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Original subtitles

La terre était un astre tout juste refroidi, couvert d 'une affreuse police

végétale et de gargouilles immondes se disputant leur pittance sous les cieux

plaqués d 'étoiles.

Au début du monde, les premiÚres formes de vie apparurent à peu prÚs aux

alentours du trou perdu d 'un marais africain.

Et toutes ces formes de vie se mirent Ă  se reproduire, toutes

sauf une, moi, moi Ă  qui il ne manquait qu 'une chose,

la naissance.

Seigneur !

Excusez -moi, je cherche mes pédomanes.

On a

frappé.

On a frappé !

Ça va pas, non ? Tu veux que je t 'aide ?

Dis, tu veux que je t 'aide ? Vous ĂȘtes monsieur l 'hommage ? Ça t 'amuse de

mater chez les gens ? J 'ai frappé ! Bah continue, frappe ! Mais j 'ai frappé,

je vous l 'ai demandé à madame ! C 'est vrai, il a frappé. Toi, tu la fermes et

tu rentres, t 'as compris ? Tu sors quand je te le dis ! Toujours Ă  se

poil.

Bon, qu 'est -ce que tu veux, toi ? Je viens livrer une bĂȘte.

C 'est pour Marco, suis -moi.

J 'ai les mots de l 'année.

Bonjour. Je voulais pas faire des histoires.

C 'est pas grave. Comment tu t 'appelles ?

Yanka.

ArrĂȘte -moi ça.

Tu travailles ici ? Je travaille avec le docteur. Je peux venir voir le

spectacle ce soir ? Il n 'y a pas de spectacle ce soir. On répÚte.

Qu 'est -ce que tu foutais ? Rien.

C 'est pas mal.

Regarde. Qu 'est -ce qu 'elle a, ta bĂȘte ? Je n 'en sais rien. Qu 'est -ce qu

'elle a ? Je n 'en sais rien.

C 'est jamais rien, toi.

C 'est une connerie. Casse -toi.

Tu ne vois pas, non ? Casse -toi.

C 'est fini.

Tout le monde au bout.

Elle n 'est pas lĂ .

Dis, t 'es toujours en retard, c 'est toujours la mĂȘme chose.

ArrĂȘte, tu me fais mal. Qu 'est -ce que je vais faire de toi, moi ? Qu 'est -ce

que je vais faire de toi ? Vas -y.

Allez, en place, en place.

Non, pas maintenant, ce n 'est pas le moment. Si tu n 'es pas content, tu te

casses de mon cercle avec tes bestioles. Je ne veux pas que tu apprennes.

Tu la fermes, je te dis.

Allez, vas -y.

Ne le sautes pas.

Allez ! Allez, ne le sautes pas ! Montre, allez.

Allez ! À toi.

Fous -toi vite ! Ne le sautes pas, hein ! On vous fait la torche, c 'est fini.

Qu 'est -ce qui vous rend nerveux comme ça, le chouard ? Qu 'est -ce qui se

passe ? Ça va pas ?

Hein, Sultan ? Ok.

Allez, Sultan.

Allez.

Allez, saute.

Sultan ! Sultan ! Il n 'a pas les yeux !

Il a éclaté.

Je te jure, il a éclaté.

C 'est pas un homme qui a fait ça.

C 'est une bĂȘte.

Oh, c 'est pas l 'heure de mettre des bas, mais merde, va chercher lĂ  -bas, va

chercher.

Qu 'est -ce que tu fous encore lĂ  -dedans ? Sors de lĂ  ! Fais -toi !

C 'était pas content pour certains.

Ah c 'est bien elle, pas de doute, je la vois bien. Une brune avec une deux, c

'est poitrine. Et pourquoi est -ce que les types de mon acabit, ils n 'y ont

le droit ? Parce qu 'on ne doit pas s 'ennuyer au pieu avec elle.

Oh pardon.

Bizarre cette fille, pas le genre qui pÚte la santé.

Les traits tirés, une pùleur de cadavre.

Et j 'ai essayé d 'entamer la conversation parce que je croyais qu

'avait parlé.

Enfin, c 'est pas dramatique.

Ma soeur aussi, elle parle toute seule.

Mais c 'est autre chose, elle est enceinte.

Et dites en plus, elle avait pas l 'air de savoir oĂč aller.

Par lĂ , lĂ  -bas, non par lĂ . Bon, moi je m 'en foutais vu que mon compteur tout

tournait.

Pour finir, elle m 'a montré l 'endroit.

C 'est bien simple, je ne savais mĂȘme pas qu 'on pouvait habiter lĂ  -bas.

97 francs.

Bon, t 'es sûr que c 'est là ? Ah ouais, ouais, je reconnais. C 'est là, il n 'y

a pas de problÚme. T 'as rien vu et tu te casses, compris ? Oh, l 'enculé !

ArrĂȘtez -vous !

Je ne peux pas faire ça.

Je ne peux pas.

Laisse -moi, il n 'est pas mort.

Non, il n 'est pas encore mort.

Non, il ne voulait pas me tuer.

Non,

je ne voulais pas.

Je ne voulais pas le tuer.

Tu ne voulais pas, mais tu l 'as fait.

Ne me fais pas mal.

Je ne te ferai pas mal, mais il faut continuer à m 'obéir.

Je ne peux pas faire ce que tu me demandes.

Je vais te déchirer de l 'intérieur et je sortirai de ton corps si tu refuses

me nourrir avec le sang de cet homme.

À quoi tu penses ?

Tu

as vu ? Je peux te faire mal.

Je peux te faire trĂšs mal.

Cet homme.

Vas -y.

Prends le couteau.

Prends le couteau.

Prends -le.

Apprends -toi.

Allez, va le planter de toutes tes forces au fond de ta gorge.

Transmis les artĂšres.

Transmis les veines.

Ah, c 'est bien vieux !

Ça ne le fait pas ça.

Je ne te ferai plus jamais mal.

Je veux

juste

naĂźtre.

Comme tout le monde.

Comme toi.

C 'est toi qui va m 'enfanter.

Je veux pas de bĂȘtes Ă  m 'enfanter.

Mais je ne suis pas un animal.

Je parle comme un homme. Je pense comme un homme.

OĂč vas -tu maintenant ? Je sais pas.

Bon.

J 'ai du café froid et je monte à Paris, ça baigne.

Tu vois, mon pÚre, il était coiffeur immigré de Portugais.

Coiffeur pour hommes.

Au jour oĂč M. RomĂ©o, coiffeur pour dames, il a posĂ© la main sur moi.

J 'avais 16 ans, des fĂȘtes orthodoxement jointes depuis deux gĂ©nĂ©rations, pas de

peau, chez les Roméo, on était pédé de pÚre en fille.

Alors...

Oh, j 'aimais ça, nom de Dieu ! C 'est Roméo, Paul, Jacques, sur mes amants.

Mais Ă  la fin, je supportais plus, j 'avais mĂȘme fait mal au cul, bordel, tu

peux pas imaginer.

Alors je me suis tiré avec Rosy, un transsexuel vachement opéré, on s 'est

marrés. Je suis parti à l 'armée, j 'ai perdu.

J 'ai passé mon poids lourd, permis, évidemment.

Bon, poids lourd, tu vois, la route, quoi.

La liberté, les rivets à l 'horizon.

Je me suis retourné vers les femmes.

... ... ... ...

... ... ... ...

Moi, camionneur, routier, chauffeur routier, c 'est mon camion. Vous, femme,

italienne ? Portugaise ? Deutsche ? Allemande ? Calme, calme,

calme. Là, écoutez -moi, il y a une femme dans le camion.

LĂ , on va le voir tout Ă  l 'heure, attends un peu.

Vous deux, il y a une femme.

Paris, c 'est ça.

Je débarque et je vous prends tous les deux à Paris.

C 'est bon, c 'est bon, je me suis arrangé avec les patrons, tout mÚne, tu

pouvoir te sécher, tu vas pouvoir te laver et tout.

Tu vas manger un petit peu, hein ? T 'as faim, monsieur, t 'as faim ? Allez,

viens.

Viens.

Descends, lĂ . Allez, viens.

Viens.

Allez, hop.

Allez.

Tiens, vas -y, dĂ©pĂȘche -toi, la meilleure va refroidir.

Allez, vite, allez, allez, on y va, allez, allez.

Allez, viens, viens. Ouais, ouais, Paris, t 'auras tout pour me débarquer.

Allez, fou.

Allez, allez.

Enfile -toi, on va te chier.

Je t 'aime, mais je n 'ai pas de temps.

Je te raconterai.

Allez, grimpe -toi.

Tu as

compris

? C 'est ça, la loi des hommes.

Comment tu vas ? Salut ! Salut !

Salut,

Richard ! On est pas en temps que moi !

Je t 'ai déjà dit que je voulais pas te voir ici.

C 'est bien, Rosette, mais... Écoute, tu sais trùs bien que pour dire ça, j 'ai

pas fait exprĂšs.

Je dis que pour dire ça, c 'est spécial.

C 'est rien passé.

Ça fait 56 francs 50.

Je te dis que c 'est rien passé.

Ça fait 56 francs 50, monsieur ! Rosette, y a que toi qui compte dans ma

OK ? Je t 'aime.

Allez, souris -moi.

Allez, quoi ? Bah, tu vois... Dis donc, j 'ai un tout petit problĂšme en ce

moment. Rien.

Je fais un peu la tĂȘte.

Ah tiens, salut, ça va ? Ouais, comment ça s 'appelle ? Ouais.

Bon, salut, excuse -moi.

Ouais. Connard.

Pardon. Hein ? Merci.

Les serviettes, vous auriez des serviettes en mode...

Mademoiselle

? OĂč ? Mademoiselle ? OĂč ? Mademoiselle ?

Mademoiselle ! Bah,

qu 'est -ce que tu fous lĂ  ? Quoi, quoi

? Quoi, qu 'est -ce que je fais là, quoi ? Arracher sur la terre ? Ça va pas,

non ? Tu te fous de moi ? Bon, je passe Ă  prendre ce soir, hein.

C 'est plus prudent, par exemple, tu cours à l 'aérosol.

ArrĂȘtez par lĂ , mon pote, allez.

Je suis, comment dire, déçue.

Déçue. Je suis déçue. Ah oui, c 'est ça, pardon.

Déçue. Je suis déçue.

Eh bien, oĂč il est, ton Richard ? Occupe -toi de tes fĂȘtes ! Ah, l 'amour, l

'amour ! Attends, attends.

Juste ça.

Ah, quelle horreur !

entre là -bas, dans le récord.

Bonjour.

Bonjour. C 'est trop facile.

Vous

mangez

pas ? J 'ai pas faim. Je veux bien boire.

Encore ?

Allez, allez, allez.

Allez,

allez.

Il y en a encore.

Tu crois aux étoiles, toi ?

Vous savez, il y a trÚs peu de femmes qui ont la beauté intérieure et la

extérieure.

Vous savez ce que c 'est ? C 'est le négatif et le positif.

L 'éclosion, c 'est le Jung et le Yang.

Vous savez, le jour et la nuit... C 'est quoi ? Pardon ?

Rien.

TrĂšs peu de choses, hein ? Moi,

je sais ce qu 'il vous faudrait.

C 'est le parfum le plus riche du monde. À base d 'Ă©corces et de fleurs de

primevÚre, marguerite, de mangue de banane, d 'écorces de...

C 'est moi qui vous fait rire ? Vous savez, c 'est pourquoi je vous fais

Regardez.

Regardez.

Regardez.

Qu 'est -ce que c 'est ça ? C 'est moi.

J 'étais clown avant.

Dans un cirque grand.

Puis ça a fermé.

Et vous avant ? Vous faisiez quoi ? Rien.

J 'ai jamais rien fait dans ma vie.

Moi non plus.

Bon, ben... On monte pour la verre. Ah oui ? Non.

On se revoit.

Dans longtemps ? Allez, on y va.

Merci.

Ne me laisse pas partir.

ArrĂȘte.

ArrĂȘte ! J 'ai mes raisons, je fais ce que je veux.

La journĂ©e, les mĂȘmes conneries, moi, ça me fatigue.

Mais donne -moi une seule raison pour que je m 'occupe de toi.

Oh, écoute, ça fait trois fois que j 'appelle aujourd 'hui.

Mais je sais qu 'il est lĂ .

Demande -lui pourquoi il n 'est pas venu hier soir.

Alors, il ne peut pas me le dire lui -mĂȘme ? Eh, dites donc, ça bat sa

Oh, écoute, je laisse.

Ça me fait bizarre.

Quoi bizarre ? Ça me fait drîle.

Toi précis, ça ne te fait pas mal ? Non.

Oh, drĂŽle, c 'est quoi pour toi ? Plaisir ? Hein ?

Je bouffe un peu moins, mais ça te donne du plaisir ?

Oh, lui, suis -le et tue -le.

S 'il te plaĂźt.

Oh, suis -le et tue -le.

Je t 'aime.

On suit les hommes ?

Pourquoi

vous suivez les hommes ? Je sais pas, comme ça.

Vous vous appelez comment ? Yonka.

Et vous faites quoi dans la vie ?

Rien.

Oh les amoureux !

Oh mon dieu !

Je commence à comprendre pourquoi t 'aimes ça. Ça se couvre un peu, mais c

plutĂŽt amusant.

Qu 'est -ce que tu fais lĂ  ? Mais dis -donc, arrĂȘte -moi ça tout de suite.

On n 'en fume pas quand on est enceinte.

Je t 'emmerde.

Mais si j 'avais voulu, jamais tu ne te serais amusée avec lui.

Parce que c 'est moi qui décide ici.

N 'oublie jamais ça.

Alors tu vas m 'Ă©teindre cette cigarette ? Éteins cette cigarette.

Éteins -moi cette cigarette !

Tu dois t 'occuper de moi, et uniquement de moi, parce qu 'on est du mĂȘme sang,

tous les deux. On n 'est pas du mĂȘme sang.

Moi, je suis un ĂȘtre humain. Moi aussi, et je suis en ton Ăąge, et je ne reste

pas juste qu 'à mon terme. Ça, c 'est ce que tu crois, et fais de l 'arme ! Il y

a tant de choses que tu craines, t 'entends ? Que tu craines ! Vas -y, vas

'en auras jamais.

T 'es qu 'une grosse lĂąche, une grosse et une lĂąche.

Une grosse lùche et une bouillasse. Qui t 'a appris à parler comme ça ?

Comment ? Qu 'est -ce qui t 'arrive ? Tu dors pas ?

Eh ben, alors ?

Je voudrais pas que ça

s 'arrĂȘte.

Parce qu 'on est en train de vivre quelque chose de beau, tous les deux.

Et ce que je voudrais te demander...

Je n 'ai jamais demandé à personne d 'autre.

VoilĂ , je ne te quitterai plus.

Parce que... Parce que...

Je voudrais que tu tiennes ma femme.

On en a des gosses !

Non, justement, ça va pas. Qu 'est -ce que t 'as fait de l 'argent de la bouffe

? J 'ai rien fait avec l 'argent de la bouffe.

Tu déconnes ou quoi ? T 'as encore été joué aux courses ? Qu 'est -ce que tu

racontes ? Que j 'ai été joué l 'argent de maman aux courses ? L 'argent de

maman aux courses, elle trime toute la journée pour nous payer la bouffée. Qu

'est -ce que tu te vois faire ? C 'est qui le fils prodigue, lĂ  ? C 'est moi,

non ? T 'as vu ta gueule ? Qu 'est -ce qu 'elle a Ă  ma gueule ? Non, non, tu te

calmes, OK ? VoilĂ .

Tiens.

À droite, je vous dirai.

HĂ©, je vous ai dit d 'aller Ă  droite.

Vous m 'arrĂȘtez au prochain feu.

Qu 'est -ce que vous faites lĂ  ?

Merci.

Non, pas tous.

Certains.

Lesquels, par exemple ? Tiens, lui, lĂ .

Lui ? Tu aimerais faire l 'amour avec lui ? Ouais.

Enfin, j 'en sais rien.

Alors, qu 'est -ce qui me plaĂźt chez toi ? Le regard.

Le regard triste.

J 'aime bien quand ils ont l 'air malheureux.

Ah tiens, malheureux. Ouais.

J 'y pense comme ça, tout d 'un coup. Est -ce qu 'un homme n 'est pas

intelligent parce qu 'il sait qu 'il est malheureux ? Parce qu 'un animal ne

sait pas qu 'il est malheureux ? Repousse ton siĂšge.

Repousse ton siĂšge ! Ça me gĂȘne, je peux pas.

Puis tu me fatigues ! Tu sais, je risque une déformation à la naissance.

Non ! Et pourquoi tu ne veux pas m 'obéir ? Tu me détestes. Si tu veux une

tu me laisses conduire comme je veux, d 'accord ?

OĂč est -ce que tu vas sortir ? BientĂŽt, si tout se passe bien.

Yanka, tu vois, moi aussi, des fois, je suis malheureux.

Et alors ? Rien.

Yanka ?

pour moi un tout petit peu

N 'oubliez pas, je vais vous arranger ça tout de suite, c 'est l 'habitude.

Les moteurs, vous savez, c 'est ma spécialité.

Oh, tous les jours Ă  travailler dans le camp, oui.

Attendez. Qu 'est -ce qui m 'arrive ? Qu 'est -ce qui vous arrive ? Qu 'est -ce

qui vous arrive ? Vous devez accoucher, c 'est pas ma veine, ça !

Allons,

qu 'est -ce que c 'est que ça ? ArrĂȘtez, arrĂȘtez -la, monsieur ! Vite, amenez

cette jeune femme Ă  l 'hĂŽpital, elle va accoucher, donnez -la !

Vous inquiétez pas, madame, on vous emmÚne à l 'hÎpital.

Je ne vais pas aller Ă  l 'hĂŽpital. Je ne vais pas surtout.

Mais elle est folle.

Mais qu 'est -ce qui m 'arrive ? Réponds -moi.

Ne vous inquiétez pas, on s 'occupe de vous.

Une ambulance arrive, on va vous conduire Ă  l 'hĂŽpital.

Je veux pas aller Ă  l 'hĂŽpital.

Comment elle va ? C 'était à se reposer, voyons. Si vous avez besoin d 'aide.

Alors, on va ĂȘtre maman bientĂŽt ? Vous verrez.

C 'est un grand bonheur.

Je parie que c 'est la premiĂšre fois.

Ça se voit.

Je vais vous dire ce qui va arriver.

Douleur, contraction.

Vous allez pousser, pousser, puis la tĂȘte apparaĂźtra toute flĂ©trie.

Vous allez pousser encore et il jaillira tout d 'un coup, luisant comme un petit

dauphin.

Et puis sans mĂȘme vous en rendre compte, vous l 'entendrez hurler. Il sera lĂ ,

contre vous, sur votre ventre.

Encore relié par le cordon.

Puis ce cordon, vous le couvrez vous -mĂȘme.

Le téléphone, s 'il vous plaßt.

Je vais bientĂŽt coucher.

Bon, tu vas naĂźtre alors ? Oui.

Je sais que tu vas mourir un jour, tu sais ça ? Oui, je sais, mais pour moi c

'est pas pareil.

Qu 'est -ce que tu vas devenir ? Je vais commencer Ă  vivre.

Déjà, je vais rejoindre mon premier élément naturel.

C 'est quoi ? La mer.

Comment tu vas y aller Ă  la mer ? On verra.

Jamais j 'aurais dĂ» quitter le cirque.

Il te battait, il te sautait quand il voulait.

C 'est ça que tu regrettes ? Oui.

Ah, vous aussi, vous lui parlez ?

On va trouver un arrangement qui nous convienne Ă  tous les deux.

Je ne t 'oblige pas Ă  m 'emmener Ă  la mer.

Mais en échange, essaye de me trouver un peu de sang.

J 'ai besoin de force.

Tu vois bien que je n 'y arrive pas. Tu as vu l 'état dans lequel je suis, je n

'en peux plus.

Mais qu 'est -ce que je vais devenir si tu n 'es mĂȘme pas foutu de me nourrir ?

Mais tu vas crever ! Tu vas dĂ©pĂȘcher sur le bord du trottoir, tu vas pourrir, tu

vas... Tu ne peux pas me parler comme ça, Yanka.

Tu n 'as pas le droit de me parler comme ça.

Je ne veux pas te quitter, moi. Je ne veux pas te quitter, je veux rester avec

toi pour toujours.

S 'il te plaĂźt.

Au revoir.

3 litres, c 'est pas grand -chose. Tu n 'es pas assez violent.

Je sais que c 'est pas facile. Tout à l 'heure, tu as été infecté.

Non, madame, pas dans votre état. Il a dit dans quel état ?

pas du tout.

Langa ? Tu dors ? Non.

Pourquoi tu m 'as dit que la meurtre est ton premier élément ? Parce qu 'aprÚs

je vais évoluer.

Je vais sortir des eaux pour ramper sur le sol.

Je vais grossir, me développer.

Et aprĂšs ? Et aprĂšs, je finirai par prendre la place de l 'homme.

Dans combien de temps ? Cinq milliards d 'années.

Tu vas me manquer, Yonica.

Mais dis -donc tĂȘte de con, ce type, il est clametĂ©.

Appelle -moi encore une fois tĂȘte de con et je t 'arrache les couilles.

Tiens, glande mammouth, regarde dans quoi lĂ  -bas.

Là gros, ça va mieux encore.

Oh, tu guides dans les rails, du con. Va te tirer sur un goin, plus molle. Bon,

tu te mailles, enfoiré ? Oh, un peu de respect, s 'il te plaßt.

Tu n 'as mĂȘme pas foutu la couverture plurielle.

C 'est Gauthier qui t 'a embauché ? C 'est Gauthier, ouais.

Ah, quelle tĂȘte de con, celui -lĂ .

Tu peux t 'arrĂȘter, Pine de lĂ©zard. Elle est morte.

Va te faire sauter !

Bianca ? Il fait tout noir autour de moi.

Je ne sens plus rien.

Mon corps se refroidit. Qu 'est -ce qui se passe, Bianca ? Tu pars.

Bianca, je ne peux pas te laisser mourir.

Reviens, Yonka.

HĂ©, mais tu te branles ou quoi ? Continue

à faire le con, toi, et je t 'éclate

! Oh, empoiré !

Oh,

merde ! Quel résidu de fond de capote, tu l 'as ? Oh, le con !

Comment dites -vous ?

C 'est le moment.

Yanka, j 'ai peur !

Parle -moi.

Dis -moi quelque chose.

Pourquoi tu dis rien ?

Qu 'est -ce que je dois faire ?

Passe.

Le garagiste, s 'il vous plaĂźt.

C 'est vous, le garagiste ? Le garagiste, c 'est vous ? Oui, c 'est

J 'arrive.

VoilĂ .

Ce mec, tu sais ce qu 'il a fait ? Il a monté une injection.

Une injection pneumatique directe.

C 'est le dernier des cons, ou quoi ?

Quand je pense qu 'il a fallu que je m 'associe avec un abruti comme toi, mais

tu comprends rien, t 'es vraiment qu 'une tĂȘte de nƓud.

Il faut que tu te battes.

Il faut que tu décides, grand.

Attends.

Et pour la petite dame, qu 'est -ce que ce sera ? Rien.

Vous allez oĂč ? On va au Havre, lĂ . On joue samedi matin contre les Rosebifs.

peux monter ? Attendez, vous voulez monter avec eux, lĂ  ? Je peux monter.

D 'accord, mais surtout, ne les réveillez pas.

Allez, en route.

C 'est quoi ça ? ArrĂȘte. Ne me touche pas.

Tu me fous la paix. Tu me fais un petit peu... Oh lĂ , c 'est gentil avec moi,

lĂ . Je suis sympa comme mec.

C 'est quoi ton petit nom ? Eh, Jackie, qu 'est -ce qu 'il y a ? T 'as un

problÚme ? Il y a une nana qui est montée dans le car.

Fallait pas les réveiller.

Mon pÚre m 'a donné un marionneau de canne qu 'un petit homme. Mon pÚre m 'a

donné un marionneau de canne qu 'il est petit.

Il n 'est pas plus gros qu 'un marionneau de canne qu 'un petit homme.

pas plus gros qu 'un marionneau de canne qu 'il est petit.

Je l 'appelle pour un marionneau de canne qu 'un petit homme. Je l 'appelle

un marionneau de canne qu 'il est petit.

Je l 'appelle pour un marionneau de canne qu 'un petit homme. Je l 'appelle

un marionneau de canne qu 'il est petit.

Sous -titrage Société Radio -Canada

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