Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂ®)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Sous -titrage FR ?
C 'est oĂą le fonctionnaire qui entretient une danseuse du Casino des
bien, voyons, c 'est M. le conservateur.
Et ce monsieur qui attend la sortie de l 'Institut Sévigné ? M.
Moussenet. Eh non, M. Croquelot. M.
Moussenet. M.
Croquelot. À moins que ce soit M. Poitain en bois. C 'est encore bien
Et vous -même, cher ami, ne seriez -vous pas ce libraire spécialisé dans les
ouvrages vendus sous le manteau ? Vous savez mieux que personne, cher ami, vous
ĂŞtes mon meilleur client.
Mais n 'est -ce pas le général Dumont qui regarde votre étalage ? Et lui
Un pari qu 'il vient me demander en effeuillant la marguerite.
Bonjour, monsieur.
Mon général, vous connaissez M. Dubreuil, le directeur du Grand Casino.
nous sommes déjà rencontrés.
Dites -moi, mon cher Lefort, il paraît qu 'il y a un scandale dans Vichy.
Des douzaines de scandales, mon général.
Et tout cela Ă cause d 'un livre.
Vous l 'avez, ce livre ? Voyons, comment s 'appelle -t -il déjà ? En effeuillant
la marguerite.
Je ne l 'ai plus, mon général. Il a été épuisé en huit jours.
Il paraît que toute la ville y passe.
Chacun a son petit paquet.
On n 'y parle pas de moi, j 'espère.
Non, mon général, on ne cite que des gens ridicules. Tant mieux.
Je lui aurais tiré les oreilles, moi, à l 'auteur.
Et qui est ce monsieur Hadet ? On n 'en sait rien.
Naturellement, un anonyme. Triste époque. Bonjour, messieurs. Mon général,
puisque j 'ai le plaisir de vous rencontrer, puis -je me permettre de
inviter au gala qui aura lieu samedi ? Non, non, vraiment, je ne suis pas un
mondain. Merci quand mĂŞme.
Messieurs ? Mon général ? Vous êtes sûr qu 'on ne parle pas de lui dans ce livre
? Non.
C 'est une lacune.
Mon père, Agnès.
Tu vas voir la surprise.
Vous avez l 'air soucieux, mon ami.
J 'ai faim. Je veux dire qu 'on sert.
Agnès a invité son ami Sofia.
Sofia ? Qui c 'est Sofia ? Son amie italienne qui est en pension Ă l
Sévigné. Ah oui, très bien.
Charmante enfant.
Beau type vénitien.
J 'arrive.
Vous ? Enfin, au salon ? Chut ! Je fume le calumet de la paix.
Putain ! Je suis contre la guerre.
Forte tĂŞte ! Allez, vas -y, descendez -lĂ . C 'est pas marrant, tous les jours,
'ĂŞtre officiant, scrogneugneux.
Qu 'est -ce que tu as dit, lĂ ? Scrogneugneux, c 'est comme si tous les
vous appellent.
Allez, dans ta chambre.
Tu me frapperas jour, mon gaillard. Je t 'en fous, ton sang. Fiche -moi des
calumets de la paix.
L 'auto est punie.
Bonjour, Sofia.
Qu 'est -ce qui lui arrive ? Elle a reçu des nouvelles de son amoureux de Milan.
Quoi, il est mort ? Non, il écrit.
Mais alors, pourquoi pleure -t -elle ? Il écrit si bien.
Tu es trop sentimental.
Laisse -la pleurer, sapurge.
Qu 'est -ce que c 'est, ça ? Une surprise.
Tu ne l 'as pas lue, au moins ? Je ne l 'ai pas lue, je l 'ai écrite.
Ah, bon.
Qu 'est -ce que tu viens de dire ? J 'ai dit, l 'ho scritto.
Qu 'est -ce que ça veut dire ? Ça veut dire que je l 'ai écrit.
Mais alors, Adé, Agnès Dumont, c 'est toi qui as écrit ça ? Vous ne vouliez
croire que j 'étais un écrivain ? Un artiste, ça a du talent après sa mort.
C 'est ce que vous avez dit à mon frère.
Hubert n 'est plus mon fils.
Mais c 'est un peintre célèbre. Il a eu le courage de quitter cette maison, il a
bien fait.
Il est riche maintenant.
Tu as gagné de l 'argent, toi ? Pas encore.
Ah, tu vois bien.
D 'ailleurs, honte à éditer parce que tu es ma fille.
J 'ai signé AD pour ne pas me servir de votre nom.
Tant mieux.
Si on apprenait que c 'est toi qui as écrit ce livre scandaleux... Ça ne va
tarder. L 'éditeur a convoqué les journalistes demain matin.
C 'est l 'apothéose.
Je vais casser quelque chose.
Je serai écrivain. Tu ne seras rien du tout. Je ne cèderai pas.
Je la tue ou je la mets en pension, qu 'elle choisisse.
Elle choisit la pension.
Alors monte dans ta chambre et prĂ©pare ta valise. Tu vas aller chez les sĹ“urs Ă
Montluçon. Départ par le premier train. Pour qu 'elle aille raconter partout que
Adé, c 'est la fille du général Dumont ? Non, je l 'exile. Comme Victor Hugo, ça
devrait lui faire plaisir.
Ma décision est irrévocable. Je ne partirai pas. Tu prendras le train ce
Est -ce que les voyageurs pour Paris ont voté ? Pour Montluçon, il faut prendre
le passage souterrain.
Pas de scandale, je t 'en prie, pas de scandale. Je ne partirai pas. Comment ?
Mais je t 'accompagnerai jusqu 'Ă mon liston s 'il le faut. Je le sauverai. Et
où iras -tu ? Chez mon frère à Paris.
Avec quel argent ? Je me débrouillerai. Comment ? Je te donne mon fétiche.
Tu vas n 'avoir plus besoin que moi, les gens.
Attention au départ.
Tu m 'écriras ? Ça va comme ça.
Agnès ! Agnès ! Agnès !
Merci beaucoup.
s 'il vous plaît
s
'il vous plaît
billets s 'il vous plaît
billets
Voyons, il est bien quelque part ce billet.
Je ne comprends pas, je l 'avais tout Ă l 'heure.
Tiens, chérie.
Je suis bĂŞte, c 'est moi qui l 'ai.
Billet, s 'il vous plaît.
Merci beaucoup, monsieur.
Attendez, attendez, le contrôleur est en gâte.
C 'est ça, par exemple.
Non, je croyais bien que... Non, mais attendez, je vais le trouver, je vais le
trouver.
Monsieur a votre billet, sans doute.
Vous voyez que je suis balbassé de doigts. Qui l 'a, mon billet, Roger ? Ah
non, non, je ne l 'ai pas, moi.
Mais t 'es sûr ? Oui, j 'en suis sûr.
J 'ai dĂ» le perdre.
Alors, il faut en prendre un autre.
Avec l 'indemnité, ça fera 4320 francs.
Il est parti.
Oui, il est parti.
Vraiment, je ne sais pas comment vous remercier. Vous avez compris pour le
billet ? Au sens billet, je ne sais pas ce que je serais devenu. Vous êtes très
très gentil. Il comprend très vite, vous savez.
Donc justement, il avait dû payer le sien puis le mien. Ça donnait le mien.
est tellement généreux.
Excusez -moi, monsieur.
Vraiment, alors. Ça ne fait rien.
Daniel Roy, reporter à France Actualité. Roger Vital, mon photographe. Je m
'appelle Agnès Dumont.
Alors, vous avez des ennuis ? Non, pas tout Ă fait. Je suis partie de la maison
très vite. J 'ai oublié mon sac.
C 'est ridicule. Ça arrive.
Je vous rembourserai dès que je serai arrivée à Paris.
C 'est très aimable. Vous ne me croyez pas ? Mon frère habite Paris. C 'est un
peintre célèbre.
Hubert Dumont.
Hubert Dumont.
Ah oui, oui, nous vous croyons.
Vous êtes échappé de la maison.
Moi ? Pas du tout, je suis écrivain.
Un éditeur parisien m 'a appelé d 'urgence.
C 'est merveilleux ça, dites -moi.
Vous avez déjà été publié ? Non, c 'est mon premier roman. Une satire de la vie
de province.
Ah, c 'est bien, c 'est bien.
Adé, c 'est vous Adé ? Oui, j 'ai signé Adé parce que mon père est général.
Ah, son père est général.
Il y a beaucoup de généraux comme ça, Vichy ? De généraux mal au foie comme
le monde.
Son Altesse vous attend pour l 'interview. Oui, je viens.
Je t 'attends ici, moi. Pas question, tu viens avec moi. Son Altesse doit ĂŞtre
aveuglée par les flashs depuis le temps. Son Altesse est très indulgente.
Son Altesse est l 'hĂ´te de la France.
Le devoir de chaque Français est de lui rendre son séjour aussi agréable que
possible. Merci, monsieur.
Vous venez, monsieur ? Oui, je vous suis.
Et tu te prétends photographe ? Je suis français avant tout.
Pauvre France.
Je n 'aime pas beaucoup votre ami.
Oh, ce n 'est pas un mauvais beau, vous savez.
Il est seulement un peu coureur, assez prétentieux, pas très intelligent et
profondément lâche.
Mais il n 'a qu 'un seul gros défaut, l 'hypocrisie.
C 'est horrible.
Non, il y a pire que lui, vous savez.
Il n 'a encore assassiné personne.
Ça peut venir, vous me direz.
Il est très important au journal.
On le garde par charité, parce qu 'on sait que je l 'aime bien.
Vous avez beaucoup d 'influence.
Le patron a une sorte de passion pour moi.
Apportez -moi une de vos nouvelles, un de ces jours je vous la ferai publier.
Parce que vous êtes gentil. Non, j 'ai un cœur d 'or, sans plus.
Je sors mon mouchoir pour prendre une attitude et fais au revoir, au revoir.
Qu 'est -ce que tu as, mouche -toi toi.
Il faut alerter la police.
Jamais de la vie, pour le coup nous l 'aurions le scandale. Mais ne t
pas. Je vais sûrement recevoir un coup de téléphone de la gare de Lyon, puisqu
'Agnès voyage sans billet. Je la ferai revenir par le premier train.
Rends -moi mon chouard, toi.
Non, non, non, retiens -le, Daniel. Retiens -le encore une.
Daniel ! Daniel, descends un peu la tĂŞte, je ne peux pas la cadrer, lĂ .
LĂ , puis remonte le ministre.
Là , à côté.
LĂ , voilĂ , lĂ , je les ai, je les ai.
Pire -toi, je... Allez ! Hop ! VoilĂ , ne bougez pas, gardez la pose, on en fait
une autre.
Merci, merci beaucoup, merci infiniment.
Le oiseau s 'est emballé.
Elle a promis de passer au journal.
Je me plaisais, cette petite, elle avait quelque chose. Fous -lui la paix, veux
-tu ? C 'est moi qui l 'ai trouvée, je la garde. T 'as même pas été fichu d
'avoir pris son adresse.
Pardon, pardon.
Elle habite chez son frère, un hôtel particulier, 3 rue Fabra. 3 rue Fabra,
merci mon vieux, je t 'ai bien eu.
Ah non ! Non, Daniel, non ! À propos, tu me dois encore de l 'argent.
Avec l 'indemnité, ça fait 4320 francs. Non, écoute, Daniel... Allez, avance !
La
rue Fabra est en bas de l 'escalier. Les voitures vont pas plus loin. Ah bon ?
Il y a quelqu 'un ?
On ne sert plus, mademoiselle. Je voudrais un renseignement. Qu 'est -ce
'est ? Je cherche M.
Dumont. Il n 'est jamais là en début de semaine.
Ah bon ? Vous ne savez pas oĂą je pourrais le trouver ? Ah non ? Revenez
quelques jours.
Bon, merci.
Excusez -moi.
Qui c 'est, Dumont ? M. Hubert, tu le connais bien, le gardien du musée Balzac
Visiter le musée à cette heure -ci, on n 'a pas idée.
C 'est pas pour visiter le musée qu 'elle le cherchait.
– Sous -titrage FR 2021
Qu 'est -ce que c 'est que ce bruit ? Je vais voir.
J 'ai peur.
12, 6, 17.
C 'est moi.
64. C 'est moi.
Faites -la sortir.
Son frère vient de se tuer.
Vous venez d 'entendre La sorcière de Plémianikoff, adaptée pour la radio par
Vadim. Ici Paris Inter, voici maintenant un quart d 'heure de musique
ininterrompue.
Elle est devenue prétentieuse, mon grand frère.
Robe de chambre de travail.
Eh ben !
Attendez -moi une seconde.
Mademoiselle, mademoiselle.
Mademoiselle, regardez par ici.
Mademoiselle, vous déjeunez chez vos parents ? Je m 'appelle Édouard.
Et moi, Guillaume. Et moi, François.
Attendez -moi.
Ça y est, elle s 'est fait arponner par Daniel.
Il lui faut tout, alors.
Venez voir, il y a une fille qui se fait lever dans la rue.
Oui, j 'adore.
Ne regardez pas ça.
Le plus salaud des deux n 'est pas celui qu 'on dit.
Hé, hé, hé. Je vous adore, vous le savez.
Mais ce ne serait pas chic de vous cacher la vérité.
Daniel est un être taré, frôlaté, misérable.
Avec lui, vous perdez votre jeunesse.
Et c 'est son meilleur ami qui vous parle.
Salut les copains.
Chérie,
c 'est vrai que tu es un salaud et un dégueulasse ? Toi, tu viens d 'avoir une
conversation avec Roger.
Comment tu finis ? Tu vois que tu n 'y connais rien. C 'est justement parce que
je suis une ordure qu 'elle mène. C 'est ce que j 'ai dit.
Bon, alors maintenant, il faut que tu t 'en ailles tout de suite parce que je
suis très occupé. Oh, mais on dit l 'ensemble ce soir, ça te rend mieux. Je
les photos chez Dion jusqu 'Ă 7h, je passerai ensuite.
D 'accord, allez, file.
Au revoir, Trésor.
Dis donc, tu as des nouvelles de la petite Dutrin ? Non, mais j 'en attends.
Eh bien, n 'attends plus et regarde donc qui occupe le numéro 3 de la rue Fabra.
AllĂ´, on demande Guy au malentendu.
Oui.
Quoi ? Quoi ? Le musée Balzac
? Vraiment vieux.
Pourquoi m 'a -t -elle menti ? Pour ne pas avoir Ă te rendre les 4300 francs
tu me dois toujours, d 'ailleurs.
C 'est petit que m 'inspire confiance. Tous les escrocs inspirent confiance. C
'est ce qui leur permet d 'escroquer. Tu as fait le coup du sac.
Tu crois ? Voyons, c 'est classique.
Dommage. Elle était mignonne.
Un ravissant petit phénomène.
Non, c 'est vrai, mais on ne peut pas dire, mais elle a vraiment de... Elle a
mĂŞme beaucoup de...
ArrĂŞte,
idiot ! Je ne peux pas, c 'est un petit... Trop viteux ! Eh bien, si
on m 'avait dit ça... Voilà des excuses.
Et alors, ce papier ? Comment, tu ne l 'as pas tapé ? Ben non, pas encore.
Je viens de le déchirer, moi.
Qu 'est -ce que tu veux que je te dise ? Recommence -le.
C 'est une belle saloperie, en tout cas.
Oui, on va attendre que je sois sorti. Je ne parle pas de toi.
Alors lĂ , tu me baisses.
Une jolie petite endure.
Justement, je parlais de vous.
Elle dit que c 'est la fille du train.
Quoi ? C 'est la fille du train. Viens, viens, écoute.
Figurez -vous qu 'il m 'arrive une histoire idiote.
Mon frère n 'est pas là et je ne sais pas quand il doit revenir.
Vous m 'aviez proposé de publier une de mes nouvelles.
Dans les circonstances actuelles, ça me rendrait un grand service.
Je ne connais Ă Paris que vous et votre camarade.
Elle ne connaît que nous.
C 'est une excellente idée, ça.
Venez, nous allons arranger ça tout de suite.
Je ne vais pas te dire qu 'il a des ennuis d 'argent.
Est -ce que vous croyez qu 'on pourrait me donner une avance ? C 'est que l
'affaire de deux jours, mais je suis un peu démunie.
Rien de plus facile.
Un mot de moi au caissier, il m 'aime beaucoup.
Combien ? Et combien vous faut -il ? Oh, presque rien.
Quinze ou vingt mille francs.
C 'est trop gentil. J 'arrive tout de suite, le temps de sauter dans un taxi.
Vous ĂŞtes mon ange gardien.
Son ange gardien. Oui, Ă quinze mille francs, c 'est une affaire.
Allez, je ne suis pas vache, on partage. Ah non, merci.
Donc, 15 000 putes, 4 300, elle te coûte déjà 19 300 et ça ne fait que
commencer.
Bon.
Mais voilĂ .
Oh, mais dites -moi que je rĂŞve. Il y a un de ces petits troĂŻaux qui nous
arrive. Oh, mais pardon. Pas mal du tout. C 'est charmant. C 'est du cousu.
en mangerait sur une tartine.
Je vais m 'en occuper seul.
Mais tu ne veux pas savoir ce que tu prends. Je m 'en charge. Tu vas mettre
heure pour arriver Ă l 'embrasser.
Moi ? Dans cinq minutes, ce sera fait. T 'es sûr ? C 'est du tout cuisse. Bon,
alors, j 'arrive dans dix minutes. Si tu n 'es pas en train de l 'embrasser, je
prends le relais. C 'est d 'accord ? Ben non.
As -tu des gants ? Non, pas du tout, mon vieux.
Qu 'est -ce que vous avez Ă me fixer ? Je vous aime.
Bonjour. Bonjour, Agnès.
Je vous ai apporté ma nouvelle, un petit conte.
Oui, alors venez, nous allons la montrer Ă Mimiche.
Mimiche, c 'est le rédacteur en chef.
Je me vois très bien à Tahiti avec elle.
On court tout nu sous les palétuviers. Elle m 'appelle son dédé d 'amour et me
pique des orchidées dans les cheveux et dans les oreilles.
Salut les copains, il fait nuit, je rentre.
J 'ai travaillé toute la matinée à ma nouvelle.
J 'espère qu 'elle va plaire.
Je peux jeter un coup d 'œil ? J 'aimerais mieux vous la raconter.
Ça se passe à Vichy.
Et alors ce papier, ça y est ? Là , voilà , c 'est pas dans l 'ordre, mais
est. Qu 'est -ce que tu veux que je fasse de ça ? Es -tu la seule à pouvoir
'en sortir ? Va te faire voir !
Bon, ça va, je m
'arrangerai.
L 'amour restait pris dans sa gorge.
Tout doucement, il se penchait vers elle.
Tout Ă coup, elle se redresse.
Je vous ai fait mal.
Je continue.
Tout Ă coup, elle se redresse.
Il la regarde.
Ça vous plaît ? Plus que deux minutes.
Dis donc, Croque -Mittel, l 'enquête sur le Japon, ça avance ? On ne sait pas
encore qui va partir.
Dis un mot pour moi, patron.
Tu crois que j 'ai une chance ? Je n 'en sais rien.
Tu as une grosse chance.
Merci, Croque -Mittel.
Plus qu 'une minute.
Alors, je peux continuer ?
Ă€ ce moment -lĂ , Charlotte se retourne.
Coup de théâtre ! Arrête ! Arrête ! Arrête ! Arrête
! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte !
ArrĂŞte ! ArrĂŞte
! ArrĂŞte
! Et ma nouvelle ? Si vous voulez voir le directeur
personnellement, revenez dans l 'après -midi.
C 'est que... Ah oui, la petite avance. Je comptais dessus et j 'ai pris un
taxi qui m 'attend en bas.
Vous avez encore oublié votre sac.
L 'idée d 'être publié, ça vous a tourné la tête.
J 'ai tout me dégoûte.
Toi aussi ? C 'est ignoble cette comédie que nous jouons à Agnès.
Quelle comédie ? Écoutez, même si vous devez m 'en vouloir, je préfère vous
la vérité.
Il y a une chance sur mille pour qu 'on la prenne, votre nouvelle.
Puis n 'importe comment, vous pourriez pas toucher votre argent avant des
semaines. Je vous remercie de votre franchise.
On n 'a jamais cru Ă votre livre.
D 'ailleurs, ça vaut mieux parce que, vous savez, moi, des petites filles
géniales, j 'aime pas ça du tout.
Alors, vous ne m 'avez jamais cru.
Ah non.
Seulement, j 'adore les menteuses.
Surtout quand elles ont votre petit nez.
Agnès ! Agnès !
Agnès, ne partez pas.
On commence Ă s 'entendre.
Agnès.
Vous m 'attendez un instant?
Vous allez revenir, hein? Oui. Tenez, je vous laisse mon manuscrit. C 'est ce
que j 'ai de plus précieux.
Mais qui écrit tout ça ? Moi.
Mais c 'est très bien, très bien.
Où est -ce que nous allons ? Vous connaîtrez, il n 'y a pas une librairie
achète des livres rares ? Oh, très bien, j 'ai tout vendu en arrivant en France.
Quel livre vous avez ? Une édition originale ? Je ne sais pas, il y a une
dédicace de Balzac.
Laissez -moi voir.
Original de Lys dans le Valais, édition Verde 1836.
dédicace à Zulma Garo, grande amie de Balzac. Dites, vous croyez que je peux
tirer 15 -20 000 francs ? Oh, 200 000 ! J 'ai eu la main heureuse. Oh, ne citez
pas pour moins que 150. Je ne cède jamais.
Allons !
Admirable, alors ? Alors, j 'ai 180 000 francs.
Admirable. Est -ce qu 'on va vendre quelque chose d 'autre, maintenant ? On
pas, on achète. Des robes, d 'abord.
Admirable, chez Virginie.
Chez Virginie ? Oui, d 'accord.
Oh, j 'y pense.
Faudrait d 'abord me poser un bureau de poste parce que je dois envoyer un
télégramme à papa.
Très touchant.
Amélie ! Amélie, tu ne m 'entends pas ? Qu 'est -ce qui arrive ? Agnès nous
envoie un télégramme de trois pages.
Tiens, écoute ça.
Mon cher papa et ma petite maman, j 'habite à Paris chez mon frère dans une
jolie maison.
Stop. Je viens de vendre un livre, 180 000 francs.
Stop. Je suis folle de joie. Stop.
Comment va Toto ? Stop.
Comment va Toto ? Stop.
J 'espère que vous... Oh, tiens, Amélie, je le reconnais, je suis dépassé. Agnès
a du génie. Je ne m 'explique pas les choses autrement, elle a du génie. C
comme Hubert.
Deux mois après son départ, j 'apprends qu 'il achète un hôtel particulier.
Je ne peux pas faire un enfant sans qu 'il ait du génie.
Toto ! Toto ! Tu vas encore tomber, tu ? Toto, Ă partir de demain, tu prendras
des leçons de violon.
Oui, papa.
Admirable, mais c 'est triste.
Mais là , ça, c 'est rien. À la fin, c 'est déchirant.
J 'ai pleuré en l 'écrivant.
Comment trouvez -vous mon sac ? Inoubliable.
Tenez, ça c 'est pour vous.
Ah non, non, non, non, non, non, non. Vous ĂŞtes une sainte, une vraie petite
sainte. Dites, maintenant on retourne à France Actualité.
Oui.
Je crois qu 'on est très bien placé pour le reportage au Japon. Oui, oui. Tu as
beaucoup d 'influence sur le continent. Je demande Daniel Roy à l 'entrée.
de l 'argent de votre billet.
Mon sac ! Où est mon sac ? Vous l 'avez peut -être oublié dans le taxi, non ?
Mais non, je l 'avais lĂ il y a une minute ! Le voilĂ .
Et encore merci.
Et votre frère est revenu ? Non, non, j 'ai vendu un livre. Un livre ? Alors
vous êtes vraiment écrivain ? Je n 'ose plus rien dire, vous ne me croyez
jamais. Bonne pardon.
Vous m 'en voulez beaucoup ? Non.
Je vous trouve très chic de m 'avoir parlé franchement tout à l 'heure.
Vous méritez une récompense. Je vous invite à dîner. Vous êtes libre ? Ce
j 'ai un reportage, mais ça peut très bien s 'arranger. Quel est l 'endroit Ă
mode en ce moment ? En ce moment, c 'est l 'orangerie. Alors allons -y. Oui,
oui, oui.
J 'aurais bien demandé à votre ami de venir, mais je ne crois pas qu 'on
les satires Ă l 'orangerie. Oh, ça n 'a pas de satire. Ils sont très stricts lĂ
-dessus. Ça n 'a jamais de satire. Mais si.
Si, si, si. Enfin, la preuve, j 'y vais tout le temps. Pas le jeudi.
Jamais de satire le jeudi.
Vous avez une voiture ? Oui.
Bon, alors, je vais payer mon taxi.
Non, je vais y aller. Non, non, non.
C 'est un ami.
VoilĂ .
VoilĂ d 'oĂą vient son argent.
Elle se fait entretenir par des chauffeurs de taxi.
Belle mentalité. Mais pas du tout, elle fait la traite des Blancs. Oh, vous
regardez, elle est très gentille, cette maman.
C 'est un peu fofolle, mais je suis persuadé qu 'elle a beaucoup de cœur.
En tout cas, elle a un très gros avantage, elle ne ressemble à personne.
C 'est beau, c 'est beau.
C 'est vraiment beau.
Merci encore, Alexis.
Ah non, jamais, mademoiselle.
Pas d 'histoire.
La prochaine fois, vous m 'offrirez une petite course. Vous ĂŞtes une sainte.
Vraiment une sainte. Au revoir, Alexis.
Les billets ne sont pas faux. Je n 'y comprends rien du tout.
Bonsoir, chérie.
Bonsoir.
Où allons -nous dîner ? Je ne peux pas dîner. J 'ai un reportage ce soir. C
idiot.
Je mangerai un sandwich, si tu veux. Quel reportage ? AD.
AD ? AD.
Une petite fille géniale.
On va dîner, j 'ai faim. C 'est ça, ta petite fille ? Elle est très avancée
son âge.
Allez, venez dîner avec tonton Daniel.
Et en plus de ça, il en invite une autre.
Ne croyez pas ça.
C 'est elle qui paye. Mais c 'est ignoble. Je vous l 'avais dit.
Comment vous le voyez, l 'homme de vos rêves ? Brun, nonchalant, mal élevé, pas
trop beau si possible, mais avec du charme.
Mais c 'est moi, ça.
Trouver l 'homme de ses rêves, ça arrive.
Mais ce qui est difficile, c 'est... C 'est qu 'elle vous aime.
C 'est d 'être sûre qu 'elle vous aime.
Une amie.
J 'ai cru que c 'était Françoise Arnault. Oui, c 'est elle.
Vous êtes jalouse ? Si j 'étais amoureuse, je serais très jalouse.
Allons, bon.
Quoi ? Il ne manque plus que ça.
Mais quoi ? Je suis amoureux de vous.
Les mots, c 'est comme les cailloux au bord de la mer.
Ils s 'usent.
Un jour, vous aimerez pour de vrai, mais vous n 'aurez plus de mots pour le
dire. Oh lĂ lĂ , ce que vous ĂŞtes grave.
Pourquoi je vous aime, c 'est pour une tragédie.
Je voudrais vous croire.
C 'est tellement important d 'avoir confiance.
Et moi, je peux avoir confiance ? Oh oui.
Vous ne mentez jamais ? Non.
Non. Tout ce que vous m 'avez raconté jusqu 'à présent, c 'est vrai ? Oui.
J 'avoue, j 'avais du mal Ă vous croire.
Alors, l 'hôtel particulier, le frère peintre, tout ça, c 'est vrai ? Oui,
Et vous habitez trois ruffes Ă bras. Vous entrez, vous sortez, enfin, vous
chez vous.
Oui. Bon, très bien, on ne parle plus, je vous crois.
Oh, que c 'est joli, ça. Allez, apprenez -moi à le faire.
Mais c 'est tout un art. Ah oui?
D 'abord, les mettre bien à plat, comme ça.
Alors quoi ? Pas de coup de pied ? Non.
Tu m 'invites toi pour un verre ? Il n 'est pas très tard.
Au moins une heure et demie. Et si mon frère est rentré, il sera furieux. Mais
non, mais risquons. Non, je t 'assure, je ne peux pas.
Alors demain Ă 8h au journal.
Oui.
Sans faute. Oui.
Ah, bonjour, M. Hubert. Adieu.
Alors, ça va ? Je pause ce soir ? Ah oui, là , il faut que je finisse mon
-vous pour mon exposition.
Ah, bon. Alors, Ă ce soir, hein.
Mais dites -donc, vous savez qu 'il y a du monde qui vous attend, déjà , dans le
musée. Merci, j 'écoute. Je vais vous dire qu 'il y a un moment qui vous
hein. Au revoir.
Mesdames et messieurs, vous êtes ici dans un musée qui n 'est pas un musée, c
'est plus qu 'un musée, c 'est une pieuse reconstitution de la vie
Balzac.
Balzac c 'est historique, non ? Vous avez ici, je dis historique, touchez
touchez pas, vous avez, gare au pied, attention au pied, vous avez ici ce
fauteuil, voyez -vous, quand Balzac s 'est levé pour la dernière fois, le
fauteuil est resté là .
Voyez -vous, c 'est intéressant.
Ne touchez pas. Ne touchez pas, s 'il vous plaît.
Ne fumez pas. Ne fumez pas ici.
Ah non, pas ici.
Vous avez ici la statue de Balzac.
La statue, elle est plus grande que le Balzac. Il était moins grand. Voyez
ce que je veux dire ? Si vous n 'avez pas, c 'est un maximum au point de vue
taille, Balzac.
Ne touchez pas. Je ne vous demande pas. Ne fumez pas. Ne fumez pas ici.
Vous avez ici le téléphone personnel.
Voyez -vous, de... Le mien, c 'est le mĂŞme.
C 'est Ă moi.
Je vous en prie, veuillez passer au petit salon, maintenant.
Vous avez également remarqué les bougies partout, parce que Balzac aimait les
bougies. Il aimait travailler la nuit, et il se servait de bougies la nuit.
Et le jour, c 'était pareil, et il avait ses bougies. Si bien que le jour ou la
nuit, pour lui, c 'était du pareil au même, n 'est -ce pas ? Pardon.
VoilĂ .
Vous ĂŞtes ici, maintenant, dans le petit salon.
Petit salon, où Balzac prenait son café.
C 'est que Balzac, avant... Avant d 'être un grand écrivain, je m 'excuse,
pardon.
Pardon. Avant d 'être un grand écrivain, il n 'y a pas mal.
Follow. Avant d 'être un grand écrivain, il aimait surtout le café. Ne touchez
pas à ça, je vous le demande, ne touchez pas.
Il aimait surtout le café. Et alors, il n 'écrivait jamais sans prendre son
café, comprenez -vous, et il ne prenait jamais son café sans écrire. Alors si
bien que prendre son café en écrivant ou écrire en prenant son café, ça c 'est
du pareil au même, c 'est pas assez tard. Que je m 'en ferai une tarte dès
vous serez barrés, mais ça c 'est autre chose. Pardon.
C 'est pour moi, ça. Alors ça, c 'est de toucher. Je vous demande de ne pas
toucher.
Ça, c 'est la pendule de Balzac. Mais vous, de Balzac, c 'est pas de cloque.
C 'est Ă la suite, hein.
Tiens. C 'est certainement une panne, ça. Je vais... N 'ayez pas peur, je
reviens. C 'est une panne, le grand, lĂ -bas.
C 'est réparé. Je ne savais pas ce que c 'était.
Nous allons maintenant passer à la bibliothèque, si vous voulez, messieurs,
dames, si vous voulez avancer.
Balzac a eu un rôle de la publicité.
D 'ailleurs, c 'est pour ça qu 'on dit Balzac 001.
Vous voyez comme quoi on peut être gardien de musée et avoir de l 'esprit,
'est -ce pas ? Bon, pardon. Vous avez ici la robe de chambre de Balzac.
Vous la voyez lĂ -bas, cette robe de chambre. On n 'a jamais su s 'il la
pour se lever ou pour se coucher.
Enfin, comme il n 'en avait qu 'une avant de commencer Ă la...
ça c 'est du pari au même, c 'est du pari. Bon allez, dites, pardon,
ne vous dérangez surtout pas. Alors ici vous avez toute la collection
personnelle de Balzac, voyez -vous, tout ça c 'est, la plupart sont des livres
de Balzac.
Vous avez là -bas, vous avez c 'est ma soeur Agnès, c 'est ça qui est là .
Agnès ! C 'est belle ! C 'était
la robe de chambre de Balzac. Allez, voilà , c 'est mieux comme ça, allez,
allez, filez là , c 'est fou ça !
Dès qu 'ils sont dans un musée, il faut qu 'ils regardent. Allez, hop, avancez
lĂ . Touchez pas, touchez pas.
Allez, avancez.
Vous pouvez fumer, vous.
Ici, c 'est la cuisine. La cuisine oĂą la boniche Ă Balzac faisait son manger.
Allez, avancez.
Vous avez ici la statue de Balzac.
Allez, vite.
Ce n 'est pas la taille de Balzac. Il était plus grand, plus petit que ça. Ça,
c 'est plus petit.
Ça, ça n 'a aucun rapport avec Balzac.
Allez, vite, partez.
Allez, vite, touchez pas, touchez pas. Allez, plus vous y arrivez vite, moins
vous êtes fatigués. Allez, allez, allez, allez, allez.
Hop,
ici.
Allons, allons, voilĂ .
VoilĂ .
Si Barça était là , il vous dirait que, en principe ici, il vous dirait que le
pourboire est absolument obligatoire. VoilĂ ,
je n 'ai rien eu du tout.
Qu 'est -ce que tu fais ici ? Je t 'attendais.
Je suis arrivée lundi soir.
Et par où tu es rentrée ? J 'ai cassé un carreau.
Parce qu 'on se trouve une fraction dans un musée.
C 'est un musée ici ? Mais tu m 'avais écrit que la maison t 'appartenait. Mais
non, ça, c 'est pour les pas des papas. Tu penses qu 'on couche à trois avec
trois copains dans une chambre Ă Montrouge et je gagne 25 000 francs ici.
Eh bien, moi qui comptais sur toi.
Si le voyeur te conservait, si le serveur te conservait, si le
voyait. Qu 'est -ce que c 'est qu 'un conservateur ? C 'est le directeur d
Tu n 'as rien touché à rien.
Eh bien, j 'ai rangé un petit peu, puis j 'ai...
Le téléphone, j 'arrive.
AllĂ´ ? Bonjour, monsieur le conservateur. Bonjour.
Oui ? On vous propose l 'édition originale du Lys dans la vallée.
Celle qui est dédicacée à Zulma Caro.
Mais nous avons ce livre.
On ne l 'a certainement pas volé.
Écoutez, ne quittez pas, je vais aller voir. Ne quittez pas.
Ne quittez pas le concert. Ça va à l 'acteur.
Voler.
Dis -moi la vérité, c 'est toi qui l 'as pris ce livre ? Je l 'ai vendu.
Vendu. Nous sommes perdus. C 'est la prison.
Qu 'est -ce que je veux dire ? Il faut essayer de le récupérer. Non, c 'est la
seule solution, ça.
AllĂ´, monsieur le... Nous l 'avons. Nous l 'avons, ce livre. Nous l 'avons. On
vous a certainement proposé un faux.
Comment ? Vous allez l 'acheter. Eh bien, vous ne craignez pas que ça fasse
double emploi. Non, ça ne...
Est -ce que ça vous intéresse ? Ah ben, si ça vous intéresse, alors c 'est
intéressant. Voilà , eh ben, au revoir, monsieur le converseur.
Tu as toujours l 'argent ? J 'ai 30 000 francs parce que je me suis acheté deux
robes, un manteau, des chaussures, un sac et... ArrĂŞte, arrĂŞte, arrĂŞte,
Il faut récupérer ce livre coûte que coûte. Et si on en vendait un autre ? Ça
ferait roulement ? Non, non, non. La première fois, tu ne le savais pas. Bon,
alors, maintenant, ce serait plus grave. Ça serait du vol, maintenant.
Je ne sais pas, on va trouver le libraire, roule -toi par terre, cache
amadoue -le, fais quelque chose. Si tu ne réussis pas, les Beaux -Arts vont
donner en justice.
Tu vas aller en prison ? Toi aussi ? C 'est épouvantable.
Jamais le libraire ne me rendra ce livre.
Je vais aller le trouver.
Un homme, ça l 'impressionnera.
Ça, tu ne peux pas savoir. Je ne comprends pas du tout où elle a pu
Elle ne s 'est pas volatilisée ? Si, mon.
Je ne crois pas aux fées. En tout cas, il faut se rendre à l 'évidence. Si c
'est une fée ou une sorcière, je vous explique.
Eh, vous avez vu le travail ? Sans le brûler, ici.
Le contraire m 'étonnerait.
Eh, tu brûles ! Eh, je brûle ! Eh ! Ben,
merci, mon vieux. De rien, mon vieux. Mais qui c 'est qui m 'a mis le feu ?
Agnès, mais tu voulais pas croire que c 'était une sorcière ? Grand concours de
striptease amateur.
Et donc, les gars, on se rince l 'oeil ce soir ?
Ça doit être terrible, ça. On pourra draguer. Ça ne m 'amuse pas.
Il est amoureux.
Gravement ? C 'est le début, mais s 'il ne se soigne pas, il va partir en
brioche.
J 'ai rendez -vous avec Agnès, je n 'irai pas au strip -tease.
Un autre Ricard, sur le compte de Roger, il a mis le mien dans sa poche. Rendu !
Si je voulais, je voulais.
Mais je vais vous le faire, battez.
Attention, voyons ! Il ne veut rien savoir ? Non.
Je vous l 'en dis, c 'était la chose de notre famille, têtu, son idée, c 'est
gérant de l 'argent.
Remarque, il a promis d 'attendre trois jours avant de vendre le livre au
conservateur. Écoute, je vais retourner à Vichy, parce que quand papa verra que
son nom va traîner dans les tribunaux, il t 'enverra l 'argent. Non, non,
essayons autre chose.
Mais quoi, maître ? Je ne sais pas, mais n 'importe quoi, mais pas ça. Il faut
essayer quelque chose qu 'il n 'y a pas.
Il faut essayer autre chose.
Ça va faire un drame pour qu 'il ne rentre pas d 'ici.
Il n 'y a pas d 'autre solution.
Eh bien, s 'il n 'y a pas d 'autre solution, on empĂŞche que ce n 'est pas
pour toi.
Tu crois ? Jamais papa ne te prendrait 150 000 francs. Allez, on retourne au
musée, je vais chercher mes affaires.
Tu t 'accompagnes à la gare ? Non, je déteste les scènes d 'adieu.
Petit bébé, tu dis.
Entrez.
Excusez -moi.
Vous déménagez ?
J 'ai quitté Paris. Personne ne va savoir que je suis venue ici.
Qu 'est -ce que vous désirez, mademoiselle ? Je n 'ai pas le concours,
Oh, les inscriptions sont terminées, mon petit.
Je suis au complet, je regrette.
Tant pis.
Oui. Eh bien, pour vous, je vais faire une exception.
Oh, merci.
Vous savez de quoi il s 'agit, au moins.
Eh oui.
VoilĂ le contrat type.
Lisez avant de signer.
Est -ce que je peux passer sous un autre nom ? Bien sûr.
Vous pouvez prendre un pseudonyme. Ah bon ? Vous croyez que j 'ai une chance ?
Je vous joue Ă 10 contre 1.
Très bien.
Comment vous appellerez -vous ? Sophia.
Sophia. Excellent.
Je peux partir ? Ah non, il faut répéter.
Mais c 'est que j 'ai un rendez -vous. Oh, le travail avant tout.
Non, non, venez.
Laissez ça.
On mettra ça en la loge tout à l 'heure.
LĂ .
Doucement, doucement.
Voilà , déposez gentiment.
André. Oui ? Il faudrait que tu mettes au point un numéro pour Sophia.
Elle vient de s 'inscrire.
Montrez -moi votre robe.
Continuez sans moi. Remettez -le, remettez -le. Continuez sans moi. C 'est
'en ai une autre plus habillée.
Oui, on pourrait lui faire la belle nonchalante.
C 'est ça, quelque chose de très félin.
Essayez de vous attirer comme un petit chat.
C 'est que j 'ai un rendez -vous.
Ça fait rien, attirez -vous tout de même.
En tournant. En tournant.
Oui.
Tu attends Agnès ? Oui.
Qu 'est -ce qu 'elle peut foutre ? Moi, j 'attends Magali.
C 'est bien.
C 'est pas tout à fait dans ton style, ces débordements d 'amitié.
J 'ai eu si peur de te perdre.
Mais maintenant, tout est arrangé. Enfin, j 'espère.
Toujours Sibéline.
Seulement, je ne peux pas sortir.
Une affaire de famille.
Mon frère est rentré ? Oui.
Imagine -toi que depuis deux jours, je croyais habiter chez lui, puis j 'étais
au musée Balzac.
Je comprends tout, maintenant.
Mon frère n 'est que le gardien du musée. Il a fait ça pour épater papa. C
à toi que ça pouvait arriver, ces trucs.
On se voit ce soir après dîner, vers minuit.
Ă€ minuit, je serai Ă la chambre.
Le gouvernement va sauter.
Encore ?
C 'est son portage.
Bonsoir, tonton Daniel.
Bonsoir, mémé.
Bon, alors on y va ? D 'accord.
Ă€ moi, on ne me pose pas de la peine. Vous allez oĂą ? Nous allons Ă un
de striptease. Pendant qu 'il regardera les autres, il me sera tranquille. Moi,
je vous accompagne. Moi aussi. Et vous venez lĂ -bas ? Mais non, non, je suis
retenu une table que pour deux. Mais on s 'arrangera. Je prendrai ma galette sur
mes genoux.
Vous ĂŞtes prĂŞts ? Et vous en oubliez. Martine, Martine, vous en oubliez.
Venez, vous en avez encore.
VoilĂ . Merci encore et bravo. Au revoir, Martine.
Et maintenant, nous allons accueillir la dernière concurrente.
Voici Marie Luce, une charmante blonde souriante et peut -ĂŞtre un peu
provocante. Je vous rappelle, mesdames et messieurs, que la gagnante de ce soir
participera Ă la finale de notre concours de strictes amateurs.
Cette finale aura lieu le samedi, c 'est -Ă -dire dans deux jours, dans la
grande salle du casino.
Je ne pourrai jamais me déshabiller devant tout ce monde.
Personne ne te force, non ? Alors va te rhabiller.
Mais je ne peux pas, si je ne gagne pas les 200 000 francs, je suis obligée de
quitter Paris. Et alors ?
Je suis amoureuse. Ma pauvre cocotte.
Là , évidemment.
Quel effet ça t 'a fait à toi la première fois ? Jusqu 'à la poitrine,
bien. La poitrine, c 'est plus dur. Faut penser Ă autre chose.
J 'essaierai. Et puis, je vais te dire quelque chose. Le striptease, au moins,
'est honnĂŞte.
Tu es payé pour montrer ton derrière, il paie pour le regarder.
Tout le monde est content, il n 'y a pas d 'hypocrisie.
Sophia, ça va être à vous.
Viens, viens, n 'aie pas peur, tu verras, tout se passera bien.
Non, tiens, il t 'attendra ici, comme ça.
Tu souris ? Oh ben ça va mieux.
Comme vous le savez, notre concours est réservé aux amateurs.
C 'est donc la première fois que Marilu se présente en fait.
Marilu, 20 ans.
Son tour de poitrine est de 85 cm et son tour de hanche, égal au tour de
poitrine, est aussi de 85 cm.
Oh lĂ lĂ ! Quelle assurance, quelle autoritĂ© ! Je ne serai pas un marilus Ă
j 'ai besoin de vie, mais il est propre.
Lequel ne t 'intéresse pas ? J 'attends le moment où il va se raser la gueule.
Les filles, ce sont pas mal ! Bravo !
Oui, oui, c 'était très bien.
Eh bien, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous allons... Oui, oui, oui,
'était très bien, bravo, merci.
Eh bien, maintenant, mesdames, mesdemoiselles, messieurs... Il y a des
la salle qui font des réflexions haute voix, j 'aime pas beaucoup ça. S 'ils
font des réflexions, c 'est que tu les fais réfléchir. Et un peignoir ! Allez,
toi, tout de suite, tu rentres en scène dès qu 'on t 'annonce. Non, mais c 'est
un monstre ! T 'es pas si fort, on va t 'entendre dans la salle. Et moi, je vous
dis que j 'aimais pas ça.
Comment, un voyou dit haute voix, les cuisses sont pas mal et j 'aurais pas eu
le droit de rouspéter ? Va attendre près de la scène, je te rejoins.
Tu vas la fermer, non ? Tu vas lui ficher le trac. Il a dit les cuisses
mal. Les cuisses sont pas mal, et alors le reste ? C 'est acheté ? Je m 'excuse
de cette interruption, il doit y avoir un drame en coulisses. Ces demoiselles
sont parfois un peu nerveuses.
Mais je pense que dans quelques instants, nous allons pouvoir vous
Sophia, notre dixième et dernière concurrent.
Non, non, non, non, non, non.
Non, je suis une artiste. Je l 'admets.
Je te plaques, les gens parlent au poids et tu parles encore plus fort qu 'eux.
Sœur de merde, il y a moi aussi.
Va -t 'en.
C 'est toi, Sophia ? Oui.
Tu es folle.
Quand tu vas arriver comme ça, ils vont gueuler.
Attention, voilà le régisseur.
Vite, dépêche -toi, va vite en scène.
Puisqu 'elle n 'arrive pas, je vais vous la décrire.
Sophia est blonde, de grands yeux innocents, une bouche sans sphère. Le
fait l 'un des deux.
Sauf qu 'il y a un nonchalant plus rapide, rapide et masqué.
Non, non, non, ne partez pas, restez avec nous.
On pourra.
Ce masque est une surprise, une surprise pour tout le monde.
Et je pense que ce sera tout Ă l 'heure une excellente surprise.
Et pourquoi ce masque ? Elle est sûrement très laide. Pourquoi ? Il n 'y
de raison. Moi, je trouve ça très original, moi, très inédit.
En tout cas, avec un corps pareil, elle peut te permettre d 'ĂŞtre idiote. Sophia
a 18 ans. Elle mesure 1 ,66 m.
Tour de poitrine, 90.
Tour de taille, 50.
Tour de hanche, 90.
Elle est italienne et elle est due en France spécialement pour ce con.
Moi, je la trouve très attachante. Moi, c 'est triste.
Je la trouve plutĂ´t quelconque.
C
'est
bien simple. Je n 'ai jamais vu de ma vie une fille aussi bien bousculée.
Ă€ part toi.
Au paimable.
Ă€ part toi.
Allez -y, Stopia, n 'ayez pas peur. Allons, allons.
Stopia, Stopia, ne partez pas. Non, non.
Un petit applaudissement pour l 'encourager.
Ah, grave.
Sous -titrage
MFP.
Vas -y, ne fais pas le diable.
Dès que tu sors, je te passe le déshabillé. Tu courtes 1, 2, 3 et tu te
Vas -y.
3.
Bravo.
Bravo.
Bravo.
Bravo. Bravo.
Bravo. Bravo. Bravo. Bravo. Bravo.
Bravo.
Où vas -tu ? La voir de plus près.
Dis donc, je te croyais amoureux, toi.
Il est bien incapable d 'être amoureux. Ça dépend de qui.
Ce garçon est d 'un combustible. Pour tous nos amis ce soir, vous allez bien
vouloir maintenant retirer votre masque.
Pourquoi ? C 'est un vœu.
Pourquoi ? Non, non, non, non, non, monsieur.
Ne partez pas, ne partez pas.
Messieurs, quelques instants, s 'il vous plaît. Tout à l 'heure, peut -être dans
sa loge, si elle vous autorise.
Bonsoir.
Ne me dites pas de m 'en aller, je ne sortirai pas.
Ah, c 'est vrai, vous ne savez pas qui je suis.
Alors, voilĂ ma carte de visite.
Daniel Roy, journaliste.
Sortez ! C 'est pas possible. Avec tout ce que j 'ai vu, c 'est pas possible.
Je vais appeler les régisseurs. Vous avez raison, c 'est la seule façon de
débarrasser. Je vais vous gifler.
Giflez -moi, mordez -moi, réduisez -moi à menu morceau. De toute façon, dans mon
propre corps sanglant, celles qui ont toujours ces paroles, vous ĂŞtes belles.
Ah non, vous n 'ĂŞtes plus.
Pourquoi ? Parce que vous ĂŞtes devant la lampe et votre appellement est vraiment
très léger.
Que voulez -vous de moi ? Quoi ? Vous m 'aimez. Je n 'ai pas dit ça.
Merci. Un moment.
Et si vous serez déçus quand vous enleverez les masques ? L 'intuition me
que j 'aurai une très jolie surprise.
Mon intuition est à moi. Elle me dit que tu n 'as de l 'écrapoule.
Son intuition le flatte. Et qu 'un garçon comme toi, il ne peut jamais
cour Ă une femme sans trahir une autre.
Pour toi, je trahirai la terre entière.
Les journalistes, la presse pour les photos. Mamma mia, empĂŞchez -les d
Madone.
Pourriez -vous m 'aider à sortir sans être oublié ? Alors écoutez -moi, je
entraîner toute la meute de foyer. Pendant ce temps -là , vous vous
vous sortez par la petite porte en fer. Sur la place, vous verrez nos sites
blanches, c 'est ma voiture.
Alors vous montez et vous m 'attendez. Merci, Vapé.
On voulait prendre une photo dans sa loge. Elle s 'habille.
Restez pas ici, venez par lĂ .
C 'est pas grave quand mĂŞme.
Pas bien.
Je prends la parole pour expliquer mon vote, M. le Président du Conseil. C 'est
à cause de tant de brume que vous avez laissé se répandre sur la discussion et
qui dissimule totalement aujourd 'hui la réalité.
De tant de brume répandue, je le répète, même si ce groupe ne vous est pas vu.
Vous avez tellement déformé la réalité de quelques Béossiens que je sois en
face... Dis, raconte. Je ne sais pas s 'il m 'a pris. Un coup de sang. Cette
fille a un corps.
Et Agnès, ça n 'a rien à voir.
Oh ! Alors ça, c 'est un monde, ça, là .
Il te les faut toutes, Agnès, Sophia, Magali. Monsieur Roy, Mlle Dumont vous
demande à l 'entrée.
Contre la mauvaise volonté du Parlement, ce qu 'elle ferait, ce pelé, ce galeux,
vous vient tout le mal, tandis que se couvrent des loges votre gouvernement.
J 'ai peur que tu ne trouves pas.
Je débarque de ma province, mais je ne suis pas complètement idiote.
Mlle est avec moi.
Alors, c 'était bien ce dîner de famille ? Ça m 'est resté sur l 'estomac. Et
toi, tu t 'es bien amusé ? Oui, beaucoup, oui. J 'ai été au match de
qui a gagné ? Le vainqueur. C 'est original.
Tu nous as bien eu avec Sophia Ostretiz.
Comment est -elle sans son masque ? Je ne sais pas, moi, je ne sais pas.
Tu restais dix minutes dans sa loge, ce n 'était pas pour. Eh bien, on gaffe.
Et ce match de boxe ? Quoi, ce match de boxe ? Je te demande, et ce match de
boxe ? Et moi, je te réponds, quoi, ce match de boxe ? Daniel, tu me dégoutes.
Non, mais c 'est vrai, c 'est ignoble, cette comédie que nous jouons à Agnès.
Non, je vais mieux vous dire la vérité, nous.
Nous n 'étions pas aux matchs de boxe. Vous mêlez -vous de ce qui vous regarde.
Ça, elle a raison. Et toi, je te conseille de parler hypocrite.
Étouffe -toi, tu veux.
Les radicaux ont voté contre.
On s 'en va de la rue, allez, sautons vers les téléphones.
Comment est -elle, cette Sophia ? T 'es amoureux d 'elle ? Mais non, je suis
amoureux de toi aussi. Alors, qu 'est -ce que t 'as été faire dans sa loge ?
Écoutez, sois pas ridicule.
Je suis pas un gamin, si je dis que je t 'aime, c 'est que je le pense.
Ce soir, j 'ai rencontré une fille et puis j 'ai eu très envie d 'elle. Ben
quoi, ce sont des choses qui arrivent. Ah non, ce serait trop facile.
Je t 'aime et j 'ai envie d 'une autre.
Et ben voilĂ ! Retrouvez, bonsoir.
Écoute, je vais te dire une promesse. Le gouvernement a sauté. Comment c 'est
officiel, ça ? Il manque 40 voix.
Quelle promesse ? Je n 'ai pas le temps, maintenant. Il faut que je conduise Ă l
'Élysée pour les consultations. Tu choisis, c 'est moi le gouvernement.
Mais je tiens Ă toi. Seulement le gouvernement vient de sauter. Bon, d
Agnès ! Il dit, il dit, le gouvernement vient de sauter. Je te demande,
téléphone au journal et je te rejoins à l 'Élysée dans une demi -heure.
Non, mais Daniel, Daniel ! Oh, téléphone au journal, je te rejoins à l 'Élysée.
Je peux faire le ménage aussi.
Laisse -moi tranquille ! Allez, je te ramène chez toi. C 'est pas de chez moi,
mon frère avait... Ça m 'enrouge une chambre avec deux copains. Tu vas
dans mon lit.
Ça, jamais.
Ne t 'inquiète pas, avec la crise, de toute façon, je serai dehors toute la
nuit. D 'ailleurs, tout est fini entre nous. Alors, comment me faire comprendre
que je suis amoureux ? Il n 'y a rien Ă me faire comprendre. Et si je t
'épousais ? Tu dors sérieusement ? Très sérieusement.
Je voudrais que tu sois ma femme.
T 'étonnes, ça, hein ?
pour me faire rentrer chez toi. Mais non, c 'est décidé, je t 'épouse.
Si tu crois que tu vas m 'avoir comme ça...
Et après la cérémonie ? On verra.
Dès demain matin, nous partons pour Vichy. Je demande ta main à ton père.
Je vois sa tĂŞte d 'ici.
Toujours jalouse ? Oui.
Qu 'est -ce que c 'est cette promesse que tu voulais me faire ? De ne plus
chercher de ma vie Ă revoir Sophia.
Je peux te croire.
Je vais te porter un pyjama.
Moi aussi, j 'ai quelque chose Ă ta vouille.
Mais c 'est pas commode.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ton père n 'est pas général ? Si.
C 'est Ă propos de Sophia.
Oui ? T 'es très chic d 'avoir renoncé à elle. Mais non, je suis pas chic.
C 'est ce genre de fille, j 'en ai connu des tas.
Je passe si nu avec elle, puis le lendemain matin, je ne pense qu 'Ă m 'en
débarrasser.
Avec Sophia, ça n 'aurait peut -être pas été pareil.
Mais si, on ne peut pas offrir son corps Ă 1000 spectateurs et puis appartenir Ă
un seul homme.
Ah ! Bon, voyons.
Mon Dieu ! Quoi ? Mais mon gouvernement ! Daniel ! Je t 'ai déjà dit de choisir
entre moi et le gouvernement.
Mais mon chéri, toi et moi, nous avons la vie devant nous, tandis que le
gouvernement, il est en train de rendre le dernier soupir.
Reste. Écoute, Daniel, je reste, et c 'est ce qui t 'attend.
Oui, mon chéri, reste.
Non.
Si c 'était Sophia qui te le demandait, tu resterais. Oui, oui, parfaitement,
avec Sophia, je resterais, mais toi...
Je te respecte.
D 'ailleurs, la première fois de ma vie, je suis marié.
Et puis, si ça t 'épate, à moi encore plus.
Mais bon sang de bonsoir ! Qu 'est -ce qu 'elle a de plus que moi, cette fille
Elle est mal sortie, la photo du président, là .
Tu es vraiment affreux avec ta barbe. J 'apporte une bonne nouvelle. C 'est toi
qui pars pour le Japon.
Le patron ne voulait pas, mais j 'ai pu y aller.
C 'est bien mignonne, mais malheureusement, je ne peux pas partir
Monsieur Smari.
Charmant. Je vais avoir l 'air fine. Oh, putain.
Écoute.
Tu vas ranger ça.
Ah non, je ne veux pas t 'embrasser, je suis fiancé.
Alors, quand je te rendrai servi, je n 'aurai plus le droit Ă ma petite
récompense. Mais je te donnerai d 'autres joies. Tiens, si tu ne m
au Japon, je te promets d 'ĂŞtre la marine du premier. Ben, c 'est gentil,
non ? Tu viens, Roger ? OĂą allez -vous ? Saluez la future, Madame Roy.
Bye, bye, bye.
Ça te fait bien la barbe.
Si tu partais ? Oui, j 'ai une course à faire. Un livre à récupérer, je suis
déjà en retard.
Nous réclamons l 'honneur d 'être témoin du mariage.
Mais d 'où sortu ce cochon ? Il était sur la table. Bon, ça c 'est pas
Ah si, c 'est sûr.
Mais qui l 'a amené ici ? Sophia.
Comment elle est venue ? Oui, tout Ă l 'heure.
Comment est -elle ? Très brune.
Superbe. Mais qu 'est -ce qu 'elle voulait ? T 'as remercié de l 'avoir
hier soir.
C 'est tout ? On a parlé un peu, mais je comprends pas très bien ce qu 'elle
dit. Elle te trouve bien rigolo.
Rigolo ? Oui.
J 'ai pas mal compris.
Non, non, non, elle l 'a répété plusieurs fois, rigolo.
Elle t 'a laissé le petit cochon en souvenir.
Tiens, bourreau des cœurs.
Ça doit pas être une vraie danseuse, ça doit être une duchesse ou une princesse.
Elle a une couronne comme ça sur son mouchoir.
Une duchesse ne fait pas ce métier -là , enfin.
Ces grandes dames blasées, ça ne s 'est plus qu 'inventé pour se distraire.
T 'en fais une tĂŞte.
Pas du tout.
Si tu regrettes la promesse que tu m 'as faite.
Ne sois pas ridicule, je termine mon reportage sur la crise ministérielle,
dès demain matin, nous partons tous les deux à Vichy, quoi.
J 'avais peur que t 'échangais d 'avis. Mais non.
Bon, ben maintenant, je vais me raser, je vais prendre un bain, puis je
au journal. Alors, tu n 'as qu 'à passer me prendre au bar à midi, on déjeunera
ensemble, si tu veux. On part en voiture pour Vichy ? D 'accord.
Au revoir.
Non, mon petit, je regrette. T 'es bien mignonne, mais tout de mĂŞme.
T 'avais qu 'Ă lire le contrat.
Je ne dois te verser tes 200 000 francs qu 'après la finale.
Mais je ne veux pas recommencer.
Alors tant pis pour toi.
Et tant pis pour moi.
Il n 'y a pas moyen de s 'arranger autrement ? Non.
Alors j 'accepte.
Bravo, mon petit.
Très bien.
Alors tu pars ce soir pour Vichy.
Vichy ? Oui, la finale a lieu Ă Vichy. Ah non, Vichy, c 'est impossible.
Qu 'est -ce que tu as contre Vichy maintenant ? Mais c 'est lĂ que j
connais tout le monde.
Mais qu 'est -ce que ça peut faire ? Tu passes masqué.
Très bon le masque, excellent, je tiens à le garder.
Mais dans la rue, Ă l 'hĂ´tel, je vous dis que je connais tout le monde.
Je t 'emmène en voiture, nous arrivons dans la nuit. Je te boucle dans une loge
au casino et je te ramène en voiture, toujours dans la nuit.
Ça y est ? T 'es contente ? Et j 'aurai mes 200 000 francs ? Oui.
Tiens, je te conseille de te plaindre.
Tu as ta photo dans trois journaux ce matin.
Ce pauvre Daniel est vraiment un ĂŞtre bizarre.
Hier soir, il était prêt à sauter sur cette dame, et une heure après, il se
fiançait à une autre dame.
Eh oui, le cœur de l 'homme est insondable.
Je te
remercie, croque -mitaine, bravo.
Qu 'est -ce que j 'ai encore fait ? Je sors chez le patron, il m 'envoie Ă
Vichy. Pour la fille du striptease ? Le papier l 'intéresse, non mais tout au
rencontre. Bien sûr, il est le seul qui ait pu l 'approcher.
Tu vas nous pondre un papier du tonnerre. Mais je ne peux pas aller Ă
Pourquoi ? Parce que je vais Ă Vichy. Tu ne peux pas aller Ă Vichy parce que tu
vas Ă Vichy.
Roger, une ambulance, vite. Moi, si je vais Ă Vichy, c 'est pour demander au
général Dumont la main de sa fille Agnès. Et alors ? Et alors, je ne peux
faire une demande à mariage et en même temps courir après une femme nue, non ?
Quelle délicatesse exquise. On nous l 'a changé.
Oh, et puis zut, Ă la fin.
Monsieur ne veut pas aller au Japon, monsieur ne veut pas aller Ă Vichy. Mais
'est -ce que c 'est que ce genre ? Ne te fâche pas contre Mitterrand.
Lâche d 'arranger les choses.
Non !
Qu 'est -ce que tu veux, mon beau vieux ? On ne peut pas épouser l 'une et
rester adorer les autres.
Je n 'osais jamais dire à Agnès qu 'on m 'envoie à Vichy.
Je lui ai promis de ne plus revoir Sophia.
Déjà vissé, vieux ? Oh, étouffe -toi, tu veux.
Je t 'avais dit midi. Il m 'arrive quelque chose d 'ennuyé, je ne peux pas
Ă Vichy.
Alors ça, par exemple, c 'est curieux, moi non plus.
Pourquoi ? Le journal m 'envoie Ă Lausanne.
Et toi, pourquoi ? On fait Ă©diter mon livre en Belgique et je dois ĂŞtre Ă
Bruxelles ce soir pour signer.
Heureuse coĂŻncidence.
Oh, arrête, arrête ! Quand seras -tu de retour ? Ben, après -demain. Tiens,
moi aussi.
Écoute, Daniel, je m 'occupe de ton billet ou tu prends ta voiture ? Tu t
'occupes de mon billet.
Qu 'est -ce que tu voulais dire ? Rien.
Et toi ? Rien.
Je penserai à toi très fort.
Je t 'aime.
Comme prévu au contrat, je vous envoie 180 000 francs. C
'est bon, c 'est très bon.
À titre d 'avance sur la réédition de En effeuillant la majorité que je viens d
'entreprendre. C 'est son éditeur, c 'est formidable.
T 'es sûr qu 'il n 'y a pas moyen que je ne peux pas toucher le mandat à sa
place ? Non, il n 'y a pas moyen. Et si mĂŞme elle te donne l 'autorisation par
téléphone ? Non, je ne peux pas me donner l 'autorisation par téléphone. Il
qu 'elle signe.
Je vais lui dire de revenir.
T 'as qu 'Ă revenir.
Vichy, Vichy, Vichy.
Allons.
Oui ?
Il ne faut pas qu 'on reconnaisse ma voix. Prends, prends.
Demande Agnès.
Agnès. Mademoiselle Agnès Dumont, de la part de qui ? De la part de qui ? De la
part de monsieur Bacchus.
Ah, ça fait moche.
C 'est mon nom.
Monsieur Bacchus.
Elle n 'est pas lĂ . Elle n 'est pas lĂ .
J 'insiste. J 'insiste.
Où est -elle ? Où est -elle ? Mon général.
Mon général.
Au collège.
Lequel ? Mon général.
Ils aiment ça.
Ils aiment ça.
Il n 'a pas aimé beaucoup ça.
Pauvre gosse, il a ses caisses. Et l 'argent qui est lĂ , c 'est trop belle.
Elle a cherché.
C 'est ça. T 'as raison. Je vais à Vichy et je la ramène. C 'est tout.
Je la ramène.
Je vais d 'ici et je la ramène, ça ? Voilà .
Je vais d 'ici et je la ramène.
ArrĂŞtez ! C 'est infernal ! Qu 'est -ce qu 'ils vont faire, M. Toto Dumont ? Ce
matin, c 'est encore.
Vous en dînez pas ! comme ça.
J 'ai envie de sortir.
Ça doit vous donner de l 'oreille.
Allez -y.
Qu 'est -ce que c 'est ? C 'est votre déjeuner.
Posez -le devant la porte.
Toto ! J 'en viens pour les gâteaux, je suis assise.
Chut ! Alors toi, il n 'y a personne que tu m 'as vue.
Jure -le.
Je le jure. Sur la tĂŞte de papa.
Sur la tĂŞte de papa.
C 'est lĂ que t 'habites depuis que t 'es partie ? Non. Et toi, qu 'est -ce
tu fais lĂ ? Du violon, c 'est pas marrant. Toto,
il faut que tu me rendes un service.
La barbe. Qu 'est -ce qu 'il faut faire ? Prévenir Sophia que je suis ici.
Tâche de la voir à la sortie du collège, à 5 heures.
Dis -lui qu 'elle vient de m 'enjoindre à la loge numéro 7.
Et surtout qu 'elle ne parle de moi Ă personne.
Tu as compris ? Oui. Bon, tu peux prendre encore un gâteau.
Toto,
d 'où viens -tu ? De ma leçon de violon.
Et cette tâche de crème, c 'est ton violon qui l 'a faite ?
C 'est un éclair au chocolat.
Donc tu es allée à la pâtisserie au lieu d 'aller prendre ta leçon de violon ?
Non, j 'ai trouvé des gâteaux sur un plateau au casino.
Et tu les as volés ? Non, on me les a donnés. Qui ça ? Je ne peux pas le dire.
Qui t 'a donné ces gâteaux ? Je ne me rappelle plus.
Tu veux une paire de claques ? Non. Bon, alors réponds.
C 'est Agnès.
Tiens, tu vas t 'apprendre Ă mentir.
Oui, c 'est vrai, j 'avais Agnès au casino.
Et n 'insiste pas, sinon je te prive de dessert.
Si on ne peut plus dire la vérité ?
T 'as bien fait d 'amener Magali avec toi. On a vraiment autre chose Ă faire,
te jure.
Ayant pas ta séduction naturelle, je tâche de lui plaire sur le plan
professionnel. Tu sais, je crois que j 'ai trouvé la cachette de Sophia.
La loge numéro 7. Ah oui ? Ah oui, elle est toujours occupée, pourtant personne
n 'en sort.
Vous voir, c 'est vous aimer.
Quand on vous aime, on vous voit donc.
C 'est bon, ça, non ? Non.
On leur trouve quelque chose ? Vous voir... Si, si, c 'est bon. Oui, alors
chercher le registreur, si tu veux.
Vous pouvez me porter cette carte à la loge numéro 7, s 'il vous plaît. On n
'ouvre pas dans cette loge.
Bon,
on va bien voir.
Merci. Ça va comme ça ? Oui, oui, oui, ça c 'est bien.
Alors ce qui est bien, c 'est qu 'à le polaire de ce bar qu 'on a photographié.
Oui, c 'est sur le vif ça.
Qu 'est -ce que c 'est ? Un mot pour vous.
Glissez -le sous la porte.
dans cinq minutes.
Ah, oui.
T 'as raison. Comme ça, c 'est beaucoup plus naturel. Tu trouves. On vous attend
dans cinq minutes. Merci.
Roger, écoute ici.
VoilĂ . Gardez la pause. Ne bougez pas.
Alors, voilĂ ce qu 'on va faire.
Écoute -moi bien.
Dans dix minutes, tu passes dans le couloir en sifflant. Quoi ? Qu 'est -ce
tu sais ? Les yeux noirs et Malbrousse en 20 ans de guerre. Bon, alors
Malbrousse, ça sera parfait.
Alors, moi, dès que je t 'entends, j 'enlève son masque à Sofia, tu entres et
puis tu fais la photo par surprise. Oui. Et si la porte est fermée ? Elle sera
pas fermée. Bon.
Loupe pas ton cou, hein ! Tu me connais mal.
Moi, Ă ce moment -lĂ , je fais semblant d 'ĂŞtre furieux, puis je te vire un coup
de pied dans le derrière. C 'est un bon programme. Allez, viens.
Kitché ? Vous êtes seul ? Oui.
Bonjour, Sofia.
C 'est une merveilleuse surprise de vous voir, carissimo.
Qui vous a dit que j 'étais là ? Lui. Il ne me quitte jamais.
Vous êtes une sentimentale. Tout dépend de ce que vous entendez par
sentimentale.
Que furia francese.
Vous m 'aviez promis d 'ôter votre main. Vous serez déçu.
Mais non, je suis persuadé que vous êtes très belle. Qui te l 'a detto ? La
petite qui était chez toi l 'autre jour ?
Elle est déliciosa.
Mais je suis très jalouse. Qui est -ce ? Mais rien, une petite camarade du
journal. Tu l 'aimes ? Mais non, mais non, plus du tout. Je la trouve un peu
rigolote. C 'est une gourde. Dis -moi que c 'est une gourde. Mais oui, c 'est
une gourde. Bon, je t 'ai mâché sur le pied.
Excusez -moi, mes désirs.
Ça fait rien, continue.
Et moi, je t 'ai plaît ? Bien sûr, pourquoi se réagir ? Je suis
impardonnable.
Mais non, mais non, mais non.
On nous écoute.
La balaie est toujours masquée.
Oh, peur.
Au moins, il est parti.
Si elle s 'est doutée de quelque chose, le coup est grillé maintenant.
Tiens, tu t 'y es pris comme un manche.
Tu m 'avais laissé faire.
Elle te plaît toujours ? Écoute, mon vieux, en la serrant dans mes bras, je
pensais qu 'à Agnès. Non, mais crois -tu que c 'est bête ? Dis, j 'ai la
solution du problème.
Laisse -les tomber et trouves -en une troisième qui soit les deux à la fin.
Mais elle n 'existe pas.
Ce serait la femme idéale, seulement elle n 'existe pas.
Ma chérie, qu 'est -ce que tu fais ici ? Mais tu pleures.
Il m 'a dit qu 'il m 'aimait. C 'est gentil.
Mais non, c 'est épouvantable. Il a dit la même chose hier.
A un autre fille.
Qui ? Moi ! Mais non, justement.
Je n 'y comprends rien.
C 'est clair pourtant.
Il y a moi et moi.
Moi Agnès et moi Sophia.
Non, Sophia c 'est moi.
Mais non, c 'est moi.
Et depuis quand ? Depuis deux jours.
Mais qui es -tu en ce moment ? Je ne sais pas.
Je suis trop malheureuse.
Quelque chose a dû m 'échapper.
Recommence depuis le début, piano piano, en articulant bien.
Je peux me lever de table ? Tu es si pressée ? J 'ai des devoirs à finir.
Je vais ouvrir.
Cet enfant devient plus menteur que jamais.
À cet âge, tous les enfants de l 'imagination. Oui, mais lui dépasse les
Qu 'est -ce que c 'est ?
Eh bien, vas -tu répondre ? Hubert.
Toto, ne me pousse pas Ă vous.
Hubert.
Non, non, non.
Je t 'avais interdit de remettre les pieds dans cette maison.
Oh, mais je n 'ai pas l 'intention de rester du tout ici. Je viens juste
chercher Agnès. Comment ? Mais elle est chez toi.
Comment ? Elle n 'est pas ici ? Je te dis que je ne l 'ai pas revue, Agnès,
depuis sa fugue. Je n 'ai qu 'une parole sur le lieu.
Mais enfin, elle a quitté Paris pour vie chère avant -hier. Pourquoi ? Mais
alors, toi, tu avais raison.
Hubert, embrasse -moi.
Tu as bien fait de venir. Tu es toujours mon fils. Non, non, je ne peux pas. C
'est trop gros.
Tu ne pouvais pas prévenir, toi, que tu disais la vérité ? Allez, maintenant, au
casino. Il faut savoir au plus vite ce qu 'elle fabrique au casino.
Au casino.
On va au casino, lĂ , voir ce qu 'elle fabrique.
Pourquoi le casino ? Mais alors, ton fiancé, il est...
de te tromper avec toi -mĂŞme. VoilĂ .
Il faut le tuer.
Non, pire que ça. Qu 'est -ce que tu veux faire ? Je veux ôter mon masque
lui. Oh, il te méprisera.
Justement. Je veux détruire tout ce qui existe entre nous. Sans ça, je
souffrirais toute ma vie.
Va le chercher.
Bravo, il n 'en mourra des chagrins. J 'y vais.
Moi aussi, j 'en mourrai.
Hop ! Vous ĂŞtes bien, mademoiselle Sophia ? Oui. Oui, alors venez. Je
monsieur Daniel Roy. Oui, oui, cherchez. Attendez, attendez. LĂ , ne bougez plus.
Daniel ! Daniel ! Daniel, je la tiens ! La sourire, la photo pour Picon. Daniel,
voilà , voilà ! Daniel ! Demain, vous aurez votre photo en première page dans
tous les journaux du monde. Mais non, mais je ne suis pas la bonne Sophia, je
suis l 'autre Sophia.
Comment, il y a deux Sophia ? Non, non, non, il faut s 'entendre. Non, mais
alors, parce que moi, je me tue au travail.
Répondez, il y a deux Sophia ? Oui, la vraie Sophia, enfin, celle -là que vous
connaissez, elle vous attend dans la loge.
Bon, j 'y vais. Alors, occupez la mademoiselle.
Oh, c 'est l 'ouge, tout ça.
Bon, alors, maintenant, vous allez nous dire, bien gentiment, oĂą est la vraie
Sofia ? Et comme ça, vous ne vous occupez que de moi ? Non, je vous en
Magali, parce que là , c 'est le métier. Le métier, le métier, le métier ! Sofia
! Au revoir, Satie ! Encore, au revoir.
Tu veux partir avec moi pour l 'Italie ? Euh, oui. Quand ? Cette soirée, après
le spectacle.
Après le... Eh bien, mon Dieu, oui, je veux bien.
Parfait. Tu as le droit de voir mon visage.
à mon identité à personne.
Non, ça, je ne peux pas vous le jurer.
Pourquoi ? Non, écoutez, Sofia, je préfère vous dire la vérité.
Je suis venu ici pour prendre une photo de vous.
Sur la main, t 'es persa ? Je sais pas.
Moi, je sais que tout me plaît.
Comment vous voulez ?
Ça, j 'ai eu tort d 'être sincère avec vous. Maintenant, vous êtes fâchés, hein
? Partez ! Vous ne saurez jamais qui je suis.
Sortez ! Comme vous voudrez, c 'est moi qui vous préviens.
Avant la fin de la soirée, je saurai qui vous êtes.
Oh, c 'est malin ! Et en plus, t 'as laissé échapper la copine, toi.
Tiens, elle vient de te passer tout le nez. T 'avais qu 'Ă la rattraper.
Mais j 'y vois rien, moi ! Alors, écoute, maintenant, il faut absolument
faire sortir de la loge et la cuisiner jusqu 'à ce qu 'elle lève.
Sophia n°1 ne parlera jamais, mais Sophia n°2, c 'est notre seule chance.
Comment la faire sortir ? Ça m 'aurait étonné que tu trouves une idée, toi.
Tu me fais beaucoup de peine, tu sais, quand tu me parles comme un arriéré.
Je ne te parle pas comme un arriéré, je parle à un arriéré.
Ah bon ? Bon, lĂ , il faut trouver quelque chose.
Trouve -le.
Il m 'aime, il m 'aime ! Mais moi, idiot ! Toi qui ? Moi, moi ! Mais toi, toi,
toi, toi, toi, moi ! Agnès, il aime Agnès ! L 'autre, il était venu
pour la photographier ! Mon Dieu !
Si elle s 'aperçoit que je suis sa fille et que j 'ai fait le striptease, tout
est perdu.
Avant tout, de la discrétion.
Il s 'agit de garder un peu de mytho.
Mais c 'est le général du monde.
Mon général, comme c 'est gentil d 'être venu. Non, c 'est -à -dire que je ne
suis pas venu... Je vais vous mettre Ă la table du jury. Ah non, je ne veux pas
vraiment.
Dis donc, toi, on ne te connaît pas, continue à travailler.
Mais attention, rappelle -toi, incognito. Viens lĂ -bas, incognito. Par
général. Ah,
ça y est, j 'ai une idée.
Ça t 'embête, hein ? Non, ça m 'inquiète.
Enlevons les plombs de la loge. Elle sortira pour voir ce qui se passe.
Oh, mais s 'éveille, ce petit, s 'éveille.
Vous désirez quelque chose, monsieur ? L 'incognito.
L 'incognito. Allez, hop, hop, hop.
L 'incognito. Oh, le que diable, un peu d 'incognito. Allons, petit canaillou.
Bonjour, petite madame. Bonjour, petite madame.
Bonjour. Oh, ben, calme -toi.
Petite madame. Petite madame. Pourquoi elle m 'a dit petite madame ? C 'est
horrible, on n 'y voit rien.
Régisseur, qu 'est -ce que c 'est que ça ? C 'est une panne ? Sophia ! Hubert !
Hubert ! Sophia, mais qu 'est -ce qu 'il faut lĂ ? Sophia ! Sophia ! HĂ©, lĂ ! Oh
! Oh, lĂ , lĂ , lĂ , lĂ , lĂ ! Grand bichon ! Vous ne pouvez pas faire attention,
non ? J 'ai agréé mes excuses.
Tu parles, c 'est facile maintenant. Vous m 'avez fait casser le...
C 'est extrĂŞmement douloureux. Bah oui, c 'est comme... Non mais dites, vous
vous foutez pas de moi en plus, hein ? Mais c 'est pas de toi, il est lui -mĂŞme
très ennuyé, n 'est -ce pas ? C 'est pas trop mal, non ? Non, pas du tout. C
'est une amie à vous ? Ah oui, je me suis pas présenté, Daniel
Roy. Incognito.
Attention, incognito.
Allez,
retrouvons la petite. Il est pas normal, ce gars -lĂ , c 'est mon impression.
Qui êtes -vous ? Répondez quand on vous parle. Si vous ne répondez pas, je vous
demanderai Ă Hubert.
Tiens, tiens.
Pourquoi ? Hubert vous fait peur ? Hé là , hé là ! En tout cas, on est sûr d
chose, c 'est que le nom de Hubert produit un effet instantané. Je vais l
'essayer sur l 'autre Sophia. Garde celle -lĂ en attendant.
Hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé,
hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé,
hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé, hé,
hé, hé,
hé, hé,
Tu sais que c 'est un très bien archi, c 'est un mot magique. Alors garde -le
encore un instant, moi je vais chercher Hubert. Mais tu sais qu 'il y a de ce
débat, mon vieux. Là , qu 'a dit Hubert, je vais la faire tenir tranquille. Tu
vas voir. Hubert ! Tu vois.
Hubert ! On m 'appelle ? Oui, oui, on vous appelle à la loge numéro 7.
C 'est un peu une mytho, oui.
Qui est lĂ ? Hubert.
Hubert qui ? Hubert Dumont.
Tu vois ici ?
Tu t 'en vas de Paris, tu n 'as pas un mot.
Papa, il s 'est plutôt rendu, il était un cas comme tout.
Hubert ! Hubert, je veux dire ! On touche au dénouement.
Ah oui ? Tiens, garde -la, je vais chercher mes appareils.
Elle est lĂ , elle est lĂ .
Tu connais ça ? Oui.
À qui est -ce ? C 'est Agnès.
Donc Sophia et Agnès sont une seule et même personne.
Oh non, je me suis trompée, je le connais. Elle m 'a bien dû, moi qui la
pour un ange tombé du ciel.
Et quelle aventure ! Maintenant que tu as l 'argent, tu ne vas tout de mĂŞme pas
faire ce strip -tease, tu vois.
Je signe un contrat. Un contrat, un contrat, un contrat.
Je vais aller trouver l 'organisateur.
J 'en ai deux mille et d 'autres. J 'en ai deux mille et d 'autres.
Je ris Ă la vente.
Elle est folle, cette fille -lĂ , l 'Italienne.
Oh, Sophia, je te demande pardon, j 'étais stupide tout à l 'heure. Pardon
quoi ? De refuser tout ce que tu me proposais.
Tu vas encore de moi ? Tu changes souvent d 'avis. Non, mais non, j 'ai
réfléchi, tout simplement. Je me croyais amoureux d 'une petite dinde.
J 'avais des scrupules, c 'est bĂŞte, hein ? C 'est idiot.
Alors, je t 'ai mis en balance avec cette gourde, et puis j 'ai pensé à tes
bras, Ă tes hanches, Ă tes jambes.
La belle fille comme ça, ça se refuse pas, hein ? Alors, me voilà .
Oh, mais il ne faut pas être un muton, Saman. Je suis très gentil. Tu ne veux
pas ? Si tu as changé d 'avis, il faudra me prévenir parce que j 'allais
justement demander ta main à ton père.
Ton père ? Eh bien, le général Dumont.
Alors tu sais. Mais oui, Sofia m 'a tout expliqué.
C 'est fini, tu ne m 'aimeras plus.
Au contraire.
Sofia m 'a tout expliqué et je ne t 'en veux pas.
Tu me méprises et tu as bien raison.
C 'est pas trop fâché.
Coucou ! Agnès ? Avec tout ça, mon reportage est foutu,
moi.
Le patron attend la photo d 'une duchesse italienne.
Il va croire que c 'est un coup monté.
Et toi qui viens de refuser le Japon.
Je te vois mal parti, moi. Pourquoi refuser le Japon ? Parce qu 'on se
tiens. Oh, le Japon, mon rĂŞve. Un voyage de noces Ă Yukon. Mais c 'est pas
possible. Tu vas voir si c 'est pas possible.
Bravo. Bravo, Barbara.
Venez saluer.
Venez saluer. Bravo.
Merci. Eh bien, maintenant, nous allons accueillir la prochaine concurrente, une
ravissante blonde dont vous allez pouvoir applaudir les qualités.
Mademoiselle.
Je ne suis pas une concurrente. Oui, je le vois, monsieur.
Je suis incognito.
Oui, monsieur, merci. Très heureux. Je cherche Valentin. Le monsieur qui
organise... D 'accord, oui, mais alors cherchez par lĂ . Ne vous poussez pas, ne
vous poussez pas. N 'avancez pas, n 'avancez pas. OĂą je recule ? OĂą je
Je me sauve. Merci, monsieur, merci.
Eh bien, nous allons quand mĂŞme accueillir la prochaine concurrente. C
mademoiselle Agnès.
Agnès, que voici.
Eh bien, Agnès est une ravissante blonde qui mesure 1 ,80 m. Je ne concours
toujours pas. Je ne concourrai pas, je vous le dis, c 'est tout. Parce que lĂ ,
il y a un mur, comprenez -vous.
Partez ailleurs, monsieur, sortez, mais sortez vite.
Mais laissez ça.
Fait chaud chez vous.
Fait chaud et fait chaud chez vous. Merci.
Est -ce que vous avez d 'autres Agnès ?
Non, aucune des concurrentes ne passe sous son vrai nom.
Il fait un procès, il tient procès, c 'est le scandale. Papa mourra.
N 'importe comment, si tu passes en scène, il meurt, il meurt aussi. Mais
pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu 'il est parti du jury.
Et qu 'il détaille les graines beauté de chaque concurrent.
Il va forcément me reconnaître. Il y a une solution, c 'est de mettre quelqu
d 'autre à la place d 'Agnès. Oui.
Non, non, non.
Allez -le.
Non, mais il faut pas s 'imposer, voyons. Fais pas pas que tu la gĂŞnes,
la loge.
Oh, dis -donc.
J 'ai une idée, moi.
J 'ai une idée.
J 'ai une idée, j 'ai une idée.
Allons, allons, mon petit, ça ne sert à rien du tout.
Nous voici arrivés à la fin de notre concours et nous allons vous présenter
dernière concurrente. L 'étrange, la mystérieuse danseuse masquée, Sophia.
C 'est une fille formidable, vous savez.
Son père est général.
Ă€ vous, Sophia.
Sophia, vous n 'ĂŞtes pas bien ?
Agnès ?
Agnès,
qu 'est -ce que tu fais ici ? Je suis venue te présenter ce monsieur.
Il a quelque chose Ă te demander.
Quoi donc, monsieur ? Sa main.
Je vous la donne, monsieur.
Il est temps qu 'on prenne leur lait.
Elle finirait par me faire mourir avant l 'âge.
Vous savez, avec elle, je ne compte pas non plus faire de vieux os. Bravo !
Bravo ! Bravo !
Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo
!
Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo
!
Tiens, nous allons en voyage de noces. Mais non.
Ah,
à côté.
A côté.
Oui,
oui, pas forcément.
Non, mais Thérèse, vous équipez de choses.
À côté.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.