All language subtitles for 2009_Das sch+¦ne Leben.fra

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Original subtitles

...

...

T�l�phone

-Oui ? -C'est Laura.

-Un instant.

Monsieur, Laura. -Oui, Laura ?

-Mon fils a �t� renvers�. -Votre fils a eu un accident.

Qui va vous remplacer ? Rassurez-moi. C'est pr�vu ?

-Oui, je m'en occupe.

...

T�l�phone

...

-All� ? -All�, B�a, c'est Laura.

-Laura ? -Qu'est-ce que tu deviens ?

-Ce que je deviens ? A quel niveau ?

-Niveau boulot. T'es dispo en ce moment ?

-Oui. -Paul est � l'h�pital.

T'as de quoi noter ? -Oui.

Bonjour. -Bonjour.

-J'ai rendez-vous avec M. De Rockwell.

B�atrice Falcove. -Oui.

-Merci.

Oh, merde !

-B�atrice Falcove ?

-Oui.

-Ingrid Sirkovski, ressources humaines.

Tout �a arrive brutalement. Laura vous a chaudement recommand�e.

Je vous introduis aupr�s de M. De Rockwell.

On se verra apr�s.

-C'est parfait. Laissez-nous.

-Bonjour. B�atrice Falcove. -Oui, oui.

Vous allez remplacer mon assistante Laura.

Ce n'est pas tr�s difficile.

Retenez bien ce que je vais vous dire.

-"Confirmer d�jeuner Rougi�."

13h15, tr�s bien. Merci, au revoir.

T�l�phone -Oui ?

M. Bizens.

C'est tr�s urgent.

Je vous le passe.

-Je comprends

que vous ne d�siriez pas une participation directe,

mais notre situation est favorable.

Prenez un peu de temps.

Au revoir.

Pourquoi m'avoir pass�

directement Bizens ?

-C'�tait une urgence.

-Je dicte vos urgences.

Je vous note ici cinq noms. Jamais d'autres appels en direct.

Il y a des exceptions.

Faites en sorte

que j'aie les bons appels.

-Comment savoir ?

-Vous avez de l'intuition.

Pas le droit � l'erreur.

-Oh, merci, c'est gentil.

-C'est pour M. De Rockwell.

-Allez-y. Il est en face.

-Laura le lui apporte.

...

-Bonsoir, monsieur.

Excusez-moi.

Sonnerie du r�veil

...

...

T�l�phone

...

-Dix paires de socquettes : 1 015 euros.

2 000 euros,

le petit repas intime.

R�ception : 600 000 euros.

Psychanalyse de madame : 3 000 euros.

Coach sportif : 5 000 euros.

"220 millions

de dividendes annuelles."

"Collection d'armes."

-Laura.

J'attends les ch�ques.

-Oui. Moi, c'est B�atrice. -Les ch�ques, tout de suite.

Vous �tes o� ?

-800 euros, la chemise ?

-Oui. L'�conomie d'un pays d�pend de sa facult� � consommer.

D'autres �tats d'�me � m'infliger ?

Merci.

B�atrice.

J'ai un probl�me avec une vieille tante.

Vous pourriez m'aider ? -Oui, monsieur.

-Parfait. Elle vient de d�c�der.

Vous irez choisir le cercueil.

Prenez un beau bois.

Et des rivets �l�gants.

-Oui, Laura, c'est B�a.

Ca se passe pas trop mal.

Mais je sens que je lui plais pas.

J'esp�re que ton fils va mieux. Je pense � toi.

Pauvre nouille.

C'est moi qui vous ai appel� pour les courses de M. De Rockwell.

Je monte ? -A l'arri�re.

...

-Tr�s bonne journ�e.

-A la maison, Octave.

Bonjour, Laura. -Ma petite B�a.

Je savais pas que tu venais. -Tu t'en sors ?

-J'essaie. C'est pas facile d'�tre � ta place.

-T'en as, des courses.

-C'est pas pour moi.

-Bonjour. Votre fils va mieux ?

-Oui, il va mieux. Merci pour le cadeau.

-J'en suis soulag�. Vous connaissez B�atrice Falcove ?

-Oui, oui.

-Oui.

-Elle sera

mon assistante.

Si vous �tes d'accord.

-Oui, monsieur.

-Laura, I. Sirkovski

vous fera une bonne proposition.

Au revoir, madame.

Votre salaire se monte � 42 000 euros par an plus le bonus.

Vous entrez dans un univers auquel peu de gens ont acc�s.

C'est pour vous.

-Oh merci, monsieur.

-Ne l'�teignez jamais. -Oui, monsieur.

...

-4 234 euros.

-Il fait chaud.

-Non.

-Jolie, cette montre.

Je peux l'essayer ?

-Bien s�r.

-Tr�s �l�gante.

Elle en jette, hein ? Elle n'est pas trop fantaisiste ?

Je travaille pour la banque

De Rockwell. -Elle est parfaite.

-Combien ?

-1 200 E.

-Je m'occupe de la logistique. Et lui, l'esprit d�gag�,

il monte au front.

C'est un bin�me. -Un vrai couple.

-Mais c'est pas un tocard.

-Attention.

-En trois mois, j'ai vu passer 4 ministres et les grands patrons.

Derni�re affaire : 3 milliards d'euros.

-La banque, c'est le fric.

-C'est �norme.

Il a 14 comptes.

Ca te parle, �a ? -Ca va aller.

-Il a un jet priv�, un h�licopt�re,

7 ch�teaux, une collection d'armes,

deux Rolls et une Aston Martin.

-Alors l�... -Une d�pense,

c'est 3 mois de ton salaire.

-Mais �a va, B�a. On s'en fout. -Non, mais elle est transfigur�e.

-C'est vrai. Une autre femme.

-Moi, je dis : vive l'argent.

-Ah non, non.

C'est moi qui invite.

-Royale jusqu'au bout. -Seigneur.

-Ca me fait tellement plaisir.

-Alors vous �tiez o� ?

-Ah ben, quand m�me !

-On vient faire un coucou.

-Sympa.

-Coucou.

-On finit chez moi ?

-Bonne id�e.

Salut, B�a.

-Ca va ? -L�che-moi, Jo.

-Attends un peu.

Maman retourne � l'h�pital.

Entendons-nous. -Facile.

-B�a, il faut r�agir. Moi ou une autre...

-Toi, c'est pire.

Tu me le fous sous le nez.

-Simon serait pas rest� avec toi.

-Pourquoi, sale salope ?

-Qu'est-ce que tu fais ?

Tu viens ?

-Fous-moi la paix !

-Entrez.

Reculez-vous un peu.

Droite.

-M. le ministre arrive.

...

Musique

...

Elle siffle.

-Oh, la vache !

Une porte claque.

M. et Mme Hutchinson, des amis de M. De Rockwell.

Ils voudraient visiter en priv� votre magasin de l'avenue Montaigne

� 16h.

J'aimerais savoir comment organiser �a.

Tr�s bien, je le rappelle. Merci.

Bonjour, Mme De Rockwell. -Bonjour. Mon mari est l� ?

-Il est en rendez-vous � l'ext�rieur.

-Vous allez venir chez mon styliste en tissus pour r�gler les achats.

Vous avez le m�trage des suites ? -Oui. Je vais les chercher.

-D�p�chez-vous.

-Coucou, c'est moi.

Je t'ai apport�

des fleurs. -Merci.

T'es toujours gentille.

Tu as rat� ta soeur.

-T'es bien dans une chambre seule. Il est r�put�, le docteur...

-Morton.

Laisse-les donc !

Ne les enl�ve pas.

-Ne t'�nerve pas.

Si tu pr�f�res les siennes qui sont moches.

-Tu portes des bijoux, maintenant ? -Oui, j'ai craqu� sur cette montre.

Elle est jolie, non ? -Tr�s.

Elle doit pas �tre donn�e.

-Oui, mais avec mon nouveau boulot, je suis oblig�e.

J'aurais aim� venir avant, mais je bosse beaucoup.

-Oui. Ta soeur m'a dit.

Et Simon ?

-Que veux-tu que je te dise ? Il est avec elle, il reviendra pas.

-Mais lui, il t'a bien dit quelque chose.

-Que Jo est plus volontaire, plus adapt�e...

-Adapt�e � quoi ? -Je sais pas.

A la vie, au monde, � l'amour. Je suis trop impulsive ou abattue.

Je l'inqui�te

ou je l'ennuie. Je le fatigue avec mes doutes.

Je vaux pas la peine.

-T'as toujours �t� faible.

A�e !

-Ca va ?

Pourquoi tu m'aimes pas ?

-Tu m'as fait mal.

Tu m'aimes pas ?

Quelqu'un frappe � la porte.

-C'est l'heure des soins, Mme Borghese.

Je vais vous demander

de sortir un instant.

...

-Bonjour, monsieur.

...

-L'option est a priori abandonn�e, mais avec des capitaux propres

plafonn�s � 10%, on peut tenter une offre publique.

Ce serait une premi�re.

-Je vous laisse engager la proposition.

Quelqu'un collectera les informations.

-Je pourrais le faire.

-Chacun ses comp�tences. Contentez-vous de votre poste.

Laura, donnez-moi mon stylo.

-Moi, c'est B�atrice.

-Merci.

-Vous avez un d�couvert de 7 000 E. Vous avez fait beaucoup de d�penses.

4 234 euros par ci,

1 200 euros par l�...

976 euros, Tivien.

C'est quoi ?

-Quatre paires de chaussures

pour mon travail. -Bon, admettons.

Ores, c'est pas de la lingerie ?

-Si. -1 029 euros.

Vous n'aviez pas de culotte ?

-Je vais �tre augment�e. -D�j� ?

-Ca va vite et mon patron est content de moi.

-Je vous laisse une semaine pour combler le d�couvert.

Apr�s, je s�virai.

-Mais vous n'allez pas me mettre interdit bancaire ?

-All�, B�a ? -Oui.

-Viens � l'h�pital. Maman va tr�s mal.

-Ah bon ?

J'ai besoin de passer du temps aupr�s de ma m�re.

Son cancer s'est g�n�ralis�. Ce serait bient�t la fin.

-Je comprends.

Je vous priverai pas de ces moments.

Mais vous serez joignable ?

J'ai besoin de vous. Pour votre m�re, on est d'accord.

C'est une ou deux heures par semaine ?

-Non, monsieur.

Je vous demande un ou deux jours sans solde.

Depuis six mois, c'est la 1re... -Faites.

A vos risques.

-Jo, ma ch�rie, tu es l�.

-Salut, B�a.

-Bonjour.

Ca va ?

Je te d�range ? -Non.

Je suis contente de te voir.

-J'ai parl�

au docteur Morton. Tu vas rentrer chez toi ?

-Les pieds devant.

J'ai quelque chose � vous dire.

-Ne fais pas d'effort. -Laisse-la.

-Il y a 5 000 euros pour vous sur mon compte.

Faites un voyage dans un endroit gai,

toutes les deux.

Promettez-moi de le faire ensemble.

Promettez-le-moi. T�l�phone

-Oui, maman, on te le promet.

-Mais toi, B�a, parle-moi.

-Que je parle ?

-Oui. -Pour dire quoi ?

Ca va changer quoi, ce voyage, hein ?

Y a une douleur derri�re.

Comme si �a r�glait...

Je suis venue pour te voir.

Mais c'est quoi, ce traquenard ? D'abord, c'est toi qui pars

en voyage. -T'es vraiment ignoble.

-C'est peut-�tre trop t�t. Je ne veux pas

que ce soit artificiel.

Elle s'�touffe.

-Donne-moi de l'eau.

...

T�l�phone

-D�croche.

-Mme De Rockwell, je comprends.

Votre capot �tait ouvert.

Il n'y a rien de pr�cieux dans votre moteur.

Oui, je vous assure. On ne vous a rien vol�.

J'appellerai le garagiste. -B�a, reviens.

C'est ses derniers moments.

-Vous m'aimez beaucoup. Oui, moi aussi.

Oui. Je ne veux plus vous voir inqui�te. D'accord ?

C'est promis, Nona.

Pleurs

...

...

Bonjour. -J'ai cru que Laura �tait revenue.

-Laura, c'est qui ?

C'est plus gai. -Et votre m�re ?

-Elle est morte.

-Mes condol�ances. J'imagine votre �preuve.

Je pars 3 jours en mer Eg�e � bord de mon yacht.

Organisez-moi l'ensemble. Ma femme ne vient pas.

Il y aura M. et Mme Denniston et Mlle Candice Staadt.

J'encha�nerai par Hong Kong.

Faites-moi pr�parer 8 costumes, vitamines, m�dicaments...

Nous sommes bien d'accord.

Pour ma femme,

il n'y a ni mer Eg�e ni yacht. -Tr�s bien.

Collier...

Mlle Staadt...

...

All�, Mme Teschner. B�atrice Falcove.

Je vous envoie un ch�que pour mon d�couvert.

Ne bloquez pas mon compte.

T�l�phone

...

All� ? -B�a ?

-Vous venez d'arriver � Hong Kong.

-Et la clim ne fonctionne pas. -Oui, je m'en occupe.

Conversation en anglais

...

-All�, oui ? -Voil�, c'est fait.

-T�chez de m'�viter �a � l'avenir. -Bien.

...

Je vais m'occuper de l'appartement de maman.

R�gler ses factures, mettre ses affaires en ordre.

Tu t'es tout tap�.

Y a pas de raison. Je veux faire ma part.

-Ah bon ? -Oui.

Je vais aller � sa banque

les pr�venir du d�c�s,

r�cup�rer les 5 000 E et je t'en donnerai

la moiti�.

-Super bon.

-C'est moi qui t'invite.

-Je veux bien.

-Bonjour.

-Je voudrais d�poser un ch�que sur le compte de ma m�re.

-Merci.

20 000 euros ? -Oui.

-Bonjour. -Ca fait plaisir de vous revoir.

Vous nous avez manqu�.

-On craignait que les Chinois ne vous gardent.

Bon voyage ? -Non, mais ils ont sign�.

Occupez-vous-en. Je suis de retour.

Au travail.

-C'est quand vous �tes loin que vous me stressez.

28 appels, hier. Et pourquoi ? -Parce que rien ne fonctionne.

-Vous ne pensez qu'� moi.

-Ridicule.

Prenez-vous d�j� pour mon assistante.

Et les travaux au ch�teau ?

-Si vous avez une exigence, c'est le moment.

-Bien. On verra �a.

Je veux y organiser

quelque chose d'original

o� seront pr�sents

le ministre des Finances, le baron de Pressac.

Ils voudraient une chasse, mais �a m'emmerde.

Trouvez-moi une id�e qui d�pote.

Pourquoi pas une chasse aux faucons ?

-C'est pas moyen�geux ?

Bien.

-Madame, voyez grand.

Votre d�jeuner au minist�re commence dans 13 minutes.

Ne soyez pas en retard

pour moi.

-Si je suis en retard, ce sera � cause de vous.

Faites envoyer 33 baccarats � Mlle Candice Staadt.

Et vous glisserez �a pour moi. -Bien.

"Voyez grand."

-C'est cher ce que vous me demandez.

Je sais o� trouver vos rapaces,

mais il faut le fauconnier, son assistant.

Il faut rep�rer le ch�teau avec les volatiles.

Je suis occup�. J'ai que des bons clients.

-J'ai l'air d'une mauvaise cliente ? -Pourquoi passeriez-vous avant ?

-Vous faites le prix fort, plus 20% sur la facture finale.

Je vous r�gle par ch�que

et vous me reversez ces 20% en liquide.

Vous voyez qu'on s'entend ?

-Vous aimez la peinture ?

-C'est � vous ? -Non, c'est � un ami. Je l'h�berge.

Camille ?

Ouvre, c'est moi.

On n'a pas les m�mes horaires.

Madame voudrait regarder un peu.

-Bonjour. C'est pas possible. C'est le bordel. Je dois ranger.

-D'accord. Madame veut jeter un oeil.

Ne vous inqui�tez pas. Il va se r�veiller.

Rire f�minin

...

-Il faut que tu te l�ves.

-C'est pas mal. -Oui, c'est tr�s beau.

Ces grandes formes, ces lumi�res, ces ombres...

C'est tr�s pur.

-Non. La puret�, c'est fait dans les usines.

-Bonjour. -Bonjour.

-Li M�.

Et madame ? -B�atrice.

-Elle est employ�e chez De Rockwell.

-Employ�e, non. Elle rit.

Associ�e.

La chasse aux faucons, c'est mon id�e.

Je cherchais quelque chose d'atypique, d'original

pour mon ami Emeric

et j'ai atterri ici.

J'aime vraiment beaucoup.

Ca doit �tre inspirant d'avoir un si bel atelier.

Vous exposez ? -Pas en ce moment.

-Camille fait une f�te, vendredi. Venez donc.

-Oui. Pourquoi pas ?

...

Une porte claque.

Attention � la peinture.

Les chaises ici, � c�t� de la table. Non, ici. Ce sera plus �l�gant.

Qu'en pensez-vous ? Hein ? Voil�. Face � la vitre.

Le tapis, devant la fen�tre. C'est joli devant la fen�tre, non ?

Merci.

...

-Bonsoir.

-Je vais vous d�barrasser.

C'est gentil

d'�tre venue simplement.

-J'avais une autre soir�e. J'ai d� m'enfuir.

Venez, je vais vous pr�senter mes amis.

Alors, Rapha�l.

Enrico, son ami.

Sculpteur. V�ra, peintre.

-Bonsoir. -Et J�r�me, plasticien.

-Enchant�e. -Et voil�, B�atrice.

-Je vais vous chercher une coupe.

-Enchant�e. -Enchant�e.

-Je suis content de vous voir. -Merci.

-Je trinque � votre pr�sence parmi nous, ce soir.

Je suis flatt� qu'une femme de la haute finance...

Votre job, c'est quoi concr�tement ?

-Concr�tement ? Oh l� l� !

-On s'occupe essentiellement de fusion acquisition.

-C'est bizarre.

On n'imagine pas en vous voyant comme �a... Venez.

Avec ce charme...

ces yeux... Regardez-moi.

Un peu de marron, un peu de vert.

Vous �tes un requin ? -Pas ce soir. Je rentre mes dents.

Non, ce soir, je m'amuse.

Je reprendrais bien du champagne. Ma coupe est presque vide.

-Je reviens.

-B. Falcove, associ�e � la banque

De Rockwell.

-Oui, j'avais compris.

On parle d'un taux d'�chec �lev� dans les fusions acquisitions,

sup�rieur � 50%. Qu'est-ce que vous en dites ?

-Vous avez de grandes oreilles, mais pas assez fines.

J'oublie le monde de la finance, ce soir.

-Pas de chance. -Je vous la reprends.

Il est tr�s au fait de tout, mais tr�s rasoir.

Elle rit.

Et une petite fusion acquisition avec une de mes toiles ?

Lancez une OPA sur moi.

Je suis un petit poisson, mais tr�s prometteur

sur le march�.

Ils rient.

...

-Bonjour.

-Ces soir�es sont mortelles. Je n'irai pas sans vous.

Hors de question. -Comme vous y allez.

Je ne serai pas � Paris.

J'ai oubli� cette soir�e.

-Tu seras o� ? -Je sais pas.

J'ai quelque chose de pr�vu.

Qu'est-ce que j'ai ? -Oui.

-Monsieur. -Oui ?

-Pour votre rendez-vous � Berlin,

je vous r�serve une chambre et un retour samedi matin ?

-J'ai bien quelque chose. Oui, pour samedi matin.

Alors qu'est-ce qu'on fait ? -Annule ton voyage � Berlin.

-Phyllis, tu es impossible. -Oui. Ma petite B�a ?

Puisque ni moi ni mon mari ne serons l�,

vous me repr�senterez � la soir�e Alzheimer

et vous me rapporterez une oeuvre.

-Une en particulier ?

-Non. Vous ferez preuve de votre bon go�t pour moi.

...

-Bonsoir.

...

Bonsoir. -Chers amis, bonsoir.

Bienvenue � notre �dition 2008

de la soir�e Alzheimer. Les b�n�fices seront redistribu�s.

Excellente soir�e.

Nous sommes � 15 000. 20 000.

25 000. 25 000, une fois...

30 000. 35 000, M. le baron.

35 000, une fois.

35 000, deux fois. 40 000.

40 000 pour Mme la Comtesse. 40 000, une fois.

40 000, deux fois.

Adjug�. 40 000.

Si vous voulez bien venir nous rejoindre, Mme la Comtesse.

Applaudissements

...

Le lot suivant est donc le lot 78.

Une somptueuse statue antique.

Mise � prix de d�part :

30 000 euros. 31 000 sur le fond.

32 sur ma gauche. 33 au fond.

34, 35.

35 000, une fois. 40 000 sur la table centrale.

40 000, une fois, 40 000, deux fois.

45 000.

45, une fois.

50 000. 55 000.

55 000, une fois.

60 000.

60 000. 60 000, une fois. Une donatrice.

60 000, deux fois.

65 000. Tr�s belle ench�re. 70 000 sur la table centrale.

75 000,

table du fond. 75 000, une fois,

75 000, deux fois... Je vous rappelle : Alzheimer.

80 000. 80 000, une fois.

80 000, deux fois.

80 000, trois fois.

Adjug� pour mademoiselle qui va nous rejoindre. Bravo.

Applaudissements

...

-La bataille a �t� rude. -Bravo pour la statue.

Votre go�t est tr�s s�r.

C'�tait une des pi�ces les plus int�ressantes.

-Vraiment ?

-Puis-je vous pr�senter votre rivale ?

-Certainement.

-Ch�re amie.

Une surprise que j'esp�re plaisante.

-Madame.

-Candice vous en veut encore. La soir�e est g�ch�e.

-Pas du tout.

Gus m'a interdit de monter sinon je me serais jamais couch�e.

F�licitations. -J'obtiens ce que je veux.

-La plupart des gens n'y connaissent rien.

Et la majorit� des oeuvres viennent de collections sans int�r�t.

Mais quelques pi�ces

sont parfois assez jolies.

Un coup de coeur n'a pas de prix.

Voici Candice Staadt.

-Enchant�e. -Comte Guilhem

de Warlus. Appelez-moi Gus.

-B�atrice Falcove... di Borghese.

-De la famille Borghese ? -Italienne ?

-Euh... oui.

Mais lointaine, tr�s lointaine.

T�l�phone -Excusez-moi.

...

-B�a, trouvez Mlle Staadt et dites-lui que je l'attends

dans ma voiture. -Tr�s bien.

Vous voyez la jeune femme avec la robe bleue et un collier ?

-Oui. -Remettez-lui �a.

Bien s�r. -Pas tout de suite.

-Vous montez � cheval ? -Naturellement.

-Candice est une excellente cavali�re.

Vous viendrez dans mon domaine ? -Bien entendu.

-Je vous abandonne, Gus. Ravie de vous avoir rencontr�e.

-C'�tait un plaisir.

Valse

-Danseriez-vous ?

-Oui, mais gare � vos pieds.

...

-Elle est l�, oui.

Ma femme tient � vous remercier.

-All�, madame.

Je suis tr�s contente que cette statue vous ravisse.

Merci. J'ai pass� une excellente soir�e.

Ah. Votre gyn�cologue s'appelle ?

Hum hum. C'est tr�s urgent.

D'accord. Je vous rappelle.

-Moi, je ne vous f�licite pas. Vous ne deviez pas d�passer 50 000.

-Je me suis laiss�e un peu griser par les ench�res.

Elle est sublime, non ? -Vous vous �tes fait avoir.

Madame adore. C'est moi qui paye !

-Vous pouvez vous le permettre. -Mais bon sang.

Vous vous permettez des �carts de 30 000 euros ?

Ce sera retenu sur votre mois.

-Je ne gagne pas �a en six mois.

Vous ne pensez pas que 30 000 euros

valent bien une nuit avec Mlle Staadt ?

-Ca va, �a va. Affaire class�e.

N'en parlons plus.

-Il n'y a pas que De Rockwell dans la vie.

Faites-vous plaisir.

-Fais-toi plaisir, ma fille.

...

Merci beaucoup.

-Tenez. C'est moi.

-Bye-bye.

...

Oh l� l�, j'ai h�te.

J'ai h�te. Viens.

Tu peux les poser l�. -D'accord.

-Voil� mon petit nid. -Et voil� vos peintures, princesse.

-Je te sers une coupe ? -Ouais.

-Tu peux visiter.

-Oh !

Ouais !

Ouais.

Ah ouais. Chaud, chaud, le vertige.

-Tiens.

Je voulais les mettre l� et l�. Pour les mettre bien en valeur.

-Ce sera parfait.

-Ta cote risque de monter.

J'organise des d�ners avec des gens tr�s fortun�s.

-Je suis un artiste combl�.

Vraiment combl�. Elle rit.

-Il est insolite qu'un compte comme celui de votre m�re

voit transiter de telles sommes :

20 000, 15 000, 12 000 euros,

25 000 et 40 000.

Et des achats de marque qui semblent peu correspondre

� ceux d'une vieille dame.

1 560 euros de lingerie. -Oui. Et alors ?

-Je cherche � comprendre ce qu'elle fait avec son argent.

-Ma m�re ne gagne pas tout �a. -C'est votre argent.

Et les ch�ques � son nom ?

-Maman est malade. Je m'occupe de ses affaires.

Pour certains revenus, son nom et son compte m'arrangent.

On s'est mises d'accord. Mais elle peut changer de banque.

-Il n'y a pas de probl�me.

On est contents de l'avoir comme cliente.

Tous les ch�ques sont �mis par une personnalit� en vue.

Un confr�re.

-"Un confr�re." Si vous souffrez la comparaison

avec un empire financier,

sachez que le baron De Rockwell, Emeric, m'appr�cie beaucoup.

Oui.

Vous comptez aussi me faire la morale ?

Valse -Madame di Borghese.

...

Bien droite, mais d�tendue.

D�tendue, Mme di Borghese.

Vous me semblez de bois.

Imaginez que votre corps est de l'eau,

une vague, et vous vous laissez aller.

Et le regard qui porte loin, en fixant deux points.

Sans jamais les l�cher. Sans cela, �a va tourner.

...

-Les investissements sont tax�s par le fisc.

Alors chaque ann�e, une somme part en gaspillage

pour soutenir le gouffre de la s�cu,

la masse des fonctionnaires, des assist�s en tout genre.

Au lieu de �a,

j'aimerais cr�er une fondation pour venir en aide aux enfants.

-Oui, oui, oui.

-Mais quelque chose de nouveau parce qu'il en existe beaucoup :

pour les vacances, les cadeaux de No�l...

A croire qu'il vaut mieux na�tre pauvre.

Je peux solliciter des amies qui seront ravies de nous aider.

Vous, vous pourriez vous occuper

de la partie financi�re : la collecte,

les dons...

-Je m'en chargerais avec plaisir. -Extra.

Voil� M. Philippin

que j'ai invit�.

Il est charg�

des comptes � la banque.

Je vous pr�sente B�atrice Falcove,

tr�sori�re de la fondation.

-C'est une belle id�e humaniste. Bravo aussi � vous, Mme Falcove.

-Je vous en prie.

Vous vous connaissiez ?

Cri

-J'ai deux passions : le rallye et les chevaux.

Je vous enl�ve pour vous faire galoper.

Elle crie.

-Il va y avoir les gendarmes.

-Pas dans les all�es de mon bois.

...

Il rit.

C'est pas un fauteuil de chairman.

Elle crie. -Attention.

Cri

Ils rient.

...

-Ah, vous voil� !

J'ai fait faire un petit tour de voiture � notre invit�e.

-Ah, tr�s bien ! Tr�s bonne id�e, Gus.

-B�a.

Regardez ce magnifique pur race, Goa des Cordes.

-Vous �tes ravissante, Candice.

-Je suis heureuse

de vous revoir. Comment allez-vous ?

-Ravie d'�tre ici.

Permettez-moi de vous pr�senter mon amie Charlotte de La Louvi�re.

B�atrice Falcove di Borghese. -Ravie. Candice m'a parl� de vous.

-Que pensez-vous de Goa ? -Euh...

Il est magnifique.

Tr�s impressionnant.

Hennissement -Il a son caract�re.

-Belle b�te.

-Je m'en vais vous botter.

-Je vais monter ? -Ne vous inqui�tez pas.

Avec Gus, vous n'avez rien � craindre.

-Charlotte, vous n'�tes pas en tenue de cavali�re ?

-Je me remets d'une mauvaise chute. Un d�placement de vert�bres.

-Chut, chut, oh, oh !

D�termination farouche. Rien ne vous r�siste,

B�atrice.

Rappelez-vous. -Oui.

-On se pr�pare.

-Gus !

-Quelle belle journ�e, non ? -Gus, laisse ce tigre tranquille.

-Je l'adore. -Je sais.

-Moustique �tait formidable.

-Il �tait plus doux que d'habitude.

D'habitude, il est nerveux. -Il me fatigue, ce cheval.

-Il vous balance de ces ruades.

B�a, un peu de champagne. -Volontiers.

-Votre ann�e. -Merci.

-Trinquons. -A ?

-A Goa !

Rires

-A ? A ? -A la belle journ�e.

-A la belle journ�e.

Rires

-C'est bien, la vie de ch�teau. -Surtout avec un comte comme moi.

Elle rit.

Oh ! Allez, hue.

Hennissement

Hue, Goa des Cordes !

Hue, allez.

-Mais enfin, gardez vos mani�res. -Hue, hue !

Hue ! C'est moi qui vais vous apprendre les bonnes mani�res.

Allez, au trot. Allez, au galop.

...

Il est o�, le ch�teau ?

Une femme rit. -Mais je suis absolument s�rieux.

-Oh non.

Aller quelque part, mais o� ?

-A Triestre, sur la pointe de la Sicile.

-Tous les deux ? -Oui.

-Tous les deux,

l�, comme �a ? -Oui

Rires

-Viens, on va � Triestre. -Oh, regarde. Tu as vu ?

...

C'est trop mignon.

-Avec la p�che aux coquillages.

Non ? -Non.

-Un petit caf� � Sienne ?

-B�atrice,

o� allez-vous ?

L'amant de Candice est l�. -Ecoutez, Gus.

Je dois y aller. Ma m�re est souffrante.

-Ca ne peut pas attendre ? Ecoutez, mon coeur se brise.

-Mais non, Gus. Restez avec vos invit�s.

J'ai pass� une charmante journ�e.

A tr�s bient�t.

Embrassez Candice pour moi.

Ciao !

Bonjour, L�onie. Ca va ?

Musique

...

Elle a chang�, votre fille. -Hum.

...

-Ca, c'est les sauces.

...

Voil�.

Bon app�tit.

...

Il n'y avait plus de Margaux. C'est du saint-�milion.

...

Bon app�tit.

...

-Qu'est-ce que tu �coutes ? Qu'est-ce que tu �coutes ?

Qu'est-ce que tu �coutes ? -Les Nast.

-Les Nast ?

-C'est vraiment gentil.

La fondation vous sera reconnaissante.

-Comment �a se passe, cette fondation avec ma femme ?

-Tr�s bien. C'est int�ressant...

-Vous n'�tes pas ici pour faire de l'int�ressant.

Les fantaisies de ma femme, gardez-les en dehors du travail.

-15 000.

Oh, mon Dieu,

Vous n'�tes pas seulement dou� pour la peinture.

Vous �tes aussi un immense artiste.

G�missements de plaisir

...

Alors ? -Attends, attends.

-Oh, ce qu'il est beau ! T'es transfigur�.

-Non. C'est pas moi, �a. On dirait un...

-Un banquier ?

Ils m�nent le monde.

-Il manque plus que l'attach�-case.

-Vous faites tr�s city.

-Ne dites pas �a.

Monsieur tient � son image d'artiste maudit.

-C'est ce qui a s�duit madame. -Tu manques d'allure.

Le milieu dans lequel je veux t'introduire,

le bon go�t, la prestance, les bonnes mani�res, �a compte.

Je le prends.

Aboiement

-Vous cherchez quoi, madame ? Un caniche blanc aux poils fris�s.

Il imite un chien.

...

-Arr�te.

Sale clebs. Je r�gle et je t'attends

� la voiture.

-Couch�.

B�a !

Un costume, une voiture, une femme magnifique, merci.

-Tiens.

Elle rit.

T'as gagn� le droit de la conduire.

Qu'est-ce que tu fais ?

-Tu peux me pr�ter de l'argent ?

C'est pour Bercos.

Si j'ai plus d'atelier, je peux plus peindre.

Il me tient � la gorge. -Je sais pas.

Combien ? -20 000.

-20 000 ! C'est �norme. Je ne peux pas te pr�ter �a.

-Je te rembourserai. -Comment ?

-Je me d�brouille. C'est peu 20 000

pour toi.

-Je suis pas ta vache � lait. -OK, d'accord.

-Tu veux que je perde mon travail ?

-C'est quoi, ces sommes �normes sur le compte de maman ?

-C'est bon. Calme-toi.

C'est des commissions que je per�ois.

-Tu me prends pour une conne ? -C'est des bonus.

C'est fr�quent. -Comme cacher le d�c�s de sa m�re.

Je viens de la banque.

-T'as parl� � qui ? -Au banquier.

Et tu lui as rien dit.

Mais moi non plus car j'ai aussi une procuration sur ce compte.

-Tais-toi. C'est moi qui travaille ici.

-Ce fric vient d'o� ? Tu l'as vol� ?

-Vol� ?

A qui ? -Ta banque.

-Mais t'es folle.

-Ca fait de moi ta complice.

-Je te raccompagne.

-Retire ce fric de ce compte ou je te d�nonce.

-J'ai besoin de vous.

-Oui, monsieur. Ma soeur. -Mademoiselle.

-Bonjour, monsieur.

-Je viens cl�turer le compte de Mme Borghese.

J'aimerais du liquide. -Il y a 122 000 euros.

Je dois voir le directeur.

Ca prendra trois jours.

-Bonjour. Que se passe-t-il ?

Pour cl�turer ce compte, il faut l'accord de votre m�re.

-Oui, mais elle est morte.

-D�sol�. Mes condol�ances.

Dans ces conditions,

je vais voir comment je peux faire.

T�l�phone

...

-All� ?

Oui, Candice. Tr�s bien. Et vous ?

Ah oui, ce serait avec plaisir.

-On devrait descendre � Monte Carlo, tous ensemble.

La maison est grande ouverte. -Je vais essayer.

-Dites-moi oui.

-Oui, je viendrai.

-Chlo� a du style.

Je voulais vous parler de Gus.

Ses affaires vont mal. Une �ch�ance qu'il ne peut couvrir.

Je r�unis des proches pour le soutenir g�n�reusement.

-Pauvre Gus.

-Serez-vous des n�tres ?

-Evidemment.

-Emeric et moi amenons 20 000, Charlotte par son mari, 10 000.

Si on arrive au compte,

l'�ch�ance s'�l�ve � 50 000...

Elle s'�touffe. Ce serait formidable.

Je vous ennuie ?

-Non, du tout. Entraidons-nous.

-Oh, Gus !

-Oh, Gus.

-Candice, B�a...

Allez, � l'eau, � votre tour.

-Allez ! -Non, �a fait tellement longtemps.

-OK, on se rappelle.

B�a, mon comptable me casse les couilles

avec mes comptes perso. Voyez �a avec lui.

All� ? -Tr�s bien, monsieur.

-Moi, j'ai un probl�me avec ABI.

All� ?

Vous en �tes � ?

12, 13.

-All�, Andr� ? B�atrice Falcove.

-Vous allez bien ? -Tr�s bien. Et vous ?

-Parfaitement.

R�unissez les factures, les justificatifs de M. Rockwell

et les ch�quiers 2007 sur ses 14 comptes.

On va les r�cup�rer, on en a besoin

pour les d�clarations fiscales. Vous me pr�parez �a ?

-Hum hum.

...

-Il faut prendre rendez-vous avec quelqu'un.

-C'est une surprise.

-On ne peut pas... -Arr�tez de sourire...

-Viens.

Qu'est-ce que tu fais l� ? -Je voulais te faire un coucou.

Tu me fais la visite ?

-Tu comprends pas. C'est pas un moulin.

Tu peux pas rester.

Je peux pas te faire entrer.

C'est confidentiel.

-Toi et tout ton fric, allez vous faire foutre.

Qu'est-ce que t'as ? -Laisse-moi.

Laisse-moi, va-t'en.

Va-t'en, va-t'en.

-T'es cingl�e.

Merci, B�a. Bercos me fout dehors.

Et si je lui rends pas l'argent,

il va garder toutes les toiles.

20 000 euros, c'est quoi pour toi ?

Dis-moi ce que c'est ? -Arr�te.

Pourquoi vous me prenez tous pour un coffre-fort ?

Allez, viens, on va manger. -J'ai pas faim.

...

-Merci, Lola.

...

Merde.

T�l�phone

All� ? -Ah, B�atrice !

Merci. Candice vient de m'apprendre votre donation.

Vous me sauvez. -De rien, Gus. Au revoir.

-B�a, pr�parez-moi du champagne pour la r�union des associ�s.

J'ai une annonce � leur faire.

-La fusion est faite ? -65 millions de gain.

Vous �tes seule dans la confidence. -Monsieur, c'est formidable !

C'est formidable !

Elle vomit.

...

...

Qu'est-ce que tu fais ?

-Je cherche des cigarettes. J'arrive pas � dormir.

-Tiens.

J'en avais l�.

-T'as du feu ?

Non. Viens, on va se recoucher. -C'est pas ce que j'ai en t�te.

-Arr�te. -Arr�te.

...

Tu m'ouvres ?

-Non, je pr�f�re pas.

-Ouvre.

-C'est mieux si on se voit plus.

-Qu'est-ce qui se passe ?

-Je sais pas, c'est comme �a. Mais tu me conviens pas.

...

Un billet pour la Colombie. Non, le Br�sil...

L'Argentine. En Argentine.

-Vous partiriez quand ?

-Aujourd'hui, demain. -Je regarde.

Demain, j'ai quelque chose pour Buenos Aires.

Ca vous va ? -C'est parfait.

Petits bips

...

...

-L'argent des virements n'est pas encore sur votre compte.

Il ne le sera que dans 2 ou 3 jours.

Concernant les 100 000 euros,

pr�voyez dix jours.

-Il me le faut mercredi ! -Calmez-vous.

Il me faut des justificatifs concernant ces soldes.

Ce sont des bonus,

c'est �a ? -Oui.

Dix jours, c'est trop long.

Sonnerie

All�, Philippin.

Mme De Rockwell et moi-m�me voudrions retirer

100 000 euros sur le compte de la fondation.

-En cash ?

-Oui, c'est assez inhabituel.

C'est pour une op�ration humanitaire en Afrique

qui doit rester discr�te.

Mais c'est tr�s urgent.

-Laissez-moi r�fl�chir.

-Demain, 11h. Ca ira ? Je fais au plus vite.

-Merci.

Bonjour. -Bonjour.

-Je voudrais quelque chose de fort. Un cognac.

-Ca fera 15 euros.

-Je voudrais te parler. On peut se voir, maintenant ?

Et merde, Gus.

-B�atrice.

Vous ne r�pondez pas � mes coups de fil ?

-Ecoutez... -Je tiens � vous.

Que faites-vous l� ? J'ai pas le temps.

Sonnette

-Bonsoir.

Alors ces �claircissements suite � notre conversation ?

Je suis tout ou�e, madame.

Toi, tu bois rien ? -Si.

On trinque ensemble ?

T'arr�tes �a.

Vous �tes un gla�on, madame.

Je vais me faire beau, je vais prendre un bain.

...

Viens.

Allez, viens.

Profites-en.

L�, je suis avec toi,

mais demain qui sait, si je deviens riche...

l'oiseau peut s'envoler.

-Pourquoi tu g�ches tout ?

On aurait pu vivre une belle histoire.

-La d�claration d'amour lugubre, moi... je m'esquive.

...

Elle crie.

Hal�tement

...

Elle crie.

Hal�tement

...

-J'ai d'abord entendu un grand bruit et un cri,

alors j'ai couru jusqu'� la salle de bains.

Et l�, c'�tait tout noir.

J'ai tout de suite pens�

qu'il s'�tait pass� quelque chose de terrible.

-S'il vous pla�t.

-Je l'ai appel�. Il bougeait pas, il r�pondait pas.

-La place du s�che-cheveux est o� habituellement ?

On le met sur les �tag�res.

Sur les �tag�res au-dessus.

-Avez-vous entendu

l'appareil en marche ?

-Je ne sais pas. J'�tais dans la cuisine.

Elle pleure.

-Passez au commissariat.

C'est ce que je vous demande.

...

-Bonjour, monsieur. -Vous allez bien ?

-Une migraine affreuse. T�l�phone

-All� ? Oui.

Oui.

Andr� passera en fin de journ�e.

Vous viendrez dans mon bureau. Il tient � ce que vous soyez l�.

-Bien, monsieur.

T�l�phone

...

All� ? Philippin. -C'est pr�t.

-J'arrive tout de suite.

-Tout est l�.

Une petite signature. -Merci.

J'ai bu trop de caf�.

Merci.

T�l�phone

Tirs

...

Je le prends.

...

-Ne soyez pas nerveuse. Restez calme.

-Gus.

-Dans mon ch�teau,

j'avais des vues sur vous,

puis vous avez fil�.

Je me suis demand� pourquoi. Je me suis aper�u

que vous fuyiez De Rockwell.

Et j'ai rencontr� votre ami, Camille.

Pas nul comme peintre.

C'est lui que vous preniez

pour le ma�tre chanteur ?

Pas de chance de finir �lectrocut� par sa ma�tresse dans sa baignoire.

Triste tableau.

Si nous proc�dions � l'�change ?

Elle est vide.

-Tr�s observateur, Gus, mais malheureux en affaires.

D�noncez-moi � De Rockwell.

Il niera l'escroquerie.

Et s'il n'y a pas d'escroquerie, il n'y a pas de mobile de meurtre.

Donc c'est un accident.

Vous voyez, Gus, je n'ai pas besoin de vous tuer.

Vous n'avez rien

contre moi.

Merci pour la rose.

...

-Mme Falcove, veuillez nous suivre s'il vous pla�t.

-A�e, vous me faites mal.

Asseyez-vous.

-C'est bon.

-Oui ?

Nous sommes au courant de vos d�tournements.

Au bas mot, entre la banque et la fondation,

vous avez vol� 400 000 euros.

Pouvez-vous rembourser ces vols ? -Non.

-Je vous ai donn� 100 000 euros. -Je les ai plus.

-Nous pr�venons la police.

Vous r�glerez �a devant la justice.

-Puis-je vous parler en particulier ?

-Vous pouvez parler, maintenant.

-Ca vous concerne.

-Laissez-nous.

-La justice ne r�glera pas cette affaire � votre avantage.

D�noncez-moi, mais vous risquez de ternir votre r�putation,

ainsi que celle de votre banque.

D'autre part, pensez � votre famille.

Si Phyllis apprend vos frasques avec Candice Staadt,

elle ne transigera pas.

Vous pouvez me d�truire,

mais je peux vous faire beaucoup de mal.

A vous de voir.

-Esp�ce de petite salope.

-J'ai �t� � bonne �cole.

Laissez-moi partir. Vous n'entendrez plus parler de moi.

Qu'est-ce que c'est pour vous, 400 000 ?

-Foutez-moi le camp, vite.

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