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[homme 1] En place !
Olivier…
Tu as donné ta vie pour la France.
Tu resteras dans la mémoire de chacun d'entre nous.
[musique triste]
Pour l'ensemble…
Go !
Va en paix, Olivier.
Que le Seigneur tout-puissant t'accueille en son royaume
et qu'il t'accorde le bonheur éternel
au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Amen.
En place !
[la musique continue]
[homme 2] Attention pour lever ! Lever !
En…
marche !
Gauche.
Gauche.
Gauche.
Gauche.
[la musique continue]
[homme 2] Attention… Halte !
Posez !
Posez !
[la musique continue]
[homme 2] Droite.
Droite !
[homme 1] Attention !
Repos !
[la musique continue]
[musique rock]
[cri du groupe]
[homme 1] Ce qu'on vient de faire, là, dire adieu à un camarade,
à un frère d'armes…
C'est le moment ultime qu'on redoute tous.
Cette mort ne doit pas être un point pour l'ennemi.
Y a de la colère en nous, c'est vrai.
Mais ça doit pas nous affaiblir, au contraire,
on doit se surpasser pour faire honneur au sacrifice d'Olivier.
On a compris contre qui on se bat
et on ira jusqu'au bout, ensemble, sans faillir.
Souvenez-vous,
on fait pas bien la guerre avec la haine.
Euh…
Ce que j'avais envie de partager avec vous aujourd'hui,
c'est que Olivier était comme nous, ici.
Il aurait pas voulu d'une autre vie.
Olivier, t'étais…
plus qu'un ami pour nous tous, t'étais…
T'étais un frère.
Je sais que tu nous regardes de là-haut.
Sache que tu seras toujours avec nous,
dans nos cœurs.
À Olivier !
[tous] À Olivier !
[sonnerie]
Zaïd.
Martin.
[sonnerie]
Allô ?
[femme 1 au téléphone] Allô ?
T'as reçu ma vidéo ?
- Qu'est-ce que tu veux, Zaïd ? - Ma fille.
Et mon petit-fils.
Donc un échange ?
Tu viens avec Salwa, Yanis, et tu repars avec ta copine.
Tout le monde est content.
Je vois avec le commandement.
N'en parle pas trop.
Sinon, je la livre à l'Amniyat. Ils pourraient la brûler dans une cage.
[en arabe] Salam alaykum.
[en français] Il pourrait arriver la même chose à ta fille.
Je crois pas, non. Pas la patrie des droits de l'Homme.
Ça sera pas nous. On la remettra aux services irakiens.
Ils savent être très inventifs.
C'est ce que je te dis.
Faut que ça reste entre nous.
[musique de suspense]
[ouverture de porte]
J'ai soif.
[déclic]
J'ai soif !
Bon, l'avantage, c'est que Zaïd est aussi pressé que nous.
Ah ouais ?
Si Daesh apprend qu'il a passé une semaine chez nous,
et qu'on a sa fille et son petit-fils,
ils sauront qu'il a balancé les djihadistes arrêtés en France.
Pour l'instant, la prise d'otages n'est pas revendiquée par Daesh.
Ça prouve que Zaïd agit en dehors des radars de l'État islamique.
Venez !
Venez !
Je vais vous présenter quelqu'un.
[homme 3] Bonjour.
[homme 4] Bonjour.
Bonjour.
[homme 1] Messieurs,
Adèle, je vous présente Pierre, de la DGSE, il arrive d'Amman.
Il est là pour coordonner la libération de Sab.
Adèle.
Je sais.
Eric, mon officier de liaison.
Bien.
Je peux vous assurer que la libération de la caporale Besson…
Sab.
Que la libération de Sab est notre priorité absolue.
Tous les moyens du service sont à ma disposition pour qu'on la retrouve.
À partir de maintenant, nous prenons la main.
C'est pas…
un geste de défiance, c'est pas…
une mise en cause de vos compétences.
Je vous demande de me faire confiance.
Si chacun fait son métier, tout se passera bien.
[homme 1] Bien sûr.
Merci, Pierre.
Messieurs, je vous verrai tout à l'heure.
Bien sûr. Ouais.
C'est quoi son problème à lui ?
Il nous demande pas ce qui s'est passé, il nous prend de haut.
- Attends, attends, doucement. - Oui, attendez.
Stop, stop, stop.
Je comprends que ça vous foute les boules, mais désormais,
tout ce qui concerne la libération de Sab, c'est la DGSE qui va gérer, pas nous.
Le mec est comme il est. On va faire avec.
[il toque]
Ah oui, je voulais vous présenter Kevlar, que certains connaissent.
Le groupe 32 est rentré à Paris. Kevlar va remplacer Rimbaud.
Vous êtes au courant pour son frère.
Colonel, si je peux me permettre, faut pas oublier mon binôme.
- Encore un nouveau mec ? - Tu vas voir…
Il a une compétence que t'as pas.
Tyson !
[Kevlar] Oh.
Ouais.
[rire de Kevlar]
- Berger belge ? - Exact, malinois.
C'est quoi, sa spé ?
Recherche d'explos.
Bienvenue au 45, Kevlar.
- Merci. - Il y a des questions ?
- Négatif. - Non, mon colonel.
Ça y est, c'est le départ ?
Ouais.
Ça fait beaucoup, là.
[il renifle]
Je m'occupe de mon frère, et je reviens vite.
Prends soin de lui.
Prends soin de toi.
Je vous laisse entre de bonnes mains. Hein ?
[musique intrigante]
Donne-nous des nouvelles de temps en temps.
Fais attention à toi.
Ça va être long.
[vrombissement du moteur]
Qu'est ce qui va être long ?
Rien, t'inquiète pas.
[en anglais] Hé !
Hé !
Va-t'en.
Laisse-moi tranquille.
Tu es là depuis longtemps ?
Ted Kerry.
Je suis Ted Kerry.
Tu te souviens de moi ?
Non.
Ted Kerry.
CIA.
Qu'est-il arrivé à tes doigts ?
Coupés.
Comment ?
Zaïd.
Zaïd t'a coupé les doigts ?
Tu es la prochaine.
[musique inquiétante]
[elle respire fort]
[en français] OK, la photo a été envoyée depuis ce cybercafé,
en plein Mossoul, dans la zone sous contrôle de Daesh.
Il se déplace.
Ce matin, il vous a appelée du quartier bab kali dba.
On sait qu'il est assez haut placé
pour entrer et sortir de la zone Daesh sans autorisation.
Il faut du rens' sur ses déplacements. On va activer nos sources.
Ah non, surtout pas.
Si la rumeur se propage que Zaïd détient une otage, il devra la livrer à l'Amniyat.
C'est ce qu'il vous fait croire.
Je connais Zaïd.
Si on accepte sa proposition, Sab sera rentrée demain.
Vous croyez que vous connaissez Zaïd, mais vous ne le connaissez pas.
Il vous manipule.
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Vous l'avez rencontré, vous lui avez parlé.
Vous débarquez d'Amman. Vous connaissez à peine le dossier.
Je veux plus que vous ayez de contact avec Zaïd.
C'est clair ?
C'est quoi le plan ?
Ce n'est pas de me jeter dans un piège qui peut coûter la vie à l'otage.
Ce n'est pas un piège.
Vous en êtes sûre ?
Non.
Vous seriez stupide de faire confiance à une ordure comme Zaïd.
Vous faites un pari.
Vous croyez qu'il veut à tout prix sa fille et son petit-fils.
Vous voulez tellement que ça marche, que vous perdez toute prudence.
Et qui va payer si vous vous trompez ?
Sab.
[sonnerie]
Allô ?
T'es qui, toi ?
Ton nouveau contact.
Passe-moi Adèle.
Je parle pas à la DGSE.
Il va revenir.
[ouverture de porte]
- Mon colonel ? - Plus tard, plus tard.
Mettez une chaîne info tout de suite.
[voix de femme] Dernier bilan concernant l'attaque perpétrée ce matin
au consulat français d'Erbil :
cinq morts et huit blessés, dont deux en urgence absolue.
Selon le Quai d'Orsay,
tous les membres du consulat ont pu être évacués et placés en sécurité.
Le ministre des Affaires étrangères va s'exprimer dans quelques minutes.
[musique grave]
[il souffle]
C'est les représailles de Daesh.
On a démantelé la filière qui devait commettre les attentats en France.
Ils nous le font payer.
Les hommes qu'on a arrêtés en France venaient de la katiba de Zaïd.
Ce sont ses hommes. Il faut chercher de leur côté.
Ouais, il a raison.
- Sab est peut-être avec eux. - Qu'est-ce qu'on a dit ?
Tout ce qui concerne la libération de Sab, c'est du domaine de la DGSE.
Mon colonel, on peut quand même faire le lien avec la katiba de Zaïd.
Faudrait voir nos contacts Assayech.
Ils pourraient identifier l'auteur de l'attentat.
Le consulat de France est dans leur fief.
C'est comme si Daesh les avait attaqués directement.
Tu vas à Erbil voir les Kurdes.
Toi, tu restes ici avec Pierre.
Assayech, c'est mon domaine. Ce sont mes contacts.
[le colonel soupire]
OK, allez-y.
[ensemble] Merci, mon colonel.
- On est bien à Mossoul ? - Ouais...
Ouais...
Ouais...
[tintement des chaînes de Sab]
Ils arrivent.
Les Seals, ils viennent me chercher.
Je suis important, tu sais.
Oui...
Je sais.
[quelqu'un approche]
[expiration]
[bourdonnement d'une mouche]
[verrouillage de la porte]
[musique intrigante]
- Hé ! - [Ted] Hmm ?
[Ted] Oh !
[musique oppressante]
[musique orientale mystérieuse]
- Nesrine. - [Nesrine] Adèle.
- Comment vas-tu ? - Bien.
Contente de te voir.
Tu connais Martin Mansard ?
Enchanté.
Je suis désolée de l'attaque contre votre consulat.
Assayech est sur le dossier. On les trouvera.
Oui.
Sûrement des représailles suite aux arrestations en France.
En effet, on a de quoi confirmer cette théorie.
On a les images des caméras de surveillance du consulat.
Regarde.
[musique intrigante]
Regarde là.
[bips de défilement des images]
C'est un Franco-Algérien de la katiba de Zaïd Osman.
Comme les types que vous avez arrêtés en France.
Son nom est Abdou Kader Masroudi.
Zaïd est toujours en fuite.
Il se cache peut-être avec les hommes de sa katiba.
Tu as une idée du lieu ?
Ces types vivent bien quelque part.
Oui, on le sait,
mais ce n'est plus notre périmètre.
Près de l'aéroport de Mossoul.
Zaïd aurait commandité l'attentat ?
Zaïd est rarement avec ses hommes.
La katiba est dirigée par son meilleur lieutenant,
un Français converti.
Abou Maryam el Françaoui.
Son vrai nom est Francis Verdier.
Il est cruel, vicieux.
Il bourre les cadavres de ses victimes d'explosifs, puis les abandonne.
Sait-on ce qui a été utilisé pour l'attentat ?
Oui. L'explosif préféré de Verdier :
le TATP.
C'est lui, le cerveau.
Le kamikaze était sûrement un de siens.
[bourdonnement d'hélicoptère]
[conversation lointaine]
[femme 2 en français] Zaïd est sur un siège éjectable.
L'attentat d'Erbil, ça confirme la montée en puissance de son lieutenant,
Francis Verdier.
Il montre qu'il se venge des Français alors que Zaïd ne fait rien.
[Pierre] Je suis d'accord.
Zaïd négocie pour son otage. Il n'a pas pu préparer cet attentat.
Si on capture Verdier, il acceptera certainement de négocier.
Il nous aidera peut-être à localiser Zaïd.
Je pense que le groupe 45 est capable de capturer Verdier.
OK. Dis-leur qu'on le veut vivant. En fonction de ce qu'il nous dira,
on verra si on fait l'échange avec la fille de Zaïd ou pas.
On n'a pas vraiment le temps d'attendre.
On fera pas d'échange tant qu'on sera aveugles.
On met les grands moyens, mais il faut du temps.
[Pierre] OK.
On se rappelle ?
OK.
[brouhaha des conversations]
- Pardon, je vous interromps. - Oui ?
Paris est très intéressé.
Ils veulent Verdier.
Ils pensent que Verdier peut nous mener à Zaïd et donc à Sab.
Oui, sauf qu'on peut mettre des semaines pour le localiser.
Plus on traîne, plus il y a des risques de fuite et plus c'est dangereux pour Sab.
Donc il vaut mieux une bonne opération suicide ?
C'est pas ce que je viens de dire.
Elle a raison, on sait pas où est Verdier. Ce sera pas simple de le trouver.
Rien nous dit qu'il va parler, en plus.
On a travaillé sur lui.
On sait qu'il est très proche de Cheik Yacine,
un imam qui prêche à la mosquée d'Acra,
dans la banlieue de Mossoul.
C'est Cheik Yacine qui l'a fanatisé.
Verdier reprend souvent sa rhétorique, pose ses prêches.
S'il vous plaît, vous pouvez me faire un zoom sur la mosquée d'Acra ?
[musique orientale intrigante]
[musique légère]
Bon, bah, c'est ici.
Merci.
Martin !
[Martin] Ouais ?
Le voilà.
Caporal Colin, mon lieutenant.
- Enchanté. - T'as fait bon voyage ?
- Ouais. - Christian, c'est ça ?
Bijou, mon lieutenant, je préfère.
- OK, Bijou. Moi, c'est Martin. - [Bijou] OK.
- Paco. - Bienvenue.
Enchanté.
Et c'est quoi, cette caisse ?
Confidentiel Défense, mon lieutenant.
Le matériel, ça va au magasin.
Non, mon lieutenant. J'ai ordre de l'ouvrir qu'à l'intérieur.
D'ailleurs, regardez.
J'avais tellement peur qu'elle se perde.
Je me suis attaché à la poignée avec ça.
Bah… OK, très bien. Bah, pose ça là, je t'en prie.
Allez.
[roulement, tintement de la chaîne]
[Martin] Bon, les gars.
Je vous présente le nouveau.
- Christian. - Bijou.
Bijou.
Spit, dépiégeur.
Enchanté.
- TLD. - Kevlar, mon adjoint.
Tivenou, OPC.
- [Kevlar] Et lui, c'est Tyson. - [Bijou] Enchanté, Tyson.
Bon, tu l'ouvres.
Euh… Il faut le tampon du commandant du secteur.
- Mon lieutenant. - Très bien.
C'est pour qui ?
Pour le groupe, mon lieutenant.
Bah, vas-y, ouvre.
Pas sans le tampon.
Tiens, allez. C'est tamponné.
[Bijou] Super.
Vert pour ouverture.
[Bijou] Merci, mon lieutenant.
[tintement de la chaîne]
Voilà pour vous, les gars.
Mon lieutenant.
De la part du club des épouses !
- [tous] Oh ! - Voilà !
[Bijou] C'est pour vous, les gars.
[exclamation de joie]
- [Spit] Magnifique ! - [Paco] Ouais !
Bon, bah… Moi, j'avais aucune idée de pourquoi on m'envoyait ici.
Et on m'a informé pour… pour Sab.
Je veux dire
que je suis pas là pour la remplacer, mais pour la libérer avec vous.
[Bijou] OK ?
Très bien. Allez, bienvenue.
- Je vais te montrer tes apparts. - Merci.
Allez, viens. C'est par là.
[Spit] Apéro ce soir, mon pote. Saucisson, fromage, vin rouge.
[musique intrigante]
Vous rencontrez votre mari sur Internet, puis vous partez en Syrie.
Votre père, Zaïd Osman, y était déjà… Qu'est-ce qu'il a dit en vous voyant ?
Mon père, c'était déjà quelqu'un d'important dans Daesh.
Je voulais qu'il soit fier que sa fille soit une bonne musulmane.
Mais il n'aimait pas Farès, ton mari.
Quand il a su que Farès me frappait, il est devenu fou contre lui.
Il aurait pu le tuer.
Salwa, est-ce que tu crois que ton père est capable de trahir Daesh pour toi ?
Je veux pas qu'il prenne de risques pour moi.
Vous croyez que c'est possible ?
Il pourrait le faire ?
Je suis fatiguée.
Je veux voir mon fils.
Yanis !
Aïe !
- Attention. - [elle gémit de douleur]
Salwa, Yanis, si vous voulez dire quelque chose à Zaïd,
si tu veux lui transmettre un message,
c'est maintenant.
Dis quelque chose à ton grand-père.
Grand-père,
je veux devenir un combattant,
ça m'est égal de mourir, si Dieu le veut...
[musique dramatique]
[en français] Je reconnais que Salwa a l'air proche de son père.
Ah, quand même !
Je vais demander à ma hiérarchie que vous puissiez parler à Zaïd.
Ça voudrait dire que je me suis pas complètement plantée, alors ?
Vu vos liens avec lui, il fallait qu'on soit prudent.
Je n'ai pas de liens avec Zaïd.
C'est ce que vous dites.
On a tout criblé pour voir si vous n'aviez pas commis de faute professionnelle.
Vous en avez trouvé une ?
Votre liaison avec ce chef de groupe, Olivier, votre hiérarchie le savait ?
J'ai beau chercher, je vois pas en quoi ça concerne la DGSE.
C'est juste une question.
T'es pas obligée de prendre mal tout ce que je dis.
Ah bon ?
Ah, d'accord.
- On se tutoie, donc ? - Bah ouais.
Mis à part ton histoire sentimentale, t'as l'air clean.
[coup]
[musique menaçante]
[tintement de chaîne]
Mange, mon bon chien.
[homme 5 rit]
Mange.
Mange.
[Ted en anglais] Non.
Sale chienne puante.
Mange.
Je veux parler à Zaïd.
Mange, sale chienne puante !
Je veux parler à Zaïd.
Mange, sale chienne !
Je veux parler à Zaïd !
Ahmed, arrête !
Ahmed, arrête !
Ça suffit.
[elle grogne]
Arrête ça !
Arrête !
Et toi, t'es con ou quoi ?
Zaïd a dit de pas la toucher !
Elle l'a cherché.
Je veux parler à Zaïd !
Calme-toi.
[musique mystérieuse]
[fermeture de la porte]
[léger claquement, tintement d'une chaîne]
[brouhaha]
[déclic]
[en français] Un véhicule en approche.
[Spit] Un pax à l'intérieur.
[déclics]
J'ai le chauffeur en visu.
[musique de suspense]
Martin, ici Adèle.
Le chauffeur, c'est bien celui de Verdier.
OK, 45, bien pris.
Attention, ça sort.
On a une dizaine d'enfoirés qui sortent de la mosquée.
Y a au moins quatre mecs armés.
[déclics]
[la musique s'intensifie]
[Pierre] Yes !
OK. Martin,
le grand en qamis beige,
et avec le chèche marron, c'est Francis Verdier.
OK, bien pris.
Paco, suis la voiture.
[musique intrigante]
[la musique s'arrête]
Onze, ici 45.
On a logé Verdier.
Je répète, on a logé Verdier.
Bravo, les gars.
[Adèle] Bravo.
[sirène]
[sirène au loin]
[tonalité]
[sonnerie]
[elle se racle la gorge]
Allô ?
Ah, c'est toi.
Ils ont compris.
Qu'est-ce que tu veux ?
Tu connais le village de Bartella ?
[Adèle] Je vois, oui.
Il n'y a plus que des ruines.
Tu viens avec ma fille et Yanis.
Une seule voiture.
Et c'est toi qui conduis.
Tu plaisantes.
Je viens pas toute seule.
Moi, je serais seul.
Écoute...
Écoute, Farid...
Non, j'ai un ami qui vient d'arriver.
Je te rappelle, OK ?
[musique de tension]
- [en français] Merde. - Mais non.
C'est lui qui retarde le processus. Ça nous arrange.
Je croyais que tu voulais faire l'échange le plus vite possible.
[Pierre] Pas vite, Adèle.
Jamais vite.
T'as des nouvelles de ta fille ?
Quelle honte, Moktar !
Son mari, ce chien de Farès,
il a tué notre comptable et a disparu avec l'argent.
Après toutes ses belles paroles, ses beaux discours sur la foi,
il a déserté l'État islamique.
Ta fille ?
[en français] Avec lui, je pense.
Tu vois où on en est ?
Les combattants comme Farès commencent à déserter.
Ils croient plus en la victoire.
[on toque]
Qui t'a dit d'entrer ?
Sors.
Et ferme la porte.
[fermeture de porte]
[en français] L'émir anticipe la défaite.
Tu sais où j'étais la semaine dernière quand j'ai disparu ?
J'étais à Riyad.
On m'a envoyé ouvrir des comptes bancaires.
Ils vont transférer les fonds là-bas.
Ça reste entre nous.
[Moktar] Hmm.
Ça va, mon pote ?
Ouais, ça va.
S'il y a un truc qui va pas, tu peux me parler.
[il inspire]
Non, c'est juste que…
depuis Olivier…
j'ai pris des cachetons.
Mais ça va mieux.
C'est de ça dont vous parliez avec Rimbaud ?
Ouais.
J'en parle à Martin ?
Non, si Rimbaud t'a rien dit, attends.
C'est ce que m'a dit ma psy.
Pardon ?
"Attendez de voir." C'est ce que m'a dit ma psy.
Ta psy ?
Je l'ai trouvée sur Internet. J'ai fait ma première séance hier.
Et ça t'a fait du bien ?
C'est un peu tôt pour savoir, mais…
Ouais, je crois.
C'est bizarre ?
Non, c'est pas bizarre.
C'est pas…
Non, c'est bien, c'est bien.
Grâce au drone, on a un visuel précis sur la zone mission.
Les hommes de la katiba de Verdier
sont logés dans ce pâté de maisons.
Verdier est logé là, dans cet immeuble, au bout de l'allée.
Pour la récupération, en cas d'urgence, on a deux zones de poser pour l'hélico.
La première, à environ 550 mètres, au nord-est de la zone mission.
La deuxième, 400 mètres au sud.
On a un drone de soutien ?
Paco, t'as vu avec les Américains ?
On aura un Reaper au-dessus de nous à partir de 17 heures locales.
Play of time, six heures.
Bon, merci.
- Les Irakiens arrivent dans 30 minutes. - [Martin] OK. Allez.
- Martin, je peux te parler deux minutes ? - Ouais.
J'ai eu Nina au téléphone.
Elle vous a appelé ?
Oui, parce que tu la rappelles pas.
On est sur le pont H24.
Elle vient d'avoir un enfant.
H24, elle sait ce que ça veut dire.
OK.
J'ai pas reçu ta demande de permission pour aller les voir. T'attends quoi ?
Bah, mon colonel…
T'as demande de perm' ce soir sur mon bureau.
On a besoin de nos familles.
Alors sois à la hauteur.
Oui, mon colonel.
[musique d'action crescendo]
Tiens, allez.
[soldat 1] Salut, ça va ?
[soldat 2] Ça va ?
[musique légère]
[musique de tension]
[il chuchote] Mon chien, mon chien.
[halètement du chien]
[Kevlar chuchote] Go !
[chant religieux]
[il chuchote] Couché.
Doumar.
[musique de suspense]
[Kevlar] C'est ça.
[Kevlar] Porte fermée. Pas de présence humaine.
Iir…
[musique mystérieuse]
[glissement de la fermeture éclair]
[Martin chuchote] Kevlar.
[il chuchote] Doumar.
[pas du chien]
Putain, il y a une gamine.
OK, go !
[tintement de la chaîne]
[il chuchote] Chut, chut, chut.
Ne dis rien. Ne dis rien.
[il continue de lui parler en arabe]
[en français] Coupe la chaîne.
Coupe la chaîne.
[Martin] OK.
- Chut. - [Spit] OK.
Coupe-lui.
Viens avec moi.
Viens, viens, viens.
[conversation au loin]
Ça va ?
Ça va aller.
D'accord ?
Reste là.
Ne dis rien.
[coup]
[tapement]
Doumar.
[Kevlar] Doumar.
[rires d'homme]
- [conversation indistincte] - [Kevlar] Porte fermée.
Des pax à l'intérieur.
Iir.
Allez, Paco.
[musique de tension]
Aboie, Tyson.
Aboie. Aboie, Tyson.
Allez, oui ! Aboie.
Aboie, oui !
[Tyson aboie]
[gémissement]
[gémissement]
[tirs]
[tirs]
[gémissement]
[respiration forte]
OK.
[musique de suspense]
[gémissement]
[Martin] Allez, go !
[halètement]
Paco !
[Martin] Go !
[en arabe] Allah akbar !
[musique grave]
Ouais.
C'est pas comme ça qu'il va nous aider à localiser Sab.
On se passera de lui.
[tirs au loin]
[les soldats parlent arabe]
Allez ! Il faut y aller !
On attend ! Martin n'est pas revenu.
Il est où ?
[musique héroïque]
[en français] Ça va aller. Hein ?
C'est bon, il arrive. On y va.
- [soldat irakien en arabe] Allez. - [Kevlar en français] Allez !
[Spit] Allez, allez !
[Spit] Let's go !
[klaxon]
[Martin] Allez, go, go !
Zaïd.
Regarde.
[tirs]
Un voisin a filmé.
Combien de morts ?
Les Français...
les ont tous tués.
Laisse-moi.
[musique dramatique]
[en français] Toi, vraiment, tu m'as bluffé.
Attention.
Viens.
Viens dans mes bras. Allez. Attention à ta tête.
[la musique s'intensifie]
Je viens d'avoir Zaïd.
Il annule tout.
[musique rock dramatique]
[musique de suspense]
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