Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂ®)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Je te salue.
Oh, ma soeur.
Qui ĂŞtes -vous ? Que faites -vous lĂ ? Nous accompagnons notre fille au couvent
de Pescia où elle doit prendre le voile. Alors ils doivent avoir des écus d
'argent sur eux, capitaine. Et pour payer ça d 'autres couvents ? Je fais
toujours avec des lettres de change, jamais en écus. Vous devez bien avoir
quelque chose de bon Ă prendre.
Rendez -nous cette chaîne.
Elle appartient à ma mère.
Elle a plus de couilles que toi.
La Sainte Vierge vous punira si vous ne la rendez pas.
Et qu 'est -ce que tu en sais, petite ? La Sainte Vierge fait tout ce que je lui
demande. Qu 'elle aille se faire foutre, la Vierge.
Vous l 'entendez ? C 'est la voix de la Vierge.
C 'est pour montrer qu 'elle m 'a entendu.
Tiens ! Elle va bien se marrer avec toi, la Sainte Vierge.
Les Thiatines nous seront reconnaissants d 'amener à Jésus une nouvelle épouse.
Bénédetta sera heureuse parmi nous.
J 'apporte aussi des oranges, des pommes et du vin en quantité importante.
Pendant les 25 ans à venir, vous recevrez la même chose, chaque année.
C 'est très généreux de votre part, Seigneur Carlini.
Et pour ce qui est de la dot ? Quand ma petite
Bénédetta est née, elle a failli mourir.
Mais Dieu l 'a sauvée par miracle.
Alors j 'ai promis de la lui donner.
Une histoire bien aimourante.
J 'en ai entendu beaucoup comme ça.
Et chaque fois, ça motive.
Mais tous les ans, nous voyons arriver des centaines de filles qui veulent
servir Dieu.
Les postulantes de cette année.
Et je ne peux en prendre que trois.
Parce que je mesure les défis que vous avez à relever, je suis heureux de vous
faire don de 50 écus d 'or.
En plus, des fruits et du vin qui ne comptent pas exactement pour rien, n
-ce pas ? En dehors d 'ici, la dot d 'une épouse est au moins 150 écus.
Une épouse de Christ en vaut -elle moins de 100 ? Coupons la poire en deux.
75.
N 'allez pas chipoter comme un juif pour 25 écus.
Après tout, Giuliano, c 'est votre fille chivrie.
Entendu.
Sentez -vous. Je ne suis pas en train de négocier des chevaux.
Votre parole me suffit.
Et votre lettre d 'échange.
Elle est trop grande.
Mais elles sont si belles. Retire ta robe.
Qu 'est -ce que c 'est que ça ?
C 'était à ma mère pour que je puisse prier la Sainte Vierge.
Ma petite, nous avons notre propre Vierge au couvent.
Ă€ partir d 'aujourd 'hui, c 'est elle que tu prieras.
Mais elle est Ă moi ? Allons, prĂŞte -toi.
La robe, maintenant.
Ça me gratte, c 'est horrible.
C 'est exprès.
Ton pire ennemi, c 'est ton corps.
Il vaut mieux ne pas te sentir trop bien dedans.
Quand j 'étais un peu plus âgée que toi, j 'ai perdu deux pouces de chair sous
le couteau d 'un ivrogne.
Ce doigt de bois, j 'y tiens plus qu 'au neuf autres.
Si je pouvais, je remplacerais chaque partie de mon corps jusqu 'Ă n 'ĂŞtre qu
'un bloc de bois dans lequel serait sculpté le nom de Dieu.
Comme si une pierre tombait ? Tu es une fille intelligente.
Mais intelligente, ça peut être dangereux, ma petite.
Et pas que pour les autres.
Venez les placer par ici.
Voici ta cellule.
Demain tu mets ça.
Marie bien -aimée, tu es ma mère maintenant.
Je t 'en prie, aide -moi.
Je me sens si seule.
Je ne sais même pas si tu peux m 'entendre, Léo.
Benedetta ? Tu es baissée ?
Relevez la statue !
Tu as touché la
statue ? Non, quelque chose a lâché et elle m 'est tombée dessus. Qu 'est -ce
que tu faisais lĂ ? Je voulais prier la Vierge.
Tu peux tenir sur tes jambes ? Oui.
C 'est un miracle qu 'elle n 'ait pas été écrasée.
Allez vous coucher et ramenez Benedetta au lit.
Bien.
Ma mère, pourrait -il s 'agir d 'un vrai miracle ? Évitons les grands mots.
Les miracles, ça pousse comme des champignons. La plupart du temps, ils ne
valent pas les ennuis qu 'ils posent.
Je n 'y croyais pas vraiment.
J 'ai tant désiré voir mon fils, le Seigneur Jésus.
J 'ai tant désiré être à nouveau en présence de son corps.
Et Dieu, dans sa montuétude infinie, m 'a envoyé un ange qui a proclamé cette
nuit.
Tu monteras vers ton fils dans la gloire.
Et pour votre présence ici, mes frères, j 'ai prié avec ferveur.
Noble dame, pleine de grâce et de sagesse, vous êtes notre récompense.
Je vais maintenant prendre place sur celui préparé pour moi.
J 'arrive, Seigneur, j 'arrive.
Viens Ă moi.
Il est Ă tes pieds.
Ce festin nous est offert par notre généreuse invitée, Giuliano Carlini.
Bujons à sa santé.
Ayons une pensée pour notre cher évêque de Milan qui nous a été enlevé la
semaine dernière.
J 'ai entendu dire que c 'était la peste.
Effectivement.
L 'évêque était un brave homme.
Mais j 'ai toujours soupçonné que sa cathèdre lui avait fait tourner la tête.
Si c 'est la volonté de Dieu, le siège de l 'évêque sera mieux occupé par votre
grâce. Ah non, non, non, mais c 'est bien triste.
J 'ai pourtant fait ma cour, ratiquant avec l 'impudence d 'une catin, mais je
ne suis tout simplement pas un personnage assez en vue.
Ce serait déjà prodigieux que le pape arrive à situer péché sur une carte.
Eh bien, il ne nous reste plus qu 'à espérer un miracle cartographique.
C 'est son épouse, n 'est -ce pas ? Oui, bien sûr.
Ouvrez.
Viens ! Patricia, je te bagarre ! Vous ĂŞtes dans un couvent !
J 'aime Jésus.
Acceptez -moi. Je suis le père de Fépi. Elle m 'appartient. Laissez -moi rester
ici.
Mais un couvent n 'est pas un lieu de charité, cher enfant.
Il faut payer pour rentrer ici.
As -tu de l 'argent ? Non.
Non ! Marche -moi ! Je vais servir Dieu !
Mère, je vous en prie, aidez -la.
Nous ferons sa dot.
Vous voulez que je paie la dot d 'une inconnue ? Je prierai toute ma vie pour
vous, messieurs.
Magnifique.
Seigneur Cardinal, les riches n 'entrent pas au royaume des dieux.
Jésus l 'a dit.
Et vous, révérende mère, vous faites tout ce qu 'il faut pour que je
y entrer.
D 'accord.
Cadeau pour toi, bébé.
Comment ça, un cadeau ? Ma fille est à moi. Par question de vous la céder pour
rien, jamais de la vie.
Je te donnerai 10 dinaris, pas un sou de plus. 20.
Plus les frais d 'un bon chien pour remplacer cette traînée.
Aidez, messieurs.
Tu l 'attrapes.
Savonne -toi bien.
Tu t 'appelles comment ? Fer Benedetta, et toi ? Bartholoméa.
Bartholoméa comment ? Bartholoméa tout court.
Viens te laver, c 'est une règle ici.
Une âme propre exige un corps propre.
Je prends tout si fort que je peux.
Merde, mon seigneur.
J 'ai failli tomber.
Est -ce qu 'il reste de l 'eau pour que je me rince ? Sœur Benedetta ? Tâche
mes ennuis sur la table.
Sœur Benedetta ? J 'ai besoin de chier, c 'est où ?
Des vraies chasse -parties ? Tu faisais ça où avant ? Dehors, avec les bêtes.
Oh, ça fait du bien ! Attends, on peut pas parler aussi fort la nuit.
Ça s 'est permis, j 'espère.
Attends.
Pardonne -moi, qui t 'a fait ça ? Mon père.
Pourquoi ? Ma mère est morte de la peste l 'année dernière, et alors mon père,
il m 'a prise comme femme.
Moi, je lui ai toujours dit que je ne voulais pas, et lui m 'a toujours
qu 'il n 'en avait rien Ă foutre.
Comme femme, tu veux dire pour tout ? Oui, tout.
Mes frères, ils faisaient aussi pareil, qu 'on ne le vioit regarder pas.
Ce matin, j 'ai essayé de le planter avec des ciseaux.
Il a pas aimé, il m 'a massacrée.
C 'est pour ça que je me suis enfuie.
C 'est pas toujours un avantage d 'ĂŞtre belle.
Si je ressemblais à une chèvre, je serais exactement pareille.
Tu me trouves belle ? Tu veux dire que tu le sais pas ?
Non, on avait pas de miroir chez nous.
Tu es belle.
Tu pourrais voir ton reflet dans mes yeux.
Je vois rien.
Non, je suis prĂŞte.
Alors tu te vois.
Qu 'est -ce qu 'il fait de nous lĂ , toutes les deux ? Elle ne savait pas oĂą
étaient les latrines.
C 'est qui elle ? Christina, ta fille la révérende mère.
Elle est bien toujours comme ça pour sa mère ?
Je crois que Sœur Bartholoméa attend que je lui montre l 'exemple, mais je ne
suis pas digne de l 'instruire.
C 'est Dieu qui a placé cette jeune fille sur ton chemin.
N 'a -t -elle pas besoin d 'amour et de conseil ? Oui, mais il faut qu 'elle
soit dirigée d 'une main de fer.
qui tentaient de nous éloigner l 'un de l 'autre.
Mais ils sont stupides.
Ni la vie ni la mort ne peuvent nous séparer.
Reste avec moi.
Oui, touché.
Je resterai avec toi.
et ma sœur.
Mon père.
J 'ai vu Jésus.
On rĂŞve ? Non.
Mon cher Léon, comme je vous vois maintenant devant moi.
Quand vous l 'avez vu, qu 'avez -vous éprouvé ? De la peur.
Alors c 'était une vision fausse.
Quand le Christ se manifeste, on est rempli de joie.
Mais comment puis -je savoir ce qui est vrai et ce qui est faux ? À travers la
souffrance. La souffrance est le seul moyen de connaître le Christ.
Je sais que Dieu veut que nous souffrions, mon père, mais... ça m
'est naturel.
Les voix de Dieu sont souvent terrifiantes.
Les imbéciles disent, je ne le crains pas, car je sais qu 'il est tout tenté.
n 'ont jamais vu un chirurgien au travail.
Nous devons donc nous réjouir de nos malheurs.
Priez pour y parvenir.
Ego te absolvo.
Les bobines sont fichues.
Tu sais combien elles valent ? Quelle idiote ! C 'est toi qui m 'as refoncé
dessus.
Je te demande pardon ? C 'est ta faute.
Cesse de mentir.
C 'était toi, je t 'ai vue.
Sors ces bobines du chaudron.
L 'eau est encore bouillante.
Sors -les de là et vite, sinon on te renvoie chez ton père.
Maintenant, le rĂŞve.
Tu veux que je recommence ? Pendant qu 'on parle, les bobines se détruisent.
ArrĂŞte ! Et alors ? Que se passe -t -il ici ?
Bartholomea s 'est brûlée la main.
Allez, au travail, tout le monde ! Il faut qu 'elle aille Ă l 'infirmerie.
Emmenez -la.
J 'apprends qu 'une de vos sœurs a endommagé des bobines de soie et que
avez pris sur vous de lui administrer un châtiment.
Non, Reverend Merman.
Non. Je n 'ai pas voulu la punir, j 'ai voulu lui faire mal.
Vous avez voulu infliger de la douleur à l 'une de vos sœurs, délibérément.
Oui, délibérément.
Ce n 'était pas par malignité.
Si vous me dites que c 'était par malignité, je saurais que c 'est vrai.
Vous ne connaissez pas vos propres sentiments ? Il semble que non.
Artolomea a -t -elle fait quelque chose qui vous est fâché ? Non.
La détestez -vous pour quelques raisons ? Non.
Avez -vous de l 'affection pour elle ? J 'éprouve
de la compassion, oui, pour toutes les souffrances.
Y compris celles que vous lui infligez ? Oui, mais le père Ricordati dit que les
souffrances nous guident vers Dieu et nous rendent plus forts.
Nos propres souffrances, pas les souffrances des autres.
Vous avez montré trop de zèle.
Vous passerez le pain pendant une semaine et pendant quinze jours, vous
changerez les draps de sœur Jacoba.
Vous pouvez disposer.
Bien, frère Albert.
Je suis censée vous aider. Reste où tu es.
Souffrir est mon métier, j 'en suis fière.
L 'orgueil est un péché mortel.
Chacun a droit à un péché.
Quel est le tien ? Je n 'ai jamais péché.
Mais je sais que je pourrais ĂŞtre maman.
Bien sûr.
Aide -moi.
Mon péché.
Et d 'être née juive.
Sœur Petra était une putain.
Elle se vendait dans les latrines de Florence et tout le monde s 'en fiche.
Mais mon père avait une queue circoncise.
Ça, c 'est la foule.
Tu viens de découvrir mon amant secret.
Il s 'appelait ça de l 'amour.
Dieu te parlera dans beaucoup de langues.
Si ton cœur est assez courageux pour s 'ouvrir à lui.
Je lui ai fait boire du jus de pavot.
Elle dort.
Qu 'est -ce qui n 'allait pas ? Je n 'ai rien trouvé d 'anormal.
Pourtant, c 'est clair, elle souffre beaucoup.
Elle a crié pendant des heures sans interruption.
Il y a un peu de bile noire dans ses urines.
C 'est assez fréquent.
Et si la cuve prend ? Je vais vous laisser du jus de pavot.
avec moi.
Je suis Jésus.
Vous sentez -vous mieux ? Je me sens comme il plaît à Dieu que je me sente.
J 'ai décidé de placer quelqu 'un à vos côtés. Elle restera auprès de vous jour
et nuit, prendra soin de vous, priera avec vous, vous donnera votre remède si
nécessaire. Je suis désolée d 'être un tel fardeau. On verra si ça améliore les
choses.
Bartholoméa était la seule qui se soit portée volontaire pour cette...
J 'espère qu 'il y a quelque chose de providentiel dans ce choix.
Une leçon de pardon, peut -être.
Pourquoi tu dors ? Tu es venue me tromper.
J 'ai fait quelque chose qui peut te laisser penser ça ?
Je vais t 'en mettre quelque chose lĂ -dedans.
C 'est la robe que je portais en arrivant ici.
Et ça ?
Elle me l 'a donnée quand j 'étais petite.
Alors, on va la mettre lĂ .
J 'ai été abusée par le diable.
Il m 'a fait te faire du mal.
T 'es déjà sortie du lit ? J 'essayais de me rendre à nouveau utile.
La révérente mère m 'a demandé de l 'aider pour les comptes.
C 'est quoi, ça ? Des chiffres.
Je connais pas.
Je pourrais t 'apprendre ? Je suis pas forte pour apprendre, moi.
Toujours.
Autre chose ? Non, merci.
Je n 'ai pas le droit de jeter un coup d 'œil ? Nous n 'avons pas le droit d
'ĂŞtre nus devant les autres.
Vraiment ?
Je
t 'ai vue.
C 'était une blague.
Tu es vraiment la seule Ă y trouver drĂ´le tes blagues.
Possible.
J 'ai vu tes seins.
L 'état.
Ben, l 'état.
Tu veux souffrir pour montrer ton amour pour moi ? Enlève
tes vĂŞtements.
Il nous est interdit d 'être nus en présence d 'un autre ? Où je suis ?
Ne saurais -tu avoir de honte ? Fais ce que je dis.
tes mains sur les miens.
qui m 'a fait ça.
La nuit dernière, il m 'a fait ça.
Et lĂ aussi.
Les stigmates !
Êtes -vous en train de prier quand c 'est arrivé ? J 'étais dans mon lit,
endormie.
C 'est là que c 'est arrivé.
Saint François était en prière quand il a reçu les stigmates.
Catherine de Sienne aussi.
Aucun des deux ne dormait.
Moi, je dormais.
Jésus m 'a fait ses marques.
C 'était Jésus.
Je l 'ai vu.
Ah, tu l 'as vu.
Je l 'ai entendu parler.
Qu 'a -t -il dit ? Je ne m 'en souviens pas.
Je pensais que la parole de Dieu te ferait plus grande impression.
Amen, Sœur Benedetta, dans ma chambre.
Peux -tu ouvrir ?
Je suis bonne Ă nettoyer ses plaies, elles recommencent toujours Ă saigner.
Elles sont très profondes.
Regardez.
Ses pieds sont dans le même état.
Et son flanc ? Pire.
Comment cela est -il possible ? Je ne sais pas. Je n 'ai jamais vu une chose
pareille. Que pouvons -nous faire ? Les garder propres.
Changer les pansements toutes les deux heures.
Retire -lui sa garde.
Pas de sang.
Quand on lui a imposé la couronne d 'épines, le front de Jésus a saigné.
Je ne vois rien.
Pensez, blé, et ferme.
Vous avez un doute ? La fille était au lit.
Aucun miracle ne se produit dans un lit, croyez -moi. Alors, j 'écris quoi ?
L 'absence de signes sur sa tĂŞte est troublante.
Dans tous les cas attestés de stigmates, on parle de Marc blessé par la couronne
d 'épines.
Mais Dieu n 'est contraint par aucune loi écrite.
Nous sommes bien d 'accord ? Votre grâce ? Oui, mon enfant.
Puis -je m 'en aller ? Bien sûr.
Un verre de vin vous ferait plaisir.
Très volontiers.
Laisse -moi, s 'il te plaît, j 'ai besoin de prier.
Vous me trouvez trop prompt à croire à ce miracle ? Mon cher Prévost, je pense
que vous n 'y croyez pas du tout.
Suis -je à ce point scénique ? Peut -être.
Ă€ moins que j 'ai moi -mĂŞme une vision.
C 'est bien possible.
Une vision de Saint -François, peut -être.
Assise était un village insignifiant.
Aujourd 'hui, les pèlerins y affluent.
Et rempli, c 'est de basilic.
Administré par un avec, pas par un prévot.
pécheur, qu 'au moment où la peste s 'abat sur chaque croix du pays, Pessia a
été pariée par la seule grâce de mon épouse pour harceler,
tourmenter et persécuter celle qui vous a protégé.
T 'es bougé.
Votre grâce, tout cela est déjà allé assez loin.
Vous voulez nous attirer les foudres du ciel ? Vous avez entendu les mots
prononcés à l 'instant ? J 'ai entendu des mots, votre grâce. Vous vous moquez
de moi aussi ? Les mots de cet enfant, si troublants soient -ils, sont
ceux de Dieu.
Je le sens au plus profond de mon âme.
Ce miracle est la gloire des Théatines. Comment pouvez -vous ne pas le voir ? Je
le vois, votre grâce.
Vous faites la decile et vous me poignarderez dès que j 'aurai le dos
Eh bien, nous verrons si Dieu nous donne tout ce que nous dévierons.
Où est -ce qu 'on a Bénédetta ? Sans pas Bénédetta.
Les gens vont vraiment croire que Bénédetta est une sorte ?
Alors que nous savons que ça n 'a aucun sens.
Vraiment ? À peine vous étonniez -vous de l 'absence de plaies sur son front,
que soudain elle brise un verre et des plaies apparaissent.
Vous l 'avez vue ? Vous étiez là ? Non.
Donc vous ne savez rien.
Je n 'ai rien vu.
Mais je sais. Mais comment le savez -vous ?
Dieu vous l 'a montré ? Vous avez eu une vision aussi ?
Pourquoi
la défendez -vous ?
On ne comprend pas toujours les
instruments de Dieu.
Peut -être a -t -il mis Benedetta en transe et c 'est dans cet état qu 'elle
'est blessée.
Ou bien Dieu nous a envoyé une folle qui débite des sottises pour servir ses
desseins.
Tout va bien.
Il nous est arrivé une chose merveilleuse.
Jésus -Christ a choisi notre bienheureuse sœur, Bénédetta.
Nous avons vu ses plaies, ce sont celles de Jésus.
Loué soit Dieu ! Jésus l 'a choisie, et c 'est pourquoi
nous, invertis par les pouvoirs de son Église, choisissons Bénédetta.
comme abbesse du couvent des créatifs.
Amen.
Seigneur Dieu.
C 'est impossible.
Sœur Christina, que vous arrive -t -il ?
Avec tout le respect que je vous dois, mon père,
C 'est à nous, nous, les sœurs de ce couvent, de choisir une nouvelle
Ă€ nous seuls.
C 'est Jésus qui a choisi.
Votre Seigneur est maître.
C 'est la volonté de Dieu.
Mais qui décide de ce qu 'est la volonté de Dieu ? Est -ce que ce n 'est pas
nous, les sœurs de Sina ? Sortirez -vous.
Causa Finita, je demande à la Révérante Mère de renoncer à ses fonctions.
a rebondi.
C 'est mon lit.
C 'est tout.
Et c 'est que pour nous.
Son Jacobin est tombé.
Elle ne peut plus bouger.
Je ne pense pas qu 'elle passera la journée.
Révérende mère, je vais rester auprès d 'elle.
Bien sûr.
Mais si elle ne rend pas l 'âme avant l 'évêque, il lui faudra quitter son
chevet.
Ce sera mon premier office divin en tant qu 'abbé.
Et Jésus m 'a dit que vous deviez être présente.
Bien, révérende mère.
Je vais rester auprès de Sœur Jacobin.
Jusqu 'Ă l 'aude, s 'il le faut.
Parfait.
Jésus ne m 'a rien dit à votre sujet.
Vous jetez de la boue au visage et vous ne dites rien.
Ce sont les règles du jeu.
En fin de compte, tout le monde y gagne.
Le prêtre aura son épiscopat et les théâtres en profiteront.
C 'est important ? C 'est peut -être vain et inutile, mais j 'y ai consacré
vie.
J 'avais une vie Ă donner. J 'ai choisi ce couvent et il m 'a choisi peut -ĂŞtre.
Mais ma mère, vous ne pouvez pas... Appelez -moi sur Felicitas.
Mais les gens doivent savoir ce qui se passe ici est un blasphème.
Ceux qui comptent le savent déjà .
S 'ils ne dénoncent pas Benedetta, c 'est qu 'ils ne veulent pas qu 'elle
dénoncée.
Si toi tu le fais, ils te détruiront.
Tu feras seul.
Je ne te défendrai pas.
C 'est l 'heure des vĂŞpres.
Mon père, je veux me confesser.
À cette heure -ci ? Il le faut, mon père, s 'il vous plaît.
Vous avez refusé de vous courber devant Dieu. Seriez -vous repenti ? Le Seigneur
m 'a appris Ă ne jamais mentir.
C 'est ce qui me conduit Ă la repentance.
Renouez les liens qui vous unissent au Seigneur Jésus -Christ vivant.
C 'est au sujet de Sœur Benedetta. Je suis venue pour vous dire que... Vous
parlez de votre révérente mère ? Oui.
Oui, je parle de la révérente mère.
C 'est une fausse prophétesse.
Son miracle était faux.
Elle a créé elle -même ces stigmates. Vous êtes en confession, mon enfant.
Vous ĂŞtes venue pour en accuser d 'autres ? Je m 'accuse de m 'ĂŞtre tue.
Par lâcheté.
Avez -vous des preuves ? Des stigmates sur sa tĂŞte.
Elle s 'est servie d 'un morceau de verre pour se lacerer le front et le
saigner.
Le 3.
Ça c 'est 1.
4. Oui, 6.
Non, mais c 'est parce que tu agis trop fort.
Oh, comment ? Je ne sais pas. 6.
Tu veux les voir ?
Plus loin.
Je ne peux pas.
Ma main est trop grande.
Je veux goûter.
Allez, juis maintenant.
Juis.
La lecture d 'aujourd 'hui est tirée du Lévitique.
Mais avant de commencer, je voudrais aborder des questions qui troublent le
de certaines de nos sœurs.
Sœur Christina, s 'il y a quelque chose qui vous préoccupe, vous avez le devoir
de l 'exprimer.
Vous voulez que je parle maintenant ? Ici ? En quel autre endroit ?
Épanchez votre cœur. Allez, levez -vous, parlez.
Allez, parlez.
Notre mère supérieure nous trompe et nous ment.
Chère sœur, expliquez -vous.
Avez -vous à vous plaindre de notre révérente mère ? Je sais juste que...
Que... Que savez -vous, ma sœur ?
Benedetta
nous dupe.
Elle s 'est infligée elle -même les marques sur son front.
Quand elle est tombée, elle a brisé du verre et s 'est blessée avec.
Je l 'ai vue.
Christina, ma chère sœur, que dites -vous ? Et je suis sûre que les autres
signes sont apparus de la même façon.
Sœur Christina, vous avez vu notre révérente mère se couper avec un éclat
verre ? C 'est bien ce que vous ĂŞtes en train de dire ? Oui, et je l 'ai
rapporté à la baisse.
Que lui avez -vous dit ? Ce que j 'ai vu.
Ce que Sœur Benedetta a fait.
Vous avez conscience qu 'un faux témoignage est un péché mortel ? Je
ne mens pas.
Sœur Félicita, avancez.
Sœur Christina, vous a -t -elle dit avoir vu Sœur Benedetta s 'infliger des
blessures au front ? Elle avait de sérieux doutes.
Mais l 'a -t -elle vue faire ? Elle ne m 'a pas dit avoir assisté directement.
Directement ? Elle y a assisté ou non ?
Non.
C 'est Satan qui l 'a passée tout entière.
Ils vont la punir.
La flagellation, elle doit se flageller.
Les diables doivent être chassés de votre corps.
Dénudez -vous.
Libérez -vous du démon.
Frappez ma chère sœur.
Tu peux arrĂŞter.
J 'ai un cadeau pour toi.
Ça ira plus lent que mes doigts. Tu veux essayer ? T 'es un peu
rugueux, lĂ .
Je vais m 'en occuper.
Enlève ça.
Ça t 'a fait plaisir, pas vrai ? Qu 'est -ce qui m 'a fait plaisir ? Voir
Christina se fouetter, je t 'ai vu.
Non, c 'est faux.
C 'est après.
Je pense Ă toi.
Bien ici.
Ah, ça fait mal.
Il y a le feu.
C 'est sur l 'étoile ? Une comète.
C 'est juste au -dessus de notre combat.
Ça veut dire quoi ? C 'est un signe de Dieu, un avertissement.
Quelque chose de terrible va se produire.
C 'est ce que tu fais.
C 'est ce que tu as fait.
C 'est ce que tu fais.
Sœur Félicita, je vais lui imposer les mains et intercéder pour le talus de son
âme.
Intercéder ? De la douille de mort.
Il le faut.
L 'âme d 'un suicidé va droit en enfer.
Mais je peux intervenir.
Retirez vos mains, éloignez -vous d 'elle.
Un mot de moi et Jésus tendra sa main pour la souver des flammes.
Toi qui m 'auras -tu ?
Salope
de manteuse ! Putain !
Elle m 'a donné un ordre.
Je sais bien qu 'elle n 'est plus notre abesse, mais je pouvais... OĂą est -elle
allée ? À Florence.
Sa félicita est partie.
Elle est en route pour Florence.
Pour quoi faire ? Pour parler au nonce, je suppose.
Qu 'est -ce qu 'elle veut lui dire ? Que crains -tu qu 'elle lui dise
? Tout.
C 'est -Ă -dire ? Que mes miracles ne sont pas vrais ?
Je parle pas de ça.
Je me suis coupée moi -même avec un misérable bout de fer.
C 'est bien ce que tu as fait, non ? Pas vrai ? Je sais
pas.
Je sais pas comment Dieu fait arriver les choses.
Je sais seulement qu 'il accomplit sa volonté à travers moi.
Ce n 'est pas seulement ma chère.
Tu crois qu 'on doit en avoir honte ? La honte n 'existe pas sous la
protection de l 'amour de Dieu.
L 'amour de Dieu ? Tu n 'aimes que toi.
Mais plus près alors.
Non.
Bénédicte.
Où est Teresa ? À l 'hôpital.
Elle ne va pas survivre, Votre Excellence.
Probablement pas, non.
Ça fait trois depuis dimanche, mais je n 'ai pas peur.
C 'est peut -ĂŞtre parce que tu es trop pleine de vie.
Encore quelques semaines et il sera lĂ .
J 'ai déjà du lait.
Je vous ai tout dit.
C 'est entre vos mains désormais.
Des accusations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires.
Je n 'ai dit que la vérité.
Vous pouvez douter de mes motivations, mais venez Ă pĂŞcher et vous constaterez
vous -mĂŞme.
Si votre regard est honnĂŞte.
S 'il y a diablerie à Péchat, je saurais la démasquer.
Et si cette sœur est coupable du blasphème dont vous l 'accusez, elle y a
rebuché.
Mais si votre témoignage est faux, que va -t -on faire de vous ?
Qui peut le dire ? Ah oui.
C 'est un signe du jugement de Dieu.
Le troisième ange sonna de la trompette et il tomba du ciel une grande étoile
ardente comme un flambeau.
Sa pestilence empoisonnera le tiers des eaux. C 'est la peste ! C 'est l
'instrument pour nous punir ! La peste va s 'abattre sur péché !
l 'adame, Patio Christi.
Ayez crainte.
La comète est le signe que le Seigneur nous protège.
La peste ne touchera pas Pesha.
Jésus m 'a promis, à moi son épouse, que cette ville sera épargnée. Seigneur
Jésus, protégez -nous.
Protégez notre pays.
Merci,
Seigneur Jésus.
Oh, tout Jésus.
Nous savons que tu es ici avec nous.
Merci, mon Dieu.
Fermez les portes de la ville.
Ne laissez personne les franchir.
C 'est la volonté du Seigneur.
Fermez les portes tout de suite.
Bonsoir. Que se passe -t -il ? Benedicta !
Benedicta !
La tombe, elle est pour toi.
Donnez -moi l 'absolution.
Votre Excellence, je meurs.
Ne me laissez pas mourir comme ça. Allez trouver le prêtre de votre paroisse.
Demandez -lui l 'absolution.
C 'est moi.
C 'est moi, le prĂŞtre de la paroisse.
Ouvrez les portes pour le nonce.
Les portes restent fermées.
Personne n 'entre, personne ne sort.
Je suis le nonce de Florence.
Ouvrez ces portes. Vous seriez le pape, ce serait pareil. On n 'ouvre pas.
Vous êtes sous mon autorité, l 'autorité de l 'Église.
Ici, nous sommes sous l 'autorité de Jésus lui -même. Les portes restent
Je suis le Prévost de Pessa.
Je suis Alfonso Giglioli, représentant du pape, et je dois parler à la baisse
couvent de Théatine.
Hélas, je suis au regret de vous l 'annoncer, la très sainte Benedetta est
cet après -midi.
Je me désolais que vous ayez fait tout ce chemin.
Je vais célébrer la messe funéraire avec vous. Conduisez -moi vers elle.
On y va.
La peste doit rester hors de nos murs.
Quiconque veut entrer doit être examiné par nos médecins.
MĂŞme vous, Excellence.
C 'est Dieu qui nous envoie.
Ce n 'est pas vous qui allez nous arrĂŞter.
On entre !
C 'est un honneur d 'accueillir votre excellence.
Vous avez choisi un jour pareil pour monter un spectacle ? Non, votre
excellence. Avant de mourir, notre révérende mère nous a révélé comment
voulait que soit célébrée son ascension au ciel.
Encore une de ses visions ? Votre Excellence, c 'est exactement ça. Son
devait être porté par neuf novices vêtus comme des anges.
La peau est intacte.
Aucune trace de la peste.
A -t -elle reçu les derniers sacrements ? Notre excellence, son défait a été
trop soudain.
Je vais les lui administrer.
Faites les préparatifs.
Et suam, pisimum, misericordiam.
Jésus, retiens -moi.
Ne me laisse pas repartir.
Je veux rester auprès de toi.
J 'étais au ciel, dans une paix parfaite.
Mais j 'en ai été arrachée.
Comme un bébé du ventre de sa mère, on m 'a renvoyée.
Jésus m 'a ramenée ici, sur terre.
Pour quelle raison, ma mère ? J 'ai vu les âmes de ceux qui vont bientôt
J 'ai vu toutes vos âmes et j 'ai versé des torrents de larmes.
Vous avez vu la mienne aussi, je suppose.
Jésus m 'a renvoyée ici -bas pour vous sauver de la peste et de ce qui vous
attend après, les flammes éternelles de l 'enfer.
Ne vous inquiétez pas trop des flammes de l 'enfer, ma mère.
Ce sont plutĂ´t les flammes de ce monde qui vont vous consumer.
La mort noire s 'approche de Péchia.
Elle guette au port de la ville en aiguisant sa faux. J 'ai vu les corps
boursouflés, j 'ai vu le sang, riches et pauvres, femmes et enfants.
Jésus lui aussi était là .
Et il m 'a promis que tant que je vivrai, vous vivrez aussi ! Vous ĂŞtes
de blasphème, d 'hérésie et de bestialité.
Ce procès commencera demain.
Nous n 'avons rien trouvé, Votre Excellence.
Vous avez fouillé partout ? Éventré les matelas, les coussins ? Oui, Votre
Excellence, rien.
C 'est grand comme ça.
Ça doit bien se trouver quelque part.
Cherchez encore.
Qu 'est -ce que tu vas leur dire ? La vérité, quoi d 'autre ? Tu peux aussi
dire autre chose.
Novice Bartholomea, levez -vous.
Levez -vous.
Bien.
Sœur Félicita, dites -nous à présent ce que vous avez vu.
Je n 'ai pas de mots pour décrire de tels actes.
Faites au mieux.
J 'ai vu cette fille dans des étreintes charnelles.
Avec la mère supérieure, Benedetta.
Pouvez -vous être plus précise, ma soeur ? Elles se servaient l 'une de l
'autre, chacune Ă son tour, comme un homme avec une femme.
Et comment avez -vous pu être témoin de ces actes ? Par un Judas que j 'ai percé
moi -mĂŞme dans le mur de mon ancienne chambre.
Et ça, ce n 'est pas un péché mortel ?
espionner sa mère supérieure ? Nous ne jugeons pas aujourd 'hui la conduite de
'ancien abbès. On devrait.
Comment savoir si les déclarations de cette femme ne sont pas dictées par la
jalousie ou le dépit ? Le témoignage de Sœur Félicita n 'est qu 'un début, pas
une fin.
Bartholomé, que voulez -vous répondre à l 'accusation de Sœur Félicita ? Dites
-elle la vérité ? Je comprends même pas ce qu 'elle dit. Pardon ? Je comprends
mĂŞme pas ce qu 'elle raconte.
Avez -vous regardé la baisse Benedetta avec luxure ? La luxure d 'une femme
envers une autre, c 'est impossible.
Apparemment, ce couvent, on a essayé d 'élargir l 'horizon du possible.
Bartholomea, avez -vous, oui ou non, regardé la baisse Benedetta avec luxure
Avec amour.
Tout ce que je ressens pour Mère Benedetta, c 'est de l 'amour.
Le même que j 'éprouve pour toutes mes sœurs.
Mais vous n 'avez pas exprimé cet amour à toutes vos autres sœurs de la même
façon, n 'est -ce pas ? Non.
Sœur Félicita, par quel moyen la novice Bartholoméa a -t -elle exprimé son amour
pour la mère supérieure ? Elle a utilisé une statuette en
bois de la Sainte Vierge pour pénétrer Le sec de Benedetta et la
faire jouir.
Crimen nefastum.
C 'est une inversion sacrilège de l 'ordre naturel. Une abomination qui
le châtiment ultime.
Le bûcher ! C 'est faux.
C 'est faux.
Vous pouvez encore sauver votre âme, mon enfant.
Si vous avouez.
Je n 'ai rien Ă avouer, Votre Excellence.
Si vous savez ce qui s 'est passé, pourquoi voulez -vous que je l 'avoue ?
aveux atténueront ton péché.
Tu peux encore t 'épargner le péché, et Bénédetta aussi.
Déjà bien.
Juliana, je la déteste. J 'ai voulu qu 'elle meure.
Plaisez -moi maintenant !
Mon enfant,
ce n 'est pas cela que nous voulons entendre.
Est -ce que tu as déjà vu quelque chose de semblable ? Jeanne
d 'Arc était une guerrière courageuse, même si les ennemis le connaissaient.
Pourtant, elle a avoué tous ses péchés quand on l 'a montré les instruments de
torture.
Inutile de prétendre que tu es plus brave que Jeanne d 'Arc.
Nul besoin de prétendre quoi que ce soit, d 'ailleurs.
Mais j 'ai déjà avoué.
que je voulais tuer sur Juliana. Je suis coupable de meurtre.
On ne se connaît pas encore, toi et moi, mais on est sur le même bateau.
Le voyage peut ĂŞtre long, il peut ĂŞtre court.
Prions Dieu d 'éclairer notre route.
Non, non, non, non !
Entrez.
C 'est quoi l 'amour, selon vous ?
Que... L 'amour, c 'est ne pas se
sentir seule.
C 'est... Une chaleur, lĂ .
Vous avez mal aux pieds ?
Vous
ĂŞtes abaisse si vous voulez me laver les pieds.
Quand j 'étais novice, j 'en ai lavé plus souvent qu 'à mon tour.
Vous n 'avez jamais touché un homme ? Non.
Aucun. Est -ce que vous êtes insensible au désir naturel d 'une femme ? Je n 'ai
de désir que pour Dieu.
Vous essayez de me séduire, hein ? Où est -ce que vous avez appris ces talents
de putain ? Je sais peu de choses, ces talents de putain.
Et je ne vous demanderai pas comment vous en savez quelque chose.
Jouer avec moi, c 'est jouer avec le feu.
Littéralement.
Je n 'ai pas peur.
Bien sûr.
Vous avancez revêtue de l 'armure de lumière.
L 'amour est la seule armure dont j 'ai besoin.
L 'amour du Christ, c 'est ce que vous voulez dire ? Ou bien l 'amour de
Bartholoméa ? Celui de Bartholoméa aussi.
Alors Jésus doit partager ?
C 'est avec joie qu 'ils partagent tout.
Avec l 'humanité entière.
Le chaleur dont vous avez parlé, là , ce n 'est pas l 'amour pour l 'humanité
tout entière.
C 'est quelque chose de particulier, n 'est -ce pas ? Bartholomea, c 'est le
particulier.
Et Ă travers elle, j 'atteins l 'amour universel.
Parfois, l 'universel vous atteint au travers d 'un petit morceau de bois, n
'est -ce pas ?
J 'aurais dit que tu m 'avais trompée.
Que tu m 'avais forcée à pécher.
Ils ont mis des manches dans ta bouche.
Je ne veux plus t 'offrir pour toi.
Va au diable.
ĂŠtes -vous prĂŞte Ă avouer maintenant ?
Il
est lĂ la preuve que vous cherchez.
Le voilĂ , votre amour, Benedetta.
Blasphème ! Blasphème ! Vous vous moquez ! Vous vous moquez de mon épouse comme
vous vous moquez de moi sur la croix ! Sagrage ! Vous avez tous été jugés !
Alfonso Giulio, tu as été jugé !
Et tu payeras ton blasphème avec ton sang du plus noir et du plus bon !
Il y a une heure, apparemment. Surtout pas un mot.
Elle est lĂ dans la cave, face Ă un garde d 'action.
Personne ne doit entrer ou sortir.
Et pour Renée, tout ce qu 'elle a touché.
Ă€ la tĂŞte haute.
Il y a une chose que j 'ai apprise lorsque je me prostituais.
L 'humiliation ne laisse pas de trace.
ça ne vous laissera pas brûler celle qui l 'a protégée de la paix. Le peuple n
'a rien à dire, c 'est l 'Église qui décide. Et l 'Église a décidé.
Signez. Non, je ne peux plus vous rappeler que l 'enfant Ă©tait promis Ă
Mon père, considérez que votre tâche est désormais terminée.
J 'ai de la pitié pour Ménéditha, et de l 'amour.
Mais la pitié et l 'amour n 'ont rien à faire avec le devoir.
La sentence est irrévocable.
Excellence ? Oui ? Notre sœur Benedetta a une requête.
Elle voudrait qu 'on l 'autorise à prier avec sœur Félicita et à implorer son
pardon.
Elle voudrait aussi être portée sur la place, à dos d 'âne, comme le Christ est
entré à Jérusalem.
Pour l 'âne, c 'est non, bien sûr.
Mais je l 'autorise à monter sa petite comédie avec Sir Félicita.
Après tout, nous devons tous jouer notre rôle jusqu 'au bout, n 'est -ce pas ?
Bien.
Je peux t 'en aller ?
Je te fais plaisir que je sois en train de mourir.
Je suis venue vous dire ce que Jésus m 'a révélé.
Votre fille attend que vous la rejoigniez auprès de lui.
Je n 'en crois pas un mot.
Mais elle n 'est pas en enfer.
C 'est toujours ça.
Vous avez donné votre vie à Dieu sans jamais croire en lui.
Maintenant, il devrait être votre réconfort et votre salut.
Mais vous ĂŞtes seul face Ă la terreur de la mort.
Dieu ne m 'a jamais parlé comme il vous parle.
Il vous parle en ce moment mĂŞme.
Il vous parle Ă travers votre douleur.
Alors il parle beaucoup.
Je ne comprends rien Ă ce qu 'il va me dire.
Dites -le moi.
que tu ne me haĂŻs pas.
C 'est très bien.
Il fallait que je sois trahie.
Tu ne souffreras pas dans les flammes, mais tu dois faire des aveux complets.
Renonce à ta planité.
Ă€ vous !
Je vais
avouer.
ville de pĂŞche.
Je n 'ai pas pu te sauver.
Je n 'ai pas pu te faire renoncer au mal.
Vous avez trahi mon amour.
Vous comme vous ne serez pas rien.
La mort va parcourir cette ville.
comme un vent qui poche tout sur ton passage.
Voyez, l 'ange de la mort a étendu les mains.
La mort est lĂ .
Elle marche déjà parmi vous.
Ange de la mort, montre ton visage.
C 'est lui qui m 'a fait ça.
Le nonce.
C 'est lui qui a amené la peste à Péchia.
Sur vous.
Sur vos enfants. Au boucher.
On l 'emmène au boucher.
Au boucher.
Ah, dis -moi, non plus.
Rien, lĂ -bas.
Pourquoi tu retournerais ? Pour vendre des théâtres à ma maison. C 'est là que
'ai juré de passer le reste de mes jours.
C 'est du passé, ça.
Pas pour moi.
On peut aller oĂą l 'on veut, maintenant.
Tu crois ? Mais oui, n 'importe oĂą. On peut aller Ă Rome, Venise, l 'Espagne.
Et on mangerait comment ? On volerait ? On se vendrait ?
Il y a pire. Au moins, tu serais vivante.
Si tu retournes là -bas, ils auront vite fait de te remettre sur le bûcher.
Et ils ne me brûleront pas.
Je serai protégée.
Par qui ? Ton époux, Jésus ? Tu crois toujours pas en moi ? Après tout ce dont
tu étais témoin ? Regarde.
Mais je t 'ai déjà expliqué comment t 'as marre. Mais il n 'y a personne ici,
lĂ , on est toutes seules. Tu peux l 'avouer, tout ce stigmate, c 'est des
histoires. Dis -le.
Dis -le.
Si tu tiens Ă moi, dis -le.
Dis -le ! Pourquoi tu veux me faire dire des choses aussi horribles ? Parce que
je ne veux pas que tu meurs.
Les gens qui étaient pour toi ailleurs seront les premiers à te jeter au feu.
Tu as raison.
Ils m 'attacheront bûcher.
Ils y mettront le feu.
Les flammes lécheront, mais ne me brûleront pas.
Dieu ne les laissera pas faire.
Mais tous le verront.
Plus personne ne pourra plus douter, plus jamais. Toi -mĂŞme, tu ne douteras
ni ne craindras plus rien.
Et ce sera mon cadeau pour toi.
Tu es folle.
Folle.
Tu n 'es qu 'une enfant, Bartholomea.
Et ça fait partie de ton charme.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.