des fous furieux déclenchent une guerre des gangs en plein Paris.

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