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Inspiré de faits réels, intégrant des éléments fictifs et romancés
J'ai été pris de court, Máx.
Attends... Máx !
LA HAYE, JANVIER 2001
Je ne voulais pas. J'étais furieux !
Bravo, Alex !
Máx. Attends, s'il te plait.
Pourquoi tu n'as rien dit ?
J'attendais le bon moment. Je ne voulais pas en faire un drame.
Mon père ne peut pas assister à notre mariage
- et ce n'est pas un drame ? - Je n'ai pas dit ça.
Je ne voulais pas t'inquiéter inutilement.
Tu es tellement arrogant que tu penses pouvoir tout plier à ta volonté.
Máx, je t'en prie.
Va te faire foutre.
Laisse-moi.
- C'est politique ! - Au diable, la politique !
Tu m'as gardée dans l'ignorance.
S'il te plait, Máx.
Máx, je t'en prie...
SÉVILLE, AVRIL 1999
C'est votre première Feria de Abril ?
Oui.
Je rends visite Ă des amis.
Vous avez choisi le bon moment.
C'est la plus belle des fĂŞtes.
Elle redonne la joie, même aux cœurs les plus tristes.
Vraiment.
Cynthia.
Zorreguieta !
Bienvenue à Séville, baby.
- J'arrive trop tĂ´t ? - Non.
Tu es venue !
- Quelle belle surprise. - Bien sûr.
Je n'allais pas rater l'occasion de danser le flamenco avec toi.
- Je décline toute responsabilité. - Merci pour l'invitation.
Bienvenue.
Merci beaucoup.
Si je peux vous rendre la pareille, n'hésitez pas.
Excuse-moi.
Bien sûr, je t'en prie.
Tu accepterais de prendre des photos de la fĂŞte ?
Notre photographe vient de se désister.
- Bien sûr. Avec plaisir. - Merci beaucoup.
Attention, le Hollandais arrive. Il arrive.
Une photo ?
Excusez-moi, vous voulez bien arrĂŞter ? Merci.
- Pardon, je... - On est dans un cadre privé, OK ?
Merci.
Veuillez m'excuser.
Quel boulet.
Je recommande plutôt celui qui est à José Ignacio.
Celui de La Manza est très souvent complet.
- D'accord. - Mais foncez-y.
Et prenez les calamars frits.
Ils sont délicieux.
- Il arrive que... - Suis-moi.
- Attends. - Excusez-nous.
- Si vous réservez... - Excusez-moi.
Allez-y de la part de Máxima.
Quoi ?
Il faut une journée de ville à ville,
mais cela n'arrive que lorsque...
Excusez-moi. Willem, voici l'amie dont je t'ai parlé,
Máxima Zorreguieta.
Máxima, voici Willem-Alexander,
prince des Pays-Bas.
Miss paparazzi.
Monsieur boulet.
Hollandais, oui.
Máxima est une amie proche d'Argentine. On était à l'école ensemble
et maintenant, on vit Ă New York.
Máxima travaille pour la Deutsche Bank.
Banquière à Wall Street.
Vice-Présidente des ventes institutionnelles.
Oh, mince.
C'est un véritable génie des chiffres.
Bien. Veuillez m'excuser,
je dois filer.
Ça manque d'ambiance sur la piste de danse, non ?
Pardon pour tout Ă l'heure.
C'est Ă moi de m'excuser. Je ne savais pas.
J'ai l'air d'une paparazzi ?
Loin de lĂ .
Pardon ?
Vous semblez trop futée pour être journaliste.
Vous n'avez pas dit ça.
Vous voyez ? Vous êtes trop futée.
Alors, comment une dame argentine se retrouve-t-elle Ă Wall Street ?
C'est une longue histoire.
Oui ?
J'ai le temps.
Avant d'emménager à New York, je travaillais
pour Boston Securities, Ă Buenos Aires.
Oui.
Merci.
Je vous en prie.
Bref,
après Boston, je suis partie à New York travailler pour HSBC.
Et maintenant...
Vous voilĂ ici.
En effet.
Ça vous manque ?
L'Argentine ?
On finit par s'y faire.
Et je vois ma famille pendant les vacances.
On organise de grands barbecues en famille.
On va skier.
Oh, vous skiez ?
Vous avez devant vous la championne de Northlands
- 1987. - Vraiment ? Eh bien, je suis moi-mĂŞme
Roi des Pistes Noires.
Oh.
- Vous l'ignoriez ? - ArrĂŞtez.
- Ce n'est rien. - Vous jouez avec le feu.
- Je vous préviens... - Pardon de vous interrompre.
Vous avez fait connaissance, c'est super.
Mais la duchesse n'a cessé
de se plaindre toute la journée en demandant désespérément
- Ă te parler. - D'accord.
Alors ? À quand le mariage ?
Tu as vu ça ?
Comment il dansait. Comme ça, regarde.
- Je t'assure, c'est vrai. - Il était pas si mal.
Va savoir,
- il doit avoir d'autres talents. - Il danse comme un piquet.
Un homme qui sait pas danser, c'est non.
Bonjour.
Buenos dĂas.
J'arrive trop tĂ´t ?
Non.
On est presque prĂŞtes.
Nous allons tous visiter la Plaza de Toros aujourd'hui.
- On serait ravis que vous veniez. - Oui.
Bien sûr. On arrive dans une minute.
Oui.
Au revoir.
Alors...
le bâtiment date de 1797.
C'est l'une des plus grandes arènes d'Espagne
où sont organisées les corridas.
- En 1809, l'arène a subi... - Reviens ici !
- Anna ! - C'est bon, Herman.
Bonjour.
- Je peux avoir un autographe ? - Un autographe ? Bien sûr.
- Quelle jolie fleur dans tes cheveux. - Merci.
Je te dessine une fleur ?
VoilĂ .
Regarde.
Merci.
- Salut. - Salut !
- Veuillez me suivre. - Merci !
Mon fan club.
Un peu jeune.
Elle peut accueillir jusqu'Ă 9 000 personnes.
Il y a douze entrées publiques menant à trois galeries.
Et bien sûr, la royauté et leur cour ont une entrée privée
qui mène directement
Ă cette loge royale oĂą, comme vous le voyez,
ils jouissent d'une vue exceptionnelle.
Veuillez me suivre.
"Esseptionnelle".
Y a-t-il des femmes toréros ?
Non.
Non ? Pourquoi pas ?
Eh bien, en général, les hommes gèrent mieux la peur
que les femmes.
Pas dans ma famille.
On continue ?
De beaux animaux.
N'est-ce pas ?
Les taureaux
sont herbivores. Ils ont une vision latérale.
Ils voient de côté alors que nous, nos yeux sont à l'avant du visage.
Vous faites pivoter la muléta comme ça, par là , là et là .
Toujours comme ça.
C'est bien pour la photo, mais le taureau, il vous attrape.
Trois, deux,
un.
Ce n'est pas bizarre. Du tout.
C'est un chat ?
Mon Dieu, je sais !
Le Parrain !
Le Parrain. Oui !
Il a une guitare.
OK...
Dracula ? Non.
Il pleut ? Il est grand, il chante...
C'est Elvis ! Non, pas Elvis.
Un taureau ?
C'est un taureau ?
Je sais ! Prince !
Oui !
On a gagné ! Oui !
Je crois que votre café va refroidir.
Cinq minutes.
Ça doit être difficile d'être prince héritier.
Désolée, je ne voulais pas être désagréable.
Non, ce n'est rien.
C'est une question inhabituelle pour un premier rendez-vous...
Ou une première journée... passée ensemble.
Différent.
Je le vois plutôt comme ça.
C'est plus politiquement correct dit comme ça.
Comment pourrais-je me plaindre alors que j'ai tout ça ?
OK, Ă moi.
Pourquoi êtes-vous venue à Séville ?
Parce que Cynthia m'a invitée.
Ă€ cause de Cynthia.
Et pour m'amuser.
C'est le cas ?
Vous vous amusez ?
Oui.
Alors venez.
Montrez-moi qui vous ĂŞtes.
NEW YORK, MAI 1999
Il est drĂ´le.
Il est grand, aussi.
Waouh ! Ça, c'est un sacré point positif.
Mais ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Je sais pas, j'ai remis de l'ordre dans ma vie.
- J'ai vraiment pas la tête à ça. - Mon cul.
Tu es seule et si tu continues, tu vas devenir
- une poule de Wall Street. - C'est pas vrai.
Bon, d'accord. Mais Máx, qu'est-ce que tu as à perdre ?
C'est toi qui m'as dit d'aller Ă Aspen quand je doutais de moi.
Et je t'en serai toujours reconnaissante. Alors fonce.
Tu peux le faire.
- Tu sais quel est le point négatif ? - Dis-moi.
Il se coiffe comme un manche.
Une vilaine coupe, ça s'arrange. Il y a des choses plus importantes.
Comme sa façon d'embrasser. T'as essayé ?
Merde, c'est lui.
OK, je te laisse mais je veux tous les détails demain, OK ?
- Je te rappelle, salut. - Salut.
Salut.
Salut.
Comment vas-tu ?
Je...
Je vais bien.
Bien. Et toi ?
Oui, bien.
MĂŞme s'il pleut ici, aux Pays-Bas.
Et chez toi ?
Il pleut aussi. Pareil.
Alors, qu'es-tu en train de faire ?
Je...
- Je travaille. - Au bureau ?
- Chez moi. - OK.
Eh bien...
Il faut bien que tu manges, non ? Donc...
Je pourrais passer
et on pourrait aller dîner dans ce restaurant dont tu m'as parlé ?
Je serai morte de faim avant ton arrivée.
J'ai mon Concorde supersonique, il va vraiment très vite.
Vite comment ?
Disons que je peux ĂŞtre lĂ dans... une seconde ?
Tu ne vas pas ouvrir ?
Salut.
Salut.
- Tu es un menteur. - Qui, moi ? D'après qui ?
Ce ne sont pas des tulipes, mais...
Elles sont magnifiques.
J'ai réservé une table pour 19 h.
Le son quand tu atteins l'altitude de croisière est incroyable.
Pardon, tu peux le refaire ?
On a la sensation de...
tout contrĂ´ler.
De liberté.
C'est incomparable.
C'est dur ?
D'être prédestiné ?
Plus jeune,
je priais tous les soirs dans mon lit pour qu'à mon réveil,
mon frère Friso soit devenu l'aîné.
Heureusement, je n'ai pas été exaucé car mon frère ferait un roi terrible.
Mais on s'y fait.
On s'habitue.
C'est bien aussi de savoir ce qui m'attend.
Aujourd'hui, je vois aussi les privilèges que ça me procure.
Je rencontre des gens intéressants.
Je parcours le monde.
Je peux m'envoler vers la plus belle femme de la planète.
Et toi ?
Tu sembles vivre un rêve éveillé
ici, Ă New York.
C'est vrai.
Oui ?
J'adore mon travail, j'adore mes amis, j'adore les fĂŞtes, c'est...
Toute ma vie, j'ai travaillé tellement dur pour arriver ici.
Et je pensais que ce serait différent.
Plus épanouissant.
Mon père
m'a toujours appris Ă viser le plus haut...
Je ne sais plus trop ce que ça signifie.
Tout dépend de qui pose la question.
Toi ou ton père.
Personnellement, je trouve très important...
Comme ma vie est...
largement déterminée par les autres...
Je veux quelque chose qui me rende vraiment heureux.
Je n'avais jamais embrassé un homme devant ses gardes du corps.
J'espère que tu n'as pas pensé qu'à ça.
Je leur ai dit oĂą on vendait la meilleure pizza.
Pardon pour le désordre.
Quel désordre ?
Nuit agitée ?
J'AI ADORÉ CHAQUE MINUTE AVEC TOI LE ROI DES PISTES NOIRES
DEUX MOIS PLUS TARD
Máxi.
Ton amoureux transi d'avocat, il ne perd pas de temps.
On a passé un week-end à Hawaï.
- C'était génial. - C'est fantastique. Raconte.
C'était pour son travail, il y avait un congrès sur la gestion de l'eau.
Comme c'est une autorité en la matière, il a été invité.
Mais il est avocat.
Bien sûr, oui.
Mais en tant qu'avocat, il fait autorité sur les questions
de gestion de l'eau.
Il n'est pas avocat.
Que fait-il ?
Il vend des tuyaux d'arrosage ?
C'est à peu près ça, oui.
C'est un prince.
Qu'entends-tu par prince ?
Comme j'ai dit.
Mais que veux-tu dire par "prince" ?
Un vrai prince ?
Oui.
On a été présentés à Séville.
À la Feria de Abril qui a lieu chaque année en Espagne.
- Felipe ? - Quoi ?
- Felipe ? - Non, maman, ce n'est pas Felipe.
Alors qui ? Bon Dieu, Máxi, dis-nous.
C'est Willem-Alexander.
- Qui ? - Le prince Willem-Alexander.
La Hollande ?
- Ah... - La Hollande.
Aide-moi un petit peu.
La reine Beatrix.
Le prince Claus.
La maison d'Orange-Nassau.
Maman, Amsterdam.
Mon Dieu, je n'arrive pas Ă y croire.
C'est merveilleux, ma chérie. C'est incroyable.
- Désolée, j'attendais le bon moment. - Ce n'est rien.
Bien sûr, on comprend, ma chérie. N'est-ce pas, Coqui ?
Il te rend heureuse ?
Oui.
On ne se connaît que depuis deux mois, mais je suis heureuse, oui.
Alors c'est très bien.
C'est tout ce qui compte.
Tant qu'il n'est pas l'aîné.
C'est l'aîné ?
Oui, c'est l'aîné.
Seigneur, elle va ĂŞtre reine.
Maman, non.
J'ai besoin d'air frais.
Bon, OK.
Frais ?
Tu sais que l'air est dix fois plus propre en Hollande qu'ici ?
Mais il y pleut 195 jours par an.
Émettons l'hypothèse
que...
ça devienne plus sérieux entre nous.
Quelle serait notre vie ?
- C'est hypothétique. - Hypothétique. Évidemment.
Quelle vie voudrais-tu ?
Eh bien...
Je suis très mauvaise pour découper les rubans.
Donc... je devrai continuer Ă travailler.
- D'accord. - Et ma famille.
Ils sont tout pour moi, donc je devrai les voir...
- autant que possible. - C'est noté.
Autre chose, madame ?
Alex, je suis sérieuse.
Moi aussi.
Mon père était diplomate en Afrique quand il a rencontré ma mère.
Après leur mariage,
il a consacré sa vie à la servir, elle et la famille.
Quand j'ai eu 15 ans,
il a sombré dans une profonde dépression et...
Tout le monde savait, mais personne n'en parlait.
Il devait être très seul
et il a perdu une part de lui-mĂŞme en cours de route.
Je ne...
voudrais jamais qu'une telle chose t'arrive.
- Hypothétiquement. - Bien sûr.
N'y pense mĂŞme pas.
- C'est ma mère. - Quel timing.
Elle commence Ă se poser des questions sur mes voyages Ă New York.
Elle ne va pas me lâcher.
Maman ?
Oui.
Non, Ă New York.
En fait, j'ai rencontré quelqu'un et...
Elle s'appelle Máxima.
Máxima.
Oui, elle est argentine.
Non, elle vit et travaille ici.
Je suis avec elle en ce moment.
Je t'en dirai plus Ă mon retour, d'accord ?
Oui. Oui.
OK, au revoir.
Maintenant elle sait.
Oui.
Juste assez pour la calmer.
Et...
il se passe quoi, maintenant ?
Je dois passer un test ?
Pour voir si je conviens Ă la fonction ?
Oui.
Il est même très important que je réalise le test personnellement.
Juste une petite enquĂŞte.
- Vraiment ? - Pour vérifier les endroits suspects.
- Je n'ai pourtant rien Ă cacher. - Vraiment ?
Je le jure.
- Je dois quand même vérifier. - Je le jure.
Je le jure.
LA HAYE, AOÛT 1999
N'en dis pas plus
Cela faisait des mois que tu ne m'appartenais plus
- C'est quoi ? - Le début de ton intégration.
André Hazes.
Je sais que tu me méprises à présent
Mais lorsque tout ira mieux
Mon Dieu, arrĂŞtez-le.
J'espère que tu me reviendras
Et quand tu ne seras plus lĂ Je te dirai
Que tu ferais mieux de t'en aller Je te dirai
Que je resterai à tes côtés
Je n'ai jamais cru en toi
Bonjour,
Votre Majesté,
la reine de les Pays-Bas.
- Des Pays-Bas. - Des Pays-Bas ?
Mais "Majesté" suffira.
Je dois m'incliner ? Ou juste un petit signe de la tĂŞte ?
Sois simplement l'irrésistible personne que tu es et tout ira bien.
D'accord ?
Viens.
Elle a l'air si normale.
Crois-moi, elle l'est pas.
Et si elle nous a vus ?
Alors elle voit exactement ce qu'il faut.
PrĂŞte ?
Maman ?
- Alex ? - Bonjour.
Mais tu avais dit 15 h.
Oui, la circulation était bonne.
- Je te présente... - Non.
Excusez-moi, je suis Ă vous dans une minute.
Je suis désolé.
Non. Ne t'en fais pas, ce n'est rien.
HĂ© ! Salut, les copains.
Salut, petit vagabond.
Salut.
- Boule de poils. - J'espère que tu ne parles pas de moi.
Bien sûr que si.
Bonjour, papa.
- Bonjour, fils. - Salut, papa.
Papa,
je te présente Máxima.
Je suis très honorée.
Vous semblez avoir besoin d'un verre, très chère.
C'était pendant l'une de ces inévitables
séances photo.
Nous étions en vacances,
tous alignés, toute la famille,
devant la... maison.
Pas cette maison-ci...
C'était...
En Irlande.
- Dans notre maison d'été. - Irlande.
Bien sûr, en Irlande.
Quoi qu'il en soit, Alex...
devait avoir neuf ou dix ans.
En tout cas, il n'avait pas encore de poils au menton.
La presse était réunie,
et nous, on souriait.
Et puis, il s'est mis Ă leur crier dessus.
D'un coup.
"Au diable la presse néerlandaise !"
Au diable la presse néerlandaise.
Pour être honnête, ça ne me surprend pas.
Je sais d'expérience que les relations d'Alex
avec la presse sont plutĂ´t...
tumultueuses.
Tumultueuses ?
C'est le mot.
À votre santé.
- Santé. - Alors ?
Il est déjà 17 h ?
Quelque part sur terre, oui.
Maman,
je te présente Máxima.
Majesté, je suis très heureuse
d'enfin vous rencontrer.
Excusez-moi pour tout Ă l'heure.
Je ne voulais pas salir votre magnifique tenue.
C'est très aimable, mais ce sont de vieux habits,
je ne m'en serais pas offusquée.
Je n'en dirais pas tant.
Asseyons-nous,
ce n'est pas un banquet officiel.
Merci, très cher.
Alors,
vous avez étudié l'économie ?
C'est parti.
C'est juste une question.
Dites-moi.
J'étais encore très jeune quand l'inflation a frappé l'Argentine.
J'ai donc voulu comprendre les aléas du monde économique
pour...
En fait, je ne sais pas...
Pour le maîtriser.
Pour le maîtriser, oui.
Merci. Mon travail m'a montré
qu'investir dans des entreprises du secteur stratégique
et entrepreneurial peut grandement aider les économies émergentes.
Excusez-moi, je...
- Je m'égare. - Non, pas du tout.
Non, ne vous en faites pas.
Je la connais par cœur,
vous écouter est donc
rafraîchissant.
Maman, je crois que Máx aimerait en avoir une.
Vraiment ?
Eh bien, je...
Vous m'accompagnez ?
- Venez. - Oui.
Bien sûr, oui.
J'ai quatre sœurs et deux frères.
Je suis aussi très proche de ma mère.
Elle est très affectueuse.
Mais elle était très stricte lorsque nous étions jeunes.
Et mon père est plus facile à vivre.
Il m'a appris la valeur du travail
et Ă ne jamais croire qu'une femme vaut moins qu'un homme.
Il est féministe.
Et que pense-t-il de vous et Alex ?
Il ne veut que mon bonheur, donc...
Allons Ă l'ombre, voulez-vous ? Il fait terriblement chaud ici.
Ces chiens...
Ils n'en font qu'Ă leur tĂŞte.
Avez-vous grandi avec des chiens ?
Non.
Mais nous avons eu un canari très brièvement.
Il n'écoutait rien.
Il faisait ses besoins dans toute la maison
et cela rendait ma mère tellement furieuse
qu'un jour, elle ouvert sa cage et la porte du balcon,
et il est parti.
Mon frère MartĂn
- a pleuré toute une semaine. - Eh bien...
Cela valait peut-ĂŞtre mieux pour le canari.
Peut-ĂŞtre.
J'aime vraiment Alexander.
Je vois pourquoi vous lui plaisez.
- Cessez l'interrogatoire, ma chère. - Je n'en faisais rien.
- N'est-ce pas ? - Non.
Passons Ă l'action.
VoilĂ . Maintenant, celui-lĂ .
Joli !
OK, Máx ?
Vous voulez un conseil de vétéran ?
Apprenez le néerlandais. Le plus vite possible.
Et encore plus important,
ne vous égarez pas.
Restez vous-mĂŞme.
Maintenant, concentration.
Bien joué.
Tu sembles avoir besoin d'aide.
Ça ne se joue pas comme le golf.
- Vraiment ? - Utilise tes hanches.
- Tu vas m'apprendre ? - Essaie.
Essaie. On le fait ensemble.
- Ne fais pas ça ! - J'ai rien fait.
- Il triche. - C'est faux.
- Il triche. Je rejoue. - Laisse-moi gagner devant mon père.
- OK. - Pas mal.
Bon retour.
- Merci, je... - Trois.
Excusez-moi.
J'ai passé un excellent moment.
Le plaisir était pour nous.
- Chip, attention. - Papa.
- Au revoir, fils. - Máxima.
- Merci. - Sois prudent.
Merci.
Pour tout. C'était un réel plaisir.
- Soyez toujours la bienvenue. - Maman.
Au revoir, chéri. Tu es brûlé.
- Protège-toi. - Oui, OK. Au revoir.
Au revoir.
Je ne l'avais jamais vu aussi amoureux.
Quoi ? Encore des obstacles ?
Quand auront-ils fini leur enquĂŞte ?
Dans les prochains jours.
Son père semble poser problème.
Ça s'est bien passé, tu ne trouves pas ?
Absolument.
Adaptation : Valérie De Heyn
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