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En arrière.
On dirait qu'il dort.
- Il est mort, il est mort. - Non, il est vivant.
Aller, touche le.
Laissez-le tranquille. Partons.
Aller, touche le.
- Toi touche le. - Non, laisse-le, en arrière.
- J'ai dit touche le. - Partons.
- Laisse-le faire. - Aller.
Aller, touche le.
"Tiresia : tu nous vois, mais bien qu'en nous voyant, tu ne vois pas l'abîme oú tu es tombé..."
"Appelez-moi cannibale, Je ne vais pas mourir"
"cannibale Sauvage, Je ne mourrai pas."
" cannibale fou, Je ne mourrai pas ".
"Cannibale paien, Je ne mourrai pas."
"Je suis aussi heureux et sauvage que libre."
"Comme l'homme était autrefois censé l'être."
"Je ne vais pas mourir, Je ne vais pas mourir"
Désolé.
Pourriez-vous vous pousser ?
Viens t'asseoir ici.
Lêve-toi. Faites un peu plus d'espace.
Ne le touche pas. Assis-toi ici.
Aller. Écoute-moi.
Laisse-le.
Tout le monde nous regarde. S'il te plaît.
- Laissez-moi passer. - Allons.
Je dois descendre.
Je ne laisse pas mon frère dans la rue comme ces gens.
- Mon frère non plus. - On ne dirait pas ?
A quoi ça sert de risquer la vie ? Tu veux bien m'expliquer cela ?
- Quelqu'un finit mal et c'est tout. - Aucune importance.
C'est ton problème.
- Il y a mon petit ami à l'intérieur ? - Oui, madame.
- Comment est l'eau ? - Pas mal.
Écoute...
Tu as changé d'idée ?
Ne parlons pas de ce sujet.
Tu dois m'aider.
- J'ai déjà dit non. - Je ne peux pas le faire seule.
Ce n'est pas que je ne veux pas t'aider.
C'est parce qu'il n'est pas ton frère, non ?
Ecoute, ce n'est pas ça le problème...
C'est juste que je ne peux pas contrôler mes émotions comme tu le fais.
S'il te plaît.
Je t'en supplie. Aide moi.
Non, désolé, je ne peux pas t'aider à faire quelque chose que je trouve peu correct...
En plus, ton frère savait oú il mettait les pieds.
Je comprends. J'irai seule.
Où vas-tu ? Attends.
Tu l'as trouvé au moins ?
Il est en face d'un bar, tout le monde lui passe dessus...
- Je veux l'amener loin de là rapidement. - Avec toute la police autour ?
Oui.
Tu vas te retrouver dans la rue aussi, comme ton frère.
Ne t'nquiéte pas à ce sujet.
Pensez-y un instant.
Ton frère est mort, non ? Quelle différence cela fait-il...
si son corps est ici, là, ou ailleurs ?
Il est mort. Tu sais comment la loi fonctionne.
Bien sûr que je sais, mais toi tu n'as rien compris.
Attends.
Je vais parler à mon père...
Et je vais essayer d'obtenir des permis spéciaux, est ce que ça va ?
Oui. Un document avec le coup de tampon.
Un café, s'il vous plaît.
- Avez-vous vu ce gars-là à l'extérieur ? - Quoi ?
Celui près de la porte. C'est mon frère.
Ecoutez, il n'y a pas la police autour de nous maintenant...
- Nous pouvons le cacher derrière. - Non, partez s'il vous plaît.
Je reviendrai ce soir avec une voiture. Je l'emmenerai.
Il vaut mieux que vous partiez.
Stupide idiot.
"La population a compris que les cadavres des rebelles..."
"... devraient être laissés dans les rues et éliminés par les autorités."
"Les responsables de l'ordre ont donné l'assurance..."
"... que cela ne se reproduirait plus"
Tout va bien ?
- Assis-toi. - Non.
- Tu savais que nous avions des invités. - Ne t'inquiéte pas pour moi...
Personne ne s'inquiete pour toi.
Dépêche-toi et viens manger.
"Beaucoup de gens se préparent à l'exode de fin de semaine..."
- où vas-tu ? - Dehors, je suis pressée.
Non, attends. Ta soeur nous a tout dit.
- Alors quoi ? - Tu ne peux pas faire ces choses à ta façon.
- Rappelle-toi, c'est ma maison. - D'accord, je vais partir...
- Garde-la ta maison. - Ne compte pas sur mon aide cette fois.
Ecoute, je ne vais pas t'aider moi non plus.
Je ne vais pas risquer mon uniforme, non ?
"Les initiatives prises par le gouvernement ont prouvé leur efficacité..."
"Et ont trouvé un consensus général avec l'opinion publique."
"La loi et l'ordre sont fondés sur la collaboration ..."
"... De toutes les forces de la démocratie"
"Sur l'efficacité de la défense, la magnificence des valeurs civiles..."
" Sur la coexistence..."
Je ne comprends pas.
Que voulez-vous ?
Quelle langue il parle celui-là ?
Je crois qu'il veut du poisson.
J'arrive.
Où il va ? Il n'a pas payé.
Laissez le.
Voilà. Je vais tout payer.
Ils sont allés dans cette direction. Une femme blonde...
- Où est Antigone ? - Elle n'est pas venue.
Il y a le tournoi ? Qu'est ce qui s'est passé ?
- Elle a claqué la porte et s'est enfuit. - Pour enterrer son frère...
- Qui sait où ? - Êtes-vous sûr ?
- C'était son intention. - Où l'a-t-elle emmené ?
Je ne sais pas. Je croyais que tu étais au courant.
Selon moi, elle est devenue folle.
Je vous verrai plus tard.
- Cela te semble le bon endroit ? - Il n'y a personne ici.
- S'il te plaît arrête. - Préfères-tu que je te viole ?
- C'est juste que je ne peux pas. - Pourquoi ?
- En raison de l'uniforme. - Tu peux l'enlever.
- J'ai voté. - Voté ?
Oui, un vote militaire. Il y a deux jours.
- Qu'est-ce que cela a à voir avec ça ? - Tu veux que j'ai une belle carrière oui ou non ?
Oui, monsieur...
Nous devenons tous des généraux.
Que faites-vous ?
Mettez-ça où c'était.
Avez-vous compris ? Remettez-le.
Appelez la police.
Bonjour.
Abaissez-vous.
Abaissez-vous.
Antigone quand elle avait quatre ans, elle était mignone non ?
Une belle fille.
C'est sa première communion. C'est le parrain, mon oncle...
Un colonel. C'est mon fils.
- Joli enfant, vous ne pensez pas ? - Où est-il maintenant ?
Il a été très malchanceux.
Voici une autre photo de ma fille à la mer...
- Vous voyez comment elle est bronzée ? - Puis-je prendre une photo ?
Bien sûr, pourquoi pas ?! Attendez, il y en a des meilleurs.
Et celle-là ? Elle était habillée comme dans un rêve.
- Voulez-vous un peu de glace ? - Non merci.
- A quelle heure est-elle partie ? - Elle est partie sans manger.
Nous avions également des invités pour le petit déjeuner.
Savez-vous où elle est allée ?
Non, mais je peux vous donner l'adresses de ses amies si vous voulez.
Elle devra s'expliquer avec son père lorsqu' elle reviendra cette fois.
Ne vous inquiétez pas. Vous verrez.
Nous trouverons votre fille dans les 24 heures, je vous l'assure.
J'espère que vous lui enseignerez quelques bonnes manières, elle doit s'excuser...
Elle a disparu sans dire un mot gentil à personne.
Il a été repéré dans un bar.
Ils disent aussi qu'il y avait une femme avec lui.
- Quel veux dire ce dessin ? - Je ne sais pas...
Même le quartier général a du mal à comprendre.
- Vont-ils les attraper à la fin ? - Qui sait ?
Avez-vous vu deux personnes habillées comme des prêtres passer par ici ?
- Ils viennent juste de passer. - Vous ne pouviez pas les arrêter.?
Attention, écoutez-moi. Ils vous castrent.
Au nom du père, du fils, sauvez-vous...
Au nom du père, du fils, faites quelque chose rapidement...
Attention, écoutez-moi. Il est encore le temps.
Écoutez-moi, ils vous castrent.
Où sont-ils allés ? J'ai vu deux soldats sortir d'ici...
C'est la deuxième fois que vous les laissez s'enfuir, oú ? A gauche ou à droite ?
- Par là. - Vite.
- Pourquoi l'avoir fait ? - C'était naturel.
Où l'as-tu caché ? Nous écoutons.
Dans la mère.
Tu te fous de nous. Quel est son nom ?
D'où vient-il ? Où est-il parti ?
- Y en-a-t-il d'autres ? - Où avez-vous cacher les cadavres volés ?
Parle.
Dans la terre.
Tu es une belle salope. Les noms.
- Le poisson. - Qu'est-ce que cela veut dire ?
- Qui vous paye ? - Qui était avec toi ?
Donne-nous des noms.
Le même poisson.
- Tu aimes jouer la victime. - Tu es une idiote.
Juste une pauvre idiote.
Viens ici.
Les noms. Parle !
Les noms.
C'est cet homme...
Certains de nos collègues de la télévision l'ont capturé...
plus rapidement que la police.
Parce que, dans de telles situations...
La concurrence entre les forces du pouvoir devient particulièrement importante.
L'homme parle une langue inconnue. Un langage musical...
difficile à écouter.
En fait, l'homme parle rarement. Il ne répond pas aux questions.
Comme vous pouvez le voir, il est excentrique, étrange, insupportable.
L'homme refuse d'engager un dialogue avec nous.
Mais, qu'importe, nous aurions tout de même du mal à le comprendre.
Nous ne savons toujours pas quelle culture il a.
Peut-être que les psychologues qui débattent sur la question...
sauront briser son mur de silence.
Nous nous hasardons à cette hypothèse...
Il semble être un «Mowgli». Le héros de Rudyard Kipling...
L'enfant légendaire qui a été élevé par les animaux dans la jungle.
Élevé par les animaux... Un instant !
Il s'enfuit à nouveau, regardez-le...
savourer le spectacle. Les cameramen le suivent...
L'homme du moment. Mowgli, comme nous l'appelons...
se déplace autour de notre studio comme si il était dans une forêt.
Vous voyez la même chose qui s'est passé dans la rue...
Quand notre équipe de l'expédition l'a capturé, plus rapidement que la police.
Les tentatives d'évasion de Mowgli sont brèves.
Le cameramen ne sont pas des animaux féroces...
Calme-toi. Brave, Mowgli...
Des millions de personnes te regardent en ce moment.
Assis-toi. N'aie pas peur.
Laisse-toi regarder.
Mais l'homme dessine tout de même. C'est lui qui a fait ces poissons...
que vous pouvez voir sur les murs de la ville. Qu'est-ce que sont exactement ces poissons ?
Mowgli s'échappe à nouveau.
Je disais donc, à propos de la signification derrière ce poisson...
La chose n'est pas encore très claire. Il existe plusieurs théories...
Mais les experts ne se sont pas encore prononcés.
L'homme, et c'est le fait le plus important...
a été vu avec Antigone.
La femme qui a osé voler les cadavres au peuple.
Voici sa photo. Vous pouvez la voir derrière moi.
Regardez bien, messieurs.
Comment ? Pourquoi ? Pour qui ?
Cette femme qui n'avait jamais participé à aucune manifestation avant cela...
Pourquoi l'a-t-elle fait ? Nous ne le savons pas encore.
La police enquête, mais pour le moment...
L'information est gardée secrète par les enquêteurs.
Il y a beaucoup de questions. Quelle est sa relation avec la femme ?
Travaillent-ils pour un un groupe organisé ou bien sont-ils seuls ?
Ils sont les seules personnes qui se sont montrées insensibles envers les prédispositions prises par les autorités.
Mémoriser ce visage. C'est le visage d'un homme...
qui vole les cadavres de l'état.
- Celui-là ne mange pas. - Il fait toujours sa grève de la faim.
Maintenant nous allons te donner à manger.
Reste immobile. Ne fais pas de bruit.
Allez.
Silence.
Silence.
- Je dois passer. - Non, vous ne pouvez pas entrer...
Nous avons des ordres précis.
Je m'en fiche, Je suis le fils du premier ministre...
C'est moi.
Qu'est-il arrivé ?
Peux-tu m'entendre ?
Tu es un...
Quoi ?
Tu es un...
Je ne comprends pas ce que tu essaies de me dire ?
Essaie de répéter.
Tu es un...
C'est inutile. Je ne te comprends pas.
Essaie de te reposer.
Tu m'as entendu ?
Tu dois te reposer.
- Appeler un médecin. - Je n'ai pas reçu cet ordre.
Écoutez...
Vous ne voyez pas qu'elle n'est pas bien ?
- S'il vous plaît, appelez un médecin. - Je n'ai pas reçu cet ordre.
Alors, je vais vous donner l'ordre. Appelez un docteur.
- Je n'ai pas reçu cet ordre. - Je vous dis d'appeler un médecin !
Vous allez regretter cela.
As-tu réussi à la voir ? Ils ne veulent pas me laisser entrer.
Oui, je l'ai vue. Ils l'ont massacrée.
Je ne pouvais pas comprendre ce qu'elle disait.
- Que vont-ils faire d'elle maintenant ? - Ils ne veulent rien me dire.
Je ne pensais pas qu'elle était si sérieuse. Et maintenant ?
- Comment puis-je savoir ? - Elle ne pensait pas aux conséquences.
Je ne peux vraiment pas l'aider.
Ok, ok. Antigone avait tort...
Elle allait à l'encontre des ordres. C'est vrai...
Mais j'ai vu ce qu'ils lui ont fait au poste de police.
C'est effrayant. Elle saignait de partout.
Elle est dans un état grave. Je te demande simplement de montrer un certain intérêt.
Déplace la ailleurs. Elle a besoin de médicaments.
Non, non. Je ne peux pas faire d'exception.
Ce qui est arrivé est très grave...
Un ordre précis des autorités a été désobéi pour la première fois.
- Oui, oui. - Et pas seulement par elle...
Il y avait un autre jeune homme impliqué. Qui est-il ?
- Que sais-tu ? - Je ne sais pas, papa.
Je veux juste une chose de toi, il faut la transférer.
Pourquoi non ? Il suffit de donner un coup de fil...
Qu'est-ce que cela te coûte ? Tu pourras enquêter sur tout ce que tu veux après.
C'est impossible. Il y a des lois.
Il y a un ordre précis.
Mais ça ne serait pas la première fois, il faut simplement téléphoner...
Pour la retirer des griffes de la police ?
Je n'ai pas l'intention de modifier les ordres qui ont été pris.
Parce que notre autorité repose sur eux maintenant.
Oui, oui.
Tu veux qu'Antigone finisse comme les gars que vous avez laissés là-bas...
- Au milieu des rues. - Leurs cadavres sont un exemple...
Pour en éviter d'autres. Ils ne devraient pas être touchés.
C'est ça, si tu ne les touches pas ils ne te tuent pas.
Bien, c'est intelligent...
La mort sert à empêcher plus de mort. C'est bien ça ?
Oú veux-tu en venir ?
Je viens de le dire. Sais-tu pourquoi ?
- Vous êtes une bande de meurtriers. - Maintenant tu exagéres.
Oui, vous êtes une bande de meurtriers. Antigone, la police...
Vous êtes tous une bande d'assassins. Je vais le répéter, des meurtriers.
Antigone a eu ce qu'elle méritait...
Et je ne peux pas te parler comme un père maintenant...
Je dois te parler comme quelqu'un de responsable devant le gouvernement.
D'accord.
Mais je pense que tu vas le regretter...
Parce qu'Antigone ne sera pas la seule à finir comme ça...
Souviens toi bien de ça.
Elle ne sera pas la seule. Tu verras.
Maintenant, il ne faut pas exagérer. Il y a un devoir pour tous.
- Et il doit être respecté. - Je lui pisse dessus à ton devoir.
Je veux qu'Antigone sort de là. Maintenant, immédiatement !
- Tu comprends ? - Tu ne peux pas me parler comme ça.
Sors maintenant, va.
Et calme-toi.
Je t'ai dit de t'en aller.
Excellence...
Tu regretteras ça, je te le jure.
Je ne plaisante pas.
Tu es libre. Ils te libèrent.
J'ai dit que tu es libre. Ils te libèrent.
Ils m'ont dit que tu protestes. Veux-tu me dire pourquoi ?
Et que fais-tu là-dedans ? Tu te comportes comme un enfant.
Ce que tu fais n'a pas de sens.
Tu as voulu faire le brave mais tu n'as pas résussi car ils t'ont attrapé.
Écoute-moi...
Tourne-toi. Tu me dois une explication...
Tu comprends ? S'il te plaît...
Je dois savoir ce qui se passe dans ta tête. Parle.
Aller, parle.
Je veux me transformer en un animal...
- Un animal. - Tu as perdu la tête ?
- Es-tu fou ? - Fou ?
Anarchique.
Excentrique.
- Rebelle. - Mais arrête un peu.
Anti-sociale. Delinquant.
Athée.
Homosexuel.
Ce sont tous les mots de votre catalogue. Tous.
Assez. J'ai déjà entendu ça un million de fois...
Que proposes-tu ? Es-tu devenu un intellectuel ?
Tu suggéres le chaos, la rébellion, le désordre ?
- Vous les tuez. - Arrête ces énormités...
et quitte ces ordures.
- Meurtrier. - Non, c'est trop facile de faire des jugements...
C'est stupide.
- C'est ainsi que vous tuez. - Je ne peux pas écouter ces délires.
- Je pensais quon pouvait raisonner avec toi. - C'est ainsi que vous tuez.
Je ne te comprends pas. Je vais te trouver un médecin...
Je vais te sortir d'ici. Je vais trouver une justification.
Cet endroit est mauvais pour toi.
Ils t'ont mis des idées fixes. Tu dois sortir d'ici...
Tu dois redevenir comme tu étais avant.
Si je sors d'ici, je prendrai d'autres cadavres.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Si je sors, je vais continuer à voler des cadavres...
- Mais je suis bien ici. - Non, non...
C'est impossible. Tu oublieras tout de cette expérience.
- Je veux rester ici. - Non, c'est à moi de décider...
Parce que je suis ton père.
Oui. Tu décides.
Tu es mon père.
Et tu es mon maître.
C'est pourquoi je suis obéissant. Et je suis un bon garçon.
Parce que tu es...
tu es mon père. - Lêve-toi.
Mon maître. Tu es mon père.
- Maquillage ? - Non, elle a été battue.
- Encore la police ? - Naturellement.
J'espère qu'ils ne l'ont pas frappée dans toutes les zones délicates, ce sont des mesures que je déplore.
Elle a été capturée au siège social accompagnée d'un excentrique, nue.
Je ne vois pas ce qu'il y a de mal, si elle a le physique.
Le faire pour votre frère c'est compréhensible...
Mais pourquoi avez-vous continué ?
Aucunes des familles n'a demandé les cadavres...
vous avez agi poussé par un problème de conscience, non ?
- Je ne comprends pas. - Vous prétendez avoir agi selon votre conscience.
En réalité, je suis convaincu que vous l'avez fait seulement par vengeance.
- Je suis désolé, mais je ne suis pas d'accord. - Laissez-moi finir.
Cette femme s'est comportée comme pour punir quelqu'un.
Pour se venger contre des personnes précises.
- Contre qui ? - Contre nous, n'est-ce pas évident ?
Pas vrai, ma chère ?
Elle sait que dans toute société capitaliste avancée...
Il y a un potentiel révolutionnaire dans la jeunesse, que nous, experts...
tentons de prédire à l'aide de statistiques et d'enquêtes.
Su cent jeunes...
Comme vous, madame...
Trente pour cent ont un potentiel discret.
Naturellement, nous devons faire la distinction entre les classes sociales.
Professeur, vous semblez amoureux quand vous parlez de statistiques.
Vous avez besoin de nous parce que nous prenons de plein fouet vos actions révolutionnaires.
Et nous avons besoin de vous. De vos petits crimes et de votre exhibitionnisme.
Une puissance sans son enfant terrible est une puissance incivile...
et destinée à périr.
Je vous admire, mon cher.
Faites-vous partie d'un nouveau groupe révolutionnaire hors de notre contrôle ?
La première chose à comprendre, c'est la façon dont ils communiquent avec les masses ?
Avez-vous un manifeste ? Des slogans ?
- Ils utilisent le signe du poisson. - Mais qu'est-ce que cela signifie ?
- Elle ne parle pas. - Cela fait partie de leur plan.
Programme utile, car la propagande révolutionnaire...
est si souvent utilisée dans la publicité. Dans la mode, dans des spectacles.
Ma chère femme, vous allez devenir une personnalité publique.
Elle a toutes les conditions préalables.
Une plate-forme existe certainement pour un dialogue entre nous et elle.
Certes, à partir du moment que nous descendions tous des mêmes enseignants...
Je suis sûr que ce ne sera pas difficile de trouver un point de contact.
Même si je crois que votre plan sera très dangereux.
- Ça ne fait aucun doute qu'il est dangereux. - Elle ne réagit pas du tout.
Elle ne comprend pas. Elle ne nous écoute même pas.
- Qui sait quelle langue elle parle ? - Ce n'est pas important...
Nous trouverons une langue commune. C'est vrai, vous ne parlez pas...
En cela, vous avez prouvé que vous êtes beaucoup plus performante que les autres...
- Mais c'est une pause. - Bien sûr, elle va parler.
Rien ne presse. C'est là que les policiers ont tort...
Ils traitent les révolutionnaires comme des criminels de droit commun.
Je dis qu'ils doivent être manipulés délicatement...
Ils doivent être compris, observés.
Nous devons les étudier.
Voiture de patrouille 21 à Centrale...
Nous sommes dans la zone B4, le sujet n'a pas pris contact...
Il est à la recherche de la femme. Stop.
- Permettez-moi. - S'il vous plaît, prenez.
- Nous ferons chacun son tour. - Comme vous le souhaitez.
Donnez-les moi. Merci.
Si ça ne vous dérange pas, c'est mon tour.
Viens jeter un coup oeil. Tout va comme prévu.
N'y pense pas. Ça passera, détends-toi.
Laissez-moi voir. Je n'ai rien vu.
En arrière. Vous ne pouvez pas passer.
Traduction : un passant
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