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Original subtitles

Oh, oh, oh.

Laisse -moi te faire un enfant. Non, non, non.

Madeleine, je t 'en prie.

Non, non.

Oui, c 'est bon.

Oui, c 'est bon, mon amour.

Prends la pilule, ce sera plus agréable au moins.

Pourquoi ? Ça n 'était pas bon ? Bien sûr que c 'était bon, mais ça manque un

peu de variété.

Console -toi, j 'ai vu manger l 'écologue.

À partir du prochain cycle, tu seras tranquille. Pourquoi je... par toi ?

oui, moi aussi, bien sûr.

Tu n 'es pas fâché ? Mais non.

Tu sais, nous avons le temps d 'avoir des enfants.

Je suis trop jeune encore pour me mettre ce fil à la pâte.

C 'est ça, attendons.

Et nous aurons des nourrissons quand on aura l 'âge d 'être grand -père et grand

-mère. Oh, mais non.

Mais laisse -moi vivre un peu, écoute.

Tu te vois avec un môme sale à Paris, pendant que je fais des reportages au

du monde.

T 'as déjà assez de tes élèves ? Oh, ça ne me gênerait pas, j 'ai l 'habitude.

Je pourrais demander l 'allocation de père au foyer.

C 'était mon premier portage au Canada.

Je découvrais la pêche aux poissons des chenots.

Mon frère Yves, tu ne sauras pas que je ne prends plus la pellule.

Quelle bonne surprise quand je t 'annoncerai dans quelques mois, peut

je suis enceinte.

T 'es bien pressée.

On ne peut pas attendre à ce soir.

Tu sais bien que j 'ai un gros dents exactement une heure et demie. Mais t

pas déjeuné.

Mais je pense à mon passé de déjeuner.

Il fait froid au Canada ? T 'as manqué l 'occasion là -bas ?

Les Canadiens sont pas à la hauteur.

Donc bien ils sont insensibles à tes charmes. Non, non, je pense qu 'ils sont

la hauteur.

Et sache qu 'ils ne sont pas insensibles à mes charmes.

Mais moi je suis bête.

Je n 'en aime qu 'un.

T 'es bête en effet.

C 'est bon ce que tu me fais, bien que je t 'en fasse autant.

Sous -titrage FR ?

Oui, je veux.

Tout à moi.

Tu t 'es jamais demandé pourquoi j 'ai choisi le métier de professeur ? Oh oui,

mais alors ce sont de grands enfants tes élèves de terminale, hein ? C 'est bien

pour ça que je voudrais que tu m 'en donnes un petit.

Ils ne sont pas mignons ? Je me demande pourquoi tu t 'obstines à refuser la

maternité.

Vous vous êtes disputée ? C 'est pas lui qui va pas.

C 'est moi.

Je sais pas ce qui m 'arrive, je deviens irascible.

Mais qu 'est -ce que tu fais toute la journée ? Rien.

J 'ai envie de rien.

Oh, toi qui étais si active, toujours par mon éparveau.

Ce n 'est pas bon de rester ainsi toute la journée.

Il ne te fait plus l 'amour ?

On ne fait que ça.

Je le fatigue.

Je crois qu 'il finit par ne plus avoir vu moi.

Voyons, voyons.

Dis -toi, Dora.

C 'est bien que Dora est toujours là.

Voyons tout ça.

Tout le monde pourrait penser d 'avoir envie de toi.

Oui.

Ah, voici ma femme.

Bon, j 'ai bien honte de la faire.

Et pensez bien que c 'est plus efficace.

Oh, tu sais, le plaisir.

Comment ?

Ça ne compte pas, le plaisir ? Bien sûr que ça compte.

Mais je veux dire, ce n 'est pas tout dans l 'amour.

Que faut -il de plus ? Écoute, c 'est difficile à expliquer.

Autrefois, je ne faisais l 'amour que pour le plaisir.

Il voulait absolument un enfant et moi, je refusais.

Parce que je ne voulais pas renoncer à ma liberté.

Mon métier de journaliste, d 'une part, et l 'amour de mon mari, de l 'autre,

suffisait à me rendre heureuse.

Et puis... Et puis ? Oh ! Puis à quoi bon

? Allez, parle, vide ton cœur.

C 'est de cela dont tu n 'as plus besoin en ce moment.

Eh bien, lors de mon dernier séjour à Montréal, pendant le reportage de

décembre, Bernard m 'a fait des avances.

Et j 'ai senti que je n 'avais pas envie de ce genre d 'aventure.

J 'ai soudain eu la...

L 'envie de me retrouver ici, près de mon mari.

D 'avoir un foyer.

Et de faire l 'enfant qui vous désire tant.

Mais c 'est pas un problème, ça.

Il me semble que ce n 'est pas difficile.

C 'est vraiment pas un problème.

Oui, ça paraît facile.

Quand j 'ai pris la décision, j 'ai jeté mes pilules, j 'étais contente.

J 'étais tellement heureuse à l 'idée de faire la surprise à Yves.

D 'une grossesse qu 'il n 'attendait plus.

Et tu ne lui as rien dit.

Non.

Et je ne lui ai pas dit non plus que ça ne marchait pas. Ça ne marche pas ? Ça

ne marche pas, mais il faut continuer, il faut persévérer.

Écoute, ça fait maintenant six mois que je persévère.

Et crois -moi que ce n 'est pas faute d 'essayer.

Et Yves se demande pourquoi je veux toujours faire l 'amour.

Il ne doit pas s 'en plaindre.

Au début, il était content.

Et maintenant, j 'ai l 'impression qu 'il se lasse un peu de moi.

Tu es idiote de ne lui avoir rien dit.

Il faut le faire maintenant.

Veux -tu que je lui parle ? Non, non, non, surtout pas.

Non, je suis sûre que s 'il apprenait que... que je ne peux pas avoir d

il ne voudrait plus de moi.

Après tout, c 'est peut -être lui qui ne va pas, il faut essayer avec un autre.

Chut, le voilà.

Surtout ne dis rien.

Bonjour. Bonjour, mais tu n 'es pas prête ?

Bonjour, Dora.

C 'est vrai, c 'est tard.

Nous avons bavardé comme des pies.

Va vite te préparer, Madeleine.

Moi, je vais me changer ici.

Tu te dépêches de t 'habiller, ma chérie ?

Encore ? Mais nous l 'avons déjà fait ce matin.

Ma parole, tu ne penses qu 'à ça.

Rien qu 'un petit moment.

Juste un petit moment.

Je suis heureux de toi.

Comment peux -tu dire cela ? Je n 'arrête pas de te le prouver.

Tu m 'épuises.

Alors viens.

Allons, sois raisonnable.

À quoi ça sert puisque tu ne veux pas d 'enfant ? Évidemment, tu vas encore me

parler de maternité.

Tu seras satisfaite vraiment que lorsque tu m 'auras transformée en poule

couveuse, il y a quand même autre chose dans la vie, non ? Ah oui, et quoi ? Eh

bien...

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Mais je plaisantais, voyons.

Je t 'aime.

Et puis ce n 'est pas si important.

Nous aurons des enfants quand nous déciderons ensemble.

Il n 'y a que ça qui compte pour toi.

Même quand tu n 'en parles pas, tu ne penses qu 'à ça.

Tu es un reproche vivant.

Allons, ne te mets pas dans un état pareil, voyons.

Et tu vois bien que je n 'ai pas besoin d 'enfants, puisque j 'en ai une petite

ici.

Je t 'attends en compagnie de Dora.

Prépare -toi.

Allô, Bernard ? Oui, c 'est moi, c 'est Madeleine.

Est -ce que tu es libre ce soir ? Mais enfin, qu 'est -ce que fait Madeleine ?

Je la trouve plutôt fatiguée en ce moment.

Ah, vous aussi ? Oui.

Je crois qu 'elle aurait besoin de changer d 'air.

Vous devriez essayer de la convaincre de vous accompagner en Roumanie pour votre

prochain portage.

Je trouve que la vie sédentaire ne lui réussit pas.

Voilà des mois qu 'elle refuse de sortir.

Elle va finir par faire une dépression.

Mais enfin, Madeleine, qu 'est -ce que tu fais ? Tout compte fait, ce soir, je

préfère ne pas bouger.

Aller à la générale sans moi.

Non, j 'ai très mal à la tête, je vais me coucher le bonheur.

Bon, ben, je reste aussi.

Ah non, surtout pas.

Mais tu ne vas pas abandonner Dora.

Tu me raconteras ? Bon.

Alors c 'est qu 'il l 'a trouvée.

Je ne lui ai jamais donné.

Faites -le venir et qu 'il avoue la vérité. Il a avoué ! Quoi, Monseigneur ?

'il t 'avait eue. Quoi, illégitimement ? Oui ! Il ne le répétera pas.

Non, sa bouche est close, le nez de la goye est mis bon ordre.

Ma frayeur devine.

Quoi ? Il est mort ? Quand il aurait eu autant de vie que de cheveux, ma grande

vengeance aurait eu de la rancune pour elle toute.

Hélas, il est trahi et je suis perdue.

Fidon, constitué, tu pleures pour lui devant ma face ?

Bannissez -moi, Monseigneur, mais ne me tuez pas.

Ah ben, prostituée ! Tuez -moi demain.

Laissez -moi vivre cette nuit.

Non, si vous vous défendez.

Rien qu 'une demi -heure.

Une exécution, pas de sursis.

Rien que le temps de dire une prière.

Au tard.

Tu n 'étais jamais venu ? Tu ne m 'avais jamais invité.

Qu 'est -ce que tu bois ? Un scotch.

Un peu d 'eau ? Sans.

Alors pourquoi ce soir ? Comme ça.

Disons que j 'avais envie de parler un peu métier.

Métier ? Tu t 'es remis volontairement au chien écrasé.

Et tu as envie de me voir ce soir pour en parler ? Contre moi autre chose. Je

connais depuis plus longtemps que ton mari.

Si tu as besoin de moi ce soir, c 'est pas pour parler métier.

Pas vrai ?

Est -ce que j 'ai bien compris ?

Non,

Bernard.

Non, je ne peux pas, Bernard, je t 'en prie.

Je regrette 20 ans.

Bon.

Bernard, je t 'en prie.

C 'est trop tard.

Il ne fallait pas m 'appeler.

Je te désire comme un fou depuis des années.

Bernard, sois raisonnable, je te conjure.

Ne me dis pas ce que tu penses.

Tu es folle de désir.

Non, Bernard, je t 'en prie.

Ne me dis pas ce que tu penses.

Je sens bien que tu en as envie.

C 'est bon de t 'entendre crier.

Tu aimes ça, hein ? Je te désire comme un fou, mais je veux que tu m 'appelles

maintenant, que tu cries que tu as envie de moi.

Viens, je suis envie de toi.

Écoutez, Dora, je suis inquiet pour Madeleine. Je préfère rentrer.

Mais non, elle doit dormir.

Elle sera fâchée si je te présente ton vedette.

Et puis n 'oublie pas que tu as un petit compte rendu à lui faire.

Toujours aussi belle.

Ça fait un siècle qu 'on n 'a pas baisé ensemble.

Toi, toujours aussi paillard.

J 'ai quelque chose à te montrer tout de suite.

Attends, je suis avec un ami.

Yves Mandel.

Enchanté, vous voulez sans doute féliciter notre Agathe ? Elle est très

enthousiaste.

Et quand Agathe sera libre, n 'oubliez pas de nous l 'amener. Sans faute, hein

Oui, oui.

Très bien.

Oui.

Attends, je vais prendre autrement.

Très bien, oui.

Bon, c 'est vrai ? Ça va bien ? Oui

? Oui.

Tiens.

Vous attendez quelqu 'un ? Oui, vous.

Je vois que vous n 'êtes pas d 'un admirateur ordinaire.

Je suis un ami de Dora et elle vous attend dans cette loge.

Je vois.

Oh, regarde, tu n 'es pas de trop.

Merci, vous débrouillez très bien sans moi.

J 'ai mieux à faire.

D 'avoir été très occupée pour le moment.

Cela vous ennuie -t -il de l 'attendre en ma compagnie ? S 'ennuyer avec vous

paraît difficile.

Vous n 'êtes pas un admirateur ordinaire, mais vous me plaisez.

Vous savez que j 'ai congédié tout le monde ce soir de général pour avoir le

plaisir de vous avoir dans ma loge en ce moment.

Vous ne me croyez pas ? Je ne crois pas que je vous crois.

Vous préférez penser que je suis seule et abandonnée et que je suis bien

contente de vous avoir. Vous de mieux.

Je ne vous ferai pas l 'affront de penser cela.

Mais disons que vous avez peut -être donné rendez -vous à quelqu 'un d

'admirateur plus délégué que moi.

Vous êtes un psychologue pour un journaliste ? Je suis psychologue parce

ne suis pas journaliste.

Vous n 'êtes pas journaliste ? Et Dora ? Dora est journaliste, mais moi je suis

prof de maths.

Vous êtes un professeur de mathématiques qui ressemble à un acteur de cinéma.

Je suppose que ce sont des choses qui arrivent.

Ça ne vous gêne pas que je me change devant vous ?

Viner est un terme impropre pour exprimer ce que je sens.

Et quelle serait le sens propre, signora d 'État ? Je crois que je suis en train

de devenir un admirateur très ordinaire.

Vraiment ?

Je ne peux pas.

Si tu as besoin de moi, tu peux compter sur moi.

Eh bien, dis ce que tu as envie de dire.

Ils sont jolis, ces enfants.

Mais, j 'ai rien dit.

T 'as rien dit, tu dis rien, tu dis jamais rien.

Toutes ces journées passées à t 'attendre, toutes ces soirées où nous n

'échangeons que des banalités, t 'es vide, vide, vide.

Mais t 'es vide parce que tu le veux.

T 'obstines avec un egoïsme forcené à ne pas vouloir d 'un enfant qui remplirait

tes journées à attendre.

Nos soirées, nous n 'avons même plus rien à nous dire.

Je suis méchant, je ne voudrais pas. Je te sens si tendu.

Il y a un an que tu n 'as pas quitté l 'appartement.

Autrefois, je ne pouvais pas te retenir plus d 'une semaine.

Tu passais, mais tu étais toujours gai et insouciante.

Mais qu 'est -ce qui est arrivé ? Hein ? Je ne

peux pas te le dire.

Je vais accepter un reportage, pas trop loin.

C 'est iranien.

Arrête, on va te changer un peu d 'idée.

Allez, viens.

Oh, on ne peut pas être tranquille cinq minutes.

Et qu 'est -ce que ça peut être comme emmerdeur un samedi matin, c 'est pas

ça.

Tu n 'attendais pas de me voir tout le matin.

À vrai dire, je ne t 'attendais pas du tout.

Je t 'ai déjà dit de ne pas venir ici.

Oui, c 'est vrai.

C 'est sacré.

Mais je brûlais d 'envie de te surprendre.

Que faisais -tu ? Je bouquinais. Tu ne me trouvais pas au moins.

Eh bien, c 'est très ça.

Non, non, non, non, non, Agathe, c 'est interdit. Oh, zut avec les interdits.

Tu n 'es plus professeur aujourd 'hui.

Je veux voir où tu vis.

Quel fou, toi.

Au moins, s 'il n 'y a pas eu de femme depuis longtemps ici.

C 'est vrai qu 'il n 'y a pas eu de femme depuis bien longtemps dans ce lit.

C 'est vrai, Yves. C 'est vraiment le nid sacré.

Mais j 'étais simplement venue faire un peu de ménage.

Hypocrite.

C 'est pas beau de mentir devant son psychologue.

Viens, mon psychologue.

J 'adore que tu me perds sa peau.

Pourquoi je suis toujours prêt ? Tu me prépares pas un peu ?

T 'es déjà toute mouillée ?

Viens derrière, viens.

Que tu donnes à la célèbre Agathe Ducroux.

Mais Madeleine, laisse -moi t 'expliquer.

Voyons.

Il n 'y a rien à expliquer.

Tout est clair.

Ah, mais je comprends mieux pourquoi tu voulais tant que je m 'éloigne.

Que j 'aille travailler dans le pays le plus loin possible.

Mais Madeleine, ce n 'est pas grave.

Agathe peut te dire que... Oui, je ne veux pas la connaître.

Est -ce là toute la franchise que nous nous étions promises ?

Nous pouvions tout faire à condition de ne rien nous cacher l 'un à l 'autre.

Eh bien, moi aussi, j 'ai un amant.

Et maintenant, nous n 'avons plus rien à nous dire.

Tu parleras à mon avocat pour le divorce.

Mais ne fais pas de drame, Madeleine, c 'est fou.

Mais tout ceci est sans importance, voyons.

Mais l 'essentiel, c 'est que nous nous aimons par -dessus tout.

Garde des grands mots pour ton actrice.

Elle sait mieux que moi de jouer la comédie.

Mais enfin, Madeleine. Mais Madeleine, chérie, voyons. Mais Madeleine, écoute.

Elle a du tempérament, ta femme.

Oh, je t 'en prie, pas d 'ironie.

Yves, j 'étais venue pour te dire quelque chose d 'important.

Il n 'y a rien d 'important maintenant.

Peut -être.

Mais pourtant, il faut que je t 'en parle.

Tu as le droit de savoir.

Crois -tu que le moment est bien choisi pour faire des mystères ? Bon.

Je sais, de mauvaises nouvelles, c 'est beaucoup dans une journée.

Mais... Je suis enceinte.

Enceinte ? Tu es sûre ? Et tu m 'annonces cela comme une

mauvaise nouvelle.

C 'est...

C 'est jamais très drôle de se faire avorter.

Se faire avorter, mais tu es folle. Non, non, non, pas question.

Mais au fait, de qui est -il ? Mais de toi, naturellement.

Je ne t 'en parlerai même pas si ce n 'était pas de toi.

Je ne suis pas fidèle longtemps, mais je n 'aime qu 'un homme à la fois.

Mais voyons, comment va -t -on l 'appeler ?

Tu ne vas pas un peu vite ?

Es -tu sûr que je dois le garder ? C 'est bien encombrant, un gosse.

Mais, je suis là, non ? Oui.

Tu le vois courant partout, t 'appelant maman ? C 'est un beau rôle.

Je crois que ça me plaira.

Je suis frigorifié.

Bonjour, Laura.

Qu 'est -ce qui fait froid ? Mettez -vous à l 'aise.

C 'est chaud.

Alors, comment c 'était l 'abbé James ? Il était très froid.

Ah oui ?

Gilbert, vous avez fait du bon travail.

Très bon, mais alors avec moins 40, très difficile.

Et à Montréal, il ne fait qu 'un peu chaud.

Bonjour.

Bonjour.

Qui est -ce ? Sacha. Tu ne connais pas ? De réputation.

Monsieur rentre dans un tour du monde.

Sacha, tu pourrais t 'habiller au moins.

Et vous, vous pourriez vous déhabiller.

Je ne vous scandalise pas au moins.

Qui, nous ? Pas du tout.

Vous êtes chez vous.

Vous rentrez en France bientôt ? On n 'est pas très pressés, à vrai dire.

Je crois que nous sommes attendus tout de même.

Il faudra bien finir par rentrer.

Moi, je pars à Paris la semaine prochaine, accueillir la grande Agathe.

Écoute, Sacha, tu pourrais être plus discret, quand même.

Qu 'est -ce que je dis ? Ce n 'est pas ce que tu dis, c 'est ce que tu fais.

Si ça te gêne, viens le faire toi -même.

Enfin,

il a raison.

Il est incroyable.

Regardez -moi ça.

C 'est du dur.

Venez.

Viens, ça ne va pas te mancher.

Dis donc, tu lui fais encore plus d 'effets que moi.

Je ne pourrais pas te rendre aujourd 'hui.

Eh, tu ne me fais pas comme ça.

comme je jouis bien avec ma queue.

Venez -vous aussi.

Venez en profiter.

Tu peux, si ça te tente ? Oh, non, non.

Ça ne me gêne pas du tout, tu sais.

Non, mais si, ben, attendons.

Viens -t 'en.

Tu ne peux pas avoir le petit camp de Madeleine.

On va essayer.

C 'est bon, Madeleine.

Tu me fais bander comme un cerf.

Bernard vient de prendre deux ans.

Vous avez

parlé

d 'Agathe tout à l 'heure.

Vous la connaissez ?

Vous la voyez souvent ? Oh, il y a des années que je ne l 'ai pas vue.

Pendant que je faisais mon tour du monde, elle faisait une tournée de l

Dis -moi, elle s 'est mariée, je crois, non ? Oui, mais telle que je la connais,

ça ne durera pas longtemps.

Elle est aussi peu faite pour le mariage que moi.

Oh, c 'est parfait.

Madeleine, je sais qu 'il ne t 'ennuie pas avec Sacha, mais il faut partir

maintenant. Bien, nous y allons.

Tu n 'as jamais revu Yves depuis le divorce ? Non, jamais.

Ce n 'était pas un peu idiot, cette dispute ? Oh oui, j 'étais très bête.

Je me suis aperçue depuis toutes ces années que je n 'ai jamais aimé Clu.

Mais j 'ai été tellement bouleversée quand je me suis rendue compte que j

stérile. Mais comment peux -tu en être sûre ? Parce que j 'ai essayé avec

Bernard, en suivant ton conseil.

Ça n 'a pas marché.

J 'ai vu un gynécologue, j 'ai suivi un traitement.

Sans succès.

J 'ai bien dû me rendre à l 'évidence.

Je ne pourrai jamais avoir d 'enfant.

Tu l 'as dit à ton mari ? Jamais. J 'étais trop orgueilleuse pour ça.

Et puis j 'avais tellement peur qu 'il cesse de m 'aimer.

Mais tu es folle.

Moi je suis persuadée qu 'il t 'aime toujours.

Je vais le voir.

Je vais tout lui dire. S 'il m 'aime encore, il comprendra, j 'en suis sûre.

Et puis après tout, nous pouvons en adopter un, s 'il en a envie.

Mais évidemment.

Ils ont

courage.

A lui parler ? Non, c 'est inutile.

Je n 'ai pas le droit de briser son bonheur.

Elle lui a donné ce qu 'il voulait, un enfant.

Il est heureux.

Saint -Papa, tu veux que je te raccompagne ? Non, reste.

Tu vas rentrer seule.

Ça va, tu peux ? Je t 'en prie, Bernard.

J 'ai envie d 'être seule.

Madeleine, dis -moi.

Je n 'ai jamais voulu répondre à la question que tu posais.

Peux -tu m 'épouser ? Je la repose ce soir.

Mais oui.

Je crois que c 'est un bon soir pour la poser.

On va prendre des grandes vacances au début.

Très loin.

Un vrai voyage de noces.

Oui, Bernard.

Oui.

Déjà.

Tu ne fais pas de bêtises, au moins.

Non.

Je passe te prendre demain à deux heures. Non, je viendrai, moi.

Je serai chez toi après déjeuner.

Franchement, tu n 'as pas vu Tacha ? On le cherche depuis une demi -heure.

Non. Cherche -le, je parle avec lui.

Tasha, t 'es pas sérieux.

Mais non, je t 'ai pas sérieux.

Et toi, tu es sérieuse ? J 'ai un mari.

Et tu vas me dire que depuis trois ans, tu es devenue une femme sage.

J 'ai été fidèle six mois tout de même.

C 'est beaucoup, non ? Oui, c 'est beaucoup.

C 'est même beaucoup trop pour toi.

Et toi ? Toujours le même ? Toujours.

Yves, il y a un siècle que je ne vous ai vu. Dora, oui, la dernière fois c

'était ici.

C 'était votre petite fille qui était dans vos bras tout à l 'heure ? Oui.

Comme vous devez être heureux.

Que faites -vous quand Agathe est en tournée ? Oh, ça ne change pas grand

-chose. Agathe a très peu de temps pour se créer de la petite.

Ah, ça ne l 'amuse pas d 'être mère ? Ça l 'amusait au début, quelques mois.

Puis elle a eu envie de changer de rôle.

Ça ne fait rien, c 'est moi qui m 'occupe de Caroline.

Êtes -vous heureux ?

Vous

avez vu Madeleine récemment ? Oui.

Je me demande où est passée Agathe.

Agathe, tu viens à peine de rentrer de tournée et tu es déjà dans les bras d

autre homme.

Tu ne t 'occupes même pas de cette pauvre Caroline qui était pourtant si

de sa maman.

C 'est vrai, chère Ange.

Mais où est -elle ? Tu l 'avais dans les bras tout à l 'heure. On nous a

photographiés tous les trois.

L 'image du bonheur.

C 'est vrai.

C 'était le mois tourbille ce soir.

Ça a -t -elle triomphé ? Vous êtes mes trésors tous les deux.

Après la réception ce soir, je ne sors plus, je te le promets.

Je ne m 'occupe plus que de toi et de Caroline.

Bouge -moi là, je ne serai pas tard à le faire.

À

mon

commandement, les hommes à ma droite, les femmes à ma gauche.

Les hommes à ma gauche, les femmes à ma droite.

Fédération générale.

Changement de position.

Et maintenant, l 'œuvresse générale.

Oui, c 'est moi.

Qui ? Sacha ? Il s 'agit d 'Agathe.

Parlez, qu 'est -il arrivé ? Un accident de voiture.

Elle est blessée ? Morte ? Je

viens tout de suite.

Elle n

'a

pas de maman.

Elle n 'a plus de maman.

Si tu veux bien de nous, Madeleine.

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