Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Pearl Harbor était déjà du passé.
Les Marines s'étaient accrochés à Guadalcanal
et les soldats américains étaient arrivés en Afrique du Nord
avant que ce navire ne fût prêt à prendre la mer, à la fin de 1943.
Voici l'histoire de ce navire
et des hommes qui le menèrent aux plages sanglantes du Pacifique.
Voici cette histoire.
Dave, tu n'auras plus d'autre nuit à terre ?
- J'écrirai tous les jours. - Moi aussi.
C'est votre bateau, commandant ?
Erreur. On me dit : "Capitaine".
Ne commandiez-vous pas le Roamer ?
Je pensais bien.
La dernière fois que je vous ai vu, c'était à San Francisco,
où le Roamer était en cale sèche.
Vous avez vu lancer ce bateau, il y a 8 ou 9 mois.
C'est exact.
Je l'ai même vu conduire au quai d'armement.
Je me demandais ce qu'on ferait de lui.
Et vous allez le mener à la guerre, hein ?
Non, je ne le commande pas.
Pourquoi donc ?
J'étais commandant au commerce.
J'ai dû abandonner du galon pour entrer dans la flotte.
J'y ai consenti parce que...
Je sais.
J'aurais voulu y embarquer aussi.
J'ai aidé à construire le Belinda.
Eh oui, il parle encore.
Il parlait constamment quand nous le construisions.
Il continue.
Venez l'écouter.
Ces bruits proviennent des coutures qui jouent.
Il y en a toujours dans les coques en partie soudées.
Oui, je sais.
Chaque morceau veut se libérer. Ils finissent par s'entendre.
C'est un bon bateau...
un bateau heureux.
Il ira loin.
Et il reviendra sauf.
M. MacDougall, notre commandant doit se présenter demain midi.
A 1200.
Jamais je ne me ferai à l'heure de la Marine !
En tout cas, c'est le capitaine de vaisseau J.S. Hawks.
J'ai vu le nom sur ses bagages.
Vous le connaissez, capitaine ?
Il se serait battu dans l'Atlantique et le Pacifique.
Il a été décoré à Guadalcanal.
Quoi d'autre ?
Il sort de l'Ecole Navale, naturellement.
Naturellement.
Bonne nuit, Kruger.
Je ne suis pas fâché de voir un officier d'expérience à bord.
Excusez-moi, capitaine. En plus de vous, bien entendu.
Comme commandant.
D'accord, Kruger.
Trois heures.
Je veux dire... 0300 !
Encore une heure.
Le quart de minuit à quatre est pour les oiseaux.
Capitaine Jebediah S. Hawks. Puis-je monter à bord ?
Vous pouvez monter, commandant.
Quel est votre nom ?
Kruger, commandant.
On vous regrettera en Californie, cet automne.
Tous les officiers non de service se rassembleront au carré
où je prendrai le commandement.
Enseigne Sherwood, du Groupe des embarcations.
M. Sherwood nous ajoute une note de culture.
Il était professeur de littérature à Yale.
A Princeton, commandant Quigley.
Docteur Flynn,
médecin en chef.
Dr Bell et Dr Gates.
Les titres civils de mes médecins m'impressionnent.
Il faut que j'attrape quelque chose pour qu'ils me soignent.
Vous n'aurez pas l'occasion
de pratiquer votre spécialité, Dr Gates.
Les accouchements, je crois ?
Votre officier adjoint, commandant. M. Fraser.
Avec votre expérience,
nous aurons, j'en suis sûr, les meilleures équipes.
Chargé des signaux et de la reconnaissance,
Enseigne Twitchell.
Je ferai de mon mieux pour vous et pour M. Quigley.
Espérons que ça suffira.
Capitaine MacDougall, chef du Groupe des embarcations.
Heureux de vous avoir à mon bord.
Et moi de servir avec vous.
Veuillez vous asseoir.
Ca manque de dignité,
cette arrivée furtive, à 3 heures du matin.
Guerre ou pas, il eût fallu quelque cérémonie.
En tenue de drap... du décorum quoi !
Messieurs, notre bateau est neuf.
A l'exception de nos gradés,
presque tout l'équipage est sans expérience.
En disant que vous manquez d'expérience,
je ne formule pas une critique.
Notre pays se trouve toujours dans cette situation
quand la guerre survient.
Oublieux du passé, nous y semblons condamnés.
Tirons donc le maximum de nos moyens
en priant pour que ça suffise.
Votre sort individuel au cours des mois ou des années qui viennent
est un impondérable,
mais pas ce bateau !
Le Belinda est un transport d'assaut,
le plus grand genre de navires amphibies.
Son arme principale n'est pas, malheureusement, l'artillerie.
Ce sont ses canots.
La mission particulière de ce bateau
consiste à transporter un bataillon comptant
quelques 1 400 hommes et à le débarquer,
avec tout le matériel nécessaire au contact de l'ennemi.
Vous allez apprendre à le faire
aisément, je l'espère...
ou très péniblement, si vous préférez.
Commandant Quigley !
Le Belinda est-il prêt à appareiller ?
Parfait.
Le Belinda appareillera pour sa première croisière à 0630.
Destination : Pearl Harbor.
Vous pouvez disposer, messieurs.
Vous êtes bien mon chef de plage, M. O'Bannion ?
Je dormais, n'étant pas de service...
M. O'Bannion,
à mon bord, tout officier est de service 24 heures par jour !
Un camarade m'en a parlé.
Il commandait un destroyer, coulé aux îles Santa Cruz,
quand l'ennemi essaya de reprendre Guadalcanal.
Il tirait encore quand le bateau disparut sous l'eau.
Il n'a pas gagné sa décoration dans un fauteuil !
Il faut bien souquer les saisines !
Un de ces canots pèse 8 tonnes. Je ne le vois pas sur le pont !
Vérifiez toutes les saisines et souquez-les comme moi.
Pourquoi tout ce raffut ?
Que faites-vous ici ?
Je prends les dispositions nécessaires d'appareillage.
Paré ici, capitaine.
Continuez ici, Steve. Vérifiez tout notre matériel.
C'est Riley, capitaine. Un mécanicien de canot.
Il ronflait là-dedans et mérite bien son surnom.
On l'appelle le Roupilleur.
M. Jackson prend la mer pour la première fois.
De bons conseils lui seront précieux.
Venez avec moi.
Mais le service des vivres, ça ne nous...
Enfin, comme vous voudrez, M. MacDougall.
M. O'Bannion,
venez de 90 degrés à droite.
Vous pouvez les renvoyer, chef.
Dégagez !
Quelle idée ! Cirer le pont !
Assez de vos récriminations,
parce que j'ai fait cirer le pont du réfectoire.
Ca fait plus propre !
J'ai fait une étude scientifique
sur la façon de nourrir un grand nombre d'hommes.
Vous voyez comme tout est disposé scientifiquement ?
Les hommes prendront leurs plats et leurs boissons ici,
puis gagneront leurs tables.
Vraiment très scientifique !
Quel est l'idiot qui a ciré ce pont ?
Vous aviez raison, chef. Jamais plus...
Vous désirez de l'aide, Jackson ?
Mes magasins doivent être beaux ! Et la cuisine...
Cuisine en ordre, capitaine.
Ca sent bon le porc rôti et les pommes vapeur !
Faites nettoyer, chef.
Pour le nouveau matériel, clouez-le !
Pas besoin de vous dire comment. Vous en savez plus que moi !
Ici, le commandant.
Avant que nous larguions nos amarres, ce matin,
on m'a affirmé que le Belinda était prêt à prendre la mer.
Si quelqu'un doutait que ce rapport fût un peu trop optimiste,
je suis disposé à conserver cette route pendant un moment.
Il n'aime pas la manière douce.
C'est un bien méchant tour à jouer !
M. O'Bannion !
Revenez de 90 degrés sur la gauche.
Comment va l'infirmerie ? Pas besoin de grande opération ?
Quelques flacons cassés.
Ca sent bien fort, ici !
Je disais à Bell que le reste du bateau sent encore moins bon.
70 % de nos hommes ont le mal de mer, je parie.
Mieux vaut qu'ils l'aient maintenant
que plus tard, quand on aura vraiment besoin d'eux.
Notre commandant connaît son affaire.
Ce qu'on ne saurait dire de son second.
Nettoyez-moi ce carré. Ce n'est pas très appétissant !
Ah ! Du café !
Du café chaud à gogo,
pas de meilleur encouragement à s'engager dans la marine !
Le temps a été mauvais pendant un instant, hein ?
Vraiment ?
Ca m'a même réveillé.
- Vous dormiez ? - Oui.
Après tout, je n'avais rien à faire.
Ordres pour la nuit signés, commandant.
Jusqu'à nouvel ordre, je vous autorise,
M. Randall, M. O'Bannion et M. Fraser
à faire le quart en chef.
Vous seuls possédez assez d'expérience maritime.
Je sais vos sacrifices de grade et d'argent
pour entrer dans la flotte,
mais, pour éviter tout ennui,
essayez d'oublier
que vous commandiez dans la marine marchande
et adaptez-vous au fait
que je suis le commandant du Belinda.
Je serai dans ma chambre de veille.
Appelez-moi quand vous voudrez. Je serai éveillé.
L'avion-cible approche.
Seuls les canons de bâbord tireront.
Je répète...
C'est un 127 mm que vous servez ! Venez sur le but !
Ecoutez-moi.
C'est le commandant qui parle.
Vous devriez tomber à genoux,
oui, à genoux, pour remercier le ciel
d'avoir affaire à un morceau de toile
et non à un bombardier ennemi !
J'ai vu des gosses de dix ans mieux tirer avec des lance-pierres.
Au moins, ils ressemblent à des marins.
On ne verra pas de sitôt plus beau bateau
que le Belinda, en rade de Pearl.
Un beau bateau se fait honneur à lui-même et à toute la marine.
La guerre n'est pas une excuse
pour ressembler à un chaland de charbon.
Passerelle prête, commandant. Paré à lancer les amarres.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
MacDougall, amenez-moi cet homme.
Attention aux amarres !
Matelot.
Le commandant désire vous voir là-haut.
Non ! C'est gentil à lui ! Je n'y suis jamais monté.
Suivez-moi.
En arrière un tiers !
Ramenez la barre à zéro !
Hé, les gars ! Regardez-moi au pays des officiers !
MacDougall, remplacez-moi.
Votre nom et votre division ?
J'suis Gilbert Hubert, du Tennessee.
Du Tennessee...
Mais à quelle division appartenez-vous, à bord ?
A la première. J'suis le broyeur des détritus.
Un des postes les plus importants de tout le bord !
Je broie les détritus et les mélange avec de l'eau.
Alors, ça coule dans l'océan,
et les sous-marins ne peuvent nous repérer,
comme si les hommes de plat jetaient tout par-dessus bord.
Je vois.
Mais vous devriez être plus propre.
L'endroit est très propre, commandant.
Venez le voir un de ces jours.
Je vous défie de trouver un brin de saleté.
Le seul ennui, c'est les os de poulet.
Oui. Ils encrassent les rouages.
Et aussi quand les gars laissent des fourchettes dans les détritus.
Commandant Quigley !
Veillez que cet homme se lave et prenne la tenue prescrite.
Un chic coin que vous avez ici, commandant.
Venez me voir quand ça vous chantera.
Je vous montrerai le mien.
A la revoyure.
Des os de poulets !
Les canots de tribord tourneront à 100 m derrière,
dans le sens des aiguilles d'une montre.
Ceux de bâbord en sens inverse.
C'est pour éviter des abordages très sérieux.
Ils s'effleureront tout au plus.
Si nos patrons distinguent la gauche de la droite.
Qu'ils trempent une main dans la peinture.
Après qu'ils se seront formés en cercle,
on les appellera par leur numéro.
La barre à droite !
La barre à droite, idiot !
On dirait des femmes, à leur volant, un jour de soldes !
Attention !
Ce ne fut pas sans mal, mais tous nos canots sont partis.
Oui, mais en 1 heure 43 minutes exactement !
A quoi vous attendez-vous ? A des compliments ?
Ils sont tous là, commandant.
Désormais, les exercices se feront avec les soldats.
Ne les noyez pas, je vous prie.
On en aura besoin pour les futures batailles.
Deuxième division, paré à recevoir les canots par tribord.
Canot 19
à Blanc 3.
Canot 11 à Rouge 1.
Les canots sont partis en 35 minutes, commandant.
Nous n'avions jamais fait mieux.
Ca ne suffit pas.
Un autre canot au sec, capitaine.
Quand ces patrons sauront-ils enfin leur métier !
Arrêtez ! Arrêtez !
Vous allez en faire du bois d'allumage !
Sa place n'est pas à terre !
Emmenez ce bulldozer !
Je n'ai pas d'ordres à recevoir de vous !
Seulement du sergent Kelly.
Qu'y a-t-il ?
Cet idiot veut écraser mon canot !
Vous ne devez pas imposer notre concours à la marine.
C'est avec le chef de plage que vous vous disputez !
Il a autorité jusqu'à la laisse de haute mer. Moi, au-delà.
Emmenez ce bulldozer !
Quant à vous, O'Bannion, gardez votre chemise
pour que mes hommes voient en vous un officier,
ou faites-vous tatouer vos insignes sur la poitrine !
Le canot de commandement en difficulté !
- Qu'y a-t-il ? - Notre gouvernail a sauté.
Arrière toute.
Mais c'est MacDougall ! Venez m'aider.
Vite, un infirmier ! Le docteur Bell !
Bonjour, commandant.
MacDougall.
Je suis heureux que vous ayez préféré rester à bord
au lieu de vous laisser envoyer dans un hôpital à terre.
Je serai très bien ici.
J'en suis sûr...
comme je voudrais l'être d'autres choses.
Vous avez commandé, vous comprenez ce que je veux dire.
Personne ne m'aide sur la passerelle.
Quigley n'est officier que de nom.
Normalement, nos officiers pensent trois semaines à leurs uniformes
et une heure seulement à leur manuel.
Supposez qu'il m'arrive quelque chose.
Qu'adviendrait-il du Belinda ?
Ils apprendront.
Bien sûr, mais l'ennemi n'attendra pas.
Votre accident m'arrange à cet égard.
Je peux désormais vous utiliser à mon profit et à celui du bateau.
Je ne vous comprends pas, commandant.
Que pensez-vous de Steve Sherwood ?
Est-il compétent ?
Je ne pourrais pas me passer de lui.
Il est tout à fait à sa place dans les canots.
Parfait. Je donne leur commandement à Sherwood.
Vous aurez alors le temps de former les officiers de quart.
Mais je guérirai.
Soyez raisonnable.
Vous ne pourrez grimper avant des mois
ni même marcher avant des semaines.
Je ne veux pas perdre mes embarcations.
Rien n'est jamais comme on le désire.
J'aurais voulu un croiseur, on m'a donné ça.
Mais le Belinda sera le meilleur transport d'assaut de la flotte.
J'ai besoin d'un vrai marin, là-haut, avec moi.
Ce sera votre rôle, monsieur.
Sachez que notre entraînement est terminé.
La prochaine fois, nos canots descendront dans des eaux ennemies.
Faites pousser les embarcations !
Ecoutez ! Aux postes de débarquement !
Aux postes de débarquement !
Canot 22 à Blanc 3 !
Amtracks sur la ligne de départ.
Canot 17 à Bleu 6 !
Canot 10,
aidez à accoster à Jaune 8 !
Canot 11 à Rouge 2 !
Amtracks à terre, commandant !
Très bien, Willie. Allons enlever Makin !
33 minutes pour tout mettre à l'eau.
Je ne pensais pas que nous ferions aussi bien.
Je ne tolérerai pas de relâchement à mon bord.
Il faut mettre les chalands à chars sur la cale 5.
C'est le facteur déterminant.
Sur le Belinda, le facteur déterminant, c'est moi.
Mon bateau battra chaque fois les records de vitesse.
Le Belinda doit être
le meilleur transport d'assaut de toute la flotte.
Est-ce clair, M. MacDougall ?
Ramenez cet homme au Belinda.
Appel de l'amiral.
Répondez.
Queen Bee, ici Tango. Parlez.
Tango, ici Queen Bee.
Vous êtes en avant de votre secteur.
Reprenez votre poste immédiatement.
Je répète.
Reprenez le poste.
Queen Bee, ici Tango.
Attendez 20 minutes, puis regagnez la limite du secteur.
Je tiens à réduire le parcours des canots entre nous et la plage.
Ce n'est sûrement pas Boski. Je lis ses signaux comme un livre.
Dites-lui de répéter. Je ne suis pas fichu d'interpréter.
Boski !
Montez ici !
Utilisez le projecteur.
Monte vite. Il tient à punir quelqu'un.
Boski. Où allez-vous ? Que faites-vous à bord ?
Je suis venu chercher des accus pour l'émetteur de la plage.
C'est l'affaire d'un radio.
Vous êtes censé rester à terre pour recevoir mes signaux.
Pourquoi donc êtes-vous revenu à bord ?
M. Twitchell... Lieutenant...
M. O'Bannion m'a dit de venir prendre ces accus.
Il commande l'équipe de plage.
Je fais partie de cette équipe et dois obéir à M. O'Bannion.
Mais je suis l'officier des signaux !
Revenez ici.
Comment osez-vous vous en aller ? Pourquoi cette attitude ?
Répondez-moi !
M. Twitchell... Lieutenant...
Si je restais quand vous me parlez ainsi,
je serais obligé de vous moucher.
Alors, pour m'en empêcher, je m'en vais.
Je suis officier !
Vous me manquez de respect !
Ordonnez-moi de rester,
je resterai tant qu'il vous plaira, M. Twitchell... Lieutenant.
Ce qui reste de ces deux sections d'infanterie est cerné par ici,
près du bout de l'île Wotje.
Si on ne les sauve pas avant l'aube,
les Japonais les anéantiront.
La carte indique un récif entre le lagon et l'île,
mais le commandant croit à l'existence d'un passage
assez large pour un de nos canots.
Il s'agit de le trouver pour sauver les soldats.
Y a-t-il un volontaire ?
La mission est très facile.
Alors, pourquoi n'y allez-vous pas ?
L'armée a besoin de nous, messieurs.
Merci. Je vais informer le commandant.
Moi, j'agiterai un petit pavillon.
Je ne trouve pas ça drôle.
Moi non plus, pour ces pauvres types.
Mais ce Quigley, je le giflerais.
Laissez-le tranquille.
Cet amiral de salon de thé n'est que trop tranquille.
Il ne suffit pas d'un sourire publicitaire
pour tenir sa place parmi de vrais hommes.
Kruger, vous avez été choisi.
Prenez 4 canots et ralliez une vedette de navire-amiral
pour prendre vos ordres.
Vous la trouverez quelque part de ce côté-ci du récif.
Bonne chance.
Vous obéirez à l'officier le plus ancien, armée ou marine.
Je vais vous faire donner des sandwiches.
Chic, je ne mourrai pas l'estomac vide.
Pourquoi le pacha ne m'a-t-il pas choisi ?
Il ne me l'a pas dit.
Je désirerais lui parler.
Allez-y.
Vous savez,
j'aurais voulu y aller moi-même, mais je ne le peux pas.
Et j'ai besoin de vous, donc vous non plus.
Je vais vous dire autre chose.
Le commandant Quigley s'est offert immédiatement.
Oui, M. MacDougall,
notre second semble mûrir sous ses galons.
Puis-je prendre une tasse de café avec vous, commandant ?
J'en serai enchanté.
Major Scott, il y a un récif entre nous et cette île.
Ces canots vont s'y échouer.
A l'aube, les Japonais les auront à leur merci !
Vous êtes marin. Je ne peux vous donner d'ordre.
Ces gens-là ont besoin d'aide.
Où pensez-vous que nous les trouverons ?
- Vous voulez essayer ? - C'est le but.
Etes-vous fou ?
Il n'existe pas de passage !
Mon commandant le croit pourtant.
Puis-je vous accompagner ?
Je dois obéir à l'officier le plus ancien. C'est bien vous ?
Embarquez.
Ces gens du Belinda !
Toujours plus malins que les autres !
Je suis décoré, c'est dire que vous ne réussirez pas !
Capitaine, prévenez mon P.C. que nous allons essayer.
Suivez en ligne de l'île.
Ne me perdez pas de vue et ne montrez pas de feu.
Transmettez.
- Doucement, Willie. - Eddie, baisse la rampe.
Quel est le plan ?
Trouver un trou dans le récif.
En avant ! En avant !
Doucement, attention !
Du corail ferme... En arrière !
Par là.
En arrière, Willie.
Doucement ! Doucement !
Arrête !
Il avait peut-être raison... Pas de passage.
Peut-être.
J'ai trouvé !
En avant, Willie !
Ne tirez pas ! Gardez vos nerfs !
Lily-white. Ici, Lulubelle.
C'est vous, Blanchard ?
Oui. Et vous, le major Scott ?
Nous sommes complètement cernés.
Les coureurs ne reviennent plus. Il y a des Japonais partout !
Vite ! Faites embarquer vos hommes !
"Appareillons !" sera désormais ma devise !
Embarquez, les gars !
Tous dans les canots !
Il ne vous en restera que la médaille des blessés.
Vous avez vu pis dans vos matchs de football.
Pour sûr !
Je voulais y jouer, moi aussi.
Mais j'avais l'impression
que les crampons étaient à l'intérieur !
Je comprends.
Curieux...
Moi, je ne voulais pas jouer, mais être médecin.
Je vous le jure !
Je n'étais pas mauvais à l'école,
de sorte qu'à la fac on a insisté pour m'incorporer à l'équipe.
On ne peut jouer au football et étudier la médecine à la fois !
On dirait que non.
Mais j'ai réfléchi.
A la fin de la guerre, je rentrerai en Californie.
Et plus de football, cette fois. Vous avez une mauvaise influence !
Félicitations, M. Kruger.
Vous faites tous honneur au Belinda.
Ces avions sont-ils japonais ?
Qu'attend le commandant pour ouvrir le feu ?
Ils doivent être japonais.
Commandant Quigley !
Identifiez ces avions.
Américains.
Des Hellcats !
Cessez le feu immédiatement ! Les avions canonnés sont amis !
M. Twitchell, allez étudier votre carnet de reconnaissance !
Revenez quand vous aurez dessiné 25 silhouettes de F6F.
N'oubliez jamais
que vous m'avez conseillé d'abattre des Américains !
Pas de discipline du feu sur ces bateaux !
C'est presque une épidémie !
Un canot du Sandovai va repêcher l'aviateur.
Il ne paraît pas blessé.
Je n'envie pas ceux qui le recueilleront.
Ce doit être le pilote le plus furieux
de toute l'Amérique.
Encore six hommes au rapport. Pour s'être battus entre eux.
Asseyez-vous.
Si ça continue, ils y seront tous.
Depuis notre déroutement de Nouméa sur Guadalcanal,
ils sont très déçus, commandant.
Moi aussi.
La base nous prête son stade demain, de 13 à 16 heures.
L'aumônier essaye d'organiser une partie de base-ball.
Jackson a-t-il eu des nouvelles de notre courrier ?
Il s'en occupe.
Bière et coca ?
L'aumônier désire de la coca pour les plus jeunes.
Je serais surpris qu'il reste des jeunes, après ce qu'ils ont vu.
Donnez l'ordre, commandant.
Permission générale de descendre à Guadalcanal, demain.
On descend à Guadalcanal !
Autant passer une perm dans un arsenal !
Je croyais que nous allions en Nouvelle-Calédonie... à Nouméa !
Ils nous trouvent trop jeunots pour nous exposer au charme français.
Moi, j'aime visiter les lieux historiques.
Tu ne te laves donc jamais ?
Il aurait besoin d'une friction à la brosse à chiendent !
Mais si, je me lave !
Allons ! Du calme !
Tout notre courrier est à Nouméa !
Rien depuis des semaines, et ma femme attend un enfant !
Les hommes sont tous furieux !
A cause de l'enfant ?
Non, commandant, du courrier.
Je vous comprends, M. Jackson.
Dites au Bureau postal de diriger les sacs
sur notre prochain mouillage.
Les ordres pour la prochaine opération
viennent d'arriver.
Une détente à Guadalcanal !
Ce n'est pas ça qui remettra mon équipage en forme !
Pardon, commandant ?
Rien.
Voyons ces ordres d'opérations.
Si c'était au moins de la bière australienne !
Mais allons-nous en Australie, où la bière est bonne ?
Ou bien en Nouvelle-Calédonie, où les femmes sont belles ?
De la bière chaude !
Pas de femmes, pas de courrier, rien.
Rien du tout !
Rien que naviguer sur ce sale Pacifique,
à bord d'un sale bateau,
avec une bande de cloches comme Riley le Roupilleur !
Que se passe-t-il ?
C'est assez de pioncer à bord ! Pas ici !
Qu'est-ce qui vous prend ?
S'il ne faisait pas aussi chaud, je te rosserais !
Toi aussi, si tu n'étais pas un gosse !
Que cela ne vous arrête pas !
Regardez-les !
On dirait qu'il s'agit d'un championnat mondial !
Battez une !
Battez ?
Padre ! Cette balle m'a presque enlevé la tête !
Battez deux !
Ca, un coup de batte ?
Ne discutez pas chaque coup ou je vous exclus du jeu !
Encore un mot et je le fais. Allons, jouez !
C'est de la partialité !
- C'est à moi ! - Non, à moi !
Une bagarre ! Une bagarre !
Garde à vous !
C'est un officier qui parle !
Je vous arrête pour m'avoir frappé !
La ferme !
- Qu'avez-vous dit ? - Poussez-vous de là.
Que faites-vous ?
C'est vous, je vous ai vu.
Arrêtez ça !
- Que se passe-t-il ? - Vous êtes témoin, M. MacDougall !
Il m'a frappé ! Moi, un officier. Lui aussi !
Taisez-vous !
Quelqu'un a-t-il vu ce qui s'est passé ?
Moi, j'ai tout vu, capitaine.
Vous étiez au jeu !
En enlevant mon masque, j'ai levé les yeux,
et vu ces deux-là,
qui se disputaient une noix de coco.
Pour rire, capitaine,
mais M. Twitchell a cru qu'ils se battaient.
Il est venu pour les séparer, il a buté, il est tombé
et sa tête a porté contre cet arbre.
Personne ne l'a frappé, capitaine.
C'est un mensonge !
J'aurai des témoins !
Vous me le paierez ! Vous serez tous punis !
Vous verrez !
Retournez au jeu.
Cet après-midi à terre a-t-il produit de bons effets ?
Surtout des bosses, commandant.
Le rapport de M. Twitchell semble indiquer qu'une bagarre a eu lieu.
J'ai obtenu un remplaçant pour Twitchell.
Relevez-le de ses fonctions et débarquez-le.
- Vous voulez me voir ? - Oui, Torgeson. Entrez.
Qu'il soit parti ce soir.
Ce soir, commandant ?
Asseyez-vous.
- Café ? - Merci, commandant.
Deux cafés.
Mes compliments pour avoir obtenu tout ce bois à terre.
Quelle quantité avez-vous eue ?
3 mètres, je veux dire... Que demandez-vous, commandant ?
Quelle quantité de bois avez-vous eue ?
3 000 mètres de planches, commandant.
Presque de quoi réparer
toutes les embarcations de la division !
Un petit supplément est toujours commode pour des échanges.
Ca ne manque pas, commandant.
L'île en est pourrie.
Regardez-moi ça... Joli petit bateau, hein ?
Pourriez-vous construire le pareil ?
Avec les plans, oui, commandant.
Vous avez là toutes les spécifications.
C'est possible ?
Bien. Allez-y !
Emportez ça et commencez mon yacht de suite.
Ce soir, commandant ? Tout de suite, à bord ?
Vous pouvez le construire
et réparer nos embarcations en même temps.
Ce n'est pas le matériel qui manque.
Je veux qu'il soit achevé le plus tôt possible.
Prenez tous les hommes qu'il vous faudra.
- Merci, commandant. - Et votre café ?
Avez-vous terminé les charnières pour le canot 9 ?
Je n'ai que deux mains, M. Kruger !
Cette bijouterie pour le yacht du commandant a priorité sur tout.
A croire qu'il s'agit d'une nouvelle arme secrète !
Vous essaierez aussi de faire les charnières ?
Tu sais ce que je voudrais faire avec ces trucs-là ?
Les fixer au fond de la culotte du commandant !
C'est reparti !
Etes-vous, oui ou non, responsable des réparations ?
Oui, et alors ?
Avec quoi débarquerons-nous ? Avec le yacht du commandant ?
Ne vous en prenez pas à moi !
Plus d'hommes travaillent à ce yacht qu'à nos canots !
Croyez-vous que ce soit par ma volonté ?
Dave, vous approchez le pacha. Qu'en pensez-vous ?
Je le savais têtu comme une mule,
mais c'était toujours pour le bateau.
Ce bateau est à la veille d'une grande opération
et seul un canot sur deux est prêt !
Impossible d'avoir d'autre encre rouge !
Que fais-tu là ?
Je teins de la toile ! Qu'est-ce que tu crois, idiot ?
Oh ! Hello, chef !
Qu'est-ce que tu fais ?
Le commandant veut des voiles rouges pour son yacht.
Je voudrais vous montrer quelque chose.
Admirez-moi ça !
Quelles lignes, hein ?
- Je l'ai baptisé Albatross. - Une vraie merveille !
Ce sera bien agréable
quand nous serons sur une rade perdue.
On le casera quelque part en attendant.
Il est prêt à être lancé, M. Fraser ?
J'espère que nos canots seront aussi prêts.
Ils le seront.
Je savais que mon équipage...
De tous les officiers du bord, je vous croyais
le plus capable d'apprécier mes raisons.
Je me trompais, M. Fraser.
Qu'est-ce que ça signifie ?
Vous n'avez pas l'esprit mûr, malgré votre temps de service.
- Ecoutez... - Non, vous, écoutez.
Vous êtes plus près des hommes qu'aucun de nous
et vous restez aveugle.
Ils sont à la mer depuis longtemps
et ont perdu leur cohésion.
Ils doivent concentrer leur haine
sur un objet pour cesser de se quereller.
Le commandant leur a fourni cet objet :
lui-même et son yacht.
Vous vous inquiétez pour les canots.
Ils seront prêts. Mais, surtout, l'équipage le sera aussi.
Vous n'avez pas volé vos galons !
Je parierais que toute la flotte est mouillée ici, aux Amirautés.
Regarde ce transport-là,
PA-22... Il a sacrément bourlingué.
Nom de nom ! Un yacht !
Rentrons !
Vous voyez cet amiral. Il crève de jalousie.
Pas un commandant sur rade qui ne soit jaloux de l'Albatross.
Le vieux le manoeuvre drôlement bien !
Il ferait de même en pleine tempête !
Il n'a pas coulé !
Il file même très bien.
Manipulez-le avec précaution en le hissant !
Asséchez-le bien et briquez ses cuivres.
Pouvons-nous l'embarquer sur la cale 5, amiral ?
Accordé !
Il est joliment beau à voir, vent arrière, commandant.
Le commandant Quigley et moi
descendons à terre, pour une conférence.
Commandant, il est à Hollandia !
Notre courrier !
N'aviez-vous pas dit au Bureau postal
de tout envoyer ici ?
Mais si, commandant.
On m'a montré une liste très secrète
donnant la position de chaque navire.
D'après elle, le Belinda est à Hollandia !
Ils y ont tout envoyé par avion pour plus de sûreté... 22 sacs !
Ca reviendra peut-être de même.
L'enfant doit être né, maintenant !
Pourquoi mouillons-nous toujours au mauvais endroit ?
Je verrai ce que je peux faire.
Attention à l'amarre, commandant.
Un fanal, vite !
Nous l'avons recousu et conduit à sa chambre.
Il a pris un calmant.
C'est grave ?
Pas de fracture du crâne, mais une commotion certaine.
Impossible de dire le degré de gravité,
pour le moment, du moins.
Mais, le connaissant,
je parierais qu'il conduira son bateau jusqu'à Leyte.
Filez vos paravanes ! Filez vos paravanes !
- Des quoi ? - Paravanes, je crois.
A quoi ça sert ?
A écarter les mines.
Elles remontent en surface et on les détruit au fusil.
Alors, on traverse un champ de mines ?
Eh bien !
Nous venons de passer au point X.
Nous sommes à 34 milles au sud de Tacloban.
- Sommes-nous à l'heure ? - Trois minutes en avance.
Mais le jusant est fort et les courants variables.
Les courants sont de tout temps, pas les mines !
Mine engagée dans le paravane tribord !
Une mine dans le paravane tribord, commandant !
Rendez compte de façon continue !
Prévenez l'amiral et les bateaux derrière !
Alertez la machine !
Mine engagée dans le paravane tribord !
Central sécurité !
Préparez des accores et le matériel d'incendie !
Ordre aux soldats d'évacuer le centre du navire
et tout le côté tribord !
Nous ne pouvons continuer ainsi sans aborder nos voisins.
Le chef Torgeson ne voit toujours pas la mine.
Impossible de rester là... Nous dérivons sur elle.
Arrière toute.
Cette mine va nous frapper en plein milieu !
Tenez-vous prêts.
Le commandant demande Alvick sur la passerelle !
Distance au Radar des colonnes voisines ?
Vous êtes le meilleur tireur du bord.
Allez à l'avant et prouvez-le !
Je le prouverai plus vite avec un 20 mm.
Vous pouvez ricocher sur un voisin et nous faire canarder.
Stoppez !
Tenez-vous ainsi pendant 5 minutes.
Bien, commandant.
Faites-moi savoir dès qu'Alvick arrivera à l'avant !
- Je la vois ! - Paré à l'avant, commandant.
Feu !
Il faut toucher une antenne ! La trouer ne servira à rien.
Basketful à navire inconnu
violant restrictions liberté de tir.
Cessez le feu immédiatement !
Basketful ?
Chef de la 1re escadre de LST, commandant.
C'est Stu Masterson, promotion 1926.
Il est moins ancien que moi.
Basketful, ici Tango.
Regardez bien, Stu... Vous n'avez encore rien vu.
Il l'a touchée deux fois.
Elle est peut-être inerte.
C'est toi, le grand chasseur de lapins du Wyoming ?
Si tu ne tires pas mieux,
tu crèveras de faim au retour chez toi !
Si tu rentres !
Arrêtez-vous !
Bien visé, Alvick !
Inerte, ah oui !
Ramenez-nous en route, M. MacDougall.
Les soldats peuvent reprendre leur mouvement.
Ce coup à la tête aurait pu l'émousser,
mais il n'en est rien.
Les soldats peuvent reprendre leur mouvement !
Stu Masterson...
toujours le règlement.
C'est tout ce qu'il sait.
Tout ce qu'il sait.
Le commandant est rentré de terre. Paré à hisser le canot !
Les kamikazes ont détruit un autre porte-avions.
Si ça continue, moi, je permute dans l'infanterie !
On m'a dit que le commandant avait ramené une passagère.
C'est vrai ?
Une infirmière, peut-être ?
Un singe !
C'est une femelle.
Je vous présente Chipchee.
Elle partagera la chambre du commandant.
Je vais lui donner toutes ses piqûres
et un coup sur la tête si elle me mord encore.
A quoi pense le commandant ? A faire un zoo du bateau ?
Chipchee lui tiendra compagnie.
Elle rendra plus supportable sa terrible solitude.
De la solitude ?
Vous plaisantez ? Il a ses maîtres d'hôtel.
Il fait ce qu'il veut, quand ça lui plaît !
Je me contenterais bien d'une telle solitude !
Vous ne savez pas ce que c'est.
Commander est une des besognes où l'on est le plus solitaire.
On mange seul la plupart du temps.
On vit sur la passerelle, dans la chambre des cartes...
et dans une chambre vide.
Plus sociable, il serait moins seul !
Aucun commandant ne peut être sociable à son bord.
S'il se montre trop amical, il dépend plus de l'amitié
que de son jugement.
Il cesse alors d'être un bon commandant.
Donnez un coup de sirène
le jour où il passera le commandement à son singe,
que je saute par-dessus bord !
Voilà le courrier !
J'ai fini par l'avoir !
Quel est le programme, ce soir ?
Le même qu'hier, commandant.
Dans celle-ci, elle est enceinte de six mois.
Dans celle-là, le docteur prévoit des jumeaux.
Ici, elle attend son frère pour la conduire à la clinique.
Celle-ci est de sa mère : "Alice et les enfants vont bien."
Les enfants ?
Combien ? Garçons ou filles ? Ah ! Nom de nom !
Trop de hanches.
Des hanches ? Elle est bâtie comme un cuirassé !
J'ai vu ce film au moins six fois.
Je m'en passerai ce soir.
Mon chéri... La journée a été si belle pour moi
que je veux la partager avec toi.
D'abord, j'ai eu six merveilleuses lettres de toi.
Je les ai lues une bonne dizaine de fois,
puis les ai collées dans l'album.
Quand Robbie sera grand, il les trouvera toutes.
Les témoignages vécus
de la guerre faite par son père dans le Pacifique.
Je me suis prise à rêver. Pourquoi ?
Ta photo, je pense.
Je me suis demandé
si tu avais les mêmes souvenirs que moi de notre vie.
Notre rencontre, par exemple,
quand nous nous vîmes pour la première fois.
M. Kurland te parlait de je ne sais quoi...
Tu me regardais tant
que j'ai tapé quatre fois la même ligne.
Tu te rappelles mon trouble ?
Alors tu m'as demandé un rendez-vous et j'ai dit oui.
Tu n'as même pas essayé de m'embrasser en me ramenant.
Je l'aurais voulu...
pour te prouver ma bonne éducation en refusant.
Je tiens à vous remercier d'être sortie avec moi.
Le dîner et le spectacle m'ont beaucoup plu, capitaine.
Plus de "capitaine", je vous en prie.
Je m'appelle David. Dave, si vous préférez.
Peut-être pourrions-nous sortir demain soir ?
Si vous le désirez.
Même heure ?
Bonne nuit, Nadine.
De ma vie, je n'ai autant désiré d'être embrassée,
mais tu n'as même pas essayé.
Toi, un marin !
D'une façon, j'étais contente. Ca montrait que tu me respectais,
au moins jusqu'au second rendez-vous.
Pas dehors, je vous prie !
Entrons, alors.
Non. Pas à l'intérieur, non plus !
Je sus finalement
que je n'étais pas une autre fille dans un port,
quand tu me demandas d'être ta femme.
C'était sur la plage.
Tu étais l'air si grave et je t'aimais tant !
Chérie, il faut réfléchir,
pas avec votre coeur, mais avec votre esprit.
Etre l'épouse d'un marin n'est pas facile.
Etre une épouse n'est jamais facile.
Je vous aime. Je veux vous épouser,
mais aussi que vous sachiez ce que vous faites.
Je sais... Et vous ?
Je peux être absent pendant des semaines.
Oui, mais ces retours !
Je réfléchirai cependant, si vous y tenez.
Comme j'y réfléchissais depuis des mois,
nous nous mariâmes le lendemain.
Tu fus absent pendant des semaines,
Mais ces retours !
Il est... tout entier ?
Pas un pouce en moins !
Il est joli.
Joli ? Il est superbe !
Il ressemble un peu à Winston Churchill.
Tous les nouveau-nés lui ressemblent !
Chaque fois que tu rentrais de voyage
tu m'apportais des cadeaux comme aucune femme n'en reçut.
Ce dimanche, à ton dernier retour d'Extrême-Orient,
je ne l'oublierai jamais.
Mes cheveux sont trop courts et mes yeux n'ont rien de japonais.
Il te va à ravir. Robbie aussi est de cet avis.
Nous interrompons notre émission pour un communiqué.
Pearl Harbor a été bombardé
par des avions japonais.
Le nombre des soldats et des marins américains tués
dans cette lâche agression est encore inconnu,
mais on craint qu'il ne soit très élevé.
Restez à l'écoute.
Maintenant, au coucher du soleil,
je vais regarder l'immense Pacifique.
Chaque soir, je descends sur la falaise,
en bas de notre maison,
et j'essaie de t'envoyer mon amour par-delà les eaux.
Suis-je ridicule ?
Je m'en moque.
Tu es là-bas, quelque part...
et j'aime à croire que tu sens tout cet amour te parvenir.
Aussi, mon chéri, sois prudent
et n'oublie jamais
que deux êtres t'adorent et attendent ton retour.
De toute mon âme, Nadine.
Ecartez les orteils.
Tournez-vous.
Face à moi, maintenant, talons joints.
Ils te font mal, hein ?
Tout le temps, Doc. Je les trempe dans l'eau salée.
Je les masse et porte de grosses chaussettes.
Ils me font toujours mal.
Je n'ai jamais vu pieds aussi plats.
Vous proposez d'envoyer le matelot Hubert
à l'hôpital naval de Guam,
où il trouverait les soins d'un pédicure.
Oui, commandant. Nous ne pouvons rien, ici.
- Combien durerait son absence ? - Une quinzaine de jours.
C'est trop.
Nous serions partis avant son retour.
S'agit-il d'un cas urgent ?
Non, mais il a besoin des soins d'un spécialiste.
De chaussures spéciales, aussi.
Je vous crois, Dr Flynn, mais il devra attendre.
Ses fonctions ne sont pas militaires,
mais capitales pour notre sécurité.
Il est le seul homme du bord qui aime à broyer les détritus
et le seul capable de les broyer proprement.
Je refuse donc.
Ses pieds attendront le prochain débarquement.
Je le garde.
Mes félicitations, Quigley.
"Vous rallierez immédiatement Pearl Harbor
"pour prendre le commandement du transport Peacock."
Un commandement pour moi !
Vous le méritiez,
et chose importante : vous en êtes digne.
Transférez vos fonctions à MacDougall.
Randall deviendra le navigateur.
Je regretterai le Belinda.
Et vous, commandant.
J'ai appris ici mon métier en servant sous vos ordres.
Je m'étais trompé. C'est quelqu'un de bien.
J'ai commis deux ou trois erreurs sur ce bateau.
Personne ne commet d'erreurs à mon bord, M. Fraser.
Pas de graves.
Cette fois,
nous allons les attaquer directement chez eux.
Le seul ennui, c'est qu'ils le savent !
Sûrement, commandant.
Hier, à Tacloban, un jeune Philippin m'a demandé
si je partais pour Okinawa avec tout le monde.
Un vrai secret, ça n'existe pas.
Je vais pourtant vous en dire un.
A deux reprises, on a voulu vous donner un commandement.
J'ai refusé chaque fois.
Vous auriez dû avoir votre bateau dès le début,
mais je ne pouvais vous laisser partir.
Personne n'est pourtant indispensable.
Personne.
Mais vous aviez de l'importance pour le Belinda.
Vous êtes entêté, orgueilleux et je vous ai souvent détesté,
mais vous aimez le bateau.
- Quel est le rapport ? - C'est primordial.
Ce vieux Belinda, Roi des plages,
est plus qu'un transport ordinaire pour nous deux.
Pour vous ?
Vous n'y voyiez qu'un moyen
pour avoir le commandement d'un croiseur.
Vous en détestiez le moindre rivet !
C'est exact.
C'est drôle.
J'aurais pu demander un croiseur et l'obtenir, cette fois.
L'idée ne m'en est même pas venue.
Mais vous avez eu celle de me priver d'un commandement !
Je vous ai donné mes raisons.
Puisque nous parlons franchement, elles sont mauvaises !
J'en ai d'autres.
Je me sens fatigué. Il y a des moments où...
Peut-être suis-je revenu trop tôt après Guadalcanal,
après le débarquement d'Afrique du Nord.
Il y a des limites à tout, je pense.
J'ai de terribles migraines qui me rendent presque aveugle.
Je vous proposerai bientôt pour un commandement.
Votre devoir est de rester avec le Belinda et avec moi.
J'ai toujours essayé de faire mon devoir.
J'adore aussi ce yacht.
Drôle de journée, hein, Pappy ?
Toute cette semaine à Okinawa a été drôle, Padre...
Un véritable exercice.
La terre ne tire pas, pas de kamikazes.
Ce n'est pas naturel.
Cessez d'inspecter les nuages pour regarder ce que vous faites !
J'ai écouté la Rose de Tokyo, après le dîner.
Elle dit qu'ils ont aligné tous leurs avions
pour couler nos bateaux.
Pure propagande, Pappy... Elle cherche à nous faire peur.
Vous savez une chose ?
Elle y réussit.
Les transports ont l'ordre de gagner le large, cette nuit.
Elle risque d'être longue.
Les grands-gardes contiennent les kamikazes,
mais certains réussiront bien à passer.
Nombreux avions inconnus
au 055,20 milles, se rapprochant !
Flash ! Flash !
Dispersez-vous et exécutez manoeuvres de dérobement !
Ils seront sur notre écran dans une minute.
Paré à ouvrir le feu !
Ne laissez pas les veilleurs égarer leur attention.
Nous n'avons pas fini d'embarquer les blessés !
Hâtez-vous !
- Je vais vous aider. - Je vais faire une annonce.
Ecoutez-moi.
Ici, le commandant.
Vous allez avoir
la plus belle occasion de votre vie
pour tirer du canon !
Un essaim de kamikazes arrive pour couler les transports !
Ils n'auront pas le vieux Belinda, Roi des plages,
si vous conservez vos nerfs et exécutez mes ordres !
Ecoutez, garçons !
Il vous suffit d'obéir et de faire ce qu'on vous a appris.
Chargeurs, chargez ! Ne regardez pas le ciel !
Pointeurs, pointez ! Et visez bien !
Faites-le calmement, comme à l'exercice, mais vite !
Utilisez votre tête et vos muscles !
C'est tout !
Tenez ferme et... bonne chasse.
Il faut conduire ces hommes à l'abri.
Ménagez-les ! Ils ont déjà assez souffert !
Embarquez ces hommes immédiatement.
Beaucoup de kamikazes ?
Plus que nous n'en avons jamais vu.
Couvrez-moi cette cale.
Obéissez. En vitesse !
Machine prête à manoeuvrer... Vitesse réglée à 15 noeuds !
J'en compte au moins vingt.
Groupe 3 approche rapidement de la zone des transports !
20 à 25 avions.
Pas d'avions amis à proximité.
Nous sommes prêts.
En avant un tiers !
A droite toute !
Gardez mon contact par téléphone.
Je vais essayer de tuer certains de ces gaillards
avant qu'ils se suicident !
Il était près, celui-là !
Retournez-vous pour le rentrer.
Vite !
Retournez à vos postes !
J'opérais quand c'est arrivé.
J'ignore combien de blessés ont été tués sur le pont.
Mais il y en a au moins une douzaine à l'infirmerie.
Et cet homme, sur la table...
Le Dr Flynn et l'aumônier ?
Tués tous les deux.
Mike O'Bannion aussi.
Roof tribord arrière démoli.
Pas de voie d'eau dans les cales, sauf à la 5.
Pertes humaines...
17 blessés tués sur le coup, plus de 2 morts de brûlures.
7 membres de notre équipage tués,
dont le Dr Flynn, l'aumônier Hughes et Mike O'Bannion.
Est-ce tout, M. MacDougall ?
L'Albatross, commandant,
est complètement démoli et brûlé.
Chipchee aussi a été tuée.
Flash Rouge, Contrôle Jaune !
5 fort groupes ennemis approchent zone des transports
par tous les côtés !
Ils ont franchi la ceinture de sécurité.
Vous avez entendu ?
Mon intention est de rester ici
et de manoeuvrer à toute vitesse.
Concentrez le feu sur les avions qui nous approchent.
Les voilà !
A droite toute !
Là ! Là !
Une brèche à la flottaison !
Stoppez les machines !
Que les canonniers ne quittent pas leurs pièces !
Les équipes de sécurité s'occuperont seules de l'incendie.
Veillez de ce côté. Je veille à tribord.
Ne nous laissons plus toucher. Le bateau ne peut plus encaisser.
A gauche toute !
A gauche toute, ai-je dit !
Ecarte-toi de mon bateau !
Ecarte-toi de mon bateau !
Aidez-moi à le conduire à sa chambre.
Appelez le docteur !
Le docteur va arriver.
Il faut que je remonte sur la passerelle.
Je vais reposer un peu mes yeux.
Vous pourrez m'appeler à tout moment.
Je resterai éveillé.
Tu vois ce trou, dans la coque ? On va couler, pour sûr !
Je ne veux pas qu'il coule.
Je l'avais laissé chez lui.
Le commandant est dans la cale 4.
Un médecin ferait bien d'y descendre.
Jim, pouvez-vous prendre le commandement ?
Oui, Dave, bien sûr.
Conservez cette route. Elle nous conduit aux Kerama Retto,
un archipel à 15 milles au sud-ouest d'Okinawa.
Si nous y parvenons, nous aurons une chance de sauver le bateau.
Je descends.
Donnez un coup de sirène si les kamikazes reviennent.
Le Dr Bell l'attend à la salle d'opérations.
Personne ne peut travailler là.
Pourquoi combattre le feu puisque nous allons couler ?
La déchirure a trois mètres de plus.
Nous avons accoré deux fois... Trop de pression !
La fumée empêche les hommes de rester.
- Les pompes marchent ? - Elles n'ont pas le moindre effet.
Soyons francs... Nous coulons.
On peut essayer avec une cloche d'air.
Couvrir avec de la toile, goudronner,
puis insuffler de l'air pour refouler l'eau.
Cela nous maintiendra à flot.
- Faisons ça. - Impossible.
Le compresseur avant est fichu
et les tuyaux manquent pour nous relier à l'arrière.
Il a raison.
Amenons-le ici.
T'es pas fou, Pappy ? Il pèse plus d'une tonne.
Les mâts de charge sont inutilisables.
On ne réussira jamais à le descendre ici.
Aurions-nous assez de manches de là à ici ?
Ca irait... Mais, déplacer ce compresseur !
C'est impossible !
Essayons au moins !
Huit de vous, les gars, venez avec moi.
Donnez-m'en un autre. Celui-ci est vide.
Des cartouches de 20 mm sont tombées là-dedans.
N'y entrez pas ! Vous allez vous faire tuer !
C'est mon local. On ne brûlera pas mon broyeur !
Il marche ! Mince alors, il marche encore !
Ecoutez-le !
Des kamikazes !
Pas de kamikazes, Dave.
La cale 4 s'est encore ouverte. La quille va casser.
Nous ne le laisserons pas couler !
Bell dit que le commandant est vivant.
Mais c'est tout ce qu'on peut dire.
Lisez l'inclinomètre.
17 degrés de gîte.
S'il était revenu, rien n'aurait pu l'empêcher de chavirer.
Je vais voir Fraser
puis j'irai jeter un coup d'oeil à cette cale.
Il faut arrêter cette gîte.
A qui le dites-vous ! Sans quoi...
nous culbuterons comme une bûche.
Si je vide encore des double-fonds, il va sûrement chavirer.
Je ne crois pas que nous puissions le sauver.
Même avec la cloche d'air ?
Comment amener ce compresseur de l'arrière à la cale 4 ?
Il y a aussi une rentrée d'eau dans le tunnel.
Je vous retrouverai à la cale 4.
Ensemble, têtes de cruche !
Vous n'arriverez à rien autrement.
Je vais vous dire...
Vous n'avez rien à dire ! Crochez bien dedans !
De toutes vos forces.
Un... deux... hisse !
Allez, faites un effort ! Je veux le voir bouger !
Ca lâche encore, commandant.
Deux ou trois membrures qui partent.
Ce ne peut pas être une membrure.
Les tôles font un bruit terrible en sautant.
C'est seulement la peau du bateau.
Il faut que j'aille voir.
Il nage, là-dessous ?
Il pourrait bien passer par la brèche.
Ferme-la.
Le côté tribord est indemne.
S'il devait se casser en deux, on le verrait ici.
Voyons ce que l'avion nous a fait.
Il y a encore un bulldozer et deux camions, là-dessous.
Il peut s'y prendre et se noyer.
Ca va. Laissez-moi une seconde.
La coque est crevée jusqu'en bas.
Une seule chance : le compresseur.
Faites-le tourner !
Attention ... Bon !
Fixez-le !
Nous sommes prêts à envoyer de l'air dans votre baquet !
Pourquoi avez-vous tant tardé, Pappy ?
Fermez le panneau. Préparez la toile et le goudron.
Installez le reste de ces accores.
Mettez en route !
Comment vous sentez-vous, Pappy ?
Ca va très bien, M. MacDougall.
Allez voir le médecin.
Il a trop à faire avec les blessés.
Je suis moins mal en point que le bateau.
Nous atteindrons les Kerama Retto dans quelques heures.
Nous viderons l'eau, boucherons les trous au ciment
et demanderons un remorqueur.
Si des kamikazes attaquent,
nous pourrons du moins nous échouer.
Entend-il ce que je dis ?
J'en doute.
Qu'y a-t-il, Randall ?
La machine signale que l'arbre de couche vient de casser
à la butée.
J'arrive.
L'arbre porte-hélice est cassé.
C'est la fin !
Les enfants...
Les enfants...
Les enfants aident la mère.
Les enfants peuvent aider.
Je viens de parler à Fraser, dans la salle des machines.
Rien à faire...
Faut-il installer les blessés sur les radeaux
et dans les canots qui nous restent ?
Les enfants aident la mère !
Voilà ce qu'il voulait dire !
Ecoutez-moi. Ici, MacDougall.
Notre arbre est cassé et nous sommes désemparés.
Pour le moment, nous sommes une épave en dérive,
mais nous flottons toujours et pouvons sauver le bateau !
Nous allons mettre à l'eau les canots
qui nous restent, pour nous remorquer.
Hommes du pont, disposez nos chaînes !
Armements des canots, embarquez !
On va sans doute griller tous les moteurs,
mais on n'y peut rien.
Vous savez combien on a mis pour amener tous les canots ?
11 minutes !
Rien de remarquable,
pour l'équipage du commandant Jeb Hawks !
Bonsoir, commandant.
Veuillez vous allonger pour que je vous examine.
Où est le Dr Flynn ?
C'est lui qui me soigne.
Je ne doute pas de votre compétence,
mais le Dr Flynn est mon médecin.
Le Dr Flynn a été tué, commandant.
Flynn a été tué ?
Flynn est mort ?
Je voudrais voir mon bateau.
Ce mouillage, là...
c'est Kerama Retto, n'est-ce pas, M. MacDougall ?
Oui, commandant. Nous y entrons.
Kerama Retto...
Okinawa, Saipan, Guadalcanal...
Quelle est la différence ?
On doit mourir à la guerre...
Peu importe où.
MacDougall ?
Veillez sur le vieux Belinda, Roi des plages.
Il est à vous.
Il attendait pour mourir que son bateau fût sauvé.
Il a commencé à le sauver dès le matin où il monta à bord.
Nous sommes tous meilleurs aujourd'hui,
grâce à ce qu'il nous a donné.
Et nous reviendrons chez nous grâce à lui.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.