Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
MORT � VENISE
Bon s�jour, Monsieur, bon s�jour � Venise !
Daignez nous accorder un regard favorable.
Et surtout, Excellence,
d�posez nos hommages aux pieds de votre petite amie.
Votre si jolie petite amie
Tous nos voeux les meilleurs, cher monsieur.
Menez-moi � la station de bateaux.
J'ai dit : � la station de bateaux.
Mais Monsieur va au Lido.
Oui. Mais je prendrai le vaporetto
� San Marco
- Vous ne pourrez pas - Pourquoi cela ?
Le vaporetto ne prend pas de bagages.
C'est mon affaire. Faites demi-tour.
Combien prenez-vous ?
Monsieur paiera.
Je ne paierai rien du tout si vous ne me menez pas o� je veux
Vous voulez aller au Lido.
Pas avec vous.
Je suis bon rameur, je vous m�nerai � bon port.
Ce gondolier est un dr�le...
Il travaille sans permis.
Les autres l'ont signal�. Voyant que la police le guettait, il a fil�
Vous aurez fait la travers�e gratuitement.
Mais... donnez-moi quelque chose.
Soyez le bienvenu, M. von Aschenbach.
La direction m'a charg� de vous pr�senter ses hommages.
La cl� du professeur Aschenbach !
J'ose esp�rer que l'appartement vous satisfera pleinement.
L'h�tel est des plus tranquilles...
Ce sont les bagages du professeur.
On vous monte votre malle tout de suite.
Nous avons un d�but de saison merveilleux. Un peu de sirocco, c'est tout
J'ose esp�rer que vous vous plairez ici.
3�me �tage... S'il vous pla�t.
Par ici, je vous prie.
J'esp�re que les fleurs ne vous d�rangent pas.
Les bagages du professeur Aschenbach.
C'est notre chambre la plus agr�able...
J'esp�re que vous vous y trouverez bien.
Et une vue unique sur la mer !
Le temps est un peu couvert aujourd'hui... mais il tournera au beau.
J'ose esp�rer que vous go�terez votre s�jour ici-
- et que l'appartement est tel que vous le souhaitiez.
S'il vous faut quoi que ce soit, appelez-moi.
Votre cl�... le 308... Retenez bien le num�ro.
Il sera bien dans quelques instants.
� votre avis, quand pourra-t-il se remettre au travail ?
C'est d�licat � dire dans un cas pareil.
N'oublions pas qu'il a un coeur qui bat la breloque.
Il faut l'arracher d'ici et qu'il fasse une longue cure de repos absolu.
Je me souviens:
Nous avions un sablier pareil-
-dans la maison de mon p�re.
L'orifice par o� s'�coule le sable est si �troit-
-qu'il me semble au d�but que le niveau du globe sup�rieur-
-ne va jamais changer.
Nous ne r�alisons la chute du sable que-
Iorsqu'elle touche � sa fin.
Et jusqu'alors, il para�t vain d'y r�fl�chir.
C'est au dernier instant
lorsqu'il n'est plus temps
que na�t en nous l'envie de m�diter.
Mesdames et Messieurs, le d�ner est servi.
Bonsoir, Mesdames et Messieurs, le d�ner sera servi dans 5 minutes.
Je suis s�r que le menu vous plaira.
J'ai une faim d'ogre, j'ai tellement march� aujourd'hui.
Tu parais fatigu�e... et p�le.
Tu devrais aller un peu plus au soleil, �a te ferait du bien.
N'oublie pas ta promesse.
Nous serons ensemble demain matin.
�a te fait plaisir ?
Tu ne t'ennuieras pas.
Qu'ils soient pr�ts � 9 h demain matin.
Allons d�ner.
Potage et poisson... ce sera tout.
La beaut� ! N�e, selon toi, de tes seules facult�s spirituelles
Nieras-tu que le g�nie de l'artiste ait le pouvoir de la cr�er ?
Oui, c'est ce pouvoir que je lui d�nie.
D'apr�s toi, alors, notre labeur d'artiste...
Ton "labeur" !
La beaut�, fruit du labeur ! Quelle illusion !
Moi, j'y crois.
Non. La beaut� jaillit
d'un �clair et ne doit rien aux cogitations de l'artiste
ni � sa pr�somption
Ton erreur est de ne voir que l'aspect restrictif de la vie
et de la r�alit�.
La r�alit�
ne fait que nous d�tourner de l'id�al et nous avilir.
Bien souvent je pense
que l'artiste est un chasseur oeuvrant dans l'obscurit�.
Il ignore son but, ou s'il a r�ussi � l'atteindre.
Ne comptons pas sur la vie pour �clairer notre route ni aider notre effort.
Puret� et beaut� sont filles de notre cerveau.
Non... cent fois non.
La beaut� nous frappe par le truchement des sens,
rien que des sens.
Les sens ne sont pas,
ils ne sauraient �tre la voie qui m�ne � l'esprit.
Seule, une parfaite ma�trise des sens
permet de se hausser
jusqu'� la sagesse, la v�rit� et la dignit� humaine.
La sagesse ! La dignit� humaine !
� quoi bon ?
Le g�nie est un don divin. Non !
Il est une calamit� divine.
Une flamb�e malsaine de nos dons naturels.
- Je repousse l'id�e de l'art d�moniaque. - Et tu as tort.
Le mal est une n�cessit�.
C'est lui le suc nourricier du g�nie.
Un peu de th� ?
Si tu veux du lait, sers-toi.
N'oublie pas que l'art est une �cole sublime
et que l'artiste se doit d'�tre exemplaire.
Il faut qu'il soit un mod�le d'�quilibre et de fermet�.
- Il ne saurait �tre ambigu. - Mais l'art est ambigu.
Et la musique est le plus ambigu de tous les arts.
Elle est l'ambigu�t� faite science.
Attends !
�coute cet accord
Ou celui-ci.
Chacun peut les interpr�ter � son gr�.
Ils offrent une s�rie de combinaisons math�matiques
impr�vue et in�puisable
Un paradis de complexit�s, o� toi, plus que quiconque-
- tu te vautres comme... un veau dans un champ de tr�fle
Tu entends ?
Tu reconnais ?
Ton oeuvre, toute ta musique...
Bonjour, M. le professeur.
Dr�le de temps...
Ce sirocco,
- quand croyez-vous qu'il cessera ?
Laissez-moi vous expliquer : le sirocco-
souffle trois jours, s'il commence un mardi.
Neuf, s'il commence un vendredi...
S'il ne cesse pas... le 10�me jour,
il dure trois semaines.
Il y a eu vendredi sept jours qu'il souffle.
C'est aujourd'hui le 10�me...
et s�rement le dernier jour.
Excusez-moi. Je vous souhaite une bonne journ�e.
De belles fraises toutes fra�ches !
Mettez-moi une chaise et une table ici.
De belles oranges !
�a fait quatre fois qu'ils construisent ce ch�teau !
Laisse-les tranquilles !
C'est pu�ril.
Allons-nous promener.
Des fraises ?
Non, Dorothy !
C'est tr�s dangereux par cette chaleur.
On ne doit manger aucun fruit frais.
Rien que des l�gumes bouillis.
- Tadzio est de bonne humeur. - Rentrons � l'h�tel.
- Tu es fatigu�e ? - Non.
Cette crainte n'est pas de la honte.
La honte est une d�tresse morale
contre laquelle tu es immunis�.
Tu es celui qui �vite... qui r�pugne... qui garde ses distances.
Tu fuis tout contact direct et franc.
Ton �thique rigide t'impose
un comportement aussi parfait... que ta musique.
Tout faux-pas est une d�ch�ance entra�nant une souillure ind�l�bile.
- Je suis souill�. - H�las non !
�tre redevable � ses sens
d'un �tat irr�m�diablement corrompu,
quelle joie pour un artiste.
Quoi de plus aride qu'une bonne sant� ?
Surtout lorsque c'est celle de l'�me.
Je dois pourtant trouver un �quilibre.
Quelle malchance que l'art se moque de la moralit�.
Sinon, tu serais un surhomme... hors d'atteinte... inimitable.
Sais-tu ce qui g�t au fond du courant ?
La m�diocrit�.
Vous nous quittez demain, Monsieur ?
Oui... une circonstance impr�vue.
Une obligation inattendue.
Je dois retourner � Munich.
J'en ai �t� avis� ce matin... c'est imp�rieux.
D'ailleurs, je ne me sens pas bien.
Ce climat...
est tr�s �prouvant pour moi.
Faites exp�dier mes bagages demain... et suivre mon courrier.
Et pr�parez ma note.
Bien, Monsieur... La note de M. von Aschenbach !
Je vais l'avoir tout de suite.
- Pardon, Monsieur, on vient de me dire... - De vous dire quoi ?
Pardon d'insister : le canot automobile attend...
- Le temps presse - Le temps ne presse pas !
Cette odieuse manie des h�tels de vous chasser d�s qu'on a pay� !
C'est intol�rable !
Si le canot ne peut pas m'attendre, qu'on envoie mes bagages en avant.
- J'irai � la gare par mes propres moyens - Excusez-moi, Monsieur.
Laissez-moi finir de d�jeuner en paix, et qu'on m'apporte un journal.
Adieu Tadzio ! Ce fut trop bref.
Que Dieu te b�nisse !
- Une premi�re, Munich - Pour aujourd'hui, Signor ?
Vous risquez de manquer le train.
Il part pour V�rone dans 4 minutes.
Il y en a un autre,
mais vous manquerez la correspondance. - Alors, faites vite.
Votre monnaie.
M. Aschenbach !
Je suis absolument constern� Une erreur... une malchance incroyable !
De quoi s'agit-il ?
Une chose qui n'arrive jamais,
et qui pourtant a eu lieu.
- Vous allez me faire rater mon train... - Votre malle est partie pour Como.
- La Compagnie fait tout pour la rattraper - Je la veux tout de suite.
C'est impossible... il faudra que vous attendiez.
Attendre ! Comment cela ?
Je la veux � l'instant m�me.
Partez pour Munich, elle vous y rejoindra dans 3 jours au plus.
Je ne quitterai pas Venise avant d'avoir r�cup�r� ma malle.
Tr�s bien. Sage d�cision.
Reprenez �a... et faites-vous rembourser le billet.
Et avertissez le canot. Je d�sire retourner imm�diatement au Lido.
Tu es tout sale !
Tu as du sable partout...
Un instant.
Pourquoi les journaux ne soufflent-ils pas mot...
de ce qui se passe ici ?
J'ai entendu dire que...
Ah, ces rumeurs extravagantes !
Croyez-moi, il n'y a ni �pid�mie ni m�me de maladies.
Et ces affiches du Service d'Hygi�ne ?
- Vous les avez bien vues ? - Certainement.
Mais chaque �t�... les murs de Venise en sont tapiss�s
Mesure d'int�r�t g�n�ral
prise par la police pour �viter tout risque.
Rien de plus, je vous assure.
Certains journaux �trangers en profitent pour publier
des articles tendancieux propres � d�courager les touristes.
Tr�s d�plaisant, n'est-ce pas ?
Rien qui doive vous inqui�ter.
Rien, je vous assure... Excusez-moi
Tu ne dois jamais sourire ainsi...
Tu ne dois jamais sourire ainsi � personne.
Je t'aime.
MUNICIPALIT� DE VENISE
D'o� provient cette odeur abominable ?
On la sent partout...
Qu'est-ce que c'est ?
Approche
Pourquoi est-ce qu'on d�sinfecte Venise ?
Ordre de la police, Signor
� cause de la chaleur et du sirocco.
Le sirocco est �touffant.
Pas bon pour la sant�.
Alors, pas de maladie ?
De maladie ? Quel genre de maladie ?
Le sirocco est une maladie ? Ou la police est peut-�tre une maladie ?
Une simple pr�caution, rien de plus.
Je voudrais changer 300 marks
en lires...
J'aimerais vous parler.
- Puis-je vous aider ? - Je vous en remercie d'avance.
J'essaie en vain de savoir... personne ne me dit la v�rit�...
On d�sinfecte Venise. Pourquoi ?
Simple mesure de routine... Ne vous en alarmez pas.
Simple mesure de pr�caution, en raison de...
Ne partez pas.
J'aimerais vous parler... Venez par ici.
J'�tais tenu de vous donner la version officielle.
Mais elle cache quelque chose de plus grave.
Depuis quelques ann�es, le chol�ra asiatique
n� dans le delta mar�cageux du Gange
a une tendance marqu�e � se propager.
Il passa d'abord
d'Hindoustan en Chine, puis
revint vers l'Afghanistan et la Perse.
Vous me suivez ?
Empruntant la grande piste des caravanes...
il sema la terreur jusqu'� Astrakan et m�me Moscou.
On s'attendait � ce qu'il se r�pand�t en Europe par voie de terre.
Mais c'est par voie de mer que les marchands syriens
l'amen�rent � Toulon et � Malaga.
Il apparut ensuite � Palerme et � Naples.
Puis s'implanta solidement en Calabre.
�pargnant jusqu'alors l'Italie du Nord
Mais songez combien Venise est vuln�rable
avec les lagunes... et le sirocco.
En mai dernier
en un seul jour,
on identifia deux fois les terribles vibrions
dans le cadavre noirci et �maci� d'un batelier
et dans celui d'une marchande de quatre-saisons.
Bien entendu, on dissimula ces deux cas.
Mais chaque semaine, le nombre de morts s'accro�t.
On renonce � les compter.
Il n'y a plus un lit de libre dans les h�pitaux.
Chacun le sait, vit dans la terreur mais se tait.
Et savez-vous pourquoi ?
Les estivants, les touristes !
Venise vit du tourisme.
Pouvez-vous imaginer Venise sans touristes ?
La ville avec l'aspect d�sol� qu'elle a en hiver ?
Je vous conseille de partir d�s aujourd'hui.
N'attendez pas demain.
Le d�cret de quarantaine est imminent.
Permettez, Madame,
� un �tranger
de vous apporter
un conseil et un avertissement
dont vous prive l'�go�sme des autres.
Partez ! Quittez Venise imm�diatement !
Je vous en supplie.
Emmenez Tadzio et vos filles.
Je vous implore.
Venise est la proie d'une infection terrible.
Je vous remercie, Monsieur.
Quel genre de route suis-je en train de suivre ?
Quelle sorte de route ?
Je grisonne.
Mais bien s�r... Et savez-vous pourquoi ?
Les grands personnages
n�gligent trop leur apparence.
Insouciance compr�hensible
n�anmoins regrettable.
Quelqu'un de votre classe
doit m�priser les pr�jug�s relatifs aux... artifices.
On n'a que l'�ge de son coeur, pas davantage.
Vous avez droit de retrouver la couleur naturelle de vos cheveux.
Je vais vous rendre ce qui vous appartient.
- Comment cela ? - Laissez-moi faire.
Le Signor peut maintenant tomber amoureux sans crainte.
Quelle merveilleuse filouterie !
Que veulent-ils de plus ?
Beaut� pure... rigueur absolue...
Puret� de forme... perfection...
abstraction faite des sens.
Tout cela est oubli�... rien n'en subsiste... rien.
Ta musique est mort-n�e. Tu es d�masqu�.
Renvoie-les, veux-tu ?
- Qu'ils s'en aillent ! - Les renvoyer ?
- Je vais te livrer � eux - Non, je t'en prie,
ne fais pas cela.
Qu'ils te jugent... et te condamnent.
La sagesse... la v�rit�...
la dignit� humaine.
Fini, tout cela.
Plus rien ne te retient d'aller dans ta tombe avec ta musique.
Tu as parachev� ton �quilibre.
L'homme et l'artiste ne font qu'un,
lls ont touch� le fond ensemble
Tu n'as jamais connu la chastet�.
Elle est un don de la puret� et non une d�ch�ance de l'�ge
Tu es vieux, Gustave.
Et rien au monde n'est si impur que l'impuret� de la vieillesse.
Bonjour, mesdames.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour.
- � qui sont ces bagages ? - Aux polonais. Mme Moens et sa famille.
- Quand ? - Apr�s le d�jeuner.
Citrons frais !
Tadzio, Tadzio.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.