All language subtitles for 1949 - El Paso - El Paso, ville sans loi (de Lewis R. Foster)

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Original subtitles

CHARLESTON, 1865 � LA FIN DE LA GUERRE

Clay, mon cher, tu es habill� ?

Je suis pr�t, Mary Elizabeth.

Entre.

- D�p�che-toi, j'ai tellement h�te. - Laisse-moi un peu te regarder.

Tu sais quoi ?

Tu es ma plus jolie s�ur.

Tu n'as pas d'autre s�ur que moi.

Clay, tu ne portes pas ton uniforme.

Et moi qui comptais t'exhiber ce soir.

Mais je ne veux pas �tre exhib�.

Juste cette fois, s'il te pla�t.

J'ai la chance d'avoir un fr�re qui est capitaine

et tu es si beau dans ton uniforme.

Personne ne me croira si tu ne le mets pas.

S'il te pla�t, Clay, mon cher. Pour ta petite s�ur ?

Une petite coquette, tu veux dire ?

Tu sais obtenir ce que tu veux.

Juste pour cette fois.

Oh, merci, Clay, tu es un amour.

Oh, Clay, tu es absolument superbe.

J'aimerais qu'on sonne le clairon quand nous arriverons ce soir.

Je pensais qu'on allait � un bal, pas � un d�fil� militaire.

Tu ne me pr�sentes pas ?

Oh, oui. Ce sont mes meilleures amies.

Je voulais te partager avec elles.

C'est g�n�reux de ta part.

Voici Ellen Francis Goodhue

et Francine Maylen, la ni�ce du colonel Maylen.

J'ai rarement eu le plaisir d'escorter 3 jolies filles

� une m�me f�te.

Je vais d'abord dire bonne nuit � grand-p�re.

Je vous l'avais dit, n'est-il pas merveilleux ?

Oh, oui.

Clay, tu es pile � l'heure.

- Tiens. - Merci.

- � ta sant�. - Merci, grand-p�re.

M. Seaton, Mme Seaton.

Je suppose que vous avez h�te de reprendre le droit ?

Bien entendu, mais...

Vous devez avoir v�cu des choses fascinantes, M. Clay.

Racontez-moi tout sur la guerre.

- Toute la guerre, Mme Seaton ? - Oui, absolument tout.

Quand vous aurez 5 ans � m'accorder, faites-moi signe.

Si vous voulez bien m'excuser, 3 jeunes filles m'attendent.

Je suis leur escorte ou leur chaperon, je ne sais pas.

- Excusez-moi, juge Fletcher. - Oui, Clover ?

M. Howe est l� pour l'affaire Jeffers.

Oh, oui, bien s�r.

Excusez-moi.

Grand-p�re, Clover parlait de Henry Jeffers, non ?

Oui, Clay. Tu le connais ?

J'ai entendu parler de lui.

C'�tait un des avocats les plus dou�s dans le sud.

Je crois qu'il a une fille. Susan.

Vous croyez qu'il a une fille ?

Vous n'aviez que son nom � la bouche apr�s la guerre.

Allons, Mme Seaton.

Que leur est-il arriv� ? O� sont-ils all�s ?

Je ne connais pas vraiment les d�tails, Clay.

Ils sont partis assez vite, sans dire un mot.

Et �a n'a �t� d�couvert que r�cemment.

Pour r�gler la succession, qui concerne Susan Jeffers,

nous avons lanc� des recherches

et nous les avons retrouv�s dans une colonie du nom d'El Paso.

- Qu'y a-t-il, Harvey ? - D�sol� de vous d�ranger,

mais Chase Burroughs, qui �tait sur l'affaire, est tomb� malade.

Devons-nous annuler ou alors envoyer quelqu'un d'autre ?

Envoyer quelqu'un d'autre, mais...

Qui pouvons-nous envoyer ?

Pourquoi pas Judson ?

- Grand-p�re. - Oui, Clay ?

Laisse-moi aller � El Paso.

Oh, non, Clay, tu viens � peine de rentrer.

Grand-p�re, tu dois refuser.

Pourquoi diable veux-tu aller l�-bas ?

C'est difficile � expliquer, grand-p�re.

Je ne me sens pas encore pr�t � exercer le droit.

- Quelle est l'heure du d�part ? - 21 h.

Il va falloir que tu te d�p�ches.

- Oh, non. - Merci, grand-p�re.

Quant � toi, s�urette,

je t'accompagnerai � une autre f�te.

Je vous accompagnerai.

Mon adversaire avait deux 10 contre mes as,

mais il pariait comme s'il en avait un troisi�me.

J'h�sitais vraiment, c'�tait un cruel dilemme.

- Et qu'est-il arriv�, monsieur... - M. Key.

Peskaloosa Wahooie Key,

mais appelez-moi Pesky, Clayton.

- Bon, o� en �tais-je ? - En plein dilemme.

Vous auriez d� y rester.

Des soldats, toujours plus de soldats.

Je me demande o� ils vont.

Ils rentrent chez eux. La guerre est finie.

Vous ne le saviez pas ?

Et le voil�, mes amis.

Je ne vois rien. Mais il y a beaucoup de rien dans le coin.

Ce bon vieux Rio Grande.

Plus d'1 km de large et 30 cm de profondeur.

Impossible de boire cette boue et impossible de la cultiver.

- C'est quoi �a ? - On dirait des Indiens.

On dirait bien. Je pr�f�re ne pas prendre de risques.

J'esp�re qu'ils ne sont pas de ceux qui scalpent.

Je ne suis pas press� de perdre cette superbe chevelure.

Moi non plus, je viens de payer 50 dollars pour �a.

Non, ils sont blancs. On dirait un hold-up.

Donnez-moi votre argent.

Ils ne ran�onnent pas les femmes.

Attends un peu. La diligence est l�.

On finira �a plus tard.

Des Indiens ?

On s'est fait avoir.

Calmez-vous, messieurs. C'est El Paso ici.

Voici nos 2 meilleurs marchands :

Joe le Mexicain et Piute Pete.

Salut.

Allez, tout le monde, il va falloir descendre vous-m�mes.

Ah oui, Ben ?

Tu ne vas pas me porter ?

Bon sang, je ne peux pas laisser passer cette offre.

Viens voir papa !

Tu as encore de la ressource.

�a c'est s�r. On se reverra, Nellie.

Faites attention avec �a, voulez-vous ?

Vous tous, j'ai une surprise pour vous.

Des couverts en argent recouverts d'�tain

tout droit venus de Philadelphie, la ville de l'amour fraternel.

En vente d�s l'aube, demain matin.

Pas touche � la marchandise.

Voil� pour vous, monsieur.

- Vous savez o� se trouve l'h�tel ? - Bien s�r.

Vous descendez la rue et il est au bout.

Un probl�me ?

J'ai donn� mon portefeuille � la demoiselle qui �tait l�.

Quoi ? Moi aussi !

- J'ai dit quelque chose de dr�le ? - �a c'est s�r !

On se demande tous comment tout le monde se fait avoir.

- Se fait avoir ? - Bien s�r.

On l'appelle Nellie de la diligence ici.

Elle fait le trajet une fois par semaine.

Elle a l'air de bien se d�brouiller.

Vous auriez pu nous le dire.

Au Texas, chacun s'occupe de ses affaires.

Par ici, c'est chacun pour soi.

"Chacune pour soi" aussi.

Allez, viens par-l�.

Oui, sh�rif ?

On a chop� le tueur de Buddy Morris.

Je veux un proc�s, Donner.

Peu importe le verdict, je veux pouvoir me d�fendre.

Bien s�r, �a me va. Il veut un proc�s et il l'aura.

Ouais, on va faire �a dans les r�gles de l'art.

Allez.

Debout, M. le juge.

Quoi ? Oh, c'est vous, Burt.

Je faisais une petite sieste.

Allez, un proc�s vous attend.

Quoi ? Un proc�s ? Oh oui, bien s�r.

Venez, le juge va rendre un verdict.

H�, monsieur.

Regardez �a.

- Je parie un dollar. - Pari tenu.

Celle-ci.

Vous avez gagn�.

Le proc�s est ouvert.

- Enlevez vos chapeaux. - Enlevez-les.

Vous avez entendu le juge, enlevez vos jolis chapeaux.

Silence dans la salle.

- O� est le prisonnier ? - Il est l�, M. le juge.

Eh bien...

Il faut un jury. Il n'y a pas de proc�s sans jury.

Qui veut faire partie du jury ?

Vous, M. Donner ?

Vous �tes un citoyen exemplaire.

Et vous, M. Wilkes et M. Ritter,

vous �tes aussi des citoyens exemplaires.

Vous comptez bien faire votre devoir civique, non ?

Oui, faire partie d'un jury est un devoir.

Allez les gars, il nous faut un jury.

Bon...

Bref...

- Quel est le chef d'accusation ? - Meurtre, M. le juge.

Il a tu� un de mes hommes en voulant s'enfuir.

C'est... c'est grave.

C'est vraiment grave.

- Pourquoi avoir fait �a ? - L�gitime d�fense.

Mais bien s�r. Vous avez entendu l'accusation.

M. le sh�rif, vous devez bien avoir des preuves.

Vous avez vu son corps � l'enterrement, hier.

- Qu'en dites-vous ? - Ce n'est pas � moi d'en d�cider.

Quel est le verdict du jury ?

Coupable, M. le juge.

Nous recommandons la peine maximale. La pendaison.

Si je ne l'avais pas vu, je n'y croirais pas.

Moi, je l'ai vu, mais j'ai encore du mal � y croire.

Vous avez entendu le verdict.

- Emmenez-le. - Avec plaisir.

La s�ance est lev�e.

Bon travail, M. le juge.

Attendez.

Vous appelez �a un proc�s ?

Cet homme n'a m�me pas pu se d�fendre.

Vous voulez vous m�ler de nos affaires ?

Je me m�le des proc�s. Je suis avocat.

Vous entendez �a, M. le Juge ?

L'�tranger critique votre fa�on de faire.

C'est un outrage � la cour.

Bien s�r, Burt, tout ce que tu diras.

50 dollars d'amende pour outrage � la cour.

Je paierai 100 dollars si �a vous chante,

mais cet homme m�rite un proc�s �quitable.

Vous l'avez entendu.

Faites lui payer 100 dollars et une tourn�e g�n�rale.

100 dollars et une tourn�e g�n�rale.

- J'ai bien peur... - Vous n'avez pas d'argent ?

On trouvera un moyen de vous faire payer.

On commence avec le chapeau, faites vos offres.

- Il est trop grand. - Laisse-le-moi. Il me va, Donner.

Vendu � ce monsieur pour 10 dollars.

Prenons son manteau, sh�rif.

- Emmenez le criminel. - Ouais.

Messieurs,

un manteau en popeline cousu par les meilleurs tailleurs.

Quelle est votre offre ?

Une moiti�, c'est mieux que rien.

30 dollars pi�ce. Payez le juge.

Il nous manque 30 dollars. Prenons sa veste.

Venez la chercher.

Vous ne me laissez pas vraiment le choix.

Attention, Clay !

Tr�s bien, juge Jeffers, prenons donc cette veste.

Vous ?

Henry Jeffers ?

Il nous manque 30 dollars. Prenons son pantalon, les gars.

Un instant, messieurs.

M. Nacho Vasquez.

Vous me surprenez, M. Donner.

C'est comme �a que vous accueillez un �tranger ?

On s'amuse juste un peu, Vasquez.

- Prenez son pantalon. - Attendez !

J'�viterais, � votre place.

C'est moi qui donne les ordres.

Souvenez-vous, monsieur,

vous avez toujours un temps de retard.

Vous devriez peut-�tre lui rendre ses v�tements.

Envoie les chopes, Burt.

Je te d�fie pour garder ses v�tements.

Si vous voulez.

Reculez, les gars.

Apr�s vous, monsieur.

Allez Sam, envoie-les.

� toi, Vasquez.

Allez-y, M. Sam.

Je vous sugg�re de lui rendre ses v�tements.

OK, les gars.

- Merci beaucoup. - C'�tait un plaisir.

Au revoir, messieurs.

- Merci, Pedro. - � votre service.

Je suis Fletcher.

Ravi de vous rencontrer, M. Fletcher.

Pouvez-vous me dire qui vous �tes et pourquoi vous m'avez secouru ?

Je suis Nacho Vasquez

et j'ai un ranch de l'autre c�t� de la fronti�re.

Je viens voir ma s�ur, Lupita Montez, de temps � autre.

Elle tient une auberge � Del Norte.

Quand j'ai vu un homme d�fendre la v�rit�,

j'ai eu envie de l'aider.

Peu de gens oseraient s'opposer � Donner par ici.

Je vous assure que je n'en avais pas conscience.

Qui est-ce Donner ?

C'est le propri�taire de l'h�tel, mais ce n'est pas tout.

Il est aussi pr�sident du Comit� de D�veloppement des Terres.

Un peu pompeux. C'est quoi ?

Des hommes qui ont pill� et vol� jusqu'� poss�der toutes les terres

� une centaine de kilom�tres � la ronde,

except� au sud.

Les troupes mexicaines combattent Maximillian,

donc je fais en sorte de m'assurer

que Donner ne traverse pas la fronti�re

pour pers�cuter mon peuple.

Et le juge Jeffers ?

C'est une "farsa", mon ami.

C'est un bouffon.

Il fait ce que lui dit Donner, en g�n�ral.

Et le reste du temps ?

Il boit.

Il n'y a personne pour guider les bonnes gens d'El Paso.

Mais tout �a va changer, non ?

Vous serez avocat ici, pas vrai ?

Non, ce n'est pas vrai.

Je suis venu ici pour voir le juge Jeffers et sa fille Susan.

C'est bien dommage...

que vous ne souhaitiez pas �tre avocat.

Les gens ont besoin d'un d�fenseur.

Si je suis avocat, qui me d�fendra moi ?

Vous savez o� vit Mlle Jeffers ?

Bien s�r. Mlle Jeffers est tr�s jolie,

on ne l'oublie pas facilement.

Elle poss�de La Sombrereria,

la boutique de chapeaux.

Vous voulez y aller ?

Pas tout de suite, il me faut un nouveau manteau.

Ma s�ur vous en donnera un.

Son mari n'est plus l� pour le porter.

Navr� d'entendre �a.

Oh, M. Montez est mort en h�ros.

Il est mort en prot�geant les siens de M. Donner.

La loi est exp�ditive par ici.

Il n'y a qu'une seule loi ici.

Si vous voulez vivre, vous devez apprendre � tirer vite.

Je vous conduis � l'auberge.

LA SOMBRERERIA CHAPEAUX DERNIER CRI

Excusez-moi, pouvez-vous...

�a alors ! Nellie de la diligence.

Je vous cherchais.

Quelle co�ncidence.

Je vous cherchais moi aussi

pour vous rendre votre portefeuille.

- Tenez. - Merci.

C'est du beau cuir.

Mais il est vide.

Vraiment ? C'est vraiment dommage.

Il y avait de l'argent dedans.

Vous aurez du mal � le prouver.

Au revoir.

Tu me parlais, Nellie ?

Clay !

- Clay Fletcher. - Susan.

Tu ne m'as pas oubli�.

Bien s�r que non. Je suis si contente de te voir.

Comment vont ton grand-p�re et Mary Elizabeth

et tous ceux de Charleston ?

Ils vont bien, merci.

O� est pass�e ma cliente ?

Nellie de la diligence ?

Elle est partie � la h�te apr�s m'avoir rendu un portefeuille vide.

Oh non, pas toi aussi !

Je ne vois pas ce qui est si dr�le.

- D�sol�e, c'est juste que... - Je sais.

�a doit �tre dur de rire dans le coin.

C'est plus comme une blague r�currente.

Laisse-moi te prouver

que je n'ai pas oubli� mes bonnes mani�res.

Viens prendre le th�.

Ce n'est pas risqu� ?

Ces gens ne sont pas du genre � appr�cier le th�.

La sant� de p�re s'est d�t�rior�e

et le docteur a recommand� un climat sec,

donc nous sommes venus ici.

- Du lait ? - Non merci.

Bien s�r, apr�s Charleston, tout semblait

si spontan� et d�contract�, presque primitif.

Les gens �taient gentils et g�n�reux.

Peut-�tre un peu impulsifs.

J'avais remarqu�.

En fin de compte, c'est palpitant, j'adore �a.

C'est mieux � Charleston, non ?

Pourquoi donc ? Tout est si nouveau ici.

Une r�gion vaste, libre et pleine d'opportunit�s.

P�re et moi nous plaisons beaucoup ici.

C'est...

C'est quelqu'un d'important ici.

C'est le juge.

Oui, je sais.

�a a l'air si bien, � t'entendre.

Je serais presque tent� de rester.

Pourquoi tu ne m'as pas �crit ?

Ton unit� �tait toujours en mouvement.

Tu aurais pu demander � ma famille.

Je t'avais demand� de m'�crire.

Capitaine Fletcher, une fille ne va pas croire

tout ce qu'un officier lui chuchote � l'oreille.

En particulier quand il a une permission de 6 h

sous la lune, avec de la musique romantique.

Tu savais que je t'aimais, Susan.

Clay, je pr�f�re ne pas en parler.

Susan.

Susan, ma fille.

Oui, p�re, je suis l�.

Susan.

Merci, ma ch�rie.

Merci.

Tu sais tout maintenant.

Je le savais d�j�.

Je l'ai vu faire un proc�s aujourd'hui au Casa Grande.

Alors il n'y a rien de plus � dire.

Quand nous avons quitt� Charleston,

il a �t� normal pendant des semaines, mais maintenant...

Tu comprends pourquoi je ne peux pas rentrer.

J'aimerais pouvoir t'aider.

Vous aider.

Tu peux, Clay.

� Charleston, ne dis � personne ce que tu as vu ici.

Je te le promets.

Le juge doit signer ces papiers.

Quand le pourra-t-il ?

Demain midi. C'est l'heure � laquelle il se l�ve.

Je serai l�.

La diligence ne part qu'apr�s-demain.

- Clay ? - Oui ?

Je n'ai jamais aim� �tre ici.

Je d�teste El Paso.

Je sais.

H�, bas les pattes.

Posez-moi �a ici.

Attention, ce truc vaut son poids en or.

Je l'ai fait venir de La Nouvelle-Orl�ans.

Voil� pour toi ma ch�rie.

Un petit cadeau pour faire ressembler El Paso � Charleston.

Que faites-vous ici ?

Je n'ai pas besoin de demander, apparemment.

Vous vous connaissez ?

Nous nous sommes vus bri�vement.

Vous avez trouv� un nouveau manteau.

Oui.

Le manteau d'un homme mort pour d�fendre les siens.

Il y a deux trous � l'arri�re.

M. Montez, �a vous parle ?

Montez a essay� d'interf�rer avec la loi.

�vitez de commettre la m�me erreur.

Si �a m'arrive, j'�viterai de vous tourner le dos.

Au revoir, Susan.

Tu vends des fourrures maintenant ?

�a c'est s�r, partenaire.

J'ai fait une super affaire avec ces deux idiots.

Ils n'ont aucune id�e de la valeur de ces peaux.

Et toi, oui ?

Je peux les vendre 10 dollars pi�ce � la Nouvelle-Orl�ans.

Malin, hein ?

Je suppose.

Je te verrai � l'auberge, Pesky.

Et si Nellie te demande tes peaux, la r�ponse est non.

Bien compris.

Arr�tez, vous allez le tuer.

J'aime pas qu'on me traite de voleur et de menteur.

Ta maison sera saisie demain, comme je l'ai annonc�.

Un repr�sentant de la loi maintient la paix.

- Il ne la met pas en danger. - Petit...

Je veux vous parler, � l'int�rieur.

Johnny...

Vous �tes le sergent Johnny Elkins.

C'est bien moi.

Vous vous souvenez de moi ?

Oh oui, capitaine Fletcher.

Ma femme.

Merci d'avoir secouru Johnny.

Que vous ont-ils fait ?

Ils m'ont enfonc� les c�tes.

Allons chez un docteur.

Il n'y a que le m�decin militaire et il est absent.

�a va aller, capitaine.

Aidez-moi.

O� allons-nous, sergent ?

� la maison, je suppose.

Mon chariot est au coin de la rue.

Je vous ferai un bandage.

Allez-y doucement.

- Ce n'est pas trop serr� ? - Non.

On apprend des choses utiles � la guerre, pas vrai ?

Remettez votre chemise.

J'ai entendu le sh�rif dire qu'il allait saisir vos terres.

Il ne va pas oser ?

C'est comme �a que Donner a acquis ses terres.

Et le sh�rif aussi.

Mais vous ne pouviez pas payer � l'arm�e.

Pour eux, �a ne change rien.

Ils ont vol� des terres � des dizaines de soldats.

S'ils veulent me voler, je me battrai.

Sois prudent, Johnny.

D�tendez-vous, sergent.

Que faites-vous ?

Je vais conduire, si �a ne vous d�range pas.

Pas du tout, capitaine.

O� allons-nous ?

Tout droit, puis � gauche � la rivi�re.

Hue !

Les femmes et les enfants avaient peur

que les hommes de retour de la guerre ne les trouvent pas.

Ils sont venus vivre ici,

dans le lit de la rivi�re.

J'ai eu de la chance.

Je suis rentr� avant qu'ils attaquent

ma femme et mon fils.

Quand ils viendront, je serai pr�t, capitaine.

Johnny.

Johnny.

Jack est ici.

Donner et La Farge arrivent.

Ils ne sont pas loin.

Les voil� !

Non, Johnny, non.

D�posez les armes, sergent, ils n'attendent que �a.

Restez l�, je m'en occupe.

- Ouvrez le portail. - J'aimerais vous parler d'abord.

Et de quel droit ?

En tant qu'avocat de M. Elkins.

Elkins �tait � la guerre quand les imp�ts sont tomb�s.

Il a droit � un d�lai pour payer.

Aucune exception, sh�rif.

Ouvrez ce portail, Dutch.

Elkins a des droits.

Hors de ma route !

Vous avez de quoi payer, Elkins ?

Oh, Johnny, mon jardin.

J'ai dit que je paierai quand j'aurai l'argent.

D�gagez. Sortez tous de mes terres.

Vos terres appartiennent � l'�tat d�sormais.

Prenez son fusil.

- Vos 80 hectares seront vendus... - Partez !

Emmenez-le.

Je vous avais pr�venus. Je l'avais dit.

Quittez mes terres.

Partez tous.

Donne-moi �a, Johnny.

Pose donc �a.

- Ils vont le tuer. - Tu dois fuir, Johnny.

Vous savez o� il va ?

Sans doute � la rivi�re. Il doit traverser la fronti�re.

Au sud, apr�s les montagnes. Ils feront demi-tour � la rivi�re.

- Va au ranch de Don Nacho. - Oui, capitaine.

- D�gagez le passage. - Reculez, messieurs.

Vous allez devoir me laisser passer.

Mon cheval ne veut plus bouger.

Je d�bute un peu.

Vous avez fait vite pour venir ici pour un d�butant.

D�gagez le passage.

- C'est la derni�re fois que... - Arr�tez �a.

- J'en ai marre, Donner. - Arr�tez-le.

Tr�s bien, suivez-nous.

C'est Elkins que vous voulez. Vous savez quoi ?

Vu que je suis son avocat, il sera avec moi � son proc�s.

- �a vous va ? - Nous avons un accord.

D'accord.

N'essayez pas de quitter la ville avant de nous l'amener.

On va vous accompagner jusqu'� la ville.

Quand j'ai emprunt� ce manteau, il n'avait que deux trous.

J'aimerais le rendre dans le m�me �tat.

Apr�s vous, messieurs.

Donner, c'�tait quoi �a ?

On ne peut pas l'abattre sans provocation

ou maquiller �a en accident.

Susan.

- Susan ! - Oui, p�re, j'arrive.

Mes rhumatismes me font souffrir en ce moment.

- Bois �a, �a ira mieux. - Merci, ma ch�rie.

Tu pourrais m'aider � �crire ?

Doucement.

Et voil�.

J'ai �t� ravi de vous rencontrer, jeune homme.

Saluez votre grand-p�re de ma part.

C'est un grand homme.

C'est vraiment... un homme d'exception.

Si vous voulez bien m'excuser,

je dois m'absenter. J'ai un proc�s � pr�sider.

Je suis juge, vous savez.

Je sais. Vous me verrez souvent.

Que veux-tu dire, Clay ?

J'ai vu ce que tu voyais en El Paso, Susan.

Un monde de possibilit�s, surtout pour un avocat.

Nous serons oppos�s de temps � autre.

Vous faites une erreur. Un grosse erreur.

C'est un nouveau pays, sauvage et primitif.

Je vous conseille de partir.

Partez avant que...

Avant que...

P�re a raison, cet endroit est primitif.

Si tu veux garder ta dignit�, pars dans la prochaine diligence.

- Tu me suivrais ? - Je ne peux pas.

Je vais partir quelques jours.

Je reviendrai pour le proc�s de M. Elkins.

Au revoir.

Pesky, j'ai besoin d'aide.

Pas la peine de chercher plus loin.

Y a pas plus digne de confiance et honn�te que moi.

Et j'en sais quelque chose, tu peux me croire.

Regarde donc ces peaux.

- Tu en as chang�. - Bien s�r.

Ce sont des peaux de vache.

Je viens de sceller un accord extr�mement profitable

avec la concurrence locale.

- J'ai presque honte de les rouler. - Je vois.

J'ai d� donner mon manteau, mon chapeau, ma montre

et d'autres trucs, mais regarde ce que j'ai eu.

On va rentrer en premi�re classe, partenaire.

Je voulais te parler de �a. Je ne rentre pas tout de suite.

Ah non ?

Le proc�s de M. Elkins aura lieu le 16,

dans une semaine.

Si le juge est so�l, on n'a aucune chance.

Il doit �tre sobre pour le proc�s.

Voil� ce que tu vas faire.

C'est un peu piquant, M. Elkins.

- Mais c'est... - M. Nacho !

M. Nacho, deux hommes � cheval arrivent.

Excusez-moi.

Ernesto ! Roberto ! Garcia !

M. Fletcher, Que... Qui est-ce ?

Le serviteur de votre s�ur, Arturo.

Il a pris une balle qui m'�tait destin�e.

Emmenez ce pauvre gar�on chez le docteur de Del Norte.

- Vous �tes bless�, mon ami. - Je vais bien.

J'ai de la peine pour ce jeune homme.

J'ai d� �changer mon cheval avec le sien.

Vous n'aviez pas le choix.

Allez, asseyez-vous. Il vous faut � manger et � boire.

Ernesto, une bouteille de notre meilleur vin.

Je ferai pr�parer des v�tements et une chambre pour vous.

Merci.

- Comment �a va, Johnny ? - Bien, capitaine.

Vous rentrerez avec moi.

Rentrer ?

Vous viendrez � votre proc�s.

Vous ne savez pas ce que vous dites.

Tant que Donner n'aura pas �t� battu au tribunal,

personne ne sera en s�curit�.

Au tribunal ? Vous avez vu le juge, je n'ai pas mes chances.

Je pense que �a ira.

Vraiment.

Il faut au moins essayer.

Vous devez me faire confiance.

Tr�s bien, capitaine.

J'irai au proc�s.

�a te pla�t, mon petit ? Bien.

Une autre assiette, Fernando.

Tu es content ? Non ? Tu en veux encore, hein ?

Attends, �a va �tre joli.

Regarde �a. Tu aimes �a, hein ?

Tiens, Fernando.

Excellent. Excellent.

- Vous tirez bien. - J'ai un bon pistolet.

� l'arm�e, c'est tuer ou �tre tu�.

Tirer juste, c'est une chose, mais tirer vite en est une autre.

Rengainez votre arme.

Bien...

Voyons votre vitesse de r�action.

Comme �a.

D�gainez quand vous voulez.

Une assiette, Fernando.

Vous n'avez pas r�agi assez vite.

Vous avez raison.

Essayons encore.

Une autre assiette, Fernando.

Mes assiettes ! Mes assiettes !

Vous volez mes meilleures assiettes pour vous entra�ner � tirer !

Honte � vous !

Oh, mes assiettes.

Rentre ! Ne reste pas ici avec le petit.

Et vous aussi, M. Nacho.

Dois-je aller dire � madame

que vous cassez toutes les assiettes ?

Ah, les femmes !

Elle pense que les assiettes ne sont pas des cibles.

Venez, je vais vous trouver des armes

et on va aller tirer ailleurs.

Viens, Fernando.

Encore une autre, Fernando.

Encore une, Fernando.

Encore une fois.

Une autre.

Commencez � appuyer sur la g�chette en d�gainant.

Encore une autre.

Une autre.

Encore une, Fernando.

Et encore une.

Encore une fois.

Tr�s bien.

Je vous l'avais dit.

Vous m'avez m�me battu, moi, le meilleur tireur de Chihuahua.

On continue demain ?

Impossible, M. Nacho, nous partons pour El Paso ce soir.

Le proc�s a lieu demain.

J'esp�re que Pesky a r�ussi.

Tout repose sur lui maintenant.

Allez, M. le juge, vous vous d�brouillez bien.

Ce n'est plus tr�s loin.

Vous avez dit �a toute la journ�e.

Je veux un verre.

Bien s�r, bien s�r.

Je vous offrirai un verre d�s qu'on sera arriv�s.

Allez, vous vous d�brouillez tr�s bien.

Allez voir cette concession tout seul.

Je rentre � la maison.

Vous avez envie de boire ? Attrapez-moi.

Ce n'est plus tr�s loin.

Je vois un des rep�res l�-bas.

Cette pile de rochers. Allez, M. le juge.

M. le juge, voil� le rep�re.

Regardez, notre fortune est assur�e.

Regardez.

Juste � c�t� des arbres, comme le disait la carte.

Il n'y a pas d'arbres ici.

Quelqu'un a d� les couper pour faire un feu, c'est tout,

mais le rep�re est toujours en place.

Ce n'est pas un rep�re,

c'est juste quelqu'un qui a fait un feu.

- Donnez-moi �a. - Oh oui.

Imb�cile maladroit !

Oh bon sang, M. le juge, je suis d�sol�.

Il m'en reste une autre dans mes fontes.

Je vais aller la chercher, ne bougez pas.

Arr�tez �a, esp�ce d'imb�cile.

Que faites-vous, vous �tes fou !

Vous avez fait peur aux chevaux.

Esp�ce d'irresponsable, pourquoi avoir fait �a ?

Il va falloir rentrer � pied.

Vous avez raison, il faut marcher. �a va bien nous prendre la nuit.

Oh. Moi ? Marcher ? Oh, mon Dieu.

Petits, petits. Revenez.

Petit cheval !

Vous avez gagn�, M. le juge.

Allez-y, tuez-moi.

Vous �tes assis sur un cactus, �a ne vous fait pas mal ?

Bien s�r que �a fait mal, mais j'ai pas la force de me lever.

Et moi, j'ai pas la force de vous tuer.

On est encore loin ?

J'en sais rien, on devrait �tre � El Paso au matin.

Sucez ce bouton pour garder votre bouche humide.

H�, c'est une bonne id�e.

Bon...

On devrait y aller avant de ne plus pouvoir nous lever.

Maintenant que je n'ai plus

ni la force ni l'envie de vous tuer,

vous pouvez m'expliquer pourquoi vous avez chass� les chevaux ?

Ouais.

Je vous desso�le pour votre proc�s de demain.

C'est l'id�e de M. Fletcher.

Il veut �tre s�r que le proc�s sera juste.

Oh, oui.

Oui.

Le proc�s de Johnny Elkins.

Vous m'en voulez pas ?

Non, non, bien s�r que non.

Je vous ai dit de les sucer, pas de les m�cher.

Autant essayer de manger en prime.

"POUR GAGNER DU TEMPS, LE PROC�S DE JOHN ELKINS

"AURA LIEU SOUS CET ARBRE, MARDI PROCHAIN.

"LE PUBLIC POURRA ASSISTER � LA PENDAISON."

Tous les gens du coin sont venus voir �a.

On voudrait pas les d�cevoir, sh�rif.

Je pensais pas que �a attirerait tant de monde.

Ils sont venus le voir gagner, pas �tre pendu.

Ils pourront r�cup�rer leurs terres s'il gagne.

- Pas vrai, Mahoney ? - Oui.

Vous pensez qu'ils viendront ?

Il para�t que l'avocat a eu un accident

en traversant la fronti�re.

Oh, je vois.

Le voil�, maman ! C'est papa !

Les voil� ! L'avocat et M. Elkins ! Et M. Nacho !

C'est incroyable.

Vous aviez dit...

La ferme. Trouvez comment r�gler �a.

On a toujours le juge.

Il doit �tre cach� avec une bouteille.

Envoyez vos hommes et quadrillez les environs.

Vous l'avez entendu. Allez-y.

- Papa. - �a va, Johnny ?

Je vais bien, Stell.

Tout va bien se passer, tu verras.

- Occupe-toi bien de ta m�re. - Bien s�r, papa.

Votre prisonnier, sh�rif.

Vous avez l'air surpris. Un probl�me ?

Vous ne m'attendiez pas ?

Vous �tes responsable de la s�curit� du prisonnier.

Qu'il ne lui arrive rien.

Entrez � l'int�rieur.

Bonjour, Susan, tu as re�u mon message ?

Le message � propos de ton p�re ?

Oui, Clay.

Un probl�me ?

Tu as chang�, tu es diff�rent.

Les v�tements sont � M. Nacho. Ils sont voyants.

Pas tes v�tements, tes armes.

� quoi �a rime ?

Des arguments juridiques suppl�mentaires, au cas o�.

O� sont ses livres ? Je dois revoir les lois du Texas.

Par ici.

- Qu'est-ce que vous avez l� ? - Le meilleur des coqs de combat.

- Champion du Texas. - C'est s�r.

Il m'a fait gagner 10 000 pesos en une semaine.

- On ne vous le vendra pas. - Je n'en veux pas.

Je dois trouver M. Fletcher.

Susan.

Si tout se d�roule comme pr�vu,

et que Donner n'a plus d'emprise sur ton p�re,

partiras-tu avec moi ?

Oh, bien s�r, Clay.

Clay.

Partenaire.

Quoi ? O� est le juge ?

Je voulais te pr�venir.

Quand je l'ai ramen�, il �tait sobre, comme tu voulais,

mais �a va pas durer.

Les hommes du sh�rif

l'ont tra�n� au saloon pour le faire boire.

Servez-vous.

Je ne veux pas boire, j'ai un proc�s � pr�sider.

Vous n'�tes pas en �tat. Il vous faut un remontant.

Vous ne pouvez pas arr�ter aussi brusquement.

- Prenez un verre. - Je ne veux pas boire.

La vie d'un homme est en jeu. Je dois pouvoir me concentrer.

Buvez, je vous dis.

- Allez. - Attendez, M. le juge.

L�chez-le. Faites ce que je dis.

�a a mal fini pour vous la derni�re fois.

Messieurs, M. Nacho dirait que vous �tes un peu trop lents.

Venez, M. le juge.

Pour dissiper tout malentendu,

on va envoyer les chopes.

Tr�s bien. D�gagez le passage.

Commencez, Donner.

Vas-y, Sam.

OK.

� vous, Fletcher.

Quand vous voulez.

Vous �tes pr�t ?

Le proc�s aura lieu sous l'arbre dans 20 min.

- O� est le juge. - Le voil� qui arrive.

Bon sang, regardez-le !

Enlevez-moi �a, vous faites peur aux chevaux.

- P�re ? - Oui ?

Regarde-moi.

Je suis fi�re de toi. Tellement fi�re.

Merci, ma ch�rie.

Vous vous �tes d�guis� pour le cirque ?

Non, c'est une robe de chambre.

Un peu de silence, le proc�s va commencer.

Merci, ma ch�rie.

Le prisonnier est l� ?

Oui, M. le juge, je repr�sente l'accus�.

�tes-vous un membre asserment� du barreau ?

Oui.

Qui repr�sente l'�tat dans ce proc�s ?

C'est moi.

Vous vous appelez John Elkins ?

Oui.

Connaissez-vous le chef d'accusation ?

- Oui. - Coupable ou non coupable ?

Non coupable.

Attendez un peu, Jeffers !

Respectez les usages de la cour et attendez votre tour.

Le procureur et l'avocat de la d�fense

peuvent s�lectionner le jury.

L'accus� renonce � avoir recours � un jury.

Objection. Il faut un jury. J'insiste !

En accord avec la constitution,

l'accus� peut refuser de faire appel � un jury.

- Voulez-vous un jury ? - Non.

On peut laisser le juge d�cider s'il est coupable ou pas.

Je suis s�r que son verdict sera le bon.

Je vous remercie pour votre confiance.

Que le procureur pr�sente l'affaire.

Voil�, M. le juge, je vais tout vous dire.

Cet homme a tu� un repr�sentant de la loi

devant de nombreux t�moins.

Il doit �tre puni pour cet acte.

Voil� de quoi il en retourne.

Plus vite on en aura fini avec ces b�tises

et plus vite on pourra retourner boire.

Vous avez fini votre plaidoirie ?

Je crois bien qu'il n'en peut d�j� plus.

Silence. Je vous prie de vous calmer.

Maintenant...

C'est au tour de l'avocat de la d�fense

de faire sa plaidoirie.

M. le juge, j'ai devant moi

un exemplaire de la constitution du Texas.

- Puis-je vous en lire un extrait ? - Faites.

"Nul ne saura �tre priv� de sa vie,

"de sa libert� ou de ses biens

"sans proc�dure l�gale r�guli�re."

Dans cette affaire, John Elkins

ne b�n�ficiait pas de protection l�gale.

Tandis qu'il combattait pour l'�tat qui lui octroyait ces droits,

la justice est devenue �go�ste et corrompue.

Les sh�rifs et les juges ont �t� frauduleusement �lus

et ont servi d'outils � des hommes qui souhaitaient piller et voler

en utilisant la loi � leur avantage.

Je n'ai pas besoin de les nommer.

Vous les connaissez tous.

Poursuivez.

John Elkins n'a pas commis de meurtre

dans le sens moral du terme.

Il est vrai qu'il a tu� un homme,

mais il ne faisait que d�fendre sa propri�t� contre des voleurs.

Ce n'est pas M. Elkins qu'il faut juger,

mais la cour d'El Paso.

Les sh�rifs et les juges

qui n'ont pas su prot�ger cet homme.

C'est tout, M. le juge.

C'est � vous de d�cider qui est vraiment coupable.

Je...

J'ai examin� les faits avec attention

et par les pouvoirs qui me sont conf�r�s

par l'�tat du Texas,

je d�clare l'accus�, John Elkins...

non coupable.

Monsieur, merci d'avoir lib�r� Johnny.

Lib�rer Johnny m'a aid� � me retrouver.

En lib�rant John Elkins, la cour reconna�t la v�racit�

des propos de la d�fense qui a prouv�

que les vrais coupables sont ailleurs.

Par cons�quent,

je compte quitter ma fonction de juge d'El Paso

et me soumets � un jugement pour mes fautes.

Non !

Pas maintenant !

J'aurai besoin d'un bon avocat, M. Fletcher.

Vous avez d�j� �t� jug� par les habitants.

Vous les avez entendus.

Ils veulent que vous restiez.

C'est le peuple qui d�cide.

Tu sais ce que �a signifie.

Tout le monde va vouloir r�cup�rer ses terres.

Assure-toi que �a n'arrive pas.

Je pense qu'on doit f�ter �a.

Johnny, venez chez nous avec votre femme et Jack.

J'aimerais plut�t rentrer et m'occuper de ma famille.

Rentrer � la maison. �a fait du bien de pouvoir le dire.

Nous comprenons. Bonne chance � vous.

Soyez b�nis.

Allez, Stell.

Fils.

- M. le juge, peut-on vous parler ? - Bien s�r.

Rentre donc, je te rejoindrai.

- Ne sois pas en retard pour d�ner. - Promis.

M. le juge, et nos terres ?

Je suis si contente que ces gens rentrent chez eux.

Et toi alors ?

Oh, j'irai l� o� mon mari voudra �tre avocat.

Susan !

Ma ch�rie !

- Clay, on nous regarde. - H�, Clay.

Clayton, mon gar�on.

Qu'est-ce que tu as l� ?

Mon gar�on, �vite de parler de fa�on aussi irrespectueuse

en face d'El Furioso.

Donc, c'est quoi ?

C'est le champion du monde des coqs de combat.

Et le champion du Texas.

C'est un tueur.

C'est pour �a qu'il s'appelle El Furioso.

Une super affaire, partenaire.

Au lieu de trimballer 300 peaux, on a ce champion.

� nous la fortune.

O� l'avez-vous eu ?

- J'ai d�... - Attends un peu.

Oh non, pas encore !

Ouais.

C'�tait malin, hein ?

Ou peut-�tre pas.

Le meilleur coq de combat, hein ?

Comment je m'en sors, partenaire ?

Oh, mon Dieu.

Mlle Jeffers.

Mlle Jeffers, venez vite.

Il est arriv� une trag�die. Votre p�re...

Il est mort, Clay.

Ils l'ont tu�.

Emmenons-le � l'int�rieur.

Venez m'aider.

Je peux rester si vous voulez.

S'il vous pla�t.

Une terrible r�compense pour son acte courageux.

Plus personne n'osera s'en prendre � Donner et � ses hommes.

M. Fletcher !

M. Fletcher !

Venez vite, M. Fletcher. Ils s'en prennent � mes parents.

Reste ici, Jack.

Qu'est-ce qu'il y a ?

C'est notre maison !

La loi...

Elle est inutile sans repr�sentant officiel.

� quoi sert la justice si on a peur de l'accepter ?

Vous avez vu ce qui arrivait quand une cour

�tait m�pris�e et ridiculis�e.

Vous avez vu un juge mourir pour avoir rendu un verdict juste.

Vous avez vu un couple se faire tuer

pour avoir accept� ce m�me verdict.

La justice est meurtrie et d�s�quilibr�e, ici � El Paso.

Il ne reste qu'une chose � faire : prendre les armes.

Il est temps de faire justice vous-m�mes.

- Me suivrez-vous ? - Ouais !

En route, pour venger Johnny !

Attendez mon ami, vous ne devriez pas faire �a.

Vous devriez �tre le premier � d�fendre la loi.

Il n'y a pas de loi qui tienne � El Paso, M. Nacho.

Juste les criminels locaux qui font leur propre loi.

Nous r�pondrons � la force par la force.

Nous suivrez-vous ?

Pour maintenir la loi, oui, mais pas pour la violer.

Je ne peux pas vous suivre.

Dans ce cas, au revoir, M. Nacho.

- Allons-y. - On te suit, Clay.

Un autre, Sam.

Que tout le monde se mette en rang.

Ceux qui sont au bar, tournez-vous, je veux vous voir.

- C'est l'avocat. - Et le fils Elkins.

Plus vite que �a !

Allez !

Jack, tu reconnais quelqu'un ?

Allez, Jack.

C'est lui.

Tu es s�r, Jack ?

J'en suis certain.

Je l'ai vu depuis le corral.

Il a menac� de br�ler la maison si mon p�re ne sortait pas.

Sortez du rang et venez par ici.

Vous ne m'aurez jamais.

Tu en reconnais d'autres ?

Lui !

Il a tra�n� ma m�re hors de la maison.

Il ment, je n'ai rien fait.

Non ! Il ment ! Il ment, je vous dit !

Il ment.

Il a quelque chose au poignet.

"Sh�rif La Farge, un autre de vos hommes est mort

"pour ce qu'il a fait subir � John Elkins et sa femme.

"Ce n'est pas le dernier."

Je n'ai jamais vu cet homme. Quelqu'un le conna�t ?

Voil� pourquoi je vous ai fait venir, M. Fletcher.

C'est l'�uvre de Clay.

On ne peut pas le contacter ?

Excusez-moi.

Il a un ami dans cette ville qui l'approvisionne,

il pourrait vous conduire � lui.

Oui, essayons �a, je vous en prie.

Doucement, mon gar�on.

Allez vous cacher derri�re ces buissons.

Le capitaine Fletcher pourrait changer d'avis en vous voyant.

Dites, M. le juge, il aura peut-�tre besoin d'argent.

Vous me paieriez les 10 dollars que vous m'avez promis ?

Oui, bien s�r.

Oh, bon sang, �a me revient.

On a failli se faire voler dans la diligence

et j'ai laiss� mon argent � une jeune fille.

Nellie de la diligence ! Elle vous a eu, vous aussi.

Pourquoi tant d'hilarit� ?

C'est compliqu�, je vais essayer de vous expliquer.

D�p�chez-vous, je les entends qui arrivent.

- Bonjour, Pesky. - Salut, Clay.

- Tu as pu tout acheter ? - Tout, sauf le savon.

J'ai suppos� que tu pr�f�rais �tre sale plut�t qu'affam�.

Bien jou�.

On commen�ait � manquer de munitions.

Mettez �a dans vos fontes et prenez un morceau de pain.

Comment va le formidable El Furioso ?

Tu as gagn� des combats ?

Non, elle s'occupe de sa famille.

Elle a pondu 15 �ufs.

Vous entendez �a ? Le meilleur coq de combat du monde

va �tre maman.

Clay.

Susan.

Grand-p�re, que faites-vous ici ?

Je suis venu te voir, Clay.

Mais je ne m'attendais pas � voir mon petit-fils

avec une r�compense sur sa t�te.

Tu devrais entendre les faits avant de me juger h�tivement.

Il conna�t les faits, Clay, je lui ai tout dit.

Toi et ces hommes avez tu� et pendu

et sem� la d�solation dans tout El Paso.

On ne fait que se d�fendre, mademoiselle.

Tim a raison. Nous n'avions aucune chance,

mais tout a chang� gr�ce au capitaine.

Gr�ce au capitaine ?

Tu es avocat !

Tu dois faire respecter la loi.

On n'est pas � Charleston, grand-p�re.

Ici, c'est El Paso.

Les gens ont d� prendre les choses en main pour d�fendre les leurs.

Le pouvoir au peuple.

Le cri de ralliement des voyous depuis la nuit des temps.

C'est comme �a que tu justifies les horribles crimes

que vous avez commis ?

- �a ne suffit pas ? - Non, Clay.

Il n'y a qu'une fa�on de d�fendre les gens...

De tous les d�fendre.

Et cela, en �tablissant des tribunaux parfaitement l�gaux

o� l'accusateur et l'accus� peuvent s'affronter sur un pied d'�galit�.

Votre grand-p�re a raison, mon ami.

Ne comprends-tu pas, Clay ?

Tu te mets au niveau de Donner et ses hommes.

Il suffit qu'un homme en accuse un autre

et vous le condamnez sans r�fl�chir.

On devait se battre. Juste retour des choses.

Tu trouves �a juste de punir des innocents aussi ?

L'homme que vous avez tra�n� jusqu'� El Paso

n'avait rien � voir avec la mort de M. et Mme Elkins.

Jack s'est tromp�, cet homme n'�tait pas un adjoint.

C'�tait un pasteur qui venait ouvrir une �glise.

Je ne sais pas quoi dire.

C'�tait la seule solution.

Il y en a d'autres. Arr�te avant d'aller trop loin.

Rien ne me retient plus � El Paso.

On pourrait s'en aller. Aller o� tu voudras.

Je ne peux pas les abandonner.

On trouvera comment arr�ter Donner et La Farge.

- Ah oui ? - Oui, Clay.

Tu es cens� triompher par l'�loquence, pas par la force.

Assieds-toi avec ces hommes, peu importe qui ils sont,

et expose tes revendications en �coutant ce qu'ils ont � dire.

Fais �a pour moi ou pour Susan

si tu ne le fais pas pour toi.

- Qu'en dites-vous ? - �a m'a l'air bien.

Je suppose que le vieux a raison.

Je veux bien essayer.

Je ne veux pas refaire une erreur.

Tr�s bien, grand-p�re.

On va essayer �a.

- Bien, mon ami. - C'est mieux comme �a.

C'est la bonne d�cision.

Je vais arranger une r�union avec Donner et La Farge.

Videz ce chariot.

Pasky, raccompagne Mlle Jeffers et le juge

et ram�ne la r�ponse de Donner.

Partenaire, m�me Mercure ne serait pas aussi v�loce que moi.

J'attendrai avec Clay, si �a vous convient.

Je comprends.

Allez, hue !

Tu pourrais les laisser pousser.

�a serait mignon avec un ruban.

Arr�tez de rire. C'est vous, le prochain.

H�, voil� Pesky. Il est de retour.

Alors, Pesky ?

C'est le juge Fletcher.

Oh, non. Clay.

Je suis d�sol�, Clay.

Ils m'ont oblig� � vous le ramener.

Qui a fait �a ?

La Farge.

Rentre en ville.

Emm�ne Mlle Jeffers avec toi.

M. Nacho, assurez sa s�curit�.

Oui, mon ami.

Pesky, dit � tout le monde de quitter la ville

avant demain midi.

Qu'est-ce qui se passe ?

Pourquoi est-ce que tout le monde va vers la rivi�re ?

Il s'enfuient avant la fusillade.

- Fletcher et ses hommes arrivent. - Fletcher ?

Pourquoi il viendrait ?

Vu ce qui est arriv� � son grand-p�re, il viendra.

Donner, tuer cet homme, c'�tait vraiment scandaleux.

La Farge est all� trop loin.

C'�tait un meurtre de sang-froid.

- Qui a tu� le vieux Fletcher ? - Pourquoi ?

C'est bien ce que je veux savoir.

Pour montrer � l'avocat qu'on plaisante pas.

Depuis quand tu commandes ?

Depuis maintenant, j'en ai marre de tes ordres.

Comprends bien

que je ne me mouillerai pas pour te sauver.

D�brouille-toi.

Pas la peine de me sauver, je peux me d�fendre.

C'est quoi �a ?

Si c'est Fletcher et ses hommes, tu vas pas tarder � te d�fendre.

- Donnez-nous La Farge. - Et Donner.

Reste l� et ne te montre pas.

Vous avez vu La Farge ?

Non.

Arr�te de me suivre.

Cache-toi.

H�, La Farge va vers la rivi�re.

Allez, suivez-moi !

Mme Montez, j'ai besoin d'aide.

Pourquoi est-ce que je vous aiderais ?

Je vous ai donn� le manteau de mon mari,

parce que mon fr�re, M. Nacho

m'a dit que vous �tiez digne de le porter.

Mais vous ne valez pas mieux que les autres.

Vous ne pensez qu'� tuer. Tuer !

Quand cela prendra-t-il fin ? Quand tout le monde sera mort ?

Peut-�tre que �a serait pr�f�rable pour El Paso.

Oh.

�a ira, mon gar�on.

Tirer sur des hommes et des femmes ne vous suffit plus ?

Vous blessez des enfants maintenant.

Prenez bien soin de lui.

Arr�tez. D�tachez ces cordes.

Vous en aurez besoin pour rassembler vos b�tes.

Que faites-vous ?

On n'a pas fait tout �a pour rien.

- Ouais. - C'est vrai.

Pas du tout,

mais il est temps de se demander o� tout cela nous m�ne.

Une �ni�me pendaison.

Quel mal y a-t-il � �a ?

- Et Donner dans tout �a ? - Donner est mort.

Le Comit� de D�veloppement des Terres n'est plus.

La Farge est pr�t � �tre jug�.

Jug� ? Lui ? La corde est trop douce pour lui.

- Ouais ! - Attendez, �coutez-moi.

On ne peut pas agir en criminels, peu importe la raison.

On a bris� la loi, nous aussi.

Vous avez pens� qu'on pourrait �tre jug�s � notre tour ?

Hier, mon grand-p�re a dit qu'il n'y avait qu'une seule fa�on

de d�fendre les droits du peuple :

gr�ce � des tribunaux l�gaux

o� l'accusateur et l'accus� ont tous deux leur chance.

Nous aurions tous notre chance dans un tribunal

et La Farge aussi.

Je suis pr�t � tenter ma chance.

Et vous ?

- �a me semble bien. - � moi aussi.

- Ouais. - Il a raison.

D�tachez ces cordes.

On a du boulot.

C'est un grand jour pour El Paso mes amis.

C'est bien vrai, mon fr�re.

Nous sommes tous partenaires.

Oui, monsieur.

D�sormais, la loi et l'ordre r�gneront dans notre belle ville.

Quelqu'un sait quand part la prochaine diligence ?

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