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LE SAINT � LONDRES
Monsieur, vous auriez une cigarette ?
Tenez.
- Du feu ? - Merci, monsieur.
Ton compte est bon.
- Un souci ? - Il a vol� votre montre.
Rends-la.
Vous faites erreur, M. l'agent.
Merci quand m�me.
Bonsoir.
Je m'excuse, monsieur.
Je suis navr�. J'�tais s�r de...
Bonsoir, monsieur.
- Bonsoir, M. Templar. Pour deux ? - Oui.
Votre table habituelle...
- Dry martini ? - S'il vous pla�t.
H�, vous !
Pas vous, madame.
Bonjour. Nous nous sommes d�j� vus ?
J'�change votre tocante en or contre la mienne.
Echanger cette montre superbe contre �a ?
Y a la photo de ma m�re dedans.
- Vous m'avez bien eu. - Ca vous servira de le�on.
Pourquoi ce poulet vous a pas vu faucher la mienne ?
C'est un don.
D'o� venez-vous, aux Etats-Unis ? Sing Sing ?
Non, San Quentin.
C'est plus chic, � ce qu'on dit.
Pickpocket, alors ?
C'est pas une vocation. J'essaie de virer honn�te.
Mais j'ai trop faim.
Apportez � ce monsieur un filet mignon.
- Comment le prenez-vous ? - Comme il vient.
Pas trop cuit. Et une demie Chambertin 1923.
Moi aussi, je prends un demi.
- Vous �tes un mec r�glo. Voleur ? - Pas par vocation.
Je m'appelle Templar, Simon Templar.
Dugan.
Vous �tiez dans quoi ?
J'�tais pas un... saint.
O� ?
San Francisco. Ca m'est revenu avec votre nom.
- Vous avez de la m�moire. - Je sais oublier, aussi.
Vous cherchez du travail ?
Vous venez d'engager un as !
Pas de coup fourr� ! Je les connais tous.
Je sais quand j'ai affaire � plus malin que moi.
- En plus, je sais pas lire. - Bonjour, Simon.
Comment vas-tu ? Ca me fait plaisir de te voir.
C'est un homme s�r. Je viens de l'embaucher.
M. Dugan, M. Blake.
Salut.
D�sol� pour le retard, ma vie est mouvement�e ces temps-ci.
La vie est plus int�ressante ainsi.
Comment est ta vie depuis ton retour ?
Ennuyeuse, pour �tre franc.
Alors, c'est que tu n'as pas tendu l'oreille...
- Int�ressant ? - Tr�s.
Mais trop d�licat pour moi tout seul. C'est l� que tu interviens.
Dis-moi tout.
Tu as d�j� entendu parler d'un certain Bruno Lang ?
Lang ? Non.
Tu as de la chance.
J'aimerais te le faire conna�tre.
C'est lui, le point de d�part.
ll sera chez les Morgan, ce week-end.
Les cartes vous sourient, M. Lang ?
Je m'en accommode.
� vous, Blake.
La musique me distrait.
Alors, tu gagnes ?
Pas de conseils, Penny !
M. Templar, �loignez-la.
Vous risquez d'�tre pi�tin�e.
Je tente le coup.
- Penny, tu m'avais promis ! - D�sol�e.
Vous aurez la prochaine. C'est mon anniversaire.
Je vois.
Ca ne vous d�range pas ?
Merci.
- Pourquoi ne s'est-on jamais vus ? - Je viens de rentrer de New York.
- 1er voyage aux USA ? - Oui. Vous y �tes all� ?
ll y a un moment.
Ma ni�ce et M. Templar s'amusent.
M. Templar est un homme fascinant.
ll s'esquive toujours avant qu'on lui passe la bague au doigt.
Encore perdu !
- Nous d�fions la loi des moyennes. - Tant mieux !
ll se fait tard, je dois partir.
Vous �tes impr�visible, M. Lang. Vous jouez tr�s bien.
J'ai eu de la chance. Bonsoir, et merci.
Je le trouve presque trop chanceux.
- Vous le connaissez bien ? - Moins que j'aimerais.
Bien s�r...
- Vous partez d�j� ? - J'en ai peur.
Vous d�canillez !
Deux semaines � New York et Penny est inintelligible.
- Je vous accompagne. - Non, Penny.
Ne t'en fais pas. M. Templar sait que je veux l'embobiner.
Bonsoir.
- Bonsoir, John. - Bonsoir, Bruno.
- Repassez nous voir. - Oui...
Voyons �a...
- J'ai eu de la visite. - Qu'est-ce ?
Bruno Lang contre Ie Saint
Le Saint !
Vous connaissez ce fameux Saint ?
Le Saint ici � Londres ? Fais voir.
C'est sa carte. Tout New York parlait de lui.
ll est venu � bout du pire gang de Manhattan, et seul.
Cigarette ?
Quel est son vrai nom ?
Je ne sais pas. Ce Saint vous dit quelque chose ?
Je ne vais plus au cat�chisme depuis des ann�es.
� quoi ressemble-t-il ?
� ce qu'on dit, il est grand, beau
et il a une cicatrice en forme de croix.
Continuez.
Au poignet droit.
Pourquoi ce chasseur de criminels vous menacerait ?
S�rement un fanatique.
- On n'appelle pas la police ? - Inutile. Je sais me d�fendre.
Contre les saints... et les p�cheurs.
Au revoir. � une prochaine, M. Templar.
Peut-�tre.
Bizarre, cette carte.
Tr�s bizarre.
Je vous entends presque r�fl�chir.
Quand �tiez-vous � New York, d�j� ?
- J'ai parl� de �a ? - ''ll y a un moment'', avez-vous dit.
5 minutes, c'est un moment.
Surtout quand on est face � un pistolet.
C'est un bon exemple.
Mais vous n'avez jamais connu �a.
Disons que je pr�f�re �viter d'�tre mis en joue.
On en parlera durant ce d�jeuner � Londres.
Tr�s bien. Bonsoir, Mlle Parker.
- Appelez-moi. - Je n'y manquerai pas.
Ne lisez pas trop de romans policiers.
Je pr�f�re de loin Ies livres sur les saints.
Cher Lang, vous avez perdu Ia premi�re manche.
Pr�parez-vous pour Ia deuxi�me.
Premi�re balle que j'entends siffler.
La mauvaise, on ne l'entend pas.
Vous pouvez ralentir � 110.
Vous �tes le Saint.
J'ai surtout failli rejoindre les anges.
- Comment �tes-vous venue et pourquoi ? - Je vous ai suivi en voiture.
Je n'avais jamais rien v�cu d'aussi palpitant.
Tu voulais r�veiller toute la r�gion ?
lmb�cile !
Alors, vous l'avez ?
- Quoi ? - Ce que vous �tes venu chercher.
Mon scotch-soda ?
Voil� toute ma r�compense ?
Je vous suis tr�s reconnaissant. Sans vous, j'aurais d� marcher 10 km.
Au rythme o� vous alliez, vous les auriez faits en 10 min.
Tournez � gauche.
- On ne va pas � Londres ? - Non.
O� allons-nous, le Saint ?
Vous me parlez ? Je vous emm�ne � votre voiture.
Ce n'est pas juste, c'est m�me d�loyal.
C'est du pur bon sens.
Et si je vous d�non�ais ?
On ne pend pas les gens pour avoir vol� un scotch-soda.
Et on ne leur tire pas dessus, non plus.
Un jour, devant un d�jeuner, je vous dirai tout.
J'ai faim tout de suite.
Qu'est-ce qui vous prend ?
Soit on fait �quipe, soit vous rentrez � pied.
Vous savez que vous resplendissez, au clair de lune ?
Oui. Et n'essayez pas de changer de sujet.
Si je rentre � Londres � pied, vous retournerez chez votre tante ?
Non ! Je vous suivrai pour vous crier dessus tout du long.
Vous �tes aussi cruelle que belle. Mais �a me va.
Si vous pensez...
C'�tait quoi ?
Ecoutez.
Ne me laissez pas !
Ne les laissez pas m'avoir... s'il vous pla�t !
ll est bless� ?
Oui.
Maintenant...
Attention !
Penchez-vous.
- Je m'en tire bien ? - Bien jou�.
C'est moi qui ai tout appris � Jack Dempsey.
- C'est monotone. - Quoi ?
- Que vous me sauviez la vie. - N'est-ce pas ?
- Ca va ? - Tr�s bien ! Je m'habitue.
Partons.
IIMG 5996.II
Toujours �vanoui ?
Gel�.
Et vous ?
Gel�e.
Venez par ici.
S'il est de votre devoir de faire un rapport, faites.
Ca l'est.
Fort bien. Mais pousser l'enqu�te serait inutile.
Apparemment, Max a d�rang� des amoureux.
Peut-�tre, monsieur.
Prenez un cigare.
Merci, monsieur.
Bonsoir, monsieur.
Bonsoir, sergent.
lmb�ciles !
Je peux tout comprendre sauf la stupidit�.
Un petit don Juan pille mon coffre.
Une gamine vous �chappe.
M�me un vieillard vous a poss�d�s.
Sortez.
Sortez !
Le 8496 � Dunsworth.
Kussella ? C'est Lang.
Duni s'est �vad�.
Evad� ?
Oui. Il est en route pour Londres.
Comment a-t-il fait ?
Ca a �t� maniganc� par un homme qui se fait appeler le Saint.
ll a aussi pour nom Simon Templar.
C'est ma premi�re nuit blanche sans avoir la gueule de bois.
J'esp�re que l'homme que j'ai assomm� en a une.
Si le laitier passe, dites qu'il est so�l.
Je vous envoie Dugan.
Je me fiche de Dugan. Faites vite, surtout.
Dugan !
J'arrive, patron.
ll a pass� la nuit dehors !
Comment �a va ?
Ca va, patron, mais j'aime pas vos pyjamas.
Je te trouverai une chemise de nuit.
Dugan, va � la voiture,
prends mon sac et dis � la jeune dame d'entrer.
Une jeune dame !
Le patron veut que vous alliez...
� l'int�rieur.
Merci.
Sauvez-moi...
La vache !
Qu'est-ce qui se passe ?
- Et maintenant ? - Je l'emm�ne � l'h�pital.
Voici Mlle Parker.
- Enchant�e. - Salut.
Veille sur elle.
Ne me mettez pas sur la touche !
- D�sol�... - Laissez-moi venir !
Ne me faites pas �a. J'insiste, je veux venir.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Une affaire sans int�r�t.
Moi, �a m'a l'air int�ressant.
Si on me demande dis que je suis au lit.
Des policiers de Scotland Yard ?
Probablement l'inspecteur Teal.
Au sujet d'une aventure dans le Surrey.
J'ai rat� la rigolade.
Ne t'en fais pas, il y a de l'action en perspective.
- Et elle ? - Garde-la � l'�cart, elle parle trop.
Mais non !
Elle se croit dans une t�n�breuse affaire.
Elle a tort ?
Je te raconterai tout �a.
D'accord, patron. Y a pas le feu.
Je ne sais rien...
Ne les laissez pas m'avoir...
On dirait qu'il est pass� dans une b�tonneuse.
C'est grave, Jim ?
Choc nerveux et contusions. Qu'il garde le lit.
- Je n'aurai pas un mort sur les bras ? - Non.
Mais il faudrait une infirmi�re.
- Au fait, qui est-ce ? - Je l'ignore, il est tomb� du ciel.
Simon, un jour, ta curiosit� m'am�nera � ton chevet.
Je serai en bonnes mains.
- Bonne chance. - Au revoir, Jim.
- Restez calme, mon vieux. - Non, je n'en peux plus !
Je suis votre ami. Tout va bien, maintenant.
O� suis-je ?
Comment suis-je arriv� ici ?
Vous couriez sur une route quand je vous ai trouv�.
Ca me revient.
Qui �tes-vous ?
- Je m'appelle Templar, Simon Templar. - Vous connaissez ma mission ?
Elle implique beaucoup d'argent,
on vous a tortur� pour signer un document.
Comment savez-vous ?
- Vous avez d�lir�. - Je dois contacter mon ambassade.
Pas encore, ordre du m�decin.
Fiez-vous � moi, je vous aiderai.
Vous m'avez sauv� la vie.
On peut dire �a comme �a.
- Sauvez mon honneur. - J'essaierai.
Je suis le comte Duni.
Mon pays m'a envoy� pour faire imprimer des devises.
Une somme colossale.
ll y a 4 semaines, on m'a mont� dans une limousine et assomm�.
Je me suis r�veill� prisonnier.
O� ?
Je ne sais pas... Ici, � Londres, je pense.
- Un homme nomm� Kussella. - ''Kussella'' ?
On m'a forc� � signer une commande suppl�mentaire.
Plus d'un million de livres.
lls feront circuler ces devises rapidement.
En plus de la commande originale.
Je vois.
ll n'est peut-�tre pas trop tard. Joignez mon ambassade.
- Pourquoi ne vous joint-elle pas ? - Elle doit essayer.
Comment �tes-vous arriv� sur cette route ?
Je ne m'en souviens pas.
C'est un cauchemar. Ils m'ont tortur�.
Parlez aux gens de mon ambassade...
Je m'en charge.
- Quelqu'un va s'occuper de vous. - Merci.
- Comment va votre ami ? - Aussi bien qu'on puisse l'esp�rer.
- Vous irez le voir, de temps en temps ? - Oui.
Merci, Mme Buckley.
Un jour, vous serez la sainte patronne de tous les personnages louches.
Vous entrerez dans l'Histoire comme sainte Lizzy.
Qu'on vous pardonne vos blasph�mes.
Je mets quoi dans le registre ? Quel est son nom ?
- Son nom ? - Simplement pour le registre.
Appelons-le Claud Teal.
Quoi ?
Oui, c'est une femme, ch�rie. Mais c'est pour le travail.
Pas vraiment !
Elle est � la morgue.
D'accord, ch�rie. Tout de suite apr�s.
D'accord, ch�rie.
Oui, ma ch�rie.
- Vous avez c�d� ? - Quelle intelligence !
En tout cas, j'ai eu l'intelligence de pas me marier.
C'est dommage, Wilkins, vous avez l'air mari�.
Qu'est-ce qu'une rixe sur une route de campagne a � voir avec moi ?
- La voiture s'est enfuie. - J'ai vu.
L'immatriculation nous a men�s � Simon Templar.
Simon Templar !
ll est de retour parmi nous.
Qu'en pensez-vous ?
Comme vous sans doute une rixe anodine.
Comment �a, ''anodine'' ? Rien n'est anodin avec Templar !
En route. On va � la morgue.
Ensuite, on rendra visite au Saint.
Bonjour.
Non, tante Edith.
Non. Tout va bien.
Non, tu n'auras pas � verser de ran�on.
Que s'est-il pass� ? O� �tais-tu ?
Je serai � la maison ce soir.
Je m'amuse follement.
Tu es s�re que �a va ?
Oui.
D'accord.
Entendu.
Au revoir.
Y a un l�zard ?
Je dois rentrer et ne plus dispara�tre ainsi.
Ma m�re �tait comme �a.
Une semaine, je suis pas rentr�.
Elle a appel� la flicaille.
O� �tiez-vous ?
Je me cachais des flics.
Dugan... On se cache des flics, en ce moment ?
Vous avez pas laiss� de cadavres derri�re vous, hier ?
Mon Dieu, non !
Mais je crois qu'il a vol� quelque chose.
C'est pas un voleur.
Je sais.
C'est plut�t un Robin des Bois.
Ah, ouais... Qui c'est, ce Desbois ?
Robin des Bois �tait une sorte de l�gende.
- Un Jesse James anglais. - Jesse �tait un bon.
Dugan !
- Que mijote le Saint ? - Il vous a pas dit ?
ll avait commenc� puis tout a �t� si vite...
Allez, Dugan... De quoi s'agit-il ?
ll m'a rien dit non plus.
- Vous �tes d'un grand secours ! - Moi ?
Je fais ce qu'on me dit et je me bouge pour le feu d'artifices.
C'est peut-�tre le feu d'artifices.
Allons voir.
Vous manquez d'exp�rience.
Un gars qui conna�t la musique se planquerait et me couvrirait.
Je n'ai pas de pistolet.
ll est charg� ?
Oui, et c'est pas un pistolet � eau.
- Alors faites gaffe. - D'accord.
Si on m'attaque, tirez en l'air.
D'accord, Dugan.
Visez personne qui soit dans la m�me pi�ce que moi.
D'accord, Dugan.
Ouais ?
M. Templar est l� ?
Vous �tes de Scotland Yard ?
- Vous attendez leur visite ? - Moi ? Non !
Je pense que M. Templar me recevra.
- C'est quoi, le nom ? - Ca concerne beaucoup d'argent neuf.
Je peux pas lui dire maintenant, il est pas l�.
Vous en �tes s�r ?
Quand je connais pas un nom, j'ai la m�moire qui se trouble.
Tant pis. Quand M. Templar rentrera,
dites-lui que j'appellerai � 14 h.
Qui appellera ?
Essayez simplement de vous souvenir de ce message.
C'est bon, frangine, tout roule !
Mlle Parker ?
Alors, cette soir�e priv�e ?
Voici quelque chose qui devrait te plaire.
Simon, tu es un g�nie !
Tu avais vu juste.
- C'�tait chez Bruno Lang ? - Dans un coffre.
Je ne peux pas r�sister aux coffres. C'est une de mes faiblesses.
Mais ce n'est qu'un d�but.
Ca nous m�nera � ce qu'on cherche.
Exactement.
Je dois m'en aller.
Une derni�re chose :
ne sous-estime pas un certain inspecteur Teal, de Scotland Yard.
Je ne risque pas. C'est mon biographe officiel.
M. Templar en aura fini quand avec son bain ?
Je peux pas dire. Ca d�pend s'il en avait tr�s besoin.
Alors dites-moi ceci :
� quelle heure est-il rentr� hier soir ?
C'�tait ma soir�e de cong�.
Ca fait longtemps que vous �tes son majordome ?
Jusqu'� maintenant.
Comment savoir s'il est dans la salle de bains ?
Parce qu'il prend un bain.
C'est l� qu'est la baignoire.
Mon vieil ami Teal ! Ravi de vous revoir.
- Vraiment ? - Pourquoi ne le serais-je pas ?
Dugan, apporte-nous deux caf�s.
Non, merci. J'ai d�j� d�jeun�.
Je n'ai pas veill�, la nuit derni�re.
Vous cherchez une chaise ?
Non, merci. Je pr�f�re rester debout.
Vous cuisinez, aussi ?
Ecoute, poulet. J'ai cuisin� pour 1 200 gars pendant 5 ans.
Sing Sing, j'imagine.
San Quentin. Et personne se plaignait.
Alors, inspecteur...
ll fait beau.
C'�tait comment, dans le Surrey,
� 2 h 26 ?
Splendide. On aurait dit une toile de Whistler.
J'ignorais que Whistler avait peint un homme inconscient
sur une route de campagne.
Ah oui. Merci.
Vous devriez boire un caf� vous r�vez.
Qui �tait la fille ?
Elle �tait charmante... J'ai oubli� son nom.
Je vais vous aider � retrouver la m�moire.
Ce ne serait pas Mlle Penelope Parker ?
- Penelope comment ? - Parker.
Parker...
Ca me dit quelque chose.
Faites un effort.
Parker...
Bien s�r, la ni�ce de John Morgan !
Sucre ?
Deux morceaux.
- Vous n'insinuez pas que... - Non !
Vous �tiez chez Morgan, vous �tes parti. La fille est partie.
Un agent a trouv� un homme inconscient sur la route.
ll a relev� votre immatriculation. Vous �tiez avec une femme.
C'est tout.
Ca a l'air fascinant. Qu'est-il arriv� ensuite ?
- Et si vous poursuiviez ? - Entendu.
J'ai assassin� la fille. Ca cadre ?
Je ne sais pas.
Je peux jeter un oeil chez vous ?
Faites.
O� est le poulet ?
On est dans le p�trin. Teal est � c�t�.
Voici le sc�nario. J'ai �t� absent toute la nuit.
Je sais !
Mais Mlle Parker...
Patron, il faut que...
Alors, Teal ?
Sans rancune, j'esp�re.
Bien s�r que non.
Revenez quand vous voulez, vous �tes ici chez vous.
Je vais r�pondre, si vous voulez bien.
All� ?
All�, ch�rie...
Je suis d�sol�, ch�rie. Wilkins devait te pr�venir.
D'accord, ch�rie.
Oui, ch�rie.
Bien s�r.
D'accord, ch�rie.
D'accord, ch�rie.
Ma femme.
Comme je le disais : sans rancune, Templar ?
Aucune. Mon cher ami, ce fut un plaisir.
Oui. Je le parie.
Vous connaissez Ia prison de Dartmoor ?
- Pourquoi ? - Ils cherchent un cuistot.
Beau travail. O� est-elle ?
Elle est partie, je voulais vous le dire.
O� �a ?
Elle est partie apr�s le passage d'un gars.
- Quel est son nom ? - Il l'a pas dit. Il appellera � 14 h.
ll a parl� d'un gros paquet de fric.
Je descends ici.
Attends ici une minute, Tim.
Apparemment, nous sommes suivis.
S'il vous pla�t...
Monsieur ?
Une bo�te de London Cut.
Et en la prenant, regardez la fille qui passe devant.
- Qui est-ce ? - Elle m'a suivi depuis chez Templar.
La voil�.
Tenez, monsieur.
Une amatrice.
Je suis tr�s d��u par notre ami Templar.
Elle pourrait nous �tre utile.
Elle revient.
Elle fait le piquet de gr�ve !
Je vais aller dans l'h�tel d'� c�t� et revenir ici par derri�re.
Gardez-la � l'oeil.
Mademoiselle ?
Un paquet de Speedway. Je peux utiliser votre t�l�phone ?
Oui. Il est priv�, mais �a ira.
Passez cette porte, il est dans la r�serve.
Merci.
Ce sera 6 pence de plus.
Parkview, 4251.
Le Saint ! Quand �tes-vous revenu ?
C'est une phobie quelconque qui vous pousse � jouer les disparues ?
O� �tes-vous ?
22, Vandemer Street.
J'ai suivi l'homme. Il est dans l'h�tel voisin.
- Elle a pist� quelqu'un. - Sacr�e nana !
C'est formidable, je suis fier de vous. Mais faites attention.
ll est assez sinistre... mais plut�t int�ressant.
Mon nom est Kussella, M. Templar. Je vous attends.
La demoiselle a d� vous donner l'adresse.
Et venez seul.
- Ils l'ont ! - Qu'attend-on ?
Toi, tu m'attends l�.
Je vais jamais nulle part !
Tu peux venir, mais sois discret.
C'est parti !
Asseyez-vous.
- Cigarette ? - Non, merci.
Que puis-je pour vous ?
- Je suis Simon Templar. - Suivez-moi, monsieur.
Bien. Je l'envoie.
L'argent est pr�t. Mets-toi en route, Tim.
Et la fille ?
Je prendrai bien soin d'elle, apr�s avoir parl� � Templar.
- Vas-y. Tu sais quoi faire. - � plus tard.
ll a pas d'aur�ole.
C'�tait cens� �tre dr�le ?
Vous �tes Kussella ?
Le comte a d� parler de moi souvent.
En termes flatteurs, je crains.
ll �tait obstin�. Tout en courage, aucune intelligence.
J'ai entendu dire
que vous �tes imaginatif.
Et alors ?
Je n'aimerais pas traiter Mlle Parker
- comme j'ai d� traiter le comte. - Ce ne sera pas n�cessaire.
Je m'en doutais.
J'allais vous proposer
un �change de prisonniers.
- Ai-je le choix ? - Je crains que non.
Alors j'accepte.
Voil� ! Nous nous comprenons.
O� est le comte Duni ?
Quelles garanties m'offrez-vous ?
Non pas que je me m�fie, simple question de routine.
La fille ne m'int�resse pas.
Je vous m�nerai au comte si Mlle Parker nous accompagne.
Vous en demandez beaucoup.
Pas si vous avez le mauvais go�t de pr�f�rer le comte � Mlle Parker.
C'est entendu.
Mais avant, je vous avertis, non pas que je me m�fie...
Je n'ai aucun scrupule,� abattre des hommes
ou des femmes
ou des saints.
L�, je vous crois sur parole.
Attendez ici.
Chaque chose en son temps.
- Belle journ�e, non ? - Ouais.
Donnez-moi une bo�te de ce tabac.
Regarde-moi, l'ami.
C'est un hold-up ?
- Pas de baratin ! - Mais je n'ai pas beaucoup d'argent.
Qui en a ? M�ne-moi � l'�tage.
ll y a erreur.
Si tu veux une autre erreur continue de blablater.
Tr�s bien. C'est par l�.
On y va en silence, comme deux petites souris.
L�-haut.
Un boy-scout ! Merci, j'avais plus mon p�tard.
La dame me l'a emprunt�.
Allez, va par l�.
Une dame souhaite vous voir.
Simon !
- Ca va, Penny ? - Pas du tout. J'ai tout fichu en l'air.
Ce n'est rien. Vous apprendrez avec le temps.
- J'ai pay� une ran�on pour vous. - Je vaux combien ?
Environ un million de livres.
Souvenez-vous que mon avertissement vaut pour tout coup fourr�.
La fille tombera en premier.
Vous avez entendu ?
Si je parais soumis et peu h�ro�que, c'est pour votre bien.
Je me giflerais.
Je m'en chargerai, si vous le d�sirez.
S'il vous pla�t.
Passez devant, M. Templar. Mlle Parker restera entre nous.
Vous pensez � tout, Kussella.
Par o� est-ce ?
� votre gauche, puis par la porte de derri�re.
Ferm�e.
Enfoncez-la.
- Dugan ! Quelle surprise ! - C'�tait une id�e du patron.
Bien jou�. Ca vaut une prime.
Ma m�re serait moins la bienvenue !
Si votre m�re entendait �a !
Partons, on n'a pas d'autres renforts.
Je suis contente d'�tre � l'air libre.
D�sol�e, j'ai jou� � la maligne.
lnutile d'�tre malin quand on a Dugan.
C'�tait rien.
Et nous en avons appris beaucoup. Vous nous avez fait avancer.
J'ai quand m�me �t� nulle.
Oubliez �a. On est ravis de vous revoir.
Ca brise la monochromie.
On fait quoi, apr�s ?
Toi, Dugan, rentre � la maison et attends mes ordres.
Autant attendre la potence.
- Et moi ? - Vous vous occuperez du comte Duni.
Meurtre ou suicide ?
Comme vous �tes press� ! On dirait un journaliste.
Cet homme n'�tait pas en �tat de se planter un couteau dans le coeur.
Alors c'est un meurtre.
Vous finirez inspecteur !
Pourquoi ?
Mme Buckley vous attend.
Continuez.
- Vous �tes la propri�taire ? - Oui, monsieur.
- Qui est-ce, dans la chambre ? - M. Claud Teal.
C'est lui, M. Teal !
- Il a sign� le registre lui-m�me ? - Non, un autre monsieur l'a amen�.
- Qui ? - Un ami du pauvre M. Teal.
Essayez de donner des r�ponses claires.
Je suis un peu tourneboul�e.
Pardon.
Calmez-vous. Un meurtre, c'est s�rieux.
Un meurtre !
Asseyez-vous.
Je vous demande simplement votre aide.
- Je me demande si... - Quoi ?
Si vous auriez de l'aspirine.
Je veux simplement une r�ponse � une question.
Mon pauvre h�tel !
Qui est l'homme qui l'a amen� ?
Pauvre M. Teal.
C'est moi, M. Teal. Cet homme �tait le comte Stephen Duni.
Non seulement...
Comment vous et lui pouvez �tre... C'est tr�s d�routant.
De gr�ce, Mme Buckley,
d�crivez l'homme qui a amen� M. Tea...
qui l'a amen� � l'h�tel.
Un bel homme, avec un joli sourire, de grande ou moyenne taille.
ll ressemble beaucoup � mon fr�re Ted.
Blond ou brun ?
Ted tient de son p�re.
Le plus bel homme qu'on ait vu entrer au pub.
Quand ?
Quand et � quelle heure cet homme a-t-il amen� M. Teal ?
Vous disiez que c'�tait vous, M. Teal.
Je veux dire...
Ces 2 hommes sont arriv�s � quelle heure ?
J'avais lav� la cuisine il devait �tre 18 h pass�es.
Merci beaucoup, Mme Buckley.
Vous pouvez descendre chercher votre aspirine.
J'en veux bien aussi.
Pauvre M. Teal.
- Teal... Que faites-vous ici ? - J'enqu�te sur mon meurtre.
- Un meurtre ? - Que se passe-t-il ?
C'est justement ce que j'essaie de d�couvrir.
Mme Buckley, avez-vous d�j� vu cet homme ?
ll ressemble � un acteur de cin�ma.
Merci, madame.
- Et c'est une charmante jeune fille... - Ca ira comme �a.
ll s'agit pas d'une r�ception mais d'un meurtre.
Le comte Duni ?
Vous le connaissez !
Je l'ai amen� ici.
Enfin on avance.
Excusez-moi... Mlle Parker, l'inspecteur Teal.
Vous avez dit que vous �tiez seul hier.
Je n'ai jamais dit cela.
Etiez-vous ensemble ?
Oui, et alors ?
Ce matin aussi ?
En partie.
Si vous cherchez si j'ai eu le temps de quitter Mlle Parker
pour tuer quelqu'un, c'est le cas.
Vous avez eu le temps ou vous avez tu� ?
ll n'a rien fait de tel !
ll pose des questions pertinentes. Ecoutons-le.
Je veux une r�ponse claire, cette fois. Vous l'avez tu� ?
Non.
Pourquoi l'avoir amen� ici ?
Une brute le pourchassait.
O� est le mal ?
Je serai � vous dans une minute.
Pourquoi pas l'h�pital ?
Je voulais d'abord lui parler.
Qui est-ce ?
ll trempe dans quoi ?
Je ne peux le dire.
Dommage pour vous.
D�sol�, mais je dois courir ce risque.
Je dois vous emmener � Scotland Yard. Vous �tes m�l� � un meurtre.
C'est suffisant.
N'est-ce pas ?
- Comment avez-vous appris ? - Appel anonyme.
Bizarre.
Pas assez pour vous mettre hors de cause.
Je peux l'identifier ?
Par ici, venez.
Disposez, Brown.
C'est une affaire d'envergure.
En m'arr�tant vous aidez le meurtrier.
Pas tout � fait.
Si vous �tes arr�t� ils baisseront leur garde.
Je vois.
Comment saviez-vous ?
Le coup mont� �tait trop �vident.
Je vais devoir vous arr�ter. C'est le mieux � faire.
� moins qu'on puisse pister Ie m�me renard.
- Ca peut s'arranger ? - Les �vasions, �a arrive.
Bien entendu, je serai � votre recherche... officiellement.
Et votre carri�re ?
Ma femme r�ve d'avoir une ferme.
- Vous ne m'abattrez pas ? - Je n'ai pas demand� d'arme.
Merci, Teal. Laissez-moi 12 h.
Vous pouvez partir.
- Et lui ? - Il vient au poste avec nous.
La voiture.
Restez ici, je vais revenir.
Venez.
Regardez �a !
Le prisonnier !
Je suis trop jeune pour mourir et vous, trop belle.
En outre, on ne me suit pas.
- Non ? - Eh oui.
- Que dites-vous de �a ? - Je dis que �a me va.
- Ils vous ont laiss� filer ? - Teal est un bon policier.
N'en rajoutez pas, je sais que vous �tes bon.
- Vous, �a va ? - Je boirais bien un verre.
- Avant ou apr�s ? - Avant ou apr�s quoi ?
Qu'on soit retourn�s au tabac.
Avant. Il n'y aura peut-�tre pas d'apr�s.
Nous y voil�.
''Un pichet de vin, une miche de pain,
''et toi � mes c�t�s dans la solitude.''
- C'est quoi, apr�s ? - Personne ne sait !
Voil� le pichet de vin.
Le num�ro que vous vouliez est en ligne.
Merci, Joe.
Passez-le-moi tout de suite.
L'aventure vous rend encore plus belle.
Pas mal. Vous ferez encore mieux apr�s le verre.
Qui l'a tu� ? Kussella ?
Non. Il n'aurait pas fait l'�change pour un mort.
L'�change ?
- J'ai oubli� de vous dire. - Quoi.
Pas maintenant. On verra �a un soir au coin du feu.
Mme Buckley ?
C'est Simon.
Vous avez �t� parfaite.
Maintenant, dites-moi ce que vous n'avez pas dit � M. Teal.
J'allais souvent voir si le pauvre homme allait bien.
Hein ?
Non.
Oui, il a t�l�phon� une fois.
ll a appel� une ambassade et parl� � un certain Stengler.
Stengler.
Je ne sais pas l'�peler ! Je l'ai juste entendu.
D'accord. Au revoir.
Stengler...
C'est la boisson ou vous avez un indice ?
- On va attaquer ailleurs. - O� ?
- Chaque chose en son temps, Watson. - Attendez-moi !
All�, Kussella ? Stengler � l'appareil.
O� �tiez-vous ?
Duni m'a appel�. Vous �tiez injoignable. J'ai d� agir rapidement.
Tout est r�gl�.
J'ai envoy� Tim � l'h�tel.
Toutes les preuves d�signent Templar.
Pour votre gouverne, Ie Saint est venu ici et s'est enfui.
ll s'est aussi enfui de l'h�tel.
ll a �chapp� � la police ?
Oui.
Oui, bien s�r.
On se retrouve comme pr�vu. Il faut agir vite.
M. Teal, de Scotland Yard.
Faites-Ie venir.
Entrez, M. Teal.
- M. Stengler ? - Oui.
Asseyez-vous.
Merci.
Notre prisonnier s'est �chapp�.
J'en suis navr�.
ll n'ira pas bien loin.
C'est vous qui dirigez en l'absence de l'ambassadeur ?
Oui, l'ambassadeur est en mission � Paris.
C'est malheureux Ia mort du comte � ce moment pr�cis.
J'imagine ce que vous ressentez.
Le comte Duni vous a contact� r�cemment ?
ll a t�l�phon� peu avant que j'apprenne sa mort.
A-t-il laiss� entendre qu'il avait des probl�mes ?
Non, je ne crois pas.
ll semblait bien aller � ce que je me souviens.
� votre avis
le comte Duni aurait pu tremper dans une affaire louche avec Templar ?
J'h�site � exprimer une opinion � ce sujet,
mais c'est sans doute une �ventualit� � envisager.
Le comte a eu des agissements suspects, cette derni�re semaine ?
Non, rien dont j'ai eu vent.
Cependant, je vous sugg�re de contacter l'ambassadeur � son retour.
Merci, M. Stengler. Je n'abuserai pas plus de votre temps.
J'aurais aim� vous �tre plus utile.
Je pense �tre sur la bonne piste. Je n'ai plus qu'� trouver Templar.
ll doit �tre aussi malin que cruel.
ll est bien plus malin que vous le pensez.
Un monsieur en Iigne,
- Il dit �tre M. Teal de Scotland Yard. - Quoi?
J'ai dit que M. Teal �tait venu, il a dit que j'�tais fou.
Dites-lui que je suis sorti.
Le Saint !
Viens et ne le l�che pas d'une semelle.
D'accord. C'est comme si j'�tais l�, patron.
Nous y revoil� !
Laissez tourner le moteur et pr�parez-vous � fuir en vitesse.
- Inqui�te ? - Inqui�te pour vous.
Je suis trop chanceux pour qu'on s'inqui�te pour moi.
Simon...
Restez chanceux.
Vous �tes bless�e ?
Je sais pas, je crois que je suis �vanouie.
- J'ignorais qui c'�tait. - J'esp�re !
Quelle ch�taigne !
- Vous avez manqu� votre vocation. - Vous encaissez bien.
Faites voir.
- Vous pouvez vous lever ? - Je peux essayer.
Voil�.
Je fais tout de travers. C'est de pire en pire.
Ce n'est rien. J'ai de quoi vous requinquer.
Les oiseaux se sont envol�s.
- Ca va, la m�choire ? - Mieux que mon orgueil.
- Buvez, �a ira mieux. - Merci.
Vous avez un plan ?
Voyons si Dugan en a un.
- O� est-il ? - Sur les talons de Stengler, j'esp�re.
All�, Joe ? Ici Templar. Des messages ?
Un M. Dugan a laiss� un num�ro o� l'appeler.
Abbotsford...
56.
Merci, Joe.
- Du nouveau ? - Dugan tient quelque chose.
Le 56 � Abbotsford.
Dugan ?
J'ai suivi votre M. Stengler.
Je les tiens, lui et Lang.
Je suis � la cambrousse.
Oui, chez Lang.
Y a assez de monnaie ici pour acheter l'Am�rique du Sud.
Venez faire un tour, �a gaze ici.
Beau travail, Dugan. On se met en route.
- On va o� ? - Chez Bruno Lang.
Je vous jette pas la pierre.
Un paquet de fric pareil,
c'est sacr�ment tentant.
Avec tout ce bl� on peut dormir tranquille.
Tu l'as dit !
Tu es arriv� le premier.
- Le premier ? - M. Templar est en chemin.
Vraiment ?
ll faut partir.
- Pourquoi ? - Soyez pas idiot.
Vous me traitez d'idiot ? Votre b�tise a failli co�ter un million.
Vous me rendez tous malade. Le Saint s'amuse avec vous.
Mais maintenant, il a affaire � moi.
- On va l'attendre ici ? - Tout juste.
Pourquoi ?
ll a un document que je veux r�cup�rer.
Mais je... Kussella, vous...
Servez-vous un verre.
On en a v�cu des choses, en 24 heures.
- Un homme est mort. - On n'y pouvait rien.
Mais je peux r�tablir la balance.
- Votre vie est toujours aussi intense ? - Malheureusement non.
- Vous ne tombez jamais amoureux ? - Sans arr�t.
- Inutile d'�tre aussi brut. - � quel sujet ?
- Les femmes que vous avez aim�es. - Je ne les ai pas vraiment aim�es.
Vous �tes une �nigme.
Elles disent toutes �a.
Satan�s chauffards !
C'est �a, la nouvelle g�n�ration.
Je suis bien content de pas �tre p�re.
- Vous devriez vous marier, Wilkins. - Pourquoi ? J'ai ma carri�re.
- Ca vous adoucirait. - Vous �tes trop doux avec le Saint.
Question d'instinct.
S'il s'est jou� de nous... de vous, que ferez-vous ?
- Je l'arr�terai. - Il faudra le trouver !
On le trouvera, au bout du compte.
Ce serait trop demander de savoir o� on va ?
Pas du tout, Wilkins.
Vous vous souvenez de l'incident sur la route de campagne ?
On est aux trousses du Saint, alors.
On m�ne juste notre petite enqu�te.
Restez o� vous �tes, cette fois. Et pas de contestation.
- Donnez-moi le pistolet. - Je peux pas venir ?
Si, venez.
Joignez-vous � ma petite soir�e.
- Ca ne vous g�ne pas, Templar ? - Si vous insistez...
On y va ? Inutile de prendre votre arme.
J'imagine que Dugan n'est plus l'h�te de la soir�e.
ll a piqu� un somme peu apr�s vous avoir appel�.
Venez.
Vous avez les nerfs en pelote, Stengler.
D�tendez-vous.
On est dans le p�trin.
Tout va mal depuis que le Saint est entr� en sc�ne.
J'ai dans l'id�e qu'il quittera la sc�ne incessamment sous peu.
Pour de bon.
Bonsoir, messieurs.
Nous allons peut-�tre enfin trouver un accord.
Asseyez-vous. Prenez cette chaise, Mlle Parker.
Merci.
Parlez-moi de cet accord.
C'est tr�s simple, je veux une part de l'argent.
ll faut bien que je vive.
Ah bon ?
Oui, je crois.
J'ai souscrit une sorte d'assurance vie.
Sous la forme d'un certain document.
Vous ne souhaitez pas ma mort ?
Pas encore.
Vous �tes trop malin pour avoir remis ce document � votre ami Blake.
F�licitations !
J'ai enfin rencontr� Ie cerveau de l'organisation.
Si un homme vit assez longtemps, il finit par croiser plus malin que lui.
Dans certaines professions, il meurt peu apr�s.
Votre modestie m'impressionne.
Je sais que vous voulez m'avoir et que vous voulez cet argent.
Je sais aussi que vous n'auriez pas ce document sur vous.
Je vous donne une heure pour l'apporter.
Sans quoi ?
Par chance Mlle Parker est avec nous.
Max, fais sortir la fille.
- Bas les pattes ! - Pas de �a, le Saint.
Emm�ne-la.
- Je vous l'apporterai. - Allons � votre voiture.
- Je vous accompagne. - Non.
Restez ici et prot�gez Stengler de son ombre.
C'est ridicule de lib�rer Templar.
ll sait tr�s bien ce qu'il fait.
Le Saint est moins libre qu'un canari, et il le sait.
Une minute, Templar.
Vous pensez � tout.
Sans �a, je ne penserais plus du tout.
Je ne demande qu'une chose : allez-y mollo avec la fille et Dugan.
Ca d�pendra de vous.
Alors faites attention et �vitez Scotland Yard.
Montez.
J'en ai pour 30 min.
Attention, on ne lib�rera la fille qu'apr�s avoir quitt� le pays.
Vous me faites mal, gros macaque !
Faut �tre poli avec les dames.
Qu'est-ce que t'en sais ?
Si tu me d�tachais ?
Que je tende l'autre joue.
Encore lui !
Le temps presse. D�tachez-la.
Comment faites-vous ?
Question de chance. Pourvu que �a dure.
Dugan, occupe-toi du balourd et enferme-les.
Avec plaisir, patron.
- Lang divague. - Dites-lui �a quand il reviendra.
Je n'en peux plus. Je me retire pendant qu'il est encore temps.
J'en ai assez d'ob�ir � des fous.
Demi-tour, Stengler.
Votre d�cision tombe trop tard.
- O� est notre cerveau ? - Il a eu un accident.
C'est bon, patron.
Les Marines sont l�.
Mets les valises dans la voiture et am�ne-la ici.
Je collectionne les flingues !
Penny, accompagnez Dugan. Et si vous voyez un homme � l'arri�re,
ne d�faillez pas.
Pas de risque. Je m'habitue.
Les femmes et les enfants d'abord.
Vous venez avec nous, messieurs.
Le voil� !
Qu'est-ce qui a cloch� ?
Tu avais assomm� Max ?
Vous avez pas assez cogn� Ie chauffeur.
Je perds la main.
- La soir�e aura �t� fructueuse. - Si on s'en sort.
Tim !
Du brandy, vite !
J'ai une aur�ole, Tim ?
Je voyais mal, patron.
Je sais.
Gardez-le, Stengler.
Car maintenant vous allez devoir vous d�brouiller
tout seul.
Je suis policier et...
- Policier ? - Teal, Scotland Yard.
- Stengler, ambassade du comte Duni. - Je sais.
C'�tait Templar. Il m'a suivi. J'�tais ici en mission officielle.
Calmez-vous.
ll a vol� un million � mon pays et tu� cet homme.
O� est M. Lang ?
Templar a d� le tuer. Il m'aurait tu� si...
Mais il ne l'a pas fait.
- Qui est-ce ? - Le domestique de M. Lang.
- Qui est le mort ? - Un ami de Lang.
- Templar l'a... - Je vois �a.
On va tenter d'attraper M. Templar.
Venez avec nous.
On parlera en route. On peut encore l'attraper.
- Je dois contacter l'ambassade. - Vous t�l�phonerez de mon bureau.
J'ai besoin de renseignements.
Sergent, restez ici. Appelez un m�decin l�giste.
Et gardez cet homme avec vous.
- Alors ? - Je vais devenir fermier.
- Vous �tes dans le p�trin. - Templar aussi.
Bonjour !
Menottez-le.
On s'est rat�s.
Et vous avez rat� un membre du gang.
Je suis parti de chez Lang en h�te.
Vous connaissez sir Richard Blake des renseignements ?
- Oui. Bonjour. - Bonjour.
Tirons tout �a au clair.
J'ai tout orchestr�.
J'avais des soup�ons sur Lang et Templar les a confirm�s.
Je vous ai tenu � l'�cart car rien n'�tait s�r.
- Lang est accus� de quoi ? - La liste est longue.
On le pistait pour espionnage et vous pourrez l'avoir pour meurtre.
L'argent vol� ira au gouvernement du comte Duni.
Blake tout le m�rite revient � M. Teal.
- Vraiment ? - On �tait de m�che.
- J'en ai perdu mon latin, par moments. - Vous �tes trop modeste.
Et Lang ?
Poulet ou pas, vous �tes un mec r�glo.
Venant de vous je le prends comme un grand' compliment.
Teal, je vous pr�sente M. Lang.
Veillez bien sur lui.
Enchant�.
Je vous dois des excuses. J'ai sous-estim� votre...
Chance.
Non. J'ai rencontr� l'homme qui �tait plus malin que moi.
- Vous aurez tout vu, dans la vie. - Pas tout � fait.
Mais je suis curieux de voir
la r�action de Stengler.
C'est pour vous, Teal.
C'est ma femme.
- Wilkins, emmenez Lang et Stengler. - Bien, monsieur.
Oui, ma ch�rie.
Je vais pas tarder.
Oui, ma ch�rie.
Un homme compr�hensif, ce Teal. Sa femme ne conna�t pas sa chance.
O� va-t-on, maintenant ?
Chez votre tante Edith.
Avant que je subisse Ie m�me calvaire que M. Teal.
Oui, ch�rie.
Oui, ch�rie.
Je croyais qu'elle le tenait. Fut�, le gars...
Oui, ch�rie.
Adaptation : Bertrand Le M�chen
Sous-titrage : VECTRACOM
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