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ENIGMA ROSSO
Pourquoi dois-je courir les supermarchés de toute la ville pour te trouver?
Tu demandes toujours ça ?
Je m'ennuie seule à la maison.
Je suis désolé.
Nous allons changer cela.
Et ça ?
Qu'est-ce que je vois là ?
Rien de plus.
Ce ne sont que quelques petites choses.
J'ai presque oublié ça.
Que dirais-tu d'un thé à la menthe poivrée forte ?
Bonne idée mais je crois que tu ne peux pas faire de thé.
Alors tu dis que je ne peux pas le faire ?
C'est exactement ça.
D'abord, tu dois faire chauffer la théière,
Puis environ trois à quatre cuillerées de thé pour un litre d'eau dans le pot.
Enfin, versez de l'eau chaude sur le thé.
Mais le plus important est que Le thé doit bien sûr avoir été volé
Pourquoi dois-tu le voler ?
Sinon, il n'a pas de goût.
Je pense que je vais devoir t'arrêter.
Oui ?
Bon Dieu !
Je serai là dans dix minutes.
Je le savais. Un homicide. Je dois partir tout de suite.
Tu seras-là là quand je reviens ?
J'ai l'habitude de t'attendre.
Merci.
- Je carresserai le chat. Au revoir. - Au revoir.
S'il vous plaît circuler. Il n'y a rien à voir ici !
- Salut. - Salut. Je suis arrivé aussi vite que possible.
Quand ils m'ont dit que vous n'étiez pas à votre bureau, je me suis senti perdu.
Qu'est-ce qu'on a ?
C'est une très jeune fille, 16 ou 17 ans. On vient juste de la repêchée.
- Meurtre ou suicide? - Meurtre.
C'est un meurtre. Elle a l'utérus déchiré. C'est terrible.
Je suis content que nous travaillions à nouveau ensemble.
Ne vous réjouissez pas trop.
Jansten, le coroner l'a déjà examinée il peut vous apporter des précisions.
La fille a environ 17 ou 18 ans.
Bien sûr, Chef, seule l’autopsie me permettra d’être plus précise.
Ses mains sont très douces. Je ne pense pas qu'elle a travaillé.
Elle était probablement encore étudiante.
La mort remonte à environ quinze à dix-huit heures. Donc hier après-midi.
La profonde déchirure de son ventre
a été causée par un objet contondant.
Cela a conduit à une hémorragie massive et par conséquent à sa mort.
Après un examen en laboratoire, je pourrai en dire plus, inspecteur.
Cela suffit pour l'instant. Il faut d'abord savoir qui elle est et où elle a vécu.
Après toutes ces années...
on devrait être endurci mais ça me rend pourtant malade.
Écoute, Lopopolo. Fais-moi une faveur.
Rapportes moi la corde et le sac en plastique à mon bureau.
J'ai aussi besoin de la liste de toutes les filles portées disparues la semaine dernière.
Allons y. Ne perdons pas de temps. Tout doit être prêt pour ce soir.
Toi aussi. Elle a besoin d'être repeinte.
Dépêchez-vous !
Bon courage.
Prendre le coeur.
Angela ! Angela, non !
Ils ont tué mon Angela ! Non !
Non ! Angela ! Angela !
Non !
Angela !
Allons-y.
Maman.
Nous faisons des progrès, non ?
Ouais. Elle s'appelait Angela Russo.
Elle avait 16 ans.
C'était une étudiante.
C'est sa mère et sa petite soeur.
- Comment est-elle morte ? - Quelqu'un l'a déchirée à l'intérieur.
Comme si elle avait déchirée par un animal sauvage.
Je n'aurais jamais rien vu de tel. Vraiment dégoûtant.
- Est-ce que l'arme était un gode? - Ouais. Un objet dur comme ça.
L'hémorragie interne a causé sa mort.
- Je vous dépose ? - D'accord.
C'est bon, ça suffit.
J'ai envoyé Angela dans un internat
parce qu'elle n'avait pas de père.
Et vous lui envoyé de l'argent ?
Oui, un petit peu.
Juste de l'argent de poche.
Dîtes-moi.
Angela avait-elle un petit ami ?
Est-ce qu'elle voyait quelqu'un en particulier ?
Je n'ai pas eu cette impression.
Le week-end, elle les passée à la maison
ou avec les autres filles de l'école.
On les appelait les inséparables. Angela, Franca, Paola et Virginia.
Passe le ballon.
- Par ici. - Vas-y !
- Dépêche-toi ! - Passe maintenant!
Lance-le maintenant.
- Allez ! - Tire-le, allez !
Bravo Paola!
Allez, passe cette balle !
Celle-là était sorti, hé !
- Passe-le ! - Allez !
- Allez, passe ! - Paola, je suis là !
- Passe la moi. Oui ! - Par ici.
- Envoie par ici. - Non non.
- Attendez. - Envoie-la par ici. Maintenant !
- Restez en rang. - Maintenant, envoie !
- Allez, passe là ! - Passe-là moi. Maintenant !
- Continue. - Mets-toi là.
- Retourne-toi ! - Ne vous endormez pas.
- Cours ! - Vite !
- Marques-la ! Marques-la ! - Non!
Si vous voulez bien me suivre. Je vais vous ferai visiter l'école...
et vous pourrez rencontrer les professeurs.
- Je vous remercie. - Par ici.
Mais je voudrais vous signaler encore une fois inspecteur, que ce n'est pas notre procédure normale.
Ah, oui...
Est-ce la procédure normal que vos élèves meurent de cette façon ?
- Attends ! - Vas-y !
Si vous ne le saviez pas,
nous sommes considérés comme le meilleur internat de la ville.
Nous n'acceptons que les filles des meilleures familles.
Les parents d'Angela été séparés.
Cela nous importe peu.
Ce qui importe, c'est que les frais de scolarité soient payés à temps.
Par ici.
Nous y voilà. Au cinquième rang. C'est le bureau d'Angela Russo.
- Celui-là ? - Oui.
C'était une étudiante plutôt moyenne.
Et, selon notre pratique,
nous l'avons mis avec les meilleurs élèves de sa classe.
Ça me semble être une méthode efficace.
J'espère seulement que ce qui s'est passé ne nuira pas à notre réputation.
Nous avons gagné !
Vous rappellezez-vous du nom de ces deux filles ?
Bien sûr. Paola Maffei et Virginia Brini.
La dernière à se déshabiller est une chienne.
- Aujourd'hui, je n'arrivais pas à tirer. - Quand arriveras tu à faire des étincelles ?
Vas t'en de mon chemin !
- La première douche est à moi. - Bien sûr. Celle qui a de l'eau chaude.
Paola, Franca!
Maintenant...
Maintenant ça va mieux.
Viens avec moi. Les autres ne doivent pas le remarquer.
Vous pouvez à présent parler aux enseignants mais faites vite.
L'horaire doit être respecté.
- Bien sûr. - Suivez-moi.
- Bonjour. - Bonjour, madame la directrice.
- Qui est cet homme? - Il est pas mal !
- Tu aimes tous les hommes. - N'était-il pas beau ?
C'est peut-être le nouvel ami de la Directrice.
- Professeur Sattaro, Mathématiques. - Enchanté.
Professeur Mandelli, grec.
- Et de latin aussi. - Il est également est également notre CPE.
Félicitations.
Professeur Nada Ponente, italien.
Très heureux.
Le révérend Carlo Mariani,
notre professeur de religion et le confesseur du collège.
Le professeur Max van der Weyden,
- anglais et allemand. - Enchanté.
Professeur Giulio Riva, sport et la gymnastique.
Enchanté.
Pardon. Je suis Umberto Conti, histoire et philosophie.
Je pensais que la réunion avait lieu dans le bureau de Mme la principal. Excusez-moi.
C'est bon.
Excusez mon ignorance, mais je ne connais pas les écoles d'élite,
mais quelles sont les habitudes des professeurs ?
- Est-ce qu'ils dorment ici ? - Ça dépend.
- Pas nécessairement... - Moi, par exemple.
Je n'aime pas dormir ici.
Mais d'autres apprécient.
Les étudiantes dorment-ils toujours ici ?
Non, les filles peuvent aussi passer la nuit chez leur famille.
Nous sommes un établissement moderne, inspecteur.
Oui je vois. plutôt moderne.
Et très beaux également. Les vitraux en bas sont incroyables.
Ils ont été fabriqués par un artiste au 18ème siècle. Il y a dix ans nous avons....
Angela a été tuée avec une queue en acier
et après l'a jetée dans la rivière.
Arrêtez ça. S'il vous plaît arrêter.
Tout le monde l'a lu dans le journal,
alors épargnez-nous les détails.
Bien sûr. Une mort si violente
n'est pas bon pour la réputation de l'école Santa Teresa d'Avila.
Alors qu'en dîtes-vous ?
Hey. Hey ! Attendez une minute !
Je dois vous montrer quelque chose de très important.
Vous voyez les arbres là-bas ? Allez m'y attendre.
D'accord.
Comment savoir si je peux vous faire confiance ?
Eh bien... je suis de la police ?
Voici le sac sac à main de ma soeur.
Alors... Vous ne voulez pas savoir ce qu'il y a dedans ?
- Tu as déjà regardé dedans ? - Bien sûr.
Je te remercie.
Comment a-t-elle eu autant d'argent?
Demandez aux deux filles là-bas. Elles étaient ses meilleures amies.
Alors qu'est-ce qu'on fait ?
- Rendez-vous là-bas samedi. - Ça marche pour moi.
- Est-ce que ça vous va ? - Oui.
Samedi 20 mai.
Samedi 27 mai.
Tout cela est étrange. Chaque samedi le même chat.
Samedi 10 juin.
- Un café, inspecteur. - Merci.
Dans son sac il y avait également un journal.
- Quelque chose d'intéressant pour nous ? - Je ne sais pas... Un dessin.
Un chat... qui revient régulièrement.
- Ne touille pas. Le tien est sans sucre. - Merci.
C'était une très belle fille, bien sûr.
J'aimerais savoir ce que ces yeux ont vu.
Où l'as tu trouvé ?
Quelqu'un l'a mis dans mes livres...
pendant la récré.
C'est le deuxième que je reçoit.
Tu en as parlé à quelqu'un?
T'es folle ?
J'ai peur.
Fais voir.
"Tu cours vers la mort. La mort vient à toi aussitôt."
"Et toutes tes joies d'antan s'envolent.".
"Némésis."
Calme toi !
- Calme toi ! C'est moi, Max. - Oh, Max.
Mon chérie.
Mon amour.
Max, j'ai peur.
Je suis effrayée !
À mon avis, l'école n'a rien n'à voir avec cela.
Des cas de ce genre se produisent plus souvent que nous aimons le croire.
Savez-vous combien de viols ayant entraîné la mort ont été enregistrés l'an dernier ?
Vingt sept.
Vingt-deux... sont non résolus.
Exact.
Et combien de cas
des filles ont eu le ventre déchirés par un gode ?
Juste un.
Il n'y avait jamais rien eu de tel.
Café ?
- Sans sucre, s'il vous plaît. - Oui, monsieur.
Juste par curiosité, ai-je été invité ici par en tant qu'ami,
- ou par le procureur en chef ? - Vous savez,
cette affaire me met dans une situation difficile.
C'est une école de bonne réputation.
Des filles de personnes influentes étudient là.
Nous devons éviter un scandale. Voyez-vous ce que je veux dire ?
Nous devons clore l'affaire rapidement. Rapidement et discrètement.
Ce sont des instructions d'en haut.
Et maintenant dîtes moi,
où en êtes-vous dans cette affaire ?
J'ai fait de sérieux progrès.
J'ai découvert que je n'allais nulle part.
Toujours à plaisanter. N'oubliez pas la photo.
OK, mais dites à vos amis haut placé que cette affaire ne restera pas irrésolue.
Cristina ?
Tu es là ?
Cristina
Chérie ?
Tu as eu peur de ne plus me revoir ?
Je n'ai pas quitté la maison aujourd'hui.
Tu n'as pas volé tout ça, n'est-ce pas ?
Hélas, j'ai pris l'habitude de payer.
Alors je n'en mangerai pas.
L'ordinateur était encore en panne.
Alors j'ai fait comme avant...
J'y suis allé à pied.
J'ai la liste de noms des professeurs. Peut-être que quelque chose va apparaître.
- Et les filles ? - Rien. Elles sont riches, gâtés.
La bonne étoile sous laquelle elles sont nées
brillait vraiment fort.
Regarde ça ! Arrête la voiture.
Regarde ça. Ça ne te dis rien ?
Tu parles, ça donne envie !
Hey, ne regarde pas le cul, regarde le chat !
Où ça ?
Ah ça y est! Mais cela ne me dit rien.
Alors jette un coup d'œil là dessus.
C'est le journal d'Angela. C'est le même chat, non ?
- Oui, mais je ne comprends pas... - Ne te fatigue pas le cerveau.
Prend note à la place. Les magasins Dibba. Allons-y !
Combien ça coûte ?
Il doivent être à 9 500 lires. Je vais aller vérifier.
Oui, 9 500 lires.
Excusez-moi, mademoiselle, où puis-je trouver les jeans ?
Là-bas, monsieur.
- Je vous remercie. - Je vous en prie.
- Mademoiselle ? - Oui ?
Excusez-moi. Une fille devait venir avec moi, mais elle ne l'a pas fait.
Oh pardon.
A quoi je ressemble ?
- Tout simplement génial. - Est-ce qu'ils me font paraître plus mince ?
- Combien sont-ils? -16 000 lires.
Regardez- le autant que vous voulez, je viens de l'imprimé.
- Angela est-elle venue aujourd'hui ? - Angela ?
- Qui c'est ? - Tu connais pas Angela ?
- Non désolé. - Elle vanit souvent ici.
Attends. J'ai une photo.
Regardes. Tu la reconnais ?
- Pardon. Je ne sais vraiment pas qui c'est. - Regarde mieux.
Voilà votre monnaie.
Voulez-vous un sac ?
- Voilà. - Au revoir.
Sainte mère de Dieu, en voilà une vrai beauté !
- Hey ! Dégagez votre tas de ferraille ! - Pourquoi la déplacer? Elle est très bien là !
À plus.
Quel fils de pute !
Aidez-moi !
Aidez-moi !
Aidez-moi !
Arrêtez le cheval !
Franca, Franca !
Ça va ?
Oh, Max. Max!
Ma chérie.
Regarde ! Quelqu'un veut nous tuer.
Là ! Tu vois ? Je l'ai pris dans leur chambre.
D'accord. Recommence depuis le début.
Êtes-vous malentendant ? Quelqu'un a tiré le cheval avec cette fléchette,
et Franca s'est presque brisé son cou.
Tu es sûre que c'était comme ça ?
Je sais ce que je dis. L'aiguille est encore pleine de sang.
Allons-y.
Peut-être qu'il est temps de faire bouger les choses.
Oh mon dieu, ils dorment comme des bûches !
Viens, dépêche-toi. Ils ouvrent !
- Qu'est-ce que c'est ? - Police !
Inspecteur Di Salvo. Ouvrez la porte !
Excusez moi, mais je dois prévenir Mme la principal...
Ouvrez la porte ! C'est un ordre !
Je n'ai pas le droit ! Je ne peux pas !
- Inspecteur, Je dois prévenir Mme la principale. - Laissez-moi passer !
Vous ne pouvez pas entrer comme ça.
- Ce n'est pas des façon de réveiller les gens comme ça. - Poussez-vous de mon chemin !
Je me plaindrais à vos supérieurs.
Vous ne pouvez pas entrer sans une autorisation.
Où allez-vous ?
Si c'est pour interroger quelqu'un, je la convoquerai dans le bureau de la principale.
Évitons un scandale. Inspecteur, je vous en supplie.
S'il vous plaît, veuillez vous arrêtez un instant.
Sainte Vierge, qu'est-ce que vous voulez ? Mais demandez moi s'il vous plaît !
Dis-moi tout ce que vous savez sur Angela Russo,
et les choses étranges qui se passent ici.
Je jure, inspecteur, que je ne sais rien.
- On va voir ça tout de suite.. - Où allez-vous ? Cette chambre c'est...
- Qu'est-ce qui vous prend ? - Qui a tué Angela Russo?
- Qui a causé l'accident d'aujourd'hui ? - Je ne sais pas ! Je ne sais pas !
Ça ne se passera pas comme ça ! Ce n'est pas normal !
Je veux savoir comment Angela Russo est morte.
Comment pourrions-nous le savoir ?
Qui est là ? C'est déjà le petit déjeuner !
Qui a tué Angela Russo ?!
Je ne sais pas. Je n'en sais rien.
Vous allez trop loin, inspecteur. Je vous avertis !
C'est une école respectable ici.
Bonsoir, professeur. Je croyais que vous n'aimiez pas dormir au collège.
Pourquoi cette intrusion?
Dîtes-moi tout ce que vous savais sur Angela Russo.
- Je ne sais rien. - Maintenant ça suffit.
Ça suffit ! Vous avez cinq minutes pour disparaître d'ici, pas une de plus !
Allez plut^to interroger un hôpital psychiatrique, si vous êtes fou.
Je fais ce que me plaît.
Et je vous suggère de vous calmer.
Où dorment les filles ?
C'est hors de question! Inspecteur !
Où allez-vous ? Où allez-vous ? Inspecteur !
Vous ne pouvez pas aller dans les chambres des filles la nuit !
Demain je passerai un coup de fil et je vous ferai virer !
Comme vous voudrez.
C'est fini de jouer maintenant.
Ça suffit !
Mettez-vous dans la tête que votre ami a été violé et assassiné,
et que la même chose pourrait vous arriver.
- Vous devez me dire tout ce que vous savez. - Je ne sais rien.
Désolé, mais nous ne savons rien.
Et ça, qu'est-ce que c'est ?
Quelqu'un a tiré sur mon cheval mais je ne sais pas pourquoi.
Je sais seulement que je suis tombé. Rien d'autre.
Autre chose... Avez-vous déjà vu cette affiche ?
C'est ici. Elle avait l'habitude de passer ses week-ends là.
Max van der Weyden...
c'est ce professeur qui aune forte influence sur ces petites garces. Je vais m'en occuper.
C'est à lui que nous devons mettre la pression
- Tu es de mon avis ? - Oui, mais qu'est-ce que tu espères ?
Oh, ça je ne sais pas.
Au revoir.
Comment ça... "Au revoir" ?
Eh bien... écoute...
pendant que j'interroge le professeur, tu devrais suivre ces trois filles.
- et découvrir ce qu'ils font. - D'accord.
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes.
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Il s'appelait Max van der Weyden. Passeport néerlandais.
Nous l'avons trouvé dans son sac.
Je vous remercie.
"Tu cours vers la mort,
La mort vient à toi aussitôt et tes joies d'antan s'envolent".
"Némésis."
Merde !
Tu veux toute la place, comme d'habitude.
Non, c'est ma place. Tu le sais très bien... Allez, pousse-toi.
- Oh salut. - Salut.
Pourquoi es-tu rentré si tôt ?
- J'avais besoin de te voir.
Et tu veux que je te dise pourquoi.
- Pour moi tu es la meilleure femme du monde. - Oh merci.
Si un flic pense qu'une kleptomane est une fille bien, le monde a changé.
Oui ?
Oui.
Je serai là dans quelques minutes.
Encore une fois, je dois aller voir le procureur.
Oui, encore une fois.
- Hey ! - Oui ?
Quand tu reviendras ce soir, je serai parti.
Merci de me le dire.
Au revoir.
Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.
Ceci est l'anneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde.
Prenez ceci et mangez : car ceci mon corps.
Prenez ceci, vous tous, et buvez : car ceci est mon sang.
Allez en paix, la messe est finie.
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
- Je dois vous parler. - Plus tard.
J'espère que votre excellence est convaincue que tout est rentré dans l'ordre.
Nous sommes très satisfaits de votre travail..
Vous comprenez, certaines choses doivent être résolues avec une discrétion absolue.
Un scandale serait impensable.
Bien sûr.
J'ai parlé de vous hier au Premier ministre.
- Vraiment? - Il est très satisfait de votre travail.
- Merci pour tout. - Je n'ai fait que mon devoir.
- Votre Excellence. - Au revoir.
Où diable étiez-vous ? On vous a cherché partout.
Aller au pensionnat était une erreur.
Je ne pensais pas que vous aviez des relations si influentes.
Nous sommes allés à l'université ensemble.
Avez-vous perdu l'esprit ?
Vous devez m'informer avant d'intervenir de cette façon.
D'accord, d'accord, c'est vrai.
Sachez simplement que cela devient encore pire.
Un des enseignants a été tué la nuit dernière.
Assassiné ?
Dites-moi tout.
Oui ?
Vous ne pouvez pas entrer. Nous sommes fermés.
Je le vois bien. Police. Ouvre la porte.
Allez, ouvrez !
- Que puis-je faire pour vous? - Le patron est-il là ?
Oui, il vit dans l'appartement au dessus du magasin.
- Merci. - Je vous en prie.
Le concierge m'a dit que vous arriviez.
- Je suis Parravicino. -Je suis Roncaglio, Procureur.
- Voici l'inspecteur Di Salvo. - Comment allez vous ?
Je ne peux pas deviner la raison de votre visite, mais vous êtes le bienvenu.
Veuillez excusez ma tenue, mais...
Attends-moi au magasin.
Je vous en pris. Que puis-je faire pour vous ?
Ne vous inquiétez pas.
L'inspecteur Di Salvo n'a qu'une ou deux questions à vous poser..
dans le cadre d'une enquête qu'il mène.
Avez-vous la photo ?
Regardez cette photo. La reconnaissez-vous ?
Oui, je la connais.
Non, attendez une minute.
Maintenant, je me souviens. C'est la même photo
que l'un de vos agents a montré à ma caissière.
Je dois dire qu'il jouait plutôt mal.
- Alors vous ne la reconnaissez pas ? - Non, j'ai bien peur que non.
- Puis-je vous offrir un café ? - Non merci.
Peut-être avez-vous entendu parler d'un hollandais nommé Max van der Weyden.
Il est mort dans un accident la nuit dernière,
pendant que quelqu'un mettait le feu à sa cabane au bord de la rivière.
Pourquoi aurais-je entendu parler de lui ? Était-ce un de mes clients ?
Vous attendez trop de moi.
Cela a été trouvé dans la poche du hollandais.
Qu'est-ce que c'est ? Vous ne m'en avez pas parlé.
Pardon.
"Et toutes tes joies d’antan s'envolent."
"Némésis."
Qui ce ferait appeler comme ça ?
- Ça vous dit peut-être quelque chose. - J'aime seulement les poèmes de Verlaine.
Et les motos, vous les aimez ?
Je ne comprends pas ?
La moto sur laquelle le hollandais est mort,
était garé devant votre magasin hier.
Quelle belle collection de peintures vous avez !
C'est une surprise de rencontrer un inspecteur
qui s'y connais en peinture.
Vous n'avez aucune idée du nombre de choses que vous pouvez apprendre en tant qu'agent de police, monsieur.
Ces tableaux me sont bien familiers
car ils sont liés à une affaire de faux tableau il y a quelques années,
Dont vous étiez le principal suspect, n'est ce pas ?
Devinez qui était en charge de ce dossier ?
L'agent qui joue si mal.
Il a oublié de vous dire que j'ai étais complètement acquitté.
Mon nom a été lavé.
Eh bien, si vous n'avez plus de questions, je pense que nous pouvons nous mettre en route.
Bien sûr.
Au fait,
j'ai une amie qui peint des chats...
les même, que ceux qui sont sur vos jeans.
Une coïncidence, hein ?
Oui.
Coïncidence.
C'est ici.
Tiens.
Que faites-vous? Pas ici.
C'est ta part.
- Tu as peur ? - Oui horriblement.
-Il faut tenir le coup. - Merci les filles.
Tu ferais mieux d'y aller. Il est déjà 17h.
Attends une minute.
Prends un chewing-gum, pour te calmer.
Merci.
Bonjour.
Si tu veux bien me suivre.
- Tu n'as pas peur, n'est-ce pas? - Oui.
Et... l'avez-vous apporté ?
Oh ! Oui. Oui.
Bonjour, vous êtes prêtes ?
Non !
Non !
S'il vous plaît, vous ne pourriez pas conduire plus lentement ?.
Plus lentement ? Putain de merde!
Vous êtes la première personne à me demander ça aujourd'hui.
1.680 lires. Je vous remercie.
Fais attention.
- Tu montes et tu te couches immédiatement. - Oui, bien sûr.
Et si quelqu'un demande, tu as de la fièvre.
Que se passe-t-il ?
- Je dois aller à la salle de bain. - Je vais venir avec toi.
Non, ça va aller.
Je suis ici pour voir Mlle Virginia Brini.
C'est vous qui avait appelé ?
Oui, je dois lui parler.
Pardon. Comme je vous l'ai déjà dit...
la fille est toujours sous le choc. Êtes-vous un parent?
- Non, je suis un policier. - J'ai peur que vous puissiez pas la voir.
Alors je veux parler au médecin maintenant.
Appelez. Je n'ai pas de temps à perdre.
Voici les parents de la petite.
Comment va Virginia ?
Qui êtes-vous ?
- Inspecteur Di Salvo. - Je comprends pas.
Nous n'avons pas porté de plainte.
Ça n'a pas d'importance, madame.
- Ce qui est arrivé pourrait être... - Écoutez, inspecteur.
Ma fille a glissé et s'est blessée.
Hé, une fille de la même école a été assassinée récemment.
Qu'est-ce que cela a à voir avec ma fille ?
Ses amis nous ont raconté ce qui s'est passé.
Elle s'est levée pour aller aux toilettes et elle a glissée dans l'escalier.
Désolé de vous contredire, mais je vais vous raconter ce qui s'est passé.
Quelqu'un a provoqué la chute en jetant dans l'escalier...
des billes comme celle-là !
Vous comprennez maintenant ?
C'est impossible, inspecteur. Virginie n'a que des amis au pensionnat...
Je vous attends demain, à 14h au commissariat.
D'accord, inspecteur. Comme vous voulez.
Inspecteur ! Vous êtes sûr de ce que vous avez dit ?
Oui, bien sûr.
Je dois vous parler...
Que se passe-t-il ? Je ne tolérerai plus ce vacarme dans ma clinique.
Vous n'êtes pas à une fête.
Nos patients ont besoin de calme pour se reposer.
Police. Je dois parler avec Virginia Brini.
C'est impossible. Je suis le directeur de la clinique.
Cette fille ne doit pas être dérangée.
Elle est déjà perdue trop de sang. Réessayez demain matin.
Où cours-tu ?
Avez-vous vu une jeune fille blonde sortir ?
Non.
Merde, elle s'en va.
Expliquez-moi ce qui se passe ici !
C'est une amie d'Angela. Elle était prête à parler.
Mais je pense qu'elle avait très peur.
Nous avons trouvé deux fenêtres grandes ouvertes.
Un en bas et celle-ci.
Le tueur attendait qu'elle soit seule avant d'entrer.
Tu connais la suite.
Alors, où est-elle ?
Dans sa chambre.
Ma fille et moi étions comme des étrangers.
Peut-être...
que ce qui est arrivé est de ma faute
Si seulement je m'étais intéressé un peu plus à elle...
Hier soir, elle voulait me parler. Mais j'avais des affaires à régler.
Si je ne l'avais pas laissée seule, ça ne serait pas arrivé.
- Elle dormait rarement à la maison, c'est ça ? - Oui.
C'était la première fois depuis plus d'un an.
Jette un oeil à ceci. C'était entre ses livres.
Lisez ça.
"Tu cours vers la mort, et vient à toi aussitôt..."
Je ne comprends pas. Qu'est-ce que c'est?
"Tu cours vers la mort, et vient à toi aussitôt..,
Et toutes tes joies...
d'antan s'envolent.
"Némésis"?
C'est un verset de John Don., un poète anglais du XVIIe siècle.
Cela vous évoque-t-il quelque chose ?
Non, inspecteur.
Sauf qu'ils ont tenu leur promesse.
Ils l'ont tuée.
Et je ne la reverrai plus jamais.
Alors ont-elles aidées ?
Les billes que j'ai trouvés,
- étaient-elles importantes pour vous ? - Oh oui. Bien sûr.
Au fait,
Angela a-t-elle déjà reçu une lettre comme celle-ci ?
Non. Que veut dire Némésis ?
Tu lui expliques ?
Ça veut dire quoi Némésis, monsieur ?
C'est un mot grec. qui veut dire, soit vengeance...
soit justice.
Hey, arrête-toi là-bas.
Donne moi les clés.
Tu peux ramener Emilia au pensionnat en taxi.
- Au revoir. - Au revoir.
Je vous en prie.
Non, par là.
Venez.
Emmenez-moi faire un tour.
Prenez !
Où allons-nous ?
- Qu'attendez-vous de moi ? - Juste discuter.
C'est tout.
Assieds-toi et installe-toi confortablement.
Que sais-tu sur Max ?
Je n'ai jamais entendu ce nom !
- Tu l'as tué. - Non.
- Avoue ou je te balance du wagon ! - Non !
- Pourquoi as-tu tué Angela et Paola ? - Ce n'était pas moi. Laisse moi partir !
Elle allaient souvent dans ta boutique, alors vaut mieux parler !
Je vais tout vous dire.
Toutes les deux étaient amis avec Max. Il les a amenées au magasin.
Mais je ne les ai pas tués!
Max était un de mes amis. Je l'ai connu à l'époque du procès pour contrefaçon.
Allez ! Que sais-tu d'autre ?
Parles !
Rien d'autre! Je ne sais rien ! J'ai juste peur qu'ils me tuent aussi !
Non. Toi tu restes et fais un autre tour !
Non !
Viens, mon chien.
Toi !
Tu es fou de venir ici ?
Tu sais à quel point c'est dangereux.
Entre, personne ne doit te voir ici.
Sais-tu qui j'ai vu ce soir ?
L'inspecteur, Di Salvo.
Il se croit intelligent.
Il m'a mattraqué de questions.
Mais il n'avait pas la moindre preuve.
Il m'a même offert de l'argent si je lui donnait des informations.
Quel homme stupide. Il fait fausse route.
J'ai un bon whisky. Une nouvelle marque.
Oh ! Au fait, j'ai deux nouvelles filles pour toi. Exactement tes goûts.
Elles étaient si adorables que je leur ai donné deux jeans.
Vas-y doucement. Jusqu'à ce que ça se tasse, il vaudrait mieux attendre.
Calme, Kurt. Tais-toi.
Voilà ton whisky...
Allo ? Je suis chez Parravicino.
Venez immédiatement, il est mort.
Merde.
Quelle merde. C'était un témoin important pour nous.
Euh... à quand remonte le procès de cette affaire de faux tableaux ?
Attendez voir.. C'était en septembre il y a trois ans.
A présent, je veux que vous restiez ici et que vous gardiez ça secret. Compris ?
- D'accord. - Bien.
Où allez-vous?
Excusez-moi, inspecteur. Je ne vous avai pas reconnu.
- Je dois aller aux archives. - Il n'y a personne aux archives à cette heure-ci, monsieur.
- C'est bon. Je connais mon chemin. - Comme vous voulez, monsieur.
Laisses entrer l'inspecteur.
Vous pouvez entrer, monsieur.
Reste couchée.
J'y vais
Allo ?
Que se passe-t-il ?
Bien. Je vous retrouverais là-bas.
Dois-je te faire un café ?
Non merci chérie. Je n'ai pas le temps.
Excusez-moi, madame la principale.
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Virginia Brini. Puis-je aller la voir à la clinique ?
Passe dans mon bureau dans une demi-heure que je te signe une autorisation.
Merci, madame.
Salut.
C'est le troisième meurtre en quelques jours.
Et voilà probablement le quatrième.
Pas si prés du bord !
Voilà c'est ça.
Continue.
- Dépêchez-vous ! - S'est accroché !
Allez sur votre droite !
Ceci est à vous ?
Une coïncidence, hein ?
C'est le dossier de procès de Parravicino.
C'est vous qui avez prouvé son innocence.
- Oui. - Pourtant chez lui l'autre jour,
vous avez prétendu que vous ne le connaissiez pas.
C'est Max qui nous a présenté Angela et les autres filles.
Nous passions un bon moment, nous avons fais la fête toute la nuit.
J'ai bu beaucoup trop.
La mort d'Angela était un accident.
C'était moi.
Pourquoi avez-vous tué Max ? Est-ce qu'il vous faisait chanter ?
Non.
Non, Max a été tué par Parravicino.
Pourtant Paola...
- C'est vous qui l'avez tué. - Oui.
Et je partage la culpabilité.
Ce jour-là devant la clinique c'était moi
qui vous a dit qu'elle avait décidé de parler.
Mais pourquoi avez-vous tué Parravicino?
Tôt ou tard, il aurait parlé.
Parravicino était un faible.
Je ne pouvais pas le laisser vivre.
Je l'ai rencontré lors des interrogatoires de ce procés.
J'ai effectivement prouvé son innocence.
Nous sommes devenus amis. J'ai commencé à le fréquenter. Ensuite...
Quand tout est arrivé C'était terrible.
Depuis lors, je vis un cauchemar perpétuel.
Une chaîne de peur qui a causé une violence après l'autre...
sans espoir de boucler la boucle.
Par contre, en ce qui concerne ça,
je n'en sais rien.
J'ai bien peur de ne pouvoir vous aider. Pardon.
Vous n'avez pas encore fini.
Qu'est-ce que vous voulez dire, elle n'est pas là ?
Où est-elle allée ?
À la clinique ?
- Viens avec moi, vite. - Quel est le plus urgent ?
Où diable allons-nous ?
- A la clinique. - Laquelle ?
Waw, quelle voiture!
C'était à Roncaglio, va comprendre. Toute neuve.
Excusez-moi, la chambre de Virginia Brini.
Prens l'ascenseur. Deuxième étage,
- la troisième porte à droite. - Merci.
Allo docteur.
Le professeur vous demande si vous pouvez venir à la clinique aujourd'hui à 14 heures.
Je vous remercie.
Entrez.
- Salut. - Salut.
Comment vas-tu ?
- Que fais-tu ici ? - Je t'ai apporté un cadeau.
Pourquoi as-tu changer d'avis ? Tu ne pouvais pas me supporter.
Voilà pourquoi je suis venue.
Je voulais te demander pardon. et voir comment tu te remets.
Tiens. Prends le.
Merci, mais je peux à peine bouger. Ouvres-le pour moi.
C'est Angela qui t'a dit que j'aimais les chocolats ?
Les médecins disent qu'ils n'enlèveront pas les pansements avant deux mois.
Quelle poisse.
Tiens.
Celui-là. Tu peux retirer le papier ?
Merci !
S'il te plaît tu peux me nourrir aussi.
Délicieux.
Même le séjour en clinique a ses avantages !
C'est toi qui a tué Angela !
Franca et toi êtes responsables de sa mort.
Maintenant c'est ton tour.
Paola a déjà été punie. Je ne sais pas qui c'était mais elle le méritait !
Elle était la chose que je chérissais le plus au monde et tu me l'as enlevée.
Maintenant je vais te tuer. Et après ça Franca !
Meurs ! Meurs comme Angela !
Emilia !
Va-t'en ! Va-t'en ! Va-t'en !
Va-t'en ! Pourquoi êtes-vous venu ici ? Pourquoi êtes-vous venu ici ?
Elle et ses amies ont tué ma soeur !
Partons d'ici, Emilia.
Comment m'as-tu découvert?
Eh bien, les lettres...
l'aiguille tirée à la sarbacane...
ça... les billes.
Comment dire... ?
Dans toutes les actions de Nemesis,
il y avait quelque chose de si insensé, une ingénieuse fantaisie...
comme celle d'un enfant ?
Oui. Comme celle d'une petite fille.
Je suis contente que ce soit toi qui m'ait découverte.
Tu vas me mettre en prison ?
Tiens.
Je vous remercie.
Et maintenant tu me promets qu'elles ne serviront que pour jouer.
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