All language subtitles for Le.Roi.Soleil.2025.French.WEBRIP

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Original subtitles

Monsieur Casanova, Monsieur Casabigi, vous voulez bien me suivre ?

Monsieur

Giacomo Casanova ?

Messieurs, autant vous le dire directement, nous n 'avons pas beaucoup

MĂȘme si c 'Ă©tait pour sauver la France.

Deux aventuriers vénitiens au secours de la France.

Ne soyez pas si méprisants avec Venise, monsieur le comte.

Comme nous avons grandi sur les flots, nous avons une bonne connaissance de la

noyade.

TrĂšs bonne.

Et Ă  propos de noyade, les comptes du pays sont au plus bas, n 'est -ce pas ?

Alors, qu 'avez -vous en tĂȘte ? Collecter de l 'impĂŽt ? Partir en guerre

Courser à cheval ? Vendre vos biens ? Le roi n 'a pas accepté de vous recevoir

pour entendre vos pantalonnades, Casanova.

Si vous avez, comme vous le prétendez, une solution miracle,

Présentez -la et épargnez -nous tout le reste.

Nous l 'avons dit, nous le savons tous ici, les caisses du royaume sont vides.

Des années de guerre et de folie dispendieuse, le peuple de France

martyr, famine, disette, impĂŽts.

Les pamphlets circulent contre vous, les emprisonnements se multiplient, les

mécontents encore plus.

Et pour couronner le tout, majestĂ©, vous avez dĂ©cidĂ© de transformer le cƓur de

Paris pour y construire une école militaire.

Comment financer tout ça ?

Notre solution miraculeuse vous proposera de faire coup double.

Restaurer vos finances et redonner de l 'espoir Ă  votre peuple.

Et par quel miracle ? Celui de la loterie nationale.

Donnez Ă  vos sujets l 'occasion de devenir riches.

Prélevez l 'impÎt sur chaque billet acheté.

Déduisez notre commission. Reproduisez le tirage tous les mois et toutes les

semaines. Et faites des gens riches et heureux.

Rendez -leur l 'espoir.

Remplissez vos caisses et achevez votre école militaire. C 'est une abomination.

Je ne sais mĂȘme pas comment on a pu vous faire entrer.

Vous parlez d 'une loterie populaire.

Mais ce n 'est pas de l 'argent que le peuple réclame.

C 'est du pain.

Détrompez -vous.

L 'argent a la valeur sublime.

L 'argent est à la fin comme l 'aboutissement de tout ce qui est créé

recréer.

À choisir entre un pain et une piĂšce d 'or, l 'affamĂ© prendra le pain, bien

Mais offrez -lui la possibilitĂ© d 'ĂȘtre demain couvert d 'or.

Il vous cĂšdera jusqu 'Ă  son dernier quignon.

Ce monde, monsieur, votre monde, nous n 'en voulons pas.

Sois heureux.

Laissez.

Si.

Vous allez voir, c 'est diablement simple, diablement plaisant et

rentable.

Pour la maudite somme de quelques sous, chaque habitant de ce pays aura la

possibilité de gagner fortune et richesse.

Il s 'acquittera de ce nouvel impît en vous baisant les pieds de mon cƓur.

Et pour une raison trĂšs simple.

Parce que la loterie, sire, excite notre penchant le plus vicieux.

Notre propension Ă  nous raconter des histoires.

Tu t 'intéressais pas à l 'histoire ? C 'est pas trop mon truc.

C 'est quoi ton tri ? Moi, j 'étais bon en maths.

Tu sais compter, moi.

Ouais. On s 'en fout que tu saches compter.

C 'est vrai. Tout le monde sait compter.

Mon téléphone, il sait compter.

T 'as un milliard et demi de Chinois qui savent mieux compter que toi.

Non, ce qui compte, c 'est l 'histoire.

Parce que l 'histoire, c 'est les gens.

L 'histoire, c 'est les relations.

Alors t 'as la politique.

L 'histoire de ton futur.

Si tu sais pas ce qu 'il s 'est passé, tu peux pas savoir ce qu 'il va se

passer.

Tout tourne autour de la mĂȘme pyramide sociale.

T 'en veux ? Euh non, t 'as raison.

En haut, t 'as le roi.

Puis t 'as la noblesse de cour qui méprise la non -présentée.

Puis t 'as la noblesse d 'épée qui méprise la noblesse d 'Europe.

Et puis t 'as les seigneurs qui méprisent les inoblis. Et les inoblis,

méprisent qui ? Ils méprisent les bourgeois.

Dans la bourgeoisie, dans la haute bourgeoisie, haute banque, haute sphĂšre,

haute finance.

Des mecs un peu comme moi, si tu veux.

Alors attention, parce que nous on bosse.

Donc on a les thunes.

Et les nobles, ils n 'en ont rien.

La haute bourgeoisie méprise la moyenne bourgeoisie. La moyenne bourgeoisie, c

'est les marchandises. C 'est les sables.

C 'est les avocats.

La moyenne bourgeoisie, elle méprise la basse bourgeoisie.

La base bourgeoisie, c 'est les commerçants, c 'est les médecins de

'est ce que tu veux.

Et puis aprÚs, ça continue.

En 16, en 17, en 18, en 19, c 'est lĂ .

C 'est les trélons, les putes, les vagabonds, etc.

Ça sent la ch'touille. Mais c 'est romanesque. C 'est un charme.

Foyer, il dit, c 'est la pyramide.

Chacun en dit celui qui est au -dessus et maĂźtrise celui qui est en -dessous.

Sauf le petit bourgeois. Parce que le petit bourgeois, il a peur. Il a peur de

grimper et il a peur de tomber.

Donc quand tu vois, je te regarde tout Ă  l 'heure.

Je te sens, je me sens Ă  tout le monde ici, Ă  tous les tĂąches. Tu sais quoi ? T

'as peur ? Je tue la peur !

Avec tous ces fantĂŽmes.

Je crois pas qu 'on a le droit d 'ĂȘtre lĂ .

Et vu que je suis que stagiaire, j 'aimerais pas que ça me... T

'imagines

Ă  quoi il pense, le roi ?

4 du Mac Ă  poil sur son pieu.

Le mec, il se dit que c 'est plus qu 'une affaire de jour.

Il a compris, il sait.

Il a trop bouffé dans la main des bourgeois parce qu 'il avait besoin de

Eux, ils vont demander un retour sur investissement. Normal, c 'est pas con.

Donc il sait que sa pyramide sur laquelle il trĂŽne ne tient plus qu 'Ă  un

Attention, c 'est un putain de fil parce que personne n 'ose imaginer prendre la

place du roi.

Mais tu vois, c 'est ça la question.

C 'est comment est -ce que tout ça s 'effondre ? Tu veux pas qu 'on y

Tu vois, je vais te dire, c 'est trĂšs simple.

À un moment donnĂ©, les mecs, ils se sont dit que cette piole, c 'Ă©tait qu 'une

piole.

Et que le roi, c 'était qu 'un peau frappe allongée sur une souris.

À partir de là, n 'importe qui peut prendre sa place.

N 'importe qui peut devenir roi.

Il n 'y a plus de rang.

Tous les hommes naissent libres et égaux en droit.

Rien n 'a changé.

La pyramide est toujours lĂ , les rangs sont toujours lĂ , il y a toujours des

gens au -dessus et des gens en dessous.

Aujourd 'hui, toi t 'es en dessous, moi je suis au -dessus, mais dans deux

minutes.

On sait pas.

Tu vois ce que je veux dire ?

Ça va, tu t 'amuses bien ? Tu te fous de ma gueule ? Dis -moi que tu te fous de

ma gueule ! Ouais, ça va, eh ! Tu as loué le chùteau ou tu l 'as pas loué le

chĂąteau ? Monsieur, s 'il vous plaĂźt, sortez d 'ici.

T 'es ridicule ! Bon, bah c 'est une fiole, ça va, y 'a pas mort d 'homme.

Monsieur, je vais vous demander de sortir, s 'il vous plaĂźt.

T 'es géant, ok ? Johan, il a 22 ans, il a grandi à Trappes, il s 'endage aussi,

il voulait voir le lit de Louis XIV, je voulais lui montrer.

T 'en penses que c 'est, le lit de Louis XIV, pour un gamin qui a grandi Ă 

Trappes ? Putain, regarde -toi, t 'es plein de coques, lĂ .

Bon, messieurs, je vais gentiment vous demander

Je crois qu 'il y a quelqu 'un sur la table.

Non.

C 'est pas moi, c 'est le tailleur.

C 'est une merde.

C 'est un internat de filles.

Nous, on trace dans le couloir avec tout notre barda.

À chaque porte, il y a deux,

trois tĂȘtes de nanas en pyjama, l 'air affolĂ©, les cheveux en pagaille. Tout le

monde sait ce qui vient de se passer.

On arrive dans la chambre.

Elle est par terre.

Je masse, je m 'y mets.

Je masse comme jamais j 'ai massé. J 'entendais toutes ces cÎtes craquer. C

'était horrible.

Le chef intube.

Je prie.

J 'en peux plus. Excusez -moi.

Il n 'y a plus de jambon. Désolée.

Je ne sais pas, vous avez quoi ? Thon cruditĂ©, sinon... Poulet, peut -ĂȘtre ?

Thon. Ok.

Thon, alors.

Merci.

Et il y avait le classeur encore ouvert, le manuel d 'histoire, de maths. Et

juste au -dessus, t 'as une photo d 'elle, avec sa mĂšre, la mĂȘme ou plus

vieille. Franchement, elles ont les mĂȘmes cheveux longs.

Hyper jolies, elles sont hyper belles, toutes les deux.

La photo, elle est récente, c 'est l 'été, tu vois. En dehors, ça rigole, on

dirait des frangins.

C 'est la tellerie, parce que je me dis que quelque part, un téléphone va se

sauver. Ça va rĂ©veiller une maison, et c 'est sa mĂšre qui va dĂ©crocher. C 'est

Jésus, putain, je suis con. Il faudrait qu 'on reprend la rue, que les personnes

arrivent.

Maintenant je suis hors soleil, c 'est un raz -de -pourri derriĂšre la clinique.

T 'as rien Ă  te reprocher, Livio, d 'accord ? ArrĂȘte de ressasser, t 'as

te reprocher. Je ressasse pas, je suis claqué, j 'ai envie de rentrer.

Eh, monsieur !

Vous

pouvez baisser la télé, s 'il vous plaßt ?

C 'est ma bĂȘte.

Tiens.

Tout va bien, monsieur ? Oui.

J 'ai une migraine.

Je vais vous prendre un double express.

Un double express ? Oui.

Tu vois, le truc, c 'est ça.

Ils passent leur temps à nous foutre dans le crùne qu 'on les défile.

C 'est pas comme si le flic était en danger partout, tout le temps. Non, c

pas vrai.

C 'est un conditionnement, ce truc -là. Tu vois ce que je veux dire ? Ça te met

dans un truc négatif, du coup, tu stresses.

Enfin, tu stresses.

Ils ont peur. Je le dis pas, mais ils ont peur.

Tiens, t 'as l 'air.

T 'as l 'air parfait.

T 'as l 'air, t 'as eu peur.

VoilĂ .

C 'est pour ça que je t 'ai mis dans la voiture.

Tu t 'es posé, tu t 'es calmé, t 'es redescendu.

Tout allait bien.

Comment j 'ai pu faire ça, putain ? Mais t 'as rien fait, Alifio.

C 'est bon, il y avait un attroupement. T 'as tiré en l 'air pour disperser les

gens. Y a pas mort d 'homme.

T 'as raison, ouais.

Tu sais quoi ? Fais voir ton arme.

Quoi ? Ton arme.

Montre. Pourquoi ? Allez, fais voir.

On va changer les charges.

On dirait que c 'est moi qui tiens le, ok ? Ah, t 'es curieux.

Allez ! C 'est bon, ça.

C 'est bon.

C 'est bon.

C 'est bon. C 'est bon.

C 'est bon. C 'est bon.

C 'est bon.

Sous -titrage Société Radio -Canada

Excusez -moi.

Ouais, attends deux secondes. Il n 'y a plus de jambon, désolé. Vous avez quoi ?

Euh, je sais pas, on a peut -ĂȘtre du thon.

Ou sinon, ben poulet, quoi.

Thon.

Ok, thon alors. Merci.

Ouais, donc finalement, on lĂąche l 'affaire.

On n 'a rien pu faire.

Et euh... Au moment oĂč les mecs chargent le corps sur le brancard,

je sais pas, je peux pas m 'empĂȘcher de...

Regardez son bureau.

Son petit bureau d 'internat.

Le mec, c 'était horrible.

T 'as le classeur encore ouvert, les manuels d 'histoire, de maths.

Et juste au -dessus, t 'as une photo d 'elle avec sa mĂšre.

C 'est la mĂȘme en plus vieille. Elle est hyper belle. Elles sont hyper belles

toutes les deux.

Et la photo, elle est rancante.

C 'est l 'été dernier.

On dirait des frangines.

Et lĂ , il y a un truc qui me percute.

C 'est que quelque part, un téléphone va sonner.

Ça va rĂ©veiller une maison.

Et c 'est sa mÚre qui va décrocher.

Donne -moi un demi.

Je sais pas l 'alcool avant un midi.

T 'as de l 'eau, moi ? Quoi tu veux de l 'eau ? De sous -produit ? Une gueule

avec du sous -produit ? Oui, carrément, ouais.

Donc quoi, tu vas m 'interdire de boire d 'eau ? C 'est quoi ton problĂšme, toi ?

Bonjour,

monsieur Lame.

Monsieur Kant.

Bonjour. Monsieur Kant, bonjour.

Bonjour.

Comment ça va, monsieur Kant ? Eh,

le noix, tu sers pas d 'alcool avant midi ? Bon, bonhomme, je vais te

de baisser d 'un ton. Baisse de raciste, moi.

Sinon, vous ĂȘtes les pires trĂ©connus.

Tu vas finir ta nuit ailleurs ? Tu en as un autre ? Remets -moi un.

C 'est le numéro d 'hier ? Non.

J 'ai pas eu le temps de les accrocher.

C 'est vos numéros, monsieur Kant ? Hein ? Je vais me coucher, je suis claqué.

C 'est pas croyable.

C 'est pas croyable.

Vous avez gagné ? Vous avez le ticket avec vous ? Oui, oui.

Allez -y, scannez -le, on va vérifier.

Tiens, regarde.

Attends, je te rappelle.

Il a tous les numéros.

Sérieux ? Je vais voir.

On est d 'accord.

Il ne faut pas rester avec ça, M. Quentin.

Ça, il faut aller enquĂȘter, lĂ .

Ah oui, allez -y.

Alors, je vais y aller.

Allez -y, allez -y.

Je vous accompagne. Je vais.

Combien je vous... Non, c 'est bon, c 'est bon, c 'est pour moi, ça.

S 'il vous plaĂźt, rangez, rangez, rangez.

Alors... Au revoir, messieurs, dames. Au revoir.

Sérieusement ? Ah oui, oui, c 'est...

Il a oublié son ticket. Non, il a oublié son ticket ? Non, mais il va revenir.

Attends.

Montre.

Fais voir.

Non, vas -y, fais voir.

Putain.

Je vais avoir un...

Je pouvais prendre un double extrait, s 'il vous plaĂźt ? Oui, je vous l 'amĂšne.

Je vais le remettre.

Bouge pas !

C 'est ce que tu crois que t 'es en train de faire ? Donne ! Tu braques des

flics, t 'as pété les flots ! Donne ta gueule, donne -moi le ticket ! Calme

! Personne te veut du mal ici ! Respire ! C 'est quoi ton plan ? Donne -moi le

ticket, putain de pute ! Calme -toi ! Tu penses quoi ? Tu penses que tu peux

aller enquĂȘter ? On est tous tĂ©moins, on sait tous que t 'as pas gagnĂ© ! Tu

crois quoi ? On n 'en parle pas avec moi ! Tu vas poser cette arme gentiment,

calmement, et tu vas rentrer chez toi.

Ok ? Et je te garantis qu 'on va pas courir derriĂšre nous, tu vas foutre !

Je te le garantis, d 'accord ?

Respire ! Respire ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! Calme

-toi ! Respire ! T 'es touché ? Idiote, calme

-toi ! Regarde -moi ! C 'est fini !

Tiens -la Ă  toi ! Tu vas

bien ?

ArrĂȘte de bouger !

Au revoir. Au revoir.

AllÎ papy, ça va ? Dis, est

-ce que tu vas bien ?

Oui, oui.

Oui, ne t 'inquiĂšte pas, je vais trĂšs trĂšs bien.

Dis -moi Gattel, tu viens manger avec nous ce soir ? Ben oui.

Alors, Ă  tout Ă  l 'heure mon gars.

A tout Ă  l 'heure.

Donne -moi ta main, putain ! Pousse -toi ! Vas -y ! T 'es pas lĂ  ! T 'es pas lĂ 

! T 'es pas lĂ  ! T 'es pas lĂ  ! T 'es pas lĂ  !

Je vais aller voir ce qu 'il y a dessus.

Oh papa, monsieur, vous allez oĂč lĂ  ? Je sors, je sors, je sors, monsieur.

Et si vous me laissez pas sortir, j 'appelle la police, ok ? Non, monsieur,

'est nous la police, tout va bien.

Je sors quand mĂȘme, je sors quand mĂȘme.

Monsieur, calmez -vous ! LĂąche -moi de lĂ  ! LĂąche -moi ! Qu 'est -ce que c 'est

que ça ? Non, c 'est rien. On verra ça aprÚs.

ArrĂȘte, c 'est rien, on verra ça aprĂšs.

Livio, Livio, regarde -moi.

Livio, j 'ai besoin que tu m 'aides.

Il y a un mort, réveille -toi.

J 'isole. J 'isole.

Comment ça je l 'isole ? Viens, viens, viens. Non, ne me touche pas.

LĂąche -moi. Tu me lĂąches.

Viens, viens. Descends, tu descends.

Ok,

Nico, ferme le bar.

Le flingue.

Il est oĂč le flingue ? Putain, il s 'est dĂ©tachĂ©.

Norma, tu veux que je le dĂ©tende lui aussi ? Tu la mets oĂč ? À la cave, c

la petite cellule de garde à vue. Quoi ? De toute façon, avec tout ce qu 'on a

trouvé sur lui.

Allez, vas -y, j 'appelle les collĂšgues. Allez, allez ! Non, non, non, on va oĂč

? ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !

Ça dit quoi ? Pas ouf.

Tu as fermé le rideau, Nico, c 'est toi ? Ouais, c 'est toi qui m 'as demandé.

La porte, Nico.

Putain. Pas le rideau, la porte.

Je vais appeler l 'espoir. Ça va aller ? Ok.

Ça va ? J 'arrive.

Mais tu me défenses, t 'as rien fait.

Quoi ? Mais Nigé, t 'es gamin, on l 'a tous vu.

Il est mort, quand il est mort. Il est mort, plutĂŽt.

Ouais.

Ouais, il est mort.

Regarde -moi.

Ça va aller.

Hein ? Leur téléphone, tu les as ? Ouais.

Au vu de la situation, j 'aimerais pas que Livio est des emmerdes.

AprĂšs tout, y a pas de raison, hein ? Donc on est tous d 'accord que je me

fait braquer ? LĂ , Livio est intervenu et malheureusement... T 'en penses quoi,

toi ? C

'est un héros ?

Moi, je vais descendre voir les deux autres.

Vous restez ici, je n 'en ai pas pour longtemps, OK ? Et pour le ticket, on

quoi ? Il

a soixante -deux pour encaisser.

Nous, on trace dans le couloir avec tout notre bordel. Il y a Ă  chaque porte, je

ne sais pas, deux, trois tĂȘtes de nanas en pyjama, les raffolĂ©s, les cheveux en

pagaille. Tout le monde sait ce qui vient de se passer.

On arrive dans la chambre.

Elle est lĂ  et il n 'y a rien.

Pupilles, ventiles, poux, que dalle.

Le pompier, il est dead. Ça fait peut -ĂȘtre, je ne sais pas, dix bonnes

qu 'il la masse.

Et dans des cas comme ça, tu masses. C 'est ma confiance.

Donc, je m 'y colle.

Je masse comme jamais j 'ai massé de ma vie. J 'entendais ses cÎtes se briser. C

'était horrible.

Le chef intube.

Je prie, je masse.

J 'en peux plus, mais on abandonne au bout d 'un moment, ok ? Et pendant que

gars chargent le corps sur le brancard, je peux pas m 'empĂȘcher, je regarde ton

bureau, tu vois.

Ton bureau d 'internat.

Avec les placeurs encore ouverts.

Et juste au -dessus, t 'avais une photo d 'elle, avec sa mĂšre.

Et franchement, c 'est la mĂȘme en plus vieille, les mĂȘmes cheveux longs, hyper

belles toutes les deux.

Et la photo elle est récente, hyper bizarre, on dirait genre l 'été, il fait

beau, ça rigole, franchement on dirait des étrangers.

Mets -moi un demi.

J 'ai pas d 'alcool avant midi.

Et ça c 'est quoi ? Les amis.

EspÚce de gros rassé toi.

De toute façon en Chine vous ĂȘtes les pires. C 'est bon t 'es content ?

Maintenant tu vas aller finir ta nuit ailleurs.

Mets -moi un verre d 'eau.

C 'est une merveille.

Non, j 'ai pas envie d 'aller dans le sac Ă  cheveux.

Qu 'est -ce que tu fais ? J 'ai besoin de toi, putain !

Pourquoi tu ne m 'as pas répondu ? J 'ai gagné.

J 'ai gagné quoi ? Je suis un bùtard.

J 'ai gagné 219 500 000. Laisse -moi voir.

Laisse -moi voir.

Et l 'Asie, elle a gagné 294 millions.

Quoi ? 294 millions.

ArrĂȘte de parler ! ArrĂȘte de parler ! ArrĂȘte de parler ! ArrĂȘte de parler !

ArrĂȘte de parler !

T 'es pas en train de braquer un ticket de loto ? Ouais, je le braque ! T 'en

braques pas un ticket de loto ? Mais c 'est quoi ? Je vais l 'enquĂȘter comment

Je vais l 'enquĂȘter, arrĂȘte de parler ! Pousse cette arme ! Je pense pas.

Papier à couteau, ça peut...

T 'étais pas avec Libur ? Non, je l 'ai déposé aprÚs le service.

Déjà qu 'on s 'était appelé une merde.

Ça va ? Ça va, ça va.

Tiens, prends une coupe.

Tu veux appeler chez toi ? Non, c 'est bon, je vais rejoindre Florent

directement.

ArrĂȘte Ă  boire Ă  l 'habitude.

Parfois c 'est chaud.

Ça va aller.

A toute.

Vous connaissez la valeur de ce ticket ? 294 millions d 'euros, je crois.

Vous l 'avez validĂ© oĂč ? Au Roi -Soleil, lundi.

Vous jouez souvent ? Ça m 'arrive, oui.

Alors, il était comment cet agresseur ? Il était

grand, jeune.

La peau noire.

Il portait une veste en polaire.

Couleur foncée, calcite.

D 'accord. Vous pourriez faire un portrait ? Je peux essayer.

Ça va ? Vous voulez qu 'on contacte un petit ou un membre de votre

famille ?

Je suis juste en train de dormir.

C 'est le choc, c 'est normal.

En mĂȘme temps, vous avez eu une journĂ©e compliquĂ©e. Vous avez Ă©tĂ© Ă  la mort de

quelqu 'un. Vous avez gagné une grande somme d 'argent aujourd 'hui.

Ça fait beaucoup.

Ça va aller, Madame Wang.

Ne t 'habitue pas Ă  l 'argent. ArrĂȘte, t 'as toujours aimĂ©.

La police.

Quoi ? Tu veux que j 'arrĂȘte ? Non, je sais pas. Qu 'est -ce que je dis Ă  Livio

? Je l 'ai ? Il va arrĂȘter.

Comment tu vas la plus belle ? Ça va.

Tu vas bien ? Super.

T 'es en boĂźte ? Bonjour.

Enchantée.

GĂšre. Comment ? TrĂšs bien.

C 'est cool ? LĂ , c 'est beau.

DĂ©solĂ©, j 'ai dĂ» rester jusqu 'Ă  la clĂŽture du marchĂ©. Ça va bien ? C 'est

facile.

Bon, tiens.

C 'est cool, c 'est cool.

Désolé pour les chiffres. C 'est bon pour les chiffres.

Merci.

Tu as ton fil partout.

Une poussette ? Un goĂ»ter ? Tout le monde est terminĂ© ? On est bon ? À

monsieur Kant.

À monsieur Kant. À monsieur Kant.

T 'imagines ? J 'ai marre.

Faut témoignage.

Il y a non -dénonciation.

Et je vois pas quoi rajouter.

Non. C 'est pas énorme. Vol.

Tentative. Tentative de vol. Il y a vol que si on pousse l 'argent. On pousse l

'argent que si les plans marchent.

C 'est dingue.

C 'est pas du groupe.

Notre job. On peut perdre notre job. Je peux perdre mon job. Je prends les

risques. Toi, t 'es pas là. D 'accord ? C 'est basique. Et puis en plus, ça va

nous aider.

Bon, il y avait du monde.

Moins pour moins, plus Ă  tous les jours.

Le mec, en quel but ? Quoi ? Il va suivre, tu penses ? Je sais pas.

En tout cas, le gars qui nous a braqué, c 'est sûr.

Ah ! Je dis que parlez -vous ! J 'ai appelé des mecs, ils m 'ont dit qu 'il y

avait des bonhommes ! Oh non, je vais aller me tourner ! Ah !

on va expliquer la situation aux deux autres, ils vont partir avec Livio, moi

'appelle les collĂšgues, ok ? Nico ? Oui ? Tu vois bien qu 'est -ce qu 'il y a ?

On est obligé de dire qu 'il est noir.

Je vais te l 'écrire, mais t 'es pas capable, voilà.

La caméra, tu t 'en es occupé ? T 'es parti, t 'es bon ? Non, pas encore, je

vais.

Ok, tu t 'en occupes, d 'accord ? Je compte sur toi.

Monsieur, il a fait chaud.

C

'est

lĂ .

Mais... Mais je fais comment ? Je sais pas.

Je suis navré.

Pour les conditions, je... J 'avais pas conscience.

Je suis désolé.

J 'avais pas conscience Ă  quel point on est dans la merde.

Hé ! Mon grand, moi je vais t 'expliquer comment ça va se passer.

J 'ai eu un braquage et mon collĂšgue a fait preuve de courage.

Toi t 'as refusé de décliner ton identité et en plus t 'étais en

stupéfiants.

Voilà ce qui m 'a été constaté.

Tu comprends ? Et moi je te propose qu 'on raconte une histoire.

Bon, ne vous fatiguez pas, j 'ai compris oĂč vous voulez revenir.

Je veux revenir nulle part, ça te dit les choses.

Et moi...

Le vieux monsieur, lĂ  ? Ouais.

Et donc, vous voulez lui prendre son argent ? Non, on va pas dire ça comme

non. Je peux comprendre.

C 'est beaucoup de argent.

J 'habitue, lĂ .

J 'ai pas genre la finance.

Bah donc, on a fait pour s 'entendre.

J 'ai jamais spéculé sur un meurtre.

Je pense que la notion de meurtre est relative, quand mĂȘme, lĂ , non ?

Tu sais, je l 'ai bien connu, moi.

Monsieur Kant.

Je le connaissais bien, je le voyais tout le temps ici.

Ce qui s 'est passĂ© aujourd 'hui, personne n 'a voulu. MĂȘme pas le petit

nous a tous foutus dans la merde.

Ce ticket -là, cet argent -là, tu crois qu 'il va l 'acquérir, à ton avis ? Je

sais pas, Ă  sa famille.

Ouais.

Exactement.

Ils m 'ont touché 36 millions d 'euros.

36 millions.

C 'est pas assez ? Franchement.

Et aprĂšs, on partage tout.

On a huit avec M. Campbell.

On dit victoire en huit. MĂȘme le gamin qui nous a braquĂ©s.

Tout le monde a égalité.

Qu 'est -ce que t 'en penses ? T 'es mal ? T 'as rien Ă  faire.

T 'étais pas là ce matin.

T 'as juste à prendre l 'argent et oublier tout ce qui s 'est passé.

Et vous allez raconter quoi ? C 'est pas lui qui gagne.

Je reste marreuse.

Vous ĂȘtes fait un beau film, lĂ  -haut.

C 'est pas un film si on dit tous la mĂȘme chose sur la rĂ©alitĂ©.

Bon, ça reste un film, je crois.

Moi, j 'ai une autre proposition pour vous.

Vous ĂȘtes deux flics, vous avez trouvĂ© de la drogue sur moi, alors on fait un

deal.

Vous me laissez partir.

Et je dirai rien.

Ok, j 'oublie tout.

Je disparais, je retourne à ma vie de merde avec mon cƓur de mec et vous

entendez plus jamais parler de moi. Et pourquoi tu cracherais sur 36 millions d

'euros ? J 'ai déclaré 1 ,2 millions aux impÎts les derniÚres.

Donc je vais me contenter de les gagner dans les 20 prochaines années.

Pardon, mais... Les gars sont Ă  l 'aide d 'impĂŽts ?

Vous ĂȘtes extraordinaires les deux, lĂ .

Votre histoire, elle tient mĂȘme pas debout et vous vous en rendez pas

Ah ouais ?

Et pourquoi elle tient pas debout mon grand ? Mais parce que... Parce que...

Imaginez que le mec il jouait tout le temps les mĂȘmes numĂ©ros.

VoilĂ . J 'y connais rien moi.

Je crois que ça arrive souvent les mecs qui jouent les mĂȘmes numĂ©ros, non ?

Mais attends, elle vous a dit qu 'elle allait partager avec vous ? Avec toutes

les personnes qui étaient présentes avec elle ce matin ? Ouais.

Bon, elle dit ça maintenant, mais... J 'y crois pas trop, on verra par la

Ouais, bah, ça mettrait du beurre dans les Ă©pinards, quand mĂȘme.

Tu m 'étonnes.

36 millions d 'euros.

Attends, t 'attends pas.

Eh ben, on est tout bon, mon radar.

Tu vas pouvoir y aller.

J 'ai croisé la femme de monsieur Kant dans les couloirs, là.

Pour... Tu la connaissais, toi ? Je savais qu 'il était marié, quoi.

Je parlais un peu avec elle. Il y a un truc qui l 'aperçure.

Et honnĂȘtement, je la comprends.

En fait, apparemment, son mari jouait au loto toutes les semaines et il jouait

toujours les mĂȘmes numĂ©ros.

L 'ùge de son premier chien quand il est mort, ça l 'a donné sens.

Et un dernier truc, je sais plus ce que c 'est.

Et tu sais quoi ? VoilĂ .

Tu l 'en sais.

C 'est exactement les mĂȘmes numĂ©ros que ceux de la fille.

Mais non.

T 'imagines ? Mais attends, on a repris son ticket, lui, ou quoi ? Le ticket de

M. Kant ? Ouais.

Non.

Toi, Rina, tu dirais qu 'on a...

Qu 'est -ce qu

'on fait ? Attends, attends.

J 'ai besoin de 2 minutes pour réfléchir.

On est dans la merde.

Pourquoi ? Red a vu tout arrĂȘter.

Hein ? Maintenant, il faut qu 'on lui explique pourquoi est -ce qu 'on a mis

plombes et des renforts.

Comment ça, il veut tout arrĂȘter ? Bah, c 'est mort.

Non, mais pourquoi ? Parce qu 'on a discuté avec le trader, en bas, il nous

mis à la montre sur des trucs, des détails, ceux qu 'on n 'avait pas

Quels dĂ©tails ? Bah, si, par exemple, quand on joue toujours les mĂȘmes

on est baisés.

Il a une femme, Kant ? Oui, je crois.

Bon, je lui demande.

Je l 'appelle, je lui dis que je fais un sondage sur les jeux d 'argent.

Je lui pose 2 -3 questions sur ses habitudes de jeu.

C 'est quoi sa fréquence, si elle aime bien jouer, à quoi elle joue, sa

situation familiale, si elle est mariée, si son mari joue, s 'ils jouent

toujours les mĂȘmes numĂ©ros, et si elle les connaĂźt.

Ça prend 2 secondes et on est fixĂ©.

Nico ? Oui ? T 'as fait les images ? Oui, c 'est fait.

Putain de merde.

Pourquoi ? Il fallait pas ? Non, rien, laisse tomber.

Frida ? On a trouvé une solution.

Ah, moi aussi. Non, non, on a trouvé une solution pour ta femme. Quand tu fais

toujours le mĂȘme numĂ©ro.

Hein ? On va demander Ă  sa femme.

Quoi ? On va faire croire qu 'on fait une enquĂȘte sur les jeux d 'argent. Tu

vois, les sondages de téléphone.

Elle est oĂč ? Justement, elle est partie chercher un vĂ©hicule jetable.

T 'es vraiment trop con, putain.

T 'es vraiment trop con, putain. T 'as pas dit que c 'est le premier truc qu

'elle allait balancer, la vanne de camp, la version, par rapport au loto ?

Attends. Quand elle va apprendre, quand on va lui dire pour son mari, tu t 'es

pas dit que c 'est le premier truc auquel elle allait penser, genre dans la

compte directe ? Et toi t 'es flic, et tu t 'es dit qu 'avec un téléphone à

cartes, elle allait pas monter jusqu 'Ă  nous, putain de vieux putain ! Elle est

oĂč, elle est partie oĂč ? Elle est au Yes Mommy, juste en face du chĂąteau.

ArrĂȘte -lĂ , je vais l 'appeler ! Attends, je vais l 'appeler ! Si elle

coup de fil, on est baisés de lui ! Oh putain, de répondeurs de merde !

Qu 'est -ce qui se passe ? C 'est quoi le problĂšme ? On vous laisse pas voir si

quand je joue toujours les mĂȘmes numĂ©ros.

Ben non, ils jouent jamais les mĂȘmes numĂ©ros.

De quoi ? Ils jouent pas les mĂȘmes numĂ©ros, ils jouent tout le temps chez

Tu déconnes ? Ben non.

Mais pourquoi tu l 'as pas dit plus tĂŽt ?

Vous m 'avez pas demandé.

Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce petit fille peut ĂȘtre un n

qui, ça ? Ben oui.

C 'est moi qui a fait les flashs.

Donc on est bon ? Faut que si elle se met, elle peut ĂȘtre la femme de Kant.

Elle est oĂč, elle est lĂ  oĂč je t 'ai dit, elle est au Yesmobile Ă  cĂŽtĂ© du

chĂąteau. Le Yesmobile, avenue Foch, lĂ  ? Bah non, je suis devant, lĂ , j 'y suis,

elle y est pas.

Elle y est pas ? Mais, mais, mais, mais,

mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais,

mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais, mais,

Il m 'a dit de toucher Ă  rien.

Oh les bùtards ! J 'ai bien oublié de me faire ta gueule !

Vas

-y, il n 'y a rien lĂ ,

il n 'y a rien ! J 'en viens, tu crois que je serais lĂ  s 'il y avait une

?

J 'ai trouvé ça.

Oui. Tu veux en faire quoi ? Je sais pas.

On peut creuser le mur.

Vous savez qu 'aux Etats -Unis, il y a des mecs qui ont gagné plus d 'un

milliard Ă  la loterie ? Un milliard.

On s 'en rend mĂȘme pas compte.

Tu connais la différence entre un million et un milliard ? C 'est une

question.

millions de secondes, c 'est 11 jours et demi.

Un milliard de secondes, c 'est 31 ans.

Il n 'y a plus de limite parce que plus les gens participent, plus les montants

sont élevés, plus les montants sont élevés, plus les gens participent.

En fait, c 'est fou parce que tu payes ton ticket, quoi, deux balles, et Ă 

partir de lĂ , tu te mets Ă  rĂȘver, tu te poses toutes les questions.

Qu 'est -ce que je vais faire avec mes milliards ? Est -ce que je vais le dire,

pas le dire ? Vous allez le dire, que vous ĂȘtes riches.

Je fais quoi ? Qu 'est -ce que je fais ? Je fais quoi ? Comment je peux t 'aider

? RĂȘve -moi. RĂȘve -moi. Abel.

Abel. Abel.

Vas -y, vas -y, serre -la. Vas -y, ouvre -lui.

C 'est la propriétaire piquant la faillite.

Mais t 'es pas propriétaire, ça ? Ben non.

Mais qu 'est -ce qu 'elle fout lĂ  ? Ben elle vient chercher son loyer.

Attends.

Elle n 'a pas les clés ? Ben si, elle a les clés derriÚre.

Elle veut passer par lĂ  ? Ben oui, aide -moi, aide -moi, aide -moi ! Chut ! On

se trompe lĂ  ! Sors du navire ! Viens lĂ  ! Viens lĂ  !

Yénan ?

Bah alors ?

Vous ĂȘtes lĂ  ? Bah oui.

Tu vois bien.

Et tu pouvais pas me répondre.

Je savais pas c 'était vous.

Qu 'est -ce que t 'as ? Qu 'est -ce que tu fais tout seul dans le noir comme ça

? Je suis malade.

T 'es malade ou t 'es frileux à l 'idée de devoir me payer ? Je suis vraiment

malade.

C 'est vrai, t 'as pas l 'air en forme.

T 'as de la fiĂšvre ? Un peu, oui.

Et ta serveuse, elle est pas lĂ  ? T 'as une petite serveuse, non ? Elle m 'a

planté, elle est pas venue.

Et moi qui pensais que vous étiez des gens fiables.

Bon, Bernard, je suis désolé, mais il va falloir que je me couche.

Oui, oui, bien sûr.

Mais tu vas quand mĂȘme me laisser recompter.

Olivier, si tu réponds pas, là, ça va pas le faire.

Ecoute, je l 'ai cherché partout, je la trouve pas, j 'ai fait toutes les rues,

je comprends pas.

Je sais pas ce qu 'elle est en train de foutre, mais j 'aime pas ça du tout.

Pars -toi, s 'il te plaĂźt, d 'accord ? Tu te casses.

Casse -toi, j 'ai pas besoin de toi sur place. Je suis en train de revenir, lĂ .

DĂšs que j 'arrive, j 'appelle mes collĂšgues.

On va ouvrir une histoire pour faire tenir ton sapin.

Pars -toi.

Tu sais,

j 'ai vu un truc il n 'y a pas longtemps sur Internet.

Tu sais pourquoi on n 'a jamais colonisé l 'Afrique ?

Si on l 'a... Enfin, je veux dire, pourquoi on ne s 'est jamais installé là

? physiquement, comme on a fait en Amérique, c 'est à cause des maladies.

Il faut aller lĂ , maintenant.

Attends. Les maladies des Africains tuent les Européens et les maladies des

Européens tuent les Américains.

Alors, mais en Asie, ça, j 'y comprends rien. Je ne sais pas du tout ce qui s

'est passé. Il n 'y avait pas d 'info.

Mais dans le fond, c 'est...

C 'est peut -ĂȘtre vous, les Finois, les super prĂ©dateurs.

Il faut entrer chez vous, madame.

Mais je suis chez moi.

Bon, allez, j 'ai faim.

C 'est toi qui lis Aristote ? Oui.

En grec ? Tu peux me dire la différence entre le réel, le possible et le

vraisemblable ?

Vous ĂȘtes qui vous ?

Pourquoi tu répondais pas ? C 'est de la merde.

On a entendu un coup de fouet, c 'est passé quoi ? Pourquoi t 'as dit ça ? C

'est toi qui a tiré ? Non, c 'est pas moi.

Vas -y reste derriĂšre moi.

Vous ĂȘtes qui vous ?

C 'est qui, elle ? C 'est la propriétaire.

Elle a débarqué, j 'ai... J 'ai paniqué, je savais pas quoi faire.

On s 'est planqués dans le frigo avec Abel.

On fait quoi, Reda ? On fait quoi, Reda ? Il va te dire, Reda, ce qu 'on fait.

On réplique la carte, on pote, voilà ce qu 'on fait. On réfléchit, on gamberge,

on s 'adapte.

On trouve une putain de solution.

Tu vois ? Et puis hormis le fait qu 'il va falloir que je te sauve le cul pour

la milliÚme fois, on va commencer par remonter ce piton de rideau et ça y est,

on appelle les reforts maintenant parce que ça se... Tu vas leur dire quoi ? Tu

vas leur dire quoi ? Que Quentin est mort à cause de moi ? Qu 'on a séquillé

deux cons ? Que Nicolas a tiré dessus ? Qu 'on a regardé Abel crever comme une

merde dans la cuisine ? Tu vas leur dire ça ? Tu réfléchis ou quoi ?

HĂ© !

On ne pĂątit pas, hein ? Qu 'on ne sait pas quoi faire.

Quand on ne sait pas quoi faire, on réfléchit.

On désigne. On désigne une direction.

Putain ! Mon arme.

Mon arme, elle est oĂč, putain ? Donne -moi la tienne.

Ton arme, donne -la -moi.

Vous pouvez me dire ce que vous parlez ? Si on ouvre.

On doit tous raconter la mĂȘme chose.

On raconte quoi ?

Comment ça va, monsieur Kantz ? Ça va bien, mais c 'est fermĂ© aujourd 'hui.

Le rideau est cassé, mais on peut passer par derriÚre. Je vous accompagne ?

Ouais.

C 'est lunaire. C 'est un internautique.

On trace dans le couloir un tonneau de marda et on... À chaque porte, t 'as 2

tĂȘtes de nanas en pyjama, les raffolĂ©es, les cheveux en pagaille.

Tout le monde se tient Ă  se passer. On arrive dans la chambre et elle est par

terre.

Et il n 'y a rien. C 'est vous, monsieur.

Que dalle.

Monsieur, dame.

Jean, tu penses ? Un petit blanc ? Oui.

Il n 'est pas lĂ , Nico.

Non, il est malade.

Ah bon ? Et lĂ ,

il y a un truc qui se percute.

C 'est que quelque part, un téléphone va sonner, ça va réveiller une maison, et

c 'est sa mÚre qui va l 'écoucher.

T 'as le tirage d 'hier, s 'il te plaĂźt. Oui, attendez, je l 'imprime.

T 'as moyen de boire un verre ? Parce que j 'ai vu de la lumiĂšre, mais si je

dérange, tranquille. Non, non, c 'est ouvert.

J 'ai mĂȘme un demi.

Ok.

Donc, lĂ , on est cinq dans le bar.

Le braqueur, Livio, moi, Monsieur Kantz et Abel.

Et avec Livio, on sera les seuls survivants, on sera les seuls témoins.

Réda, toi, t 'as déposé Livio avant de rentrer chez toi.

OK ? Madame, vous, vous n 'ĂȘtes jamais venue la journĂ©e.

Et toi, Nico, t 'étais malade.

J 'ai essayé d 'ouvrir le rideau, il est resté bloqué. De toute façon, il est

pourri, ce rideau.

Et donc, ça, ça explique pourquoi il est resté fermé toute la journée.

OK. LĂ , on est au moment oĂč le braqueur vient d 'arriver.

Et Livio apprend qu 'il a gagné.

Est -ce que je peux voir votre tirage ?

C

'est pas vrai.

Attends.

J 'ai gagné.

T 'es numéro ? Ouais, ouais, ouais. Là, lui, il prend ton arme.

Prends -moi le ticket, pute de pute ! Mais t 'es complĂštement con ou quoi ? Tu

vas faire quoi avec le ticket ? T 'as con ! Coup, monsieur Kant.

Ton miroir.

Monsieur le roi ! Monsieur ! Monsieur le roi !

Moi, je pars, je récupÚre Abel.

Je reviens et je me cule du braqueur.

VoilĂ , parfait.

Et pendant ce temps -lĂ , on se met Ă  l 'abri dans le frigo.

Passe -moi ta ceinture ! Il faut que je me fasse un garrot, passe -moi ta

ceinture !

Mais voilĂ .

36 millions d 'euros par tĂȘte.

Exactement, 36 millions et 750 000 euros.

Une part égale pour tous les vivants et les morts sauf le braqueur.

Vous récupérez la sienne et nous on récupÚre un vrai coupable.

Et si vous ne me payez pas, je parle.

C 'est ça ? Oui.

Ça ne marchera pas. Mais putain, ça marchera. Ça ne change rien.

Le braqueur tue Abel et Kanz, d 'accord ? Le seul truc qui change, c 'est que c

'est moi qui tire sur le braqueur, ce n 'est pas Nico.

J 'assume.

Est -ce que je pourrais le voir, ce fameux ? J 'ai un beau rĂŽle.

Ça ne tient pas. Ça marchera, ça ne change pas grand -chose. Ça ne tient

te dis. Mais si, ça tient à réfléchir. Oui, mais le tueur.

Réfléchis. Mais si.

Tu me fais confiance ou pas ? Réfléchis. Non, mais c 'est pas...

C 'est exactement ce qui s 'est passé.

Il va oĂč ?

Montre

-le -moi, Yénen.

Il faut arrĂȘter maintenant.

Quoi ? De quoi ? Il faut arrĂȘter maintenant.

Qu 'est -ce que tu fais ? Nico, qu 'est -ce que tu fais ? ArrĂȘte ! ArrĂȘte !

ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte !

ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte !

ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte !

ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte !

ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte !

ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! ArrĂȘte ! Tu me rasses, hein, c 'est ça ? C 'est

on arrĂȘte les conneries.

ArrĂȘte, arrĂȘte, arrĂȘte, arrĂȘte.

Rocule ! Mec, il y a trois morts, il y a trois morts.

Pour Abel et pour le gosse, on est complices. C 'est trÚs bien, ça. Qu 'est

que tu fais ? Donne -moi, donne -moi. ArrĂȘte ta gueule, Livio ! Je te couvre

cette fois, c 'est terminĂ©. Écoute -moi, il faut juste qu 'on se mette d 'accord

sur la version qu 'on raconte.

Les versions de quoi ? Tu t 'entends pas ? Tu t 'entends parler ? Version de

quoi ? T 'es dans quoi, lĂ  ? On est en train de faire n 'importe quoi.

RĂ©veille -toi, Livio, putain ! Tu loues ce putain de rideau ? Ça marche ou ça

marche pas ? Merde

C 'est vieux.

C 'est ce qu 'on veut, hein ? Coupe, coupe, coupe, coupe !

Nous devons sortir, hein, Valérie ? Tu sais ça.

C 'est parti.

Nico, tu vas bientĂŽt rentrer Ă  la maison.

Ne donne pas de téléphone à n 'importe qui.

Ne donne pas de porte Ă  n 'importe qui.

Je t 'en prie.

D 'accord.

C 'est pareil pour vous madame.

Vous allez rentrer chez vous et dĂšs que je peux, je viens vous voir.

Et pour que tout ça marche, il faut qu 'on aille l 'expliquer au mec en bas.

Le mec que vous avez enfermé.

Tu viens

?

Lilio

? Y a -t -il mon tour ?

La seule vérité de ce monde, Inan.

...

Monsieur ?

Tenez,

personne ne vous fera de mal.

Ça va, vous, ce bordel ? Ça va loin

? Je sais pas.

Je vais jamais aller par lĂ .

C 'est vrai, c 'est parce que si on a un qui mérite pas tout ça, c 'est bien

toi.

pas moi.

Et ça sera pas le flic.

D 'abord parce que c 'est toi qui as tiré sur le petit jeune.

Tu vas prendre pour tout le monde.

Maintenant, si on arrive Ă  raconter notre histoire,

Tout le monde s 'en sort.

Et nous deux, on n 'Ă©tait mĂȘme pas lĂ .

Et c 'est les deux autres qui prennent tout sur eux.

Mais pour ça, il faut aller au bout.

Et qui va le faire ? Toi, t 'as plus la force, ça me semble clair.

Moi, c 'est mĂȘme... pas comment utiliser ce machin.

Et les deux tourtereaux, c 'est mĂȘme pas la peine d 'y penser.

Ce qui est sûr aussi, c 'est que si personne ne fait ce qu 'il y a à faire,

c 'est le type à cÎté qui va raconter son histoire

Ă  lui.

Et je suis pas sûre que ça soit pour nous défendre.

Moi, j 'ai envie qu 'on raconte notre histoire Ă  nous.

J 'ai envie qu 'on rentre chez nous.

J 'ai envie de croire que tu peux faire ça pour nous.

Et moi qui pensais que vous étiez des gens fiables.

ArrĂȘte !

Je sais pas pourquoi, j 'ai fait une connerie.

Il y a des bonbons qui s 'approchaient et j 'ai flippé, quoi.

Donc t 'as pas tiré ? Non.

Ici, depuis ce matin, t 'as pas tiré ? Non.

Il reste plus que nous deux.

On peut partir lĂ , maintenant, tout de suite.

Nico, il me fait aux blagues.

Personne sait quand je suis lĂ  ou quand je suis pas lĂ .

Si je prends mes affaires, maintenant que je rentre chez moi, qui pourrait

que j 'étais là aujourd 'hui ? Et on dit que Rita t 'a déposé chez toi avant de

venir ici.

Y a quelqu 'un chez toi ?

Amen.

C 'est parti !

... ...

... ...

On rabat ses affaires on s 'arrache.

J 'étends !

Merci.

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