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Voulez -vous danser, voulez -vous danser ce soir avec moi ? Oh
oui,
oh oui.
MĂȘme si votre boule a dit non, votre sourire a dit oui.
Oh oui,
oh oui.
Danser comme on rĂȘve, comme on sourit, en oubliant tout de la vie.
La vie, quand elle est belle, n 'est pas plus belle que vous.
Voulez -vous danser avec moi ? Il ne veut danser qu 'avec vous.
Oui, vous danserez avec moi, demain, ce soir
ou cette nuit.
Moi, je veux danser avec vous.
Danser, danser avec vous.
Vous ĂȘtes jolie, bien trop jolie.
Personne n 'est aussi jolie.
Tant pis si avant moi, on vous l 'a déjà dit.
Voulez -vous danser avec moi ? Qui ne veut danser qu 'avec vous ?
Plus d 'un mille.
Une seconde, s 'il vous plaĂźt. C 'est bon.
C 'est bon.
Plus cinq mille, deux fois.
Il y a quelqu 'un qui voudrait parler au professeur Hervé Dandieu.
Deux paires.
C 'est bon.
Oui ? Vraiment, tu bloquais moi avec deux paires. Ah non, non, non. C 'est
absolument impossible Ă cette heure -ci, mademoiselle.
Si encore vous étiez une de mes clientes, je ne dis pas.
Dis -lui que c 'est pour moi, Ruyon. Dis -lui que c 'est pour moi. Oui, je vais
lui dire.
C 'est pour monsieur de Coville -Lachenay.
Le Covid, la chenille ? Je vous en prie, monsieur Dandieu. Mon pĂšre a l 'air d
'avoir tellement mal.
Faites un petit effort, soyez gentils.
Bon, venez, c 'est entendu.
Plus de 15 000.
C 'est bon.
Re 15.
Mon tapis, et je te vois.
Si vous voulez bien passer dans mon cabinet.
Merci.
Ouvre la bouche.
J 'ai l 'impression que ça doit ĂȘtre une grosse carie. Le nerf de papa doit ĂȘtre
attaqué. Qu 'est -ce qui explique ça ? Vous vous intéressez à la dentisterie ?
Je m 'y intéresse beaucoup.
Ce que tu racontes, Virginie, c 'est la premiĂšre fois que tu mets les pieds chez
un dentiste.
Ăa ne m 'Ă©tonne pas.
Votre fille a des dents splendides.
Vous trouvez ? Oui.
Puis elles vont tellement bien avec votre bouche.
Avec tout le reste, d 'ailleurs.
Vous auriez dĂ» venir me voir bien plus tĂŽt, monsieur. Votre dent est dans un
état... Ne reste pas là , Virginie, tu m 'agaces. J 'ai horreur qu 'on me regarde
dans la bouche, mais pas plus loin.
Quant Ă vous, mon petit ami, je ne vous ai pas attendu pour me faire soigner.
Mon dentiste est le professeur Aïdé Godard.
Ah, oui.
On ne fait plus beaucoup, ce genre de bridge. Eh bien, moi, je suis enchanté
ce service.
Au revoir, la bouche.
De toute façon, il va falloir vous enlever votre dent. Ah mais non, ça je
veux pas. Mais vous ne sentirez rien et croyez -moi, c 'est la seule solution.
Trouvez bien, je vous défendre tout cher, quoi que ce soit. Tout ce que je
demande, c 'est de me calmer la douleur jusqu 'Ă demain matin.
Je veux bien vous aboutir avec un calmant. Si vous voulez, il n 'y a rien
plus facile, vous savez.
A ta place, papa, je ferai confiance Ă M.
Dandieu. Il a l 'air de trÚs bien connaßtre son métier. Tais -toi,
Quant Ă vous, jeune homme, je tiens Ă vous dire tout de suite que ma fille est
fiancée avec un garçon qui me donne entiÚre satisfaction.
Vous n 'avez donc rien à espérer de ce cÎté -là .
Qu 'est -ce que vous allez me faire ? Je vous prépare un pansement. Ah non, non,
non, je ne supporte pas la fraise. Mais rassurez -vous, ça ne fera pas long.
Non, et si vous bougez, je risque de vous faire trĂšs mal.
Ouvre la bouche.
C 'est vrai que j 'ai pincé, mademoiselle ?
C 'est vrai.
Tu t 'imagines, mon Dieu ? J 'avais un carré de 7. Je claque comme un con et ce
salaud me sort de pervalet ?
Ăcoute, mon vieux, il m 'arrive une chose fantastique.
Quoi ? Je viens de rencontrer la femme de ma vie.
Oh, si.
Oui.
Elle est lĂ dans mon cabinet.
Ah, quelle aventure.
On ne peut pas dire que tu as eu la main heureuse en nous emmenant chez ce
dentiste. Un de nos soeurs est un alcoolique. Pas du tout. Tu ne l 'as pas
remarqué ? Il paie l 'alcool.
Avec ça qu 'il a un physique qui ne revient pas du tout.
Il a l 'air d 'un garçon bouché.
Un toucheur de bĆuf.
Oui, c 'est ça. Un toucheur de bĆuf.
Oui. Eh bien, moi, je le trouve formidable.
Tu es folle.
C 'est exactement le genre d 'homme qu 'il me faut.
Voyons, ne faites pas cette tĂȘte -lĂ .
Mon gendre a l 'air d 'un garçon bouché.
Et vous, vous avez l 'air d 'un sage.
Faites un effort.
Félicitez -les au moins.
Eh bien voilĂ , c 'est fait.
J 'espĂšre que vous la rendrez heureuse.
Une enfant gùtée, voilà ce que tu es. T 'as un caractÚre impossible.
Tu veux t 'occuper de tout alors que tu connais absolument rien.
Tout ça parce que t 'as réussi à décrocher un malheureux petit diplÎme.
Moi aussi j 'en aurais eu un si jamais voulu.
Eh bien vas -y.
Passe tes examens et fous -moi la paix ! Et si la dentisterie s 'intéresse à ce
point -lĂ , tu n 'as qu 'Ă demander Ă ton pĂšre de t 'installer un cabinet ! Comme
ça, tu rateras vos clients et tu ne t 'occuperas plus des miens ! La
ne m 'a jamais intéressée, mon pauvre ami ! D 'abord, c 'est une profession
mineure ! Mais qu 'est -ce que tu fais ? Je m 'en vais ! Je ne resterai pas une
minute de plus avec un voyou de ton espĂšce ! Ăcoute, Virginie, si tu passes
cette porte, tout est émis entre nous ! C 'est pas bon des barrages, des petites
emmerdes dans ton genre, mais j 'en ai rien Ă foutre !
Chassez le naturel, ils reviennent au galop.
EspĂšce de Marie Chantal.
Mauvais dentiste.
Le dĂźner est servi, monsieur.
Non, je ne dĂźnerai pas lĂ .
Vous venez souvent ici, madame ? Je m 'appelle Anita.
Alors vous venez souvent ici, Anita ? TrĂšs souvent.
On y rencontre parfois des gens trĂšs sympathiques.
Vous ĂȘtes mariĂ© ? Oui.
Et avec une femme merveilleuse, formidable.
Je me demande mĂȘme comment elle a pu s 'intĂ©resser Ă un garçon comme moi.
Comment peut -il qu 'elle ne soit pas avec vous ce soir ?
On s 'est disputé.
Vous avez eu une dispute idiote.
Comme toutes les disputes.
VoilĂ .
Venez danser. Ăa vous changera les idĂ©es.
Moi aussi, je suis mariée.
Et vous aimez votre mari ? C 'est un raté et un crétin.
que vous dansez bien.
Je suis professeur de danse.
Le cours Anita Flores, c 'est moi.
Alors, vous devez penser que je danse bien mal, hein ? Vous auriez besoin de
quelques leçons.
Vous devriez venir nous voir.
Bonsoir, monsieur.
Vous allez bien ? TrĂšs bien, merci.
Oh, mon Dieu ! Qu 'est -ce qui vous prend ? Mon beau -pĂšre.
Sous -titrage ST'
501
Oh, rendez -moi mes clés.
Je vous les rendrai si vous venez prendre un dernier petit verre chez moi.
Ah, vous alors quand vous avez quelque chose dans la tĂȘte.
D 'accord.
Je monte, mais cinq minutes, pas plus, je vous aurais prévenu.
Cinq minutes, c 'est promis.
Vous m 'excusez, je me suis mise Ă mon aide.
Ăcoutez, vous avez sans doute sommeil, alors je vais me sauver.
Mais non, pas du tout, nous bavardons encore cinq minutes.
J 'ai pas du tout sommeil.
vous ĂȘtes bien.
Mon chéri.
Mon chéri.
Ăa ne te plaĂźt pas ? Si, beaucoup.
Je vous aurais rencontrĂ© il y a quelques mois, peut -ĂȘtre.
Mais comme je vous l 'ai dit, j 'adore ma femme.
Ăa peut paraĂźtre idiot, mais je n 'ai jamais trompĂ©.
Mais non, c 'est trĂšs attendressant, Marie -FidĂšle.
Votre femme a confiance en vous, vous avez confiance en elle.
Si elle apprenait que vous l 'avez trompée, surtout avec une créature dans
genre, ça ne serait plus du tout pareil, n 'est -ce pas ? Peut -ĂȘtre, je ne sais
pas. Il y a longtemps que vous ĂȘtes mariĂ© ? Trois mois.
Allez -vous -en, méchant garçon.
Je vous remercie de votre chambre d 'accueil.
Grùce à vous, j 'ai passé une soirée trÚs agréable.
Au revoir.
Bonsoir.
Comment sont les photos ? On aura peut -ĂȘtre une ou deux assez amusantes.
C 'est l 'oĂč tu lui donnais le sein, par exemple.
Tu n 'as pas été gùté ce soir, mon petit Léon.
Qu 'est -ce que c 'est que ce gars -là ? Jeune marié, dentiste, idiot.
Avec un beau -pĂšre plein de fric.
Ăa peut ĂȘtre assez intĂ©ressant.
Oh, tu m 'as fait peur.
D 'oĂč viens -tu ? Et ne me dis pas que tu as passĂ© la soirĂ©e avec ton pĂšre et
belle -mĂšre, je ne te croirais pas.
Pourquoi ? Tu leur as téléphoné ? Non.
Quelle heure est -il ? Trois heures et demie.
C 'est fou.
Alors tu ne veux pas me dire oĂč tu as passĂ© la soirĂ©e ? Et toi, oĂč es -tu allĂ©
Je ne suis pas sorti.
Oh, mon pauvre petit Hervé, comme il avait dû s 'ennuyer tout seul.
Il avait été trÚs méchant avec sa petite femme.
Oui, et puis n 'essaie pas d 'étourner la conversation, vas -tu. Je t 'ai posé
une question, réponds -moi.
Si je te dis oĂč je suis allĂ©e, tu vas ĂȘtre furieux.
Je suis allée au sexy club.
L 'endroit oĂč tu ne voulais pas m 'emmener.
Quoi ? Il y avait des strips qui étaient un cochon.
Tu ne peux pas savoir.
Et tous ces hommes super excités qui hurlaient dans la salle. C 'était
chose. Et tu as osé aller seul dans un endroit pareil.
Tu aurais préféré que j 'aille avec quelqu 'un ?
Je te promets que je sortirai plus jamais sans toi.
Allez, viens te coucher.
J 'ai terriblement sommeil.
C 'est vrai, ça ? Mais non, c 'est pas vrai. OĂč vas -tu encore ? Dans la salle
de bain brosser les cheveux.
C 'est vraiment indispensable, ça ? Non.
Tu m 'aimes ? Oui.
Tu n 'aimes que moi ? Que toi.
On ne se disputera plus jamais, hein ? En plus jamais, je te le jure.
J 'ai été malheureux toute la soirée, tu sais.
Moi aussi.
En regardant le striptease, je pensais Ă toi tout le temps.
Est -ce que c 'est à moi tout ça ? A moi toute seule ? Tu vois, mon chéri,
si les hommes faisaient du striptease, tu serais sûrement une grande vedette.
T 'es idiote, mon chéri. Viens, mon amour.
C 'est vrai, tu sais.
On est toujours lĂ Ă s 'extasier sur le corps des femmes.
Moi, je trouve le corps des hommes beaucoup plus appétissant.
Pas toi ? Tu vois, moi...
Ce serait plutĂŽt le contraire.
C 'est vrai ? Tu me trouves appétissante ? Je t 'en étais pas encore aperçu.
C 'est fou ce que la vie est bien faite.
AllĂŽ ? AllĂŽ ? Madame.
Bonjour, docteur.
Ne quittez pas une seconde.
C 'est Madame Vita.
Elle voudrait venir lundi. Son appareil sera prĂȘt ? Oui.
Oui, qu 'elle vienne, je me débrouillerai.
Alors, lundi, c 'est d 'accord ? C 'est ma femme.
Elle est ravissante.
Ăvidemment, elle ne sait pas que nous sommes sortis ensemble.
Ăcoutez, Madame.
Je suis trÚs flatté que vous soyez venu me voir, mais si vous avez besoin d 'un
dentiste, je peux vous en indiquer un excellent.
C 'est inutile.
Je n 'ai pas mal aux dents.
Je suis venue vous montrer quelque chose.
Quelque chose qui vous intéressera sûrement.
Virginie, veux -tu aller me chercher les fiches de madame ? Oui, madame est une
ancienne cliente. C 'est madame ? Madame Flores, Anita Flores.
EspĂšce de salope ! Si vous croyez que je vais marcher dans vos salles combines,
vous vous trompez.
Je vous conseille, monsieur Dandieu, de me parler sur un autre ton.
Ă moins que vous ne teniez absolument Ă ce que je remette ces jolies photos Ă
votre femme.
Ou Ă votre beau -pĂšre, peut -ĂȘtre.
Je suis sûre que M. de Coville -Lachenay apprécierait beaucoup ce genre de
photos.
Je vous attendrai demain Ă mon cours de danse.
Nous y serons beaucoup plus tranquilles pour discuter de nos petites affaires.
Vous vous souvenez, M. Landieu ? Je vous avais promis de vous donner quelques
leçons.
J 'ai cherché partout, pas moyen de retrouver cette fiche.
T 'as vu, parce que ta cliente, elle est déjà partout.
Oui, oui, je suis une espĂšce de folle. Elle avait mĂȘme pas mal aux dents. Je
sais pas pourquoi elle est venue.
Mon pauvre chĂ©ri, si tu voyais ta tĂȘte, tu es bien drĂŽle.
Ah oui ? Ăcoutez, Julie.
Un, deux, un, deux, trĂšs bien.
Un, deux, un, deux.
J 'aimerais mieux crever plutĂŽt que vous apporter cet argent.
Vous n 'aurez pas de sous.
Vous tenez vraiment Ă faire du scandale.
Vous ĂȘtes des saletĂ©s. Vous allez me rendre ces bateaux. Vous allez me rendre
tout de suite. Vous m 'appelez tout de suite.
Un, deux, mambo.
Vous ne croyez pas qu 'on devrait intervenir ? C 'est une petite dispute
importance. Un, deux, mambo, mambo, mambo, mambo.
Monsieur Flores, qu 'est -ce que c 'est ? Votre femme a l 'air d 'avoir quelques
petites difficultĂ©s avec son client. Nous devrions peut -ĂȘtre aller voir.
Je ne m 'occupe jamais des affaires de ma femme. Allez voir vous -mĂȘme si vous
voulez.
C 'est parfait.
TrĂšs bien.
Mais qu 'est -ce qui se passe ? Ăa a l 'air de barder chez la patronne.
Mais je ne l 'ai pas sur moi, je vous le jure. On peut vous aider Ă quelque
chose, madame. La prochaine fois, je vous cacherai la gueule pour de bon, je
vous le promets.
Vous savez trÚs bien qu 'il est interdit de pénétrer dans mon studio quand je
donne une leçon. Mais oui, mais madame, nous avions pensé.
Quant Ă vous, Daisy, inutile de faire du zĂšle.
De toute façon, vous quitterez le cours à la fin du mois.
Vous avez eu madame Leclerc à 6 heures ? Non, madame Leclerc s 'est excusée.
Elle ne pourra pas venir.
A quelle heure a -t -elle téléphoné ? Vers 5 heures.
Parfait. Vous allez lui compter un ticket de leçon. Elle avait qu 'Ă
plus tĂŽt.
Bien, madame.
Ăa t 'ennuie que papa soit venu dĂźner.
Oh non, mon chéri, ça fait rien.
Tu m 'aimes ? Oui.
Tu n 'aimes que moi ? Que toi.
C 'est pour vous, Hervé. De la part d 'Anita Flores.
Anita Flores ? C 'est pas ta cliente de l 'autre jour ? Oui, je vais prendre la
communication dans mon cabinet.
Sois gentil mon chéri, va tenir compagnie à ton pÚre, j 'arrive.
Bonsoir, monsieur Dandieu.
Donne pas ! J 'espĂšre que vous ĂȘtes de meilleure humeur ce soir.
Mais je vous avais demandé de ne plus téléphoner chez moi.
C 'est bien ce que je pensais.
Ton mari a une maĂźtresse.
C 'est pas vrai.
Je vous attendrai Ă 7h30 demain.
AprĂšs les heures de cours, nous serons beaucoup plus tranquilles pour bavarder.
Je commence à me méfier, M. Dandieu, de votre tempérament volcanique.
Ă demain, M. Dandieu.
Je compte sur vous.
Qu 'est -ce que tu en penses ?
Nous pourrions peut -ĂȘtre lui demander quelques explications sur ce mystĂ©rieux
rendez -vous. Cette histoire me regarde.
Je tiens Ă m 'en occuper seule.
Au revoir, M. Flores.
Je serai peut -ĂȘtre un peu en retard. J 'ai encore une leçon Ă donner.
Ah, c 'est toi. Une seconde.
Ă tout Ă l 'heure, mon amour.
Je t 'aime.
Oui, je t 'aime.
Je m 'en vais.
Je voulais savoir si tu dĂźnes ce soir Ă la maison.
Non, je dĂźnes dehors.
TrĂšs bien.
Entrez.
C 'est vous, Daniel.
Vous venez nous demander de l 'argent, je parie.
Vous tombez mal, car j 'attends quelqu 'un.
Enfin, vous avez apporté vos tickets de leçon ? Oui, madame.
Tiens, tu mettras la pancarte avant de partir.
Je compte sur toi.
Fais une tĂȘte.
Elle n 'a pas voulu te payer tes heures supplémentaires.
Celle -là pour lui tirer de l 'argent ? Enfin, je la réattaquerai demain.
Il n 'en s 'en est pas le type qui est venu hier ? Oui, c 'est lui.
Il faudrait peut -ĂȘtre l 'empĂȘcher de monter.
Oui, vas -y.
Vous désirez, monsieur ? Je rendez -vous avec madame Anita Flores.
TrĂšs bien, monsieur, je vais vous annoncer.
Madame Flores, il y a lĂ un monsieur qui dit avoir rendez -vous avec vous.
Bon, je vous l 'envoie, mais j 'avais pensĂ© que c 'est la mĂȘme personne qui
déjà venue hier.
Madame Flores, vous...
Qu 'est -ce que tu fais lĂ ? Et toi ? Qu 'est -ce que tu fabriques avec ce
revolver ? OĂč est ta maĂźtresse, Anita Flores ? D 'abord, Anita Flores n 'a
jamais été ma maßtresse, ça je peux te le jurer. Alors, peux -tu m 'expliquer
que tu fais ici ? Je suis venu prendre des leçons de danse. Tu trouvais que je
dansais mal, alors j 'ai voulu te faire une surprise.
Et puis, je n 'ai pas le moment de me poser des questions. Je suis déjà assez
embĂȘtĂ© comme ça.
Au secours ! C 'est toi ! C 'est toi ! Tiens, ça remettra les clés à Madame
Flores. Fous le sol pour la ferme et on s 'en va. Entendu.
C 'est toi qui l 'as tué.
Madame Flores. Oui, on fait un.
Non.
Madame Flores.
Madame Flores, je m 'en vais.
Je laisse les clés sur la table, Madame Flores.
Bonsoir, Mme Anita.
Ne vous dérangez pas. à demain.
Il est parti, nous sommes sauvés.
Attendons quelques minutes et allons -nous en.
Je suis dans une situation épouvantable.
Je n 'ai pas tué cette femme.
Elle était déjà morte quand je suis entré dans la piÚce.
Je l 'ai trouvée là , à cÎté du téléphone.
On a dĂ» la tuer quelques secondes avant de rentrer dans le studio.
Tu ne me crois pas ?
Ici, mon chéri, je te crois.
Seulement, ce que je ne comprends pas, c 'est que je n 'ai pas quitté la porte
des yeux.
Et qu 'en dehors de toi, personne n 'est entré dans ce studio.
Il y a peut -ĂȘtre une autre porte.
Ben voilĂ .
Je ne comprends pas non plus.
C 'est le mystĂšre de la chambre jaune.
Personne n 'est entré, personne n 'est sorti.
Ă moins que... Ă moins qu 'il soit sorti par la fenĂȘtre, c 'est la seule
explication.
Il n 'y a pas de fenĂȘtre.
Mais pourquoi me regardes -tu comme ça ? Puisque je te dis que je ne l 'ai pas
tué.
Vite, vite, dĂ©pĂȘchez -vous.
L 'assassin est encore dans la maison.
Il y a eu un meurtre au cours Flores. Eh bien, oui, oui, oui, cours Flores.
10 rue du Foire, juste aprĂšs le jardin public.
Allez, viens, il ne faut pas rester lĂ .
Qui aurait pu prévoir une chose pareille ? Je suis effondrée.
Effondrée. Tous les cotons ont été pris, oui ? Oui, monsieur le commissaire.
Bon, vous pouvez ramener le corps.
On va arrĂȘter.
C
'est
bon, je n 'ai plus besoin de vous. Monsieur le commissaire, il y a des
qui sont venus. Est -ce que je dois les renvoyer ?
Faites ce que vous voudrez, ces questions -lĂ ne mouriront pas.
Qu 'est -ce qu 'on fait ? Personnellement, je me sens incapable de
leçon aujourd 'hui.
Vous vous rendez compte, danser dans des conditions pareilles ? Mais enfin,
puisque les élÚves se sont dérangés, allez -y.
Du courage.
Mademoiselle, je vais ĂȘtre obligĂ© de m 'en aller, j 'ai un rendez -vous.
Le docteur est occupé avec un client, mais il va vous recevoir tout de suite,
monsieur.
Vous me dites que vous ne l 'avez pas tué. Non, je veux bien vous croire. Mais
enfin, vous pouvez quand mĂȘme.
Ăcoute, papa, je t 'en prie.
Il Ă©tait assez embĂȘtĂ© comme ça. Mais comment avez -vous pu vous fourrer dans
histoire pareille ? Vous n 'auriez jamais dĂ» aller dans cette boĂźte de
Tout ce qui est arrivé, c 'est de ma faute.
Si je n 'étais pas disputée ce soir -là , jamais il ne l 'aurait rencontrée,
cette horrible femme.
Vous ĂȘtes inconscient ? On va venir vous arrĂȘter d 'une minute Ă l 'autre.
Qu 'est -ce que tu dis ? Mais le signalement d 'Hervé est donné dans tous
journaux. C 'est impossible.
Mais si ! L 'assassin, un homme de 30 Ă 35 ans, d 'allure sportive, yeux bleus,
cheveux chùtains, trÚs joli garçon.
portant un costume gris, a réussi à échapper à la police en se sauvant par
toits. Hein ? Salosse extraordinaire.
Quoi ? Mais nous, c 'est par le jardin que nous sommes partis.
Mais Virginie a raison.
Celui qui s 'est sauvé par le toit, c 'est sûrement l 'assassin.
Eh bien, il n 'y a plus de mystĂšre de la chambre jaune.
L 'assassin a tiré par la grille qui est au plafond.
Quand je pense que la police va s 'embarquer sur une fausse piste, j 'en
malade.
Il faut absolument faire quelque chose.
Pour le tango, ça va.
Maintenant, nous allons voir les autres danses.
C 'est amusant, cette grille.
Ah oui, vous trouvez ? Mais c 'est une grille d 'aération.
Il y en a une dans tous les studios.
Et ça se nettoie facilement ? Pardon ? Non, je dis, pour les nettoyer, ça ne
doit pas ĂȘtre facile.
Comment y acceptons -nous Ă ces grilles ? Je ne sais pas du tout.
Je ne me suis jamais posé la question.
Ce mambo est trÚs dansant et il a beaucoup de succÚs auprÚs de nos élÚves.
Vous avez une technique trĂšs particuliĂšre. Ah oui ? Bien,
mais je ne connaissais pas ce palin.
Je fais un peu n 'importe quoi, vous savez.
Oh, quelle chevelure, quelle jambe, quel tas !
Mademoiselle est venue se présenter pour la place de professeur.
Je crois qu 'on peut la prendre Ă l 'essai.
Je crois que c 'est une excellente idée.
Comment vous appelez -vous, mademoiselle ? Fernande.
Le travail ne vous fait pas peur, Fernande ? Oh non, au contraire, j
danser. Eh bien, bravo, vous allez en avoir l 'occasion.
Un, deux, trois, quatre, mais non ! Un, deux, trois, quatre, soignez
! Je n 'y arriverai jamais. Mais si, mais si ! Un, deux...
Pour une premiÚre leçon, c 'est pas si mal.
3, 4. 1, 2, 3, 4. Tenez, gassez -vous un peu tout seul devant la glace. Je ne
vous perds pas de vue.
1, 2.
M. le Commissaire.
Bonjour, M.
le Commissaire. Vous ne dérangez pas pour nous, Mme la Commissaire.
Oui.
La journaliste de Mme Floris.
Nous avons enlevé tous les noms, mais aucun de ces messieurs ne nous reste.
Un, deux, trois, quatre... Non, ce n 'est pas un élu. Du coup, en tout cas.
probablement pas.
Mais... Un, deux, trois...
Qui est cette jeune personne ? C 'est ce nouveau professeur de Nance.
Comment se peut -il que nous n 'ayons pas interrogé ? Elle a été engagée ce
matin à l 'arrivée de province.
Ah bon ? Un, deux... Je lui ai demandé combien c 'était un des bureaux du rez
-de -chaussée à la disposition, mais ils sont plus tranquilles.
Excusez -nous de vous avoir dérangé.
Mais vous ne m 'avez pas dérangé du tout, monsieur le commissaire.
Mademoiselle.
J 'ai l 'impression que vous avez une touche, patron.
Cette petite vous dévorait des yeux.
Vraiment ?
J 'ai rien remarqué.
OĂč allez -vous comme ça, mademoiselle ? Est -ce que votre leçon est dĂ©jĂ
terminée ? Non, il reste encore un quart d 'heure.
Alors retournez Ă votre studio.
C 'est que j 'ai pas arrĂȘtĂ© une seconde depuis ce matin.
Mais vous avez l 'heure du déjeuner pour vous reposer.
Retournez au travail.
Je vous trouve bien nerveux aujourd 'hui, docteur.
Les dentistes ont leurs ennuis comme tout le monde, madame.
Si, madame, monsieur.
Ah, enfin ! Permettez.
AllĂŽ, Virginie ? Mais enfin, oĂč es -tu ? Je suis dans le studio d 'Anita Flores.
Je me suis fait engager comme professeure de danse.
C 'est de la folie, voyons. Rentre immédiatement à la maison.
Oh, je t 'en prie, Hervé, ne crie pas comme ça.
Tu crois que ça m 'amuse d 'ĂȘtre ici ? Je n 'ai pas arrĂȘtĂ© de danser depuis ce
matin. Je l 'ai pris dans un état.
Enfin, je suis prĂȘte. presque sur maintenant que l 'assassin est tirĂ© par
grille.
Je te rappellerai plus tard.
Virginie ! Virginie ! Il n 'y a vraiment pas de quoi rire, madame.
Tu es lĂ , patron ? Oui, Joseph, je suis lĂ .
Alors, ces petites balades sur les toits ? Oh, malheureusement, rien de nouveau
de ce cÎté -là .
AprÚs avoir été surpris par le barman, notre assassin a réussi à gagner la rue
par le qualité de service de l 'immeuble à cÎté.
En vrai, t 'as maison, n 'est -ce pas ? Le barman m 'a raconté que Flores venait
se poster ici pour voir les danseuses en train de se doucher.
Elle ne devait pas s 'embĂȘter vite. Il y a tout un tas de petites minades ici.
Et c 'est là qu 'il avait regardé ? Oui, c 'est là , mais ça ne présente aucun
intĂ©rĂȘt pour notre enquĂȘte. Allez, venez, Joseph.
Est -ce que tu as parlé au commissaire ? Non. Tu devrais, je t 'assure. Comment
veux -tu qu 'on le retrouve, sinon ? Et tant qu 'on ne l 'aura pas retrouvé, on
ne sera pas tranquille.
Mais non, mais non.
Ăcoute, si je parle au commissaire, il saura que ma femme m 'a mis au courant.
Et ça, je ne veux absolument pas.
J 'ai une meilleure idée.
Regarde.
Une lettre anonyme.
Comme ça, le commissaire saura le nom du gars qui recherche.
C 'est une excellente idée.
Donne -la moi.
Le commissaire est parti déjeuner. Je vais aller placer la lettre sur son
bureau. Il leur en revenant.
Qu 'est -ce qu 'on risque au fond ?
Excusez -moi, monsieur le commissaire, je me suis emparée de votre duo.
On m 'avait dit que vous étiez parti déjeuner. Je ne pensais pas que vous
revenir si vite.
Pardon.
Vous savez que c 'est trĂšs mauvais.
Qu 'est -ce qui est mauvais, mademoiselle ? De déjeuner trop vite.
Je sais, mais dans nos métiers, nous sommes toujours tellement bousculés.
Vous ĂȘtes mariĂ©, monsieur le commissaire.
Je suis veuf.
Veuf ?
J 'avais perdu quelque chose, monsieur le commissaire ? Oui, mes lunettes. Je
suis presque sûr de les avoir laissées sur ce bureau.
Ah, vos lunettes ! Tenez -les, voilĂ .
C 'est fou ce que vous ĂȘtes impressionnant avec des lunettes.
Ăa vous change complĂštement.
Ăa vous donne un air beaucoup plus sĂ©rieux.
Vous voyez, je vous aurais rencontré dans la rue comme ça.
Jamais j 'aurais pu deviner ce que vous faisiez.
Les commissaires de police, je les imaginais tout à fait différents.
Beaucoup plus ùgés d 'une part, et surtout, beaucoup moins séduisants.
J 'aurais bien aimĂ©, moi, ĂȘtre commissaire de police.
Vraiment ? Vous savez, je lis énormément de romans policiers. Et je devine
presque toujours qui est l 'assassin.
Entrez ! Vous n 'avez plus besoin de moi, monsieur le commissaire, je m 'en
vais.
Si, justement.
Je vais avoir besoin de vous tout Ă l 'heure.
Ăa, c 'est terrible, justement, aujourd 'hui. Je travaille pas, je devais
répéter aux fétiches bleues.
Vous irez répéter plus tard, je ne m 'en tiendrai pas longtemps.
Vous m 'avez fait demander, monsieur le commissaire.
Oui, asseyez -vous, je m 'occupe de vous tout de suite.
Je vous frappais tout Ă l 'heure, maintenant je vais vous demander de
bureau.
Moi aussi ? Vous aussi.
Alors, M. Florez, toujours dans les mĂȘmes dispositions ? Mais que voulez
dire, M. le commissaire ? Je ne comprends pas.
Vous avez prétendu ce matin que vous ignoriez à peu prÚs toutes les
disons, extra -professionnelles de votre femme.
Vous ignoriez aussi sans doute qu 'elle se livrait à une activité de chantage.
De chantage ? Mais c 'est impossible, M. le commissaire.
Je n 'ai jamais entendu parler de ça.
Je commence Ă en avoir plein le dos, moi, de tous ces flics.
Vous avez remarqué comme le commissaire était désagréable avec moi ?
Bien sûr que j 'ai remarqué.
Vous voulez que je vous dise quelque chose ? J 'ai l 'impression que le
commissaire croit que c 'est vous.
L 'assassin.
Oh non, mais l 'assassin, tout le monde sait qui c 'est.
C 'est celui qui avait rendez -vous avec elle au moment du crime. Celui qui la
veille est venu faire du scandale ici.
Eh bien non, justement.
C 'est pas celui -lĂ .
Il paraĂźt que celui -lĂ , c 'est une fausse piste.
Mais ne dites pas au commissaire que je vous l 'ai dit.
Ăa, c 'est incroyable. Mais vous ĂȘtes sĂ»re de ce que vous dites ? Absolument
sûre, vous pensez. Je suis bien placée pour le savoir.
Ah oui ? Le commissaire me l 'a dit, alors.
L 'assassin a tué Anita par la grille d 'aération du studio.
Ah, ça, c 'est inouï, alors.
Et vous pensez que le commissaire me soupçonne ? Non. En réalité, il
tout le monde. Vous, M.
Flores, Davy.
Le barman, c 'est complÚtement ridicule, voyant celui qui est allé prévenir la
police. Et alors, qu 'est -ce que ça prouve ? Puisque je vous dis que tout
'est un coup de montée.
Non, que la police soupçonne M. Flores ou Daisy, je comprendrai encore.
Eux, au moins, avaient une raison de la tuer.
Ah oui ? Ah, j 'en sais rien, d 'ailleurs, je suppose.
Mais moi, j 'en avais aucune.
J 'étais ni son amant, ni son héritier.
D 'ailleurs, je sais trÚs bien pourquoi le commissaire me soupçonne. Pourquoi ?
Ă cause de mes mĆurs, tiens.
Quel genre de mĆurs avez -vous ?
Mais ne me dites pas que vous ne l 'aviez pas remarqué.
Ăa, je vous jure, je n 'avais rien remarquĂ© du tout.
Eh bien, voilà , c 'est comme ça.
Je n 'aime pas les femmes.
Pas du tout ? Non, vraiment pas, je vous assure.
Tenez -vous, par exemple, je vous trouve trĂšs jolie et trĂšs sympathique.
Je n 'aurais aucune envie de vous embrasser.
Ah non ? Ah non.
Ou alors, il faudrait que je me force.
J 'espÚre que je ne vous ai pas vexé, au moins.
Pensez -vous.
Je comprends trĂšs bien qu 'on n 'ait pas envie de m 'embrasser.
Et puis, chacun est libre de faire ce qui lui plaĂźt, n 'est -ce pas ?
Ăa, ce n 'est pas l 'avis du commissaire, si vous aviez vu la tĂȘte qu
faite quand il a appris que je travaillais tous les soirs au Fétiche
Qu 'est -ce que c 'est que ça, le Fétiche Bleu ? Un cabaret d 'un trÚs
genre, pas du tout pour les jeunes filles.
Est -ce que ça doit ĂȘtre amusant ? C 'est vous qui ĂȘtes amusante.
Non, je ne veux pas.
Ce serait de la pure folie d 'aller lĂ -bas.
Rentrons Ă la maison et attendons le retour de Virginie. Mais puisque je vous
répÚte que vous ne risquez rien.
Enfin, vous n 'ĂȘtes jamais allĂ© Ă ce cours de danse. Par consĂ©quent, ces gens
-là n 'auront pas de soupçon s 'ils vous y voient. Eh bien, vous serez quittés
pour prendre une leçon et puis voilà .
Si vous croyez que j 'ai le cĆur Ă danser pour le moment, vous nous avez
dans une situation impossible, ma fille et moi.
On m 'apprendrait d 'ailleurs que vous avez réellement tué cette femme, que je
'en serais nullement étonné.
Oui, mais enfin, vous auriez pu avoir la délicatesse de me laisser en dehors de
tout ça. Oh, mais c 'était bien notre intention, à Virginie et à moi. Nous
savions bien que si nous arrivions un coup dur, ce serait sûrement pas sur
qu 'on pourrait compter.
Ăa.
Vous savez qu 'il est interdit de stationner en double fil ?
Vous
avez votre permis de conduire ? Un, deux... 1, 2, 3, 1, 2,
1, 2, 3, 1, 2, 1, 2, 3, 1, 2, 1, 2, 3.
Excusez -moi de vous déranger, M. Flores, le patron vous demande de venir
minute dans son bureau.
Tenez, essayez de danser encore.
Ăcoutez, dites au commissaire que je ne peux pas interrompre mes leçons tout le
temps.
C 'est pas possible.
Bon, ben, j 'arrive tout de suite.
Ben, ça y est, il vient de retrouver l 'organe.
C 'est pas possible.
Mais si, mon petit, il l 'a emmené au bureau du commissaire.
DÚs que nous l 'aurons identifié, tout sera fini.
Continuez la leçon comme moi, j 'arrive tout de suite.
Vous l 'examinerez bien avant de répondre.
N 'oubliez pas qu 'il s 'agit d 'un meurtre.
L 'accusation que vous allez porter sera extrĂȘmement grave pour lui.
Vous pouvez faire entrer Joseph.
J 'aimerais bien savoir oĂč vous voulez en venir, monsieur le commissaire.
Des flics sont venus me piquer hors -lit, on n 'a mĂȘme pas eu le temps de me
changer.
Voulez -vous retirer votre casquette, s 'il vous plaĂźt ? Alors ?
Non, monsieur le commissaire, ce n 'est pas lui.
Et vous ? Non, non, ce n 'est pas lui.
Et vous, monsieur Flores, vous ne le reconnaissez pas non plus ? Ah non,
monsieur le commissaire, c 'est la premiĂšre fois que je vois ce monsieur.
C 'est bon, vous pouvez vous en aller, je n 'ai plus besoin de vous.
Vous restez, j 'ai encore des questions Ă vous poser.
Ne croyez pas que vous allez vous en tirer Ă si bon compte.
Le fait qu 'on ne vous ait pas identifié ne prouve pas que vous soyez innocent.
Moins de lĂ .
Je ne comprends rien Ă ce que vous me dites, mais je vous trouve absolument
charmante.
Qu 'est -ce que vous faites lĂ ?
J 'aurais voulu vous dire un mot, M. le Commissaire. Vous savez que M. Flores
vous cherche partout. Il parait que vous avez abandonné votre leçon sans
prĂ©venir. Je n 'ai pas arrĂȘtĂ© de danser depuis ce matin.
Je voudrais bien vous voir Ă ma place.
Ma résistance humaine a des limites.
Bon, ben, allez maintenant d 'un cÎté.
Excusez -moi de vous avoir retenu si longtemps, mais vu les réactions assez
particuliĂšres...
Une relation assez particuliĂšre que vous aviez avec la victime. Nous avons tout
de mĂȘme tenu Ă vĂ©rifier votre alibi.
Une relation avec la victime ? J 'ai vu cette femme trois fois dans ma vie.
Et encore parce que j 'ai été obligé.
J 'ai toujours trouvé Mme Flores profondément antipathique.
C 'est un peu la raison pour laquelle nous vous avions convoqué, cher
C 'est une vraie chance que je me sois trouvé dans l 'avion de New York au
moment du crime.
Sinon, vous m 'auriez fait arrĂȘter, probablement.
Nous n 'arrĂȘtons tout de mĂȘme pas les gens aussi facilement.
Rassurez -vous.
Ce mambo est extrĂȘmement lent. Pour un dĂ©butant comme vous, ce sera beaucoup
plus facile.
Oh non, monsieur ! Il faut tout de mĂȘme fournir un minimum de concentration si l
'on veut apprendre Ă danser.
On se demande vraiment pourquoi vous ĂȘtes venu prendre une leçon.
Vous n 'Ă©coutez mĂȘme pas les indications que je vous donne. Et aprĂšs ça, vous
allez vous étonner de n 'avoir fait aucun progrÚs. Nous allons reprendre le
du mambo.
Le poids du corps sur un pied, puis sur l 'autre.
N 'ayez pas peur d 'exagérer votre déhanchement.
Nous pourrons toujours l 'atténuer par la suite.
Non, regardez.
Ah, enfin ! Eh bien, c 'est pas trop tĂŽt.
Vous voilĂ tout de mĂȘme, mademoiselle. Je vous avais pourtant interdit de
quitter votre studio.
J 'ai été obligée de donner la leçon à ce monsieur à votre place.
Je suis désolée, mademoiselle.
Si vous voulez, je vais continuer la leçon, à moins que ça ne dérange
Non, non, non, au point oĂč j 'en suis, ça m 'est Ă©gal de changer de professeur.
Oui, oui, je prĂ©fĂ©rerais mĂȘme changer.
Eh bien, je vois, parfait, comme vous voudrez, monsieur.
Reprenons, monsieur.
Tu es complĂštement fou d 'ĂȘtre venu ici. Mais c 'est ton imbĂ©cile de mari qui m
'est obligé. Tu ne peux pas savoir dans quel état il est. Il faut absolument que
tu rentres Ă la maison.
Tant que je n 'aurai pas découvert l 'assassin, je resterai ici.
C 'est incroyable ce que vous me racontez lĂ , voyons.
Cette jeune fille est revenue dans son studio ? Oui, monsieur le commissaire,
elle y est.
C 'est insensé, enfin ! Je n 'ai jamais dit que le mystérieux visiteur de votre
femme n 'était pas l 'assassin.
Je n 'ai jamais dit non plus à qui que ce soit. Je ne vous soupçonnais ni vous
ni les autres professeurs du cours.
Quand un soupçonnĂ© de barmaid, n 'en parlons mĂȘme pas, c 'est absolument
ridicule.
Ăcoutez, j 'ai prĂ©fĂ©rĂ© vous le dire, monsieur le commissaire. Cette histoire
gris, d 'aération, c 'est pas que c 'est tellement surprenant, hein ? Surprenant
est le mot, en effet.
Mais ce n 'est pas le nom de ton mari qui est marqué sur la lettre.
Quoi ? L 'assassin est Gérard Lallement, 59 avenue de Versailles.
Ăa alors, j 'en reviens pas.
Tu crois vraiment que ce monsieur Lallement peut ĂȘtre l 'assassin ? Voulez
venir une seconde, mademoiselle ? Je voudrais vous dire un mot.
Tenez -vous bien, monsieur le commissaire. J 'ai une grande nouvelle Ă
annoncer. Parce que si je crois bien que nous le tenons.
Il est par ici, j 'ai l 'impression qu 'on nous espionne.
Ăcoutez, mademoiselle...
Je...
Ăcoutez
-moi bien, monsieur le commissaire.
L 'assassin est un certain Gérard Lallement. Il habite 59 avenue de
Hein ? Qu 'est -ce que vous dites de ça ? Ăcoutez, mademoiselle, je me suis
montrĂ© extrĂȘmement patient avec vous jusqu 'Ă prĂ©sent, mais maintenant, c
terminé. M. le Commissaire, moi qui vous trouvais si gentil.
C 'est encore ce que vous racontez avec un sens.
Mais vous n 'arrĂȘtez pas de dire des bĂȘtises.
Ah oui ? Vous vous obstinez à prétendre par exemple que l 'assassin de Mme
Flores n 'est pas celui qui se trouvait à cÎté d 'elle dans le studio.
Exactement, M. le Commissaire. L 'assassin est tiré par la grille.
Voulez -vous que je vous montre comment il a fait ?
Ah,
je vois qu 'elle vous a aussi raconté sa version du crime.
Cette jeune personne réussira à nous rendre tous fous.
J 'étais justement en train de regarder ça.
C 'est une conception comme une autre, évidemment.
Peut -ĂȘtre, mais tous les examens ont prouvĂ© que le coup de feu a Ă©tĂ© tirĂ© Ă
bout portant. La sagesse trouvait donc forcément dans cette piÚce.
Vous ĂȘtes sĂ»r de ce que vous dites ? Absolument sĂ»r, mademoiselle. Nos
ne se trompent jamais.
Alors c 'est le mystĂšre de la chambre jaune.
Mais non, mademoiselle, il n 'y a pas de mystĂšre de la chambre jaune dans ce
rime.
Elle est terrible, elle veut absolument mettre du mystĂšre lĂ oĂč il n 'y en a
pas.
VoilĂ une heure que j 'attends. Il n 'y a aucune raison pour que monsieur passe
avant moi. Il s 'agit d 'une urgence, monsieur.
Mais moi aussi, il y a urgence. Mais monsieur, je suis le beau -pĂšre du
D 'ailleurs, je n 'ai pas d 'explication Ă vous donner. Allez dans la salle d
'attente. On vous appellera.
Mais enfin,
oĂč est Virginie ? Elle est encore au cours de danse. Il n 'y a rien eu Ă
et il voulait rester lĂ -bas.
Décidément, on ne peut rien vous demander.
Bon, alors, ça, c 'est un comble. Mais vous ne vous rendez pas compte de tous
les risques que j 'ai pris en allant lĂ -bas.
J 'ai été obligé de danser des slow et des mambo pendant plus d 'une heure. Un
homme de mon Ăąge.
Sous le regard aigriard du commissaire de police qui me prenait pour un vieux
cochon en plus.
Je vous dirai au docteur que jamais je ne remettrai les péchés. J 'avais rendez
-vous Ă 4 heures.
Vous connaissez l 'obstination de Virginie. Pour prouver votre innocence,
ferait n 'importe quoi.
Elle avait découvert un petit placard qui sert à ranger les disques.
Mais ce placard était tellement petit que Virginie a été forcée de reconnaßtre
que l 'assassin n 'aurait pas pu s 'y cacher.
Vous ne vous en prĂŽnez pas, mademoiselle. Regardez ce que vous avez
fait un cafard.
Elle voulait pousser dans le cafard.
Voilà ce que je faisais. Cela suffit comme ça, mademoiselle.
On a acheté de vos extravagances. On vous avait prise à l 'essai et cet essai
'a pas été concluant.
Vous ĂȘtes sĂ»r de ce que vous dites ? Le tĂ©moin est formel. D 'ailleurs, vous
allez pouvoir l 'interroger vous -mĂȘme. Il a dĂ» se tromper, ce n 'est pas
possible. J 'assure, patron, que les deux signalements ne correspondent pas
tout. Celui qui s 'est enfui par le toit et que notre témoin a vu n 'est pas du
tout le mĂȘme que celui qu 'on a vu au cours de danse.
Au lieu d 'en chercher un, nous allons en chercher deux. C 'est parfait.
Dis donc, je vais falloir imm
Qui, la pin -up ? Oui, la pin -up, comme vous dites. Je vais avoir plusieurs
questions Ă lui poser.
J 'ai l 'impression que cette jeune personne s 'est foutue de moi. Vous
monsieur le commissaire ? Elle a pourtant l 'air bien mignonne.
Vous aussi, elle vous a fait du charme.
On a un peu causé ensemble, quoi, rien de plus.
Cette jeune personne vient justement de partir, patron.
Quoi ? Elle n 'est pas partie, ce n 'est pas possible.
Mais si, je l 'ai mise à la porte. Elle n 'était jamais à son travail et les
élÚves se plaignaient.
Ăa ne vaut pas ĂȘtre bien difficile de la retrouver, heureusement.
Comment s 'appelle -t -elle ? Je ne sais pas, monsieur le commissaire. Elle m
'avait dit qu 'elle s 'appelait Fernande, c 'est tout ce que je sais.
Comment, monsieur Florez ? Vous engagez des gens dont vous ne connaissez mĂȘme
pas le nom ? C 'est inimaginable, voyons ! Mais je l 'avais prise Ă l 'essai,
monsieur le commissaire. Si je l 'avais engagée, je lui aurais demandé son nom,
bien sûr.
Mais le prĂ©nom qu 'elle vous a donnĂ© doit ĂȘtre fou en plus. Elle n 'a pas une
tĂȘte Ă s 'appeler Fernande.
La petite casse, elle nous a bien nus.
Je suis bien chez M.
GĂ©rard l 'Allemand ? Oui, c 'est lui -mĂȘme.
Je téléphone de la part d 'Anita Flores.
De la part d 'Anita Flores.
Oui, j 'ai entendu.
De la part d 'Anita Flores.
J 'aurais de trÚs grandes révélations à vous faire au sujet de ce meurtre, M. l
'Allemand. Seulement pour ça, il faudrait que nous nous voyions.
Quand vous voudrez.
Je vous dirais bien de passer chez moi, mais... dans un café, nous serions peut
-ĂȘtre plus tranquilles.
Merci, Clémence.
Et n 'oubliez pas de refermer la porte, il y a un courant d 'air.
Bien, monsieur.
Voulez -vous que nous nous retrouvions au Versailles Bar dans une demi -heure ?
C 'est tout prĂšs de chez vous.
Dans une demi -heure ? J 'y serai.
Dites -moi comment vous ĂȘtes que je puisse vous reconnaĂźtre ? Eh bien, j 'ai
yeux bleus, les cheveux trÚs blancs, et je suis coiffé en brosse. Bon, je vous
reconnais trÚs sûrement.
Nous disons donc 9h30 précise Versailles -Barre.
Ă tout Ă l 'heure, monsieur.
Je te défends d 'aller à son dévou.
Ah, puis tu aurais pu t 'essuyer les pieds, tu aurais mouillé partout.
J 'ai une mauvaise impression, Virginie.
Ne va pas à son dévou. Je risque absolument rien, je te jure. AprÚs tout,
ne me connaĂźt pas.
Ah non, tu ne dois pas mettre cette robe -lĂ .
Je sais justement oĂč je vais la mettre.
Je sais que tu ne l 'aimes pas, ça n 'a aucune importance.
Moi, je l 'aime beaucoup. Elle est grotesque, voyons, absolument immétable
'une indécence qui dépasse les bornes. Raison de plus pour que je la mette
aujourd 'hui. Parce que tu tiens absolument Ă ce que ce monsieur voit ta
poitrine. Dans une circonstance comme celle -ci, ça ne pourrait pas lui faire
mal. Tu pourrais peut -ĂȘtre sortir toute nue pendant que tu y es.
J 'aimerais bien, tu vois.
Quand je suis toute nue, ça m 'enlÚve tous les complexes.
Tu ne peux pas comprendre ça, toi, tu n 'es pas une femme.
Ce n 'est pas tellement facile d 'ĂȘtre une femme, tu sais.
Les hommes sont tellement plus forts que nous.
Alors on est obligé de se défendre avec les tout petits moyens qu 'on a.
Oui, les tiens ne sont pas tellement petits, mon chéri.
Tiens, aide -moi.
M. Dandieu ? J 'aurais bien aimé vous voir, M.
Dandieu. à quel sujet ? J 'étais un ami intime de cette pauvre Anita.
C 'était bien 500 000 que vous deviez lui remettre l 'autre soir pour
vos photos.
Vous n 'avez pas voulu payer ? Vous avez eu tort, car maintenant la police vous
recherche, M. Dandieu.
Et les prix vont monter.
Et moi je vous emmerde, monsieur ! Allez me dénoncer à la police, je m 'en fous
! C 'est pas moi qui ai tué Anita Flores.
Votre place, M.
Dandieu, je crois... Continuez, mon petit ami.
C 'est trÚs intéressant, tout ça.
AllĂŽ ? AllĂŽ ? C 'est toi qui te baladais sur l
'étoile le soir du crime.
Je sais pas de nous raconter des histoires, des témoins tombés. C 'est
qui l 'ai tué, je vous le jure.
Fais attention Ă ce que tu vas nous dire. Ton petit trafic de chantage au
-porno va te coûter suffisamment cher.
C 'est ce M. Dandieu qui a fait le coup.
Moi, j 'ai rien fait.
Comment es -tu si sûr que ce soit lui ? Parce que j 'y étais, monsieur le
commissaire. Je savais qu 'Anita avait rendez -vous avec ce gars -lĂ Ă 7h30
toucher le fric.
Alors Ă chaque coup, elle essayait de me faire sauter ma commission.
Je suis allé me poster au -dessus de son studio pour pouvoir assister à leur
mise du fric.
Je dois dire pour une fois, Anita n 'avait pas une main heureuse.
Quand je suis arrivé, le dentiste venait de la zigouiller.
Il était en train d 'essuyer son revolver.
Et toi, tu n 'as pas eu l 'idée de crier, de faire quelque chose ? Je vous
qu 'elle était déjà morte quand je suis arrivé.
Ăa aurait servi Ă quoi que je gueule ?
J 'ai tout de suite compris que j 'avais fait une connerie en foutant lĂ -haut.
Je me suis taillé en vitesse.
Par la suite, tu as tout de mĂȘme pensĂ© Ă profiter de la situation.
Je voulais lui prendre un peu de fric, quoi.
Oui. Bon, en prison, tu n 'en auras plus besoin.
Tu seras entiÚrement défrayé.
Tu as faim de ces peurs ? EnlĂšve tes lunettes, tu vas te faire remarquer.
J 'ai l 'impression que ton gars ne viendra plus maintenant.
Ăa va trĂšs mal, Virginie.
Il y a un type qui m 'a téléphoné, il veut aller me dénoncer à la police.
C 'est pas vrai.
Alors j 'ai réussi à l 'impressionner en lui disant qu 'il pouvait y aller.
Ăa a eu l 'air de marcher, il a raccrochĂ© tout de suite.
Tout de mĂȘme, je ne suis pas rassurĂ©, tu sais.
Y a -t -il quelqu 'un qui avait rendez -vous ici avec un Allemand ?
Avec monsieur l 'allemand ? Oui, c 'est moi.
Ce monsieur fit dire qu 'il a un empĂȘchement et qu 'il ne pourra pas
C 'est tout ? Il n 'a pas laissé de commission ? Non, madame.
Merci.
C 'est drÎle, hein ? J 'étais sûre qu 'il ne viendrait pas.
Excusez -moi d 'avoir mis aussi longtemps pour ouvrir.
Quand je suis seule dans l 'appartement, je déroule toujours.
Oh, le joli portrait.
Je l 'ai tout de suite reconnu.
C 'est celui de M. Lallement, n 'est -ce pas ? Oui.
J 'ai servi M. Lallement pendant plus de 40 ans, mademoiselle.
J 'avais justement rendez -vous avec M.
Lallement tout Ă l 'heure.
Malheureusement, il n 'a pas pu venir.
Pourquoi me regardez -vous comme ça ? Parce que ce que vous venez de dire est
impossible, mademoiselle.
Pourquoi est -ce impossible ? Parce que M. Lallement est mort, mademoiselle.
Il est mort depuis trois ans.
Je vous assure, madame, je n 'y comprends rien.
Je lui ai téléphoné tout à l 'heure pour prendre rendez -vous.
C 'est à M. Gérard que vous avez dû parler.
M. Gérard est le fils de ce pauvre monsieur.
Son fils ? Alors pourquoi m 'a -t -il donné la description de ce portrait ? M.
Gérard est comme ça.
Il ne respecte rien, pas mĂȘme la mĂ©moire de son pĂšre.
Je ne connais pas M.
Gérard, mais il n 'a pas l 'air que vous aimez beaucoup.
Je voudrais me voir morte.
Je sais trop de choses, moi, mademoiselle, beaucoup trop de choses.
Oui, justement, on m 'avait dit qu 'il avait l 'intention de se séparer de
Et comme précisément chercher une place... Chercher ailleurs, croyez -moi.
M. Gérard est un sale type.
Maintenant qu 'il va devenir riche, il essaie tout de suite de se débarrasser
moi. Il va devenir riche ? Il doit toucher un héritage de 50 millions,
mademoiselle. C 'est tout ce que je sais.
Mais il ne va plus avoir besoin de travailler, alors ? Pour ce qu 'il
vous savez, il changeait de mĂ©tier tout le temps. Il a mĂȘme changĂ© de nom.
Ah oui ? Ă un certain moment, M.
GĂ©rard s 'Ă©tait mis dans la tĂȘte de faire du théùtre.
M. Gérard danse trÚs bien, paraßt -il.
En réalité...
Tous ces milieux de danse et de théùtre, c 'était des prétextes pour se
retrouver avec d 'autres garçons dans son genre.
Les garçons, les gens les mĂȘmes meurent que lui, si vous voyez ce que je veux
dire.
TrĂšs bien. Je voudrais savoir si... Excusez -moi une seconde.
AllĂŽ ? Oui, monsieur.
Justement, la jeune fille qui doit me remplacer est lĂ .
J 'aurais prĂ©fĂ©rĂ© que monsieur m 'avertisse lui -mĂȘme si je ne le
plus.
Comment ? Mais, mais cette jeune fille m 'a dit... Mais non, monsieur, mais non
! Oui, oui.
Allez -vous -en ! Vous m 'avez menti ! Vous avez essayé de me faire parler,
allez -vous -en, je ne vais pas... Je vous en prie, madame, c 'est extrĂȘmement
grave. Il s 'agit du meurtre d 'Anita Flores.
Anita Flores est morte !
Je voudrais vous demander quelques renseignements de la part du commissaire
Marshall. Je suis un des adjoints du commissaire.
Oui, monsieur l 'adjoint.
Moi, monsieur Flores.
Je voudrais vous demander... Connaissez -vous un certain Gérard Lallement ?
Non, monsieur l 'adjoint. Je ne le connais pas.
Voyons, voyons, monsieur Flores.
Votre maĂźtresse, mademoiselle Desi, et vous -mĂȘme, vous nous avez envoyĂ© une
lettre anonyme cet aprĂšs -midi.
La police est bien renseignée, monsieur Flores.
Mais c 'est vrai, oui, j 'ai dénoncé M. Lallement.
Mais je ne le connaissais pas. C 'est ma femme qui m 'en avait parlé plusieurs
fois.
J 'ai cru un moment que c 'Ă©tait lui l 'assassin, je me suis trompĂ©, voilĂ
Je voulais seulement aider la police.
Vous connaissiez ce GĂ©rard Lallement, mais c 'est peut -ĂȘtre sous un autre nom
qu 'il travaillait au cours de danse.
Le nom de Daniel, peut -ĂȘtre.
Qu 'est -ce que vous dites ? Ăa ne peut pas ĂȘtre la police, c 'est un piĂšge,
attention. Mais qu 'est -ce que ça veut dire ?
AllÎ ? AllÎ ? Elle est raccrochée.
Police.
Monsieur Dandieu, s 'il vous plaĂźt.
Il n 'y a personne.
Monsieur et madame sont sortis.
Les petites gars.
Elle nous a bien eus.
Qu 'est -ce que vous faites lĂ , vous ? Je suis le beau -pĂšre de M.
Dandieu. Ah bon ? Vous opérez en famille, à ce que je vois.
Laissez -nous, Mathilde.
M. le Commissaire, je suis enchanté que vous soyez venu.
Vraiment ? Je n 'en pouvais plus.
J 'avais d 'ailleurs décidé d 'aller vous voir.
Vous auriez dĂ» le faire.
M. ? Decauville -Lachenay, industriel.
En vous taisant, M. Decauville, vous ĂȘtes mis dans une trĂšs mauvaise
Qu 'est -ce que vous venez faire ici, madame Dandieu ? Vous ne m
pas, vous savez.
Quelle tĂȘte feriez -vous si j 'allais raconter au commissaire que vous avez
de l 'argent dans mon sac cet aprĂšs -midi ? Je vous en supplie, ne dites
Je suis marié, j 'ai trois enfants.
Mesdames, Messieurs, bonsoir.
Bienvenue au Fétiche Bleu.
Connaissez -vous un certain Gérard l 'Allemand ? Vous connaissez ? Je n 'ai
jamais entendu ce nom -lĂ .
C 'est lui l 'assassin Ă Nita Forest.
La charmante Danielle.
Tu me fais tourner la tĂȘte.
Mon manĂšge Ă moi, c 'est toi.
C 'est lui, Daniel ? Oui, oui, c 'est lui.
Il fait un numéro de travesti.
Daniel,
ce n
'est pas son vrai nom. En réalité, il s 'appelle Gérard l 'Allemand.
On est ensemble, nous deux.
Quelle vie on a tous les deux.
Quand on s 'aime comme nous deux, on pourrait changer de planĂšte.
Tant que j 'ai mon cĆur prĂšs du tien, j 'entends les flanflons de la fĂȘte.
Et la terre n 'y est pour rien.
Eh bien, Mathilde, vous n 'ĂȘtes pas encore couchĂ©?
Vous en faites une tĂȘte. Qu 'est -ce qui se passe ? Le beau -pĂšre de monsieur
est dans le salon.
Excusez -moi, Albert.
Je ne savais pas que vous alliez venir.
Il faut que je vous parle, HervĂ©. C 'est extrĂȘmement important.
OĂč est Virginie ? Au FĂ©tiche Bleu.
Au Fétiche Bleu. Ah oui, c 'est comme ça.
Ayant appris qu 'un certain Gérard Lallement n 'aimait pas les femmes, elle
déduit que c 'était lui qui avait tué Anita Flores.
N 'essayez surtout pas de comprendre.
Dites -donc, Albert, vous n 'ĂȘtes pas bonne mine, nous.
Il ferait mieux d 'oublier tout ça et d 'aller vous coucher.
J 'ai une trÚs mauvaise nouvelle à vous annoncer, Herlé.
Eh bien, Lady ? Je suis blindé, vous savez.
Eh bien, voilĂ .
Il y a un témoin dans le crime d 'Anita Flores.
Qu 'est -ce que vous dites ? Oui, un témoin qui a assisté au crime et qui a
lu. Et ce témoin a vu l 'assassin tuer Anita Flores ? Oui.
Et vous appelez ça une mauvaise nouvelle ? Mais espÚce d 'imbécile, mais c 'est
miraculeux ce que vous me dites.
Miraculeux ! Mais je suis fou de joie, moi ! Ils vont enfin savoir qui a fait
coup. Je serai innocenté, Albert, innocenté.
Il faut que je vous embrasse pour cette bonne nouvelle.
Je vous adore, Alain. Je vous adore.
Qui ĂȘtes -vous, monsieur ? Commissaire Marshall.
Salaud ! Vous m 'avez dénoncé.
Vous ĂȘtes trĂšs injuste, monsieur.
Votre beau -pÚre s 'est donné beaucoup de mal pour me convaincre de votre
innocence. Mais elle ne doit plus ĂȘtre trĂšs difficile Ă prouver si, comme on
vient de me le dire, un témoin assistait au crime.
Le témoin n 'assistait pas au crime, malheureusement.
C 'est seulement pour voir votre réaction que nous avons fait ça.
C 'est votre beau -pÚre qui, en désespoir de cause, a eu cette brillante
Je pouvais difficilement lui refuser ça.
Albert,
c 'est pas vrai, vous avez fait ça.
J 'ai toujours pensé que vous étiez innocent.
L 'entrée de la loi est interdite, mademoiselle.
Non, laisse tomber.
Mademoiselle est une amie Ă moi.
Bon.
Bonsoir.
Asseyez -vous.
Excusez -moi, il faut que je me prépare pour le numéro suivant.
Vous allez bien depuis tout Ă l 'heure ? TrĂšs bien.
Je suis désolée que vous ne soyez pas venu à notre rendez -vous.
Nous avions un rendez -vous, nous, premiĂšre nouvelle.
Je vous ai téléphoné tout à l 'heure.
Vous m 'avez donné une fausse description.
Et depuis que j 'ai été chez vous, j 'ai vu votre bonne.
Elle m 'a tout raconté.
Je suis au courant de tout, monsieur l 'allemand.
Comment m 'avez -vous appelé ? Gérard l 'allemand.
Je m 'excuse, je m 'appelle Daniel.
Je sais trĂšs bien que vous vous appelez Daniel.
Les femmes sont décidément bien compliquées.
Si vous savez que je m 'appelle Daniel, pourquoi diable m 'appelez -vous Gérard
? Parce que Gérard, c 'est votre vrai nom.
Vous vouliez faire du théùtre, votre pÚre ne voulait pas, alors vous avez été
obligé de changer de nom.
Et vous avez choisi Daniel.
Ecoutez, mademoiselle, c 'est une histoire de fou, je me suis toujours
Daniel.
Quant à mon pÚre, c 'est un vieux cabot qui fait des tournées en province.
Alors vous pensez bien que je n 'ai pas eu Ă lui demander son avis quand j 'ai
voulu devenir acteur.
Celui -lĂ , pourvu que je lui refile 10 000 balles de temps en temps, c 'est
ce qu 'il demande.
Comment ? Votre pÚre n 'est pas mort il y a trois ans ? Hélas non, je l 'ai
encore sur le dos.
Terrible. Ah oui, à quel dé de vous ? Surtout que depuis quelques temps, il s
'est mis Ă boire, ce qui n 'arrange rien.
Allez, vous en faites pas comme ça, hein ? Vous arriverez bien à le découvrir, l
'assassin d 'Anita Flores.
Ăa me ferait bien plaisir, mais je commence Ă en douter sĂ©rieusement.
Comme vous ĂȘtes trĂšs déçus parce que je ne suis pas votre assassin.
Si je ne le dĂ©couvre pas, mon mari va ĂȘtre arrĂȘtĂ©.
Ah bon ? Et vous avez des raisons de croire à la culpabilité de ce monsieur l
'allemand ? Et comment ? Vous ne pouvez pas savoir tout ce que saviez -vous me
raconter ? Je serais vous, j 'essaierais de le voir, ce gars -lĂ , et par tous
les moyens.
Le fait qu 'il cherche Ă vous fuir, c 'est plutĂŽt un bon signe, non ? C 'est
-dire qu 'il est peut -ĂȘtre rentrĂ© ? Peut -ĂȘtre.
J 'ai envie d 'essayer, aprĂšs tout, qu 'est -ce que je risque ?
Mais faites attention quand mĂȘme.
Allez voir un homme Ă cette heure -ci dans la robe que vous avez.
De ce cÎté -là , je n 'ai rien à craindre.
Il paraĂźt qu 'il n 'aime pas les femmes.
Pardon. Vous ne me vexez pas du tout, mon petit.
Daniel, ça va ĂȘtre Ă vous. Oui, j 'y vais. Pardonnez -moi, il faut que j
en scĂšne.
Ăa m 'a fait plaisir de vous voir.
Vous me plaisez beaucoup.
C 'est vrai ? Je vous aime bien.
Vous voyez, vous seriez peut -ĂȘtre la premiĂšre femme Ă me donner des regrets.
La fine menotte, coupique et tricote, quand elles se coiffent aussi, en
comme ceci, leurs gestes sont toujours jolis.
Quand elles jouent de l 'éventail, ou de
leurs yeux ravivent les mailles.
Quand elles pianotent, quand elles tapotent, bravissimo, dégueulando.
Quand sur leur minois joli, elles mettent la poudre de riz.
Je le proclame, les mains de fameux sont des bijoux dont je suis fou.
J 'adore les mains des petites fleuristes, jolis artistes en frais
Il en a encore pour longtemps ? J 'ai plusieurs questions Ă lui poser.
Non, non, il a presque fini. MĂȘme les cuisiniĂšres qui prĂ©parent ma chair, des
petits plats succulents dont je suis trĂšs friand, car je dois l 'avouer, je
gourmand.
C 'est encore moi. Est -ce que monsieur est rentré ? Non.
Allez -vous -en. Je vous en supplie, allez -vous -en.
Qu 'est -ce qui se passe, Clémence ? C 'est encore cette jeune personne qui est
déjà venue.
Eh bien, faites -la entrer.
C 'est vous, Gérard l 'Allemand ? J 'étais désolé de manquer notre rendez
de cet aprÚs -midi, mais j 'ai été appelé d 'urgence à Orly.
Vous pouvez monter vous coucher avec Clémence.
Nous n 'aurons plus besoin de vous.
Elle est complĂštement folle.
Vous ne pouvez pas savoir dans quel état vous l 'avez mise tout à l 'heure en
lui annonçant la mort de cette pauvre Anita.
Votre bonne Ă©tait peut -ĂȘtre une parente d 'Anita Flores ? Non, ça absolument
pas.
Anita Flores était la maßtresse de mon pÚre.
Ah bon ? Mais Anita Flores était déjà mariée à ce moment -là ? Bien sûr.
Avec cet abominable macro de Flores.
Vous savez que M.
Flores a tout de suite pensĂ© que c 'Ă©tait vous qui aviez tuĂ© sa femme ? Ăa
méthode pas de lui.
Il n 'a pas beaucoup d 'imagination.
La mort d 'Anita vous arrange pourtant.
Vous allez hériter de 50 millions, paraßt -il ? Non.
Ces 50 millions sont Ă moi depuis trois ans.
Ah oui ? Oui.
Mon pÚre, qui avait des principes, n 'aurait jamais voulu déshériter son
fils au profit de sa maĂźtresse.
C 'est donc moi qui ai hérité des 50 millions.
Anita, de son cÎté, devait toucher sa vie durant l 'usufruit de cet argent.
Vous me répondrez que ça me faisait une belle jambe de posséder tout ce fric
auquel je ne pouvais pas toucher.
Et je suis entiĂšrement de cet avis.
Ceci dit,
ce n 'est pas moi qui l 'ai tué.
Vous avez toutes les raisons de le faire, sans doute.
Mais je ne l 'ai pas tué.
Pourquoi paraissez -vous si nerveux ? De quoi avez -vous peur, monsieur l
'Allemand ? Peur ?
De quoi dois -je faire ? De vous, peut -ĂȘtre.
Vous ĂȘtes tellement jolie.
Je sais que vous avez trouvé un truc pour vous débarrasser d 'Anita Flores
prendre aucun risque.
Je finirai bien par le trouver, votre truc.
Vous permettez que je réponde au téléphone ? Je vous en prie.
AllÎ ? AllÎ, c 'est toi, Gérard ?
Le seul pépin que nous pouvions craindre, nous l 'avons eu.
Vraiment ? T 'as bon Ă manger le morceau.
Alors la police va bientĂŽt savoir que nous nous connaissons.
Je te l 'avais dit pourtant d 'éloigner cette femme.
Cette vieille salope était la seule à pouvoir dire que nous nous connaissions.
Ăa n 'a pas ratĂ©, elle l 'a dit.
Eh bien non, justement, ma petite Françoise.
Cette idĂ©e ne lui est mĂȘme pas venue.
J 'ai eu un moment la mĂȘme inquiĂ©tude que toi, mais j 'ai vĂ©rifiĂ© et je t
'assure que tout va trĂšs bien.
Tu crois ?
Je te répÚte que la vie est belle et que tout va trÚs bien.
Mais j 'ai quelqu 'un chez moi, ma petite Françoise, pour le moment. Je te
rappellerai tout Ă l 'heure si tu... Salaud, vous m 'avez eu. Je me suis
déballonné pour rien.
La bonne n 'avait rien dit, vous ne savez rien. Vous ĂȘtes des salauds.
-toi, ton copain ne pourra plus s 'en sortir maintenant.
Tu ne seras plus tout seul Ă porter le chapeau, c 'est bien ce que tu voulais.
Vous ĂȘtes des fumiers.
Je me suis laissé avoir comme un con.
Et votre histoire de photographe au -dessus de la grille qui avait soi
assisté à tout, c 'était des salauds aussi, ça. Il fallait bien trouver
chose pour te faire parler.
Allez, emmenez -le. Vous ĂȘtes des salauds.
Gérard, fous le camp, je t 'ai dénoncé.
Les publics savent tout, mais fous le camp, mais vite, vite, Gérard ! Fous le
camp !
Comment,
vous ĂȘtes encore lĂ , vous ? Nous venons voir
M. Lallement. OĂč est -il ? Il est lĂ .
Tenez, occupez -vous de lui.
Vous ne l 'avez pas tué, j 'espÚre ? Un peu assommé seulement.
J 'ai cru bien faire.
On lui a téléphoné pendant que j 'étais là . Il s 'est mis à répondre d 'une
façon bizarre.
Oui, ma petite Françoise par -ci. Non, ma petite Françoise par -là .
Comme sa bonne m 'a dit qu 'il n 'aimait pas les femmes, j 'ai tout de suite
trouvé sa louche.
Il ne vous en faut pas beaucoup, vous, pour assommer les gens.
Je vais deviner juste, en tout cas. Car c 'était son complice qui était à l
'appareil. Et son complice, c 'est Daniel.
C 'est lui qui a tué Anita.
Pour que son petit ami Gérard l 'Allemand puisse hériter des 50
Mais cette femme est complĂštement folle, monsieur le commissaire.
La personne qui m 'a appelé s 'appelle Françoise Ranchon.
Vous pouvez vérifier, c 'est une grande amie à moi.
Tu parles. C 'est justement du bureau de mon adjoint qu 'elle t 'a appelé ton
amie Françoise.
Allez, va préparer une petite valise, on t 'emmÚne avec nous.
Accompagnez -le, vous deux.
Quant Ă vous, madame Dandieu.
Oui, monsieur le commissaire.
Ăcoutez, madame Dandieu, maintenant que l 'innocence de votre mari est Ă©prouvĂ©e,
c 'est plus la peine de me faire du charme.
Je vous en fais plus.
Je voulais simplement vous demander comment Daniel a fait pour tuer Anita.
Vous n 'avez pas encore compris.
Non.
Réfléchissez une seconde, Mme Dandieu.
Quand votre mari est arrivé au cours de danse, l 'assassin le guettait par la
fenĂȘtre.
Daniel attendait depuis longtemps une occasion comme celle -lĂ .
Il avait entendu la veille votre mari menacer Anita devant plusieurs témoins.
Et il savait qu 'Anita lui avait donnĂ© un nouveau rendez -vous ce soir -lĂ Ă
7h30. C 'est vous, Daniel.
T 'as fait une tĂȘte.
Elle n 'a pas voulu te payer tes heures supplémentaires, au moins.
Seule lĂ pour lui tirer de l 'argent.
Enfin, je la réattaquerai demain.
Dis -donc, ce n 'est pas le type qui est venu hier.
Et quand votre mari est arrivé, Daniel joua la comédie pour que les témoins
soient persuadés que Anita était encore vivante à ce moment -là .
AllĂŽ, Mme Flores, il y a lĂ un monsieur qui dit avoir rendez -vous avec vous.
Daniel avait combiné une sorte de crime parfait.
D 'autant plus qu 'apparemment, il était le seul à n 'avoir aucune raison de la
tuer.
Et tu as compris ça toute seule ? Mais oui, mon chéri.
C 'est bien vrai, ça ? Non,
c 'est pas vrai. C 'est le commissaire qui me l 'a dit.
Tu n 'aimes que moi.
Que toi.
La vie, quand elle est belle, n 'est pas plus belle que vous.
Voulez -vous danser avec moi ? Il ne veut danser qu 'avec vous.
Oui, vous danserez avec moi, demain, ce soir ou cette nuit.
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