All language subtitles for La bride sur le cou N&B (1961) - Brigitte Bardot, Mireille Darc - Comedie

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Original subtitles

Ă  l 'appartement. J 'oublie la moquette. Alors la mĂ´me, t 'as fait conduire au

cirque ? Espèce de vieille boue dégueulasse ! Fais ma seconde.

C 'est elle ? Écoute, Philippe, j 'ai une excuse.

Une excuse formidable.

Ça, pour les excuses, est trop fort pour moi. Quand tu sauras, tu me diras

merci.

Eh bien, merci.

Tu ne me crois pas, hein ? Ça, alors, c 'est

bien toi.

Je vends la commode de ma mère pour t 'offrir une montre et à quoi ça me sert

me faire engueuler.

Moi ? Je viens de perdre un contrat Ă  cause de toi.

Trois pages en couleur pour l 'Amérique.

500 000 francs en chien.

C 'est tout.

Mais moi, c 'est beaucoup plus important.

Je l 'ai trouvé.

Qui ? Qui ? L 'appartement.

Ça là, prends.

Serge, les plafonniers.

Bernard, les plafonniers. C 'est ce que tu voulais. Pardon,

Marie -Jeanne.

Exactement ce que tu voulais. Un immense living room avec une loggia pour le

lit, cuisine, salle de bain avec des placards, avenue Henri Martin.

6 millions.

Puis 12 millions en deux ans.

Bon, je reviens demain Ă  3 heures. C 'est gentil.

Bernard, le réfrigérateur.

Le contrat Marie -Claire.

Mais mes fossiles ! Non, non, c 'est pas la peine.

Alors je suis prêt ! J 'étais sûre qu 'il te plairait alors je l 'ai retenu.

T 'as laissé les arts ? Non, pas cette fois -ci parce que j 'avais rien sur

mais je leur ai promis qu 'on passerait demain.

Ah, ton pantalon ! Mon pantalon... Comment tu t 'appelles ? Sophie.

Tu sais ce que ça veut dire en grec ?

Sophia ? Non, non, non.

Ça veut dire sagesse.

Depuis un an et demi qu 'on se connaît, c 'est le quatorzième appartement que tu

retiens. Tu crois pas que tu ferais mieux d 'ouvrir une agence ? C 'est tout

que tu as Ă  me dire ? Monte lĂ  -haut.

Ici ? Oui, oui.

Ah là là, c 'est sûr que c 'est solide ? Mais oui, mais oui, t 'inquiète pas.

C 'est tout mon canard ? Non, pas ici.

Alors dis -moi quelque chose de gentil.

Je t 'aime.

Je t 'aime, tu m 'aimes, on s 'aimera jusqu 'Ă  la fin du monde.

Puisque la terre est ronde, mon amour, t 'en fais pas.

Personnellement, je n 'en fais pas, mais j 'ai l 'impression qu 'on t 'attend.

J 'espère que tu as compris ce dont il s 'agit, Darlene.

Tu es dans le désert, il fait plus de 40 à l 'ombre, tu as soif.

Qu 'est -ce que tu fais ? Ben quoi, je prends mon air de petit chat ? C 'est ce

qui me va le mieux.

Je t 'en prie, darling, tu nous as déjà mis assez en retard.

Tu bois, c 'est glacé, tu revis.

Ouvre Ă  6 -3, le fond ne compte pas.

Bernard, fais le fusil. Oh, pardon.

Et lĂ , idiot, contre le mur.

Attention.

Philippe, j 'ai mal au cœur.

Allons, il ne manquait plus que ça.

Non, fais un effort, prends pas cet air idiot.

Bon, j 'ai rien dit.

Reprends les radios.

Je reviens tout de suite, tu peux y aller.

OĂą il va ? Ne t 'occupe pas, reste tranquille.

Attention, ne bouge plus.

Qu 'est -ce qu 'il a aujourd 'hui ? Je suis désolé Barbara, mais je suis en

retard Ă  cause d 'une photo.

Tu veux six heures au floor ? Le floor ? Oh oui, j 'aime.

Philippe ? Oui ?

VoilĂ 

une. Alors, ça marche ? Oui, oui.

Qui s 'appelle Klaxon ? Pas rien, c 'était Antoine. Il voulait m 'emmener

essayer la nouvelle Ferrari.

Tu sais, la berlinette avec le nouveau pont autobloquant. C 'est formidable.

Seulement, on était en retard.

Bon, alors ton bras un peu plus haut. Ne me touche pas, hein !

On se taille ?

Allez -vous.

On y va ? C 'est parti.

Oh, François Sagan ! Là, là.

Eh bien, merci.

Moi, je la croyais plus jeune que ça, vous savez.

Tu vas voir le travail.

Oh, maman.

Ah non, tu fais erreur, mon petit gars.

Oh, pardon.

Merci.

En retard.

C 'était Luchère.

Il y a longtemps que tu es lĂ  ? Non, non.

Ah, c 'est pas malheureux de voir un type comme ça, jeune, costaud, perdre

temps dans les bistrots au lieu de travailler avec tout le monde.

Pascal.

Imagine que tu me trouves très, mais alors très gentil ce soir.

Beaucoup plus charmant qu 'hier ou avant -hier.

On part d 'ici, on va lancer, peut -être un peu trop serré.

Et puis, tout d 'un coup, j 'ai de la chance, je te dis quelque chose qui te

fait rire.

De rire en rire, on se retrouve chez moi.

J 'enlève ta robe.

J 'enlève ce qu 'il y a dessous.

Il est 3 heures du matin.

J 'éteins la lumière ou je laisse allumer comme tu veux. Tu éteins.

Quelques heures après, imagine que tu travailles dans mes bras.

Qu 'est -ce que tu dirais ? Moi, je dirais, avec les oreilles, tu sais y

affaire.

Je peux te le dire maintenant.

On m 'avait dit beaucoup de mal de toi.

Que tu étais un genre de garçon qui... Un salaud ? Remarque -moi, on m 'avait

bien dit que tu étais une de ces américaines avec le cœur enveloppé de

Tu l 'as pari pour... enfin... Une salope ?

Ça y est, je suis amoureux.

OĂą ? Tiens lĂ , regarde.

Moi aussi, protard.

Regarde, elle a un cadeau pour moi.

Tiens, tu vois ? Qu 'est -ce que c 'est à ton avis ? Le portefeuille d 'Hermès ?

C 'est un peu gros.

Alors que le cachemire de chez Dios a plutôt l 'air d 'être un gâteau, non ?

c 'est gentil quand mĂŞme.

Ça, tu me le paieras.

Dis -donc, elle y va un peu forte, ta fiancée.

En tout cas, elle l 'a bien cherchée. Ça, oui.

Qu 'est -ce qu 'il faut faire maintenant ? Il faut les grimer.

Vous croyez ? Oui.

Bon.

HĂ©, tu vas oĂą j 'y vais ? Non, vas -y, t 'es le plus fort.

Il y en a un petit peu lĂ .

Toi, je t 'en prie.

Qu 'est -ce que j 'ai fait encore ? Parce que tout à l 'heure, ça t 'a pas

suffi, non ? Mais puisque je t 'aime. Eh bien, je m 'en fous. Tu comprends ? Je

m 'en fous.

Mets -toi bien ça dans la tête. Maintenant, c 'est fini, nous deux.

C 'est pas vrai.

Mais enfin, t 'es inconsciente ou quoi ? Non ! Féminine ! Parfaitement. Nous

sommes femmes, donc faibles, donc excusables. Vous savez. Ah non, mon

bonhomme. Non, comment ça ?

Ce serait trop facile. Alors nous arrivons dans un lieu public. Nous y

découvrons notre infortune. Et au lieu d 'un vulgaire scène de jalousie, nous

vous posons délicatement une tarte à la crème sur la tête. Un peu comme un

verret, somme toute. Et vous vous plaignez. Oh non. Il a raison. T 'as pas

? Ah.

Vous voulez une paire de claques ? Oh non, mon vieux. Non, les tartes, c 'est

pour vous.

Laissez Philippe tranquille. Non mais c 'est fini, oui.

Toi, tu peux toujours courir pour que je te défende encore.

Ah, nous sommes impulsives, agressives, même. Mais après ce qui s 'est passé...

Oh, il m 'a cassé. Il a écouté au port.

T 'as fini de jouer la petite fille ? Oh, puis après tout, fais ce que tu

Maintenant, je m 'en fous. Je suis

On s 'amuse bien Ă  Paris, Pierre, merci.

Alors, Philippe... Excuse -moi, chérie.

Let's go anywhere else.

Qu 'est -ce qu 'il dit ? Qu 'on est seul, qu 'on meurt seul, et qu 'entre

deux, il faut se débrouiller pour n 'être pas trop seul.

Il a vraiment dit ça ? Non, c 'est pas vrai qu 'il l 'a dit, mais c 'est vrai

que c 'est vrai.

Allez, venez.

Vous ne vous perdez pas de temps, hein ? Oh, pas vous non plus.

Comment moi non plus ? Madame, je vous connais depuis cinq minutes, vous ĂŞtes

déjà en train de me faire une scène. Je vous jure, heureusement que j 'ai bon

caractère. Laissez -moi.

Ah, bravo, très bien.

Alors non seulement nous sommes trahis, mais l 'homme Ă  la tape repart avec une

femme admirable.

Et nous, nous nous apprĂŞtons Ă  redescendre tout seul dans la grande

vaincus, humiliés, ridicules.

Une minute.

Mais non, voyons, avec des yeux comme ça, une bouche comme ça, et enfin tout

reste, nous avons le droit d 'avoir notre amour propre.

Nous allons redescendre au bras d 'un garçon, heureuse, triomphante, royal.

Heureuse, je ne peux pas.

Royal, je vais essayer.

Venez.

Oui, oui, d 'accord, d 'accord. Excusez -le, il est bien élevé.

C 'est pour moi que vous dites ça ?

Vous ĂŞtes adorable.

Vous ĂŞtes mannequin.

Vous faites de la danse.

Vous ĂŞtes Ă  Paris depuis moins de deux ans.

Comment vous savez ça ? C 'est Sherlock Holmes, votre copain.

Mannequin, j 'ai dĂ» voir votre photo quelque part.

La danse, la démarche.

Vous savez, Baudelaire, mĂŞme quand elle marche, on croirait qu 'elle danse.

Bon, d 'accord.

Mais comment vous savez que je suis Ă  Paris depuis deux ans ? Parce qu 'au

de deux ans, on n 'aurait plus le courage de... On se civilise.

Des garçons, un autre thé au lait. Sans lait ! La ligne.

Ah bon. Eh bien, passons aux choses sérieuses.

Claude, Alain et... Sophie.

Vous savez ce que ça veut dire en grec ? Sagesse.

C 'est tout, votre copain ? Oh, tout, vous savez.

Bon, alors, qu 'est -ce qu 'on se fait ? Sinon, je fais une petite rĂŞverie. Et

lĂ , et lĂ  ?

Je crois qu 'on ne s 'est pas très bien compris.

Je ne voulais pas redescendre toute seule. Vous vous êtes trouvés là. Merci.

Ça ne veut pas dire qu 'on va se marier.

Non, mais enfin, on peut quand même rester copains, quoi. Ça n 'engage à

Justement, ça n 'engage à rien.

Au revoir.

C 'est très bien ce que vous faites là.

Si, si.

Ah, bravo. On a une façon d 'emballer, toi, je te jure.

Ah, mon vieux, une fille qu 'on laisse tomber a le choix entre deux solutions.

Ou bien rentrer chez elle et s 'engloter toute la nuit, ou bien se venger tout

de suite.

Vous, vous préférez s 'engloter, c 'est votre droit. Moi, je comprends très bien

ça.

Et pour se venger, il faudrait faire quoi ? Vous asseoir.

Bon, je me venge.

Ça lui apprendra.

Bravo. Non, ça, vous avez raison. Je suis très drôle.

T 'es surtout très rapide.

Ah ben, qu 'est -ce qui te prend ? Il me semble que l 'idée de faire rester

Sophie et moi, tu crois pas ? Non, mais dis donc, qui c 'est qui est allé la

chercher, Sophie ? C 'est toi ? Vous allez pas vous engueuler, hein ? Tiens,

ben, je suis bon prince. Je te fais ça au karting. Ça marche ? Trois tours de

piste. D 'accord.

Quoi, ça ? Ben, celui qui vous aidera.

Ah bon, d 'accord.

C 'est pas dangereux votre truc, hein ? Oh non, non.

Qu 'est -ce que tu fais ? J 'ai gagné, donc j 'emmène Sophie, CQFD.

CQFD, rien du tout. C 'est elle qui a gagné, c 'est pas toi. Oui d 'accord,

c 'est quand même moi qui ai gagné, les bons hommes. Non, non, non, ça marche

pas. Bon, d 'accord, on recommence, alors, sur deux tours et sans elle.

Mais pour prouver quoi ? Si bien que ce sont les femmes qui me choisissent, ce

ne sont pas les hommes, alors.

Moi, j 'ai rien choisi du tout.

Ah, tu vois ? Allez.

Non, mais ils sont contents. C 'est un fou, ces deux -lĂ .

Moi, je vous préviens, je vais me coucher.

Ah non ! Comment non ?

Vous voyez, moralement, on n 'a pas le droit de vous laisser toute seule.

Il pourrait vous arriver quelque chose.

Dans le fond, moi, je vois qu 'une seule solution, boire.

Quoi ? Le fait est qu 'un petit verre, ça... Oui, ça, comme tu dis. Il n 'y a

'un seul ennui, c 'est que moi, je ne bois jamais.

Ah bon ? Votre légion ? Non, ma ligne.

Et vous connaissez celle des deux petites sœurs des pauvres qui sont

surprenantes ? C 'est pas dégoûtant, hein ? Moi, ce que j 'aime en Sophie, c

'est sa pureté.

C 'est pour ça que vous êtes venu m 'aborder ? Ah non, c 'est pas moi, c

Claude.

Moi, je vous regardais, je me disais, cette fille -lĂ , elle pourra faire ce qu

'elle voudra, elle sera jamais vulgaire, jamais.

C 'est vrai que vous disiez ça ? Oui, c 'est vrai.

Bon, ben dis donc, faudrait peut -ĂŞtre panter Ă  l 'appelot d 'arthrose ?

? Oui, vous savez ce que c 'est, quoi, on cause, on cause, et puis on oublie le

boulot. Qu 'est -ce que c 'est, votre boulot ? Pyrrhose, bien.

Oui, on opère demain matin.

Moi, si un jour j 'ai un enfant, je voudrais qu 'il soit architecte ou

chirurgien. L 'architecture, vous savez, c 'est jamais que des pierres les unes

sur les autres.

Nous, c 'est la vie.

Ce qu 'il faut fort attendre.

Pour une fille qui ne boit pas souvent, chapeau, dis donc.

Chantez -nous quelque chose.

Je t 'aime, tu m 'aimes, on s 'aimera Jusqu 'Ă  la fin du monde

Puisque la terre est ronde Mon amour, t 'en fais pas

Bon, ben voilà, je suis arrivée.

Au revoir.

Au revoir.

Au revoir. Au revoir.

Vous avez été très gentil. Au revoir.

Vous voulez me voir en bikini ? Oui, si.

Bon, venez. Non, mais vous allez attraper froid. Ne vous inquiétez pas.

Fermez les yeux.

Un, deux, trois.

Les salauds !

Il va vous faire ça dans votre rue, c 'est dégueulasse.

Alain, aidez -moi.

Eh bien, tu t 'emmerdes pas, mon pote. Tu sais pas ce que tu peurs, mon vieux.

Je veux descendre.

Bon, ben, j 'y vais, moi.

Vous venez m 'aider, oui, bande de cons ? Descendez.

On va vous aider.

Enfin, vous ne pensez tout de mĂŞme pas, messieurs, que c 'est Ă  vous que je m

'adresse, hein ? Nous, on ne pense jamais en plein air.

On pense qu 'au commissariat.

Et on ne discute jamais avec des gens qu 'on ne connaît pas à moins dix heures

du matin.

Allez en route, mon Gaillard.

Oh, Gaillard, Gaillard, vous savez ce Gaillard, Gaillard.

Je m 'excuse, mais je connais ce monsieur, c 'est un de mes amis. Il doit

sûrement y avoir un malentendu. Si c 'est un de vos amis, dites -lui la

prochaine fois de ne pas... lacérer les affiches sur la voie publique, ni

insulter les agents dans l 'exercice de leur fonction.

Je vous assure que... Vous voulez que je vous embarque aussi ? D 'abord, oĂą

habitez -vous ? LĂ .

LĂ , bon.

J 'ai pu du café fort.

Ça ira mieux demain, les amoureux.

Sophie ! Bonsoir, monsieur Legrand.

Bonne nuit, mademoiselle.

Vous me faites honte ? Non, c 'est pas ça.

Monsieur Legrand est très gentil. Mais il m 'a bien prévenu. Si je ramène un

gars Ă  la maison, il me faut Ă  la porte. Alors vous pensez...

Asseyez

-vous, je vous en prie.

Faut pas faire attention, il y a un peu de désordre. Je comprends très bien ça.

Une fille ravissante comme vous, cover girl par -dessus le marché, ça doit pas

beaucoup aimer les plumeaux et les aspirateurs.

Moi ?

Au contraire, j 'adorerais m 'occuper de ma maison, faire la cuisine, mais je n

'ai jamais le temps.

Dans le fond, je ne veux pas être faite pour la vie que je mène.

Mais je parle, je parle, c 'est tout ce que je sais faire.

Je ne suis pas raisonnable de vous retenir comme ça.

Au revoir.

C 'est impossible.

J 'attends que M. Legrand se rendorbe.

Votre réputation. Eh oui.

Bon.

Bon, vous ne s 'en mettez pas en touffe.

Excusez -moi.

Je les vois, lĂ , sous la chaise.

Vous ne pouvez pas avoir un disque en attendant ? Non, après 10 heures du

c 'est défendu.

Ah, c 'est vrai.

Vous ĂŞtes bien aussi en brune.

Non, mais ce n 'est pas moi. C 'est ma grand -mère Corse, Colomba. Une femme

formidable.

C 'est elle qui m 'a légué ce lit.

Mais moi, j 'aime bien avoir de la place pour dormir.

Alors, comme je voulais le garder, je me suis arrangée. C 'est pour ça que ça

dépasse... Tenez, là -bas aussi, c 'est très joli.

Un prince hindou qui me l 'a donné, en tout bien, tout honneur. Le prince

Shribuyun Bayan. Vous connaissez ? Non.

Regardez, ça tourne dans la lumière.

Et qu 'est -ce que vous diriez d 'un dernier petit verre, hein ? À la santé

Colomba. Je crois qu 'on a assez bu comme ça.

Du café, alors. Bon, du café, d 'accord.

Dites, je sommeille, hein ? Alors, je mets mon pyjama, que demain matin, je

travaille de bonne heure.

Vous prenez une douche ? Ah non, ça fait trop de bruit.

Oui ? Vous le voulez encore, votre café ? Bien sûr, pourquoi ? Pour rien.

Je suis sûrement déchiquetée. Mais non, mais non.

Parce que j 'ai peur.

J 'ai plus de cils.

VoilĂ , c 'est M.

Legrand.

Qu 'est -ce qui se passe ? C 'est le gaz qui a éclaté. Je ne suis à rien, j

'appelle les pompiers. Comment ça va maintenant ? Alors, je laisse la porte

ouverte. Si vous avez besoin de quelque chose, vous n 'hésitez pas. Merci.

On ne sait jamais avec les gaz atomiques qui vont en ce moment.

Quel feu ! Non, c 'est fini.

Ma pauvre Sophie, tu m 'as fait une de ces peurs.

Quelle journée ! Je ne veux plus jamais que tu te sers de ce réchaud.

Tu entends ? Monsieur Legrand a raison.

Avec le nombre d 'accidents qu 'il y a en ce moment, tu te rends compte si l

'explosion avait esquinté ces jolis épaules ? Ce joli cou ? Cette jolie

boue ?

Mais

t 'es tout nu ? Oui.

Mais tu sais bien pourquoi je suis lĂ  ce soir.

Tu veux plus te venger ?

Avec toi, ça serait pas me venger, ça serait le tromper.

Tu veux que je reparte ? Oui, s 'il te plaît. En somme, tu veux que je m 'en

aille parce que je te plais.

T 'es fâché ? Alors parce que je te plais, je vais être obligé de faire deux

kilomètres à pied dans Saint -Cloud pour trouver un taxi.

Sans compter qu 'en sortant, je vais te forcer de réveiller ton concierge.

Qu 'est -ce qu 'il va penser de toi ? Bon, ben écoute, reste.

Mais je te préviens, je mets le matelas par terre.

Bon, d 'accord.

Tu vas me jurer sur la tête de ta... T 'as une mère.

Ah oui?

Elle est vivante.

Ah oui? Tu vas me jurer sur la tête de ta mère que tu ne me toucheras pas.

T 'as pas confiance en moi?

Tu jures ou tu pars?

Je jure.

Qu 'est -ce que c 'est ? C 'est moi, Marie -Jeanne.

Une seconde, chérie, j 'ai perdu la clé.

Qu 'est -ce qui... Je sais, Marie -Jeanne, tais -toi.

Et alors ? Et alors, et alors, on peut te cacher, vite, tiens. Pourquoi ?

'on n 'a pas couché dans le même lit. Pourquoi, je te jure. C 'est l

de Philippe.

C 'est la chambre de la salle de bain, moi je m 'occupe du matelas.

Viens, viens m 'aider.

C 'est quelque chose, hein ? Viens lĂ  -bas, lĂ  -bas.

Qu 'est -ce que tu fais, imbécile ? Elle va te cacher.

Ferme la porte.

Elle est cassée. Mets -toi sous le lit.

Je ne peux pas. Si tu ne peux pas, mets -toi sous le matelas.

Alors, c 'est long.

Oui, j 'arrive.

Je l 'ai retrouvée.

Eh bien, dis donc, tu as enfin un chambard pour trouver ta clé ? Oui, hein

'est un véritable chantier, ta chambre.

La cuisinière à gaz a éclaté.

Eh bien, ça te voit ? Tiens, tu seras beaucoup mieux là, tiens.

Tu ne me demandes pas ce que je suis venue faire ? Eh oui, c 'est vrai, qu

-ce que tu es venue faire ? Écoute, il faut que tu sois très courageuse.

Je croyais que tu n 'avais jamais le hockey.

Je l 'ai quand je suis émue.

Écoute, Philippe m 'a donné un coup de fil ce matin.

Il va bien ? Lui, très bien.

Écoute. Écoute, c 'est nerveux.

Philippe m 'a demandé de reprendre le studio pendant 15 jours.

Ça, c 'est formidable.

Mais ma pauvre Sophie, Philippe quitte Paris ce soir pour Villard de Lens.

Il m 'a demandé de lui prendre deux wagons -lit.

Alors, il n 'est pas fâché pour hier ? Il m 'emmène ? Il emmène Barbara

Tu entends ? Barbara Wilbury.

Il y a un mois qu 'il lui tourne autour, je voulais pas te le dire, et puis...

Et puis quoi ? Et puis vaut mieux que tu le saches un bon coup, comme ça tu ne

seras pas ridicule.

Tu sais, dans le fond, Philippe n 'était pas fait pour toi.

Ni toi pour lui.

Tout de mĂŞme, depuis un an et demi.

Crois -moi.

Tu as été un accident dans sa vie.

Un accident charmant, mais un accident...

Tu crois vraiment que c 'est foutu ? Contre Barbara Welbury, tu n 'as aucune

chance.

C 'est une grande maigre.

C 'est une maigre qui est l 'héritière des Welbury.

Et tu sais ce que ça représente les Welbury en Amérique ? Des millions de

dollars. Et la moitié des abatteurs de Chicago.

Tiens, ça ne m 'étonne pas.

Elle a bien une tĂŞte Ă  tuer les petits animaux. En tout cas, ton Philippe n

pas aussi difficile que toi. Il s 'est vanté de l 'épouser.

Oh non.

Ce n 'est pas vrai.

C 'est pas vrai.

Mais si, c 'est vrai.

Je suis venue te le dire pour que tu te libères de ce salaud, de ce... Ça y est,

j 'ai le hockey, moi aussi.

Allez, viens, je t 'emmène. Je suis déjà en retard, on va voir dans le taxi.

Je veux pas sortir, non. J 'ai pas le courage.

Viens, je te dis.

Et puis, je suis trop laide maintenant.

Promets -moi au moins de réagir.

Promis.

Je ne te laisse pas aller.

Tu vois, tu aurais mieux fait de te venger.

Tu as raison.

Je vais me venger.

Et tout de suite encore.

Écoute, Colomba, crois de bois, crois de fer, si je mens, je vais en enfer.

Je jure de me venger de Barbara Wilbury et d 'ĂŞtre digne de toi.

Mais qu 'est -ce que ta grand -mère a à voir là -dedans ? Tu ne connais pas l

'histoire de Colomba ? Oui, bien sûr.

Le matin de ses noces, dans notre petit village près de Bastia, Colomba a appris

que son fiancé allait se tirer avec une fille du continent, une parisienne.

Comme toi.

Oui, comme moi.

Et tu sais ce qu 'elle a fait ? Oui, elle s 'est suicidée.

Et l 'enfer, alors ? Non, elle a tué.

Son fiancé est devant la mairie, je crois.

Écoute, tu ne comprends rien.

Elle ne pouvait pas le tuer puisqu 'elle l 'aimait.

Elle a tué la Parisienne.

Eh bien, dis donc.

Et naturellement, elle a été acquittée.

Tu ne vas pas me croire.

Son fiancé a été tellement épaté qu 'il l 'a épousé le lendemain. C 'était grand

-papa Napoléon. L 'empereur ? Que tu es bête. Tous les Corses s 'appellent

Napoléon.

Et toi, tu veux faire la mĂŞme chose ? Tiens, Philippe qui me prend toujours

une gourde.

Il va faire une de ses tĂŞtes.

Non, écoute, je ne voudrais pas te faire de la peine, mais je crois qu 'à Paris,

c 'est peut -ĂŞtre un peu moins facile qu 'Ă  Ajaccio.

C 'est pas Ajaccio ? Bastia ! Bon, bon, bon, Bastia.

Bastia, d 'accord.

Mais comment vas -tu faire ? Le poison, c 'est trop long.

Le revolver, ça fait beaucoup de bruit.

Et le précipice, il faut vraiment que tu en aies l 'occasion. Mais qu 'est -ce

que tu vas chercher ? Le fusil, comme Colomba.

Le fusil, le fusil... Tu n 'en fais pas pour moi.

Je sais où ça se trouve, à Fugy.

Sophie ! Sophie !

Sophie ! Sophie

! Sophie ! Sophie ! Eh ben, jeune homme, qu 'est -ce que c 'est ?

Et toi, monsieur, Sophie est déjà partie ? Eh oui, mademoiselle Sophie est déjà

partie au travail, courageusement, dans sa petite voiture, comme une jeune fille

bien sage.

Elle est formidable, non ? Oui, ça, elle est formidable.

Tout ça ne m 'explique pas votre présence à cette fenêtre.

Eh bien, hier soir, à la suite d 'un événement extraordinaire...

? C 'est la première fois que je vois un garçon ici, moi.

Ah, vous ne dites pas ça pour me faire plaisir ? Non, mais je vous le jure. Je

vous le jure. Sur la médaille, il m 'a croit de dire que j 'ai gagné à Verdun.

Enfin, bref, qu 'est -ce que vous comptez faire ?

Et bien voilĂ . Ah, parce qu 'il ne s 'agirait pas de me la rendre

Non, non, non. Pas de vie matérielle, vous êtes, enfin, vous direz votre

situation. Vous ĂŞtes content, enfin, vous.

Chirurgien. Oh, ben, c 'est parfait, vous me rassurez. D 'ailleurs, je me

disais, pour qu 'elle vous ait choisi, c 'est sûrement un regard très bien. Eh

bien, justement, moi, je voulais... Qu 'est -ce que vous voulez ? Non,

déduirement l 'opération.

Chirurgien, c 'est pas bête, ça.

Ça rapporte, chirurgien. Ils ont des grosses...

Oh, monsieur ! Non, c 'est rien, mon vieux, ne vous inquiétez pas. Une simple

formalité.

Hé, alors ? Alors ? Ah ben, ça y est, je suis amoureux.

Non, mais oĂą ? Mais lĂ .

Oh, pauvre vieux.

Mais ce n 'est pas triste ? Enfin, si c 'est triste.

Ah bon ? Parce que... Elle n 'est pas bien au lit ? Je ne sais pas.

Comment tu ne sais pas ? Ah, parce que... Non.

Non. Oh, eh, monsieur !

Monsieur ! Allons, allons, allons.

J 'aime une fille qui en aime un autre,

et je ne dois plus la voir pendant 20 ans.

Pourquoi ? Déjà fâché ? Monsieur, moi j 'en... Oh, vous, c 'est pas le moment.

Elle veut tuer Barbara.

Et alors, il lui faut 20 ans pour ça ? C 'est un crime passionnel, figure -toi,

c 'est puni de prison. Ah, c 'est vrai. Quand on aime, on a toujours 20 ans.

Conseille -lui de ne pas faire ça en sénévoine.

Pourquoi ? Oh, Versailles, ils sont terribles. Souviens -toi ce qu 'ils ont

Ă  Landru.

Non, non, non, pas maintenant, pas maintenant.

Dis donc, alors tu crois vraiment que... Boum ! Oui.

Quoi ? Oh, mais rien, rien, rien.

Est -ce qu 'ils sont sensibles cette année ? Bon, allez, on y va.

Messieurs ! Oh, mais ne vous en faites pas, je ne pense pas très bien. Vous

verrez, je suis... Dis donc, tu fais mon avis ?

Crois -moi, laisse tomber. Tu sais, une femme, c 'est déjà dur, mais alors une

assassine. Mais puisque je te dis que je l 'aime.

C 'est ça, tu iras dire ça aux assises.

Vernier, le patron vous demande. Oui, j 'arrive. Eh bien, méfie -toi.

Mais dites donc, vous.

Monsieur. Quoi encore ? Monsieur, votre collègue. Oui, eh bien.

Il s 'est trompé de jambe. Ah, trop tard, mon vieux, trop tard.

Allez. Oh.

Allez, les gars.

Oh. Allez.

Oh, j 'arrive. Je suis en retard, moi. Alain Vernier.

Bonjour.

Bon, la rampe est prĂŞte ? Dans deux secondes.

C 'est vous que je venais voir.

Personnel et urgent.

Serge, t 'as chargé avec la sensible ou l 'extra -sensible ? Alain Barnier.

J 'étais au fort hier soir.

Je vais vous dire que j 'étais sorti avec la fille qui... Enfin, vous voyez

que je veux dire.

Oui, très bien.

Ce matin, elle m 'a dit... Vous parlez pas de temps.

Dis -leur n 'importe quoi, j 'ai pas le temps.

Débrouille -toi.

Elle m 'a dit que je vais la tuer.

Qui ? La pâtissière ?

Non, la fille qui était avec vous.

Bon, bah, commencez sans moi, hein.

Allez, venez.

Mon Dieu, je connais cette fille comme si je l 'avais faite.

C 'est une fille mal élevée, mais parfaitement inoffensive.

Pourtant, hier soir, au flore... Non, mais je vous remercie de m 'avoir

Et croyez -moi, s 'il n 'y a que Barbara en danger de mort sur la Terre, eh

bien, vous pouvez dormir tranquille et... et elle aussi.

Attends, je m 'excuse, mais il faut que je travaille.

Oh, non, non.

Vous n 'allez pas me faire la gueule, vous aussi. C 'est beaucoup plus sérieux

que ça.

Vous savez ce qu 'elle a dit en partant ?

Il y a un fusil, je sais où ça se trouve.

Pourquoi pas un bazooka ? Tradition de famille ? Ah, je la vois d 'ici.

Entrant dans un bureau de tabac.

Madame, je voudrais un paquet de gitane, s 'il vous plaît.

Et puis un fusil, c 'est pour un crime.

Elle change.

Elle vous a dit, je sais où ça se trouve ? Textuel, oui.

Marie -Jeanne, où est le fusil ? Devant toi, dans son étui.

Sophie est venue ce matin ? Oui, deux minutes. Qu 'est -ce qu 'elle voulait ?

Elle avait oublié un truc, elle est repartie en coup de vent.

Mais oĂą est -ce qu 'elle peut ĂŞtre ? Vous vous le demandez ? En bas.

Merde ! Je vous le fais pas dire.

Qu 'est -ce qu 'on est bĂŞte.

Le fusil n 'est même pas chargé.

En deux heures, elle a eu le temps d 'acheter des cartouches.

Vous voyez ?

Moi, personnellement, je me fous éperdument de ces exercices d

D 'ailleurs, elles me manqueraient.

Émotion.

Mais Barbara est en route pour ici et j 'ai aucun moyen de la prévenir.

Alors vous vous rendez compte si dans cinq minutes, cette folle de Sophie lui

tire dessus ? Je vais lui dire que je ne vous ai pas trouvé.

Que vous êtes parti très loin.

C 'est ça.

Voilà, c 'est ça exactement.

D 'ailleurs, c 'est vrai, je pars ce soir pour Villars -de -Lens.

Vous savez, pour moi, Barbara, c 'est très important.

Si vous y alliez, vous lui dire de rester tranquille, avec votre autorité.

ce sera mieux. Une figure nouvelle. Enfin, presque nouvelle.

Bon, merci.

Non, mais dépêchez -vous, mon vieux, maintenant, c 'est une question de

secondes. Allez, courage, quoi. Non, mais je ne suis pas Ă  plaindre, vous

Bon, je vais voir le cadrage.

Qu 'est -ce que tu fais lĂ , toi ? Je croyais Ă  l 'hĂ´pital.

On peut démarrer, il n 'y a personne là -haut.

Sûr ?

Mais t 'en viens.

Où est -ce que tu étais ce matin ? Je t 'ai cherché partout.

C 'est bien gentil, tu sais, mais on ne va pas se voir souvent, hein, tous les

deux. Fais attention, il est chargé.

Tu... Tu t 'en vas ? Oui, Ă  Villars -de -Lens. Comme Philippe.

Avec lui.

Tu feras ce que tu voudras, mais moi j 'essaierai autre chose.

Quoi ? Rendre Philippe jaloux.

En général, ça marche.

C 'est pas bĂŞte ce que tu dis lĂ .

J 'arrive là -bas demain matin, je trouve un garçon qui me fait la cour, je

rends Philippe jaloux, et hop, il plaque Barbara.

Et hop, rien du tout.

Si tu cherches un garçon sur place, Philippe comprendra tout de suite.

Non, ce qu 'il faut, c 'est que tu n 'arrives pas seul.

Et toi justement, tu serais prĂŞt Ă  m 'accompagner.

Si ça peut te rendre service.

Bon. Alors, toi, 37 000. Moi, 45.

Alors, 7 et 5... 12.

12. Bon.

82.

Ça pourra aller. Mais à condition de faire attention, hein.

Je viendrai te chercher Ă  7 heures, le temps de boucler une valise et de

prévenir le patron, et je suis à toi.

Léo, fais semblant d 'être amoureux, hein. Rien que semblant.

Voyage d 'affaires.

Copain, copain. D 'accord.

Bonsoir.

Bonsoir. Un peu.

Beaucoup.

Passionnément. C 'est ça que t 'appelles copain, copain ? Oui.

Ah bon ? Ben alors, bonsoir.

On n 'a pas pu s 'arranger ? Mais non, on a tout essayé, mais il n 'y a pas de

place. Encore une chance, nous voyagions dans le mĂŞme train.

Tout de même, comme nuit de noces, c 'est réussi.

Et votre femme, oĂą est -elle ? LĂ .

Là ? Ici ? Vous êtes marié, vous ? Non, mais je suis sûr que j 'aimerais ça. À

la folie.

Tout de mĂŞme, si vous permettez un conseil, quand elle vous... Faites tout

-mĂŞme.

Eureka ! Oui, Eureka. Mais oui, Eureka.

Votre femme va prendre ma place et moi, je vais prendre la sienne, d 'accord ?

Oui, mais... La jeune fille. La jeune fille, c 'est ma fiancée.

Oh, alors !

Tenez, vous aviez laissé tomber ça.

Vous en avez de la chance d 'être mariée.

Faites de beaux rĂŞves.

Eh, mademoiselle ! Madame ! Alain ! Alain ! Ferme ! AĂŻe !

Qu 'est -ce que tu fais ainsi ? Je me sacrifie.

Quoi ? Pas parfaitement.

Quand j 'ai vu que ces jeunes mariés voyageaient séparément... Moi, tu me

connais. Je leur ai cédé ma place.

Moi, c 'est plus fort que moi.

J 'aime que les gens soient heureux.

AĂŻe ! Est -ce que tu as mal ? Je peux pas le dire.

Tu sais, je suis chirurgien. Ou alors fais -moi une compresse sur le front, je

ne peux plus marcher.

Je te préviens, si tu essayes encore de faire le malin, je tire la sonnette d

'alarme.

Mademoiselle, debout, par les seuls, d 'huit heures.

16 000 francs par jour, c 'est vraiment votre dernier prix.

Nous n 'avons pas de dernier prix, mademoiselle. Nous avons notre tarif

officiel, catégorie hors catégorie, c 'est tout.

Mais si on ne prenait pas de salle de bain, vous ne croyez pas que ça pourrait

faire dans les 8 -9 000, non ? Toutes nos chambres sont avec, mademoiselle.

Alors, il n 'y a vraiment rien de moins cher, mĂŞme en cherchant bien. Mais si,

il y a moins cher. Dans les autres hĂ´tels. Je vais monter les bagages.

Ah, vous, une seconde !

Alors ? Et si on rentrait plus simplement Ă  Paris ? Ben, maintenant qu

lĂ ... Oui, on est lĂ , on est lĂ .

Parfaitement. J 'y suis, j 'y reste, comme disait Cambronne.

Cambronne ? T 'es sûre ? Oh, merde.

Non, mais tu te rends pas compte, 16 000 francs par jour ? Dis donc, tu crois

que le petit déjeuner est compris ? Ces messieurs -dames se sont décidés ? Oui,

oui, oui.

Mais d 'abord, je voudrais passer un petit coup de fil.

Il y a une cabine dans votre hors -catégorie ? Si, là.

Quel numéro ? Le 112.

Comment le 112 ? C 'est le numéro de l 'hôtel ? Ben, la chambre 112.

Tu connais quelqu 'un au 112 ? Bien sûr que non. Je voulais qu 'on soit dans un

coin pour pouvoir discuter tranquillement.

Attends, lui, il est... Le voilĂ .

Alors... Bon,

alors, il nous reste... Quarante -huit

mille juste.

On pourra tenir trois petits jours.

Et encore sans bouffer.

Avec l 'air de la montagne, ce sera plutĂ´t dur.

AllĂ´ ? Qui est Ă  l 'appareil ? C 'est moi, Sophie.

Qui c 'était ? Ah, qui c 'était ? Tiens, salon d 'appart de Sophie ! Bon,

elle a raccroché. Alors, qu 'est -ce qu 'on fait, nous deux ? On s 'embrasse, on

est amants.

Que tu ferais mieux de réfléchir. Si on n 'est pas dans le même hôtel que

Philippe, c 'est foutu.

Soyez chics, on fera pas de bruit.

Mais enfin, mademoiselle !

Ah oui, c 'est vrai, ça, le 12 bis.

Pourquoi c 'est moins cher, le 12 bis ? Le 12 bis, c 'est libre, en effet, mais

au point de vue standing... Vous savez, du moment qu 'on peut se coucher, enfin,

qu 'on peut dormir... Au 12 bis, c 'est 6 000 francs, sans le service, plus les

taxes. Formidable.

On vous recommandera nos copains.

Dites, c 'est quand mĂŞme pas trop mal, le 12 bis ? Non, c 'est pas vraiment une

chambre, mais vous êtes jeunes tous les deux, ça ira.

C 'est encore loin, votre chambre.

C 'est ici, madame.

Tenez.

Merci, monsieur, dame. Bon séjour.

Merci. Et voilĂ .

Eh oui, voilĂ .

C 'est pas formidable.

On aura toujours la mĂŞme neige qu 'avec les chambres Ă  16 villes. Ma parole, tu

te crois en vacances ? Dis donc, qu 'est -ce que j 'en fais ? M 'accroche le

haut -mur.

Eh oui.

Madame.

Tout lui prend.

Mais qu 'est -ce que c 'est que cette chambre ? Regarde !

Eh ben dis donc ! Tu as vu ça

? Mais alors ? Mais toi qui avais peur de mourir de

faim. Je préférais que ce soit des confitures.

Tu n 'es jamais content.

Moi, quand j 'étais petite, j 'avais un petit lapin. Il s 'appelait Cornichon.

C 'est vrai que tu as été petite.

Et tu voulais déjà être cover girl ? T 'es fou ? Je voulais être aviateur,

Guignol.

Et tu étais comme maintenant ? Oh non, j 'étais un peu folle, désordre sous

poulet. C 'est fou ce qu 'on peut changer en vieillissant.

Pardon.

Merci.

Ça alors, laisse -moi faire, tu vas voir.

AllĂ´, la direction ?

Est -ce que vous fichez du monde ? 6 000 francs par jour.

Je voulais dire, est -ce que M.

Philippe Belmas est dans sa chambre, s 'il vous plaît ? Ah, il est à l

'entraînement du bobsleigh.

Tu sais qu 'il a failli être champion de France l 'année dernière ? Il avait

fait le meilleur temps sur les 50 premiers mètres. Puis après, il a raté

virage.

Non, non, non, ne réveillez pas Mlle Wilbury. Ce n 'est pas la peine.

Tu sais ce qu 'on a dit ? Je vous donne 48 heures pour rendre Philippe jaloux.

Sans ça ?

Mais qu 'est -ce qui te

prend ? Attends la lecture.

Ça y est, il n 'est pas là.

Dis ça, alors.

Qu 'est -ce qu 'on va faire ? On va prendre l 'air amoureux.

Non, de moi.

Laisse -moi faire.

Et n 'oublie pas de m 'appeler chéri.

Pas Alain, mais chéri.

Ou Alain chéri.

Oui, Alain.

Mais qu 'est -ce que je viens de te dire ? Oui, Alain chéri.

Moi, c 'est moi.

C 'est alors pour une surprise ? Bonjour, abominable petite fille des

Vous permettez ? Bonjour, Philippe.

Bonjour.

C 'est vrai que vous ne me connaissez pas, enfin, pas beaucoup.

Philippe Balmas, Alain Chéry.

Barnier. Mais pourquoi t 'en reprends -tu ? Ça te va très bien, tu sais, d

amoureuse. C 'est tout ce que tu trouves Ă  dire.

Non, le flore, c 'est oublier.

Pardonnez.

Mais qu 'est -ce qui te prend ? Non, rien, j 'ai vu un copain lĂ  -bas.

Justement, non, c 'est pas oublier.

C 'est rangé parmi les souvenirs très agréables que je garde de toi. Mais non,

mais si ! Tu es intelligente.

Tu sais toujours dénouer nettement les situations.

Ça, mon vieux, tu ne sais pas si bien dire.

Eh bien, mon vieux, vous, comme psychologue, qu 'est -ce qu 'elle va

Fugir Barbara.

Il faut la rattraper, vite ! Laisse -moi ta place. C 'est ton départ.

On est lĂ .

Deuxième temps de la journée, bravo.

Deuxième ? Le Bob précédent, 1 .19 .4.

OĂą est -il ? LĂ  -bas.

Nom de Dieu, elle est déjà arrivée à l 'hôtel.

Marie Bouilloune ! Sophie ! Mais qu 'est -ce que tu fais lĂ  ? Je parlais que t

'aimais pas le ski.

Bah rien n 'est changé.

Enfin si, je travaille.

Je suis devenu fakir.

Alors t 'es plus prince ? Mais si.

Avant j 'étais un prince qui se ruinait dans les boîtes de nuit.

Maintenant je suis un prince que les boîtes de nuit font vivre.

Mais qu 'est -ce que c 'est que ça ? Je vais tuer quelqu 'un.

Tout de suite ? Oui.

Je me raconte rien.

Ma vie privée.

C 'est sacré.

Mais je suis sûr que je peux t 'aider.

Tu as vraiment tout essayé avant mon sein ? Tout.

Assieds -toi.

Oh, pardon.

Et l 'hypnotisme, tu l 'as essayé ? Non.

Tu vois ? Mais avec ton hypnotisme, tu crois que tu pourrais t 'arranger pour

que Philippe retombe amoureux de moi ? Bien sûr.

Rentrez.

Tu ne vois pas que quelque chose rate dans ton truc ? Je ne sais pas, moi, que

Philippe tombe amoureux d 'Alain.

Alain, c 'est... Tu n 'as plus confiance en moi ? Si, mais c 'est très important

pour moi, chérie Bouillon.

Il faut que je sois absolument sûre que tu peux faire faire à quelqu 'un ce que

tu veux. Tu comprends ? VoilĂ , France.

Tiens, essaye sur lui, s 'il te plaît.

Qu 'est -ce que tu veux que je lui commande ?

Qu 'il aille embrasser la statue.

Doku, vous êtes sûr que c 'est une fusil ? Ça, mon vieux, ça ne tombe pas.

Il y a quelque chose qui ne va pas ? Ma concentration.

Le bruit.

Principal ami du fakir.

Je ne sais même pas si je vais pouvoir le réveiller.

Qui est lĂ  ? Henri Lavergne, c 'est urgent.

La demoiselle du 12B s 'est rentrée ? Il y a 10 minutes. Mon nom de Dieu.

ContrĂ´lez -le, M. Balmas.

Alors ? Oui, j 'arrive.

Je suis dans mon bain. Qui c 'est ? Le patron de la boîte de nuit.

Tu te rends compte ? Si il s 'aperçoit que je ne peux pas réveiller les petites

que j 'endors.

Fini le contrat.

La misère.

Le suicide ? Oh non, un peu de courage.

Il faut faire quelque chose.

Tu as raison.

On va le cacher.

On va le mettre en état de lévitation.

En état de quoi ? Lévitation.

Je supprime l 'apesanteur. La porte, vite.

Tu vas jeter par la fenêtre ? Non, non, non. Je mets dans la chambre à côté.

Pose -le lĂ .

VoilĂ  ce que j 'avais.

Pardon.

Quelle journée alors.

Je n 'aurais jamais cru qu 'elle avait besoin.

Ça alors.

Le garçon est rentré, Sophie a cru que c 'était Barbara, elle a tiré deux fois.

Ouf.

Comment ouf ? Ah oui, ouf.

Barbara est sauve.

On a tout de mĂŞme un cadavre sur les bras.

Faut le mettre dans une autre chambre ou n 'importe oĂą.

Non, l 'énonciation de malfaiteur, ça va chercher dans les dix ans. Ou vingt.

Il n 'y a pas de problème, il est mort, tu crois ? Aide -moi.

Il est déjà arrivé ? Ça doit être le climat.

Dis donc, t 'es drĂ´lement costaud, toi.

Moi ? Mais t 'es fou, je tiens pas, regarde.

C 'est moi non plus.

Il bouge.

Alors, vous n 'ĂŞtes pas mort, mon vieux ? Non.

Et la dame ? Quelle dame ?

Mais

dites -donc, vous ! Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Une jeune fille blonde,

avec un fusil, m 'a fait endormir de force par l 'indou.

Elle avait fermé la porte à clé et elle m 'avait dit... Qu 'est -ce qu 'elle

avait dit ? Ah oui, c 'est ça.

Tu peux vraiment obliger quelqu 'un Ă  faire ce que tu veux ? Elle a vraiment

ça ? Mot pour mot.

MĂŞme qu 'elle souriait bizarrement.

Elle est encore plus dangereuse que je croyais.

Vous vous rendez compte ? Le crime parfait.

Le crime par l 'hypnose.

Je peux m 'en aller, moi ? Oui, oui.

Mademoiselle, messieurs.

Vous avez compris, madame.

Si vous tenez vraiment Ă  la peau de Barbara... Vous avez de ces mots, vous.

seule solution, faites semblant d 'ĂŞtre jaloux. Vous parlez trop vite, je ne

comprends pas.

Repose -toi, ma chérie, tout va bien.

Je suis sûr que tout ça va se terminer très mal.

Très, très, très mal.

Tiens, je me souviens l 'année dernière, le fameux crime de San Francisco.

Le somnambule qui a massacré toute une famille.

Eh bien, faites -moi confiance, mon vieux.

Faites semblant d 'ĂŞtre jaloux et je me charge du reste.

Merci. Non, non, entre garçons, c 'est normal, non ? Très mal.

Très, très, très mal.

Ma chère petite Sophie, d 'une part j 'ai beaucoup réfléchi, d 'autre part je

viens de parler avec Philippe.

Tout va très bien.

Ah ben toi t 'es pas difficile.

Rien va bien. Mais c 'est de ta faute.

C 'est peut -ĂŞtre moi qui suis amoureux de Barbara.

Ça c 'est quelque chose.

Mais tu crois vraiment que Philippe est amoureux de Barbara ? Mais enfin, ça se

voit tout de suite ces choses -lĂ .

Justement, nous ça se voit pas du tout.

Alors comprends -moi, il faut que tu me laisses te prendre dans tes bras, il

faut que je t 'embrasse sur la bouche, il faut flirter quoi.

Bon, on y retourne.

Non, pas maintenant.

Philippe se méfie. Tu sais ce qu 'il m 'a dit tout à l 'heure ? Si vous étiez

vraiment amoureux l 'un de l 'autre, vous ne seriez pas descendus dans le

hĂ´tel que moi.

Il pense Ă  tout, hein ? Oui, mais moi aussi.

Ce soir, on ira au Bistro Club. C 'est la boîte de nuit de l 'endroit. Tout le

monde y va.

Il ne vous aura pas vu de l 'après -midi, ça va l 'inquiéter.

Ce n 'est pas bĂŞte.

Bon, je vais dormir. Je vais ĂŞtre en forme pour ce soir.

Qu 'est -ce que tu fais ? On vient de le dire, je fais la sieste.

Mais je n 'ai pas dit dans le mĂŞme lit.

Non, écoute, je commence à en avoir marre de passer ma vie par terre.

Avant, hier, c 'était ton matelas et hier, dans le train, toute la nuit, je n

'ai pas pu fermer l 'œil. Ça, mon petit vieux.

Allez, pousse.

Bon, moi, je suis bon train.

Dans la baignoire ? Qu 'est -ce que tu as à crier comme ça ? J 'ai rêvé de toi,

quelle horreur. Merci.

Écoute, t 'étais perdue dans la montagne et moi je te cherchais. J 'avais un

gros Saint Bernard avec moi.

Tout d 'un coup je te vois, je me précipite vers toi. Dis -moi, c 'est pas

triste tout ça ? Mais laisse -moi finir. Et au moment où j 'allais te sauver,

une énorme avalanche. Oh, ça m 'a réveillée.

J 'ai faim. Moi aussi.

Je vais me taper une bonne petite fondue avec un petit vin blanc très sec.

Mais, oĂą tu vas ?

Un restaurant avec toi ? Pas question, hein ? Si on va au restaurant, on n

plus de sous pour la boîte de nuit. Hé là, hé là ! Quand on a décidé de venir

ici, tu ne m 'as jamais dit qu 'on ferait la grève de la faim.

Un peu de confiance.

Mange pas.

Tiens, va t 'asseoir sur le nid.

Excusez -moi, monsieur, nous n 'avons que du rouge.

Aucune importance, garçon.

Tiens, Ă  toi.

Tiens, merci.

Merci.

Un coup de rouge, petit soldat ? Je refuse.

Ça va ? J 'ai encore faim.

Je pète, je vais voir à la cuisine.

Oh, une surprise !

Non

! Non ! Mais t 'es bĂŞte, celui -lĂ  on va le manger. Allez, viens, c 'est pas l

'imbécile.

Il n 'y avait pas une cuillère par là ?

Contemplons ce trésor de grâce, Florentine.

Dans l 'ondulation de ce corps musculeux, l 'élégance et la force

divine.

Cette femme, morceau vraiment miraculeux.

Je t 'interdis de m 'appeler morceau, hein.

C 'est pas moi, c 'est Baudelaire.

Oh, pardon.

Dis donc, c 'est pas une raison pour bouger, hein.

VoilĂ .

Merci.

Remonte -moi mon zip.

Tu sais que t 'es vraiment adorable.

Je suis une bonne petite femme d 'intérieur, c 'est tout.

Oh, écoute la bamba ! Plus fort, la

bamba !

...

Sous -titrage

MFP.

Qu 'est -ce qui se passe ? Regarde, le volet de

chien de mon père.

Mais tu vois bien que c 'est un vrai.

Ah non, c 'est un faux. Il n 'a pas le petit tonneau de Rome. Mais comment il a

pu rentrer ici ? Ah, ça, tu sais, ici.

Oh, le pauvre petit.

Si on le ramenait avec nous Ă  Paris.

Ă€ la place de Philippe, d 'accord.

Je n 'y pensais plus, dis donc.

À qui ? À Philippe ? Non.

À la boîte de nuit.

Et le chien ? On l 'emmène dans l 'effroi vestiaire.

Je vois que ces messieurs et dames sont ensemble.

Et maintenant, pour la première fois à Villars -de -Lens, voici Rita Campbell,

la danseuse qui vous fait rĂŞver. De visque.

Encore ? Pourquoi encore ?

Ça fait mal ? Oh oui, très.

AĂŻe ! Elle est charmante, cette fille.

J 'aime sa grosserie.

Pourquoi, lui donner des coups de pied ? Oui, ça en est clair.

Tu crois que je t 'ai pas vue ? Non, mais je vais t 'expliquer.

Tu le connais bien, le garçon qui danse avec elle ? Très, très sexy, non ? Tu

crois pas que tu vas un peu loin ? Il y a des endroits pour ce genre d

'exercice. Ça s 'appelle délit.

Ça marche.

Ça marche.

Ça, c 'est quelque chose.

Aïe ! Je t 'ai pas fait mal ? Oui, très.

Alors, pourquoi tu ris ? Si tu me donnes un coup de pied, c 'est que tu es

jalouse.

Si tu es jalouse, c 'est que tu es amoureuse.

Si tu es amoureuse, c 'est que tu n 'aimes plus Philippe.

Si tu n 'aimes plus Philippe, c 'est que tu m 'aimes.

Qu 'est -ce qu 'il y a ?

Le second.

Jamais deux cents.

Comprends maintenant.

Tu sais, dans le fond, tout ça, c 'est à cause de toi.

C 'est fini, oui.

Non, mais je vous demande si c 'est fini.

Et maintenant, pour la première fois à Villars -de -Lens, voici le magicien qui

ne se trompe jamais, voici son excellence, le prince Shribhuyun Bayan.

Bonsoir mesdames, bonsoir messieurs. Pour sa première expérience, celle du

sommeil téléguidé, le prince a besoin de deux volontaires à qui il ne sera fait

aucun mal, rien qu 'un petit sommeil de cinq minutes dans l 'Inde fabuleuse des

Marajas.

Non, pas moi. Je suis marié. Je suis pétané.

Ah oui,

c 'est ça.

Barbara. C 'est vrai ? Oui.

Merci. Je vois aussi quelque chose de jaune.

C 'est joli, mais très dangereux.

Je vois un homme qui tourne autour de cette chose jaune.

Attention.

Qui est Barbara ? Je suis lĂ .

Bonne chance, femme de l 'Ouest.

Je n 'ai rien compris.

Mais c 'était formidable.

Rien compris.

La chose jaune, c 'est votre argent.

Enfin, votre or.

Et Philippe tourne autour de vous pour faire une bonne affaire.

Vous ĂŞtes folle.

Puis elle est peut -ĂŞtre un gentleman.

La preuve, il n 'a pas encore osé me demander. Mais justement, quand un

ne couche pas tout de suite avec une Américaine, c 'est louche.

Vous croyez ? Moi, ce que j 'en dis, c 'est pour vous.

Vous avez des millions de dollars et il vous respecte.

Vous trouvez ça normal, vous ? Vous êtes très chic, Sophie.

Je sais ce qu 'il me reste Ă  faire.

Attends, je vais t 'expliquer. Taisez -vous. C 'est trop facile.

Adieu. Mais je te jure que tu... Alors, les pâtisseries, ça ne t 'a pas suffi,

hein ?

Je te prenais pour une petite gourde et je me suis trompé. Tu es une petite

garce. Qu 'est -ce que tu veux que ça me fasse maintenant ? Tout ce que je peux

te dire, c 'est qu 'il y a heureusement sur la terre des garçons qui ne sont pas

comme toi.

Des garçons serviables, tendres, désintéressés. Alain, par exemple.

Parfaitement. Alain n 'est pas un genre de type Ă  faire la cour Ă  un coffre

-fort, lui. D 'accord.

Mais si j 'étais toi, je lui donnerais tout de même par le bon Dieu une autre

chose sans confession.

Et qu 'est -ce que ça veut dire, ça ? Eh bien, ça veut dire que ton Alain te

raconte des histoires depuis le début.

Hier matin, quand il est venu au studio, j 'y étais.

Tout à l 'heure, après ton départ en bobsleigh, c 'est encore lui qui m 'a

conseillé de faire semblant d 'être jaloux.

Il n 'a qu 'une idée, ton Alain.

Profiter des circonstances pour coucher avec toi.

VoilĂ .

Tu ne vas pas prendre ce faux jeton, non ? C 'est vrai ou pas ? Écoute -moi. Ne

me touche pas.

Je crois que je vais être obligé de vous casser la gueule.

Oh, et puis merde.

Je ne vous le fais pas dire.

Non, on est dans les mĂŞmes draps tous les deux.

Abandonnés et pas contents.

Alors, il faut réagir et éviter.

Pardon, moi, j 'aime Sophie.

Tandis que vous, Barbara, vous vous en foutez.

Il y a d 'autres américaines en France.

Ah, parce que vous croyez ? Eh ben non, mon vieux.

J 'aime Barbara, moi, riche ou pauvre.

Mais alors, ça tente tout.

Ah.

Oui, qui ? Double.

Deux doubles.

Dans le fond, il faut leur montrer qui on est. Bravo.

On en revient toujours au même point, la manière fort.

Santé, Gene.

L 'amour pour nous, ou la mort pour elle.

C 'est juré.

Tu sais ce que t 'es, toi ?

Non ? T 'es un type formidable.

Mais non, j 'ai vécu, c 'est tout.

Oui, t 'as vécu, t 'as vécu, mais... C 'est formidable.

C 'est 104 ou 106, toi ? Succes Ă  te sortir.

Ah ! 106.

Bon, et bien bonsoir. Non, non, non.

Je t 'accompagne.

VoilĂ . 112.

Hé ! Courage, frère, hein ? Moi aussi, frère. On va leur montrer qui on est à

ces deux aventuriers. Oui.

On ne veut pas être dérangé.

C 'est moi.

Ă€ nous deux, ma vieille.

Tu ouvres ou j 'enfonce la porte ?

Le petit Alain Gentil, c 'est fini.

Fini.

Oh, pardon.

Qu 'est -ce que c 'est ? C 'est Alain.

Vous avez bien dit Ă  nous deux ? C 'est Ă  dire ?

Un dernier.

Ah, c 'est talent.

Et naturellement, tu vas me dire que tu ne l 'as jamais vu, que c 'est la

première fois que tu le vois, comme ça, dans ton lit. Mais oui.

Tiens, tu ne te fais rien pour attendre.

Eh, dis donc, elle a une sacrée poigne, Barbara.

Il doit y avoir une erreur quelque part. Bon, alors attends.

Moi, c 'est le 102... Non, le 106.

Moi, c 'est le 112.

Non, c 'est le 1210.

Bon, on y va.

Comme en 14.

Alors, c 'est comme ça.

Parfaitement, c 'est comme ça. Eh bien, tu vas voir.

Tu vas voir.

Attends que je me passe un peu d 'eau fraîche sur la figure et tu vas voir.

Tu m 'as bien dit que je te courrais après pour ton argent.

Oui. Et naturellement, tu me l 'as dit parce que tu le crois.

Oui. Je vais te dire une bonne chose.

Tes dollars. Maintenant, ma petite vieille, je vais te dire une bonne

héritage. Tes histoires de Félix de Colomba et qui refugient sur mon barrage

'en foutent. Non, mais je te crois. C 'est trop tard. Pourquoi trop tard ? Tu

vas tout de mĂŞme attendre une seconde, figure -toi. Non ! Au secours ! Au

secours ! Elles sont brèves ?

naturellement. Combien ça vaut un collier comme ça ? Trois millions.

Ça m 'a l 'impression que c 'est des millions.

Dior, Chanel, Balmain ? Chanel.

Pose ce globe.

Descends.

Approche.

Plus près.

Tu as bien dit que j 'étais un salaud qui ne pensait qu 'à profiter des

circonstances. Ça, c 'est bien vrai.

Et tu l 'as dit parce que tu le crois.

Tiens.

Parfait, je ne vais pas te décevoir.

Deshabille -toi.

Pourquoi faire ? Tu verras.

Tu ne vas quand mĂŞme pas te tirer.

VoilĂ .

Le reste aussi ? Tout ? Tout.

Retourne -toi.

Retourne -toi.

Rends les mains.

PlutĂ´t mourir.

Comme tu veux.

Tu as une mère ? Oui.

Elle est vivante ? Oui.

Jure -moi sur sa tĂŞte que tu vas faire tout ce que je dis.

Tu jures ou tu meurs ? Je jure.

Viens ici.

Plus près.

LĂ .

Prends -moi par le cou.

Répète. Alain, je t 'aime.

Alain, je t 'aime.

Non, mieux que ça.

Alain, je t 'aime.

Tu peux faire mieux.

Je t 'aime.

Embrasse -moi.

Maintenant, je peux te le dire, ma chérie, je ne t 'aurais jamais tué.

J 'avais enlevé les cartouches quand tu cherchais tes chaussures tout à l

'heure. C 'est de l 'abus de confiance.

Oui.

Tout est bien qui finit bien.

Non, mon amour. La valance !

Oh,

Alain !

Oh, il est déchargé ! Oh là là, mon chéri !

Si je t 'avais résisté hier soir, tu aurais tiré, tu m 'aurais tué.

Et tu aurais été en prison à cause de moi.

Tellement tu m 'aimes.

Tu me pardonnes, vie.

Encore des photographes.

Sous -titrage ST' 501

C 'est pas si tĂ´t de raison.

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