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Arrête de bouger.
Au boulot, j 'espère ? Non, pas au boulot ! Je m 'en vais, j 'en ai marre.
Je veux vivre pour moi.
Tu sais, Cathy, on s 'en fout de la main très très bien quand on nous accorde.
Salope ! Tiens, ta semaine.
Ma semaine ? Dis donc, tu oublies que j 'y suis, c 'est moi qui ai tout payé.
Alors pour une fois que j 'ai une fille qui me rapporte, tu crois pas que je
vais la laisser filer, hein ? Je ne sais jamais de te tirer, c 'est compris ?
Falle petit macro !
Mais une pute vicieuse.
Elle adore être baisée.
Sauf par Tony.
Elle ne voulait plus me filer un rond.
Alors elle s 'est tirée dans ce village pour se planquer.
Mais Tony a retrouvé sa pute.
Cathy, tu vois ces deux mecs là ? C 'est à moi qu 'ils vont filer du pognon pour
te baiser.
Vas -y, baise -la toi.
Vas -y, baise -la bien.
Oui. Ah oui, vas -y.
Oui, vas -y, baisse -la.
Oui, enfonce.
Vas -y plus loin.
Vas -y encore, oui.
Ah, c 'est une pute, hein ? Oui, enfonce.
Tu veux que je me suce ? Vas -y.
Enlève -lui le baillon.
Elle peut gueuler, personne ne l 'entendra.
Elle ne me tiendra pas.
Elle aime ça.
Suce -le.
Suce -le.
Suce -le.
Dis -lui de me branler.
Détache -lui une main.
Qu 'y a -t -il ? Qu 'est -ce qu 'il te demande ? Sinon, tu sais ce qui t
'attend.
A bientôt, Katis.
En te dépêchant, tu seras au village avant le jour.
Mélanie, tu me répètes ça.
Retourne -toi.
Mets -toi quatre pattes.
Ne te retourne pas.
Tu es moins confiant.
Laisse -toi aller.
Je vais te faire des choses que tu ne soupçonnes même pas.
Je n 'ai jamais vu faire ça.
J 'ai peur de souffrir.
Sois sans crainte, ma chérie.
Accélère le mouvement.
Je sens ton petit trou qui se dilate.
Tu vois, tu jouis.
Le plaisir te gagne.
C 'est maintenant toi qui te trémousse afin de la voir plus profondément, toi.
Moi aussi.
J 'ai joui.
Vous avez oublié ça. Merci, je ne m 'en étais pas aperçue.
Tant mieux, ça m 'a permis de vous revoir.
Je m 'appelle Simon, et vous ? Cathy.
J 'habite à la ferme. Vous vivez au village ? Oui, depuis quelques temps.
Bon, encore merci.
Attendez, ne partez pas.
J 'aimerais vous revoir.
À quoi bon, Simon ? Je pourrais vous faire connaître les environs.
Vous vivez seule ? Oui, mais je suis très occupée.
Si vous avez besoin de quelque chose, venez à la ferme.
Merci.
Adieu.
A bientôt.
Simon,
je te présente ma amie Sophie.
Bonjour Sophie, on m 'a déjà beaucoup parlé de vous.
Mélanie me disait au Sénat qu 'il n 'y avait pas de beau garçon ici.
Elle ne vous connaissait sûrement pas encore.
Bon, tu viens ?
J 'aime les gens de la campagne.
Bon, d 'accord.
Tu me la montres ? Elle est drôle.
Je peux la sentir ?
Là, elle sent bon le soin, la transpiration.
Mette -toi alors.
Elle me plaît beaucoup.
Mélanie, fais pas semblant de dormir.
On va là -bas ? On va passer un bon moment.
Non, continue.
Non, continue.
Oui, mon amour.
Oh, salaud ! Oh, salaud ! Oh, oui ! Oh, va plus vite, oui ! Va plus fort !
Oh, salaud ! Oh, salaud ! Oh, vas -y, salaud, va plus loin ! Ah, c 'est fait !
'est fait ! Ne t 'arrête pas ! Suis -moi !
Oui, maintenant.
Non ! Laisse -le.
Ok, Mia.
J 'ai bougé le gode.
Comme des nôtres, vous savez.
Je suis contente de vous voir.
Je les ennuie avec ma roue. C 'est rien, je vais vous arranger ça.
C 'est pas grave, c 'est le papillon qui s 'est
desserré.
Mais t 'as dit je t 'aime ? Non, c 'est pas ce que je dis.
Eh ben dis -donc, t 'es le dombeur du coin, toi.
Et t 'en ventes pas.
C 'est une putain.
Mais qu 'est -ce qui te prend ? C 'est la vérité.
Mais tu l 'aimes.
Raison de plus, tu dois savoir.
Elle fait le trottoir à Marseille.
Dans mon quartier, justement.
Tu vois comme la vie est curieuse.
Depuis quelque temps, je ne la voyais plus.
Il faut que je revienne ici pour la retrouver.
Cathy ! Je sais tout, Cathy.
Mais je t 'aime.
Tu sais quoi ? Que tu es une... Je sais ce que tu fais.
Une amie qui te connaît m 'a tout dit.
J 'ai essayé de fuir.
Je suis venue me cacher dans ce village, mais il m 'a retrouvée. Qui ? Tony.
Même qui a fait de moi une putain.
Mais qu 'est -ce qu 'il te veut ? Te ramener ?
Oh non.
Tu sais, c 'est un petit macro.
Il amène des hommes ici.
L 'autre jour, ils étaient trois.
Ça lui rapporte encore plus d 'argent.
De toute façon, où que j 'aille, il me retrouvera.
Alors je sais ce qu 'il faut faire.
Allez, vas -y, fais ce qu 'on t 'a dit.
Allez, ils ont payé.
Vas -y.
Allez.
Merci beaucoup.
vivre ici quelques temps j 'ai une idée
C 'est bien compris.
Il faut surveiller la maison de Cathy jour et nuit.
C 'est le seul moyen pour le coincer.
Et dès que vous l 'avez retrouvé, téléphone -moi à la ferme.
Très bien, les copains.
Merci. Au revoir, Pierre.
C 'est tes copines qui t 'ont prêté ça ?
N 'essaye pas de changer de sujet.
Ce sont des vicieux.
Toi qui l 'as dit ? Peut -être, mais drôlement sympa.
De toute façon, restez à la ferme pour le téléphone.
Non,
non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
Oui, oui.
Oui, oui.
Oh,
oui,
oui.
Oui, oh oui.
Oh oui, ben c 'est moi.
C 'est le premier homme que j 'ai connu, tu comprends ? Et comment l 'as -tu
connu ? Oh, je pense que ça se passe souvent comme ça.
À 18 ans, j 'ai voulu faire comme beaucoup d 'autres filles, avoir un
être indépendante.
Malheureusement, dans ma famille, on était très bourgeois et très sévères sur
plan éducatif, mon père surtout.
Il m 'a coupé les vivres.
J 'ai vécu un petit peu sans mes économies, puis j 'ai dû me résigner à
du travail.
Moi qui n 'avais jamais rien fait. J 'ai donc répondu à une annonce pour être
serveuse dans un éclat.
On m 'a convoqué dans un bar et Tony m 'a reçu.
Il m 'a expliqué le travail.
Ensuite, on a bavardé.
Il était très drôle et sympathique.
Je crois qu 'il m 'a plu à cet instant.
Il avait l 'air si sûr de lui.
Je pensais que pour mon premier emploi, j 'étais bien tombée.
Quelques jours plus tard, je commençais.
Oh, c 'était pas très intéressant, mais j 'arrivais à vivre.
Les gens, des habitués pour la plupart, étaient sympas.
Tony était souvent là.
Je me demandais ce qu 'il faisait, comment il vivait, car il n 'était rien
cette boîte.
Je n 'allais pas tarder à la prendre à mes dépens.
Oh, il a bien fait les choses.
Le restaurant d 'abord, les sorties ensuite.
Puis, on a décidé de vivre ensemble.
Il a payé le mobilier de la chambre d 'hôtel. J 'étais encore heureuse.
Mais après quelques semaines de vie commune, les choses se sont gâtées.
A cause du fric.
Il dépensait, au jeu je crois, tout l 'argent que je gagnais.
Il lui en fallait toujours plus.
J 'ai compris à ce moment -là qu 'il vivait sur mon compte.
Mais tu pouvais le laisser tomber.
Aller où ? Je ne pouvais plus retourner chez mes parents.
Puis je l 'aimais quand même.
Alors tu ne peux t 'en prendre qu 'à toi -même ? Je ne pouvais pas imaginer que
c 'était un sale petit Macron.
Pour gagner plus d 'argent, il m 'a demandé de poser pour des magazines.
Après plusieurs disputes, j 'ai fini par accepter.
Au début, on a fait des photos du visage, puis du buste, nous.
Je n 'y voyais aucun mal.
C 'était mieux payé.
Mais il lui fallait toujours plus.
Alors l 'escalade s 'est poursuivie.
Du visage, on m 'a fait passer des photos de cul.
Jusqu 'au jour où il m 'a demandé de faire des photos porno. J 'ai bien sûr
refusé. Il m 'a menacé, m 'a frappé. J 'ai eu très peur.
Espèce de salope.
T 'as intérêt à marcher droit.
Je ne suis pas le genre de mec à me faire doubler, moi. Alors tu feras ce
te dis.
Au début, c 'était horrible.
Tony me martelait sous le regard complice du photographe.
Ils m 'ont fait prendre les poses les plus grotesques.
Ils m 'ont prise de toutes les façons.
Ce jour -là, je me suis dégoûtée.
J 'étais devenue un objet.
Plus tard, quand il m 'a mis sur le trottoir, je n 'ai même pas réagi.
J 'étais résignée.
J 'avais compris une chose, de le haïsser.
Ce n 'est pas un petit cadeau parti par là qui allait changer quelque chose.
J 'avais gâché ma vie.
Avec le temps, j 'ai repris le dessus, me disant que je pouvais refaire mon
existence.
Je suis partie, bien trop tard, vous savez.
J 'en suis toujours au même point.
Nous aussi ! Prenons la maison de ses parents !
Qu 'est -ce qu 'il vous prend ? Tirez -vous ! J 'appelle les flics.
Attends ! Laisse -moi m 'occuper de lui.
Ce sera beaucoup plus amusant pour nous.
Pas pour lui.
Oh ! Oh !
Au revoir.
Oh !
Et pourquoi ?
Des fagots !
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