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Original subtitles

Ha! Ha! Ha! Cinq de suite. Tu bois.

Pourquoi c'est le perdant qui doit boire?

ArrĂȘte. - Devine qui vient de dĂ©crocher

un nouveau client?

Heureusement que Matt est lĂ  pour ramener du mat-os.

Il était temps que je la fasse, celle-là.

Wow!

Est-ce qui se passe ce que je crois qui se passe ou...?

Non, me rĂ©pondez pas. - On fĂȘte quelque chose.

Maz a été promu lieutenant 2e échelon.

Tu veux bien pas me porter la poisse?

C'est pas encore officiel.

J'en ai entendu parler. Comme si c'était fait.

Bravo. On peut revenir Ă  mon cas, s'il vous plaĂźt?

La petite annonce que j'ai passée a porté ses fruits.

Une petite annonce? C'est un bon plan, ça.

La réponse que j'ai eue, c'est l'affaire du siÚcle.

Le type s'appelle Jay Lee, il tient un bar karaoké super génial.

En plus il fait les meilleurs cocktails que j'ai jamais goûtés.

Palpitant. Pose le dossier sur mon bureau. J'y jetterai un coup d'oeil.

Un petit détail. J'ai déjà dit oui.

T'aurais peut-ĂȘtre dĂ» d'abord soumettre ça Ă  Angie.

Les petites annonces, c'est lu

par un paquet de cramés du bulbe.

Ils ont l'air cramés, ces biftons?

â™Ș Born to be wild â™Ș

â™Ș Born to be wild... â™Ș

Bonsoir, on voudrait voir Jay Lee.

- Il est dehors. - Merci.

- Tu fais du karaoké? - Pas de danger.

Chez les Shade, on chante pas. En tout cas, pas en public.

Je croyais que ta carriĂšre de hockeyeur t'avait rendu

insensible Ă  l'humiliation publique.

C'est mon salaire de hockeyeur qui me rendait

insensible Ă  l'humiliation publique.

VoilĂ  notre client.

Je sais que tu tiens Ă  te renseigner

sur les clients avant de commencer Ă  bosser,

mais Jay est vraiment terrorisé. - Qu'est-ce qui lui arrive?

Il est persuadĂ© d'ĂȘtre suivi. Il veut qu'on le surveille,

qu'on soit jour et nuit sur ses talons.

Qu'on prenne des photos, qu'on soit sur le coup

pour repérer les personnes douteuses.

Il va me falloir un peu plus de précisions.

Un de ses amis a disparu du jour au lendemain

et ça lui a fichu la trouille.

Le type s'appelle Teddy Sparkle.

Et ce Teddy a disparu avec ou sans son nounours?

Tu plaisantes avec ça parce que c'est pas toi

qui as amené cette affaire et ça te gonfle.

J'aurais préféré que tu m'en parles d'abord.

J'ai plus d'expérience que toi pour renifler

les petites affaires et les clients sans intĂ©rĂȘt.

T'y es pas du tout. Dans son business,

c'est une pointure.

Oui, oui, d'accord. Ça marche.

À premiùre vue, ta pointure est un dealer.

Rends-lui son fric Ă  ton pote. J'appelle les flics.

Euh... Attends. Pour quelle raison

tu m'as confié mon premier boulot?

- Ta coupe de cheveux? - Pour mon intuition.

Mon flair me dit que c'est du lourd, ça, Angie.

Tu me fais confiance, oui ou non?

Il vaut mieux pour toi qu'il soit phénoménal, ce cocktail.

Je sais que c'était suspect, mais c'est pas du tout ce que vous croyez.

Je suis pas un dealer. - Y avait quoi dans le sac?

Je suis pas vraiment autorisé à vous le dire.

Par contre, je peux vous dire qu'on était fait pour se rencontrer.

Vous ĂȘtes exactement les personnes qualifiĂ©es.

Alors continuez comme ça. - Est-ce qu'on serait pas

en train de participer Ă  un projet artistique hipster?

On va passer sur Internet?

Je suis certain d'ĂȘtre en danger.

C'est difficile Ă  expliquer. - Essaye quand mĂȘme.

Parle-nous un peu de ton ami qui a disparu.

Celui qui se fait appeler Teddy Sparkle.

On s'est rencontrés ici.

Il venait toujours aux soirées jazz des années 30.

Y a un mois, il s'est fait arrĂȘter avec de l'herbe

et il... il a changé.

Il est devenu parano, il voulait pas en parler

et ça fait deux semaines que je l'ai pas vu.

Et toi, tu penses qu'il va t'arriver la mĂȘme chose?

- On frĂ©quente le mĂȘme milieu. - Celui des dealers de drogue.

Je vous le jure, je vends pas de drogue.

Mais je sens tout le temps cette présence malveillante.

Si vous me surveillez, si vous me suivez,

vous pourrez peut-ĂȘtre repĂ©rer l'individu.

Mais ne vous approchez pas trop prĂšs.

Personne ne doit s'apercevoir que vous me suivez.

Personne, quoiqu'il arrive.

Et c'est seulement pour deux jours.

Si aprÚs ça, vous pensez toujours

que je suis un dealer, appelez les flics.

Non, non, non. Oubliez ça.

S'il vous plaĂźt.

Aidez-moi.

Chacun a ses propres raisons de faire appel à un détective

et je suis pas douée pour juger les gens.

Mais je ne travaille pas pour les dealers.

Deux jours et on vous lĂąche direct si on sent l'arnaque.

On y va.

Bon allez, Jay, entre nous, qu'est-ce qui se passe?

Je passe pour un con, moi. - Pardon, Shade.

Je t'assure, je n'aurais jamais fait exprĂšs

de rabaisser un homme devant sa copine.

Angie est ma patronne.

C'est pas des ondes de patronne que je sens.

Est-ce que t'es défoncé, là?

â™Ș I see you and you see me

â™Ș Watch you blowin' the lines when you're making a scene â™Ș

â™Ș Oh boy

â™Ș You've got to know

â™Ș What my head overlooks

â™Ș The senses will show to my heart â™Ș

â™Ș When it's watching for lies

â™Ș 'Cause you can't escape my Private Eyes â™Ș

â™Ș They're watching you

â™Ș Private Eyes

â™Ș They're watching you watching you â™Ș

â™Ș Watching you watching you â™Ș

DÉTECTIVES PRIVÉS

Oeufs brouillés, bacon.

Ça a toujours Ă©tĂ© son petit dĂšj prĂ©fĂ©rĂ©.

Quand elle se lĂšve en retard, elle perd son droit de vote.

Ce matin, ça sera des saucisses.

Tu te rends compte qu'on parle de ta petite-fille?

Que le plus meilleur gagne.

Jules. Ton grand-pĂšre essaye encore

de nous priver de nos oeufs brouillés.

OK. N'importe quoi sauf des oeufs!

Hier soir, Ariel est entrée sur scÚne avec du tamagoyaki.

Les oeufs, terminés pour une semaine.

- Alors ça sera des céréales. - Des c'est...

- Oui. - C'est qui, Ariel?

La fille la plus barrée du cours de théùtre.

Alors maintenant, tu t'entends bien avec les filles barrées?

Oui, et elles sont en derniÚre année.

Elles m'ont proposé de les retrouver aprÚs les cours.

Ça m'Ă©tonnerait qu'elles m'appellent

pour confirmer, alors... - Alors appelle-les.

Ça coĂ»te rien de leur montrer que t'es intĂ©ressĂ©e.

Non. Dans cette situation,

si tu veux vraiment la jouer cool,

tu les laisser venir, attendre qu'elles t'appellent.

On fait les boutiques avec Ariel aprĂšs les cours.

T'en fais pas, elles t'appelleront, c'est une question de temps.

Excuse-moi, je t'écoutais pas. Il faut que je la rappelle.

C'est pas croyable, j'ai jamais été un pÚre aussi cool

et elle s'en est mĂȘme pas rendu compte.

Oui. Faudra t'y faire.

Sparkle.

Teddy ou Theodore.

Regarde dans les personnes disparues.

OK. Merci, Maz. - Encore ce Maz.

Vous ne pouvez plus vous passer l'un de l'autre.

Je suis heureuse de l'avoir pour ami.

Et je suis super contente pour sa promotion.

C'est sympa d'avoir des amis haut placés.

Des clients haut placés, c'est bien aussi.

Il s'en sort pas mal.

Son bar tourne à plein régime et il a fait

un an de MBA aprĂšs avoir obtenu une licence de philosophie

et une autre en... botanique? - Parfait pour un barman.

J'ai appelé sa banque et je suis tombée sur un bavard.

Il a jamais eu de souci pour rembourser son prĂȘt.

Je te l'ai dit. C'est un mec bien.

Je me demande si la mafia le rackette pas.

Son bar est peut-ĂȘtre sur leur territoire.

Tu commences Ă  t'emballer pour l'amoureux des plantes vertes?

Comme tu as dit; il paie cash.

Et puis, il a un tic assez intéressant.

- Lequel? - Il bégaye.

Il bégaye pas tout le temps, mais assez réguliÚrement.

Je sais pas ce qui déclenche ça,

mais il bégaye.

Super. Attends. Je le connais.

Il fait le tour de tous les stands qui vendent des trucs hipster.

Tu crois qu'il va s'acheter de l'huile Ă  barbe maintenant?

Il a pas de barbe.

Et qu'est-ce que t'as contre les hipsters?

Ils se fichent de la mode, mais ils ne pensent qu'Ă  leur image.

Regarde son vélo ridicule. Encore une façon de dire

« Décidément, je suis unique. »

Ou alors il a perdu son Ăąne.

C'est vrai que les hipsters ont mauvaise réputation.

Si on oublie les tatouages partout, les jeans ultra serrés,

faut reconnaßtre qu'ils font un café d'enfer.

Ils ratent pas une occasion de s'en vanter.

Pense aux bonnes choses qui ont émergé grùce aux hipsters.

La limonade artisanale? TrĂšs bonne.

Les fromages au lait cru? TrĂšs bons.

Les chapeaux amish, les lunettes trĂšs larges,

les chignons bun? Moins bon.

Oui, tu marques un point. Ah. Hipster en mouvement.

AllĂŽ?

Va doucement, vieux.

Salut, mon ange, ça fait plaisir de t'entendre.

Je préférerais qu'on mette un peu de distance

entre nous pour l'instant. - Je t'aime bien,

tu pourrais quand mĂȘme ĂȘtre un peu plus cĂąlin.

Il vaut mieux que tu m'appelles plus, ma puce.

J'ai besoin d'air.

Je croyais que la marijuana maison ne provoquait pas de crise de parano.

Oui, il bégayait un peu au téléphone.

Je plaisante à moitié quand je parle de paranoïa.

Jay est un peu à cÎté de ses pompes.

Il a peut-ĂȘtre de bonnes raisons de parler Ă  mots couverts.

Ceux qui le harcĂšlent sont peut-ĂȘtre pas loin.

Pour l'instant, les seules personnes Ă  le suivre, c'est nous.

Un type arrive avec une boĂźte.

Non, je peux rien faire. Il nous tourne le dos.

Appelle-moi dans 20 secondes.

Shade

Ça fait un moment que j'en cherchais.

Oui.

En plus, il est chouette.

AllÎ? C'est toi, chérie?

Qu'est-ce que tu nous fais?

Oui, oui, d'accord. Deux bouteilles?

Eh bien! Oui, je passerai prendre ça en rentrant.

Ah, les femmes. Hein?

C'était rien du tout.

Il achetait un jeu de société de collection.

Tu prends beaucoup trop de risques.

Ça commence à devenir une habitude, faut te calmer.

Je l'ai prise, cette photo, ou je l'ai pas prise?

Pour l'instant, on peut dire que notre client est amateur

de vieux disques vinyles, de jeux de collection,

et qu'il aime les rutabagas. - Attends pour voir.

Si ça te console, il a dit la vérité, hier soir.

Toutes ses activités ont l'air parfaitement légales.

Futiles au possible, mais légales.

Peut-ĂȘtre qu'il fait plus de fric qu'il le dit et le met Ă  l'abri.

Si la mafia pointe son nez,

tu leur poseras la question. - Qu'est-ce que tu fais?

Une convocation à préparer, des paperasses à faire.

Je te laisse gérer ton amateur de vieux trucs.

Tu me fais confiance?

Ton pote n'a rien fait de plus dangereux

que de tripoter des fruits bios.

Je pense que tu peux assurer.

OK.

Jay. Qu'est-ce qui t'arrive? - Salut, mon chou.

Je sais que je t'ai demandé de prendre tes distances, mais je crois bien

que... que j'ai parlé trop vite. - Je suis pas loin.

Je... je voudrais tellement que tu sois prĂšs de moi,

mais... - Bouge pas, j'arrive.

Non, laisse tomber, laisse tomber.

Non, non. Je me suis trompé.

Nous deux, ça... ça marchera jamais,

tu comprends. Alors rappelle pas.

Désolé. - Oh non!

- Allez, c'est bon. Casse-toi. - OK.

Pardon. Vraiment désolé.

Qu'est-ce que tu fous, Jay?

ArrĂȘte! Non! Shade!

C'est quoi, ça? Tu m'as menti, mec!

Chut!

Reste lĂ .

J'ai merdé. - Oh, attends.

J'ai sĂ»rement de quoi fĂȘter ça quelque part.

Jay est un dealer. J'aurais dû te soumettre ça.

Je suis désolé. - Un flingue et un kilo de coke.

Que fait un hipster amateur de jeux de société

avec un flingue? - Je sais pas.

C'est pour pour contrĂŽler la foule

pendant le grand Championnat des Colons de Catane.

Jay est un menteur, t'avais raison.

J'ai enquĂȘtĂ© sur son copain disparu.

Ça va faire deux semaines

que Teddy Sparkle ne laisse plus aucune trace numérique.

Si ça se trouve, il existe mĂȘme pas.

Alors comment tu expliques son comportement?

Je l'explique pas. C'est un dealer.

La mafia veut lui faire la peau

parce qu'il bosse sur leur territoire.

Les mafieux jouent pas aux jeux de société.

Everett Investigations, je vous écoute.

Angie, c'est Jules. Si mon pÚre est à cÎté de toi,

surtout, ne lui dis pas que c'est moi.

TrĂšs bien. Qu'est-ce qui vous arrive?

Il faut que tu m'aides. J'ai un problĂšme.

C'est une possible affaire d'adultĂšre.

Vous souhaitez qu'on en parle?

Je suis au poste de police. Cinquante-septiĂšme division.

D'accord. Dans ce cas, c'est moi qui vais venir.

- Merci. - Un scandale en vue?

HolĂ . J'espĂšre que non. Mais il faut que je m'absente.

T'avais raison quand tu as dit que j'avais cru Ă  ton intuition.

La perds pas maintenant.

Merci. Vous pouvez nous laisser.

Salut, Jules.

Alors?

C'était complÚtement débile.

J'étais au centre commercial avec mes copines,

elles sont plus vieilles que moi

et je sais pas pourquoi elles voulaient que je vienne.

On se baladait et Ă  un moment, j'ai dit:

« Regardez ce que je vais faire.

Personne ne soupçonne jamais la petite aveugle. »

Et j'ai volé quelque chose.

Et comment ça s'est terminé?

Le gérant a soupçonné la petite aveugle.

- C'était un truc sympa? - Un T-shirt.

J'avais mĂȘme pas pris la bonne taille.

Je t'ai racontĂ© la fois oĂč je me suis fait arrĂȘter?

Tu t'es fait arrĂȘter?

Je suis une fille de flic, d'accord?

Tu peux pas savoir comme j'ai galéré

pour prouver que j'étais pas des stups.

J'ai dĂ» piquer des tas de trucs pour ĂȘtre acceptĂ©e.

Mascara, chocolat, un soutien-gorge.

Je sais qu'il le faut,

je sais que je dois le dire Ă  mon pĂšre.

Mais le problĂšme,

c'est que je sais pas comment faire.

Mince. Ton pĂšre est lĂ .

Il peut pas me faire ça, je lui ai rendu service.

Bonjour. Ne le prévenez pas tout de suite, hein?

C'est pas encore signé.

Bonjour.

Est-ce que vous savez quand Mazhari doit revenir?

Si tu vends des gùteaux pour ton école,

je vais t'en prendre une boĂźte.

Ah, Mazhari. Tu connais ce gars-lĂ ?

Merde! Edgar Brava.

Pourquoi tu t'intéresses à ce mec?

Qu'est-ce que tu sais sur lui?

C'est un voyou d'un nouveau genre.

Il a créé une fausse communauté

qui écoule de la drogue dure dans les quartiers ouest.

C'est vraiment du gĂąchis. Je l'ai vu au Mariposa l'autre soir.

Il danse la salsa comme un dieu.

Ça remonte à loin ce petit penchant pour les hommes?

Je me sens assez à l'aise dans ma virilité

pour pouvoir admirer les pas de danse d'un autre type.

Edgar travaille pour un caĂŻd.

Un type nommé Simon Tyrell.

La brigade des stups est sur lui depuis des années.

Tyrell fait tourner son business comme une entreprise légale,

assurance-maladie, deux semaines de congés payés,

mais si tu joues au con,

t'es bon pour une retraite anticipée à six pieds sous terre.

Alors comme ça, c'est toi qu'elle appelle quand ça craint?

Pas du tout. Je savais pas qu'elle avait mon numéro.

Tu veux lui éviter de comparaßtre pour vol à l'étalage.

- La fille de mon collĂšgue. - Toi et tes points faibles.

Non. J'ai pas de point faible.

En fait, si ma mémoire est bonne, je crois que...

Qu'est-ce que tu fais? Elle est à cÎté.

Attends.

Moins fort, si tu veux pas-- - Devenir sourde?

Je crois qu'au point oĂč j'en suis,

je ferais aussi bien de cumuler les handicaps.

TrÚs bien. J'ai été ravi de vous accueillir.

Mais je pense que c'est le moment de se dire au revoir.

Shade est toujours lĂ .

Je soupçonne de faire ça juste pour se faire remarquer.

Qu'est-ce qu'il fait ici?

Il est lĂ  pour une de nos affaires.

J'y croyais pas. Notre client a un ami qui a disparu et il a peur

que ça lui arrive aussi. - Le nom de cet ami?

Teddy Sparkle. J'ai demandé à Maz de faire des recherches.

Teddy Sparkle était le nom d'emprunt de Teddy Borges.

Et Teddy Borges est mort.

- Genre de mort violente? - Hum, hum.

Alors, Edgar Brava, il est aussi dangereux que son patron?

Hum. Te laisse pas tromper par sa petite gueule.

Brava vient de tirer cinq ans de taule.

Ce type est une vraie pourriture.

Excuse-moi.

Mazhari.

Angie, salut.

Oui, moi aussi, je me suis bien marré.

Tu me dois une revanche, tu le sais, ça?

Qu'est-ce qui t'arrive, Maz, t'es devenu maso?

Tu vois pas que je suis au téléphone?

- Justement, passe-la-moi. - Oui. Ton collĂšgue est ici.

Il a mis le nez dans un gros tas--

Angie?

J'ai peut-ĂȘtre trouvĂ© un truc qui sent trĂšs mauvais.

D'accord. J'y vais. On se retrouve Ă  l'agence.

J'ai pas eu raison d'apporter cette affaire Ă  Angie?

T'avais raison. À propos de mon intuition.

Je te présente Edgar Brava. Il a livré le flingue et la drogue à Jay.

Cinq ans de taule pour de multiples délits.

Tous un rapport avec la drogue et les armes Ă  feu.

Jay est un fumeur de joints, y a aucune raison

pour qu'il soit devenu pote avec ce mec-lĂ .

Lui, c'est Teddy Borges. Le copain de Jay.

Deux balles dans la tĂȘte y a quinze jours.

L'affaire a atterri sur le bureau de Nolan.

Il était pas non plus du genre à fréquenter Edgar Brava.

Il cumulait trois emplois.

Il fumait beaucoup d'herbe et il faisait du yoga.

La police a déjà des suspects pour ce meurtre?

Nolan m'a dit que c'était lié à la drogue.

Alors, deux hipsters,

l'un est mort et l'autre est persuadé qu'il le sera bientÎt.

Les deux sont peut-ĂȘtre des dealers,

mais aucun d'eux n'a le profil d'un criminel.

Pendant que je suivais Jay,

il a recommencé à m'appeler ma chérie.

Jusqu'Ă  ce qu'Edgar Brava se pointe derriĂšre lui.

Alors, ils ont parlé

et Brava a jeté la drogue dans la remorque?

C'est ça. Je me souviens qu'il bégayait.

Ce qui arrive chaque fois qu'il a peur.

Et surtout quand on évoque la police.

Shade. Peut-ĂȘtre que Jay est un cousin.

- Un cousin? - Oui, un informateur.

Supposons que Jay se soit fait arrĂȘter pour possession de drogue.

Il aurait été inculpé et c'est pas bon pour les affaires.

Les flics lui font porter un micro

pour les aider Ă  faire plonger les dealers.

Et il coopÚre avec les flics pour éviter les poursuites judiciaires.

Mais si c'est un cousin, pourquoi il nous le dit pas?

Parce que tous les informateurs signent un contrat de confidentialité.

S'ils ne le respectent pas, ils vont direct en prison

avec l'inculpation d'origine et une autre pour avoir brisé le contrat.

Il nous fait comprendre qui il est sans le dire.

Quand il m'appelle « ma chérie » au télé--

Il porte un micro quand il achĂšte de la came aux dealers.

Et ça a failli foirer à cause de moi.

Ce garçon a peur pour sa vie. Ce qui peut se comprendre.

Soirée privée.

Salut, Jay. Je suis sûr que tu seras content

de nous compter parmi tes invités.

Comme je l'ai dit, monsieur, soirée privée.

OK, je comprends, bien sûr. Pas de souci.

VOUS PORTEZ UN MICRO?

ALLEZ-VOUS-EN.

Allez, allez, allez!

- Qu'est-ce que tu fais? - Pousse-toi de lĂ !

Bonsoir. Désolé.

Faut pas t'excuser parce que t'aimes bien chanter, Jay.

Tant que vous ne chantez pas devant le mauvais public.

Bien sûr, monsieur Tyrell. Par ici.

Alors... Edgar m'a dit que

vous Ă©tiez prĂȘt Ă  renforcer notre collaboration.

Et il m'a dit que vous vouliez de la cocaĂŻne liquide.

Vous avez de l'ambition, monsieur Lee.

Et vous ĂȘtes Ă  la pointe du progrĂšs.

Vous pouvez empĂȘcher quelqu'un

de terminer son MBA, mais vous pourrez jamais l'empĂȘcher

de vouloir augmenter sa marge bénéficiaire.

Oui, moi aussi, j'ai un MBA?

Vous ĂȘtes quoi? KeynĂ©sien?

Personnellement, je suis plus Hayekien.

Je vous aime bien.

On va le faire.

Mais pas ici.

Mais je croyais que vous vouliez--

M. Tyrell a dit non.

Vous ĂȘtes sĂ»r? Monsieur Tyrell?

Son recruteur doit pas ĂȘtre loin.

Surveille l'entrée, je vais derriÚre.

Oui.

C'est là que ça se passe.

Son recruteur est dans une voiture. Je vais voir de plus prĂšs.

Non, non, si tu te fais repérer, c'est terminé pour Jay.

De toute façon, il peut lui faire payer

que le deal n'ait pas eu lieu.

Il sort de la voiture.

Bouge pas.

La voiture s'en va, c'est foutu, on va les perdre.

Excusez-moi.

Wow!

Ma patronne est un vrai mec.

Vous ĂȘtes un informateur

et vous avez signé un contrat de confidentialité.

Des fois, tu te mets à bégayer

et c'est quand tu portes un micro.

Au téléphone, tu me parles comme si j'étais ta copine.

Ce qui est plutĂŽt sympa, d'ailleurs.

Vous avez peur de nous parler. Vous craignez d'aller en prison.

Comment ça se fait que vous avez pas d'angostura?

Tout le monde a de l'angostura. - Tu portes pas de micro

en ce moment, sinon tu serais pas lĂ .

On a raison? - Le flic qui vous manipule

agit totalement en dehors du cadre légal.

Il faut le dénoncer.

J'ai vu son visage.

Il nous manque plus que son nom. C'est qui?

Je suis vraiment désolé de vous avoir entraßnés là-dedans.

Il faut que j'y aille.

Teddy est mort.

Il s'est fait descendre. Deux balles dans la tĂȘte,

exécution en rÚgle.

La police pense à une livraison de drogue qui a mal tourné.

On pense qu'il était aussi un indic.

Il est mort seul. Et avec la sensation

d'avoir été pris au piÚge. - Toi, tu n'es pas seul, Jay.

Je me dis toujours que c'est la derniĂšre.

Je fais encore une livraison et aprÚs c'est terminé.

Mais ça ne s'arrĂȘte jamais.

Nous, on peut arrĂȘter ça.

Il nous faut son nom.

T'as trouvé le flic qu'on cherche?

Pas de Nick Bradley dans la police de Toronto.

C'est pas possible.

Peut-ĂȘtre que ce flic travaille sous un nom d'emprunt.

Ça a pas l'air trĂšs lĂ©gal.

S'ils veulent rester incognito, ils ont le droit.

Il faut voir ça avec Maz. - D'accord.

Dùs demain matin. À plus.

Qu'est-ce qui se passe?

J'ai fait une grosse bĂȘtise aujourd'hui.

Avec mes copines,

on est entrées dans un...

dans un magasin de vĂȘtements...

et je me suis fait prendre avec un truc que j'avais pas payé.

Non, tu n'as pas fait ça?

En fait, ce qui s'est passé,

c'est que mes copines ont glissĂ© des vĂȘtements dans mon sac

et j'avais trop peur, j'osais rien dire.

- Des copines, tu dis? - Elles s'appelleraient pas

Ariel et Cianna? Je vais tout de suite

passer un coup de fil aux parents--

Non, papa, s'il te plaßt, non. Fais pas ça.

Je voudrais seulement... je voudrais oublier cette journée, et ce qui s'est passé.

Ma chérie, tu peux pas oublier ça comme ça!

Faut qu'elles comprennent qu'elles ont fait quelque chose

de grave, elles auraient pas dĂ» se servir de toi.

Tu sais, Matt,

j'étais toujours sur le dos de tes entraßneurs,

j'Ă©tais toujours prĂȘt Ă  sauter dans la voiture,

j'imaginais le pire dans ma tĂȘte,

jusqu'Ă  ce que je prenne conscience de l'impact

que mon attitude avait sur toi.

Bon, d'accord.

On va essayer de mettre ça de cÎté, pour l'instant.

Je sais ce qui peut te remonter le moral.

Ça te dirait une bonne glace chocolat chantilly?

Euh... Merci, papa.

Tout de suite, j'ai pas faim.

C'est bien la premiĂšre fois que Jules refuse une glace.

ArrĂȘter un dealer et l'empĂȘcher de nuire, c'est pas un dĂ©lit.

Faire entrave Ă  une enquĂȘte de police, par contre...

Lance au moins une recherche sur Jay!

Il est pas dans la base de données.

Ce type vous mĂšne en bateau. - C'est un indic.

S'il est pas dans les données,

on l'utilise en dehors du cadre légal.

C'est un délit. - De quel flic tu parles?

Il a donné un faux nom. Il travaille dans l'ombre.

Wow!

C'est pas facile ce qu'on te demande,

mais ce type a déjà tué quelqu'un,

et il peut remettre ça. Ça sent pas bon, Kurtis. Tu le sais.

Vous avez pris le roi du pétard et du karaoké

comme client et vous inhalez la fumée.

Attends, ton danseur de salsa, celui qui te fait craquer, Edgar Brava.

Qui d'autre s'intéresse à sa petite gueule?

Presque tout le monde.

Les Quatre Cavaliers, en particulier.

C'est Ă  dire?

L'élite de la brigade des stups.

C'est lui. C'est le type que j'ai vu, Maz.

- Comment on peut le coincer? - Impossible.

Ils sont intouchables. Et celui-lĂ  c'est Tyler Pryce.

Je l'ai vu.

S'il mÚne une opération illégitime

qui entraßne la mort-- - Tyler Pryce est une légende.

Il a coffré plus de méchants que Batman.

Teddy Borges n'était pas un méchant.

Et Teddy Borges est mort.

Je veux pas que Jay soit le prochain.

Vous croyez dur comme fer aux délires paranoïaques d'un hipster défoncé.

On a du concret. On a vu Jay acheter de la came

et on l'a vu la remettre Ă  Pryce.

Angie, je ferais n'importe quoi pour toi.

Mais ça, c'est zone interdite.

Et si c'était une opération légale,

vous ne devriez pas avoir des preuves?

Des preuves. Shade a raison.

Jay a pris livraison d'un kilo de coke et d'un pistolet qu'il a remis Ă  Pryce.

Alors si c'est légal, c'est enregistré.

Appelle le service.

Et comment je justifie ma demande auprĂšs du service?

Les flics se mĂȘlent pas du boulot des autres.

T'es pourtant bien placée pour le savoir.

T'es un bon flic, Maz.

Savoure ta promotion.

Je suis désolé, Jay. Mais on est à court de solutions.

Il vous faudrait un avocat.

Vous devrez lui dire tout ce que vous nous avez dit.

Si je prends un avocat, ce flic me fera inculper.

Il doit y avoir un autre moyen.

Si on peut pas se mettre un flic dans la poche,

c'est sûr qu'on pourra pas faire grand-chose.

Bon, écoutez. Y a pas 36 façons de faire.

Si on fait tomber Pryce, nous,

on risque de perdre nos chances de faire tomber Tyrell.

Et Tyrell est un salopard. - Oui, on a compris.

Maz, c'est Jay.

- Comment ça va? Kurtis Mazhari. - Bonjour.

Ça veut dire que tu nous aides?

- Vous m'aidez. - Je tombe amoureux de lui.

Si tu veux pas l'épouser, je vais le faire.

Je commence déjà à le regretter.

Ça veut dire qu'on va essayer de coincer Bradley,

ou comment il s'appelle déjà? - Tyler Pryce.

Eh oui, on va le coincer. - Reste Ă  savoir comment.

Pryce est pas vraiment du genre

Ă  se faire avoir comme un bleu.

Et si vous vous serviez de moi comme appĂąt?

Allez, tu la joues relax et tout se passera bien.

Et pas de coups tordus, compris?

Vous inquiétez pas, je vais pas m'envoler.

Ça fait dĂ©jĂ  un moment que tu planes, petit con.

Oui, d'accord.

Salut, Pryce. Qu'est-ce qui t'amĂšne?

C'est quoi, l'histoire? Je savais pas que t'avais un quota de parasites Ă  coffrer.

Il s'est allumé un joint juste devant moi.

Je connais ce minable. Laisse-le-moi.

J'aime pas trop passer la main.

Je te remplirai ta paperasse.

Y pas Ă  dire, tu sais me parler, toi.

- Beau travail, Maz. - Y a plus qu'à espérer

que Pryce ne repÚre pas le témoin d'enregistrement.

On s'était mis d'accord.

Tu fais ce que je te dis, avec discrétion,

et je te file un coup de main.

Votre coup de main, se fait un peu attendre.

Qu'est-ce qui t'a pris d'allumer un joint devant un flic?

Comment je pouvais le savoir?

Il était en c... civil. - Oui, continue comme ça, Jay.

J'ai appris la mort d'un de mes amis.

Teddy Borges.

On lui a tirĂ© deux balles dans la tĂȘte.

Et je j'arrĂȘte pas de me demander s'il--

S'il quoi?

S'il t... travaillait aussi pour vous.

Pourquoi t'es si nerveux, qu'est-ce que t'as?

Mon ami est mort.

Et j'ai l'impression que ça vous serait égal

s'il m'arrivait la mĂȘme chose.

- On en a assez? - Non, on a rien du tout.

Il faut que Pryce se compromette lui-mĂȘme.

Je suis sur le point de me faire Tyrell.

Il va voir le témoin d'enregistrement.

Encore un seul deal et il est Ă  nous.

Et ce putain de deal, t'es le seul Ă  pouvoir le faire.

- Jay a mis son bras devant. - Comment t'as su que Teddy

avait pris deux balles dans la tĂȘte?

Comment t'as su ça? - J'ai vu sa cousine,

c'est elle qui me l'a dit.

Vous m'aviez promis que le rendez-vous dans mon bar serait le dernier.

Comme vous aviez dit que le rendez-vous d'avant

serait le dernier. Et encore celui d'avant.

C'est bien, Jay, tu vas l'avoir.

Juste un dernier deal. Tu fais celui-lĂ  et c'est fini.

Le gros morceau. Celui qu'on attend depuis le début.

Maz. Qu'est-ce que c'est que ça?

On s'est perdus, on demandait notre chemin.

Tu veux m'écouter juste une seconde? S'il te plaßt.

Et comment ça va se passer?

Pryce manipule un cousin pour son propre compte.

Tu vas fixer un rendez-vous.

Nolan, on a un flic véreux sur les bras

et on est Ă  deux doigts de pouvoir--

Non, ce que tu penses avoir tiendra jamais la route,

parce que tu as ici des civils dans la salle d'interrogatoire.

- Pryce s'en va avec Jay. - Allez, Maz,

J'ai raison. Déconne pas.

On essaye d'éviter que ce flic provoque la mort de quelqu'un d'autre.

Et vous, depuis quand vous ĂȘtes flic?

Qui vous a donné l'autorisation de faire ça?

T'es conscient qu'un truc comme ça

peut suffire Ă  annuler ta promotion.

Je ferai avec.

On a pas respecté le protocole,

mais Jay est vraiment en danger.

Pryce est tellement obsédé par Tyrell

qu'il en a perdu le sens des réalités.

Ne me dis pas comment je dois faire mon travail.

C'est pas du tout ça. Un jeune informateur à déj perdu la vie.

Nolan, c'est moi, le responsable.

Si tu l'étais pas, ça va te retomber dessus.

Je sais que les privés ont l'habitude de bosser

en dehors des clous,

alors t'as décidé de te passer de mes services.

Mais la prochaine fois, essaye de maĂźtriser

tes pulsions naturelles et viens d'abord me voir.

Bon, je me suis penché là-dessus.

Teddy Borges, découvert au milieu d'un champ

avec deux balles dans la tĂȘte.

Lisa Millegrew, 25 ans. Une fĂȘtarde de Forest Hill,

elle avait pris de l'ecstasy peu de temps avant

qu'on retrouve son cadavre Ă  Cherry Beach.

Tu vois un rapport entre les deux?

Consommateurs occasionnels.

ExĂ©cutĂ©s de la mĂȘme façon et abandonnĂ©s en pleine nature.

Et tous les deux, informateurs pour un type

qui les utilise comme des chevaux

qu'on mĂšne Ă  l'abattoir.

Je vous attends dans le couloir.

- Restez ici! - OK.

Ces deux-lĂ  ne figurent pas sur la liste des informateurs.

Mais des flics de confiance m'ont donné une info.

Pryce a été vu au moins une fois avec chacune des victimes.

Attendez. J'ai un signal de Jay.

Il descend l'avenue Geary.

Il a installé des applis sur mon portable.

Pryce a forcé Jay à fixer un rendez-vous pour un achat.

Il se dirige vers le territoire de Tyrell.

Pour un troisiĂšme achat en deux jours.

Pryce va beaucoup trop vite. Tyrell va se douter de quelque chose.

Et s'il s'aperçoit que Jay porte un micro?

Derek, tu peux pas accepter qu'un troisiĂšme innocent se fasse descendre.

Bon, d'accord.

Mais que ce soit clair, c'est moi qui mĂšne la danse.

Oui, c'est vous le patron.

Je suis un peu surpris que vous ayez décidé

de faire équipe avec moi.

Je préfÚre avoir l'oeil sur les électrons libres.

Et n'en profitez pas pour m'appeler collĂšgue.

Everett aime pas trop non plus

qu'on dise qu'on est collĂšgues.

Elle préfÚre dire que je suis son employé.

Elle a une façon personnelle de voir les choses.

Vous voulez dire chaque chose Ă  sa place.

Et chaque personne.

Cela dit, elle vous a vite ouvert la porte.

Vous savez pas comment j'ai frappé.

Ne perdez pas notre objectif.

Oui, d'accord.

À ton avis, de quoi ils parlent tous les deux?

- Ça m'est Ă©gal. - De sport.

De politique.

Des femmes, peut-ĂȘtre.

Des femmes avec qui on travaille.

Plus précisément, lequel des deux aime le plus

une certaine femme avec laquelle ils bossent.

Nolan te l'a dit, hein?

Non. Mais tu viens de le faire.

Maz, t'es chiant.

Vous saviez que Pryce était corrompu?

C'est pas un mot qu'on peut balancer à la légÚre.

Pryce a toujours été un bon flic,

mais il arrive que mĂȘme les bons flics

se prennent pour le capitaine Achab.

Et Tyrell et sa baleine blanche.

Je pensais pas que vous lisiez des romans.

J'ai vu ça dans Les Simpsons.

Ce systĂšme est loin d'ĂȘtre parfait.

Y a beaucoup de pourritures qui s'en sortent.

Et là, vous croyez qu'on va pouvoir éviter ça?

En tout cas, on va essayer.

Nous y sommes.

T'es en retard.

J'ai... j'ai pas de montre. Ça me rappelle les menottes.

J'ai besoin de renforts au croisement de Geary et Bristol.

Au moins quatre véhicules. Et pas de communication ouverte.

Vous aviez pas dit que Pryce suivait Jay

et que du coup, on était derriÚre Pryce.

Ils vont pas tarder Ă  tout comprendre.

Ce garage est le quartier général de Tyrell.

Mais Jay est lĂ -dedans avec un micro!

C'est pour ça qu'on doit rester à distance.

On pourra rien faire pour lui.

Et c'est pas Pryce qui volera Ă  son secours.

Bien. Vous bougez pas d'ici, surtout vous ne tentez rien,

les renforts vont pas tarder Ă  arriver.

Ça fait un gros paquet pour un petit gars comme toi.

Vous savez, faut jamais ouvrir un bar.

Les factures pleuvent de tous les cÎtés.

Mais heureusement, dans ce genre d'affaires,

on peut facilement tricher avec la compta.

Et comme les clients payent souvent en liquide,

- Le film est sympa? - Dégagez.

... en mettre un sacré paquet à gauche.

C'est vous qui vous ĂȘtes jetĂ©e sur ma bagnole.

Et vous, vous mettez encore la vie d'un civil en danger.

Qu'est-ce qu'y a? Vous ĂȘtes flic?

Détective privée.

Le seul civil pour lequel y a du souci Ă  se faire, c'est vous.

DĂ©gagez d'ici. Ça concerne que la police.

Tu devrais l'informer, la police?

Ha! Ha! Tu peux dire adieu Ă  ta promotion, Mazhari.

Le truc avec Hayek, c'est que ses théories

encouragent l'autonomie économique.

C'est curieux que t'aies décidé si rapidement

de bosser avec nous.

Et j'ai commencé à me demander,

comment ça se fait?

On sait que tu utilises Jay comme informateur.

Exactement comme Lisa Millegrew.

Et Teddy Borges.

Mazhari, j'ai une belle occasion de faire tomber Simon Tyrell. C'est le tueur.

Vous lui envoyez ceux qui deviendront ses victimes.

Des délinquants qui connaissaient les risques.

Des gosses

qui n'avaient commis que des délits mineurs.

Tu portes un micro?

Pourquoi je p... porterais un micro?

Franchement?

Me touchez pas!

HĂ©! HĂ©!

- Jay est grillé. - C'est Tyrell.

J'aurai pas d'autre chance.

T'as laissĂ© une chance Ă  Teddy? À Lisa?

Tu me déçois beaucoup, Jay.

- Vous ĂȘtes qui, vous? - Je suis un un ami de Jay.

On a deux ou trois litres de kombucha à préparer

et je le voyais pas revenir.

Et c'est qui, celle-lĂ ?

La spécialiste du kombucha.

Rien Ă  craindre. Baisse-toi, Angie, baisse-toi.

Police! LĂąche ton arme!

Allez! Pose cette arme Ă  terre, Tyrell!

On obéit au monsieur.

Pose ça tout de suite!

À terre! Genou à terre! Allez!

Par ici!

Tournez-vous. Les mains derriĂšre le dos!

Vos mains. Vous ĂȘtes en Ă©tat d'arrestation.

Bon boulot...

lieutenant Mazhari.

Hé, hé, hé! Jay!

Ça va aller? - HĂ©.

C'est fini?

Oui.

Alors, alors ça va.

Refais jamais ça!

Oui, enfin, il m'a quand mĂȘme sauvĂ© la vie.

Je sais. Mais s'il s'était fait descendre...

Je lui ai payé une semaine de salaire d'avance.

Bien oui.

- Allez, on y va. - Allez, viens.

- Bonjour. - Bonjour.

Tu sais Ă  quoi je pensais ce matin?

« Prends le bon chemin, pas toujours le plus court. »

Ton code en braille est toujours sur ta chaĂźne?

- Je l'ai pas mise aujourd'hui. - Je vois ça.

T'as quelque chose Ă  me dire?

C'est moi qui ai commis le vol.

Personne m'a forcée.

J'ai fait ça parce que je voulais montrer aux filles

que j'étais aussi barrée qu'elles.

Hum, hum.

C'était la plus grosse erreur que j'ai jamais faite.

Non, c'était pas une erreur.

C'était une décision.

L'erreur serait de ne rien apprendre de tout ça.

Je t'ai menti, je le regrette.

Oui, tu peux.

Relis ça de temps en temps.

Ça t'Ă©vitera peut-ĂȘtre de tomber dans certains piĂšges.

Parce que si tu tiens de ton pĂšre,

y en aura plein.

Tu me pardonnes?

MĂȘme si j'ai fini au poste de police?

Oui, chérie, je te pardonne.

Parce que je t'aime.

Mais tu feras la vaisselle jusqu'Ă  la fin de tes jours.

Au fait...

quand t'étais au poste, t'as appelé grand-pÚre

et tu l'as supplié de pas m'avertir?

J'ai...

j'ai pas appelé grand-pÚre.

Ah. T'es dans le bureau de ton pĂšre.

Tu cherches quelque chose?

Non, je voulais juste faire un peu de rangement.

Balancer quelques trucs.

Tu veux un coup de main?

J'avais demandé à Mazhari de venir m'aider l'autre soir,

mais...

j'ai pas pu, je me suis dégonflée.

Je crois qu'il faut que je le fasse toute seule.

Je comprends.

Si tu changes d'avis... - Merci.

C'est quand mĂȘme sympa de travailler avec quelqu'un

Ă  qui on peut tout dire, tu crois pas?

Écoute, l'autre jour, Jules m'a appelĂ©e--

Oui, je sais. Je te remercie.

- Elle te l'a dit? - Je m'en suis douté.

En fait, je trouve ça génial qu'elle ait confiance en toi.

Elle m'a fait promettre de garder le secret,

et je voulais le faire,

mais j'avais des remords, tu comprends.

T'es mon collĂšgue, alors...

Quoi?

T'as dit qu'on était collÚgues.

J'aurais jamais cru qu'une aussi jolie fille

pouvait émettre ce genre de sons.

Toute réussite ne peut s'accomplir

sans avoir eu la volonté d'essayer.

Je pense pas que ce genre de citation suffise

Ă  nous sauver les oreilles. - Non?

Non. Non, non.

Alors Jay, tu t'en sors avec une ardoise toute propre, hein?

Pryce t'a jamais enregistré, du coup, t'as pas de casier.

Ouais. Tu vas tenir le cap, hein?

Je suis plus solide que j'en ai l'air, les gars.

Je sais. C'est pas ce soir que je détrÎnerai AdÚle.

Celle-lĂ , faut qu'on la fasse.

Allez, venez. Vous allez adorer. Allez!

J'ai une extinction de voix foudroyante

- Shade? - Je passe mon tour.

Y en a bien un qui va avoir le courage

de décoller ses fesses du bar?

Pas un seul?

Vous bronchez pas devant un flingue

et vous avez peur d'un micro?

J'y vais.

Alors celle-lĂ , je l'ai pas vue venir.

Pendant tout ce temps, tu m'as laissé croire que t'étais avec ce...

Je vois pas du tout de quoi tu parles.

Cela dit, je t'en veux pas, il est beau gosse.

De quoi vous avez parlé dans la voiture, hein?

T'en fais pas, il m'a rien dit.

J'ai tout fait pour lui tirer les vers du nez.

Je connais mon boulot, maintenant.

C'est vrai. Tu le connais.

Mais je te laisserai sûrement pas me chambrer au sujet--

Au sujet de ton mec, tu veux dire?

J'aurais pas cru que t'avais besoin

de tout mettre dans des cases.

J'ai pas besoin de tout mettre...

dans des cases.

Allez, viens, Angie! Chante avec moi.

- ArrĂȘte! - Aide-moi, Shade.

- T'as peur ou quoi? - Je vais tout faire foirer.

En tout cas, moi, je suis pas sûr de survivre.

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus...

Crois-moi, tu vas avoir besoin d'ĂȘtre fort.

Allez, viens, Shade. On est entre amis, lĂ .

Oui, je veux pas gùcher ça.

â™Ș Just turn around now

â™Ș 'Cause you're not welcome anymore... â™Ș

â™Ș Go on now go

â™Ș Walk out the door

â™Ș Just turn around now

â™Ș 'Cause you're not welcome anymore â™Ș

â™Ș Weren't you the one who tried to break me with goodbye â™Ș

â™Ș Do you think I'd crumble

â™Ș Did you think I'd lay down and die â™Ș

â™Ș Oh no no I

â™Ș I will survive

â™Ș Oh as long as I know how to love â™Ș

â™Ș I know I'll stay alive

â™Ș I've got all my life to live

â™Ș And I've got all my love to give â™Ș

â™Ș And I will survive â™Ș

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