Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Cette histoire est comme tous les souvenirs d'enfance.
Insolite et incroyable.
La ressemblance avec des gens r�els n'est pas due au hasard.
Ces �v�nements ont vraiment eu lieu.
Peut-�tre comme �a...
ou autrement.
Un Dakota !
Que fais-tu ?
Ne soyez pas fous !
La guerre est finie ! Ne craignez rien !
C'est les Am�ricains ! Tirez la croix !
Vite... Qu'ils ne nous voient pas !
C'est UNRRA !
UNRAA est arriv�e !
Attention !
Mon Dieu !
Vous voulez le casser ?
Viens aussi, Mara !
D�p�chez-vous... On a assez je�n� !
D�p�che-toi, voil� des fringues.
Si jolies !
Comment je suis ?
Comme Roosevelt et Churchill r�unis.
Une double pour moi, je suis du camp.
Chacun vient du camp.
Une seule.
Les bless�s et les malades devant !
Bouge-toi !
He, venez ! Le train arrive.
Descendez... Tout le monde dehors !
Pas de panique !
Attention !
Vous n'avez pas de charbon ?
Ne montez pas !
Que faites-vous ? Assassins, fascistes !
Mon Dieu !
Attends... Tu �tais d�j� l�...
Ne lui donnez rien, Il a d�j� eu.
Qu'est-ce que j'ai eu ? Je suis un invalide !
Une mine m'a fait sauter la jambe,
au front.
Arr�te, salaud ! Je vais te l'arracher...
Regardez-le ! Que fais-tu ?
Rends-le ! Vorace !
Tu me l'as renvers� !
Donne-le-moi !
J'ai faim ! Krucifix !
Il dit qu'il n'a pas de jambe !
Tapez-lui dessus !
Miklos, tu restes pr�s des v�los.
Pousse-toi !
LE FILM SLOVAQUE pr�sente
avec
ASSIS SUR UNE BRANCHE JE ME SENS BIEN
avec
sc�nario
Dramaturge
Sujet et r�alisation
C'est pas vrai !
Mais c'est Hitler !
Madame la ma�tresse...
Qu'est-ce qu'il veut ?
On l'attrape... on aura une m�daille !
Tenez, c'est Hitler !
Hitler... Hitler...
Je l'ai reconnu !
Je ne suis pas Hitler ! Vous �tes devenus fous ?
Je vais tirer !
Sales canaille !
Attrapez-le ! Attrapez-le !
Un v�lo.
Achetez cette image, jeune homme... pour du pain.
J'ai �t� jolie.
Moi aussi j'ai faim.
Tu as perdu la t�te ? Pour un tel lard ?
C'est un tr�sor aujourd'hui.
J'ach�te ce lard.
Tu as de l'or ?
Quelque chose de mieux... un v�lo am�ricain.
Il m'a co�t� 300.
Tu peux te le bouffer !
Tu vends un v�lo ? Je l'ach�te.
Qu'est-ce que tu m'offres ?
Des conserves de porc, amigo !
C'est peu... seulement deux !
Attends, attends !
Je te donne une montre d'aviateur.
Sans aiguilles ?
Mais avec 17 cailloux.
Et j'ajoute mes souliers. De combat.
Ils sont pour toute la vie.
Attends, on vas se mettre d'accord.
Je vais t'amener o� tu voudras.
O� allez-vous ?
Chez moi, en Moravie.
D'o� viens-tu ? D'Italie.
Je puis Pepe. Et toi ?
Prengel.
Comment on t'appelle chez toi ? Prengel.
Papa le vieux Prengel et moi Prengel ?
Edition sp�ciale ! Hitler se cache en Slovaquie !
Tourne l� !
Je n'en peux plus ! J'ai faim.
Que vas-tu manger ?
Tes conserves sont donc � moi.
Putain, de la viande !
J'en avais toujours avant la guerre.
Tu ne sais pas � qui tu parles.
Je suis un artiste mondial. La haute qualit�.
Pepe Angelis...
C'�tait un nom !
Kludsky a m�me failli m'engager.
Il avait le plus grand cirque au monde. Il s'est noy� avec le Titanic.
J'ai �t� le seul � survivre... parce que je n'y �tais pas.
Je suis fid�le au vieux Berousek.
Ferda Berousek.
Une famille de cirque c�l�bre d'Olomouc
C'est un po�me.
Encore un peu de marjolaine.
Si j'avais pas �t� au camp, je n'aurais pas connu la vraie faim.
Et la jouissance d'un bout de bouffe ?
Je suis au monde pour cet instant, comme dit le vieux Berousek.
Quoi ? Tu es somnambule ?
� quoi t'exerces-tu ?
Excuse-moi.
Bonjour !
Pourquoi as-tu pris le v�lo ?
Je voulais le retourner � l'origine,
L'ennemi recule... Le butin de guerre...
Remue-toi !
Le coll�gue veut aller en Moravie.
Excusez-le... Finalement... on est humain, n'est-ce pas ?
Vous pourriez le lui pardonner.
Il n'a pas vol�, il a trouv�, hein ?
Nous sommes Chr�tiens !
Mon Dieu, ma viande br�le !
Arr�te-toi !
Le v�lo !
Arr�te-toi ! Arr�te !
Vas-tu te tirer ?
Vas-tu te tirer, bon Dieu !
Elle a tout bouff�, sale b�te !
�cartez-vous du feu, les enfants !
Comme tu es grassouillette...
Je ne te donne pas.
Je vais t'aider avec �a.
Je ne te donne pas mon �uf. Maman !
Il aurait vol� un enfant !
Salaud ! Voleur !
Que fais-tu avec mon v�lo ?
D�campe ou je t'�trangle ! Homme de cirque.
J'ai �t� le premier � voler le v�lo.
Alors il est � moi.
Ils ont failli me tuer � cause de toi !
Donne le v�lo, sale rat !
Qui est un rat, surmulot ?
Donne-le-moi !
Sale pute vorace, trafiquant de Naples !
L�che, il est � moi !
De l'or ! De l'or !
De l'or !
Ne gueule pas !
De l'or !
Ainsi salaud, tu aurais d�pouill� le pauvre Heftling !
Au camp, on te donnait de l'or... Hum...
Je vais t'en donner. Il y en a assez.
Il y aura du pain et du fromage,
du jambon, du chocolat, de la bi�re,
du Champagne et des femmes !
Et on le boira dans leurs souliers,
avec de tels talons.
Sautez les filles, hop !
Ils en font moins pour un simple v�lo.
Que veux-tu faire ?
On va aller chez nous.
On compte et on partage.
Fifty - fifty... Comme des fr�res.
Comme des fr�res... Moiti� - moiti�.
D'accord.
C'est plus s�r par la voie.
Diable, �a chauffe ici !
Apr�s la guerre, les hommes sont rares comme les licornes.
Combien de femmes me reviennent ? Selon les statistiques ?
Cinq ?
Selon les journaux vingt,
en r�alit�, au moins cinquante.
Pourquoi Dieu nous a donn� 32 dents et un seul machin ?
Comment va-t-on y arriver ?
Quand as-tu eu une femme derni�rement ?
Ils vont nous chercher. M�me sous la terre.
On tue � cause de �a.
Pleure pas, millionnaire !
UNRRA ! Lance-nous de la bouffe !
Nous sommes l�. Une caisse pour nous.
Allez... Bougez !
Et s'ils sont du Comit� national, ils vont r�quisitionner.
Dieu soit lou� !
Dieu soit lou� et J�sus-Christ aussi !
Bonjour !
Vous avez de belles fringues.
Que voulez-vous ?
On n'a pas mang� depuis une semaine.
Nous vous aiderons avec le foin... avec le bois...
On a de bons bras, un c�ur d'or !
Nous sommes un village pauvre.
Nous n'avons rien pour nous, on n'a pas besoin d'�trangers.
Nourrir les vagabonds... O� cela nous m�nerait ?
Il y a du sang, de l'or juif.
Ils ont cru que �a les sauverait.
On devrait le retourner.
Quoi ? � qui ?
O� sont ces pauvres gens ?
On y risque notre t�te !
On ne doit pas y toucher pendant 2 ans. D'accord ?
Au moins de la soupe. Ce sont des Chr�tiens ?
Vous vous dites Chr�tiens ?
Ramasser, ramassez... comme des boursiers.
Salauds de porcs !
J'ai faim.
Faim !
Ne gueule pas.
Ils vont bient�t ronfler.
Silence !
Ils sont l�.
Bravo ! O� ?
Regarde ce qu'il y a.
De la bouffe, quoi d'autre ?
Vas-y !
Arr�te-toi ou je tire !
Ils ont une mitrailleuse.
C'est ma fin.
Je ne boufferai plus jamais.
Attends... Par l�.
Ouvrons �a.
Tiens le coup ! On mangera en s�curit�.
Je ne survivrai pas.
Tu dois.
Cette odeur !
De la viande s�ch�e. Quoi ?
De la viande de porc ! Et des haricots.
Bien s�r, carr�s. Am�ricains.
Dr�lement sucr�s.
�a colle � la gueule.
De la gomme.
C'est pas bouffable.
Saloperie de chewing-gum !
Je t'avais dit de regarder ce qu'il y avait dedans.
De la gomme. Que de la gomme !
Que de la gomme.
Les Am�ricains.
�a leur pla�t, on vas le bouffer aussi.
Tu le vois ?
Notre petit d�jeuner.
On va l'encercler.
Tu l'as ?
Il s'est taill�.
Des tanks comme � Stalingrad !
Dans les Ardennes.
Attends !
Ils nous ont trouv�s.
L�-haut !
Sur l'arbre !
Tombe, Micha !
Tu es un Allemand !
Au diable, notre or !
Et s'ils le trouvent ?
Tiens, qu'est-ce que c'est ?
Lance-roquettes. Je suis le commandant !
Une Mercedes d'officier !
Sur les tanks... Feu !
Enfants mal tourn�s !
Mon �il vous voit.
On vous cuira au feu infernal.
Vous avez provoqu� la fin du monde.
Vos armes et rejoignez vos parents !
C'est le jugement dernier.
Loupiots !
La famille, c'est pas pour moi.
Je vis pour le changement.
La vie, c'est le mouvement...
Mais ne dites rien � mon papa.
Les com�diens sont des pique-assiette.
J'�tais au cirque une fois dans ma vie.
J'ai encore mal au cul de la racl�e de mon p�re.
Mais c'�tait beau.
En avant, la nation !
�a s'est gripp�.
Et si �a explose ?
Avance, salope !
Pousse-toi, �a marche.
Viens, homme de cirque !
Tu es un crack !
Quel crack ? Un chauffeur de front !
C'est magnifique.
Je suis au pays du lait et du miel.
Je vais vous saler le cul !
Foutez le camp !
Ne tirez pas, nous sommes des alli�s !
Je suis de Moravie, voyons !
�a ne m'int�resse pas.
Dites-donc, Monsieur... Votre cochon fait toujours cocorico ?
Eh, Prengel !
Il est comme mon p�re, il n'�coute m�me pas le pr�sident.
Tu es revenu ?
Je devais rester l�-bas ?
En effet... Tu aurais d� rester.
Tu n'aurais pas d� retourner.
Mon Dieu... Ici il y avait...
Ici j'avais mon lit.
Qu'est-ce que...
Ils sont d�j� bien.
La mort est le meilleur rem�de � toutes les maladies,
dit le vieux Berousek.
� qui vais-je tout raconter ?
� moi.
Prengel, viens avec moi.
Laisse-moi !
Nous sommes riches.
Vas te faire chier !
On peut acheter un cirque avec �a.
Prends ce putain d'or et tire-toi !
O� �tes-vous, m�re ?
Mes intestins !
Tu ne peux plus rien arranger.
Plus rien r�parer. Viens avec moi. Viens !
Avec le cirque tu verras le monde.
Vois-tu cette rosse ?
C'est elle qui m'a bouff� ma conserve. Acc�l�re !
Attends, je vais te bouffer � mon tour.
La voil�, sur la cl�ture.
Pr�pare tes sucs gastriques, il va y avoir un festin.
Arr�te-toi ou je tire !
Rends-toi ! Tu es encercl�e !
Bon Dieu, elle s'est taill�e !
Il y a quelqu'un ?
L'humanit� s'y est effondr�e.
La maison est b�nie, il y a la Bible.
Comme le vieux Berousek, il y dormait dessus.
On va passer la nuit ici,
le matin on partage l'or et good bye,
je vais au cirque.
Du bois.
Je vais avec toi, Pepe.
Je ne peux pas rester. Je deviendrais fou.
Bravo, m�me Allah est content.
On a encore du pain.
Dans la bouteille.
Quand j'�tais gosse,
je montais sur la branche du noyer,
et je regardais au loin,
Personne, des journ�es enti�res.
Tu aurais d� te barrer.
Mon p�re est mort quand j'avais 6 ans.
Je faisais d�j� des sauts.
Je n'ai pas connu ma m�re.
Je marchais derri�re le cercueil, les larmes aux yeux,
mais je riais en cachette.
Tu riais ? Pourquoi ?
Mon p�re m'interdisait le trap�ze.
Et je voulais tellement voler.
J'aurais tout donn� pour �a.
Je l'aimais, mais quand il est mort, mes ailes ont pouss�.
Le g�n�ralissime de l'Union sovi�tique !
Edition sp�ciale... Le g�n�ralissime de l'Union sovi�tique !
F�licitations !
Allo, notre soci�t� vous appelle !
Certains les filles, d'autres le rhum, ici le vrai chewing-gum !
Des cigarettes US pour les hommes.
Tu es comme un Italien, Tu vendrais ta propre m�re.
C'est le business. Qu'est-ce que t'as ?
Cigarettes, femmes, boissons, la vie !
Veuillez entrer !
Dix Chesterfields pour une couronne pour la belle dame.
Ta gueule !
Le feu est gratuit.
Viens, ramasse ce fricotage.
Au camp, j'avais le num�ro 73362.
Je suis une victime !
Mettez sur la table ce que vous avez !
Seulement du chewing-gum.
Retournez-vous... Haut les mains !
C'est pas possible ! Au camp, j'ai souffert pour la patrie,
et vous m'emmerdez pour des cigarettes !
On va tout examiner.
Certification.
Jozef Macesek ?
C'est anglais ?
On me l'a d�livr� au camp...
La commission, avec les Am�ricains...
Prengel ! C'est toi ?
Monsieur l'instituteur !
Tu es revenu.
C'est terrible ce qu'ils vous ont fait.
Je sais tout. Viens !
Monsieur l'instituteur, celui qu'on interroge est mon copain.
Laisse tomber, Zelka, apporte du th� !
Tu recevras un d�dommagement financier
pour ce qui est arriv� � ta famille.
Je ne veux pas. Comment �a, je ne veux pas ?
L'argent ne leur rendra pas la vie.
Je sais, mais tu verras avec le temps. Et o� vas-tu loger ?
Et cette...
la villa o� nous avons dormi ?
Chez Mahler.
Mahler ? C'�tait un musicien.
Peut-�tre, ici il �tait boulanger.
Il �tait musicien partout.
Le notre est mort au camp. Mais la maison est d�vast�e.
On va le remettre � neuf. On va la r�parer, la nettoyer...
On pourra cuire du pain si vous voulez.
C'est une bonne id�e. Nous avons des probl�mes de pain.
On doit l'amener de Lhota.
Mais on ne faisait que du pain d'�pice ?
Donnez-nous de la farine.
C'est un d�tail pour nous.
Vous y acc�derez mal en voiture.
On n'a pas besoin de gas-oil. On marche au bois !
Avec du bois je bouge l'univers.
O� avez-vous appris le slovaque ?
� Mathausen. Des prisonniers.
Le travail et de nouveau le travail. Le travail c'est le sens de ma vie.
La propagande est la base du progr�s.
Il est dur de changer les gens.
C'est incroyable, ils sont retard�s !
Ils ignorent les bases de la r�volution
Nous leur apprendrons.
Laissez !
On aurait besoin de vous ici. Je suis toute seule pour tout.
Vous �tes une femme extraordinaire !
Vous �mettez un tel fluide,
une force, sagesse, intelligence...
J'ai suivi un cours du parti.
Quel parfum enivrant...
C'est l'alcool de la machine.
�a me fait tourner la t�te.
Elle ne vous tourne pas... la t�te ?
Non.
Nous allons travailler toute la nuit.
Nous allons introduire, sortir...
Poussez... Et multiplier.
Excusez-moi. On �tait si proches.
Attention ! Je sais �tre dangereuse.
Nous allons cuire... Tu promets vite, aujourd'hui ici, demain l�-bas.
Tout le monde me connait ici.
Les gens ont besoin de pain et de jeux.
Moi les jeux et toi le pain.
Je parie que tu a d�j� fait du pain. Bien s�r !
Et si ta vocation est de nourrir les foules ?
Silence !
Mon v�lo ! Nous l'avons noy�... D�mont�...
Les mains en l'air !
Je suis le facteur, ne me tuez pas !
Que cherches-tu ici ? Cette maison nous a �t� attribu�e.
Je voulais seulement contr�ler si personne ne volait.
Tu voles, avoue !
Va-t-on le torturer ?
Laissez-moi, je vais tout raconter. Il y a de l'or ici, je le sais.
Quoi ?
L'or de Mahler.
Petit Christophe !
Prengel !
Tu as connu le vieux Mahler
Il avait des boulangeries partout, et avec sa fille comme un mendiant !
Il parait qu'elle �tait belle, mais personne ne l'a vue.
Le vieux avait peur pour elle.
D'accord, et l'or ?
La derni�re fois que j'�tais ici, Mahler �tait p�le comme la mort,
et disait que Jahv� l'avait visit�
Le lendemain, les gardes sont arriv�s et on emmen� toute la famille.
Il emballa quelques bijoux ici,
des couverts en or avec des anses roses
J'ai regard� � travers une fissure.
Depuis, quand je fais ma ronde,
je m'arr�te et je cherche.
C'est fini, Monsieur le facteur.
Vous la connaissez ?
C'�tait Esther, la fille de Mahler... des cheveux comme le feu...
Je ne l'ai jamais vue. Des yeux de chat et des cheveux de feu ?
O� �tes-vous, boulanger ?
Bonjour, ma�tres. Bonjour.
Vous avez fait la f�te cette nuit ?
Nous avons fait du pain.
Tr�s bien... Vous en avez combien ?
Presque quarante.
Les voici.
Le savoir ne tombe jamais du ciel.
Je vous prends sous mon patronage.
Surtout Pepe.
Vous �tes un ange.
J'ai d�j� cinq fonctions, mais je trouverai du temps pour vous.
On manque de tendresse.
On a besoin d'un giron de femme doux
pour y poser la t�te fatigu�e.
Je vais vous montrer le giron doux !
Il vous faut une aide de camarade !
Notre �poque exige la duret�, l'�lan et l'optimisme.
Je vais faire de vous des gens nouveaux
Nous pr�f�rons rester comme nous sommes On est bien comme �a.
Tu l'as entendu ? Vous l'avez entendu ?
On ne peut pas rester comme on est ! Rien ne peut rester comme tel.
Donnez-leur des carnets pour le pain.
Il est dur � couper, les gars !
Le four ne chauffe pas assez. Lorsqu'il sera r�gl�,
le monde entier ach�tera notre pain.
On va le donner aux soldats, ils le mangeront.
� la victoire du progr�s !
Sant� !
Sant� !
L'avenir d�pend de nos actes actuels.
Sant� et r�ussite !
Vous pouvez compter sur nous.
Arr�te-toi, voleur !
Qu'est-ce que tu veux ?
Tu ne m'�chapperas pas !
Pars ! Je n'ai rien � faire avec toi !
Putain de saltimbanque !
Angelis, Alberti, Macasek et...
Ce sont des noms artistiques.
Si tu as �t� dans la r�sistance, je bouffe du foin !
La r�sistance non, mais le camp oui.
Pourquoi ?
Je piquais la viande pour vos gens, comme votre Janosik.
Tu as vol� notre or comme Janosik ?
L'or ? Je m'en fous.
On te coupera la gorge un jour.
Je n'ai pris que cela.
Peu importe l'or... Tu me fais chier.
Du calme...
Du baratin toute ta vie.
Nous allons faire du pain pour les gens vous pouvez compter sur nous...
Com�dien !
Tu es une carpe, Prengel.
Tu es n� dans un �tang, et tu vas y mourir.
Mais je suis une truite !
Je dois voyager, conna�tre les gens, les femmes, les filles, gr�ce au cirque !
Je viendrai tous les �t�s.
Le Cirque central et le c�l�bre Alberti
Vas-tu �tre enfin raisonnable ?
Viens avec moi, nous sommes orphelins.
Dis donc...
D'o� est-ce que je la connais ?
On dirait Esther.
Mademoiselle !
Attendez !
On vous ram�ne � la maison.
Comme une demoiselle noble ! Viens ici, poup�e !
Tu as d�j� bu du Cognac fran�ais ? Bois, tu seras plus docile.
Laissez-la ! Laissez-moi !
Esther, viens avec nous. Nous ne sommes pas �trangers.
Je suis Pepe.
Mon Dieu, les soldats ! Attention ! En avant, marche !
Qu'est-ce que tu cries ? Gestapo... Salaud !
On ne va pas se tuer pour une nana ?
Nous sommes des Slovaques. Bois !
La voil�.
Esther ! Rousse comme du rhum.
�a se fait comme �a.
Tu es fou ?
J'ai de l'exp�rience.
Tu vas apprendre.
Attends, attends...
Laisse passer le professeur.
Regarde comment on fait avec une dame.
Elle a encore fil� !
Et sans souliers.
Esther ! Esther !
Un ange est arriv�.
Quel ange ? Ma grand-m�re le disait.
Quand les gens se taisaient.
Il pidocchio.
Qu'est-ce que tu dis ?
Un pou. Elle a des poux.
Quoi ?
C'est en italien.
Je te teste. Je parle italien. Passivement, activement, Pinocchio !
Pinocchio non, pidocchio.
Pourquoi elle ne dis rien ? Elle est sourde ?
Il y a quelqu'un ? Silence, silence.
Le facteur.
Ils vont se faire voler.
Elle va boire.
Ma�tres !
O� �tes-vous ?
Nous l'avons cuit pour toi.
Elle n'entend pas et ne nous voit pas.
Je vais vous saler le cul !
Ne tirez pas ! C'est nous !
Nous rachetons du miel.
Une nouvelle soci�t�... Nous allons faire du pain d'�pice.
Pour l'hiver, nous avons laiss� quelques pommes sur l'arbre.
Juste pour la beaut�.
Elles brillent comme du sang.
� qui dis-tu �a ? Elle est sourde.
Plut�t muette.
Du calme ! Je suis votre bailleur.
Allez sur Prengel, vaches !
Tu as bien dormi.
Elle entend !
Comme dit le vieux Berousek, sans rouquine, il n'y a pas d'amour.
Tu ne pense qu'� �a !
Qu'est-ce que tu es pour elle ? Regarde-toi !
Un vagabond obsc�ne.
Que signifie obsc�ne ?
Un vieil ours de cirque avec la peau trou�e... Comme toi.
Tu as raison.
J'aurais pu briller, voyager, �blouir le monde.
Et je suis un fou. Je travaille.
Elle m'aime, mais elle ne le sait pas.
Et pourquoi pas moi ? Je suis galeux ?
Mettons-nous d'accord.
Nous n'allons pas la toucher tant qu'elle ne sera pas gu�rie.
Ou tant qu'elle ne le voudra pas.
L'Am�rique a une nouvelle bombe.
Ils l'ont largu� sur Hiroshima.
Des millions de Chinois sont morts.
Vieille saloperie !
Doucement... Voil�...
La balan�oire �tait l�. Comme l'avez-vous devin� ?
Esther s'en est souvenue. Elle est bien chez elle.
C'est Esther �a ?
Vous vous foutez de moi !
Prenez-en, il est chaud.
Ce serait qui ? Vous ne le reconnaissez pas ?
Vous vivez bien ici.
Je n'ai rien vu, je ne sais rien.
Que fais-tu ?
Que regardes-tu ?
Un instant.
Pardon, j'hallucine.
Tu ne dors pas ?
Tu es belle.
Tu es magnifique. Plus belle que sur l'image.
Je r�ve de toi tout le temps.
M�me si tu te tais, tu me comprends.
Je vais t'apprendre.
Je vais tout t'apprendre.
Tu trembles ?
N'aie pas peur.
Elle a froid aux pieds !
Bonsoir.
Voil� les chaussettes.
Un jour un couteau entre les c�tes.
Qu'est-ce que tu as promis ?
Ben quoi, c'est elle qui a voulu !
Compagnons, voisins, citoyens !
Un c�ur pour la fillette, une poup�e pour le gars !
Et pour les gosses un petit Janosik, chacun selon ses d�sirs.
Du massepain, du pain d'�pice !
Que dis-tu ? O� est la diff�rence ?
Je ne sais pas, mais �a fait bien. Comme quoi on est des experts.
Notre f�e rousse et muette !
Deux rois t'apportent des cadeaux.
Ce sont des petits po�mes.
Du p�trole. On me l'a appris � Rimini.
On y avait tous des poux.
Prengel, tu es un dr�le de num�ro...
Tu as fait toute l'Italie et tu ne dis rien.
Raconte.
Les Italiens sont comme les enfants.
Comme nous.
Il y a des milliers d'�glises et de...
putes professionnelles.
Elles vont toutes se confesser.
Oh, notre baigneuse !
N'aie pas honte devant elle. Pourquoi as-tu honte ?
Il parle de l'Italie.
Parle-lui de ces catholiques.
� elle non. Je ne sais pas bien raconter.
Je pr�f�re lui chanter.
On est bien, les c�libataires,
On va voir les filles qu'on veut.
Les mari�s, vous �tes � la maison, chez vos vieilles bonnes femmes.
On a achet� tout le march�. Tous les v�tements et les chapeaux.
Et � pr�sent le principal.
Ce pain d'�pice doux comme le miel,
Donne-le � celle que tu aimes.
Elle me donne sa bouche, toute son �me.
Et � moi ceci.
Tu veux �changer ?
Je la veux toute enti�re.
Va-t'en !
Elle danse la courtisane de Rimini !
Qu'est-ce que tu racontes ? Quelles courtisanes ?
Tu l'as g�ch�. Invite-la � danser.
Je ne sais pas danser.
Moi non plus... Et je danse. J'ignore des choses que j'aime faire.
Un solo pour les orphelins de guerre !
Vous dansez ? Bien s�r.
Dansez, orphelins !
�a se jouait.
Si t'as pas envie, tu n'es pas oblig�.
Le chapeau.
Si tu �tais un homme, tout serait diff�rent.
Tu parles !
Pepe, elle parle !
Quoi ? Elle parle !
Il faut arroser �a avec de la gn�le. Voici les verres.
Je ne veux ni entendre, ni voir.
�teindre, �clairage intime...
Vive les filles qui parlent ! On va faire la f�te jusqu'au matin !
Ouvrez !
Ouvrez ! Je vous entends !
Zelmira !
Va ouvrir !
Pourquoi moi ?
Quelle surprise... Agr�able...
Bonsoir Messieurs Dames.
Je vous apporte le journal et de la litt�rature.
Je vois que vous avez d'autres int�r�ts
On pr�pare un num�ro...
un spectacle culturel si n�cessaire...
De la gn�le ?
Je joue la femme.
Mon Dieu ! C'est un produit chimique ! Nous n'en buvons pas.
C'est contre le pino...
Le p�trole.
Ah, le p�trole.
Tu vois, Zelka ne nous croit pas.
J'esp�re que vous vous ressaisirez.
Lisez ce que j'ai apport�.
Bien s�r. Encore ce soir.
Je prends le tourne-disque.
Et vous arr�tez de trafiquer au march�.
Les Saintes Vierges en pain d'�pice !
Vous r�pandez l'obscurantisme.
Et en plus au noir.
Je ne tiens plus le coup... Je ne sais que faire... Seule.
J'ai peur de dormir dans l'obscurit�.
Mes proches sont rest�s l�-bas.
Ils sont morts. Papa... Maman...
N'y pense pas.
Je ne veux pas vivre.
Je me d�barrasse de ce corps sale et r�pugnant.
Je le d�teste.
Viens, tu as froid.
Allonge-toi.
Dors bien. N'aie pas peur, je suis l�.
Pourquoi je vis ?
Je sais pas. Je suis un homme simple.
As-tu envie de moi ?
Trouve-moi.
Dieu m'a embrass� sur le front.
Qu'est-ce que tu as fait ? Il t'est arriv� quelque chose ?
C'est pas de ma faute si je l'attire.
Tu devrais te rompre les os !
Je lui impose.
Quoi ?
�a fait mal.
�a doit �tre cass�.
On le mettra dans le pl�tre.
Comment vais-je me raser ?
Je sais pas, comment se torcher le cul.
Je pensais que tu revenais aux trains,
les trains circulent d�j�. On a besoin de tout le monde.
J'ai assez voyag�.
Qu'est-ce que tu as ? Je voudrais la licence.
Tu as compl�tement chang�. Vas-tu te marier ?
Et si je suis au monde pour �tre boulanger ?
J'ai fais quelque chose pour vous.
Comme si c'�tait vivant. Il ne manque que le tabac dans la pipe.
Que c'est beau !
Joseph Vasirionovitch...
Je savais que vous comprendriez.
Que notre voie est commune.
Vous pouvez le faire en marbre ?
�a ressemble, hein ?
C'est magnifique.
C'est excellent, doux...
On l'a bien r�ussi.
Cette p�te est une vraie science.
Go�tez !
C'est dommage !
Go�tez, Zelka !
Malheureux !
Qu'est-ce que tu as fait ?
Tu as profan� le p�re des nations !
Dites-lui quelque chose, camarade.
Tu as arrach� l'oreille du plus grand homme au monde.
On en fera plein...
Nous avons le moule.
Je vais l'�pouser.
Que mon p�re se retourne dans la tombe !
Je vais me marier avec elle. Bien qu'elle soit juive.
Pourquoi toi ? De quel droit ?
Esther est de la m�me p�te que moi. Folle, �th�r�e, fragile...
Je l'aime, tu comprends ? Je l'aime...
Je l'aime, je l'aime... Com�dien !
Tu dis de ces choses qu'un vrai homme dit une seule fois dans sa vie.
Les minets comme toi n'attire que des ch�vres.
On verra... On verra bien... elle d�cidera elle-m�me.
Aujourd'hui m�me.
D'accord. Et le deuxi�me ?
Le deuxi�me partira et ne se montrera plus.
Nous avons une chose s�rieuse, Esther.
Une question grave.
Quoi ? Elle a cass� la serrure ?
Esther ! Elle a fil�.
De quoi s'agit-il ? Vous la cherchez ?
Je l'ai vue aller l�-haut aux environs de midi.
O� ?
L�-haut ?
Esther, o� es-tu ? Esther ?
Je l'ai. Elle vit ?
Pourquoi as-tu fait �a ? Je le pensais s�rieusement.
Elle est fi�vreuse, appelons un m�decin
De l'eau et du vinaigre suffisent. J'ai �t� infirmier.
Tu disais que tu �tais chauffeur... Oui, infirmier.
Pepe, elle est enceinte !
Esther, tu attends un enfant ?
Quelle surprise !
Cours... Allez va !
�a fait mal !
Cochon de saltimbanque !
Je n'ai rien eu avec elle ! Je le jure sur la t�te de mon p�re !
Tu peux jurer sur le vieux Berousek ? Bouffon !
C'est impossible !
Quand est-ce que je suis arriv� ?
Qui a pu lui faire �a ?
Un ange ?
Tu as peut-�tre raison.
Je suis peut-�tre venu au monde
pour cette femme.
Comme dit le vieux Berousek.
On est bien, les c�libataires,
on va voir les filles quand on veut,
les hommes mari�s restent � la maison
aupr�s de leurs bonnes femmes.
Joyeuses f�tes !
Est-ce que les Juifs ont le J�sus ?
Esther, �a c'est pour toi.
Du Petit J�sus.
Que c'est beau...
Essaie-le !
C'est � toi, tout est � toi.
Et �a encore.
Et maintenant, danse !
Tourne, danse, Esther !
Tu es magnifique.
Je ne veux plus jamais danser.
J'ai dans� tout le temps... je voulais vivre...
Et je suis damn�e.
Pourquoi suis-je ici ?
Et je ne suis pas partie avec vous ?
Comment puis-je oublier ce qui doit arriver ?
Tu comprends �a ?
Elle ne sait pas ce qu'elle dit.
Dans quel camp a-t-elle pu danser ?
Que fais-tu ? Mon num�ro s'efface.
Personne ne vas croire que j'ai fait un camp de concentration.
Attends... Tu permets ? Montre !
Je n'�tais pas dans un camp.
Je n'ai rien dit de tel.
Du camp elle serait maigre. Est-ce vraiment Esther ?
Ce n'est peut-�tre pas... La Juive.
C'est important ?
Le septi�me non... Le huiti�me.
Les mouvements cessent.
Plus de gar�ons que de filles qui naissent. Ce sera donc un gar�on.
Pour qu'il n'y ait pas d'infection,
il faut pr�parer du linge propre et beaucoup d'eau.
On prend l'enfant dans le drap
et on attend qu'il crie. Sinon...
Des mitrailleuses !
Les bandits de Bandera !
C'est une mitrailleuse de calibre 26.
�a y est. Son moment est venu.
Sauvez-vous !
Le chapeau !
Tiens-toi � moi !
Attends, j'ai perdu un chapitre !
Elle n'accouchera pas sans le livre.
Partez si votre vie vous est ch�re !
Tiens-la ! �a va aller.
Elle mord ! De l'eau !
Respire vite comme un chien.
Monsieur Zboncak !
De l'eau !
Mords !
D�p�che-toi avec l'eau.
Enveloppe-le ! C'est une fille.
Elle est belle... Comme la m�re !
Il nous faudra du lait.
Qui es-tu ? Pour le moment personne.
Seulement au moment de la naissance.
Et puis �a viendra.
La m�re juive, le p�re musulman,
oncle fasciste et grand-p�re communiste
Et c'est l� que �a p�te...
Elle a faim.
Je ne veux pas vivre.
Je ne veux rien.
Eh, les artistes ! L'ordre ne vous concerne pas ?
Pourquoi �tes-vous encore l� ?
Ne jouez pas aux h�ros. Allez plut�t en ville.
Les bandits rodent par ici.
Ils tuent tous ceux qui s'opposent.
Nous nous d�fendrons.
J'ai pass� deux ann�es au front.
Je ne veux pas m'y m�ler,
Allez inscrire le petit au registre.
Et encore quelque chose. Avec les �lections, on a besoin de vous
Nous sommes pr�ts.
Nous devons les remporter.
Vive la politique ! Vive les �lections !
Chauffe le lait pour le repas. Et s'il pleure, change les couches.
Fais voir. Je rasais mon p�re aussi.
Nous n'allons pas t'enfermer, mais ne sors pas de la maison.
On revient avant la nuit.
On y va, Pepe.
Slovaques ! Notre destin a toujours �t� le travail !
On s'est couch� avec le travail et nous nous levions avec le travail !
C'est le programme du nouveau parti... le Parti du travail !
Votez communiste et tout sera � vous !
Les vaches, les chevaux, les usines,
Vive Staline... Benes... Komet !
Les partisans saluent le Premier mai !
Le pain d'�pice est gratuit aujourd'hui demain le vin, le Champagne, les femmes
Votez Zelka, votez le num�ro 3 !
Staline est source de vie heureuse !
La nationalisation des usines, etc.
apportera la justice sociale.
Qui vote pour Gottwald, vote pour une meilleure vie !
Qui n'est pas avec nous est contre nous
Sourire ! Un instant !
Staline t'a bott� le cul.
Viens prendre une bi�re, Janko.
� la sant� de notre maire.
Il n'a rien � faire ici. Il n'a pas particip� � l'insurrection.
Qu'est-ce qu'il n'a pas fait ?
Il a lutt�... Il s'est battu...
Renseigne-toi sur les Slovaques.
Tu crois que l'insurrection �tait seulement dans ton village ?
Il y a aussi une femme en moi. Je veux �galement aimer.
Je sais que ce n'est pas le moment. Il faut lutter et construire, mais...
Qu'est-ce que tu as l� ? C'est dur ?
Un r�volver. N'y fais pas attention.
L'homme a droit � l'amour !
Attention ! Il est assur� ?
Oui.
D�shabille-moi, fais-moi l'amour !
Nous sommes �gaux, l'avenir nous appartient.
Macasek ! Camarade Macasek !
Quoi ? Va te faire chier !
Elle est venue !
Qui �a ?
Une camarade, vous la connaissez pas.
Laisse-la tomber.
C'est la f�te du travail, et on fout rien, des r�actionnaires !
Reste !
La prochaine fois.
Je t'en prie, reste !
Le devoir appelle.
Tu ne dois pas aller en ville.
Quelles orgies ils font avec elle !
Je l'ai vu de mes propres yeux.
Tra�tre ! Tu ne m'as pas compris !
Tu n'as rien compris.
Mais je suis forte. Forte...
Je ris. Je ris.
La ch�vre est plus raisonnable qu'elle.
Est-ce possible ?
On peut pas la laisser avec la petite.
Ne pleure pas.
Laisse tomber.
Elle pleure parce qu'elle a faim.
Viens vers ton plus beau p�re.
C� c'est notre Lise.
Elle nous donne du lait.
Et voici Maman. Elle va nous jouer quelque chose.
La bonne pur�e... On va manger...
Esther ! Pose �a !
Tu as voulu le tuer ?
Oui... Et vous... Et moi...
Quelle cr�ature es-tu ?
Tous.
Un enfant est une cr�ature de Dieu.
Tue-moi !
Pardonne-moi, Esther !
Je suis habitu�e � �tre battue.
On me battait quand je refusais.
Je ne savais pas me d�fendre.
Je voulais vivre !
Je payais ma vie avec mon corps.
Je me disais... Je tiens le coup... la guerre va finir.
Et l'enfant ?
Il n'y est pour rien, Esther.
Je ne suis pas Esther.
Avec Esther j'�tais au pensionnat.
J'�tais ici en vacances.
Je n'avais personne et je suis venue.
Et je vous ai trouv�s.
Nous t'aimons.
Je sais. Je sais.
Je suis fier de vous conna�tre.
Je n'ai jamais �t� dans les journaux.
C'est nous ?
Buvons un coup !
Je vous apporterai les journaux. Gratuitement.
Vous me paierez avec le tr�sor.
Qu'en feriez-vous ? L'or porte malheur.
Sant� !
Et � la petite !
O� est mon v�lo ? Au voleur, au voleur !
Ma roue !
Il l'a d�mont�e !
Un fou.
Le registre n'est pas un moulin.
La naissance s'annonce dans 8 jours.
Le votre a presque 1 an.
Vous avez �t� voir le cur� et non l'administration.
Excusez-nous.
Religion ?
C'est obligatoire ?
Bon. J'�cris : sans religion.
Le p�re ?
Vous n'auriez pas d� l'amener.
Lequel de vous est le p�re ?
Madame le registre... Aucun de nous.
P�re inconnu.
� la limite... je pourrais �tre le p�re.
Pourquoi toi ? Inscrivez-moi.
Non, moi !
Inscrivez-moi !
Et alors ? �tes-vous ivres ?
Excusez-nous, la famille est compliqu�e
R�fl�chissez et revenez.
Ils font chier... les gratte-papiers !
Et vous deux l� ?
On est all� au registre.
Enfin. �a n'a pas fait mal.
Il manque encore le mariage.
Le mariage ? Pourquoi pas ? Je l'emm�ne ailleurs.
En ville, ici tout le monde la regarde comme un cheval de cirque.
Il lui faut une ville, pas ce trou.
Mais c'est ton pays natal, mec.
Esther, on va te demander en mariage !
On a �t� au registre.
Voici tes fianc�s, �a va �tre gai.
O� est l'or ?
Esther, montre-toi !
L'or a disparu.
On le lui avait donn�.
Elle s'est de nouveau tir�.
Je ne comprends pas. Elle �tait d�j� gu�rie.
Elle nous a laiss� tomb� avec la gosse.
Tu vois, on est bien dou�s. Quel amour !
Pas de sexe et un gosse sur le dos.
C'est terrible...
Regarde ce qu'elle a fait !
Elle d�conne de nouveau.
Esther, rentre � la maison !
La petite a besoin de toi.
Je ne suis pas venu au monde pour pourrir ici.
Et qu'est-ce qu'on fait de la petite ?
Tu la mets � l'orphelinat.
Il y en a un � l'�glise de Rakovo.
Lance-mines. Mitrailleuse !
Qu'en fait-on ? En ville !
Plus vite !
Une trentaine est pass�e,
mais la guerre est finie.
Ce sont les derniers morts.
O� est la votre ? Elle est all� visiter sa tante.
Tu parles, elle s'est taill�e.
Sans la petite.
Elle est peut-�tre partie avec les...
En fait, elle �tait juive.
Ce n'est pas s�r. Va savoir.
On est fait l'un pour l'autre. Tu as raison.
On sera bien ensemble.
Oui, on est bien. Chante, Pepe !
On est bien, les c�libataires,
Je vais te guider, te former...
Forme-moi.
Je vais faire de toi un homme
important et puissant.
Tu ne dois pas dormir.
R�veille-toi ! Prends-moi !
Mordons-nous, comme des chiens.
Je vais te r�veiller.
Demain matin, Zelka.
Ne dors pas !
Je vais te r�veiller.
Adieu.
Et nous deux ?
On va pr�parer la p�te.
Il faut bien bosser.
Vous avez du feu, Madame ?
Macasek ! Pepe !
Descends, tu dois revenir !
Tu d�connes ?
Pepe, elle n'est pas partie !
C'�tait eux. Ils sont venus chercher cet or maudit.
On aurait pas d� la laisser seule.
Pardonne-moi, Esther !
O� avez-vous de l'eau ici ?
Vous n'�tes pas marrants.
Vous �tes p�les.
Tu te lavera � la maison.
Tu regrettes l'eau ?
Va-t'en, je t'en prie !
Laisse-moi tranquille !
Va au diable !
Qu'est-ce que tu as dis ?
Va te faire chier !
Tu le regretteras.
Haut les mains !
Vauriens !
Vous ne savez pas qui je suis.
Mais je vous aurai.
Le moment viendra.
Dieu dit le troisi�me jour :
Terre, engendre l'arbre avec les fruits
de sa g�n�ration.
Ne sommes-nous pas les pommes m�res de l'arbre ?
Qui m�rissent et ne veulent pas tomber ?
Il g�le d�j�
et nous sommes toujours sur la branche.
Qui est mieux que nous ?
Des enfants sans p�re, j'en ai deux.
J'ai deux p�res, comme un magicien.
Que dis-tu, Lisa ?
Tu ne dis rien ?
Pr�pare le d�jeuner, Esther !
La ma�tresse de maison, on a faim !
Lisa dit des conneries comme Pepe, hein ?
La danseuse de Cancan � Paris.
Elle est dans les pionniers. Elle va � la r�union.
J'aime le cancan et vous les r�unions ?
On est tous diff�rents.
Prengel de la lev�e, moi la mousseuse
Et Esther la sucr�e.
Une mer rose de doux sommeil.
Et Maman envoie l'ange
et embrasse Esther une fois,
et encore une fois,
puis arrive chez Pepe
et garde Esther jusqu'au matin.
Bonne nuit !
En automne, tu iras � l'�cole.
On ne peut pas l'�viter.
�viter quoi ? Moi ?
La salet� vous boufferait sans moi. Vous n'aimez pas laver.
Ne sois pas si s�v�re.
Si vous vous �chappez,
je prends le long, le large et le clairvoyant...
Et le petit Christophe, hein ?
Non, il pue.
Vous avez entendu ?
Votre Kornet s'est bien montr� !
Le grand fonctionnaire �tait dangereux
On l'a arr�t� et on lui a pris ses m�dailles.
Le h�ros de l'insurrection !
Quand l'a-t-on arr�t� ?
Hier.
Il faisait une conspiration.
Et alors... Rien...
Esther, viens ici !
Qu'est-ce que tu as fait ?
Qu'est-ce qui t'a pris ?
Laisse-moi ! Avoue !
Tu as d�truit le souvenir de ta m�re !
Je n'ai rien d�truit. Je m'en vais !
Elle l'a coll�e au c�ur.
J'ai fait une gaffe.
Tire !
Tiens, notre or !
C'est une princesse !
O� l'as-tu pris ?
Sur la branche.
Esther l'avait cach� dans l'arbre.
On l'a tu�e pour cet or maudit ! Descends-le !
C'est mon tr�sor.
On va te le garder. Donne-le-moi !
Je vais vous quitter... Pour toujours.
Ne te f�che pas !
C'est ton tr�sor.
Il faut le cacher. Sinon, ce n'est pas un tr�sor.
Mais je joue d'abord.
Qu'est-ce qu'on va jouer ?
Quelque chose de Mahler.
C'est la mode longue maintenant.
Merci, mes papas !
Que tu sois grande, �panouie,
et sage.
Et qu'on soit toujours ensemble !
Souffler !
Un, deux, trois, quatre, six sept !
Une journ�e noire.
Le g�n�ralissime Staline est mort.
Eh, boulangers !
Les arbres pleurent aussi.
C'est un deuil national.
Quoi... Suis-je ivre ?
L'or de Mahler.
Ces putains me l'ont souffl�.
� un citoyen honn�te comme moi...
Honneur au travail, camarade pr�sidente Je peux y aller ?
Camarade, tu restes comme t�moin.
Apportez les preuves !
Vous pouvez �crire.
Mon or. Quelle injustice !
C'est un malentendu.
C'est une histoire compliqu�e.
Je n'ai vol� qu'un v�lo.
Je le reconnais.
On fera le proc�s-verbal � la police.
Nous pr�f�rions rester ici.
Mais Zelka...
Assis !
Madame la camarade nous connait bien, elle peut expliquer...
Que voulez-vous expliquer ?
On remplit le plan quinquennal en 4 ans
et vous... �l�ments subversifs,
parasites abusant de notre g�n�rosit� !
Apr�s la guerre, on vous aurait pendus.
Qui a-t-il ?
Et la petite ?
Vous avez viol� la loi sur les m�taux,
contre la sp�culation et sur la nationalisation.
Et m�me si ce que vous dites est vrai,
il fallait annoncer la d�couverte.
N'aie pas peur, ma petite.
On va faire un tour en voiture. Je ne vais pas avec vous !
Attrapez-la ! L�, sur l'arbre !
Qu'est-ce que vous voulez ?
Mes papas ! C'est notre arbre !
Je ne veux pas aller avec vous !
Prengel ! Pepe ! Aidez-moi !
Signez !
Estimation � 1 400 000 couronnes.
Allez-vous-en ! Je ne vais pas avec vous !
Tiens-la !
Laissez-moi !
Au secours ! Elle mord, la b�te !
On �difie le socialisme sur rien,
et vous, vous roulez dans l'or. Sp�culateurs !
Mes papas... Ne me laissez-pas !
Je veux �tre avec vous.
On existe peut-�tre pour cet instant.
Ne me d�livrez pas !
Montez !
On y va !
Tu peux �tre contente de partir.
Avec eux, tu serais sauvage. Non !
Nous ferons de toi une bonne citoyenne.
Je vous ai bien eu.
On ne trompe pas le petit Christophe.
Il y a une justice dans ce monde.
Remuez-vous !
Plus vite, plus vite !
Sais-tu que nous avons lanc� un satellite artificiel de la terre ?
Avec une fus�e.
On entend partout de la musique.
On te rel�che en ce grand jour.
Tu ne m�rites pas un tel bonheur.
Comportez-vous bien.
Tirez une le�on de la punition.
Vous �tes encore jeune.
Vous pouvez y aller.
Salut !
Le satellite survolera � 16H00,
on ne le verra pas dans la journ�e.
Ce sont ses sons caract�ristiques
que nous vous pr�sentons.
Monsieur l'instituteur !
C'est vous ?
Tu es revenu...
On m'a rel�ch�. C'est bien.
Et o� est le copain du com�dien ?
Je ne sais pas.
Savez-vous o� est la petite ?
Viens !
On va la trouver.
Ne courrez pas ! Attention ! C'est la camarade directrice !
Honneur au travail !
C'est pourquoi la pile ?
Je veux �tre une princesse. Mais tu l'es.
Belle comme un sapin de No�l
C'est fantastique ! Tu es l� !
Papa !
Ma princesse !
Eh, ne pressez-pas !
C'est fragile !
Tu t'es remis � parler tch�que ?
On me l'a appris.
Prengel, je pleure. Vieux com�dien, va !
Tu m'as �mu.
Chers camarades !
Voici les r�sultats du concours
sur le masque le plus progressiste !
Zofie arrive en troisi�me position comme tractoriste.
Nos f�licitations !
Deuxi�me Jaroslav avec le masque d'ouvrier de choc.
Et maintenant attention !
Le premier prix revient � Esther !
Avec le masque du symbole du progr�s.
Le Sputnik sovi�tique !
Nos f�licitations sinc�res !
Qu'y a-t-il ?
Tu pleures ?
Esther pleure de bonheur,
car c'est son beau jour.
Je n'ai pas eu une si belle jeunesse.
Nous touchons les �toiles
et on devient les ma�tres de la nature.
Je d�clare donc
que le travail contribue
� la paix et au progr�s dans le monde.
Ne pleure pas !
Tu as gagn� !
Je ris d�j�.
Et je rirai toujours, car je suis � vous.
Tu es � nous sans �tre avec nous.
Je veux �tre pour toujours avec vous.
Tu le seras un jour.
Ne t'inqui�te pas.
Qui sera le premier en haut ?
Tu sais ce que disais le vieux Berousek
en faisant sa caisse � la f�te ?
Bien s�r que je le sais.
C'est peut-�tre pour cet instant que nous sommes au monde.
C'est �a. Pour cet instant.
On est bien.
On est bien, les c�libataires,
on va voir les filles quand on veut
les hommes mari�s doivent �tre chez eux
aupr�s de leurs bonnes femmes.
Avec
Avec
Musique
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.