Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂ®)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Inspiré de faits réels, intégrant des éléments fictifs et romancés
LA HAYE, JANVIER 2001
Pourquoi tu ne m'as pas parlé de la réunion ?
J'ignorais de quoi il s'agissait.
Mais tu soupçonnais quelque chose, sinon tu m'en aurais parlé.
Que veux-tu ?
- J'ignorais l'objet de la réunion. - Ce que je veux ?
Ce que je veux ?
Ă€ ton avis ? Savoir oĂą je me situe,
Ă quoi m'attendre !
Excuse-moi.
Qui y était ?
Juste le Premier ministre ?
Van der Stoel aussi...
Et ma mère y était aussi.
Ta mère ?
Pourquoi ta mère était là ?
OK, quoi ?
Alex, crache le morceau.
Ils disent que ton père ne pourra pas assister à notre mariage
ou du moins, qu'il n'y aura pas de loi au consentement.
C'est quoi, la loi au consentement ?
C'est politique, ça n'a pas d'importance.
Ça veut dire quoi ?
Ils veulent tous montrer qu'ils ont des couilles et...
Pourquoi mon père ne peut pas assister à mon mariage ?
- Que dit le rapport ? - Je ne sais pas.
Je te promets qu'on fera tout pour...
Tu ne sais mĂŞme pas ce qu'il contient !
- Eh bien... - Putain !
C'est inadmissible !
Comment peux-tu me demander ça ?
Moi ?
C'est eux, j'ai aussi été pris de court.
Je ne voulais pas ça non plus.
- J'étais furieux. - Bravo !
Máx ! Attends, s'il te plait.
Pourquoi tu n'as rien dit ?
J'attendais le bon moment. Je ne voulais pas en faire un drame.
Ne pas en faire un drame ?
Mon père ne peut pas assister à notre mariage
- et ce n'est pas un drame ? - J'ai pas dit ça.
Máx, je ne voulais pas t'inquiéter inutilement.
Tu es tellement arrogant que tu penses pouvoir tout plier à ta volonté.
Máx, je t'en prie.
Va te faire foutre.
Máx, s'il te plait, est-ce qu'on peut en parler ?
Laisse-moi.
C'est politique !
Au diable, la politique !
Tu m'as gardée dans l'ignorance.
S'il te plait, Máx...
NEW YORK, AVRIL 1996
Putain...
- Oui ? - Tris, c'est moi.
- Je suis trop contente ! - Oui, j'arrive pas Ă y croire.
Tris, quelle vue.
Tu dormiras avec moi, je peux pas faire plus.
- Comme quand on était petites. - Oui.
Sacrée bande, hein ?
Ta mère a déjà appelé deux fois.
Normal.
- Je peux téléphoner ? - Bien sûr.
Tris, on va s'éclater !
Tu sais ce que j'ai lu dans un magazine Ă Buenos Aires ?
Ici, il y a des restaurants
avec une piscine sur le toit.
On pourrait aller
Ă Broadway.
Je veux aussi voir la Statue de la Liberté. Non ?
- L'Empire State. - Oui.
Mais on est pas obligées de tout faire tout de suite.
AllĂ´ ?
Ici Máxima Zorreguieta, je voulais confirmer mon entretien
pour demain.
Oui.
OK. C'est parfait.
D'accord, merci.
Tris, on va manger dehors.
Je t'invite.
Máx, je te préviens,
New York est hors de prix.
Tris, je vais travailler Ă Wall Street.
Ă€ partir de maintenant, c'est moi qui invite.
- Alors, vous ĂŞtes de Buenos Aires ? - Oui.
Vous connaissez mon père, n'est-ce pas ?
Vraiment ?
Ou est-ce votre père qui connait le mien ?
Je pense avoir rencontré votre père lors d'un séjour de ski à Bariloche.
Excusez-moi, le temps c'est de l'argent.
Qui se soucie de Bariloche quand on est Ă New York ?
Dites-moi, pourquoi pensez-vous convenir Ă la fonction ?
Je suis douée avec les chiffres.
Enfin... Non, je suis très douée.
J'aime les gens et je cherche de nouveaux défis
ici, Ă New York.
Intéressant.
Oui.
Intéressant.
Nous avons eu votre contact par Tim,
chez Merrill Lynch.
Et par Robert, chez Citicorp.
Vous avez fait le tour des banques, semble-t-il.
Je croyais qu'on devait ĂŞtre discret dans la finance.
Heureusement, non.
Nous recherchons quelqu'un pour notre équipe de ventes
pour l'Amérique latine.
C'est moi.
Expliquez-moi pourquoi.
Je n'aime pas trop parler de mes réussites, mais...
Je peux vous parler de ma plus grande erreur.
Quand j'étais à la Banque de Boston,
on a fait une erreur d'appréciation concernant le peso mexicain.
Et nos clients ont perdu beaucoup d'argent.
Et je me suis sentie très mal.
Mais au final, ça m'a appris la résilience.
Je suis plus vigilante. Rigoureuse, mĂŞme.
Je suis en charge du Canada, de la Floride et du Texas, mais...
J'aide aussi Caoimhe pour ses clients importants Ă New York
comme Soros et Merrill Lynch. Tiens.
"Máxima Zorreguieta, Vice-Présidente
des Sièges institutionnels pour l'Amérique latine."
Je trinque à ta santé.
Merci, papa. Merci.
J'ai trouvé un appartement près de Central Park.
J'emménage dans trois semaines.
Il est petit, mais je n'y serai jamais.
Je suis la première à arriver au bureau et la dernière à partir.
Tu sais quoi ?
Ta grand-mère Máxima serait aussi fière de toi que je le suis.
Jamais je pourrais me payer un appart ici.
Fallait pas devenir artiste.
Je te déteste.
Notre cohabitation va me manquer.
Toi aussi, tu vas me manquer.
Tu sais ce qui me manquera pas ? Tes cheveux dans la douche.
Et toi, tu veux savoir ?
Tes délires de spiritualité.
Je sais que tu ne crois pas à tout ça, mais ça va t'aider, crois-moi.
Et ça sent bon, non ?
T'as pas fait la chambre.
Le plus important.
Choisis un tableau, je te l'offre.
C'est trop petit chez moi, ça rentrera pas.
VoilĂ Tris.
- Tris. - Salut !
MarĂa Pame.
Quelle joie.
- Máxi ne m'a pas prévenue. - C'était une surprise.
Je te présente mes amies de Buenos Aires.
Máxima Zorreguieta et sa maman, MarĂa Pame.
- Bonjour. - Enchantée.
- MarĂa Pame. - EnchantĂ©e.
Voici Peter. Il m'a fait découvrir la scène artistique ici.
Ai-je bien entendu "Zorregueta" ?
Zorreguieta.
Oui, Zorreguieta. ĂŠtes-vous de la famille
de l'artiste Dolores Zorreguieta ?
Oui.
- C'est ma sœur. - Incroyable.
J'ai vu son exposition l'autre jour,
Blessures.
- Vous l'avez déjà vue ? - Non.
Alors je ne dirai rien pour ne pas vous gâcher l'expérience,
mais je l'ai trouvée très impressionnante.
Elle a fait un travail incroyable de capture de la douleur,
de la peur et de la violence de sa jeunesse Ă travers son art.
- Quelle joie de rencontrer sa mère. - Non.
Je ne suis pas sa mère.
C'est ma demi-sœur, on a le même père.
Oui, son père et le mien sont de bons amis.
- Le monde est petit. - Le monde est petit.
On a besoin d'un verre.
- Oui. - Oui, super.
- Merci. - Ravie de vous avoir rencontré.
- Bonne soirée. - Merci, vous aussi.
Maman, tu ne peux pas répondre comme ça.
- Pourquoi ? Ce n'est pas ma fille. - Je sais, mais...
Laisse tomber.
Évidemment
que je n'irai pas voir l'expo de Dolores. Créer de l'art
Ă partir de toute la douleur, des menaces et de la violence
qu'elle aurait subi enfant, c'est ridicule.
OK maman, c'est bon.
Je le dis parce que tu exagères aussi.
Tu m'as pas dit qu'à l'époque, tu ne pouvais pas tomber enceinte ?
Oh non, Máxima.
Tu laisses plein de traces. Laisse-moi faire.
Non, je vais y arriver.
Máxima, tu ne vois pas que c'est moche ?
Tu veux vivre avec des traces ? Laisse-moi faire.
Tout droit. Tout droit, ma fille.
À un moment, il faut savoir lâcher prise.
Tu comprends ?
Après, on prendra un verre de vin.
On l'aura bien mérité.
Oui.
Ça va être magnifique.
- Alors ? C'est beaucoup mieux, non ? - J'adore.
Il y a plus de lumière, c'est génial. C'est plus feng shui.
Magnifique, je n'y avais pas pensé.
Ă€ ta nouvelle vie, ma fille.
Santé, maman.
Donne des nouvelles.
Prends soin de toi.
Tu embrasseras papa ?
Bien sûr.
- Au revoir, ma chérie. - Au revoir.
Loli !
Máx.
J'arrive pas Ă y croire.
Tu es devenue une adulte.
- Et tu es si jolie. - Merci, toi aussi tu es très...
New York te va bien, on dirait.
Cet homme, Peter.
Il était très impressionné par ton travail.
Il dit que depuis que tu es ici, tu ne travailles que sur l'Argentine.
C'est arrivé comme ça.
Comme si avec la distance, ça me revenait en pleine figure.
La violence de ces années, tout...
La peur, la douleur.
Je n'arrive à créer que sur des sujets où il y a un point de rupture.
Qui me gĂŞnent, me mettent mal Ă l'aise.
T'as réussi à parler avec papa de ce qui s'est passé ?
Il refuse d'écouter ou d'assumer la moindre responsabilité.
C'est fou quand on sait tout ce qui a été révélé. Comment...
Désolée, non.
C'était pas le bon sujet.
C'est ma faute, j'aurais pas dĂ» en parler.
Tu lui ressembles beaucoup.
Pourquoi ?
On se dispute pas, on essaie de discuter, non ?
Máx, tu as 25 ans et tu es diplômée en économie.
T'en penses quoi ?
Allez !
Tu as vu, lu, entendu des choses.
Il a tout donné pour nous.
Máx !
30 000 disparitions, des bébés volés, des corps drogués,
jetés à la mer.
Merde, je m'étais promis de ne pas faire ça.
Pas avec toi.
- Contente de t'avoir vue. - Máx...
Je t'aime énormément
et je sais que Jorge a été un excellent père pour vous.
- Excusez-moi, j'ai besoin de... - Je vous en prie.
Máxi.
Qu'est-ce que t'as ?
Pourquoi Dolores ressasse le passé ?
Máx...
Les artistes questionnent.
C'est ce qu'on fait, c'est notre boulot.
Et c'est...
C'est courageux aussi.
Qu'est-ce qui est courageux ?
Utiliser notre nom pour la gloire ?
Non.
C'est courageux de sa part d'oser s'opposer Ă lui.
Je l'ai vue.
Son exposition.
Blessures.
Je l'ai trouvée impressionnante.
C'est un coup de massue, ça m'a fait réfléchir.
Réfléchir à notre enfance.
Et Ă notre adolescence
passée bien à l'abri dans le refuge de Northlands.
Alors que le monde extérieur était en feu.
Oublie le dîner,
on se voit plus tard.
Máx ?
J'ai d'abord cru que c'était mes pieds, mes chaussures,
mais il se trouve qu'en fait,
c'est mon tronc.
Je fais du yoga tous les matins pour assouplir mes hanches, mais...
Pardon, tu m'excuses une minute ?
Je reviens tout de suite.
Excusez-moi.
Bonsoir.
Cynthia ?
Salut.
Máxima.
Zorreguieta.
Northlands ?
Máxima Zorreguieta ? Vous m'excusez une minute ?
Máxima Zorreguieta !
Que fais-tu ici ?
- Tu te joins à nous ? - Non merci, je suis avec un collègue.
- Tu travailles ici ? - Oui.
J'ai travaillé pour HSBC comme Vice-Présidente des ventes
pour l'Amérique latine. Là , je suis à la Deutsche Bank.
Et toi, tu fais quoi ?
Je... Eh bien.
Un peu de tout, je vis ici depuis des années.
Beaucoup de photographie et maintenant,
je suis dans la mode. Chez DKNY.
- Tu connais ? - Oui, évidemment.
- Je suis contente de te voir. - Moi aussi.
Tu me passes ton numéro ? Attends, une seconde...
Non, attends. Tiens.
C'est mon numéro.
Bien sûr. Waouh.
- Je t'appelle ? - Oui, super. Avec plaisir.
Excusez-moi.
Désolée, une vieille amie.
Oui.
Ne vous inquiétez pas pour ça, on s'en occupe.
C'est pas vrai ? OK, ne vous en faites pas.
D'accord, très bien.
Je peux vous rappeler ?
OK. Oui, je vous l'envoie.
OK, merci. Au revoir.
Salut, Cynthia.
- Merci. - Je vous en prie.
Zorreguieta !
Quel plaisir de te voir, vraiment.
Je ne savais pas si tu allais venir, mais te voilĂ .
Je suis super contente, tu vas t'éclater.
- Viens. - Quelle belle maison.
Tu aimes ? On est très contents parce que...
Parce qu'on vient de refaire tout le salon.
D'où l'idée de la réception.
Mais bon, ça reste très informel.
Il n'y a que des gens sympas.
Oh, et un Rockefeller. Peut-ĂŞtre mĂŞme un Kennedy.
Viens lĂ .
Je te présente Philippe et Ana.
Phil, Ana, voici Máxima.
Enchanté.
Enchantée.
Enchantée.
C'est ma meilleure amie de Buenos Aires.
Phil et Ana vivent la moitié de l'année à New York.
- Et l'autre moitié à Séville. - Le meilleur des deux mondes.
Oui, mais vous avez le tango.
Et vous, le flamenco.
C'est vrai.
Mais il n'y a rien de comparable au tango.
Il dégage ce mélange unique
de mélancolie et de sensualité
qui n'a pas son pareil.
Oui.
Oui, je veux dire...
Le tango rend le sourire quand on a traversé une mer de larmes.
VoilĂ . C'est ce que je voulais dire.
Suis-moi.
Désolée.
La semaine prochaine, je t'emmène au Bilboquet.
Chérie, ce restaurant est ma deuxième maison.
Snobinarde.
Ce type débarque dans mon bureau en me hurlant dessus.
Des trucs comme "Jusqu'où ça ira ?" ou "Combien d'argent il te faut ?".
Je le regarde et je lui dis :
"Combien, c'est pas la question, mon pote.
"C'est comme à la balançoire, un jour tu montes, un jour tu descends.
"L'argent n'est pas gagné ou perdu,
"il est juste transféré d'une poche à une autre. Comme un tour de magie.
"Cette peinture achetée il y a dix ans
"pour 60 000 dollars, aujourd'hui, je pourrais en tirer
"600 000.
"L'illusion s'est transformée en réalité et plus elle devient réelle,
"plus tu veux la posséder.
- "Pour moi, c'est le..." - "Capitalisme triomphant."
Gordon Gekko, Wall Street.
Je l'ai vu au moins cinq fois.
C'est un très bon film. Non ?
En effet. J'ai donc vendu la peinture...
Personne ne peut répondre à votre appel. Veuillez laisser un message.
Máx, c'est Tris. Pourquoi tu réponds pas à mes appels ?
Je sais pas ce que j'ai fait de mal, mais ce sera mon dernier message.
Rappelle-moi. Je m'inquiète.
"BLESSURES", EXPOSITION DE DOLORES ZORREGUIETA
Dolores, arrête avec tout ça.
Pourquoi tu réponds pas à mes questions ?
Tes questions ?
Ce ne sont pas des questions, mais des accusations.
Tu ne sais pas de quoi tu parles.
Je n'invente rien, tout est dans le rapport.
Hors de chez moi !
LA HAYE, JANVIER 2001
Non.
Je regrette l'époque où on pouvait fumer dans les avions.
Y a qu'Ă ouvrir la fenĂŞtre du cockpit.
Ă€ quoi tu penses ?
À ma sœur.
Son exposition sur le régime de Videla.
J'ai été la voir à l'époque, mais...
C'était trop.
Je ne me suis jamais disputée avec mon père.
Elle, oui.
Elle lui a fait face.
Elle a osé poser des questions.
Pas moi.
Quelle lâche.
Tu n'es pas lâche.
Lui as-tu jamais demandé
s'il était au courant ?
Pourquoi ?
Quel est le pire qui pourrait arriver ?
NEW YORK, SEPTEMBRE 1998
Salut, Tris.
Ah... Salut.
Salut.
T'as des projets pour ce soir ?
Cynthia est pas libre ?
T'as raison.
Excuse-moi.
J'ai un rendez-vous.
Ce week-end, peut-ĂŞtre ?
Oui, peut-ĂŞtre.
Je sais pas. On en reparle, OK ?
OK.
Tris...
- OĂą allez-vous ? - Les Hamptons.
Ici Valeria Delger, je ne suis pas disponible. Veuillez laisser...
Salut, c'est Samantha. Je ne suis pas lĂ , mais laissez un message.
Salut, c'est le portable de Tiziano. Laissez un message après le bip.
AllĂ´ ?
Salut, Máx. C'est Tiziano.
Tu m'as appelé ?
Oui.
J'étais en train...
Je pensais Ă toi, je me demandais comment tu allais.
Bien. Bien.
Occupé.
Ça fait longtemps, Máx.
Oui, je sais.
Je sais que tu m'as appelée plein de fois. Pardon, je...
Excuse-moi, la vie passe vite ici.
Bon, raconte-moi.
C'est comme tu l'espérais, Wall Street ?
Tu t'es trouvé un banquier millionnaire ?
Ou Buenos Aires te manque ?
New York, c'est vraiment génial. Et...
Le boulot va très bien, les fêtes sont super.
Mais parle-moi de toi.
Comment tu vas ?
Le type me regarde et me sort : "On est Ă New York, fais avec."
Ça marche comme ça ici. Si tu veux réussir,
tu dois t'endurcir avec cette même mentalité.
Et évidemment, les gens...
Tout le monde dit que le plus important, à New York, c'est l'économie,
se faire sa place et devenir quelqu'un, mais...
Moi, ce que je préfère à New York, ce sont les gens.
La façon dont ils interagissent, dont ils créent des liens.
L'appartenance, tu vois,
l'aspect humain.
Mais ?
- Bonjour. - Bonjour.
- Tu veux un maté ? - D'accord.
Merci pour hier.
C'était super.
Je me disais...
Si tu rentrais avec moi ?
On pourrait voyager.
Aller en Italie...
En Argentine,
des vacances Ă Bariloche.
Tu me manques et...
Et je crois que l'Argentine te manque aussi.
Non.
L'Argentine ne me manque pas.
Je veux rester ici.
J'ai adoré que tu viennes.
J'ai passé un super moment avec toi.
- Tu te fous de moi ? - Quoi ?
Tu te fous de ma gueule ?
Je suis venu jusqu'ici pour toi.
Ça m'a fait plaisir.
Tu m'as appelé.
C'est toi qui m'as appelé.
J'ai fait 8 500 kilomètres pour baiser ?
Tu sais quel est ton problème ?
Ton problème, c'est...
Rien n'est jamais assez bien pour toi.
MĂŞme pas l'amour.
- AllĂ´ ? - Tris, c'est moi.
Je peux entrer ?
Salut.
Salut.
Si t'as rien de prévu, j'ai fait des pâtes au pesto.
Et j'ai apporté...
Excuse-moi de t'avoir laissée tomber.
Je sais pas ce qui m'a pris.
Je crois que j'ai fait l'autruche.
Pardon.
Zorreguieta a cuisiné.
Il faut alerter la presse.
Il s'appelle Mark ?
Oui.
Il prend soin de toi ?
Il sait qu'il a de l'or entre les mains ?
- J'espère. - Il a intérêt.
Oui.
Je suis très contente
pour toi.
Et toi ?
Je sais pas,
j'ai l'impression que je vais rester seule toute ma vie.
Máx, non.
Tu sais quoi ? On va le savoir tout de suite.
T'es sérieuse, là ?
Oui, je suis très sérieuse.
Toi, tu penses Ă une question
ou Ă un conseil que tu veux demander aux cartes.
Moi, je vais les battre.
Et quand tu sens une bonne vibration
ou que tu te dis que c'est le bon moment, tu dis stop.
- Quand je le sens bien ? - Oui.
- Tu les bats ? - Oui.
Concentre-toi.
Je le sens bien, lĂ .
- T'es sûre ? - Oui.
L'Impératrice.
- C'est bien ? - L'Impératrice en premier.
C'est intéressant.
La Roue de la Fortune.
Le Monde.
Et les Amoureux.
Il va se passer quelque chose dans ta vie.
Quelque chose qui va tout changer,
de totalement inattendu.
Je crois que les cartes nous disent que tu vas rencontrer
quelqu'un de spécial.
Et qu'avec cette personne,
tu vas conclure un contrat.
Voilà , c'est ça.
Tu vas rencontrer ton prince.
Zorreguieta !
Salut !
- Salut. - Qu'est-ce que tu fais ici ?
On s'en fout.
Écoute.
Écoute, j'ai une question.
Pourquoi tu rappelles pas ?
Deuxième question. T'es passée où ?
- Tu rates tout, ma belle. - J'étais un peu occupée.
On est tous occupés.
Je t'emmène à une fête.
J'en ai un peu marre des fĂŞtes en ce moment.
Tu veux pas rater celle-lĂ .
- Je suis sérieuse. - Moi aussi.
Et devine oĂą on va.
Nous allons...
en Espagne.
- Non. - Si, à Séville. À la Feria de Abril.
Phil et Ana ont une immense maison, ce sera génial.
Je dois aller Ă Londres pour le travail.
Encore mieux ! Tu prendras l'avion de lĂ -bas.
Écoute, je te promets, il y aura plein d'hommes intéressants.
Et...
mĂŞme un prince.
Ah, ça t'intéresse ?
Alors, tu m'appelles ?
Pas d'excuse. Tu m'appelles, OK ?
Je suis vraiment désolée.
LA HAYE, JANVIER 2001
Ils étaient placés
autour de cette grande table pleine de gens importants.
Et juste avant qu'on ne serve
les fruits de mer,
on apporte les bols avec de l'eau et du citron pour se rincer les doigts.
Mais le Premier ministre du Japon
a décidé de le boire.
Ma grand-mère voit la réaction des autres invités
et tu sais ce qu'elle fait ?
Elle prend son bol,
et elle l'avale d'une traite, sans hésiter.
Quoi ?
C'était une femme qui se fichait un peu des protocoles.
Elle marchait à côté du tapis rouge, mais le tapis devait toujours être là .
Et ta mère ?
Elle est plutĂ´t formelle.
Un peu trop, parfois.
Mais je pense qu'elle aurait fait la mĂŞme chose.
Elle est très gentille.
Je ne te laisserai plus dans l'ignorance.
Je sais.
Salut, beauté.
Salut.
Tu as un peu dormi ?
- Et toi ? - Un peu.
C'est gentil.
Pour ton intégration.
La glace est assez épaisse
et on a quelques heures devant nous, donc...
Maintenant ?
Le patin sur glace, c'est national.
Tu devras l'apprendre.
Alors pourquoi pas maintenant ?
Non, je...
Je suis épuisée et ton pays ne veut même pas de moi, donc...
- Votre Premier ministre... - On l'emmerde.
On l'emmerde.
On emmerde van der Stoel.
On les emmerde tous, on emmerde mon pays.
J'en ai rien Ă faire d'eux.
Tout ce qui compte, c'est toi et moi.
Crois-moi, tu vas adorer.
Adaptation : Valérie De Heyn
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.