All language subtitles for Les Novices - (1970) (Fr) (De Guy Casaril, Avec Annie Girardot, Brigitte Bardot, Jean Carmet)

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Original subtitles

Bonjour, Monsieur Chien.

Comme vous ĂŞtes mignon.

Qu 'est -ce que vous voulez ? Oh, le fin, le pot.

Ah non, non, il ne faut pas me suivre. Ah ben bravo, vous m 'avez leur

obéissance. Allez, partez là -bas, allez.

Allez lĂ  -bas, allez.

OĂą voulez -vous vous en aller ? Vite ! Qu 'est -ce que j 'ai fait au fond

du... Qu 'est -ce que je lui ai fait ?

S 'il vous plaît. Vous voulez dire de mélange ? Venez.

Un franc quarante.

Excusez -moi une minute.

Pardon, monsieur, vous n 'auriez pas un franc quarante Ă  m 'avancer ?

Oh, merci.

Pour vous.

Un, deux...

3, 4, 5, 6, 7, 8.

Le bon Dieu vous le rendra, monsieur.

Où allez -vous comme ça ? À Paris.

Si vous mettez votre argent sous les portes Ă  bagages de ma voiture, je vous

emmène à Paris en deux heures.

Pour qui me prenez -vous ? Qui vous a donné l 'autorisation de me parler ?

Alors quoi, on roupille, non ?

Martino, un constat.

Une minute, il fallait un soir, j 'arrive.

Enfin,

monsieur l 'agent, je perds ma journée.

Valet.

Eh,

t 'as une sèche ? Une pipe ? Non, je fume pas.

Madame,

c 'est Ă  moi que tu parles ?

Ben, du feu.

Gardez le paquet. Ben, faudrait savoir, tu fumes ou tu fumes pas ? Je fume pas.

Ah, ben alors.

Eh, Mona Lisa.

Pardon ? Mona Lisa, c 'est mon nom. Enfin, mon nom d 'artiste.

Ă€ cause des sourires.

Il paraît que je ressemble à un tableau.

Doucement, doucement.

Il y en aura pour tout le monde.

Alors, mademoiselle, vous voulez venir signer, oui ?

ArrĂŞtez ! HĂ© ! T 'as des ennuis ? Tu veux que je t 'avance

? Monte ! Ben monte, viens

! Parc 'bon souris, ça te va ?

C 'est lĂ , tu sais.

Parce que moi, sans cigarette.

Oh, les salauds.

Quand je leur ai dit, allez -moi acheter un paquet de cigarettes, ils m 'ont

répondu, on lui prend votre boniche.

Alors moi, je leur ai dit, j 'aimerais mieux ĂŞtre boniche que flicard.

Ah, ils m 'ont foutu une tarte.

Non. Ce qu 'ils aiment bien, c 'est d 'empĂŞcher les gens de travailler.

Pourtant, je fais de mal Ă  personne, moi.

Bien au contraire.

Non, c 'est Ă  chaque fois la mĂŞme chose.

A chaque fois qu 'on me croise, je me retrouve en taule.

Car regarde, aujourd 'hui, je n 'étais même pas en tenue.

J 'allais chez mon conseiller juridique.

Le métier est pourri.

Tu m 'excuses, je ne suis pas en avance.

Si tu as ça, tu ouvres le frigo.

Vite, vite, mon chou.

Oh ! Attends -moi sur le palier, j 'en ai pas pour longtemps.

Bonjour, monsieur.

Vite, vite, mon chou.

Vite, vite, mon chou.

Vous avez une jolie lanterne.

Cette petite bergonde.

Pardon, madame. Eh bien,

tu rentres.

Je vous présente ma sœur.

Oh, enchanté.

Ravi.

Eh bien, couche -toi alors.

Ah ben oui, vous pouvez.

Allez.

Fais pas chaud.

Oh, il n 'y a plus de saison.

En mai, on est comme en avril.

N 'est -ce pas ? Oui.

Et en septembre, comment nous ? J 'ai dĂ»

remettre le chauffage.

Vous vous rendez compte ? Oui.

Bientôt l 'hiver deviendra l 'été.

Et réciproquement.

T 'es honteux. Allez, viens, mon chou.

Mais restez, mademoiselle.

Je reviens dans des minutes.

Mais... C 'est l 'heure de pointe. Il faut profiter.

Encore trois ou quatre et c 'est marre.

Après tout, on n 'est pas des chiens.

Mais...

Non, t 'es une perle.

Assez -toi.

Ah, merde.

Le mec qui inventera la briscotte incassable, je me le ferai à l 'œil.

Mettez -en deux l 'une sur l 'autre.

Beurez ensuite.

Qui c 'est qui t 'a appris tous ces trucs ?

La mère supérieure ? Comment ça, supérieure ? Ben,

ma mère, quoi.

Oui, ta maman.

Oui.

C 'est une femme... supérieure.

Elle est très intelligente.

Elle sait tout.

C 'est elle qui porte ta culotte, quoi.

C 'est ça.

Alors comme ça, t 'arrives de ta Bretagne ? Oui.

Comment vous le savez ?

Et donc, tu n 'es plutĂ´t pas l 'hĂ´te pour une fille de la campagne.

Oui, vous savez, je chore rarement.

Je vis cloîtrée.

Cloîtrée ? Oui, enfermée.

Enfermée dans quoi ? Dans... C 'est difficile à expliquer.

Une sorte de ferme modèle.

Comme en Russie ? C 'est ça, un kolkhoz.

C 'est communiste ? Oh non ! Oh, c 'est -Ă  -dire un peu.

Et vous ? Moi, je suis pute.

Ben quoi, je suis pute et je le dis.

Je serais, je sais pas, moi, bonne sœur, ben je le dirais aussi.

Moi, c 'est pareil.

Il s 'appelle comment ton machin, là ? Ton kolkhoz ? Saint -Opportune, du côté

de Paimpol.

Dis -moi un peu.

Oui ? Tu vas te foutre de ma gueule longtemps.

Allez, mademoiselle, il n 'y a plus rien.

Vite, vite, mon chou, je suis garé en double vie.

Qu 'est -ce qu 'on fait ? On va quand mĂŞme pas aller Ă  l 'hĂ´tel ?

T

'as mangé mon fromage de tête ?

J 'ai mangé du fromage de tête.

J 'ai mangé du fromage de tête.

le regard.

T 'as peur de t 'ennuyer.

Fais de l 'exercice.

La vaisselle.

Et en plus, ton clébard qui me bouffe 500 balles de steak haché par jour.

Vous me direz combien je vous dois ? Je suis pas pressée. De toute façon, c 'est

long comme ça.

Si je pouvais rester encore un ou deux jours de plus, je crois, je sens que ça

va marcher.

Tu m 'as dit ça la semaine dernière.

Mais cette fois -ci, j 'avais tout pour que ça aille. Tout sauf quoi ? La

qualification.

Qu 'est -ce que t 'as appris les bonnes heures, Ă  part beurrer les biscottes ? L

'infirmerie.

Alors sois infirmière.

Ah oui ? Ah oui, mais c 'est compliqué parce que le jour du diplôme... Enfin,

'est -ce que tu faisais à partir de prière ? Fallait bien que tu travailles.

On m 'avait mise aux livraisons avec la deux chevaux.

J 'ai le taxi.

Les femmes peuvent.

Mais alors ? On avait toutes ces rues. Bon, il n 'y en a pas autant que tu

crois.

J 'achèterai un beau guide en couleur avec des sens uniques.

Oui, mais seulement... Il n 'y a rien quelques pourboires, on se verra les

vacances Ă  la mer.

Seulement... Seulement j 'ai pas le permis de conduire.

Allez, sors tout de suite.

Non, mais c 'est rien, c 'est rien. C 'est rien.

C 'est rien.

C 'est rien du tout. C 'est mort.

Je suis désolée, vraiment.

D 'habitude, il m 'obéit. Il n 'apprend jamais.

Vraiment, il est très gentil. Il doit avoir ses tailles. Merci pour la mienne.

Un chien, ça peut se tromper, monsieur.

Comme ça, d 'habitude. Je me fiche de crier d 'habitude.

Tu as l 'air inconscient, figurez -vous. Il me fiche des plaques dans le dos. Tu

es toujours bon, mon loulou. Allez, assieds -toi.

Relaxe -toi.

Sois mignon.

Qu 'est -ce que vous vous êtes donné à bouffer ? Du cheval ? Non, mon chou, du

foie de génisse.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? J 'écoute.

Je m 'explique.

Oh, pardon.

Tais -toi.

Oh,

merde. Oh, écoute, chérie, pense à autre chose. Allez, dépêche -toi.

Pense Ă  autre chose, pense Ă  autre chose, je m 'excuse.

Mais c 'est pas du boulot. Non mais dis donc, c 'est qui tu te crois ? Allez, oĂą

? C 'est du balai ? Mes fringues. Allez ! Allez ! Si on me dit

cadeau, tu le demanderas au clé.

Oh ! Merde ! Mais qu 'est -ce qu 'il m 'a fait, oh mon Dieu, avec une grosse

pareille ? Qui casse ma lanterne, qui pique mes fringues, qui pompe mon fric,

qui fout en l 'air la clientèle. Parce que t 'es confuse. Parce que t 'es

confuse.

Toupie. Mais oh, oh, oh ! Et mon fric ? Tu crois que je vais te laisser partir

comme ça, hein ? Avec tout ce que tu me dois ?

Alors, t 'es prĂŞte ? Encore une minute.

N 'oublie pas, les hommes veulent qu 'une putain ait l 'air d 'une putain.

Sinon, est -ce qu 'on t 'entraîne leur femme ?

J 'étais sûre que ça marcherait.

Mais si, ça ira très bien.

Viens, petit accessoire, je vais te montrer.

Quoi ? 1, 2, 3, 4, 5, 6. Hop ! 1, 2, 3, 4, 5,

6. Plus vite ! 1, 2, 3, 4, 5, 6. Mais non, pas comme ça.

Discrètement, tu vois.

Juste un petit grain de sel.

Oui, mais vous m 'avez dit de... Oui, bien sûr, j 'ai dit, j 'ai dit.

il ne faut pas exagérer, tu comprends ? Allez, regarde -moi. Tu vois, voilà.

Là, je suis discrète. Je n 'ai pas fait l 'aperçu.

C 'est couleur de muraille. Voilà, c 'est ça la technique.

3, 4, 5, 6, 7.

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.

Je comprends. Le client, il faut le laisser venir.

Pas de provocation, pas de phrase inutile.

Le sourire, bonsoir.

Bonsoir. Mais pas comme ça.

Et ben voilĂ .

Un, deux, trois, quatre.

Alors tu lui prends le bras.

Et voilĂ .

Et voilà quoi ? Et ben voilà, tu l 'as embarqué.

Et après ? Après quoi ? Ben après... T 'en fais pas ça, ça prend tout seul.

Allez, on reprend.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit.

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. 1, 2, 3, 4, 5, 6,

7, 8.

3, 4, 5, 6, 7, 8. 1, 2.

On va lĂ  -bas, on fait la chandelle et moi je fais le cuir.

Il y a le sac lĂ , un petit peu plus bas.

Bonsoir. Écoute, il est déjà parti, on fallait déjà au coin de la rue, on

passait trop tard.

Le regard.

Le sourire, le soir et le bras. Mais s 'il ne veut pas. Bon, écoute, ne sois

nue -nue, je n 'y manquerai plus que ça. Allez, le regard, le sourire, le

sourire. Non, je ne le ferai jamais.

Mais si tu vas y arriver, enfin.

Paris, ce n 'est pas bâti en un jour.

Il faut du travail.

Tu ne crois pas que j 'en ai bavé, moi ? Qu 'il a fallu que je bosse pour

arriver lĂ  ? Mais ce n 'est pas pareil.

Si, c 'est pareil.

Lisa, je voulais vous dire que vous ĂŞtes gentille.

Sans vous, j 'arriverais jamais Ă  rien.

T 'as bien entendu tout ce que je t 'ai dit ? Oui.

Alors, t 'es une bonne élève. Oui.

Ah, question pognon, très important.

Le petit cadeau compte discrètement, mais te laisse pas avoir.

Tarif, c 'est le tarif.

Tarif, c 'est le tarif.

Et surtout, ça surtout, c 'est l 'ABC.

Jamais pour rien, même si le type te plaît. Jamais, tu entends, jamais.

Tu bousillerais la profession.

Bien sûr. Ce qui fait qu 'une pute est une pute, c 'est que c 'est jamais

gratuit. Jamais gratuit.

Et puis déjà qu 'on est concurrencés par toutes ces petites salopes d 'aujourd

'hui. C 'est honteux, tiens.

Moi, ça me rend malade.

C 'est qui qui baisse un oeil ? Est -ce que tu réalises ?

Est -ce que tu réalises tout le pognon qui se perd dans le monde ? Quelle

horreur ! Ah, autre chose.

Si on te demande une spécialité, tu majores ou tu refuses ? Je majore ou je

refuse.

Lisa ?

La première fois, il va falloir que je le dise.

Que c 'est la première fois.

C 'est pour la peine.

D 'ailleurs, il ne croirait pas.

Allez, bonsoir.

Une spécialité, qu 'est -ce que c 'est ?

Ben tu viens !

J 'avais dit de sortir.

Laisse -le finir son verre.

Tu ne veux pas qu 'il est bizarre ? Il n 'arrive pas à se décider.

D 'habitude, les hommes, je croyais que... Laisse -le rĂŞver.

Allez, passe par lĂ .

Et moi lĂ .

Allez.

20 000, payable Ă  l 'avance.

Ça va pas, c 'est la moitié partout.

Moi, c 'est comme ça.

Je vous répète... Si t 'es pas d 'accord avec le tarif, t 'as qu 'à regarder en

face. Ça, c 'est dans tes prix.

Oui, mais moi, j 'aurais préféré... Qui, moi ? Ça va pas.

Enfin, regarde ce châssis.

Elle est mille fois mieux foutue que moi, cette gamine.

Enfin, regarde cette allure.

Cette bouche, ses jambes.

Alors, pourquoi vous, c 'est le double ? Ça, c 'est normal, mon chou.

Elle débute.

Alors ? Alors, vous dites 20 000.

Oui, c 'est bien parce que tu me plais. Allez.

Vous avez du feu, s 'il vous plaît.

Bonsoir.

On se promène ? Oh, on se promène ? C 'est sans franc, monsieur.

Sans les spécialités, bien sûr. C 'est pas vrai.

Quel beau chien.

Il est gentil. C 'est sans franc.

Oh, oui, il est très gentil, monsieur.

N 'est -ce pas, Stoupi ? Dis bonjour au monsieur.

Vous permettez ? Oui.

Oh, il a le poil fin et brillant.

Vous lui donnez de l 'huile de feu de morue ? Oh, non. Vous devriez, vous ne

reconnaîtrez pas.

Eh bien, mon toutou, comment vous vous appelez ? Stoupi.

Stoupi. Stoupi.

Vous avez bien de la chance, monsieur Stoupi, d 'avoir une si gentille

maîtresse, si ravissante, qui ne gratte rien.

Dis merci au monsieur Stoupi.

Comment s 'appelle -t -elle, si ce n 'est pas indiscret ? Agnès.

Agnès, c 'est charmant, Agnès.

Combien ? Mais comment combien ? Il n 'est pas avant ? Oui, allez, ne faites

celle qui ne comprend pas combien.

Comment ? Vous ? Vous ? Mais pour qui me... Vous croyez que je n 'ai pas

votre manège ? Combien ? Mais laissez -moi tranquille. Allez vous faire voir.

Non, mais... Monsieur, s 'il vous plaît. Vous voulez que j 'appelle la police ?

Vous savez qui je suis ? Monsieur, s 'il vous plaît. Vous savez qui je suis ?

Tu vois, mon pauvre stoupi, je suis bonne Ă  rien.

MĂŞme pas... Ă  rien.

Excuse -moi, vous ĂŞtes un poutin ? Oui.

Oh oui, monsieur.

Vous avez deviné.

Shall I compare thee to a summer's day?

Thou art more lovely and more temperate. Rough winds do shake the darling buds

of May, and summer's leaf hath all too short a date.

Sometimes too hot, the eye of heaven shines, and often is its gold complexion

dimmed. And every fair from fair sometimes declines by chance, or

changing course untrimmed. But thy eternal summer, thy eternal summer shall

fade, nor lose possession of that fair thou owest.

Qu 'est -ce que vous faites ?

Mais qu 'est -ce que vous faites, monsieur ?

Vite, vite, mon chou ! Oh, bastoupi ! T 'es tout seul ?

Qu 'est -ce que t 'as ? T 'as l 'air tout drĂ´le.

Pousse -toi.

C 'est pour une putain? Oui, putain, putain. Eh bien, c 'est ma soeur. Oh, so

what? Ma soeur. I say, if it doesn't bother her, it doesn't bother me.

En plus, c 'est ma soeur. Non.

Oh, mon sac.

Oh, écoutez, comment je baisse.

Au revoir.

J 'aurais vraiment des vrais.

Encore heureux, avec tout ce qui me coûte.

Excusez -moi.

J 'ai pas beaucoup l 'habitude de conduire dans Paris.

Ça se voit.

N 'oubliez jamais ces deux principes.

Les médecins conservent les malades, nous on conserve les ambulances.

Les médecins conservent les malades, nous on conserve les ambulances.

Allez, foncez ! Mettez la sirène, et hop !

Dans deux ou trois jours, ce sera... Pas mal.

Pas mal.

Ça... Ça promet.

Je lui ai dit, ça va.

Superbe.

On dirait du Mozart.

Ce plumard, un vrai rêve. Ça repose.

Quelle détente pour les macabres.

Laisse -moi essayer.

Regarde, t 'appuies sur un bouton et ça monte à glace.

Oh, dis -donc, on ne voit plus rien.

Eh, c 'est bien.

Eh,

dis -donc, quel horaire tu fais ? 8h, 20h.

Pourquoi ? Ça nous laisse la nuit. Mais, on va trafiquer le mouchard.

Il me faut un uniforme.

Avec une ferme sur éclair.

Ralentis et tourne Ă  droite.

Lisa !

En voilĂ  un.

Où ça ? Arrête.

Alors, mon chou, tu te sentirais pas un petit bobo ? Moi ? Je suis en pleine

forme. Oh, on dit ça.

Et puis un beau jour.

Moi, ta place, je monterais.

Qu 'est -ce que ça coûte, un petit examen ?

Tu n 'as pas oublié mon petit cadeau ?

Non.

Il n 'y a pas un petit supplément pour l 'essence ? Ça ne se fait pas, ça.

On peut toujours demander.

Qu 'est -ce qu 'on risque ?

C 'est pas trop tĂ´t. Je croyais que tu reviendrais jamais.

Il m 'a encore fait faire deux heures supprimantes.

4, 12, 16, 18, 24, 16, 30, je retiens 3, 3, 9, 12 et 5,

17.

Ah ben dis donc, tu te rends compte ? Si on oublie 200 000 pour le ménage et l

'essence du mois prochain, ça nous laisse pas loin de la brique.

Allez, on y va ? J 'en peux plus.

Depuis tel le jour, les tournées la nuit, je tiendrai pas le coup.

Bon, ben, bouge -toi. Je vais te faire un petit café.

Tout de mĂŞme, hein ? Ce serait trop con d 'abandonner.

Je ne devrais pas le dire, mais c 'est vrai.

Ce serait... con.

C 'est vraiment la plus chouette. Et la plus spacieuse. D 'ailleurs, on nous la

demande beaucoup. Mais c 'est aussi la plus chère.

Eh bien, tant pis, monsieur. On est prĂŞts Ă  bosser dur.

C 'est combien ? 22 875 francs. Sans compter l 'immortelle TVA et les

accessoires. Nouveau franc ? Les accessoires.

Madame. Alors ? Moi, je crois que ça vaut le sacrifice.

Et puis, les traites, c 'est pas fait pour les chiens.

Dites. Oui ? Il faut une vignette pour l 'ambulance ? Mais non, faut pas de

vignette. Tu vois, c 'est toujours ça de gagné.

Eh dis donc, question stand -in.

On peut pas mieux faire.

On mettra des petits rideaux en cretonne. Ah bah oui.

On achètera la radio et une mini -cassette.

On accrochera des gravures. Oui, et puis un beau couvre -lit en panthère. Oui.

Et puis des petits rubans roses et des fleurs partout.

Et puis des photos de filles Ă  poil. Oui.

Éteins la radio.

Tu vas griller les batteries.

On le vendra.

On n 'a pas le droit de vendre d 'alcool, mon chou.

C 'est une licence spéciale.

Comment on va faire ? On va l 'offrir.

L 'offrir ? Oui.

Cadeau pour cadeau.

Tu piges.

Vous avez bien raison.

Le commerce, c 'est mesque.

Ça diminue.

Il va falloir faire le plein.

T 'as un lit pour des prunes ? Comment veux -tu qu 'on amortisse avec une

pareille ? Je rentre Ă  la maison.

T 'es folle ? Jamais sans travailler.

Ça me déprime.

T 'as pas des habitudes Ă  prendre.

Allez, arrĂŞte -toi.

Alors, c 'était ça votre combine ? Félicitations ! Démarre ! Arrêtez !

Démarre, nom de Dieu ! Nom de bleu, Lisa ! Démarre ! Débute !

Débute !

Elle n 'entend rien !

On les a bien eus, hein ? Et comment ?

Merde ! Les flics !

On est cuits !

Souris

et bon genre.

Bonjour monsieur, enchantée. Vous êtes infirmière ? Oui, oui, oui.

Venez, on a une femme qui va coucher dans la voiture.

Eh bien, il ne manquait plus que ça.

Conduisez à l 'hôpital de Fougères.

Oui, oui, oui.

Si ça arrive en rue, vous êtes plus qualifiés que moi. Oui, oui, oui.

Allez, allez, allez.

Mais... Vite.

Mais... Mais... Mais allez vite.

Allez. Ce n 'est pas une place pour les hommes.

Je ne sais plus ce que je dis, moi.

C 'est le moment de le prier, ton bon Dieu.

C 'est toujours le moment.

D 'accord, mais accélère.

Et vous, madame, freinez, si c 'est possible.

Agnès ! Agnès, ça vient ! Il vous faut de l 'alcool et de l 'eau bouillie.

J 'ai pas d 'eau bouillie.

Une minute, mangez, une minute.

Une minute ! Mais elle me fait mal !

Ça va aller mieux maintenant.

Oh, quelle horreur.

Eh bien, reviens -nous Ă  celui -lĂ .

Il est petit de bourré maintenant que c 'est fait. J 'aime le bousiller, ce

marmot. Coucou.

Coucou.

Qu 'est -ce qu 'elle est mignonne.

Donnez -le -moi.

Je veux le tenir.

Faites voir.

Faites voir.

Oh, comme il est mignon.

Oh, qu 'il est mignon. Écoutez, il est adorable.

Lisa !

Tenez.

Vous avez mal aux dents ? Non, j 'ai faim.

C 'est le grand air.

Mère Angélique disait toujours, quand on jeûne le vendredi... Je me fous de Mère

Angélique.

C 'est pas vendredi toute la semaine.

Vous ne trouvez pas que c 'est un meilleur mythe ? Je trouve.

Je trouve que tout notre pognon s 'est envolé sur ce tas de ferraille d

'ambulances de malheur. VoilĂ  ce que je trouve.

Si on la revendait ? Pour se faire arrĂŞter par les flics ? Avec toutes les

traites qui restent ? On pourrait... On pourrait quoi ? Comment

on peut pas retourner Ă  Paris ? Vous pourriez vous installer dans une petite

ville, pendant un an ou deux, jusqu 'Ă  ce que... Ah ben voilĂ  ! Tu vas me

refouser le trottoir maintenant.

Je... Oui, puis tu vas compter tout mes sous.

Et puis tu vas jouer Ă  la belote pendant que je turbine.

Lisa ! Et puis tu vas me foutre des tartes si je suis pas sage.

Lisa ! OĂą tu vas ?

Agnès ! Qu

'est -ce qui t 'a pris ?

Je sais bien que tout ça c 'est de ma faute.

Mais non.

De toute façon, j 'ai toujours été une charge pour vous. Oh, mais pas du tout.

Ă€ la guerre comme Ă  la guerre.

Je ne suis pas un soldat.

Tiens.

C 'est pour ça que je veux.

J 'en ai marre de toutes ces saloperies.

C 'est un faisan que je veux.

Un faisan farci à la purée de bécasses.

De jolies bécasses rôties à la goutte de sang.

Tu rejettes les cuisses.

Tu désosses les poitrines.

Avec six morilles, une deux cuillerées de sauce brune, une noix de beurre,

deux échalotes émincées.

Et alors, tu garnis ton faisan, tu le brides,

et tu le bardes de deux bardes de lard.

Le bon Dieu nous a bien punis.

Allez, Stoupi, monte.

Hop.

Oh, dis donc.

Ça n 'a pas assez de répéter toujours la même chose ? Ma parole t 'en rajoute.

Mais aujourd 'hui, c 'est dimanche.

pour une heure et demie.

Tu sais, la longueur de la messe, ça dépend de l 'âge du curé.

Je suis un peu maladroite. Oui, mais moi aussi. Et puis moi, je... C 'est pas

mon genre. Mais si, mais si. Non, non, non. C 'est très sain. Tu vas le voir.

Mais non, pas du tout. Tu fermes les yeux. C 'est un mauvais moment Ă  passer.

Et voilĂ . Allez, c 'est toi.

VoilĂ . Tu la prends.

VoilĂ . Cherchez la poule.

Et avec quel pognon ? Allez. À la courte paille. Non.

Allez. Oh non.

Allez, vas -y.

J 'ai une idée.

Quoi ? On va mourir.

Ça au moins, c 'est une solution.

On va disparaître.

Ni vu, ni connu.

Plus de traces.

On sera mort.

On y va ?

Viens, on va se faire repérer.

Et on va où ? T 'inquiète pas.

Par lĂ , c 'est plus court.

On traverse la lande et hop !

C 'est encore loin ? Non.

Tu es sûre ? Oui.

Ah bon.

La mer, c 'est juste là derrière.

Je le sais quand mĂŞme.

Oui, on traverse lĂ  -lĂ  et hop lĂ .

Ah, je sens le vent.

Oui.

Tout le monde peut se tromper.

Allez ! C 'est toi qui commandes.

Je te colle comme un bonbon et je te ferai remarquer avec le sourire.

A votre avis, c 'est oĂą ? Quoi ? La mer.

Ah, la mer.

Et Ă  votre avis, oĂą se ferait -il d 'eau ? Par lĂ .

Alors, c 'est lĂ .

en la rémission des péchés, en la vie éternelle, ainsi soit -il. Un, deux,

trois, quatre. Vous avez oublié la résurrection de la chair.

Un, deux, trois, quatre. En la rémission des péchés, en la résurrection de la

chair, en la vie éternelle, ainsi soit -il. Très bien. Avec les jambes

maintenant.

Allez.

Je crois en Dieu.

Un, les pieds aussi.

Je crois en Dieu Tout -Puissant, Créateur du ciel et de la terre.

En Jésus Christ, Son Fils, Tout -Puissant.

On a bienheureuse Marie, toujours vierge.

Oh merde ! On a sainte église catholique.

On a tous les saints. Oh merde, merde, merde, merde, merde, merde.

Lisa ! Lisa !

On a rémission des péchés.

On a résurrection de la chair. On a vie éternelle, ainsi soit -il.

Ça pourra coller comme ça.

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