Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Musique légÚre
...
Musique inquiétante
...
Hurlement
Aboiements
...
...
...
- Oh non! - C'était quoi, ce bruit?
On a assassiné Bastien.
Bastien?
Ma sculpture en bois flotté.
Quelqu'un est venu lĂ , en pleine nuit.
C'est un message.
- A force de faire des conneries, on se fait des ennemis.
Quoi?
De quoi tu me parles, toi?
Roman, reviens ici!
Musique légÚre
...
- J'ai jamais vu une scÚne de crime comme ça.
Ca fait trop peur. Oh!
- Les forĂȘts, ça m'angoisse.
- Ca t'angoisse? - Oui.
- C'est merveilleux, les forĂȘts.
C'est l'abondance.
L'osmose. Au moment oĂč on parle, y a des centaines d'espĂšces
qui sont en train de naĂźtre et de mourir.
On est au coeur du vivant.
- LĂ , on va ĂȘtre au coeur du dĂ©cĂšs.
Allez, suivez-moi.
Musique de suspense
- Meurtre à l'arme blanche. Coup porté entre les omoplates.
Du haut vers le bas. Le sang est pas encore fixé.
Ca date de quelques heures.
Quand on l'a trouvé, il portait cette cagoule.
- Yann Jouanot, propriétaire de l'oliveraie de Chanteloup.
On est à un quart d'heure de sa propriété,
oĂč il vivait avec sa femme et son frĂšre.
- Qui a trouvé le corps? - Cette personne.
Samir Alouch. Il travaille pour l'oliveraie.
Sur la route, il a croisé 3 ados qui l'avaient trouvé.
- Des ados dans la forĂȘt, de nuit? Qu'est-ce qu'ils faisaient lĂ ?
- On se promenait, Madame. - Vous vous promeniez?
- Oui. On traßne, on écoute de la musique, on fume.
Pas de la drogue.
- Vous pouvez faire des tests, Madame.
C'est exactement
ce que dit Lisa. On traßnait et on est tombés sur lui.
Mais on n'a rien fait.
- T'en penses quoi? - Ils mentent.
- J'ai loupé quoi? La respiration? Le langage corporel?
Ils t'ont appelée Madame.
- Ils mentent. Donnez-nous vos téléphones portables.
Musique légÚre
...
- On a des collĂšgues, lĂ ? - A ton avis?
Coups de sifflet
- Police! - On bouge plus!
- Par ici! Videz vos poches!
Ah.
- Les mains dans le dos! Les mains dans le dos!
...
On devait pas le débriefer?
- Si. Mais j'hésite un peu. J'arrive pas à savoir
s'il est trÚs concentré
ou trĂšs en train de dormir.
- Non, il bosse. Personne s'endort comme ça.
- J'ai fouillé les téléphones des ados.
J'ai trouvé des vidéos. Il faut que vous veniez voir.
J'ai fait
un petit montage.
Je lance.
*Cris d'animaux
- *-Il est oĂč? - Les ados se sont filmĂ©s?
Eh ouais.
*-C'est par lĂ .
- *-Attention. - Qu'est-ce qu'ils font?
T'as une torche?
Musique inquiétante
*-Attends.
*-LĂ , lĂ .
...
- Jouanot, la victime. - Mmh.
- *-Vas-y. - C'est toi qui as le sac.
*-Vas-y.
*-Vas-y.
Vas-y, dĂ©pĂȘche-toi.
*-Putain...
...
Cris étouffés
...
Attends. C'est trop bien.
...
Gémissements
Ils sont tarés.
Rires
Ils se mettent en scĂšne.
Tir
*-C'est quoi, ça? C'est quoi, ce truc?
- *-Cavale! Cavale! - Vite!
*-Les gars, attendez-moi!
*-Courez! Vite!
*-Allez!
...
Lola.
Ca va?
- Oui, ça va. - Ben...
- Vous avez eu peur. - Pas du tout.
- Oh... - J'ai pas du tout eu peur!
- C'est pas grave. C'est une faille.
Je me concentrais sur le son.
Ca vous rend humaine.
Oh!
Alors, bon...
Ils ont agressé Jouanot. Ca, oui.
Ils se sont mis en scÚne. Mais ils l'ont pas tué.
Notre suspect, ce serait le truc qu'on a vu passer.
Ouais.
Le démon des olives.
Non. On va pas l'appeler
- comme ça. - Dommage.
- Vas-y, remets. - OK.
*-C'était quoi, ça?
*-Vas-y.
Crachotements
- LĂ . LĂ . Vous avez pas entendu un truc?
- Non. - Non.
Mais si.
Au moment oĂč... Si. Y a...
La fille, elle fuit.
Et lĂ , elle crie un truc.
Tu peux pas isoler un son?
Ouais, je peux bidouiller un truc.
Bidouiller, c'est pas le terme technique.
J'ai pas tout le dialecte.
Mais c'est faisable.
Euh... pop, pop, pop.
Quoi?
Rien.
- OK. - J'ai pas eu peur.
Non.
C'est bon!
Pardon.
C'est bon.
*-Elle est oĂč,
Faustine?
Elle est oĂč, Faustine?
On n'a pas interrogé
- de Faustine. - Non.
VoilĂ .
Le son. *-Elle est oĂč, Faustine?
- Vous faisiez quoi dans cette forĂȘt?
On tournait une vidéo.
Ouais, voilà . C'est ça.
On est un collectif.
Et on fait des prank horreur.
- Oui. - Des caméras cachées,
sauf qu'elles font flipper.
- Voilà . - Mais on l'a pas tué.
Vous avez vu, Madame.
Vous allez pas la madamer 2 fois.
- C'est une Madame. - Oh! Pourquoi vous avez choisi
le propriétaire de cette oliveraie?
Vous le connaissiez?
C'était une idée...
- De personne. - Ta gueule.
- Personne a dit: "C'est mon idée."
Me remettez pas ça dessus.
- Si, si. - D'oĂč tu me dis "ta gueule"?
- C'est jamais ta faute. - Remets-toi
- en question. - On est le collectif.
- Je sais et je m'en prends
- plein la gueule. - C'est nous tous.
- Faustine? On sait que vous Ă©tiez 4. Elle est oĂč?
Allez, la jeunesse.
Nous aussi, on a été adolescents.
Vous avez vos codes. Vous vous protégez.
J'ai beaucoup de respect pour ça et pour vos vidéos rigolotes.
Mais lĂ , on a un problĂšme.
Soit Faustine est impliquĂ©e et vous ĂȘtes complices,
soit elle est en danger
et ça fait de vous des potes nuls.
Des demi-potes.
Des petits potes.
Des quarts de... Des...
Allez.
C'était une idée
de Faustine.
Je m'en fous.
Elle gÚre le collectif, elle écrit les scénarios, elle fait tout.
Elle voulait faire une vidéo avec ce type. On sait pas pourquoi.
- Elle savait qu'il serait là ? - Elle avait fait des repérages.
Il traĂźnait lĂ tous les soirs.
AprÚs, on sait pas ce qui s'est passé.
Elle a disparu.
- C'est peut-ĂȘtre ce truc qui l'a butĂ©e.
Musique de suspense
...
On cherche un fantĂŽme?
Vous voulez que je vous file
de l'eau bénite? Qu'on appelle un exorciste?
- Pour l'instant, on cherche une Faustine.
Faustine Blanchard.
Elle est dans le mĂȘme lycĂ©e que Roman.
D'aprÚs ses parents, elle est pas rentrée de la nuit.
On va
y retourner pour interroger les proches.
- Sonnerie - Je vais lancer
un signalement pour retrouver la gosse.
Oui?
- Vous libérez les jeunes, sous surveillance.
Pour l'instant, ils sont coupables que de leur connerie.
Allez, filez, parce que j'ai vraiment trop de...
Je suis...
focus sur...
Il bĂąille.
- On va devoir faire un mini détour.
La cloche sonne.
...
- Ah! - Pardon.
- Pas de problĂšme. - Bonjour.
Merci d'avoir
répondu si vite. Merci d'avoir répondu tout court.
Je m'inquiétais.
Pour?
Pour vous.
- Pour moi? - Oui.
- C'est trop gentil, ça. Mais fallait pas.
- Non. Je veux dire, je suis vraiment inquiet.
Roman a raconté
à certains de ses camarades que son pÚre était mort.
- Oui, effectivement, son pĂšre est mort. Mais vous ĂȘtes au courant.
- Oui. Son pĂšre biologique, oui, je sais.
LĂ , Roman raconte que vous ĂȘtes mort.
A certains
de ses camarades. De sexe féminin.
Et je suis mort comment?
Dans d'atroces souffrances.
Il a pas précisé exactement les souffrances.
Roman a toujours été créatif.
Oui, mais lĂ ...
Roman!
- J'ai pas le temps. J'ai cours.
- Qu'est-ce qui t'arrive?
On m'appelle sur une scĂšne de crime
oĂč je suis dĂ©cĂ©dĂ©!
- Je fais ça pour les meufs. Je les pécho. C'est tout.
- Super! Genre tu dragues sur mon cadavre!
T'es malade ou quoi?
Pourquoi tu m'en veux autant?
Déjà que je me tape tous les débilos de ton lycée,
Faustine et compagnie.
Faustine Blanchard?
Oui.
L'élÚve de terminale qui a disparu. Tu la connais?
- Va la retrouver. C'est ça, ton rÎle.
...
OK.
...
- Ca s'est passé comment, votre accident?
- Je venais de déposer mon dernier client. Je rentrais.
Et lĂ , un truc bizarre est sorti de la forĂȘt.
J'ai braqué, je me suis pris un poteau,
et ma voiture est foutue.
Et j'avais pas bu!
Vous bossez de nuit.
Je sais ce que c'est, le manque de sommeil.
AprĂšs le biberon de 4 h, je vois des trucs bizarres.
- Je vous garantis qu'il y avait un truc!
Mais si je vous le dis, vous allez pas me croire.
- Ben, je sais pas. Allez-y.
La dame blanche.
La sorciĂšre, quoi.
Je sais pas, moi.
Ah oui...
Moi, je vous crois.
Ah ben, quand mĂȘme!
- C'Ă©tait oĂč? Vers Chanteloup? L'oliveraie?
- Ouais, c'est ça. Dans le coin.
- C'est sûr que c'est lié au meurtre.
- Quoi? Quel meurtre? Moi, j'ai tué personne!
Vous cherchiez une enquĂȘte
pour moi. J'adore les sorciĂšres, le blanc, ce qui est mystique.
- Et on cherchait une occasion. - C'est quoi, ce meurtre?
Vous vous calmez.
Hein!
- Lui ou moi? - Moi ou elle?
Tous les deux!
Stan,
il faut creuser la piste.
Et vu que Victor et Lola
ne sont pas lĂ , on va s'y coller.
- Vous et moi, en coéquipiers?
- Non. Quand je dis "on", c'est un on inclusif.
Ca veut dire moi.
- "On", ça veut dire "nous". C'est un "nous" indéfini.
C'est un pronom personnel.
Y a un problĂšme avec Roman?
Ouais. Et je sais pas pourquoi.
Etre pĂšre, c'est nager en eaux troubles.
Mais il y a plus de troubles
- que d'eau. - J'imagine. Non, j'imagine pas.
Mais t'as de la chance, t'en as qu'un.
Sinon, je me suis renseignée
sur cette oliveraie familiale. Jouanot bossait
avec sa femme, Isabelle,
et son petit frĂšre, Lionel. Je veux pas y aller.
- On bosse en plein air, il faut voir la nature du bon cÎté.
Les vignes, les flamants roses, les taureaux...
La nature, ça nous recentre, ça nous fait du bien.
Profite un peu.
ArrĂȘte la voiture.
- ArrĂȘte-toi! - Qu'est-ce qu'il y a?
Un meurtre.
Vous faites quoi?
Vous ĂȘtes fou ou quoi?
- Pardon. Capitaine Vausquian.
On enquĂȘte sur le meurtre
de Yann Jouanot. Désolée.
Je fais mon travail,
- monsieur. - Votre patron vient de mourir.
- Sa femme m'a donné la journée, mais je suis resté.
C'est comme la famille. C'est normal que je sois lĂ .
- Ouais. Pardon d'insister, mais on est bien dans une oliveraie?
Comment poussent les olives, si on coupe les arbres?
- Il est malade, comme toute la rangée.
En 15 jours, tout a été contaminé.
On comprend pas.
Ils ont quoi?
- Des carences, des parasites, des choses comme ça.
Bon. Panda, on...
Non, non. Pardon.
Toi, tu vois peut-ĂȘtre juste de la sciure.
Hein? Moi, je vois du vivant.
Musique douce
...
- Vous vous entendiez bien avec Yann?
Oui, super.
C'était un bosseur, mais il était correct.
J'ai tout dit Ă vos collĂšgues. J'ai rien Ă voir lĂ -dedans.
...
Lola!
...
Quoi?
- Du sang. - Oh?
...
- J'ai toujours connu Yann dans cette maison.
Quand on s'est rencontrés,
ils avaient hérité de l'oliveraie avec Lionel.
Comment ça se passait?
Mal.
Yann portait l'exploitation Ă bout de bras.
Il travaillait jour et nuit. Moi, je faisais ma part.
On s'en sortait pas.
On s'est endettés
avec les machines, et la sécheresse nous a achevés.
On s'est séparé de tous nos employés, sauf Samir.
Et en plus, les arbres malades.
En 10 ans, ça nous était jamais arrivé.
- Vous savez qui aurait pu en vouloir Ă votre mari?
Non.
Je savais plus grand-chose sur lui.
Il s'enfermait dans ses problĂšmes.
On vivait cĂŽte Ă cĂŽte.
Je sentais bien qu'il souffrait.
Musique douce
...
Elle arrĂȘte la machine.
...
- Vous devriez pas chercher le meurtrier?
- J'ai l'air relax, mais c'est ce que je fais.
Et vous, vous devriez pas faire votre deuil, au lieu de bosser?
Ca m'empĂȘche de penser.
Il aurait voulu
que je continue, donc je le fais.
- Votre frĂšre allait souvent se balader la nuit?
Récemment, oui. Ca lui arrivait.
Vous avez pas idée de pourquoi?
Je sais pas.
Il parlait pas beaucoup, mon frĂšre.
Et de moins en moins, ces derniers temps.
Si vous avez pas de questions,
j'aimerais finir.
Faites gaffe au dos.
Ouais, merci.
C'est précieux, le dos.
On a dĂ» louper un truc.
Il foutait quoi lĂ de nuit?
- La végétation autour de nous, elle a tout vu.
La forĂȘt aurait des trucs Ă nous dire.
- ArrĂȘte. Pourquoi la forĂȘt serait sympa?
C'est comme les cigales.
Si ça se trouve, elles nous insultent.
Elles auraient bien raison.
Attends, je retire ce que j'ai dit.
La forĂȘt
nous donne un indice.
- Une trace de pas? - Ouais.
Attends.
37.
Ouais.
- OK. Donc ça élimine tous les hommes adultes.
Et les ados aussi. Ils arrivaient de lĂ -bas.
Donc ça vient de là -bas.
- L'accident a eu lieu ici. - C'est les débris du taxi.
Donc la créature a jailli par là .
Ouais. Et elle a dĂ» traverser.
- Mais alors par oĂč? Elle a fait un gauche-droite?
C'est dur à déterminer. Je vois aucune trace.
Elle aurait fait tac, tac, tac et fini dans le fossé.
Ou l'inverse. Je sais pas.
Est-ce que ça a du sens? Elle aurait aussi pu passer...
Qu'est-ce que j'aurais fait si j'étais
- une créature non identifiée? - Un manche...
Stan!
Regarde.
Dans le sac.
Oui.
- Je t'avais dit de prendre plus gros.
Donne. Je vais Ă la voiture.
- On forme une sacrée équipe. Cri
Chut.
Musique inquiétante
...
Au nom de la loi des créatures,
Non! S'il vous plaĂźt!
Oh, pardon. J'ai crié
- un peu fort. - Je vous en supplie.
- Pardon. - Calme-toi.
Pardon.
Venez.
- Tu m'as cassé l'oreille. - Pardon.
Je l'ai pas tué.
- Tu fais vachement bien semblant.
Et t'as obligé notre commissaire à sortir.
- C'était ton idée de t'en prendre
- Ă Yann Jouanot. - Je le connaissais pas.
Je venais faire mes repérages la semaine derniÚre.
- Et ce taré m'a menacée. - Comment ça?
- Il m'a braquée avec son couteau!
Il était parano.
Il disait que si je le harcelais, il ferait une connerie.
Et il disait: "C'est toi, la tĂȘte de cerf."
Comment ça? Il parlait de quoi?
- J'ai jamais porté de costume comme ça.
C'était la 1re fois que je venais là -bas.
Donc tu t'es vengée?
Non.
Ca m'a donné l'idée pour ma vidéo.
J'ai rien dit Ă mes potes, pour qu'ils flippent.
Je voulais qu'ils paniquent premier degré.
Mes potes sont partis. J'ai vu qu'il bougeait pas.
J'ai paniquĂ©. Je voulais ĂȘtre sĂ»re que ça allait.
J'avais du sang plein les mains. Je pouvais pas rentrer.
Stan.
- Oui? - Stan,
Enfile la robe.
Quoi?
- La robe. Mets-la.
Musique légÚre
...
- Je suis pas certain que ça me mette en valeur,
mais on s'y sent bien.
- Tiens, prends ça. On dit que c'est un couteau.
Essaie de me frapper dans le dos.
OK.
- C'est... - C'est?
- C'est compliqué. - C'est impossible.
La légiste a dit que le coup avait été porté du haut vers le bas,
entre les omoplates.
Les manches sont cousues et pas déchirées.
Je l'ai pas planté.
Elle l'a pas planté.
Elle l'a pas planté.
Elle l'a pas planté.
- On a les relevés du portable de Jouanot.
Un numéro masqué l'a appelé 100 fois en 3 semaines.
Et quelques secondes.
- Ca appuie le témoignage de Faustine.
- Il se faisait harceler. - Oui.
On a les résultats pour la main sur l'arbre.
C'est bien du sang, et c'est celui de notre victime.
- Il Ă©tait peut-ĂȘtre
blessé quand ils l'ont chopé et il s'est vidé de son sang.
C'est de plus en plus glauque.
Donc on cherche quelqu'un qui s'amuse
Ă harceler Jouanot et qui se dĂ©guise avec une tĂȘte de cerf.
- Un harceleur avec une tĂȘte de cerf.
Ouais.
Mais qui chausse du 37.
Les traces de pas qu'on a trouvées, c'est pas Faustine.
J'ai comparé. Elle, elle fait un petit 39.
Donc il y avait quelqu'un d'autre sur place.
Faut qu'on enquĂȘte autour.
Faut qu'on parle aux voisins.
Ca va ĂȘtre rapide. Ils en ont qu'un.
Capitaine.
Lieutenant. Quelqu'un veut vous voir.
Il attend en salle d'interrogatoire.
Non, non. Restez.
Venez vous asseoir.
Je vais pas prendre de détours.
Je sais.
Tout.
C'est moi qui parle, s'il te plaĂźt.
Apparemment, y a que dans cette piĂšce que vous communiquez.
Alors j'en profite un peu.
Lola, t'es amoureuse de Panda.
Panda,
t'es amoureux de Lola.
- Oh, je... - Tais-toi, s'il te plaĂźt.
Ca se voit.
Au début,
j'étais furieux.
J'ai voulu te casser la gueule. Je suis venu chez toi.
Je me suis rappelé que j'étais pas violent.
Du coup,
c'est ta merde en bois qui a pris.
Bastien?
- C'était pas ma meilleure sculpture. - C'est du bois, quoi.
Je me suis dit que la colÚre, ça servirait à rien.
Ben non.
Fallait qu'on avance, en adultes.
Il en faut au moins un.
Alors, Lola,
tu m'as brisé le coeur.
Si.
Mais...
je m'en remettrai.
Et Panda,
t'es un lĂąche.
Et un mec bien.
Si. Ben, si.
Si, si. C'est pas incompatible.
Je vous ai mùché le travail.
Pour moi, c'est réglé. Et vous,
vous vous débrouillez.
Je vous souhaite beaucoup de bonheur.
Ou du déni.
C'est Ă vous de voir.
VoilĂ .
Salut.
Musique douce
...
- Il est super, ce mec-lĂ .
...
Roman,
tu veux pas filer un coup de main?
J'ai autre chose Ă foutre.
J'ai bouclé mes voeux. Je fais une école de journalisme à Lille.
Quelle Ăźle?
Attends. Lille, la ville?
Oui. Lille, la ville.
- Lille? - Lille.
Mais c'est loin!
Ben oui. C'est pour ça.
Ton pĂšre est mort?
- Ouais. Du coup, maintenant, je vis tout seul.
C'est dur.
- Ouais, c'est dur. - Trop stylé.
- T'as pas trop paniqué avec les flics?
En vrai, un peu.
Y avait un des deux, il était hyper bizarre.
- Ah ouais? - Ouais.
- C'est chaud, cette histoire. Je me suis inquiété pour toi.
On se connaissait mĂȘme pas.
Ouais, mais attends,
on a vécu des drames, moi, mon pÚre, toi, un meurtre,
ça rapproche.
En plus, franchement, j'adore ce que tu fais.
- Mes vidéos? - Ouais.
Je trouve ça super. Tu veux pas me montrer?
- Tu veux? - Ben...
- Vas-y, je suis chaud.
En gros, l'autre soir,
c'est en pleine nuit.
Tout au fond de la forĂȘt, y a un chemin et un Ă©tang.
C'était quoi, ça?
Quoi?
Musique de suspense
...
Oh putain!
...
- L'oliveraie est lĂ et nos vergers vont jusqu'ici.
C'est terrible pour Yann.
Ca plombe tout le monde.
- Des problĂšmes avec les Jouanot?
Non, non.
Nos familles sont voisines depuis des générations.
Y a jamais eu de souci.
On partage le domaine.
Euh les arbres
et nous, les fruits.
Et on partage
les galĂšres aussi.
C'est mes filles.
Elles filent un coup de main.
Bonjour.
- Vous avez rien remarqué d'inhabituel?
Des gens qui traĂźneraient,
un peu bizarres
et potentiellement déguisés?
Non. A part la mort de Yann, non.
Il se passe pas grand-chose ici. On vit au rythme des arbres.
Ah oui.
- Si ça vous embĂȘte pas, je continue.
- Ouais. - Merci.
- Elles ont toutes les 3 des petites pointures.
En plus, elles habitent à cÎté.
Elles ont pu aller sur la scĂšne de crime Ă pied.
- Sans mobile, le délit de petits pieds, c'est pas ouf.
- Lola. - Oui.
- Quoi? - Faut qu'on se parle.
- Oui, exactement. - Euh...
- Je sais pas si c'est propice, mais en tout cas...
Il faut le faire.
- Attends. Regarde. - Quoi?
- LĂ . - Quoi?
L'oiseau.
T'es sublime, toi.
Salut, mon beau.
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
Cri Il essaie de nous dire
un truc.
Ouais, on dirait.
Il a quoi sur les pattes?
Je peux regarder?
...
Viens, faut qu'on le suive. Il veut nous dire un truc.
Musique légÚre
...
...
...
...
...
Oh...
...
Il est lĂ .
Et alors?
Il est beau.
...
Certes.
- Y a un truc sur sa patte, non?
- Je vois rien. - Si.
Ben non.
- Si, y a un truc. - Tu fais quoi?
- Je vais l'ausculter. - Oh lĂ lĂ ...
- Mais sans apparat. - Eh oh!
Salut.
Moi, c'est Panda.
Et elle, c'est Lola.
...
- Si, elle est sympa. T'inquiĂšte pas.
Si je suis monté te voir, c'est d'animal à animal.
J'ai besoin de regarder tes pattes.
Y a un truc qui me chiffonne.
Mais j'ai besoin de ton consentement.
Je veux pas te froisser.
Je peux jeter un petit coup d'oeil?
OK. Je peux m'approcher?
Musique de suspense
...
Euh... vous utilisez de la peinture rouge sur les arbres?
Non.
Allez, Panda. Descends.
Allez.
- Je dois y aller. Le boulot.
Allez, venez.
Merci.
...
Oh...
- Ah ouais! - Le harceleur Ă la tĂȘte de cerf.
Il mettait une sacrée pression à Jouanot.
- On sait ce qu'il foutait dehors. Il voulait choper l'artiste.
J'en reviens pas.
C'est dingue.
On a pris un hibou comme indic.
D'abord, il nous a bien aidés.
Et ensuite, on est en osmose avec la nature.
C'est logique.
- Y a quelque chose qui me chiffonne.
Comment vous pouviez ne pas savoir?
Quoi?
- Votre frĂšre se faisait harceler depuis un mois.
- Je vous ai dit que c'était un taiseux.
La tristesse est bloquée
- par votre colĂšre. - Contre vous-mĂȘme.
J'allais le dire.
- Il m'avait dit qu'il se passait
des choses dans la forĂȘt. Je pensais qu'il devenait parano.
Je l'ai pas écouté.
Il m'écoutait pas non plus.
Je lui ai dit que cette oliveraie aurait sa peau.
Il se faisait harceler!
- Et tu le savais! - Attends.
Il voulait pas que je t'en parle.
Et t'as rien fait?
Attends, je vais
t'expliquer, Isabelle.
- Bon. On sait qu'il se passe des trucs bizarres dans cette forĂȘt.
Mmh.
Donc...
- Non? - Si.
- On y va. - On y va?
- J'espĂšre que t'as des lampes torches dans le coffre.
Panda...
Musique inquiétante
Ca va?
T'as pas peur?
Non, non. Ca va. Ca va.
...
Oh lĂ lĂ . C'est sombre.
...
- Quoi? - Ah ouais.
Ah ouais!
...
On dirait une tĂȘte.
...
- C'est du sang. - On sait pas ce qu'on cherche.
Je sais pas, mais c'est chelou.
- Me dis pas que tu te sens en osmose.
Mais t'es gelée.
Tiens.
Merci.
- T'es sûre que c'était ici? - Mais oui.
- Je reconnais. - Une forĂȘt, c'est une forĂȘt.
Roman?
Papa?
- C'est plus une forĂȘt, c'est une gare.
- C'est ton pĂšre mort? - Il est pas mort, non!
Il est en parfaite santé et il va parler à son fils.
Je vais vous laisser.
Il a l'air véner.
- Tu... - Faustine?
- Tu peux m'expliquer ce que tu fous ici?
Je sais pas ce que t'as, mais tu me soûles.
- Je vais arrĂȘter de te soĂ»ler. Tu vas avoir un enfant, un vrai.
Il fera peut-ĂȘtre moins de conneries que moi.
ArrĂȘte.
- Qu'est-ce que vous foutiez lĂ ? - On avait
repéré un truc sur une de mes vidéos.
Quel truc?
- Un truc chelou, une silhouette.
...
Panda!
Là , c'était lui! J'en suis sûre!
...
Craquement
...
...
Oh!
Oh...
- Ca va? - Oh!
- Ca va? - Je l'ai perdu.
...
Waouh!
Ah ouais.
Oh...
...
Euh...
...
Moi, ça me fait peur, tout ça.
Mmh.
Moi aussi.
Musique légÚre
...
- On est d'accord que c'est pas l'adrénaline.
- Je crois qu'il faut qu'on assume.
Panda.
Je sais pas oĂč ça va aller, tout ça, mais...
maintenant, on se dit tout, d'accord?
OK.
Promis.
Par contre, on dit rien Ă Messina.
Je crois qu'il supporterait pas.
Ouais.
Panda, c'est quoi, ça?
Musique inquiétante
...
Musique de suspense
...
Cris
- Barrez-vous!
...
- Tout le monde a sursauté, sauf vous.
Vous vous ĂȘtes regardĂ©es,
pas de réflexe, comme 2 petits ragondins.
- Je sais pas si elles ont de l'avenir dans la cerise,
mais dans le cÎté macabre, oui.
Vous nous avez bien fait courir.
- Je comprends pas. - On l'a fait pour toi.
Pour qu'il vende.
- Quoi? L'oliveraie? Mais Ă qui? A vous?
Non.
Il y a 6 mois, j'ai été approchée par une boßte
qui voulait mon terrain.
Pour y construire des panneaux solaires.
Ils recherchent des parcelles.
Et l'offre était... intéressante.
Inespérée, en fait.
- Et que s'est-il passé?
- J'ai dit oui, mais ils ont besoin
de surface, donc ils voulaient tout le domaine.
Mais les Jouanot ont refusé.
Yann surtout. C'est lui qui prenait les décisions.
Donc...
c'est tombé à l'eau et je me suis fait une raison.
Mmh. Mais pas vos filles.
Elle était trop mal.
- Tu pleurais. - On voulait que ça s'arrĂȘte.
Vous avez commencé à le harceler,
Ă vous promener avec vos masques bizarres.
Les arbres, c'était vous?
- Les oliviers malades. - Quoi?
- Y a pas eu un arbre malade en 10 ans, et lĂ , c'est un hasard?
C'est pas nous.
- Pas du tout. - On a juste mis de la peinture.
- Que faisiez-vous dehors hier?
- On venait effacer nos traces, la peinture, les dessins, tout.
Pour pas qu'on vous trouve.
Vous avez fait pire que le harceler.
Dites quelque chose.
- C'est pas nous! - On lui a rien fait.
Vous croyez qu'elles ont
fait ça?
- C'est possible. - Impossible.
Chien et chat.
- D'aprĂšs mes recherches, c'est possible de tuer les arbres.
Il y a plein de techniques pour qu'ils pourrissent.
- On fait dans l'homicide d'oliviers.
- C'est rĂ©cent, donc c'est peut-ĂȘtre liĂ©.
- Ca prend combien de temps? - Je dirais plusieurs mois.
- L'entreprise de panneaux solaires était là il y a 6 mois.
Ils ont pu commencer Ă ce moment-lĂ .
- Ca peut pas ĂȘtre les filles de Cassandra.
- Quelqu'un d'autre serait impliqué?
Un serial killer d'oliviers?
- Quelqu'un qui voulait faire craquer Jouanot.
C'est quoi, les techniques?
- L'eau de Javel, le gros sel, les clous en cuivre.
- Qu'est-ce que... - Le cuivre?
- Faire des entailles Ă la scie.
- C'est ma préf. Ensuite... - Quand ça rouille, ça fait
du vert-de-gris.
Musique de suspense
...
Faire ça à des arbres... Ils vous faisaient confiance.
Je les ai pas empoisonnés.
Jamais je ferais ça aux Jouanot. Ils m'ont toujours payé.
Pourquoi je ferais ça?
Ca, c'est quoi? Une olive?
Ca, c'est pas moi.
J'en ai vu, mais c'est pas moi.
...
Celui qui a fait ça a essayé de le planquer.
...
J'y suis pour rien.
- J'y suis pour rien. - Mais vous avez rien dit.
Il m'a menacé!
Si je l'ouvrais, il me virait. J'ai besoin de ce boulot!
Vous comprenez?
Yann?
- Non. Je voulais lui en parler,
mais il voulait rien savoir car il avait trop de soucis.
Je voulais pas lui en parler.
- Vous en avez parlé à qui, alors?
A Lionel, son frĂšre.
...
J'ai tout découvert!
Mais comment t'as pu faire ça à ton frÚre?
Comment t'as pu nous faire ça? Je vais te crever!
- Tu vas payer. - Je voulais pas.
- Je vais te buter! - C'était un accident.
- Tu l'as tuĂ©! - ArrĂȘtez!
C'est lui qui a tué Yann!
On va le coffrer.
- Vous approchez pas. Je vais le tuer.
- Vous allez rien faire. - N'approchez pas!
Vous allez le regretter.
- N'approchez pas. - Calmez-vous.
Isabelle, calmez-vous. D'accord?
Cri
Ah!
AĂŻe!
Sanglots
...
Merci, mon pote.
Musique douce
J'ai vu sa colĂšre.
...
Mais réfléchis!
- Je savais que c'était dur entre eux,
mais j'avais pas compris
qu'il en voulait Ă Yann de s'acharner
et à quel point il détestait le domaine.
J'ai commencé à avoir des doutes.
Je me suis demandé si la maladie des arbres, c'était pas lui.
Alors j'ai fouillé dans ses affaires.
...
Je sais ce que ça fait aux arbres.
...
Il a tué mon Yann.
...
Il méritait de mourir.
...
Cris
- Il m'a accusé, j'ai craqué et on s'est disputé.
Quand il a dit qu'il allait tout dire aux flics,
j'ai perdu le contrĂŽle.
Oh!
...
Gémissements
Quand j'ai réalisé, je suis allé le chercher.
...
...
- Mais les ados l'avaient déjà trouvé.
...
Cris étouffés
...
- Fin de journée? - Oui, fin de journée.
- Elle se termine comment, la journée?
- C'est une bonne question. Une trĂšs bonne question.
On dirait des gosses.
Oui, des gosses.
Je suis désolé, j'ai oublié, mais je dois filer.
J'ai un truc Ă faire important. Pardon.
Pardon. Désolé.
Musique légÚre
...
Roman.
Attends-moi.
Je veux plus te parler.
- Moi, j'aurais dĂ» te parler dĂšs que j'ai su.
Mais je sais pas ce que je sais vraiment.
- T'as dit Ă Messina que t'avais un gosse.
Oui.
Oui, parce que je crois.
J'avais besoin de parler Ă quelqu'un. Je suis perdu.
J'ai peur.
- Moi, j'ai pas peur, tu crois?
Comment je fais si t'as un enfant Ă toi?
Je suis pas ton vrai fils,
juste le fils que t'as adopté.
Mais t'es pas bien ou quoi?
Evidemment que t'es mon vrai fils, Roman!
Je t'aime comme si je t'avais porté.
Un peu chelou comme image.
C'est chelou, mais c'est vrai.
Y a un lien entre nous.
Que ThérÚse s'en aille, j'arrive à gérer,
mais quand j'imagine que tu puisses partir,
je deviens fou.
Personne coupera ce lien-lĂ , Roman.
Personne. Je t'aime.
Musique douce
...
Tu sais quoi?
Y en a marre de la peur.
Y en a marre.
...
Et je t'aime!
...
La cloche sonne.
...
Cris
...
...
Musique légÚre
...
Sous-titrage TITRAFILM
...
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.