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Mon cher papa, tu viens de nous quitter pour toujours.
Je ne sais pas si je pourrais jamais m 'en consoler.
Je traîne depuis hier dans la maison, sentant ta présence partout dans les
pièces. Mais quand j 'essaie de l 'étreindre, mes bras se referment sur le
Marco est aussi triste que moi et nous avons passé la journée à mêler nos
larmes. Je sais que tu aurais voulu que je l 'épouse au plus tôt, mais je ne
peux pas.
Pas encore.
Je veux jouir pleinement de ma jeunesse, profiter des derniers feux de mon
adolescence, m 'immoler sur le bûcher ardent de mes passions.
Sous -titrage
MFP.
Un rayon de lumière transperce la pièce endormie, déchire le voile obscur du
passé et anime les souvenirs figés de mon adolescence.
Le silence semble soudain faire place à la musique douce qui accompagnait mes
tendres années et réveille l 'atmosphère suave et surannée dans laquelle on
baignait.
Quelle impression agréable et douloureuse à la fois de retrouver ces
l 'on croyait perdus, ces choses sans valeur qui renferment l 'essence de la
vie, et dont la rencontre soudaine permet d 'effeuiller l 'album de ce
-là. Revoir par les yeux d 'hier les moments de joie et de détresse qui ont
peuplé mon adolescence, l 'adolescence d 'un homme né il y a bien longtemps, au
printemps de l 'année 1925.
Et j 'ai eu de la chance de tomber sur la divine comédie. J 'ai eu 16.
C 'était inespéré.
J 'avais peur que l 'une chose était d 'être interrogé sur Léopardi.
Luigi était mon meilleur ami. Ce jour -là, on rencontra ma cousine Serena dont
il était amoureux fou.
Mais je t 'assure que j 'ai strictement rien à faire de cette Teresa. Je te le
promets, celle que j 'aime est mille fois plus jolie qu 'elle. Décris -la
Tu sais, moi, les descriptions.
Elle a les yeux noisettes, un teint de pêche.
Le plus charmant des sourires et une main plus douce que la plus douce des
soies.
Ma cousine n 'avait pas le droit de fréquenter Luigi, mais le chauffeur de
oncle n 'hésitait pas à risquer sa place pour que les tourtereaux puissent se
voir et échanger des paroles d 'amour chastes et timides.
La politique était un des sujets de conversation préférés de mon oncle et
il avait des invités, il s 'en donnait à cœur joie.
Vous le voulez, mon avis, je crois que ce Mussolini est vraiment un grand
Il doit avoir un cerveau au moins de cette taille -là. La signora Gribaldi
la femme d 'un colonel des Carabini en garnison près de chez nous.
Ce soir -là, je remarquais qu 'elle ne quittait pas des yeux mon cousin
Et sans pouvoir me l 'expliquer, j 'éprouvais un certain trouble au
ses promesses muettes. Ils échangeaient des regards qui auraient fait rougir un
satire. En bout de table, le colonel ne semblait pas du tout apprécier ses
diffusions, mais il était visible qu 'il se contenait afin d 'éviter un
scandale. Mais sa réputation de sévérité laissait deviner comment il réglerait
cette affaire une fois de retour chez lui.
Comme à chaque fois qu 'elle recevait du monde, ma tante ne se préoccupait que d
'une seule chose, corriger les manières de ma cousine.
Elle érigait quasiment le savoir -vivre au rang de vertu, mais Serena ne se
souciait aucunement de ses remarques. Il le faisait bien voir. L 'atmosphère
était à couper au couteau. On sentait de l 'électricité dans l 'air. Je sentais
qu 'il allait se passer quelque chose, mais je ne savais pas quoi.
Vas -y, c 'est bon, vas -y.
C 'est ça, madame la colonneuse.
Oui,
plus fort, ma jolie.
Si tu savais comme j 'en ai rêvé de ce moment -là, ma toute belle.
Plus vite, ma jolie, plus vite.
Plus fort.
Bien au fond.
Vas -y, suce -moi bien, ma belle. Suce -moi sous les yeux de ton mari.
Oui. Il ne peut pas nous voir ni nous entendre.
Oui.
Bouge bien. Oui.
Oh.
Oh.
Oh. Oh.
Peuple -toi bien.
Oh, tu m 'entends, goé.
Oh, vas -y.
Que d 'abord, permettez -moi de vous présenter ces personnes qui prennent un
de bon temps en plein air.
Pour commencer, voici Gilda, ma sœur, en train de prendre quelques plaisirs avec
un ami du moment.
C 'était une jeune femme aussi sensuelle que perverse.
Jamais je ne pourrais l 'oublier.
Cette jeune femme aux prises avec trois fougueux étalons s 'appelait Jennifer.
Elle avait émigré en Italie après son mariage avec un ami de ma sœur.
Depuis qu 'il était parti sur le front russe, elle ne se privait pas à l
'occasion d 'accompagner Gilda à une de ses soirées teurites, que ma très chère
sœur aimait organiser avec ses camarades de jeu dans les endroits les plus
impossibles.
C 'est bon.
Rires.
Oui.
Ah, vas -y, restez.
Oui.
Oui.
C 'est bon.
Là.
Tiens.
On est bien à fond.
Allez, on prend là.
La masturbation fut sans doute l 'élément principal de toute mon
Je me souviens que j 'avais l 'habitude de présenter à mes amis plus âgés mes
camarades d 'études les plus délurés.
J 'avais déni chez une coquine que j 'offrais sans vergogne à condition d
aux premières loges.
Je me régalais de leur jeu érotique auquel ces amants de passage se
sans la moindre pudeur et que ma présence semblait stimulée.
Oh, tu m 'excites.
Oui.
Prends -la toute entière.
Bonne place, la voiture est belle.
Une comme ça, je n 'en avais jamais conduit.
Mais mon rêve, ce serait de piloter un engin plus grand et surtout plus
puissant. Tu sais, les chauffeurs, ils veulent toujours conduire un véhicule
plus gros, un aéroplane si on pouvait. Il est inutile d 'insister, c 'est
impossible. Ce serait un moyen de se voir. Pourquoi ? On ne se voit pas là ?
ne se voit pas là ? Si.
Eh bien alors, qu 'est -ce que tu veux dire ? Je veux t 'embrasser et te serrer
dans mes bras, je t 'aime. Tu ne comprends pas ça ? Non, c 'est
Eh bien alors, je crois que ce n 'est plus la peine qu 'on se voit.
Adieu. Un matin d 'avril, j 'avais accompagné mon ami Luigi.
Mais la conversation amoureuse avait tourné à l 'air.
Et Serena, avec son caractère impossible, décida de se venger de ce
amoureux malade. Je veux perdre mon puissage.
Ah oui.
Suce -le bien.
la femme la plus belle que j 'ai jamais vue.
Vous êtes un oasis de beauté dans un désert de vulgarité.
Vous êtes le vin qui m 'enivre, le feu qui me réchauffe, le soleil qui m
'éclaire. Un seul de vos regards et mon cœur s 'emballe, un seul de vos soupirs
et il se calme.
Vous êtes la force qui m 'anime, le frisson de mes passions.
Vous éveillez en moi le plus ardent désir.
J 'avais présenté Mme Jennifer à mon cousin Vincent et il s 'était tout de
beaucoup plu.
Attends, t 'es bien sûr de ce que tu m 'as dit ?
Enfin, on a tout arrangé, t 'inquiète pas, il faut juste avoir un peu de
patience.
Mon cousin m 'avait dit qu 'après quelques minutes d 'effusion, moi et mon
Lucas, nous pourrions intervenir tranquillement pour offrir à la belle l
de nos élans conjugués. Excité comme j 'étais, j 'approchais de la voiture,
impatient de connaître plus intimement la troublante amie de ma sœur, dont les
courbes avaient si longtemps entémé nuit d 'adolescence, et dont la frénésie
sexuelle n 'avait d 'égal que celle de ma sœur.
Tu es
gentil.
Allez, vas -y. Oh oui, c 'est bon. Allez, serre bien.
Oh
oui,
suce -moi bien.
C 'est bon, continue.
J 'aimais passionnément les femmes.
Mais j 'étais si peu sûr de moi à cette époque que j 'avais d 'énormes
difficultés à passer par -dessus mes inhibitions. Et la plupart du temps, je
limitais à regarder et à me masturber.
Un des spectacles les plus fascinants fut celui que ma tendre sœur me donna en
compagnie de notre cousin et un de ses amis Frédéric.
Gilda trouva là l 'occasion de déployer tous ses talents ô combien sensuels.
Tente ta bouche.
Hugo était devenu un de mes meilleurs amis. En partie, je pense à cause du
secret que nous partageons à propos de notre expérience sexuelle avec ma
Serena.
Hugo était terrorisé à l 'idée que mon oncle vienne à la porte.
Si un jour il m 'habitait à découvrir un secret, quelque chose que jamais de ma
vie je n 'aurais pu imaginer.
Salut, comme tu vois, je suis pris à l 'heure. Alors, c 'est quoi ce secret ? À
vrai dire, c 'est plutôt une tradition familiale.
Figure -toi que ton oncle éprouve certaines difficultés à honorer madame.
Alors, afin de procurer un peu de bon temps à sa femme, de pouvoir se mettre
-dessus, marcher quelque peu en condition, ils se sont mis un peu plus
'écart, en compagnie d 'une jolie personne.
J 'aimerais bien participer.
J 'essaierais de perdre ma place.
Pourtant, ce sont de bien jolies poulettes.
Sois prudent. Ça me ferait trop de peine de te voir renvoyé pour ça.
Tu as raison.
Amusez -vous bien.
À bientôt.
Ma tante et la signora Salveti faisaient l 'amour pour le plus grand plaisir de
mon nom. Il était tellement excité que c 'est tout juste s 'il remarqua notre
arrivée. Notre présence décupla son plaisir.
Oui.
Ah c 'est le bon rythme là !
Oh, il est aussi... Il est bien dans le fond.
Merci à vous.
Ce fut ma dernière expérience de jeunesse. Peu de temps après, la guerre
ravageait l 'Italie depuis quelques années commençait à atteindre la région.
chance, ma petite localité de province n 'en souffrit pas trop.
Naturellement, notre vie changea du tout au tout.
À cette époque, nous ne pensions qu 'à une chose, survivre. Les plaisirs et les
divertissements étaient loin de nos pensées.
Cependant, le destin devait me réserver encore quelques surprises bien
agréables. Victor, un des petits amis de ma sœur, s 'était engagé comme
brancardier à la Croix -Rouge.
Sa mission était de secourir les blessés et de les conduire à l 'hôpital.
Il me faisait un peu l 'effet de la mort allant ramasser les agonisants sur le
champ de bataille pour les emporter sur sa sinistre charrette.
Victor me demandait souvent de l 'accompagner dans ce qu 'il appelait sa
tournée. J 'acceptais toujours de grand cœur parce que je savais qu 'avec lui,
même dans ces heures terribles, on avait toujours la possibilité de vivre des
expériences incroyables.
Et pourquoi on s 'arrête ? Si on te le demande, tu diras que t 'en sais rien.
Allez, va faire un tour.
Qu 'est -ce que tu attends ? Allez, descend.
Mets une main dans ta petite culotte.
Je veux la voir bouger entre tes jambes.
Je veux sentir ton plaisir monter.
Fais -toi bouiller.
Oui, c 'est bien. Continue.
Laisse -moi te toucher. Ah, t 'es superbe.
Ah, vraiment superbe.
Merci.
Oui. Oh, c 'est que t 'es bonne.
Oui.
Ah, ouais.
Ah,
t 'es bonne, t 'aimes ça, la baisse.
J 'étais devenu très ami avec Victor. C 'était un homme formidable.
Il aimait que je l 'accompagne. Il me considérait un peu comme sa mascotte.
Souvent, quand il y avait une accalmie, il m 'invitait à partir en excursion
avec ses amis.
Du fait de la différence d 'âge, je me sentais un peu comme un poisson hors de
'eau. Mais je le suivais toujours avec enthousiasme.
Un jour, on s 'arrêta dans un petit village de montagne. Victor et l
'infirmière, qui était devenue sa compagne, Frédéric et la femme qu 'il
'épouser, et naturellement, votre serviteur.
On va bien s 'amuser ici. On écoutera chanter les grillons. Ainsi que les
moustiques.
J 'ai bien peur qu 'on n 'ait rien d 'autre à faire.
Oui.
Tu préfères d 'autres jeux ? Ça me donne justement des idées.
Ah oui ? Tu viens avec moi ? Non, non, non. Tu as peur de moi ? Non, pas du
tout. Alors, tu penses quoi ? Tu es partante ? Je ne sais pas trop. Je
plaisantais les amis. Allons, restons pas là.
Je vous rejoins tout de suite.
Augustin, vous portez nos bagages à l 'auberge, je vous prie. Bien, monsieur.
À plus tard.
J 'avais tout de suite remarqué que Victor portait un intérêt tout
la femme de Frédéric.
Mais je n 'aurais jamais cru que quelqu 'un puisse trahir un ami juste pour une
femme.
Ce fut une grande désillusion.
Oh oui.
Oh, tu es superbe.
Oh, tu es experte.
Le retour de cette promenade fut littéralement sinistre. Victor et la
Frédéric avaient disparu durant la nuit.
Maintenant, mes amis, j 'aimerais faire cinq minutes d 'arrêt. Le temps d
'avaler un sandwich, je meurs de faim.
Si ça vous dit, il y a une excellente auberge en face. Assez noté, merci.
Pour consoler l 'infirmière, je décidai de mettre en pratique les leçons de mon
ami Victor.
Allez, ne pense plus.
S 'il te plaît.
Il est comme ça.
On n 'y peut rien.
Je le connais bien.
Et je peux t 'assurer que...
Malgré tout, il tient beaucoup à toi.
Tu n 'as pas de raison de t 'en faire. Tu peux me croire, il te reviendra. Fais
-moi confiance.
Allez.
Viens.
Je ne te fais rien.
En tout cas, rien de mal.
Allez, sois gentil. Fais -moi un sourire.
Fais -moi un beau sourire.
Frédéric, de son côté, cherchait à se venger et je lui offrais la possibilité
le faire sans trop se fatiguer.
Je suis mort de douleur.
Oh, bien à fond, oui.
Oh,
qu
'est -ce que c 'est bon.
Ce fut enfin l 'armistice.
Les Américains étaient les maîtres absolus et incontestés de notre région.
Le destin m 'avait une fois de plus réservé une invraisemblable surprise.
Robinson, ici et en vitesse.
Qu 'est -ce qu 'il me veut ? Tu verras bien.
Mon commandant.
Robinson, cette jeune personne doit rencontrer quelqu 'un. Nous repartirons
dix minutes.
Laissez aller mademoiselle sans chercher à la suivre.
Allez, aidez -la à descendre. A vos ordres.
Permettez.
Mon commandant ? Ça faisait plus d 'un an que je n 'avais pas vu ma sœur.
la mort de nos parents, elle avait toujours veillé sur moi comme une mère.
Elle me proposa d 'aller vivre avec elle et son officier américain.
Ils habitaient dans une demeure somptueuse réquisitionnée par l 'armée.
Gilda ! Tu savais comme tu m 'as manqué !
Au début, j 'étais heureux de les suivre.
Je n 'avais pas oublié les extravagances sexuelles de ma sœur et de ses amis.
Malheureusement, je ne tardais pas à découvrir que la jeune femme à la
sensualité débridée avait fait place à une tendre Agnèle éperdue d 'amour pour
son commandant.
Mourant d 'ennui, il me fallait supporter à longueur de soirée les
et bruyantes sérénades qu 'elle adressait à son cher fiancé.
Mon salut fut de recommencer à fréquenter Victor.
Il était toujours entouré de femmes belles et avides de plaisir.
Au nom de notre vieille amitié, il m 'invitait régulièrement à assister en
spectateur à des rendez -vous galants.
Une fois, j 'y allais en compagnie des deux fils du fiancé de ma sœur. Le
commandant les avait fait venir de Californie pour avoir toute sa petite
autour de lui.
Ils avaient tendance à me battre un peu froid.
Ils pensaient que je cherchais à ravir l 'affection de leur père afin de
revendiquer plus tard une part de l 'héritage. Dans un effort de
je les avais conviés à une des petites soirées particulières de mon vieux
camarade.
Je vous aime, belle fée.
J 'aime le sol que vous foulez, la lumière qui vous éclaire.
Vous ensorcelez cette humble demeure.
Regardez cette lune qui reste blandie.
Alors, mais qu 'est -ce qu 'ils font ? Regardez cet arbre blanc de ne pouvoir
rivaliser avec la lumière qui vous irradie.
Cela n 'inspire -t -il pas l 'amour ? C 'est que je vois rien, moi.
T 'aimes ça ? Je vais te faire jouer dans du cul.
Bon, reste -moi.
Bien.
Oui.
T 'aimes ça que je t 'enfile, hein ? Oui.
Je vais te faire
venir.
Oh !
La, la.
Est -ce que vous êtes belle ?
Ouf !
Sans le savoir encore, ce soir -là, je tournais une page de ma vie. Ce fut
vraiment la dernière concession à mon adolescence. J 'acceptais enfin de
un homme et de posséder réellement une femme.
Le temps cependant me réservait une dernière grosse surprise.
Ma soeur avait fini par épouser son officier américain. Malheureusement,
mourut quelques années après.
Ce fut un drame épouvantable pour tous.
Incapable de surmonter sa douleur, son mari sombra dans l 'alcool.
Le pauvre cherchait à retrouver l 'image de celle qu 'il avait tant aimée et qu
'il avait perdue pour toujours.
Quand il était trop saoul, Il cherchait à s 'enivrer davantage dans les jeux d
'adolescents indignes de son âge. Le jeune homme que vous voyez là est son
Je pense que vous l 'aviez reconnu.
Son mariage fut pour moi l 'occasion d 'un nouvel enseignement, lequel je vous
le révélerai à la fin du film.
Pourquoi est -ce que tu m 'as amené ici ? Je t 'y ai amené parce que c 'est pour
moi le plus bel endroit du monde. Dans cette porcherie ? Je t 'en prie, mon
couloir. Non, mais je veux pas rater. Huit jours, j 'ai rêvé de t 'y
d 'y faire l 'amour avec toi.
Ma chérie, je t 'aime tant. Non, je sais pas trop comment ça me dit rien.
Non, s 'il te plaît.
Au revoir.
Pauvre homme, son malheur m 'a pris qu 'il n 'existe aucune limite d 'âge pour
vivre une adolescence perverse.
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