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Précédemment dans Sheriff Country...
Son rĂȘve Ă©tait de la reconstruire.
C'est Zoey, ma sĆur.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je mets fin à notre amitié.
- Papa et Cassidy viennent de se séparer. - Ah bon ?
Je vais bien. Elle aussi. C'était mutuel.
Je ne sais pas comment tu t'es sentie quand tu es tombée enceinte.
Je pourrais dire que si, mais ce n'est pas le cas.
Tu n'as jamais eu ton bal de promo. Je peux me rattraper ?
Dieu merci.
Je suis venu aussi vite que possible.
Il est à l'étage.
- OK. - Tu l'as eu ?
Je ne comprends pas, Mick.
Tu peux t'occuper des dealers et des braqueurs de banque,
mais tu ne peux pas t'occuper de ce mignon petit écureuil ?
On dirait des rats avec leur petite queue touffue. C'est...
Sors-le de lĂ !
D'accord.
VoilĂ .
- Merde. - Ăa va ?
Ăa va.
- Non. Laisse-moi voir. - Non, ça va, ça va.
Laisse-moi voir.
- Je t'ai dit que ça allait. - Sympa.
- Va-t'en. - Allez.
Je viens de te sauver la vie face à cet écureuil vicieux.
- Merci. - D'accord. De rien.
Skye ?
Au camping.
Hank. La rotation nous a mis en binĂŽme pour la patrouille.
- On y va. - On a encore cinq minutes.
Je serai dans la voiture.
Tu auras sûrement besoin de ça.
- Je conduis. - Trop lente.
On est dans l'Eastside aujourd'hui, donc si on commence par Holland Road,
on pourra faire une patrouille complĂšte...
- OĂč tu vas ? - Acheter des muffins.
- Tu n'as pas déjà mangé un bagel ? - Je fais le plein de glucides.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Deux muffins aux myrtilles et deux aux bananes et aux noix.
Tu veux quelque chose ?
Ces survivalistes font des muffins super bons.
Ce ne sont pas des survivalistes.
Oui, ce sont un peu des survivalistes.
Ne te méprends pas.
Quand le monde prendra fin, je serai lĂ
dans le bunker avec eux, en train de manger une banane aux noix.
Merci. Garde la monnaie.
Oui, Monsieur.
"Oui, Monsieur".
- Et le "merci" ? - On peut y aller maintenant ?
T'as un problĂšme aujourd'hui, Cassidy ?
Je n'ai rien.
Je veux juste qu'on y aille. On bosse...
Eastside. Je t'ai entendu la premiĂšre fois.
Regarde cet idiot !
Un mini-van Dodge rouge vient de passer
Third Street et Pine Street Ă toute vitesse.
Edward Nine Ă sa poursuite, direction nord.
- Hank, ralentis. - Je gĂšre.
On devrait se désengager.
Je gĂšre !
Ma voiture est foutue, les gars.
Merde. Les flics !
Attends ici.
OĂč tu vas ?
OĂč est ma poĂȘle Ă frire ?
Pas la petite, celle avec le manche en bois.
Tu fais quoi ?
Ă ton avis, qu'est-ce que je fais ?
Je te prépare ma recette brevetée... voilà ... de pain perdu.
D'accord.
Travis, merci pour l'histoire de l'écureuil
et pour l'autre histoire, mais je dois aller bosser.
T'es sûre que tu veux pas faire l'école buissonniÚre ?
Je te promets que ça en vaudra le coup.
- OK, non. - Excuse-moi. Je dois y aller.
Tu ne m'écoutes pas.
Travis...
Ton lait est périmé depuis deux semaines...
Travis ! Tu ne vis pas ici.
Tu ne vis pas ici.
Ce n'est pas ta poĂȘle. C'est ma poĂȘle.
Tu ne peux pas débarquer ici et me faire des pains perdus.
Tu n'habites pas ici.
Une autre fois, alors.
Et le 14 ?
Je donne un cours de RCP pour bébés ce soir-là .
Et le 21 ?
Ils ont besoin de moi pour la friture de poisson.
- Pour protĂ©ger les poĂȘles ? - C'est un boulot important.
Ils me donnent une grosse spatule.
Mon Dieu.
Je vais commander ma voiture, sur ce.
Garde ta sonnerie activée.
Si tu vois un indicatif régional 707,
c'est mon pote de la ligue de baseball amateur.
Pourquoi ton pote de la ligue de baseball amateur m'appelle ?
Sa femme bosse Ă l'hĂŽpital Edgewater Memorial,
et une de leurs infirmiĂšres s'en va.
Ils cherchent quelqu'un,
alors je lui ai donné ton nom et ton numéro.
D'accord, tu as proposé ma candidature pour un poste ?
T'en penses quoi de déménager ici ?
Ă Edgewater.
Je viens d'avoir cette promotion,
- au cabinet du Dr Clay, et... - Je sais.
Je sais. C'est juste que...
Je déteste ça, Nora, tous ces allers-retours.
Oui, moi non plus je n'aime pas ça,
mais c'est pas si facile de tout lĂącher et...
Je te demande pas de tout lĂącher.
T'aurais dĂ» me demander avant de me proposer un boulot.
Et si je t'avais fait ça ?
J'ai un...
Un boulot.
En fait, c'est ma voiture.
Je devrais y aller.
D'accord.
OK, j'y vais.
Je dois y aller.
Je t'appelle ce soir ?
Les flics me collent au cul.
Ils ne m'attraperont jamais.
Merde.
- Je m'en occupe. - Assurez-vous de le suivre !
Je me tire !
Je l'ai. Je vais le contourner par la gauche.
Si tu peux suivre.
Ma chérie, tu as vu un garçon courir par ici ?
Bureau du shérif. Sors les mains en l'air.
Bureau du shérif ! Je répÚte...
Sors de lĂ .
Elle n'est pas cassée.
Ne me menottez pas !
- Pas complÚtement cassée. - Lùche le chùteau !
ArrĂȘte !
On va arranger ça.
Shérif Un, Edward Neuf, suspect en garde à vue.
On le ramÚne aux véhicules.
Bon boulot.
- C'est moi qui l'ai attrapé. - C'est génial, Hank.
Reste humble.
Les gars, allez-y, occupez-vous de lui.
On va attendre la dépanneuse.
T'as fermé le coffre ?
Je croyais que tu l'avais fait.
S'il vous plaĂźt. Aidez-nous.
Sous-titres : Maylee
Le pĂšre, c'est Peter Sanders.
Le garçon, c'est son fils, David.
Ils disent qu'ils sont des Barlow.
Tu ne les as jamais croisés ?
Je les ai vus en ville Ă la boulangerie,
mais je ne savais pas qu'ils formaient un groupe.
Ils habitent aprĂšs le ranch Edwards.
Cinq ou six familles, ils sont Ă Edgewater depuis toujours.
Ils sont super à fond sur leur vie privée.
Le chef, c'est Enoch.
Quand Fred était shérif, il m'a dit de les éviter.
Enoch Barlow. Peter m'a parlé de lui.
C'est son beau-pĂšre.
David est le petit-fils d'Enoch ?
Ăa pourrait ĂȘtre dĂ©licat.
Salut, David.
Je suis le shérif Mickey Fox.
Voici le lieutenant Boone.
David ?
Tu veux voir comment marchent les radios ?
Je peux t'apprendre quelques codes.
Je peux ?
Va voir ça.
Asseyez-vous, s'il vous plaĂźt.
Vous ĂȘtes le gendre d'Enoch Barlow ?
Je suis marié à sa fille, Ruth.
Vous avez dit dans la voiture en venant ici
que vous ne vous sentiez pas en sécurité.
Vous pouvez m'en dire plus ?
Enoch a complĂštement perdu la tĂȘte.
Expliquez-moi plus en détail.
Vous est-il déjà arrivé de rencontrer quelqu'un et, dÚs que vous le voyez,
vous savez qu'il va changer votre vie ?
C'était Enoch.
J'avais 20 ans, j'allais nulle part,
et il m'a donné un boulot au ranch.
Il m'a montré la Bible.
Les Ăcritures et la Constitution, voilĂ ses livres saints.
Cet homme m'a changé.
Tout ça a l'air super positif.
Ăa l'Ă©tait.
Jusqu'Ă ce qu'Enoch change.
Depuis que sa femme est morte, il réveille mon gamin
au milieu de la nuit pour faire
des exercices d'entraßnement militaire, des exercices de tir réel.
David a sept ans.
Il parle d'une confrontation finale.
Il dit qu'on doit ĂȘtre prĂȘts Ă se battre.
- Se battre contre qui ? - Vous avez un peu de temps ?
Qu'est-ce que Ruth pense de tout ça ?
Elle adore son pĂšre.
Elle est Ă fond dedans. Je savais que je devais le faire sortir.
Vous aviez pas besoin de vous cacher dans ma voiture.
Vous auriez pu nous appeler.
On n'a pas le droit d'avoir de téléphone.
On n'a pas le droit d'avoir de contact avec l'extérieur.
Sauf le stand de boulangerie.
Vous allez en ville une fois par mois ?
Tout le monde surveille tout le monde.
On s'espionne les uns les autres.
J'ai vu votre coffre ouvert et j'ai su que je devais tenter ma chance.
Enoch ne va pas se laisser faire, OK ?
Ils vont venir chercher David. Vous devez vous assurer
qu'on soit le plus loin possible d'ici.
Je vais examiner vos allégations.
En attendant, vous avez un endroit oĂč rester ?
- Des amis, de la famille ? - Non.
Quand tu vis dans ce ranch, ce sont tes potes,
ta famille, tout pour toi .
Je vais vous mettre en contact avec les services sociaux,
et vous devriez aussi parler Ă un avocat
Ă propos de vos droits parentaux, juste au cas oĂč
ça tourne à un problÚme de garde.
Je n'ai pas d'argent.
Enoch gĂšre tout l'argent.
Je connais un avocat
qui est prĂȘt Ă prendre une affaire gratuitement.
C'est ma tasse ?
Elles sont dans mon bureau.
Et comme je te l'ai dit au téléphone,
sa femme ne sait pas qu'il est lĂ .
Il devrait parler Ă un avocat.
Alors, on va faire ça ?
On va faire comme si ce matin n'était jamais arrivé ?
Tant qu'on est dans ce bĂątiment, c'est exact.
- Travis. - Boone.
Il est lĂ pour discuter avec Peter et David.
C'est super.
Mickey m'appelle, je viens en courant.
- Je ne vais pas poser de questions. - Tant mieux. Ne le fais pas.
Il a sept ans. Il s'appelle David Sanders.
Il était avec mon mari, Peter,
et ils étaient au marché fermier,
et j'ai cherché partout, mais...
Vous devez ĂȘtre Ruth.
Ils sont lĂ ?
Peter pense que le ranch
n'est pas un endroit sûr pour votre fils.
Sûr ? C'est lui qui a kidnappé notre fils.
Ruth, j'ai bossé sur pas mal d'affaires d'enlÚvement parental,
et c'est la premiĂšre fois
oĂč le kidnappeur s'est directement rendu Ă la police.
Peter et moi avons nos problĂšmes.
Si notre mariage est fini, tant pis,
je suppose que je devrai l'accepter, mais il ne peut pas simplement...
- Il ne peut pas prendre notre enfant. - Non.
Mais il peut demander une ordonnance de protection d'urgence.
C'est lĂ que j'interviens. Asseyez-vous, s'il vous plaĂźt.
Je ne veux pas vous empĂȘcher de voir votre fils,
mais j'ai besoin de comprendre comment on en est arrivés là .
C'est un ranch.
On cultive des légumes. On élÚve du bétail.
C'est une belle vie. C'est une vie simple.
Et les armes ?
C'est de ça qu'il s'agit ?
Bon, on a des armes.
Parce que mon pĂšre pense que c'est important
que chaque membre de la famille sache utiliser une arme Ă feu...
qui ont toutes été achetées légalement
et qui ne servent qu'à se défendre.
Se défendre contre qui ?
Des menaces.
On aimerait voir le ranch.
Bien sûr.
- Quand vous voulez. - Super.
Et aujourd'hui, ça vous va ?
Pas aujourd'hui. Je...
Mon pÚre est parti conduire le bétail. Il rentrera tard.
Ruth...
Tant que je n'aurai pas vu le ranch, je suis obligée de demander
une ordonnance de protection d'urgence pour votre fils.
Qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
Que les services de protection de l'enfance vont ouvrir un dossier,
et qu'ils vont déterminer si son environnement de vie
est sûr ou pas.
En attendant, il sera placé dans un foyer d'accueil
et Peter gardera la garde.
Aujourd'hui, ça a l'air super.
Ce type roule Ă 49.
Dans une zone limitée à 45.
Mais bien sĂ»r, arrĂȘtons-le.
On pourrait peut-ĂȘtre dĂ©truire le bac Ă sable de son enfant pendant qu'on y est.
Si t'as quelque chose Ă dire, Campbell, vas-y, dis-le.
T'es imprudent.
Ce voleur de voiture était un gamin. Il n'allait nulle part.
On n'avait pas besoin de détruire le chùteau de la petite fille.
On l'a reconstruit, non ?
Ătre flic, c'est pas juste casser des tĂȘtes.
C'est savoir quand écouter.
Ăa ferait une super affiche.
- "Savoir quand écouter." - Hilarant.
Au-dessus d'un champ de tournesols
avec deux lapins qui se regardent vraiment.
- Qu'est-ce que t'en penses ? - Que quelqu'un ne sait pas
- comment prendre les critiques. - Je pense que je suis...
Dérangement domestique,
Un homme signale
Compris. Edward Three en route.
Annulez, Edward Three. Edward Neuf. On s'en occupe.
Pourquoi on y va ?
C'est Ă l'autre bout de la ville.
On ne le voit pas d'ici, mais il y a un ruisseau
qui traverse l'extrémité sud du ranch.
On faisait du tubing dessus quand on était petits.
Je crois que plus personne ne fait de bouées ici.
Ce gamin ne doit pas avoir plus de 15 ans.
Tu entends ce bourdonnement ?
La clÎture est électrifiée.
Bienvenue chez nous.
Allez, suivez-moi.
On a un potager, une grange.
Attention !
Ces enfants vous semblent maltraités ?
Si vous voulez, on peut les aligner et vérifier s'ils ont des bleus.
Ce n'est pas nécessaire.
Regarde simplement ce que tu peux voir lĂ -bas.
Tout le monde a droit Ă trois repas maison par jour.
Les gens ici sont heureux.
Les enfants sont heureux. On n'a rien Ă cacher.
Super. Alors ça ne vous dĂ©range pas si je jette un Ćil par moi-mĂȘme ?
Faites ce que vous avez Ă faire.
Salut.
Je peux écouter ?
Thomas Jefferson a écrit :
Quand le peuple craint le
Quand le gouvernement a
Ătes-vous prĂȘts Ă mourir
On espÚre que ça n'arrivera
Jeune homme, laisse-moi t'aider.
Non, ça va.
D'accord.
Je m'appelle Nathan.
Andrew Barlow.
Je suppose que vous n'avez pas beaucoup de visiteurs ici.
Pas beaucoup.
Je peux te demander un truc ? T'es toujours armé ?
MĂȘme chez toi ?
On a des problĂšmes avec les drones. Ils bourdonnent tout le temps.
Des drones ?
Qui fait voler des drones jusqu'ici ?
Les fédéraux.
Qui sait ? Peut-ĂȘtre mĂȘme les shĂ©rifs.
Ils ont assez d'engrais
pour faire pousser de la bouffe pour tout Edgewater.
Ou pour en faire sauter la moitié ?
Il y a autre chose.
J'avais trois barres quand on s'est arrĂȘtĂ©s Ă la porte.
Maintenant, plus du tout.
Pareil. Un brouilleur portable ?
Probablement.
Comment vont les enfants ?
Les chambres se verrouillent de l'extérieur.
Et ils écoutaient cet enregistrement.
Je ne sais pas. Ăa me semble bizarre.
Alors, qu'est-ce que tu vas faire ?
Si vous en avez vu assez, j'aimerais venir chercher mon fils maintenant.
Merci de m'avoir montré votre maison.
Je vous tiendrai au courant de ma décision.
- Que voulez-vous voir de plus ? - Je vous tiendrai au courant.
C'est pas juste, shérif.
C'est pas juste de séparer une famille.
Du calme.
Laissez-les passer.
J'ai déjà répondu à des appels à cette maison.
Je connais ces gens. Je sais comment m'y prendre avec eux.
Donne-moi cinq minutes.
Et quoi, je reste assis ici ?
T'as perdu la tĂȘte !
Ăa n'arrivera pas.
Putain de merde !
- ArrĂȘte ! - Bureau du shĂ©rif !
On entre !
T'es nul !
Vas-y !
Jette-moi ce foutu frigo !
Personne ne jette quoi que ce soit.
- Tu l'as appelée ? - Oui, j'ai appelé les flics.
- Parce que t'es dingue ! - Reculez.
Je lui ai demandé de faire une seule chose,
acheter des bougies d'anniversaire, et il oublie.
Et maintenant, c'est fichu !
OK.
Madame, calmez-vous.
Je vous ai dit de vous calmer.
- Je vous l'ai dit. Elle est folle ! - Recule.
Hank, lĂąche-la.
Cassidy, qu'est-ce qui te prend ?
Dis-lui de me lĂącher.
Il me fait mal, Cassie.
Il me fait mal.
C'est ma mĂšre.
Travis, j'ai décidé de demander une ordonnance de protection d'urgence.
Super. Je vais le dire Ă Peter.
Super. Tu peux lui rappeler
que ça ne donne la garde de David que pour cinq jours ?
Au-delĂ , le juge devra donner son accord.
D'accord.
Ăcoute, Mickey, je sais
- Travis ! - Et, d'accord,
- on a couché ensemble ce matin. - Travis, tu es en haut-parleur !
Mais pour moi,
N'utilise jamais le haut-parleur.
Ăcoute, tu n'as pas Ă m'expliquer quoi que ce soit.
C'est moi qui sors avec ma femme, donc...
Je ne sais pas Ă quoi je pensais. Je...
Il y avait un écureuil, et je déteste les écureuils.
Je suis tellement curieux de savoir oĂč ça va mener.
J'ai appelé Travis pour qu'il s'en occupe, et...
Il s'en est occupé.
Ăa.
Un mardi matin comme les autres.
Et ça m'a vraiment énervé.
Et puis il a essayé de me faire du pain perdu.
- Ce salaud ! - Je sais.
Comme s'il vivait toujours là . Comme s'il n'était jamais parti.
Je déteste les relations à distance.
Je déteste vraiment ça.
La moitié de ses affaires sont ici, et la moitié de mes affaires sont chez elle,
et tout ça, c'est juste... nul.
Tu devrais peut-ĂȘtre lui dire ce que tu ressens.
J'ai essayé.
Et ?
En fait, j'ai fait mieux que ça.
J'ai envoyé son CV
Ă mon pote dont la femme bosse Ă l'hĂŽpital.
- Tu lui as trouvé un boulot ? - Pour qu'elle puisse déménager ici.
Disons que ça n'a pas marché.
Boone, t'as déjà rencontré une femme ?
Pas étonnant qu'elle se soit fùchée contre toi.
Tu ne lui as mĂȘme pas parlĂ©. Tu t'es juste lancĂ© et tu l'as fait.
J'essayais de faire un truc sympa.
- Comme faire du pain perdu. - Attends.
C'était pas moi. J'ai pas fait le pain perdu.
J'aime mĂȘme pas le pain perdu.
Ăa m'a manquĂ©.
Tu vois ?
On faisait ça tout le temps quand on était partenaires.
Puis je suis devenue shérif et tout a changé.
Tout Ă coup, les choses sont devenues bizarres.
OK, tu viens de... tu vois, tu viens de rendre ça...
vraiment bizarre.
C'était un coup de trop.
- En parlant de coup de trop... - OK !
- Trav et l'écureuil. - On ne va pas en parler.
Je vais le regretter toute ma vie.
Elle m'a presque arrachĂ© la tĂȘte !
Tout ça pour un paquet de bougies d'anniversaire !
Attendez lĂ -bas !
Vous et moi, on va avoir une discussion dans la voiture.
Non. Je dois rester ici.
Je dois rester ici.
Hank, laisse-la partir.
Cassidy, ta mĂšre est hors de contrĂŽle.
Hank, s'il te plaĂźt. C'est juste...
C'est l'anniversaire de ma sĆur aujourd'hui.
Ma sĆur Zoey. Merde.
Ma sĆur Zoey a disparu il y a 14 ans.
Elle est partie Ă une fĂȘte un soir et n'est jamais rentrĂ©e Ă la maison.
32 ans.
Elle aurait 32 ans aujourd'hui.
Les bougies, c'est pour elle ?
C'est fichu.
- Tout est fichu. - Ce n'est pas fichu, maman. Regarde.
Certains de tes cupcakes sont vraiment réussis.
Tu t'en fiches.
Tu t'en es toujours fichu.
Tu es encore plus nul que lui.
C'est sûr, je suis nul.
- Et toi, t'es une dingue ! - Ferme-la, peu importe ton nom.
Maman...
T'as mis des affiches récemment ?
Moi, oui.
Je suis la seule Ă la chercher.
Ma douce petite fille.
Joyeux anniversaire.
Laisse-nous une minute.
S'il te plaĂźt.
Monsieur, vous avez un endroit pour dégriser ?
Un endroit oĂč vous ne serez pas ensemble.
Chez mon frĂšre.
Je vous y conduirai.
D'accord.
Je pense Ă elle tous les jours, maman.
Tous les jours.
Non, c'est pas vrai.
Tu l'as laissée tomber.
Tu l'as oubliée.
Peter, David, voici Stéphanie. Elle bosse pour les services sociaux.
Elle va t'emmener dans un refuge.
On sera les seuls Ă savoir oĂč c'est.
Tu y resteras quelques jours.
Salut, David.
Ou devrais-je dire, adjoint David ?
L'adjoint Boone va nous conduire.
Je parie qu'il aurait besoin d'un partenaire.
C'est Ă cause de vos uniformes.
On lui a appris Ă ne pas faire confiance aux uniformes.
C'est bon. Tu peux le prendre.
VoilĂ . C'est bien.
Venez par ici.
Merci.
La commande est sur ton bureau. Tu n'as plus qu'Ă la signer.
OK, merci.
Et désolée pour ce matin.
J'ai réagi de maniÚre excessive.
Je ne suis pas désolé pour ce matin.
Travis.
Ce qu'on a fait Ă©tait sympa, peut-ĂȘtre mĂȘme un peu gĂ©nial,
mais...
- Mais c'était une erreur. - Pourquoi tu dis ça ?
Ăcoute, je...
Je n'ai pas arrĂȘtĂ© de penser Ă toi depuis notre danse.
Travis, écoute-toi parler.
Notre bal de fin d'année au lycée ?
Ce qu'on ressent... ce que tu ressens
c'est juste de la nostalgie.
Tu veux dire que tu n'as pas pensé à nous ?
Mickey, je suis peut-ĂȘtre fou,
mais on devrait réessayer.
- Non. - Pourquoi pas ?
Non. C'est une mauvaise idée.
Tu es en pleine période de rebond.
Je suis sorti avec Cassidy pendant deux mois.
Je ne pense pas que coucher avec ma femme depuis 20 ans
soit considéré comme une relation de rebond.
Ex-femme.
Et pourquoi tu as dĂ» sortir avec elle ?
De toutes les femmes d'Edgewater, tu sors avec mon adjointe ?
Parce qu'elle était ouverte avec moi.
Parce qu'elle m'a laissé entrer dans sa vie.
Quand elle passait une mauvaise journée, elle m'en parlait.
Et entre nous, il y avait toujours un pare-feu.
J'ai acceptĂ© d'aller voir un psy. Ăa n'a pas Ă©tĂ© facile pour moi.
Mickey, tu as accepté d'aller voir un psy aprÚs mon départ.
Je t'ai demandé pendant des mois d'y aller, et tu as dit non.
Tu as arrĂȘtĂ© de te battre pour moi, Travis.
Je suis désolée, c'était une erreur.
Shérif Fox,
ici Burke, à la réception.
Vous devriez venir ici.
J'arrive.
- Mon Dieu, est-ce... - Enoch Barlow.
Vous m'avez privé de ma famille, shérif.
Je suis lĂ pour mon petit-fils.
- OĂč est mon petit-fils ? - Votre nom figure
dans une ordonnance de protection d'urgence.
Vous ne pouvez pas voir David pendant les cinq prochains jours.
Je n'ai pas voté pour vous, shérif,
et je ne suis pas d'accord avec votre autorité.
Je suis désolée que vous pensiez ça, mais la loi s'applique à tout le monde,
que ça vous plaise ou non.
David est lĂ ?
Il est dans un endroit secret.
C'était une erreur.
Regardez oĂč vous ĂȘtes.
Vous ne venez pas ici pour me menacer.
Si vous voulez qu'on discute comme deux adultes,
je suis partante.
Sinon, vous pouvez partir.
On va dans mon bureau ?
J'ai déposé le copain de ta mÚre.
Il a dit qu'il allait essayer de s'arranger avec elle demain.
Au fait, il m'a dit qu'il s'appelait Kenny.
J'ai enfin réussi à la faire s'allonger, alors donne-moi juste quelques minutes.
Je comprends.
J'ai grandi dans une maison pleine d'ivrognes.
J'ai nettoyé ma part de verre brisé.
Elle adore les voitures.
"Adorait", peut-ĂȘtre.
Je ne sais jamais quel temps utiliser.
- Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? - Je te l'ai déjà dit.
Elle est allĂ©e Ă une fĂȘte un soir. Elle n'est jamais rentrĂ©e Ă la maison.
- T'as enquĂȘtĂ© lĂ -dessus ? - J'avais 15 ans, Hank.
Non, une fois que t'es devenue adjointe.
J'ai lu le rapport du shérif.
- Et alors ? - Et rien.
C'est une autre personne disparue
dans un comté qui en compte déjà beaucoup.
OK, et le rapport d'incident initial ?
Parfois, le premier adjoint sur les lieux...
Il n'y avait pas de scĂšne, Hank.
- Elle a juste disparu. - OK,
La base de données des personnes disparues. T'as déjà essayé ça ?
- Pourquoi tu t'intéresses à ça ? - Non, mais toi, clairement, oui.
Je ne comprends pas, Campbell.
T'es adjointe du shérif. Tu peux avoir des réponses.
Et si je ne veux pas de réponses ? T'as déjà pensé à ça ?
On est flics, Hank.
On sait comment ces histoires se terminent.
Et si je ne sais pas, alors peut-ĂȘtre que Zoey est toujours lĂ -bas.
En vie. Heureuse.
Peut-ĂȘtre que l'espoir vaut mieux que les rĂ©ponses.
C'est bĂȘte.
C'est idiot, en fait.
Ăcoute, je ne te connais pas
et je ne connais certainement pas ta mĂšre,
mais tu dois permettre Ă cette femme de tourner la page.
MĂȘme si ce que tu trouves de l'autre cĂŽtĂ© est mauvais,
tu dois tirer cette ficelle.
Tu lui dois bien ça, Cassidy.
Et tu te le dois Ă toi-mĂȘme.
Je...
J'ai pris ça en venant ici.
Je t'attends dans la voiture.
Assieds-toi, s'il te plaĂźt.
Je préfÚre rester debout.
Votre petit-fils est en sécurité.
Il est sous le coup d'une ordonnance de protection d'urgence.
De sa famille.
Ce n'est pas une garde définitive, c'est juste un pause.
Les services de protection de l'enfance ont maintenant
cinq jours pour mener une enquĂȘte.
Ils vont aller au ranch,
ils vont parler Ă votre fille,
ils vont parler Ă Peter,
et ensuite ils décideront
ce qui est le mieux pour David.
Et qui de mieux que le gouvernement
pour décider ce qui est le mieux pour un enfant ?
Je vous ai rencontré une fois.
Je ne crois pas.
Vous ne vous en souvenez pas. J'avais neuf ans.
Je faisais du tubing avec mes potes,
et on s'est retrouvés sur votre propriété.
à l'époque, il n'y avait pas de clÎture.
On n'en avait pas besoin.
Je me suis foulé la cheville.
C'était vous ?
Vous m'avez fait une attelle.
Vous m'avez dit que vous étiez infirmier de combat.
Pendant la premiĂšre guerre du Golfe.
Vous m'avez soignĂ©e et vous ĂȘtes assurĂ© que je retrouve mes potes, et...
c'est comme ça que je me souviens de vous.
Mais ce que j'ai vu lĂ -bas, au ranch, toutes ces armes
et les serrures sur les portes ?
On dirait que vous vous préparez à la guerre.
Laissez-moi vous poser une question, shérif.
Vous avez déjà répondu à un seul appel au ranch ?
Maintenant ou Ă n'importe quel moment depuis que vous ĂȘtes en poste ?
Non.
Je suis un homme pacifique.
Je protĂšge juste ma famille.
De qui ? De... Pas de moi.
- Pas de quelqu'un ici. - Du gouvernement.
- Je ne suis pas le gouvernement. - Vous portez leur badge.
La maison oĂč David est hĂ©bergĂ©,
j'aimerais vraiment avoir l'adresse.
Je ne peux pas vous la donner.
- Alors je vous dis bonne nuit. - M. Barlow.
Il y a une procédure à suivre.
Vous ne l'aimez peut-ĂȘtre pas, mais si vous ĂȘtes aussi intelligent
que je le pense, vous la respecterez.
Le moment oĂč vous commencez Ă prendre les choses en main
est le moment oĂč vous perdez votre petit-fils pour toujours.
Je porte peut-ĂȘtre ce badge, mais ce n'est pas ce que je suis.
Je suis une fille. Je suis une mĂšre.
J'ai grandi dans cette ville, tout comme vous.
Je crois avoir compris votre état d'esprit, shérif,
et vous avez gagné ma patience.
On va suivre le processus jusqu'au bout.
- Enoch Bar low ? - Mais qui ĂȘtes-vous donc ?
Donald Kavanaugh, du FBI.
Je suis Mary Buckner, agent du Trésor.
M. Barlow, vous ĂȘtes en Ă©tat d'arrestation pour avoir enfreint
le Code des impĂŽts des Ătats-Unis.
- Pourquoi je n'ai pas Ă©tĂ© prĂ©venu ? - Vous en ĂȘtes prĂ©venu maintenant.
Tournez-vous.
- Vous ne pouvez pas faire ça. - Merci, shérif.
On s'en occupe.
Vous avez semé le vent, shérif.
Maintenant, vous allez rĂ©colter la tempĂȘte.
Vous venez dans ma juridiction, dans mon commissariat,
vous arrĂȘtez un suspect, le moins que vous auriez pu faire
- c'était de me prévenir. - On n'avait pas le temps pour ça.
On surveille la propriété des Barlow depuis des semaines.
Des drones.
Le Bureau s'inquiĂšte depuis un moment
par ses propos violents,
sans parler de son énorme stock d'armes.
Alors vous l'arrĂȘtez pour fraude fiscale ?
C'est l'idée de l'agent Buckner.
L'accusation pour fraude fiscale permet de mettre Barlow hors jeu maintenant
pendant que le Bureau monte un dossier sur les armes.
On aurait pu intervenir au ranch, mais pas sans risquer
une confrontation qui aurait fait passer Waco
pour une journée à la plage.
Quand on a vu Barlow entrer dans votre bureau,
on a saisi notre chance.
Peu importe les retombées négatives que ça peut avoir pour nous.
- C'est pas notre problĂšme. - Non. C'est le nĂŽtre.
Shérif Fox, on doit juste le garder ici pendant quelques heures.
Une douzaine d'agents fédéraux sont en route pour le transférer
pour sa comparution Ă San Francisco demain matin.
Y a-t-il un bureau oĂč on peut s'installer en attendant ?
Vous pouvez prendre un bureau dans la salle commune.
Et veuillez sortir de mon bureau.
C'est juste pour quelques heures.
C'est l'heure de finir, Campbell.
ArrĂȘte d'essayer d'impressionner les gens.
Je fais juste mon boulot.
Tu devrais peut-ĂȘtre en prendre note.
Quelques gars vont aller boire une biĂšre plus tard.
Tu veux venir ?
En fait, ça a l'air plutÎt sympa.
"En fait" ?
Mais j'ai un truc Ă faire ici.
- La prochaine fois ? - Comme tu veux.
Hank.
T'as laissé tes muffins dans la voiture.
Trop lent.
Je ne veux pas ajouter Ă tes soucis,
mais on vient de recevoir un appel
Ă propos d'une grosse course de rue Ă Dogtown.
Ils font la course dans les deux sens.
Super. Juste Ă la fin de la patrouille.
Envoie Ted.
Dis-lui de prendre trois ou quatre unitĂ©s, juste pour ĂȘtre sĂ»r.
Compris.
Au fait, merci.
Pour quoi ?
Je vais appeler Nora.
- Et ? - Et ne présume de rien,
ne pas envoyer son CV,
et surtout ne pas lui faire de pain perdu.
Boone.
Bonne chance.
J'ai fait la moitié du chemin jusqu'à la maison. J'ai dû faire demi-tour.
Je sais que ça s'est mal fini entre nous,
mais je suis dans une situation différente maintenant.
Travis...
Non, laisse-moi finir.
Toi aussi, tu es dans une situation différente.
Je suis désolée.
- Les gens ne changent pas. - Ah bon ?
Alors comment t'as fait la paix avec ton pĂšre ?
Ou convaincu Boone de rester Ă Edgewater ?
Ou rĂ©parĂ© les dĂ©gĂąts avec ta sĆur Sharon ?
Tu penses que la vieille Mickey aurait pu faire tout ça ?
Les gens changent.
Et ce matin, ce n'était pas une erreur.
La seule erreur...
c'est de ne pas m'ĂȘtre battu pour toi il y a cinq ans.
Je suis prĂȘt Ă me battre pour toi.
Je t'aime.
Je t'aimerai toujours.
Fais-moi signe.
Salut.
J'ai pensé à toi.
T'es arrivée à l'heure au boulot ?
Y avait pas trop de bouchons,
Et toi ? Comment ça se passe ?
Bien.
Ăcoute.
Désolé de ne pas t'avoir parlé du boulot à l'hÎpital.
J'aurais dĂ» te demander ton avis avant.
Et je crois que j'étais... J'étais enthousiaste
à l'idée qu'on ne soit plus loins.
Ăcoute.
Je ne veux pas te mettre la pression.
Je veux juste que tu saches
qu'en ce qui nous concerne, je suis Ă fond.
Je veux que tu emménages ici, Nora.
Je veux ĂȘtre ton mari, pour de vrai cette fois.
Ne dis pas "oui" trop vite.
Bon sang.
Vous n'avez pas payé votre facture d'électricité ?
C'est quoi ce bordel ?
Ă terre !
Boone. Cassidy. Situation.
Je suis dans les vestiaires.
C'est quoi ce bordel lĂ -haut ?
Mickey, ils sont dans le bĂątiment.
Je répÚte, ils sont dans le bùtiment !
C'est Travis.
Ils ont tiré sur Travis !
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