All language subtitles for Heated Rivalry S01E06 The Cottage 1080p CRAV WEB-DL DDP5 1 H 264-RAWR_track7_[fre]

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Original subtitles

(Ilya): Précédemment, dans Rivalité Passionnée...

(Rose): Je peux te demander si...

t'as déjà été avec un autre homme?

T'en fais pas. Je comprends

Je veux qu'on soit amis.

- Alors, toi et Rose Landry, vous êtes pas...

- Pas compatibles.

(en russe): Tu joues dans la même équipe

que Hollander cette année, non?

(acclamations)

(en français): Je ne veux plus faire semblant

que je t'aime pas, j'en ai pas la force.

(en russe): Tu sais que je t'aime.

- Oui, je le sais.

Mais ce n'est pas comme avec Jeanne, n'est-ce pas?

(fracas, coup de sifflet)

(en français): Tu m'as fait peur.

- Je voulais te demander...

Cet été, tu pourrais venir à mon chalet si tu veux.

- Hollander, tu sais que c'est pas possible.

(acclamations)

(musique rythmée)

(acclamations, applaudissements)

Je vais venir à ton chalet.

(applaudissements)

(présentatrice): Et le joueur le plus utile

à son équipe est... Scott Hunter.

(acclamations, applaudissements)

- Merci.

(rumeur de conversations)

(soupir)

Hum...

Il y a quelques semaines, j'ai réalisé le rêve de ma vie.

Gagner la coupe.

(acclamations, applaudissements)

Ceux qui l'ont... gagnée savent ce que ça fait.

Je crois que j'ai même pas les mots

pour décrire ce que j'ai ressenti.

Mais il s'est passé autre chose ce soir-là.

Quelque chose qui... a sans doute attiré

plus d'attention que la victoire des Admirals.

(applaudissements)

(cris enjoués)

(petit rire)

Ça a été un mois très spécial.

(soupir, rires)

Pour ceux qui auraient peut-être raté la nouvelle,

j'ai fait mon coming out d'une manière

qu'on pourrait qualifier de peu subtile.

J'ai toujours été quelqu'un de très discret.

Je n'ai jamais vraiment parlé de ma vie privée.

Mais ce que m'ont appris ces dernières semaines,

c'est que je devrais peut-être le faire un peu plus.

J'ai reçu des messages de partisans,

dont beaucoup sont des jeunes

qui m'ont dit à quel point ils avaient été touchés.

Vous savez, j'adore le hockey.

Et je suis reconnaissant

de pouvoir gagner ma vie en jouant.

Mais je sais aussi ce que ça fait de se sentir différent.

À l'adolescence, j'ai...

réalisé que j'étais peut-être ça,

cette insulte que les joueurs se lançaient

pour se piquer au vif.

Le langage que j'entendais chaque jour sur la glace

et dans le vestiaire me rappelait sans arrêt

que j'étais différent.

Vivre avec un secret que...

que vous essayez à tout prix de protéger, euh...

c'est épuisant.

Ça exige un effort constant.

Et... je dois dire qu'on se sent...

très seul.

Heureusement, j'ai trouvé la personne qui change tout.

Il m'a donné la confiance et la force

et le besoin d'assumer honnêtement ce que je suis.

(applaudissements)

La peur, c'est très puissant, vous savez?

Mais j'ai enfin trouvé quelque chose d'encore plus puissant.

Je partage cet honneur avec mes coéquipiers et mes entraîneurs.

Mais je le partage aussi avec toi, Kip.

Tu as fait de moi quelqu'un de meilleur

à tout point de vue.

Je t'aime.

Merci.

(acclamations, applaudissements)

(rumeur de conversations)

(vrombissement d'avion)

(musique de tension)

JUILLET

- C'est quoi, un Jeep?

- Non, c'est une voiture anglaise.

C'est pratique.

Pour affronter la neige.

- OK.

(vrombissement d'avion)

RIVALITÉ PASSIONNÉE

(♪ L'anarchie des jours heureux ♪ de La Bronze)

CRÉÉ PAR JACOB TIERNEY

♪ Il fait toujours chaud avec nous ♪

♪ Notre beauté se mêle à celle du soleil ♪

♪ On existe maintenant et c'est tout ♪

♪ Un tigre exalté sur nos corps vermeils... ♪

- T'as faim? On en a pour une heure,

mais on peut s'arrêter manger quelque chose si tu veux.

- Non merci, ça va.

- Je crois que tu vas aimer la maison.

C'est un endroit relaxant.

- Ah, tu crois vraiment que c'est ce qu'on va faire?

Relaxer?

- J'espère.

J'aimerais beaucoup relaxer avec toi.

Pour une fois.

J'ai déjà fait l'épicerie.

Comme ça, on n'aura pas besoin de bouger.

Ou, en tout cas, pas trop.

Si on n'en a pas envie. - Merci de m'avoir invité.

(soupir)

- Je suis content que tu sois là.

- Moi aussi, mais...

en même temps, je me sens terrifié.

(rire)

- Est-ce que quelqu'un t'a reconnu?

Quand t'étais à l'aéroport? - Non, non. Pas que je sache.

- Cool.

La maison est vraiment à l'écart,

alors on n'a pas à s'inquiéter pour ça.

- Tes parents savent pas? - Non.

Je leur ai dit que j'étais en retraite silencieuse,

genre, pour méditer, tu vois?

(rire) Quoi?

C'est pas crédible comme excuse?

- Oui.

(rire)

Et elle marcherait pour personne, sauf pour toi.

(soupir)

♪ C'est l'anarchie des jours heureux ♪

♪ Dévore la transe des plus belles nuits ♪

(stridulations d'insectes)

Je peux porter mon sac.

- Comment vont tes côtes?

- Bien, je te dis que je peux le porter.

- J'arrive pas à croire

que t'as joué avec des côtes cassées.

- Quoi, t'aurais pas pu, toi?

- Ouais, j'aurais peut-être pu.

(pépiements d'oiseaux)

- Wow.

Ton obsession pour l'immobilier a ses bons côtés.

(fermeture de porte)

- Je l'ai pas achetée.

Je l'ai fait construire.

- Oui, je sais.

- Je peux te faire visiter, si tu veux, ou...

je pourrais... faire à manger.

Y'a plein de bouffe.

Je t'ai pris des canettes de Coke, même si...

l'eau est excellente ici.

J'ai mon propre puits.

Juste là.

Au cas où... t'aurais soif.

(petits gémissements amusés)

(rires)

(halètements)

Attends, euh...

ça fait un bail, je tiendrai peut-être pas longtemps.

- Oui, pareil pour moi, mais on a deux semaines, alors...

- Ouais, cool.

Euh, mais attends, toi aussi?

- Hum.

- Tu veux dire que... t'as couché...

avec personne dernièrement?

- Non.

- Pas depuis...

- Non, pas depuis, est-ce qu'on peut?

- Vraiment?

Vraiment?

- Hollander, c'est...

Y'a pas de quoi en faire une histoire.

- OK, mais ça fait...

- Des mois, oui, je sais.

Est-ce qu'on peut baiser, là?

- J'ai rien fait non plus.

Depuis la dernière fois.

J'ai une idée.

(rire)

- Quoi?

- Ces deux prochaines semaines,

on sera honnêtes l'un avec l'autre

à propos de ce qu'on pense et...

peut-être de ce qu'on ressent vraiment?

- Je vais essayer.

- T'es sûr? - Ouais.

Je ferais n'importe quoi

pour que tu me touches la queue maintenant.

- Tu veux que je te montre ta chambre?

Y'a deux chambres d'amis au rez-de-chaussée,

alors t'as qu'à choisir.

- Hum. Eh bien moi, il me faut un lit king.

- Les deux en ont un.

- Et une belle vue aussi.

- Les deux en ont une.

- Hum. J'aimerais... une salle de bains...

comment on dit? Attenante. Hum.

- Ça, ce sera peut-être un problème.

- Ah ouais, pourquoi?

- Y'en qu'une avec une salle de bains attenante,

et c'est la mienne. - Argh.

- Malheureusement, cette chambre n'est pas disponible

pour les invités. - Hum. Je suis très déçu.

- Désolé monsieur, on aimerait bien vous accommoder, mais...

Monsieur, je suis que le bagagiste, vous pouvez pas...

traiter les employés comme ça. - Oh, après toutes ces années,

je crois que je sais comment les employés

doivent être traités, non?

- Attends. Une seconde.

- Qu'est-ce qu'il y a?

(vrombissement de moteur)

Euh, non.

Ah!

(petit rire)

(halètements)

(grésillement)

(sifflement)

Pourquoi tu fais autant de burgers?

- La recette était pour huit, alors...

- T'avais qu'à la diviser en deux.

Tu sais pas compter ou quoi?

- Laisse-moi tranquille.

- Non.

- T'as raison, j'aurais dû la diviser en deux.

Normalement, je donne les restes à mes parents,

mais là, ils comprendraient que j'ai menti

à propos de la retraite.

- Yuna et David, c'est ça?

- Hum-hum.

- Alors?

- Alors, quoi?

- Parle-moi d'eux.

- Qu'est-ce que tu veux savoir?

- Je sais pas, je sais rien d'eux.

Je crois que ta mère est... japonaise, c'est ça?

C'est d'elle que tu tiens ce visage?

- La moitié, oui.

- Et ton père est... quoi, ennuyeux?

C'est de lui que tu tiens ça, hein?

- Il est pas ennuyeux.

- Hum. Donc, il est passionnant.

Il lit le New Yorker.

- Il est normal, OK? Il travaille pour...

le Conseil du Trésor du Canada.

- Hum. C'est fou.

- Va chier. Il a joué au hockey à McGill.

- Whoa!

McGill? (rire)

C'est quoi, McGill, mon gars?

C'est une ville? C'est quoi?

- C'est une très bonne université.

Mes parents sont super.

- Est-ce qu'ils savent?

- À propos de toi?

Bien sûr que non.

- Non, à propos de toi.

- Non.

- Tu crois que ça les dérangerait?

(soupir)

- Je sais pas.

Je pense... je pense qu'ils accepteraient, j'imagine.

Je sais pas, on n'en a pas parlé.

Parfois, je me dis que j'aurais déjà dû leur annoncer.

- Oh, alors, c'est ma faute? - Non.

Je veux dire, ouais. Ouais, un peu.

(soupir)

- Tu sais, je crois que tu peux dire à tes parents que t'es gai

sans leur donner la liste de tous les gars que t'as baisés.

- Je sais, je sais.

De toute façon ça n'a pas vraiment d'importance.

T'as fini? - Ouais.

(reniflement)

(pas qui s'éloignent)

(stridulations d'insectes)

(soupir)

- C'est beau, non?

- Alors, on reste assis à le regarder?

- Ouais. On reste juste assis à le regarder.

- Hum. Qu'est-ce qu'on s'amuse au Canada!

- Ta gueule.

(vibration de téléphone)

C'est rien, c'est juste Rose. - Hum. C'est juste Rose?

- Elle prend des nouvelles.

T'es pas jaloux quand même? - Non.

- Ilya, je suis gai.

- Pas assez gai pour pas pouvoir baiser Rose Landry.

- Oh, t'es pas sérieux?

C'est arrivé deux fois.

Et les deux fois, ça a été un vrai désastre.

Je suis pas sûr qu'elle cherche à renouveler l'expérience.

- Ah oui? Quel genre de désastre?

- J'entrerai pas dans les détails.

(hululement)

- Merde, c'était quoi, ça?

- Un huard?

- Un quoi? (rire)

- C'est une espèce d'oiseau.

- On dirait un foutu loup.

- C'est un oiseau, fais-moi confiance.

T'as vraiment peur!

- Quelle sorte d'oiseau peut faire des sons pareils?

- Le huard.

C'est pas un loup, ça a rien à voir.

- Bien! Qu'il aille se faire foutre,

ton oiseau-loup canadien.

(rire)

(imitation de hululement)

Oh, donc maintenant, tu parles oiseau aussi.

- Couramment.

- Je te déteste.

- Je te crois pas.

T'as parlé à ton frère récemment?

- Mmm-mmm.

- Et c'est une bonne chose?

- Ouais, sûrement, je sais pas trop.

- Je suis désolé pour ta famille.

Même s'ils sont nuls, ils doivent te manquer.

- Ma mère était pas nulle.

Elle était géniale.

- Elle est more comment?

- Accidentellement.

Elle a avalé tout un flacon de pilules par accident.

- T'avais quel âge?

- 12 ans.

C'est moi qui l'ai trouvée.

Je veux pas que tu penses qu'elle était faible.

- Je le pense pas.

- C'était pas le cas.

Elle était tellement drôle et magnifique.

Mais elle était triste.

Et mon père était très dur avec elle.

Et... (hululement)

(sursaut)

Merde, va chier!

(rire)

- Tu veux rentrer?

- Non.

(hululement distant)

(halètement)

(gémissement ensommeillé)

- Salut.

- Salut.

Je t'aime bien, tu sais?

- Moi aussi, je t'aime bien.

(clapotis d'eau)

(pépiements d'oiseaux)

(musique de jeu vidéo)

Tu peux pas prendre Montréal. - Bien sûr que je peux.

J'ai toujours voulu savoir ce que ça faisait

de jouer avec les Metros.

Je te rappelle que c'est quand même

la meilleure équipe de tous les temps.

- Meilleure que les Yankees. Ça, c'est sûr.

- Ça, c'est sûr.

- Je vais prendre Boston.

- Excellent choix.

- Je vais te pulvériser, tu vas voir.

- Comment? Je suis toi.

- Non, t'es rien du tout.

- Je suis sur la pochette du jeu, mon gars.

(rire soufflé)

(vibration de téléphone)

- Oh, merde, c'est Hayden.

Il a eu un bébé.

Je lui ai pas parlé depuis des semaines.

- Oh. - Arrête de pleurnicher.

Salut, ça va?

Ouais, ouais, et comment...

Je sais, je suis désolé.

Mais comment va... Amber, c'est ça?

Elle va bien?

Ouais, les photos sont très mignonnes.

Ah, tant mieux, alors.

Et sinon, Jacki va bien?

Est-ce qu'elle va mieux que...

Ouais, non, je... je sais bien que ça été assez éprouvant.

Euh... excuse-moi, j'ai hum...

ma mère qui appelle.

Je m'en débarrasse et je reviens.

Qu'est-ce que tu fais? - Je crois que tu le sais.

- Tu peux arrêter, s'il te plaît?

- Je crois pas que c'est ce que tu veux.

- Plus tard, OK?

- OK, on va passer un accord.

Je te toucherai pas, mais si jamais tu bandes...

- Je banderai pas. - Y'a aucun problème, alors.

- Ilya.

- Shane.

- Euh... Désolé, mon vieux.

Parfois, ma mère peut être insistante.

Euh, qu'est-ce que tu disais?

Oh, ouais, ouais, euh, Mark.

C'est... son petit frère, c'est ça?

- Son beau-frère. D'accord.

Mais c'est lui qui...

Ah, je vois, ouais. Le gars qui était à la soirée.

Ouais, ouais, il... il est cool.

Euh.

C'est bien qu'il ait pu venir vous aider.

(chuchoté): Arrête!

- Hum.

(normalement): Ouais, super, c'est sûr, je comprends, ouais.

(petits grognements)

Euh, non, rien de nouveau.

Mes maux de tête se sont calmés.

Merde.

Euh. Non, non, désolé, juste un texto.

Absolument.

Ouais, c'est clair, c'est certain.

Pour ça, tout va bien.

Oh, Seigneur.

Attends, excuse-moi une seconde.

Oh, merde.

Oh!

Ah.

(soupir)

(petit rire)

(halètements)

Pardon, j'ai dû courir, il y avait quelqu'un à la porte.

(Ilya rit.)

Merde. Non, c'était... c'était juste Amazon.

Mais je te rappelle le week-end prochain.

Ouais. Ouais, je sais.

Compte sur moi. Et euh...

OK. Je t'aime, mon vieux.

Embrasse Jacki et les enfants.

Va chier! (rire)

Va chier!

Pourquoi c'était aussi excitant?

- Parce que t'es un petit pervers.

(petits rires)

- Hé.

Y'a pas juste ça.

Entre toi et moi.

C'était peut-être ça au début, mais...

ce n'est plus le cas maintenant.

Plus depuis longtemps.

- Donc, tu aimes Hayden?

- OK.

(rire)

(grognement d'effort)

- Je pensais à ça, je serai...

joueur autonome la saison prochaine.

- Ouais? - Ouais.

- Tu vas pas resigner avec Boston?

- Non.

(petit rire)

- Alors, avec qui?

- Je sais pas, peut-être une équipe canadienne.

Pas Montréal, hein?

- Non, bien sûr que non.

- Mais j'aimerais me débarrasser du passeport russe.

(grognements d'effort)

(rires)

(stridulations d'insectes)

Je pourrais épouser Svetlana.

Elle est américaine, j'aurais la citoyenneté.

Elle serait d'accord.

Son père est gardien de but, c'est Sergei Vitrov.

- Ouais, tu m'as dit.

- Elle pourrait m'aider.

- Mais...

est-ce que tu...

t'as vraiment envie de l'épouser?

- Bah, on est amis, on resterait amis.

Ce serait juste pour le passeport.

(reniflement)

- OK, mais...

- Mais quoi?

- Mais tu aimes les femmes, non?

Tu pourrais sûrement trouver quelqu'un

que tu veux vraiment épouser.

Et t'aurais le passeport.

- Peut-être, oui... (soupir)

- Mais quoi?

- J'ai un problème.

- Quel problème?

- J'aime les femmes, d'accord?

- Ouais, je sais.

- Et partout où je vais,

je suis entouré de femmes magnifiques.

Et elles m'adorent.

- Ça doit être dur.

- Ouais, ça l'est.

Et en plus, elles sont tellement...

sexy et drôles, et...

Sauf que j'arrête pas de penser à ce...

joueur de hockey trop lent

qui a des superbes taches de rousseur.

Et qui a un mauvais tir du revers.

- Un mauvais tir du revers? - Ouais, très mauvais.

Et il est tellement ennuyeux, et sa voiture est trop nulle.

- C'est une voiture normale.

- Mais c'est à lui que je pense quand je suis avec elles.

C'est un problème horrible, non?

- Tu voudrais que ce problème disparaisse?

- Mmm-mmm.

Je ne veux pas que ce problème disparaisse.

- N'épouse pas Svetlana.

Fais pas ça.

Je sais que tu le ferais pas par amour.

Alors, le fais pas.

On trouvera une autre solution, OK?

- OK.

(soupir)

(gémissement ensmoeillé)

- Hé, j'ai une idée.

- Quelle idée? Qu'est-ce qui se passe?

- Et si tu jouais à Ottawa?

- Ottawa fait partie de la même division que Boston.

On serait des adversaires.

- OK, mais écoute. - Hum.

- Premièrement, c'est pas loin de Montréal.

Deuxièmement, ils ont besoin d'un centre étoile

et ils sont loin de leur plafond,

donc ils pourraient très bien t'engager.

Et on pourrait peut-être commencer

à changer la dynamique. - Quoi?

Hollander, je viens de me réveiller.

Ça veut dire quoi, changer la dynamique?

- Entre Boston et Montréal, la rivalité est forte.

Tout le monde sait ça.

Mais entre Montréal et Ottawa...

Tu sais, y'a plein de gars

qui ont des amis dans d'autres équipes.

On n'est plus des recrues.

Y'a des jeunes qui arrivent, prêts à tout.

Laissons-les se bouffer entre eux.

On n'a pas besoin de jouer le jeu jusqu'à la retraite, merde!

On n'est pas des lutteurs. - Hollander, Hollander.

Écoute, il est tard, là.

J'ai du mal à te suivre.

Où est-ce que tu veux en venir?

- Tu joues pour Ottawa.

Moi, je joue pour Montréal.

Y'aura que deux heures de route entre nous et...

on créera une fondation.

Pour une cause qui nous est chère à tous les deux.

On racontera une histoire, genre...

c'est moi qui t'ai approché...

- Non, c'est moi qui t'ai approché.

- Ouais, si tu veux.

Et on dira à la presse et à tout le monde

qu'en travaillant pour cette cause

qui nous tient à coeur, on a...

développé une ouverture

et un respect mutuel, et... hum... tu vois.

- Ouais. Et on aime se sucer la bite.

Des questions? - Va te faire foutre.

C'est une bonne idée, Rozanov.

(soupir)

- OK. OK.

C'est pas mal.

On crée une fondation.

- Ouais, ce serait pas de la frime.

Je veux dire... On peut vraiment fonder un organisme,

quelque chose de bien, pour une cause qui nous touche.

Et... on continuera à jouer dur sur la glace.

(petit rire) La ferme.

Ensuite si les gens nous voient ensemble en public, ce sera...

Bien, ce ne sera plus la fin du monde.

Mais on sera à deux heures l'un de l'autre, toute l'année.

Tu demanderas la citoyenneté ici, au Canada.

Et peut-être qu'un jour,

quand on prendra notre retraite,

on pourra être ensemble.

Réellement.

- Tu vois aussi loin que ça, Hollander?

- Oui. Avec toi, oui.

- Et c'est vraiment ce que tu veux?

Qu'on soit ensemble?

- Tellement.

Tellement que ça me fait peur.

(soupir)

Hé.

Hé.

(petits gémissements)

(reniflement)

- Je t'aime.

- T'as dit quoi?

- Je veux dire...

- Je t'aime aussi.

- Merde, Hollander.

Oh, mon Dieu, je t'aime tellement.

(halètements)

- Est-ce que...

Est-ce que ça te tue, toi aussi?

- Plus maintenant.

(soupir)

(halètements)

(pépiements d'oiseaux)

(musique douce)

(clapotis d'eau)

(halètements)

- Comment on a pu laisser ça se produire?

- On a été vraiment stupides.

Et irresponsables.

- C'est bien réel, non?

Baise-moi, s'il te plaît.

(gémissements)

(halètements)

Comment s'appelait ta mère?

- Irina.

Pourquoi?

- Je me suis dit...

qu'on pourrait fonder une école de hockey.

Un camp d'été pour les jeunes. Et...

remettre les profits à des organismes en santé mentale.

Comme pour la prévention du suicide.

C'est juste une idée.

- Elle t'aurait aimé beaucoup.

Tout comme je t'aime.

- Redis-le en russe, s'il te plaît.

(paroles en russe)

- Woh!

(halètements)

C'est ici que tu fais ton yoga, ou c'est là-bas?

- Non, je le fais à l'intérieur.

C'est le producteur qui voulait.

Attends, t'as vu ça, toi?

- Ouais, et c'était très bon.

J'avais besoin d'aide pour m'endormir.

- T'es un imbécile.

- Hé! L'eau est trop froide?

- T'es dedans. - Oui je sais,

mais je veux savoir comment toi, tu la trouves!

(rire) - Va chier.

Si j'avais mon téléphone dans ma poche?

- Tu l'as pas. Tu l'as laissé sur la table.

Il a sonné toute la matinée.

- T'es quand même un imbécile.

- Approche un peu.

- Qu'est-ce que tu veux?

(gémissement)

(rire)

Tu veux les pâtes d'hier soir ou des hot-dogs?

- Des hot-dogs.

- OK, on va les laisser dégeler.

- Alors, on a un peu de temps.

(rire) - Peut-être.

À quoi tu pensais?

- Oh, rien de trop long. - Oh...

- Oh...

- Oh, merde.

- Tu devrais peut-être... - Ouais, ouais, ouais.

- Tu veux que je... - Non, non.

(soupir)

(démarrage de moteur)

(musique de tension)

(soupir)

Oh, c'est pas vrai.

Merde, c'est un foutu cauchemar.

- Shane.

- Oh, merde! C'est un foutu cauchemar.

Oh! Qu'est-ce que je vais faire?

Oh... - On devrait aller lui parler.

- Et s'il veut pas me parler?

Et si...

Merde, ma mère!

- Hé, hé, ils vont te parler, j'en suis sûr.

- Oh.

Mais je... je leur ai menti.

Je leur mens depuis des années

et mon père est parti sans rien dire.

C'est... mon pire cauchemar qui se réalise.

C'est le cauchemar de ma vie, est-ce que tu comprends, Ilya?

- OK, OK.

Alors, il serait peut-être temps que tu te réveilles.

- J'ai peur.

- Je sais, ça fait peur.

Mais t'es courageux.

- La ferme. - C'est vrai que t'es courageux.

- J'ai l'impression que je vais crever.

(soupir)

Pour l'annonce en douceur, c'est raté.

- Peut-être qu'il...

peut-être qu'il a même pas remarqué.

Hum? (petit rire)

- OK... je vais... aller m'habiller.

Je vais aller chez eux.

Euh... Et je...

Qu'est-ce que je vais leur dire?

(soupir) - Est-ce que...

est-ce que tu veux que je vienne avec toi?

- Tu ferais ça?

- Oui, bien sûr.

- OK.

OK. - OK.

(soupir)

- Ça n'aidera pas.

- Quoi? Ils savent pas que je joue pour Boston?

(musique douce à la radio)

(baisers sonores)

- Tu devrais peut-être attendre dans la voiture.

Merde. Oublie ça. Désolé.

(ouverture de porte)

Salut, c'est moi. Shane.

Salut.

- J'avais laissé mon chargeur chez toi.

C'est un vieux qui marche avec mon téléphone.

Les plus récents ne marchent pas, alors...

- C'est pas grave, papa. Hum.

Je suis désolé que tu l'aies appris de cette façon.

- Appris quoi, exactement?

(soupir) - Que je suis gai.

Je comptais vous l'annoncer bientôt.

Je suis désolé de pas l'avoir fait avant.

Donc, voici Ilya.

Rozanov.

Mais vous savez que... - Bonjour.

- Je l'ai invité, on est euh...

- On est amants. - Non. Ilya, c'est dégueu.

- Mais... c'est ton pire ennemi. Non?

- Non.

Je veux dire, je comprends, mais non, en fait, je...

je l'aime.

(souffle) C'est pas comme ça

que je voulais vous l'annoncer.

Euh... je suis désolé.

Est-ce qu'on peut s'asseoir un instant?

- Tenez.

Hum.

On y avait pensé.

Au fait que t'étais peut-être gai.

- Vraiment?

- On se disait que c'était possible.

- Hum.

- Depuis combien de temps?

- Hum. Depuis un petit bout de temps, je dirais.

- On te connaît plutôt bien, Shane.

En revanche, ce qui nous étonne, c'est que tu sois...

si proche de Rozanov.

- Ilya. - Ilya, désolé.

- Ouais. C'est une... une longue histoire.

- Quand est-ce que ça a commencé?

Attendez. Le Match des Étoiles.

Vous aviez l'air très complices, tous les deux.

- Non, c'était avant ça.

- Wow.

Wow. Wow.

- Alors, c'était quand?

- Depuis notre... première saison.

- Depuis votre première saison?

- Non, c'est pas vrai, c'était avant ça.

- Ça n'aide pas. - Avant ça?

- L'été juste avant.

- Doncm vous êtes amoureux depuis...

- Non. - Non, non, non, non.

- Non. - Non.

(rires) Non. C'était juste...

- Juste quoi?

- Euh... Juste...

- Juste...

- Hum. Juste... - Ilya.

- Oh! Je vois.

- Juste quoi?

- Ils étaient amants.

- OK. Je ne veux plus que personne

prononce ce mot, d'accord?

- Bon. J'ai bien envie d'un verre.

(soupir)

- Et y'avait pas d'hommes intéressants à Montréal?

- Aucune idée. Y'en avait sûrement.

- Est-ce que vos équipes le savent?

- Non. Personne ne sait.

- Hum-hum.

Excellente vodka. - Merci.

J'essaie toujours d'acheter la russe.

- Hum.

- Tu l'as jamais...

Je veux dire, tu l'as jamais laissé gagner,

n'est-ce pas, Shane?

- Tu laisses papa gagner aux cartes?

- Je préférerais mourir. - Pareil pour moi.

- OK. - Et votre plan, c'est quoi?

Vous... vous comptez continuer comme ça, en secret,

jusqu'à votre retraite? Ou...

- C'est probable, je sais pas.

- J'imagine... que oui, sans doute.

- Oh. Non, c'est trop triste.

- Je sais. On le sait bien.

Mais on peut pas...

annoncer ça publiquement, je veux dire...

- Ilya, je dois dire que je suis très étonné.

Tu as quand même une réputation d'homme à femmes.

(Ilya): Hum. C'est pas faux.

- Ilya aime les deux.

- Oh.

- Hum.

C'est vrai que j'ai été avec beaucoup de femmes, mais...

je n'ai été amoureux que d'une seule personne.

(soupir)

- Pareil pour moi. Une personne.

(pépiements d'oiseaux)

- Pardon.

(écoulement d'eau)

(tintement de vaisselle)

(Shane): Merde.

(soupir)

Hé. - Salut.

C'est gentil.

(raclement de gorge)

(soupir)

- Écoute, maman...

j'ai besoin que tu saches que j'ai...

j'ai essayé.

J'ai essayé très fort, mais hum...

c'est plus fort que moi. Hum.

Je suis désolé.

- Oh, non, ne sois pas désolé.

Tu n'as aucune raison de t'excuser.

Regarde-moi. Regarde-moi.

Regarde-moi.

Je suis désolée de t'avoir donné l'impression

que tu ne pouvais pas m'en parler.

(sanglots)

Hé. (reniflement)

Je suis tellement, tellement fière de toi.

Tu comprends?

Pardonne-moi, s'il te plaît.

(sanglots)

(musique douce)

- Je te pardonne, maman.

- Oh!

- Je t'aime, maman.

- Oh, je t'aime aussi.

Plus que tu ne peux l'imaginer.

(reniflement)

Tu comprends?

Ouais. (petit rire)

Bon, OK.

(soupir)

OK, ça suffit.

Assez pleuré.

Quel est le plan, dis-moi?

(petits rires)

Il faut préparer une déclaration

au cas où ça fuiterait.

Quelque chose de simple et élégant.

- Maman. - Et je vais contacter

les grandes marques discrètement.

Ou peut-être juste Reebok et Rolex... et Speedo.

Je crois qu'ils vont être contents,

quand ils se seront faits à l'idée.

Ça ouvre plein d'opportunités s'ils s'y prennent correctement.

- Maman, vas-y doucement, s'il te plaît.

Je suis pas encore prêt à faire mon coming out, alors...

Tout ce qu'on veut, c'est un avenir.

C'est tout.

- Tu veux jouer à Ottawa?

- Ouais.

Comme ça on serait pas loin, pour la fondation.

- T'es pas du tout loyal envers Boston?

- Bon sang, maman! - Quoi?

C'est eux qui l'ont repêché.

Alors, tu quitterais Boston pour Shane?

- Ouais.

- Maman?

- C'est important, la loyauté.

- Il m'est loyal à moi, pas à Boston.

- Eh bien...

- Ma mère est un peu obsédée par le hockey.

- Maintenant je comprends d'où ça vient.

- T'as parlé à Scott Hunter?

- Non. - Moi, oui.

- Ah, ouais? - Ouais, brièvement.

Après la remise de prix de la MLH.

- Et alors? Qu'est-ce qu'il a dit?

- Rien. Je lui ai pas parlé de... Shane et moi.

Mais ce qu'il a fait, c'était... - Oui, c'était très courageux.

- Hum. Ça a changé des choses, en tout cas pour moi.

Et peut-être pour nous.

Shane.

(soupir) Shane?

- Ça va, juste un moment de panique.

Ça ira mieux dans une minute.

- Hé, hé, hé, hé.

On est bien, là.

Tes parents sont là.

Ton copain est là.

Tout va bien. OK?

- Mon copain?

- Bien ouais, ton copain.

Enfin, je crois. Il me semble.

- Depuis leur première saison.

- Tu veux dire l'été avant.

(musique rythmée)

- J'apporterai le poulet et de quoi faire une salade.

- Je prendrai de la bière en passant.

- Envoyez-nous un texto.

- Pourquoi? On sera là vers 17 h.

- On sera occupés. - OK, on vous texte.

Surveillez vos téléphones. - Ah.

- Merci pour les pâtes. - Merci.

- Soyez prudents. Je t'aime, mon chéri.

- Je t'aime.

(démarrage du moteur)

(♪ Bad Things ♪ de Cailin Russo)

♪ I said "Saddle up cowboy I'm waitin' for you" ♪

♪ Won't you give it up?

♪ Don't be another one of 'em ♪

♪ Be one of us come on come on come on ♪

♪ We've got bad things to do ♪

♪ Baby take me, don't hesitate ♪

♪ With a girl like me you better activate ♪

♪ I'm a tidal wave comin' for your grave ♪

♪ I wanna do bad things with you ♪

♪ Then your fireworks set me off ♪

♪ I'm like a time bomb in a storm ♪

♪ In your arms I'd start a war ♪

♪ We've both been here before ♪

♪ Matter of fact I caught you lookin' back ♪

♪ So let's go ♪

♪ I get what I want ♪

♪ I want what I see ♪

♪ I wanna do do do do ♪

♪ Bad things with you ♪

♪ I mean oh my God come on I know you feel it too ♪

♪ Like summer's on so hot ♪

♪ You put your record on ♪

♪ My panties drop and I don't wanna stop playin' ♪

♪ It's on babe I know you're not shy ♪

♪ Baby take me don't hesitate ♪

♪ With a girl like me ♪

♪ You better activate ♪

♪ I'm a tidal wave comin' for your grave ♪

♪ I wanna do bad things with you... ♪

Sous-titrage: difuze

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