All language subtitles for Shawshank_Les Évadés 1994_vf

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Original subtitles

Sous -titrage

ST'

501

Sous -titrage ST'

501

Monsieur Dufresne, décrivez l 'affrontement que vous avez eu avec

nuit où elle a été assassinée.

Ça a été très violent.

Elle a dit qu 'elle était heureuse que je le sache.

Qu 'elle avait horreur de cette liaison clandestine.

Et elle a dit qu 'elle voulait divorcer à Reno.

Et quelle fut votre réponse ? Que je ne l 'accepterai pas.

Je te verrai en enfer.

Avant de te voir à Reno, ce sont les mots que vous avez employés, M.

selon le témoignage de vos voisins.

Eh bien, s 'ils le disent, j 'avoue que je ne me rappelle pas, j 'étais

bouleversé. Et que s 'est -il passé après cette querelle avec votre femme ?

a fait ses bagages.

Elle a fait ses bagages pour aller vivre avec M.

Quentin.

Glenn Quentin,

prof de golf au Country Club de Snowdale.

Vous veniez d 'apprendre qu 'il était l 'amant de votre femme.

L 'avez -vous suivi ? J 'ai fait quelques barres d 'abord.

Et ensuite, je suis allé chez lui pour les confondre, mais il n 'était pas dans

sa maison. Je me suis garé dans la contre -allée.

Et j 'ai attendu.

Avec quelle intention ? Je ne sais pas.

Je ne savais plus où j 'en étais.

J 'étais ivre.

Je crois que je voulais avant tout leur faire peur.

Quand ils sont arrivés, vous vous êtes précipité dans la maison et les avez

tués.

Non, je commençais à désouler.

Je suis remonté en voiture et je suis rentré chez moi dormir un peu.

Franchement, je me suis arrêté pour jeter mon revolver dans la Royal River.

pense avoir été tout à fait clair sur ce point.

Mais ce qui n 'est pas clair du tout, c 'est que la femme de ménage arrive le

matin suivant et trouve votre femme au lit avec son amant, le corps criblé de

balles d 'un calibre 38.

Est -ce que cela vous paraît être une fantastique coïncidence, M. Dufresne, ou

est -ce que je me trompe ? Si, c 'est vrai.

Pourtant, vous maintenez que vous avez jeté votre revolver dans la rivière

qu 'ait lieu l 'assassinat.

C 'est tout de même très commode.

C 'est la vérité.

La police a dragué cette rivière pendant trois jours et n 'a pas trouvé l 'ombre

d 'un revolver.

Ainsi, il n 'a pas pu y avoir de comparaison entre votre revolver et les

retirées des corps ensanglantés des victimes.

Et ça aussi est vraiment très commode.

N 'est -ce pas, monsieur Dufresne ?

Comme je suis innocent de ce crime, monsieur, je trouve tout à fait

'on n 'ait pas trouvé le revolver.

Mesdames et messieurs, vous avez entendu les témoignages. Vous connaissez tous

les faits.

Il est prouvé que l 'accusé était sur les lieux du crime. Nous avons les

de pas et de pneus. Nous avons les balles répandues sur le sol portant ses

empreintes digitales. La bouteille de bourbon cassée, elle aussi avec des

empreintes. Et avant tout, nous avons une belle jeune femme et son amant

mort dans les bras l 'un de l 'autre.

Ils avaient péché.

Mais leur crime était -il assez grand pour mériter la mort ?

Et maintenant, pensez à cela.

Et réfléchissez à ceci.

Un revolver contient six balles, pas huit.

Alors moi, je dis que ce n 'était pas le crime passionnel non prémédité qui, s

'il ne peut pas être pardonné, peut au moins être compris.

Non.

Cette fois, c 'est une vengeance, une grande brutalité.

Exécuté de sang -froid, réfléchissez bien. Quatre balles à chaque victime.

Il n 'y a pas eu six balles tirées, mais huit.

Cela veut dire qu 'il a vidé son revolver et ensuite il a pris le temps

recharger pour pouvoir leur tirer encore dessus une balle de plus pour chacun.

En plein dans le crâne.

Vous me faites l 'effet d 'un homme particulièrement froid et dénué de

monsieur Dufresne.

Cela me classe le sang de regarder.

Par les pouvoirs qui me sont conférés par l 'état d 'humaine, je vous condamne

deux peines de prison à vie l 'une après l 'autre.

Une pour chacune de vos victimes.

Exécution.

Nous avons vu dans votre dossier que vous avez fait 20 ans de votre

Oui, monsieur.

Croyez -vous être réhabilité ? Oui, monsieur.

Absolument.

Je veux dire, ça m 'a donné une leçon.

Je peux dire sincèrement que je suis un homme changé.

Je veux dire, je ne suis plus un danger pour la société.

C 'est la vérité vraie, je vous le jure.

Ça donne quoi ? La merde, comme d 'habitude.

Ouais, je sais ce que tu ressens.

Je vais te refuser la semaine prochaine.

Ouais, moi j 'ai te refusé la semaine dernière.

Ça arrive.

Hé, Red, passe -moi un papier. Oh, toi, tu me lâches un bon moment. Allez, mec !

Tu me dois déjà cinq paquets, je te rappelle.

Quatre ! Cinq ! Il doit y avoir un détenu comme moi dans chaque prison de

mairie.

Je suis le type qui peut tout avoir.

Une cigarette ? Un peu d 'herbe, si c 'est ton truc.

Une bouteille de cognac pour fêter le diplôme du petit dernier.

À peu près tout ce qui n 'est pas déraisonnable.

Oui, monsieur.

Je suis un véritable catalogue par correspondance.

Alors, quand Andy Dufresne est venu me voir en 1949 et m 'a demandé de faire

venir Rita Edwards en prison, je lui ai dit, pas de problème.

Andy est arrivé au pénitencier de Shoshenk au début de 1947 pour le

sa femme et du mec qui l 'assautait.

Dehors, il avait été vice -président d 'une grande banque de Portland.

Bon job pour un type aussi jeune.

Quand je te parle, Prouduc, tu vas suivre cet officier.

J 'ai jamais vu un aussi minable tas de merde de larves de

toute ma vie.

Aujourd 'hui, une pièce ou une clope, c 'est ton choix.

Des clopes, mais tu m 'en mets deux.

D 'accord, c 'est quoi ton choix ? Ce petit sac à merde.

Le huitième. Le huitième dans la file, il sera le premier. Là, tu te gours, je

tiens le pari.

Tu vas te retrouver à court de cigarettes, c 'est moi qui te le dis. Et

t 'es si malin, donne le tien.

Je prends le gros cul au nœud pape, là.

Le cinquième dans la file.

Et moi, c 'est un clope là -dessus.

Je dois avouer que je n 'ai pas pensé grand -chose d 'Andy la première fois

je l 'ai vu.

Il m 'aurait dit qu 'un courant d 'air pouvait le faire tomber.

Ça a été ma première impression.

Et Red, tu paries sur qui ? Ce grand mec là -bas qui a l 'air détenu avec une

cuillère d 'argent dans le cul.

Un petit plat ? Pas possible.

Dix cigarettes.

Un pari de riche.

D 'accord, prouvez -moi que je me goûte.

Allez, Woods, Liger, Skate,

Floyd.

Quatre mecs courageux.

Regardez devant vous !

Voici

M. Hadley, le gardien -chef. Je suis M. Norton, votre directeur.

Vous avez été jugé coupable et vous m 'avez été confié.

Règle numéro un, pas de blasphème.

Je ne permets pas qu 'on blasphème le nom du Seigneur dans ma prison.

Les autres règles, vous les comprendrez au fur et à mesure.

Des questions ? On mange quand ?

Tu

manges quand on te dit de manger, tu chies quand on te dit de chier, et tu

pisses quand on te dit de pisser.

C 'est compris, espèce de petit enfoiré de merde ?

D 'amour.

Je crois en deux choses. La discipline et la Bible.

Ici, vous recevrez les deux.

Mettez votre confiance en Dieu.

Votre cul m 'appartient maintenant.

Bienvenue à Shawshank.

Détachez -les.

Tourne -toi.

Approche -toi.

Tourne -toi.

Épouillez -le.

Tourne -toi.

Sors de la cage.

Va à gauche. Prends tes vêtements et ta Bible.

Au suivant.

À droite.

La première nue est la plus dure, sans aucun doute.

On vous fait avancer, nus, comme en venant au monde.

La peau brûlante, à moitié aveuglée par cette merde désinfectante qu 'on vous

jette à la gueule.

Et quand on vous fout dans cette cellule, et que ces barreaux se

vous, là, vous savez que c 'est pour de bon.

Une vie entière jetée aux ordures en un clin d 'œil.

Il ne vous reste rien d 'autre que tout le temps du monde pour y réfléchir.

La plupart des Bleus frôlent la folie la première nuit.

Elle a toujours un pour éclater en se semblant.

Ça arrive chaque fois.

La seule question est, qui ce sera ? C 'est pas pire qu 'autre chose de

parier là -dessus.

J 'avais mis mon fric sur Andy Dufresne.

Je me souviens de ma première nuit.

Il me semble que c 'est il y a si longtemps.

Les mecs vont toujours à la pêche, ou nous.

Et ils n 'ont de cesse d 'en faire rien.

Hé, gros cul ! Gros cul ! Parle -moi, mon

pote.

Je sais que tu es là.

Je t 'entends respirer.

Alors, n 'écoute pas tous ces déglingués, hein.

L 'endroit est pas si mal.

Je vais te dire.

Je vais te présenter à qui il faut. Tu vas te sentir comme chez toi.

J 'en connais deux ou trois grosses bien musclées qui seront ravies de faire ta

connaissance.

En particulier ton gros cul flasque de porc. Mon Dieu, j 'ai pas ma plate ici.

Alors, on a un gagnant. Tu peux rentrer chez moi.

C 'est gros cul, une petite longueur.

Poisson frais, poisson frais.

Poisson frais ! Poisson frais ! Poisson frais ! Poisson frais ! Poisson frais !

Poisson frais ! Poisson frais ! Poisson frais ! Poisson

frais ! Poisson frais ! Poisson frais ! Poisson frais ! Poisson frais ! Poisson

frais

!

Oh, je vous en prie, je ne devrais pas être en prison.

Pas moi.

Je ne vais pas compter jusqu 'à trois, je ne vais même pas compter jusqu 'à un.

Ta grande gueule, tu vas la fermer si tu ne veux pas que je te chante une

berceuse. Je vais la fermer, je vais la fermer. Il y a une erreur.

Non, mais vous ne comprenez pas, je n 'ai aucune raison d 'être ici.

Ouvrez la cellule.

Si jamais j 'entends une mouche péter pendant le reste de cette nuit, je jure

devant Dieu et son fils Jésus -Christ que vous irez tous à l 'infirmerie,

'au dernier salaud qui est là -dedans.

Descendez -moi ce paquet de merde à l 'infirmerie.

Pour sa première nuit au trou, Andy Dufresne me coûta deux paquets de

cigarettes.

Il n 'a pas laissé échapper un son.

Est -ce que tu comptes manger ça ? Non, je n 'en ai pas l 'intention.

Tu me permets ?

Il

a l 'air à point.

Jack te dit merci.

Oui, il est tombé de son nid à l 'atelier où je travaille.

Je vais m 'occuper de lui jusqu 'à ce qu 'il puisse voler.

Ah non, non, non, le blattiste romaine.

Bonjour, mes amis.

Une belle matinée, pas vrai ? Et vous savez pourquoi c 'est une belle matinée

Allez, vous les envoyez ici, je veux voir tout ça aligné devant moi comme des

petits soldats à la parade.

Regardez -moi ça, regardez -moi ça. C 'est joli.

Oui, du tabac de Virginie.

Renifle -moi le cul.

Attends qu 'il renifle le mien.

Red, c 'est vraiment dommage que ton cheval soit arrivé en dernier.

Mais je suis tout de même assez content que ce soit le mien qui ait gagné. Cette

bonne grosse, je vais lui rouler une pelle la prochaine fois que je le vois.

Préférez avoir quelques -unes de tes cigarettes.

Ça crée vénère.

Allez, Tairel.

Peut -être corvée d 'infirmerie cette semaine.

Alors t 'as dû voir mon poulain, il est comment ? Mort.

Adelaide n 'a pas été de main morte.

Et le docteur était déjà rentré chez lui.

Pauvre mec, il restait à râler jusqu 'au matin.

Mais on n 'a rien pu faire pour lui.

Vous savez comment il s 'appelait ? Qu 'est -ce que t 'as dit ?

Je me demandais juste si quelqu 'un savait comment il s 'appelait.

Mais qu 'est -ce que ça peut te foutre, poisson frais ? Rien à foutre de savoir

comment il s 'appelait, il est mort.

Hé ! T 'as pas eu de proposition ? Ou

t 'as peut -être déjà quelqu 'un ? Ouais, on a tous besoin d 'amis ici.

Et je peux être un ami pour toi.

Mais... Pas facile.

C 'est ce que j 'aime.

Andy ne s 'est pas livré beaucoup au début.

Il avait à l 'avoir des choses en la tête.

C 'est pas facile de s 'adapter à la vie en tout.

Il a fallu attendre un mois avant qu 'il se décide à ouvrir la bouche et à dire

plus de deux mots à quelqu 'un.

Et il s 'est trouvé que ce quelqu 'un, c 'était moi.

Je suis Andy Dufresne.

Le banquier qui a tué sa femme.

Pourquoi t 'as fait ça ? Je ne l 'ai pas fait, si tu veux le savoir.

Tu vas te plaire ici.

Tout le monde est innocent, tu sais ça ? Et pourquoi t 'es là, toi ? J 'ai rien

fait. C 'est l 'avocat qui m 'a baisé.

La rumeur dit que t 'es un type très froid.

Tu crois que tes crottes puent moins que celles des autres.

Pas vrai ?

Toi, qu 'est -ce que tu crois ? Pour te dire la vérité, j 'ai pas encore d

'avis.

J 'ai cru comprendre que tu pouvais fournir certaines choses.

C 'est vrai que je dégote des trucs de temps en temps, mais ça dépend quoi.

J 'aimerais que tu me trouves un marteau taille pierre. Un quoi ? Un marteau

taille pierre.

C 'est quoi et pourquoi ? Qu 'est -ce que ça peut te foutre ? Si tu me

une brosse à dents, je pose pas de questions, je donne le prix. Mais il

dire qu 'une brosse à dents n 'est pas un objet mortel.

C 'est assez juste.

La taille pierre fait une quinzaine de centimètres de long et ressemble à un

en miniature.

Un pic ? Pour les pierres. Les pierres.

Le quartz.

Le quartz.

Le mica.

Le schiste.

Le calcaire.

Et alors ? Je suis collectionneur de pierres.

Enfin, je l 'étais dans mon ancienne vie et j 'aimerais l 'être à nouveau, si

possible. Ou peut -être que tu veux enfoncer ce jouet dans la peau de quelqu

? Non, monsieur.

Je n 'ai pas d 'ennemis, ici.

Non ? Attends un peu.

Des bruits circulent.

Les trois sœurs ont des vues sur toi.

Surtout Box.

Je suppose que ça n 'aiderait pas si je leur explique que je ne suis pas

homosexuel. Mais eux non plus.

Il te suffit d 'être humain avant tout.

Ils n 'ont pas de détails.

Les trois musclés prennent par la force.

C 'est tout ce qu 'ils veulent ou comprennent.

Si j 'étais toi, je fermerais jamais les paupières.

Merci pour le conseil.

C 'est gratuit.

Tu vois pourquoi je m 'inquiète ? S 'il y a un problème, je ne me servirai pas

du taille -pierre.

Alors, c 'est que tu veux t 'évader.

Un tunnel sous le mur, peut -être ?

J 'ai loupé quelque chose, je vois pas ce qu 'il y a de drôle.

Tu comprendras quand tu verras un taille -pierre.

Ça coûte combien un ustensile de ce genre ? 7 dollars chez tous les vendeurs

pierres et de bijoux.

Ma commission habituelle est de 20%. Mais c 'est une commande spéciale.

Le risque augmente, le prix augmente.

Je te demanderais 10 dollars pour ça.

D 'accord pour 10.

Très bien.

Tu gaspilles ton fric à mon avis.

Pourquoi ?

Les gens dans cette taule aiment les inspections surprises.

Tu perds ton truc s 'ils le trouvent.

S 'ils te prennent avec, tu ne me connais pas.

Tu parles de moi, nous ne ferons plus jamais affaire.

Même pour un lacet ou des chum -gums. C 'est compris ? C 'est compris.

Merci.

Monsieur... Red.

On m 'appelle Red.

Red.

Pourquoi on t 'appelle comme ça ?

Peut -être parce que je suis Irlandais.

Je comprenais pourquoi les gars le prenaient pour un snobinard.

Il avait une espèce de retenue, une façon de parler et de marcher différente

autres.

Il déambulait comme un type dans un parc, sans avoir l 'air de se soucier du

monde.

Comme s 'il avait une cape invisible.

qui pouvait le protéger de cet endroit.

Oui.

Je crois pouvoir dire franchement qu 'Andy m 'a plu dès le début.

Maniez -vous ! On aurait à respecter !

Dépêchez -vous ! Allez, dépêchez -vous !

Alors, en forme ? Ça va, ta femme ?

compris ce qui l 'avait furie.

Il faudrait au moins 600 ans pour creuser un tunnel avec un truc comme ça.

Voilà ton livre.

Merci.

Dufresne, on n 'a plus d 'eau de Javel. Va me chercher à la réserve.

Tu reçois ça dans les yeux d 'un peuple ? Chéri, oui.

Voilà,

c 'est le débat.

C 'est mieux, c 'est ça ?

J 'aimerais vous dire qu 'Andy a su bien se défendre et que les sœurs l 'ont

laissé tranquille.

J 'aimerais vous dire ça.

Mais la prison n 'est pas un conte de fées.

Andy n 'a jamais dit qu 'il avait fait ça.

Mais nous le savions tous.

Les choses se sont passées comme ça un certain temps.

La vie des prisons est faite de routine.

Toujours de routine.

Régulièrement, Andy se pointait la gueule couverte de bleu.

Les sœurs ne le lâchaient pas.

Des fois, il arrivait à voir le dessus.

D 'autres fois, non.

Et c 'est comme ça que ça se passait pour Andy.

C 'était sa routine.

Je crois que ces deux premières années ont été les pires pour lui.

Et je crois aussi que si les choses avaient continué comme ça, il n 'aurait

tenu le coup.

Mais au printemps 1949, les autorités décidèrent que... Le toit de l 'atelier

plaque minéralogique a besoin d 'être refait.

Il me faut une douzaine de volontaires pour une semaine de travail.

Comme vous le savez, les corvées spéciales donnent droit à des privilèges

spéciaux. C 'était un travail en extérieur.

Et le mois de mai est un mois formidable pour les travaux en extérieur.

Plus d 'une centaine d 'hommes furent volontaires pour ce boulot.

Qu 'est -ce que vous en

dites ? Voilà que mes copains et moi, on était sur la liste.

Ça ne nous avait coûté qu 'un paquet de cigarettes par homme.

Je prenais mes 20 % habituels au passage, bien sûr.

Il y a cet as du barreau qui m 'appelle carrément depuis le Texas.

Alors, je dis oui.

Et il dit, euh... Désolé de vous la prendre, mais votre frère est décédé.

Oh, merde, Byron, je suis désolé d 'entendre ça.

Moi pas, c 'était un vrai connard.

Il s 'est tiré il y a des années, je le croyais déjà mort.

Bon, enfin, l 'avocat me dit donc... Votre frère est mort riche.

Pétrole et autres conneries. Près d 'un million de dollars.

Un million de dollars ? Ouais.

Putain, c 'est incroyable ce que les connards peuvent avoir de chance. Putain

merde. Et tu vas en voir la queue d 'un ?

35 000.

C 'est ce qu 'il m 'a laissé.

Dollar ? Ouais.

Ben, mon collant, c 'est super.

C 'est comme gagner au loto.

Non ? Imbécile, qu 'est -ce que tu crois que l 'État va se tourner les pouces ?

Il va me bouffer la moitié de mes fesses, oui.

Pauvre Bayonne.

T 'es terrible, cette putain de chance.

Ouais, quelle honte.

Il y en a qui ont le cul bordé de nouilles.

Ben, on dit, t 'es dingue ou quoi ? Allez, garde les yeux sur ton balai,

On dit.

Enfin, tu vas peut -être payer les impôts, mais tu vas quand même finir

Oh oui, oui, peut -être de quoi me payer une nouvelle voiture. Et après, j

'aurai à payer des taxes sur la voiture, les réparations, l 'entretien. Ces

putains de gosses toujours à me battre pour faire un tour.

Ensuite, si je me goure dans les déclarations d 'impôts, je finirai par

de ma poche.

Alors je te dis pas, l 'oncle Sam, il te fout la main sous la chemise et te

pince le téton du casque qui vient de violer.

Arbi ! Arbi ! Le con de l 'occupation continue à travailler.

Tu parles d 'un frère.

De merde ! Monsieur Hardley,

avez -vous confiance en votre femme ? Très amusant.

Tu seras encore plus drôle à me sucer la bite quand t 'auras plus de temps. Ce

que je veux dire, c 'est la croyez -vous capable de vous trahir dès que vous

avez le dos tourné ? Ça suffit.

Écartez -vous, cet enfoiré va avoir un grave accident. Il va le pousser du haut

du toit. Parce que si vous avez confiance en elle, vous pouvez garder

dollars.

Qu 'est -ce que tu dis ? 35 000.

35 000 ? Le tout.

Le tout ? Jusqu 'au moindre sou.

T 'as intérêt à t 'expliquer mieux.

Si vous voulez ne pas payer d 'impôts, donnez tout à votre femme. La loi

autorise un lègue à l 'épouse s 'il est unique et ne dépasse pas les 60 000

dollars. Quelle connerie ! Sans impôts ? Sans impôts. Pas un sou pour le trésor

public.

C 'est toi le petit banquier qui a assassiné sa femme, n 'est -ce pas ?

Pourquoi veux -tu que je croie un petit banquier criminel pour finir en prison

avec toi ? C 'est parfaitement légal. Demandez vos impôts, ils vous diront la

même chose.

C 'est sans doute ridicule de vous dire ça.

Je suis sûr que vous l 'auriez su très vite vous -même. Oui, putain, j 'ai pas

besoin d 'un petit banquier qui a tué sa femme pour me dire comment éviter de

marcher dans la merde.

Bien sûr que non.

Mais il vous faut quelqu 'un pour monter le dossier fiscal.

Et ça vous coûterait un homme de loi, par exemple. Une belle banque de

salopards, cela.

Je suppose que je pourrais le faire pour vous. Ça vous économiserait un peu de

fric. Procurez -vous le formulaire, je vous le préparerai.

Ça ne vous coûtera presque rien.

Je vous demande juste trois bières par personne pour chacun de mes compagnons

travail.

Compagnons de travail, qu 'est -ce qu 'il ne vous entend ? Je pense qu 'un

qui travaille dehors se sent beaucoup mieux.

S 'il peut avoir une bouteille de bière, c 'est juste mon opinion.

Monsieur.

Qu 'est -ce que vous avez à me regarder, bande de minus ? Au boulot ! Allez, au

boulot !

Et c 'est comme ça que c 'est arrivé.

Jusqu 'au dernier jour de ce travail, l 'équipe qui goudrenait le toit de l

'atelier au printemps 1949 faisait une pause vers les 10 heures du matin pour

boire une bonne bière allemande bien fraîche, grâce au plus dur de tous les

matons qui est dirigé une équipe à la prison de Chaucheng.

Buvez -la tant qu 'elle est fraîche, les filles.

Ce colossal connard s 'arrangeait même pour paraître magnanime.

On s 'asseyait pour boire, le soleil sur les épaules, et on se sentait comme

libre.

On aurait pu goudronner le toit de nos propres maisons.

Nous étions les seigneurs de la création.

Quant à Andy, il passait sa pause accroupie à l 'ombre, un étrange petit

à la bouche, en nous regardant siffler nos bières.

T 'en veux une fraîche, Andy ? Non, merci.

J 'ai têté de boire.

Vous pourriez me dire qu 'il a fait ça pour s 'attirer la faveur des gardiens.

Ou peut -être pour se faire des amis parmi les détenus.

Moi, je crois qu 'il l 'a fait juste pour se sentir à nouveau normal.

Ne serait -ce qu 'un petit moment.

Les échecs.

Voilà bien un jeu royal.

Quoi ? Civilisé, stratégique.

C 'est un mystère pour moi.

Non, je déteste.

Je pourrais peut -être te l 'apprendre, si tu veux.

Si tu veux.

Je pense qu 'il faut qu 'on se fabrique un jeu d 'échecs.

Là, tu t 'adresses à l 'homme qu 'il faut.

Je peux te dégoter tout ce que tu veux, tu le sais bien. Pour la planche, on

peut s 'arranger.

Mais ce que je voudrais, c 'est sculpter les pièces moi -même.

Un côté en albâtre et l 'autre en saponite. Qu 'est -ce que tu en dis ? Ça

prendra des années.

Les derniers, je les ai. Ce que je n 'ai pas, ce sont les pierres.

Parce qu 'on ne trouve pas grand -chose dans la cour.

Il n 'y a que de vulgaires cailloux.

On dit, on dit un ami d 'une certaine façon, pas vrai ? Oui, je crois.

Alors, je peux te poser une question.

Pourquoi elle t 'a tué ? Je suis innocent, Renaud.

Comme tous les gars qui sont ici.

Pourquoi es -tu là, toi ? Meurtre.

Comme toi.

Innocent.

Je suis le seul coupable de chose rinque.

Où est le canarien ? Comment tu le connais ? Comment je le connais ? Donc

le connais pas.

Viens.

C 'est ici où il y a le canarien, Johnny.

C 'est une surprise de voir une femme voir ma maison, Johnny.

C 'est une surprise.

C 'est une surprise.

Elle arrive.

C 'est le passage que je préfère lorsqu 'elle fait son truc avec les cheveux. Je

sais, je l 'ai vu trois fois ce mois -ci.

Je l 'adore.

Je peux comprendre que tu étais homme à dégoter des trucs.

Oui, c 'est vrai que je dégote des trucs de temps en temps, mais ça dépend quoi.

Qu 'est -ce que tu veux ? Aïta, Aïwa.

Quoi ? Tu peux la voir ?

Ça me prendra quelques semaines. Des semaines

? Ben oui, on dit.

Je ne peux pas sortir du fond de mon pantalon dans la seconde, à vrai de te

dire.

Mais je l 'aurai.

T 'inquiète.

Merci.

Il faut que je change de bobine. J 'ai dit foutre le camp, t 'as compris ?

Tu vas pas

crier ? Finissons -en, vite.

Maintenant, je vais ouvrir ma braguette.

Mais tu vas avaler ce que je te donnerai à avaler.

Et quand tu auras avalé le mien, tu avaleras celui de Ruster. Tu lui as pété

nez, alors je crois que tu lui dois une petite gâterie.

Tout ce que tu mettra dans ma bouche, tu le perdras.

Non, tu n 'as pas bien compris.

Si tu fais ça, je t 'enfonce ces 20 centimètres d 'acier dans l 'oreille.

Très bien.

Mais tu dois savoir que toute blessure grave, le cerveau déclenché, la victime,

le réflexe de mordre très fort.

Il paraît même que ce genre de morsure est si fort que pour ouvrir la mâchoire

de la victime, il faut un pied de biche.

D 'où tu sors ces conneries ? Je l 'ai lu.

Est -ce que tu sais lire ? Connard, inculte.

Chéri... Tu devrais pas...

Boxe n 'a rien mis dans la bouche, l 'on dit.

Il n 'y a aucun de ses copains.

Mais ils l 'ont reçu.

Au point que sa vie ne tenait plus qu 'à un fil.

Andy a passé un mois à l 'infirmerie.

Box a fait une semaine au trou.

C 'est fini, Box.

On est chez vous, patron.

Deux choses ont changé après ça.

Les fleurs n 'ont plus jamais touché à Andy.

Et Box n 'a plus jamais marché.

Ils l 'ont transféré dans un centre hospitalier de sécurité minimum.

A ma connaissance... Il a passé le reste de ses jours à boire sa nourriture avec

une paille.

Je me disais qu 'Andy mériterait un accueil amical lorsqu 'il sortira de l

'infirmerie.

C 'est ce qu 'on croit, nous aussi.

On lui doit bien faire, rien que pour la bière.

Ce qu 'il aime, c 'est les échecs.

Faut lui trouver des pierres.

J 'en ai une.

J 'en ai une, regardez.

Les voûtes, c 'est pas de la staponite.

C 'est pas non plus de l 'albâtre.

Non, mais qu 'est -ce que t 'es, toi, putain, géologue ? Non, mais il a

c 'est pas de la pierre.

Bah alors, qu 'est -ce que c 'est ? Une côte de cheval.

Merde, merde. Non, une merde de cheval.

Pétrifié.

Oh, non, putain.

Oh, merde ! À part quelques incidents de ce genre, les gars s 'en sortirent bien

dans l 'ensemble.

Et la semaine où Andy est revenu, on avait assez de pierres pour l 'occuper

jusqu 'à la fin de sa vie.

J 'avais aussi une grosse livraison cette semaine -là.

Cigarette, chewing -gum, whisky, des cartes à jouer avec des femmes à poil.

'y avait qu 'à demander.

Et bien sûr, le plus important de tout,

C 'est gratuit.

Bienvenue.

Inspection surprise.

Réveillez -vous.

Inspection surprise.

119. 119.

123.

Je suis heureux de vous voir lire ceci.

Vous avez des passages préférés ? Veillez donc, mes frères, car vous ne

pas quand le maître de la maison viendra.

Marc, chapitre 13, verset 35.

J 'ai toujours aimé ce verset.

Mais je préfère...

Je suis la lumière du monde.

Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la

'ai appris que vous étiez doué pour les chiffres.

Tant mieux.

Tout homme a son talent.

Tu peux expliquer ça ? C 'est un lustreur de pierres. C 'est pour la

le polissage des pierres.

C 'est un de mes hobbies.

Je ne peux pas dire que j 'approuve ça.

Mais je suppose... qu 'on peut faire certaines exceptions.

J 'ai failli oublier.

Je ne voudrais pas vous priver de ça.

Le salut est à l 'intérieur.

Oui, monsieur.

La fouille des cellules n 'était qu 'une excuse.

La vérité était que Norton voulait savoir ce qu 'Andy avait dans le ventre.

C 'est ma femme qui l 'a brodée à son amical de l 'église.

Très jolie, monsieur.

Ça vous plaît de travailler à l 'angerie ? Non, monsieur, pas spécialement.

Eh bien, on peut peut -être trouver quelque chose de plus... convenable pour

homme de votre éducation.

Eh, Jack, où est Brooks ? Ah, dis !

J 'ai reconnu ta voix.

On vient de me muter chez toi.

Je sais, j 'en étais averti.

Il n 'y a rien à comprendre.

Je vais te faire faire la visite.

Viens.

Voilà la merveille.

La bibliothèque de la prison de Shousheng.

Les nationales géographiques.

Des livres du royaume des jazz. Quelques bouquins de Louis Lamour.

Le magazine Look ? Oh, Stanley Gardner.

Tous les soirs, je charge mon chariot, je fais ma ronde, et puis j 'inscris les

noms sur ces carnets à souches, là.

Comme ci, comme ça, et puis voilà.

Des questions ? Brooks, depuis quand t 'es à la bibliothèque ? Oh, je suis

arrivé ici en 1905, et on m 'a mis à la bibliothèque en 1912.

Et pendant tout ce temps, tu as déjà eu un assistant ? Non, non, non, il n 'y en

a pas vraiment besoin.

Alors pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Je ne sais pas, mais je suis content

d 'avoir un peu de compagnie, ça va me changer.

Dufresne !

Je m 'appelle Dickens.

Je voudrais... Je sais pas comment souscrire un plan d 'épargne ou un truc

ça pour l 'éducation de mes garçons.

Oh.

Je vois.

Eh bien... Voulez -vous vous asseoir ? Nous allons en parler.

Brooks, tu as un crayon et une feuille de papier ?

Alors, M.

Dickens.

Et là, Andy a dit, M.

Dickens, vous voulez que vos fils aillent à Harvard ou hier ? Il n 'a pas

ça. Que Dieu m 'en soit témoin, il l 'a dit.

Dickens a sourci il y a une seconde et puis il s 'est carrément marré. Il s

fait terminer qu 'il a serré la main de Andy.

Mon Dieu.

Serrez la main, je vous jure.

J 'ai failli me pisser dessus. Andy aurait eu un costume cravate et toutes

conneries habituelles du bureau qu 'on lui aurait donné du monsieur Dufresne, s

'il vous plaît.

Alors, on se fait des amis, Andy ? Je ne dirais pas des amis.

Je suis un détenu criminel qui fournit des plans de financement, c 'est tout.

Comme un bon animal domicile.

Ça t 'a retiré de la lingerie ? Et ça pourrait faire plus que ça.

Pourquoi pas agrandir la bibliothèque et avoir de nouveaux livres ? Si tu dois

demander quelque chose, demande un billard.

Vrai. Et comment tu comptes faire ça ? Je veux dire, avoir de nouveaux livres,

hein, monsieur Dufresne, s 'il vous plaît.

En demandant un crédit au directeur.

Voyons, voyons, mon garçon. Six directeurs sont passés ici pendant ma

et j 'ai appris une vérité universelle.

Ces enfoirés, tous sans exception, ont serré les fesses à chaque fois qu 'on

leur a demandé du fric.

Le budget est bouclé depuis longtemps.

Oui, je le vois.

Peut -être que je pourrais écrire au Sénat pour leur demander une aide

officielle. En ce qui les concerne, ils n 'ont que trois façons de dépenser l

'argent du contribuable pour les prisons.

Plus de murs, plus de barreaux, plus de gardiens. Je voudrais quand même essayer

avec votre permission.

J 'écrirai une lettre par semaine, ils finiront par me répondre.

Il n 'y a rien de sûr.

Mais écrivez -leur si ça peut vous faire plaisir.

Je posterai moi -même vos lettres, ça vous va ? Et en dissimité écrire une

lettre par semaine.

Comme il l 'avait dit.

Et comme Norton l 'avait dit.

Andy n 'eut aucune réponse.

En avril suivant, Andy avait fait les déclarations d 'impôt de la moitié des

gardiens de Shawshank.

L 'année d 'après, il le faisait pour tous, y compris le directeur.

L 'année d 'après, ils firent coïncider les matchs amicaux de baseball avec l

'époque de la déclaration d 'impôts.

Les gardiens des équipes adverses pensaient tous d 'apporter leur feuille

déclaration.

Alors, la prison de Morrisby vous a fourni une arme, mais vous l 'avez payée

votre poche. C 'est vrai, et les tuyaux aussi.

C 'est déductible des impôts, il faut déduire la somme.

Oui, monsieur.

Andy avait créé une industrie artisanale.

Il avait même tellement de travail au moment des déclarations qu 'on lui avait

donné une équipe.

Arrête, tu veux m 'apporter les formulaires ? Ça me sortait de la Syrie

par an.

J 'en étais bien content.

Et toujours, Andy continuait à envoyer ses lettres.

Red, Andy, c 'est Brooks.

N 'avancez pas, n 'avancez pas, n 'avancez pas ! D 'accord, je te

vous donne plus tard !

Tu te le savais ? Il est bien, la suivante, il sort le couteau.

Bruce,

nous allons parler de tout ça. Il n 'y a rien à dire, putain de merde, c 'est

tout dit.

Je vais lui couper la main.

Bruce, attends une minute, qu 'est -ce qu 'il t 'a fait ? Ce qu 'ils m 'ont

? Je n 'ai pas le choix.

Bruce, tu ne feras rien à Ewood. Nous savons tous, même Ewood le sait.

Bien sûr, je sais, bien sûr. Tu sais pourquoi tu ne lui feras pas de mal ?

que c 'est un ami à toi, parce que Bruce est un homme raisonnable. C 'est vrai,

c 'est vrai, c 'est vrai.

Oui, c 'est vrai. Alors, pose ce couteau maintenant.

Brooks, Brooks, regarde -moi, pose ce couteau maintenant.

Brooks, regarde son cou, pour l 'amour de Dieu.

Brooks, regarde son cou, il saigne. C 'est le seul moyen, c 'est le seul moyen

pour qu 'il me laisse ici.

Voyons, c 'est dingue, tu ne vas pas faire une chose pareille. Pose ce

pose.

Calme -toi.

Tu vas bien, maintenant ? Lui ? Qu 'est -ce qu 'il pense à moi ? Cette espèce de

vieux fou a failli me couper la gorge. Merdez -vous, tu t 'es fait pire, entre

-dents. Mais qu 'est -ce que tu lui as fait pour le foutre dans cet état ? J

rien fait du tout, je suis juste venu lui dire au revoir.

Vous n 'êtes pas au courant ? Il est relâché en conditionnel.

Je ne comprends absolument pas ce qui lui est arrivé.

Ce vieux est aussi dingue qu 'un rat dans une tinette, moi je vous le dis.

T 'as fini de la ramener, oui ?

Il parait qu 'il t 'a fait chier dans ton fafzard.

Je t 'emmerde. Tu arrêtes, ça suffit.

Oaks n 'est pas fou.

Il est juste... Il est juste institutionnalisé.

Institutionnalisé, mon cul.

Cet homme est là depuis 50 ans, et Wood, 50 ans.

Il connaît rien d 'autre.

Ici, c 'est un homme important.

C 'est un homme cultivé.

Dehors, il n 'est rien.

Juste un ancien prisonnier avec de l 'arthrite plein les doigts.

Il ne pourrait même pas emprunter des livres à la bibliothèque.

Tu comprends ce que je veux dire ? Fred, j 'ai l 'impression que tu parles avec

tes fesses.

Tu peux avoir l 'impression que tu veux, Floyd.

Mais ces murs ont un effet bizarre.

On les hait d 'abord.

Et ensuite, on s 'y habitue.

Et plus le temps passe...

plus on finit par en avoir besoin.

C 'est ça, être institutionnalisé.

Ben merde.

C 'est pas à moi que ça arrivera.

Ah ouais ? Attends d 'avoir passé autant de temps que Brooks ici, mon gars.

Ah, c 'est vrai.

On t 'a envoyé ici pour la vie.

Et c 'est exactement ce qu 'on me prend.

En tout cas, la meilleure partie.

Je ne peux plus m 'occuper de toi maintenant, Jack.

Voyons de tes propres ailes.

Tu es libre.

Tu es libre.

Bonne chance, Roxy.

Allez, prends soin de toi.

Chers amis, je n 'arrive pas à croire que les choses aillent aussi vite à l

'extérieur.

J 'avais vu une automobile autrefois quand j 'étais jeune, mais

maintenant, il y en a partout.

Le monde est pressé et il ne peut plus s 'arrêter.

Le juge de liberté conditionnelle m 'a envoyé dans un foyer de l 'assistance,

appelé le Brasseur.

Il m 'a trouvé un boulot au supermarché.

J 'aide à emballer les achats.

C 'est un travail dur.

J 'essaie de tenir le coup, mais j 'ai de plus en plus mal aux mains.

Vérifiez que votre employé double les sacs. La dernière fois, comme il n 'a

doublé, le fond a failli craquer.

Voulez -vous doubler les sacs comme la dame vous le demande, c 'est compris ?

Oui, monsieur, évidemment.

Je crois que le directeur du personnel ne m 'aime pas beaucoup.

Parfois, après le travail, je vais au parc donner à manger aux oiseaux.

Je me dis toujours que Jack va se pointer tout à coup et dire bonjour.

Mais il ne le fait jamais.

J 'espère que là où il est, il va bien.

Et qu 'il s 'est fait plein de copains.

J 'ai du mal à dormir la nuit.

Je fais des cauchemars où je tombe dans le vide.

Je me réveille effrayé.

Il y a des fois où je mets un certain temps à me rappeler où je suis.

Je devrais me procurer un revolver et voler le supermarché.

Comme ça, on me reverrait chez moi.

Je pourrais descendre le directeur tant que j 'y suis, comme qui dirait en

prime.

Je crois que je suis trop vieux pour toutes ces conneries maintenant.

Je ne me plais pas ici.

J 'en ai marre d 'avoir tout le temps peur.

J 'ai décidé de... de pas rester.

Je pense qu 'ils feront pas de vagues pour un vieil escroc comme moi.

Je pense qu 'ils ne feront pas de vagues pour un vieil escroc comme moi.

Je regrette de lui avoir mis un couteau sur la gorge.

Sans rancune, Brooks.

Il aurait dû mourir ici.

C 'est le bordel complet ici.

C 'est quoi tout ça ? À toi de me le dire, petit connard. Elles te sont

adressées.

Tiens, allez.

Cher monsieur Dufresne,

En réponse à vos demandes répétées, l 'État a alloué les crédits suivants pour

votre aménagement de la bibliothèque.

Voici 200 dollars.

Et de plus, la bibliothèque municipale a généreusement répondu à votre demande

par une donation de livres usagés.

Nous espérons que cela comble vos espérances. Nous considérons l 'affaire

Voulez -vous cesser de nous envoyer des lettres ? Je veux que tout ça soit mis

en ordre avant que le directeur rapplique. Oui, monsieur.

Bon pour toi, Andy.

Ça n 'a pris que six ans.

Maintenant, je vais écrire deux lettres par semaine au lieu d 'une.

Je te crois assez fou pour le faire.

Range -moi tout ça comme le capitaine a dit.

Je vais aller au chiotte et quand je reviendrai, je ne veux plus voir ça, d

'accord ?

On est idiotes.

Je ne sais pas ce que ces deux italiennes étaient en train de chanter.

À dire vrai, je ne veux pas le savoir.

Il vaut mieux pas dire certaines choses.

Je crois que c 'était quelque chose de si beau que ça ne peut pas s 'exprimer

avec des mots.

Et c 'est pour ça que votre cœur en souffre.

Ces voix s 'élevaient plus haut et plus loin qu 'aucun prisonnier n 'aurait pu

rêver.

C 'était comme un oiseau merveilleux qui venait volter dans nos cages.

On ne voyait plus les murs.

Et pendant ces courts instants, chaque homme de Shoshenk s 'étendit libre.

Le directeur était fou de rage.

Ouvre la porte ! Ouvre immédiatement !

Jeffrey, ouvre cette porte !

Arrête ce vacarme !

Je

te préviens, Dufresne, arrête cette musique !

Dufresne,

tu es à moi maintenant. Non.

Andy passa deux semaines au trou pour ce coup d 'éclat.

Debout ! Hé, regardez qui est là. Maestro ! Ravi.

Et tu pouvais pas nous mettre un truc mieux ? Comme Angoulême, par exemple ?

ont défoncé la porte avant que je puisse demander ce que vous vouliez.

Ça va être deux semaines au trou ? C 'est meilleur depuis que je suis là. Tu

parles d 'une connerie.

Il n 'y a rien de pire que deux semaines au trou. C 'est vrai, une semaine au

trou, c 'est comme une année.

Ça, c 'est vrai. J 'avais M. Mozart pour me tenir compagnie.

Quoi ? Il t 'a laissé emporter le tourne -disque au trou ? Il était là.

Et là.

C 'est ça, la beauté de la musique.

On ne peut pas te l 'enlever.

On n 'avait jamais ressenti ça avec la musique.

Je me débrouillais pas mal à l 'harmonica.

Mais j 'ai pu continuer ici.

Ici, ça n 'a plus aucun sens.

C 'est ici que ça a le plus de sens.

On en a besoin pour ne pas oublier.

Oublier ? Ne pas oublier qu 'il y a des endroits dans le

monde qui ne sont pas faits de murs de pierre, qu 'il y a... qu 'il y a quelque

chose en nous qu 'ils ne peuvent atteindre.

Qu 'ils ne peuvent toucher.

Qui est à vous ? Mais de quoi tu parles ? L 'espoir.

L 'espoir.

Laisse -moi te dire quelque chose.

L 'espoir, c 'est dangereux.

L 'espoir peut rendre un homme fou.

Ça sert à rien au drôle.

Tu devrais te faire cette idée.

Comme Brooks, alors.

Essayez -vous.

Il est dit dans votre dossier que vous avez fait 30 ans de votre perpétuité.

Pensez -vous être réhabilité ? Oui, monsieur.

Sans aucun doute.

Je peux vous dire que je ne suis plus le même homme.

Plus un danger pour la société.

C 'est la vérité de Dieu.

Absolument réhabilité.

Tu te demandes où ils sont passés ? Ils me demandent où sont passés mes 10 ans.

Tiens, un cadeau pour ton refus de libération.

Vas -y, ouvre.

J 'ai dû faire appel à un autre fournisseur que toi. J 'espère que tu n

voudras pas. Je voulais que ce soit une surprise.

Il est très beau, Annie.

Merci.

Tu vas en jouer ?

Une nouvelle pour l 'anniversaire des 10 ans.

Andy était un homme de parole.

Il écrivit deux lettres par semaine au lieu d 'une.

En 1959, le Sénat finit par en conclure qu 'il ne se débarrasserait pas de lui

avec un chèque de 200 dollars.

La commission pour l 'affectation de fonds vota une subvention annuelle de

dollars pour avoir la paix.

Et vous seriez étonné de voir tout ce qu 'Andy en a fait.

Il achetait des livres au poids aux bibliothèques et aux bonnes oeuvres.

L 'île au trésor.

Robert Louis.

Stevenson.

Fiction, aventure.

Est -ce qu 'il y a d 'autres ? Moi, j 'ai l 'art.

Comment réparer son auto ? La sculpture sur savon.

Bricolage et hobby, ça va au rayon éducatif. Juste derrière toi.

Conte de Monte Cristo.

C 'est Cristo, imbécile heureux.

D 'Alexandrie du Mac.

Dumas ? Dumas, tu sais de quoi ça parle ? Une

des plus belles évasions de prison.

Il faut le ranger aussi au rayon éducatif.

Pas vrai ? On faisait de notre mieux pour lui donner un coup de main.

L 'année où Kennedy a été assassiné, Andy avait transformé une réserve

les crottes de rats et la térébrantine en la plus belle bibliothèque de prison

de Nouvelle -Angleterre.

Et il y avait aussi des disques de Hank Williams.

Ce fut l 'année où Warden Merton lança son fameux programme, Intérieur

-extérieur.

Vous vous rappelez peut -être en avoir entendu parler, il avait fait la une des

journaux et avait eu sa photo dans Look.

Ce ne sont pas des vacances.

mais plutôt un système vraiment ingénieux et avant -garde de

réhabilitation.

Nos détenus, parfaitement supervisés, vont être appelés à travailler à l

'extérieur de ces murs pour accomplir toutes sortes de travaux d 'intérêt

public. Ces hommes peuvent apprendre la valeur d 'une honnête journée de labeur

tout en fournissant d 'inestimables services à la communauté et ceci pour un

minimum de frais pour, mesdames et messieurs, les contribuables.

Bien sûr, Norton oublia de dire à la presse.

qu 'un minimum de frais est une expression ambiguë.

Il y a sans façon de s 'en mettre plein les poches au passage.

Hommes, matériaux, ça rapporte.

Eh, oh Seigneur, comme l 'argent a coulé à feu.

Si ça continue, vous allez me mettre au chômage.

Avec toute cette main -d 'oeuvre gratuite, vous pouvez casser les prix de

les marchés en ville.

Nous rendons un grand service à la communauté en faisant ça. Ça c 'est bon

raconter à la presse, mais j 'ai une famille à nourrir, moi.

Femme.

Nous sommes amis depuis longtemps.

J 'ai besoin de remporter ce contrat pour l 'autoroute. Si je ne l 'ai pas,

coule. Ça, c 'est un fait.

Alors, régalez -vous avec cette bonne taf que ma femme a fait spécialement

vous. Et réfléchissez à tout ça.

Ned, je ne me ferai pas de billes pour ce contrat.

Il me semble que j 'ai un autre boulot prévu ailleurs pour Béga.

N 'oubliez pas de remercier Maisy pour ce gâteau appétissant.

Et derrière chaque transaction louche, derrière chaque dollar gagné, il y avait

Andy qui tenait les comptes.

Deux dépôts ce soir.

Maine National Bank et Nouvelle Angleterre, dans leur boîte à lettres

'habitude.

Portez mes affaires à la lingerie.

Deux costumes en nettoyage à sec et un sac de blanchisserie.

Dites -leur que s 'ils empestrent mes chemises encore une fois, ils auront

affaire à moi.

Oui, monsieur.

Comment je suis ? Très bien, monsieur.

Mais une soirée de charité à Portland ? Le gouverneur sera.

Vous voulez le reste de la tarte ? Vraiment une piètre pâtissière.

Merci, monsieur.

Il paraît qu 'il croque de plus en plus de tartes en ce moment.

Tu n 'en sais pas la moitié.

Il est dans des combines que tu ne peux pas imaginer. Des pourcentages sur les

pots de vin.

C 'est une rivière d 'argent sale qui coule sous ce pont.

Oui, mais le problème, c 'est qu 'il faudra bien expliquer tôt ou tard d 'où

vient tout ce fric miraculeux. Pour ça, il compte sur moi.

Je canalise, je filtre, je centralise.

Action, titre, empreinte d 'état non imposable.

J 'achète pour lancer cet argent dans le monde.

Et quand il me revient ? Il est aussi vierge qu 'une jeune mariée.

Blanchie. Quand Horton prendra sa retraite.

J 'aurais fait de lui un millionnaire.

Si jamais il se fait pincer, ce serait marrant qu 'il finisse ici avec un

matricule.

Je croyais que tu avais plus confiance en moi que ça.

Non, je sais que t 'es fort, mais tous les papiers les étracent.

Alors si quelqu 'un devient curieux, le FBI, les polyvalents, tout est possible.

Ça les conduira à un responsable. Bien sûr, mais pas à moi. Et certainement pas

au directeur.

Randall Stevens.

Qui ? Notre associé silencieux.

Il est coupable, monsieur le président. Le compte en banque est à son nom.

C 'est là que commence le processus de filtrage.

Quelle que soit la piste, elle remonte à lui.

Mais qui c 'est ? C 'est un fantôme. Une apparition.

Le descendant de l 'homme invisible.

Je l 'ai fait sortir de l 'air.

Il n 'existe pas.

Sauf sur le papier.

Andy, tu ne peux quand même pas inventer un homme. Mais bien sûr que si. Si tu

connais le système, tu trouves vite les failles.

C 'est effarant ce qu 'on peut faire par courrier.

Monsieur Stevens a un certificat de naissance, un permis de conduire, un

de sécurité sociale.

Tu te fous de moi.

Si jamais ils fourlent leur nez dans ces comptes, ils vont se retrouver à

poursuivre le fruit de mon imagination.

Ça alors, je m 'irai te broder.

J 'ai dit que tu étais fort.

Merde, t 'es en bras.

Tu sais ce qui est drôle, c 'est que, à l 'extérieur, j 'étais un homme honnête,

aussi droit qu 'une flèche.

J 'ai dû être prisonnier pour devenir un escroc.

Et ça te l 'embête ? Je ne dirige pas les combines, je me borne à traiter les

bénéfices. La distinction est mince, mais...

J 'ai créé une bibliothèque qui a servi à aider bon nombre de gars à finir des

études et avoir un diplôme.

Pourquoi tu crois que le dirlo me laisse faire tout ça ? Pour que tu acceptes de

faire le blanchissage.

Pas des drames, mais de l 'argent.

Et en plus, je ne suis pas cher, c 'est ça qui lui plaît.

Tommy Williams s 'est arrivé à Shoshank en 1965 avec une peine de deux ans pour

vol et fraction.

Les flics l 'ont pris en train de piquer des poissons de télé dans un magasin.

Tommy, un jeune voyou.

Monsieur Rock 'n 'Roll.

Il manquait pas de culot.

Les mecs ! Eh, on se moigne le cul, les mecs ! Qui m 'a foutu des molasses au

barret ? De quoi j 'ai l 'air ? Il nous a plu tout de suite.

Je vais vers la porte en reculant, vu.

Et sonner la télé, comme ça.

C 'était un vieux truc énorme, j 'y voyais que dalle.

Tout d 'un coup, j 'entends une voix.

Bouge plus, mon gars, ô les mains ! Vous savez, je suis resté figé, accroché à

cette télé, et finalement, la voix a dit... Tu entends ce que je te dis,

gars ? Et je dis... Oui, monsieur, j 'ai entendu, mais si je laisse tomber ce

putain de truc, vous me collerez les dégâts matériels sur le dos.

Tu as fait du temps à la prison de Cashman, il paraît ? Oui, ça, c 'était

période cool, je peux vous dire.

Sortie du week -end, contrat de travail extérieur.

Pas comme ici.

T 'as l 'air d 'avoir fait toutes les tôles de la Nouvelle -Angleterre.

Je suis passé de l 'une à l 'autre depuis l 'âge de 13 ans. Vous nommez une

prison, il y a des chances que j 'y sois allé.

Peut -être que tu devrais changer de profession.

Ce que je veux dire, c 'est qu 'on dirait que si t 'es pas très doué pour

vol, tu peux peut -être trouver autre chose.

Oui, mais dites -moi, vous êtes plus malin que les autres, monsieur Capone.

Vous êtes là pour quoi ? Moi ?

Un avocat m 'a baisé.

Tout le monde est innocent ici.

Tu ne savais pas ?

Quand

il s 'est fait prendre, Tommy avait une jeune épouse et une toute petite fille.

C 'est peut -être en pensant à elle qui se retrouvait à la rue, son bébé ne

connaissant pas son père, que quelque chose lui a foutu le feu au cul.

J 'ai pensé que je pourrais peut -être reprendre mes études pour essayer de

décrocher un diplôme. On dit que t 'as aidé plein de gars.

Jette pas les perdantes, Tommy.

Je suis pas un perdant, je veux m 'en sortir.

Tu le penses ? Oui.

Tu le penses vraiment ? Oui, monsieur, c 'est sérieux.

Bon, parce que si on fait ça, on le fera jusqu 'au bout, à 100%, pas à moitié.

Ce qu 'il y a, c 'est que je lis pas très bon.

Bien.

Tu ne lis pas très bien.

On va voir ça.

R, R, S, N, T... Et Andy prit Tommy sous son aile et commença par lui enseigner

l 'alphabet.

Tommy s 'imitait vite et assez bien.

Il se découvrit une intelligence qu 'il ne se connaissait pas.

Et très vite, Andy put mettre Tommy à de véritables études.

Il aimait bien ce garçon.

Il lui donna les coups de pouce qu 'il fallait pour le sortir de la merde.

Mais ce n 'était pas la seule raison.

Le temps en prison est très lent.

Chacun fait ce qu 'il peut pour le passer.

Certains collectionnent les timbres.

D 'autres font des maisons en allumettes.

Andy avait créé une bibliothèque.

Maintenant, il lui fallait un nouveau projet.

C 'était Tommy.

C 'était pour la même raison qu 'il avait sculpté et poli toutes ces

La même raison qu 'il accrochait des filles de rêve au mur.

En prison, un homme est prêt à faire n 'importe quoi pour s 'occuper de l

'esprit.

En 1966, au moment où Tommy se préparait à passer ses examens, c 'était la

superbe Raquel.

C 'est l 'heure.

Alors ? Ben alors, c 'est de la merde.

J 'ai perdu toute une année de ma vie pour cette putain de connerie.

Je ne pense pas que ce soit si mauvais que ça.

Oui, c 'est pire. J 'ai pas compris un seul truc. Ça pourrait être aussi bien

écrit en chinois.

Attends de voir quelle note tu obtiens.

Oui, je la connais à l 'avance, la putain de note que j 'obtiens.

Un, deux, et avec de la chance.

Voilà ma putain de note.

Toutes ces fuites dans ces putains de robinets.

Tous les 5 fois 5, ils font 25.

J 'en ai plein le cul de cet endroit.

Plein le cul !

Je

m 'en veux, Red.

Je l 'ai déçu.

Oh, dis pas de conneries petites.

Il est fier de toi.

Nous sommes amis depuis si longtemps, je le connais mieux que personne.

Il est drôlement intelligent.

Drôlement, oui.

Avant, il était banquier.

Pourquoi il est ici, alors ? Meurtre.

Qu 'est -ce que tu racontes ? On dirait pas quand on le voit.

Il a surpris sa femme au lit avec un prof de golf. Il les a butés tous les

Quoi ? Il y a environ 4 ans, j 'étais à Thomaston où je purgeais une peine

de 2 ans.

J 'avais volé une voiture.

C 'est vraiment con de faire ça.

Il me restait 6 mois à tirer quand j 'ai eu un nouveau compagnon de cellule.

Elmo Platch.

Connard, hystérique.

Genre de compagnon qu 'on ne souhaite pas avoir. Vous voyez ce que je veux

? 6 à 12 ans, pour cambriolage.

Il disait qu 'il avait visité des centaines de baraques. C 'était

croire pour un type aussi nerveux. On lâchait un pet, il faisait un bond de

trois mètres.

Il parlait tout le temps. Ça aussi, c 'est un truc. Il savait pas fermer sa

grande gueule. Il parlait des baraques qu 'il avait visitées, des boulots qu

avait faits, des femmes qu 'il avait baisées, même des mecs qu 'il avait

Des mecs qu 'il avait fait chier.

Comme ça qu 'il en parlait.

Alors... Un soir, comme une blague, j 'ai dit comme ça, « Ouais, Elmo, et qui

'a tué ? » Et lui, il a dit, « Je m 'étais dégoté un boulot où je

les tables dans un country club.

Comme ça, je repérais tous ces petits connards pleins aux osages qui venaient.

J 'en repérais un intéressant, et je vais chez lui une nuit pour lui faire

poches.

» Ce qu 'on se réveille.

Il se met à me faire chier.

Alors je l 'ai tué.

Et puis aussi la salope qui veut se partir.

C 'est ça qui est le plus marrant.

Elle s 'est dranglée par ce con de prendre de golf, mais elle était mariée

autre connard.

Un banquier super important.

C 'est à lui qu 'on a tout mis sur le dos.

J 'avoue que c 'est une des histoires les plus étonnantes que j 'ai jamais

entendues.

Mais ce qui m 'étonne tout de même le plus, c 'est que tu puisses la croire.

Monsieur... Voyons, il est évident que tu impressionnes ce jeune Williams.

On lui a raconté tes malheurs et naturellement il a voulu te remonter le

Il est jeune, pas terriblement malin.

Ce n 'est pas surprenant qu 'il n 'ait pas compris dans quel état ça allait te

mettre.

Monsieur, il dit la vérité.

Bon, disons pour le moment que ce Blatch existe vraiment.

Tu crois qu 'il va tomber à genoux et pleurer ? Oui, c 'est moi, je le

Et puis tant que vous y êtes, ajoutez la perpète à mes condamnations.

Vous savez que ce n 'est pas grave. Avec le témoignage de Tommy, je peux avoir

un nouveau procès. Pour ça, il faudrait que ce Blatch soit toujours là -bas.

Et il y a de fortes chances qu 'il ait été libéré maintenant.

Mais ils auront sa dernière adresse connue, le nom de ses parents.

C 'est une chance pour moi, non ? Comment êtes -vous aussi obtus ?

Qu 'est -ce que tu viens de dire ? Optu ? Vous le faites exprès ? Tu dépasses

les bornes, là, mon garçon. Le country club va avoir les heures dérivées des

employés. Des fichiers, des feuilles de paix avec son nom dessus. Dufresne, si

tu veux te repaître de ces chimères, ça te regarde. Mais attention, ne me

demande pas de le faire.

La discussion est close.

Monsieur, si jamais on me libère, je ne parlerai jamais de ce qui se passe ici.

Je ne suis aussi passible de poursuite que vous pour avoir blanchi cet arbre.

Ne commets plus jamais l 'erreur de prononcer le mot argent devant moi,

de petit salopard.

ni dans ce bureau, ni autre part.

Venez immédiatement. Je voulais juste appeler vos craintes à ce sujet.

Monsieur, je veux... En isolation pendant un mois. Oui, monsieur, en

qu 'est -ce qui vous prend ? Faites -le moi sortir.

C 'est une chance pour moi d 'être libéré. Il s 'agit de ma vie. Vous ne

comprenez pas ? Il s 'agit de ma vie. Allez dehors. Faites -le sortir.

Un mois au trou.

C 'est la plus longue peine qu 'on ait jamais vue ici.

Oui, tout ça, c 'est de ma faute.

Dis pas de conneries.

T 'as pas appuyé sur la détente et tu l 'as pas fait condamner.

Red, est -ce que tu veux dire que Andy est innocent ? Je veux dire vraiment

innocent. Il se pourrait bien que ce soit ça.

Nom de Dieu.

Depuis combien de temps il est là ? 1947, ça fait quoi ? 19 ans ? 19 ans.

William, c 'est Thomas.

Oui, je suis là.

Paxton, Edouard.

Ici.

Qu 'est -ce que t 'as reçu ? Ministère d 'éducation.

Le salopard, il l 'a posté. Ça m 'en a à tout l 'air.

Alors, tu vas l 'ouvrir ou tu comptes rester là si c 'est ton pouce ? Je crois

que si c 'est mon pouce, ça ferait mon affaire.

Skip,

arrête ! Donne -moi ça, ce connard ! Non, Floyd, arrête ! No,

non, arrête ! Donne -moi ça, vite fait, donne -moi ça, s 'il te plaît.

Le petit RSU, 12 de moyenne.

On voulait que tu le saches.

Le directeur de devoir.

Là, dehors ? C 'est ce qu 'il a demandé.

Monsieur le directeur ? Tommy ?

Tommy je te demande que cette petite conversation reste entre nous

Je suis déjà assez embarrassé comme ça

Nous avons un problème sérieux.

Je pense que tu peux le comprendre.

Oui, monsieur.

Bien sûr que je peux.

Je dois te dire que cette nouvelle m 'est tombée dessus et j 'ai été

Je n 'ai pas dormi depuis deux nuits, c 'est vrai.

Savoir quoi faire... Parfois, c 'est beaucoup plus difficile qu 'on me croit.

Tu comprends ?

Il faut que tu m 'aides, mon garçon.

Si je dois vraiment prendre une décision, il ne doit pas y avoir l

doute dans mon esprit.

Alors il faut que je sache si ce que tu as dit à Dufresne est la vérité.

Oui, monsieur, absolument.

Serais -tu prêt à le jurer devant un juge et des jurés, après avoir mis ta

sur la Sainte Bible et prêté serment de dire la vérité devant Dieu lui -même ?

Vous n 'avez qu 'à m 'en donner l 'occasion.

Je pense que tu as entendu.

Terrible chose.

Un homme si jeune qui tente de s 'évader à moins d 'un an de la libération.

Affreux pour le capitaine Adelaide, je lui dirais dessus.

Sincèrement.

Nous devons vite oublier ce malheur.

Aller de l 'avant.

Moi, j 'arrête.

Trouvez quelque chose pour vos combines.

Tu n 'arrêtes rien.

Rien ? Ou tu auras la détention la plus dure qui soit.

Plus aucune protection de la part des gardiens.

Je te vire de ta cellule style chambre d 'Hilton et je t 'envoie dormir avec les

sodomites.

Tu auras l 'impression d 'être baisé par un train.

Quant à ta bibliothèque...

Fini.

Muré, brique par brique.

Nous ferons un petit barbecue de bouquins dans la cour.

On verra les flammes à des kilomètres.

Nous danserons autour de ce feu de bois comme des indiens.

Tu me comprends ? Est -ce que tu vois ce que je veux dire ?

Donnez -lui un mois de plus pour réfléchir.

Ma femme disait que j 'étais un homme difficile à connaître.

Comme un livre fermé.

Elle s 'en plaignait tout le temps.

Qu 'elle était belle.

Et que je l 'aimais.

Je n 'ai pas su lui montrer, elle, voilà.

C 'est moi qui l 'ai tuée, reine.

Pas en appuyant sur la détente.

Mais je l 'ai faite partir.

Et c 'est à cause de moi qu 'elle est morte.

À cause de ma façon d 'être.

Ça ne fait pas de toi, Natassa.

Mauvais mari, c 'est possible.

Tu peux regretter si tu veux, mais... C 'est pas toi qui es tiré.

Non, c 'est pas moi.

C 'est bien quelqu 'un d 'autre.

Et c 'est moi qui me retrouve ici.

La malchance.

Oui.

C 'est partout dans l 'air.

Il faut que ça atterrisse sur quelqu 'un.

C 'était mon tour.

J 'étais sur le chemin de la tornade.

Ne m 'attendais pas à ce que la tempête dure aussi longtemps que ça.

Tu crois que tu vas te sortir un jour ? Moi ?

Oui.

Le jour où j 'aurai une longue barbe blanche, deux ou trois cases de vide

le placard aménage, ils me feront sortir.

Je vais te dire où j 'irai.

C 'est au Mexique.

Une petite ville sur l 'océan Pacifique.

Tu sais ce que les Mexicains disent du Pacifique ? Ils disent qu 'il n 'a pas

mémoire.

C 'est là que je veux vivre le restant de mes jours.

Un endroit chaud sans mémoire.

J 'ouvre un petit hôtel.

Juste sur la plage.

Je me paie un vieux bateau.

Je le repeins.

J 'emmène mes clients à la pêche au grand.

J 'y vois ton héros.

J 'aurais besoin dans un endroit de ce genre d 'un type qui sait dégoter

certaines choses.

que je suis incapable de faire ça dehors.

Je n 'ai pas été ici la plus grande partie de ma vie.

Je suis un institutionnel maintenant, comme l 'était Brooks.

Non, tu te sous -estimes, à mon avis.

Je ne le crois pas.

Enfin, je veux dire...

Ici, c 'est vrai que je suis le gars qui dégote certaines choses, mais... Mais

dehors, il te suffit de l 'annuaire ou pas le jaune.

Je serais même pas vous chercher, putain.

L 'océan Pacifique.

Merde.

Moi, j 'aurais une peur bleue dans un truc aussi grand.

Pas moi.

Je n 'ai pas tué ma femme, je n 'ai pas tué son amant.

Quelles que soient les fautes que j 'ai commises, j 'ai payé plus que j 'aurais

dû.

Cet hôtel, ce bateau... Je ne crois pas que ce soit trop demandé.

Je trouve que tu ne devrais pas te faire ce genre d 'illusions.

Tu te fais du mal avec ces rêves de merde.

Enfin, le Mexique est là et toi tu es ici. Tu comprends ? Les choses sont

ça.

Oui, c 'est vrai. Les choses sont comme ça.

C 'est loin d 'ici et je suis là -dedans.

Je crois que tout se résume à un simple choix en réalité.

Dépêche -toi de vivre, ou dépêche -toi de mourir.

Allez.

Si tu sors d 'ici, tu peux me rendre un permis.

Bien sûr.

Ce que tu veux.

Tout près de Buxton, il y a une grande prairie. Tu sais où est Buxton ? Là

tu sais, il doit y en avoir des tas de prairies.

Une en particulier.

Il y a un long muret de pierres. Et plus au nord, il y a un beau et grand chêne.

C 'est comme sorti d 'un poème de Robert Frost.

C 'est là que j 'ai demandé la main de ma femme.

Nous y étions allés en pique -nique. Elle fait l 'amour sous ce chêne.

Je lui ai demandé de m 'épouser. Elle a dit oui.

Prends mémoire, Ed.

Si jamais tu sors un jour, trouve cet endroit.

Au pied de ce chêne, tu verras une pierre qui n 'a rien à faire dans une

d 'humaine.

Un morceau de roche, noir, volcanique.

Et je veux que tu prennes quelque chose qui est enterré dessous.

Quoi, on dit ? Qu 'est -ce qui est enterré dessous ? Lorsque tu l 'auras

Tu fais ça.

Non, moi, je vous dis que ce garçon... Enfin, il parle bizarrement.

Je suis vraiment inquiet pour lui.

Ce garçon, il faut le surveiller.

Pendant la journée, ça va, mais la nuit, dans sa cellule, il est livré à lui

-même.

Oh, mon Dieu.

Quoi ? Andy est venu aujourd 'hui au stock.

Et il m 'a demandé une longueur de corde.

De corde ? Deux mètres de long.

Et toi, tu lui as donné ? Bien entendu, pourquoi j 'aurais refusé ? On te tue,

Ewood.

Mais voyons, comment je pouvais savoir ? Tu ne te rappelles pas, Brock Satien ?

Non.

Andy ne ferait jamais ça.

Jamais.

Je n 'en sais rien.

On craque tous, un jour ou l 'autre.

On se dépêche. Je voudrais rentrer chez moi. Je vais l 'avoir fini, monsieur.

Trois dépôts ce soir.

On porte mes vêtements à la lingerie et fait briller mes chaussures.

Je veux qu 'on puisse se voir dedans.

Oui, monsieur.

Content de vous retrouver, Andy.

L 'endroit n 'était pas pareil sans vous.

J 'ai eu de longues nuits ici, seul dans le noir, avec mes pensées.

La nuit n 'en finissait pas.

Celle -ci était interminable.

C 'est l 'île 245.

Dufresne ! Sors ton cul de là, tu retards le spectacle.

Ne m 'oblige pas à venir jusqu 'à toi où je te fous la trempe de ta vie.

Nom de Dieu, Dufresne, tu me fous en retard.

J 'ai un horaire à respecter. Je te préviens que tu as intérêt à être malade

mort. Tu m 'entends ?

Je veux qu 'on interroge tous les hommes de ce bloc.

Vous commencerez par son meilleur ami. Qui ? Lui.

Ouvrez la 237.

Qu 'est -ce que ça veut dire, il n 'était plus là ? Ne me dites pas ça,

Ne me redites pas ça.

Mais il n 'était pas là, monsieur.

Ça se voit, Egg.

Vous me croyez aveugle ? C 'est ça que vous voulez dire ? Que vous me croyez

aveugle ? Non, monsieur.

Et vous alors ? Vous êtes aveugle ? Dites -moi ce que c 'est que ça. L

'hier soir.

Et vous voyez le nom de Dufresne ici. Moi, je le vois très exactement là.

Dufresne.

Il était dans sa cellule à l 'extinction des feux.

Raisonnablement, il devrait y être ce matin.

Il faut le retrouver.

Pas demain, pas après le petit déjeuner. Tout de suite.

Oui, monsieur.

Allez, bougez -vous les fesses.

Agnez -vous.

Mets -toi là.

Je vous ai toujours vus ensemble. Vous étiez comme cul et chemise.

Il a dû vous parler de son plan.

Non, monsieur le directeur.

Pas un mot.

Seigneur, c 'est un miracle ! Voilà un homme qui disparaît comme un pet dans le

vent.

Il n 'en reste rien.

À part quelques pierres sur un robe en fenêtre.

Et cette allumeuse au mur.

Demandons -lui. Peut -être qu 'elle sait quelque chose. Qu 'est -ce que tu as

dit, poupée ?

Tu veux te mettre à table ? Oh, je ne crois pas.

Pourquoi serait -elle différente ? C 'est une conspiration.

Voilà ce que c 'est.

Une bêtise de conspiration.

Tout le monde est dans le coup.

Y compris elle.

En 1966, Andy Dufresne s 'est évadé de la prison de Shoshank.

Tout ce qu 'on a retrouvé de lui, c 'est des vêtements boueux, un morceau de

savon et un vieux taille -pierre complètement émoussé par l 'usure.

Je me rappelle avoir dit qu 'il faudrait 600 ans pour creuser un tunnel avec cet

outil miniature.

Ce sacré Andy l 'a fait en moins de 20 ans.

Andy aimait la géologie.

J 'imagine que ça convenait à son caractère méticuleux.

Une aire glacière par -ci, des millions d 'années de montagne par -là.

La géologie, c 'est l 'étude de la résistance et du temps.

C 'est tout ce qu 'il lui a fallu.

De la résistance et du temps.

Et une grande affiche.

Comme je dis, en prison, un homme ferait n 'importe quoi pour occuper son

esprit.

Le passe -temps favori d 'Andy a été de transporter son mur dans la cour de

promenade, poignet par poignet.

Je pense qu 'après la mort de Tommy, Andy a décidé qu 'il était resté assez

longtemps ici.

On se dépêche, je veux rentrer chez moi.

Je vais avoir fini, monsieur.

Trois dépôts ce soir.

Andy a rampé vers la liberté sur 500 mètres, dans une puanteur telle que je

peux même pas imaginer.

Peut -être que je n 'ai pas envie d 'essayer.

500 mètres.

La longueur de 5 terrains de football.

Un demi -kilomètre.

à peu près au moment où Raquel livrait son petit secret.

Un homme que personne n 'avait jamais vu pénétrer dans les locaux de la Maine

National Bank.

Jusqu 'à cet instant, il n 'existait pas.

Sauf sur le papier.

Puis -je vous aider ? Il a vu tout.

Carte d 'identité, permis de conduire, extrait de naissance, carte de sécurité

sociale. Et c 'était sa signature qui avait été déposée.

Je peux vous assurer que je suis navré de perdre votre clientèle.

J 'espère que vous vous plairez à l 'étranger.

Merci.

Je suis sûr de m 'y plaire.

Voici votre chèque de caisse, monsieur.

Puis -je faire autre chose ? S 'il vous plaît.

Pouvez -vous ajouter ça à votre courrier à poster ? Avec grand plaisir.

Au revoir, monsieur.

Monsieur Evans rendait visite à une douzaine de banques de Portland ce matin

-là.

En tout, il a empoché plus de 370 000 dollars appartenant à Norton.

et d 'indemnité pour 19 ans d 'ancienneté.

Le

jugement

de Dieu est proche.

Cher directeur, vous aviez raison. On y trouve le salut.

Andy Dufresne.

Barrière un Adelaide ?

Vous avez le droit de garder le silence.

Si vous abandonnez ce droit, tout ce que vous direz pourra ou sera retenu contre

vous par un tribunal.

Je n 'étais pas là pour le voir, mais il paraît que Byron Adlai a pleuré comme

une gamine quand ils l 'ont emmené.

Norton n 'avait pas l 'intention d 'être aussi discret.

Samuel Norton ! Nous avons un mandat d 'arrestation. Ouvrez !

Norton ! Ouvrez la porte.

Je ne sais pas quelle clé c 'est.

Norton !

Ne nous rendez pas les choses ici, Norton.

J 'aime à penser que la dernière chose qui lui soit passée par la tête, en

dehors de cette balle, a été de se demander comment il avait pu se faire

par Andy.

Peu de temps après avoir été privé de la compagnie du directeur, j 'ai reçu une

carte postale.

Sans texte.

Le tampon indiquait Fort Hancock, Texas.

Fort Hancock.

Pile à la frontière.

C 'est là qu 'Andy l 'avait franchi.

Quand je l 'imagine se dirigeant vers le sud, dans sa voiture décapotée, je ne

peux m 'empêcher de rire.

Andy Dufresne a traversé une rivière de merde.

Il en est sorti lavé de tout.

Andy Dufresne, sur la route du Pacifique.

Et il a dit, à mon avis, ce bon garçon va avoir un accident.

Ceux d 'entre nous qui l 'ont bien connu parlent souvent de lui, des coups qu

'il a fait.

Et il finit avec, je pense que mes amis apprécieraient une bière.

Et il l 'a eu, ouais, il l 'a eu.

Parfois, je me sens triste sans lui.

Il n 'est plus là.

Mais on ne met pas tous les oiseaux en cage.

Leur plume brille trop quand ils s 'envolent.

Et la part de vous -même qui sait que c 'est un péché de les enfermer se

réjouit.

Mais quand même, l 'endroit où vous vivez est tout à coup très vide une fois

'ils sont plus là.

Je dois dire que mon pote me manque.

Je vous en prie, asseyez -vous.

Elise Boyer -Eding, d 'après votre dossier, vous avez fait 40 ans de votre

perpétuité.

Pensez -vous être réhabilité ? Réhabilité ?

Voyons que je réfléchisse.

Je crois que je n 'ai aucune idée de ce que ça veut dire.

Eh bien, ça veut dire que vous êtes prêt à retourner dans la société ? Je ne

sais pas ce que ça veut dire, être prêt, mon garçon.

Pour moi, c 'est une simple formule.

Un beau discours de politicien pour que des gamins dans votre genre portent des

costumes cravate et ne soient pas au chômage.

Que voulez -vous savoir exactement ? Si je regrette ce que j 'ai fait ?

Regretter ?

Il n 'y a pas un seul jour qui passe sans que j 'éprouve des regrets.

Pas parce que vous me le demandez que je devrais en avoir, mais parce que je

repense à l 'époque où j 'étais dehors.

Où j 'étais un gamin idiot qui a commis un horrible crime.

Je voudrais lui parler.

Je voudrais essayer de lui faire entendre raison.

Lui expliquer comment sont les choses.

Mais je ne peux pas.

Ce gosse est mort il y a longtemps.

Il ne reste plus que ce vieux bonhomme.

Je dois vivre avec ça.

Réhabilité.

Un mot qui ne veut rien dire.

Alors, mon garçon, mettez tous vos tampons sur vos formulaires et ne me

pas perdre mon temps.

Parce que pour vous dire la vérité, j 'en ai rien à foutre.

de me demander la permission chaque fois que tu as envie de pisser. Vas -y. T

'as compris ? Oui, monsieur.

Pendant 40 ans, j 'ai demandé la permission de pisser.

Je sors pas une goutte si je l 'ai pas demandé.

Faut voir les choses en face.

Je ne tiendrai pas le coup dehors.

Je pense qu 'il y a une chose maintenant.

Faire une connerie.

Pour qu 'ils me remettent en taule.

C 'est terrible de vivre dans la peur.

Brooks le savait.

Il ne le savait que trop bien.

Tout ce que je veux, c 'est retourner là où ma vie a un sens.

Où je n 'aurai pas à avoir toujours peur.

Une seule chose m 'en empêche.

Une promesse que j 'ai faite à Andy.

C 'est beau comme c 'est beau.

Mon cher Red, si tu lis cette lettre, c 'est que tu es sorti.

Et si tu es venu jusque là, tu iras peut -être plus loin.

Tu te souviens du nom de la ville, n 'est -ce pas ? J

'aurais besoin d 'un homme comme toi pour lancer mon projet.

J 'espère te voir bientôt.

L 'échiquier est prêt.

Souviens -toi, Red.

L 'espoir, c 'est une bonne chose.

Peut -être ce qu 'il y a de mieux, et les bonnes choses sont éternelles.

J 'espère, si cette lettre te parvient, que tu vas bien.

Ton ami, Andy.

Dépêche -toi de vivre, ou dépêche -toi de mourir.

C 'est fichtrement vrai.

Brooks était ici, Raed aussi.

Pour la deuxième fois de ma vie, je suis coupable d 'un crime.

Violation de liberté conditionnelle.

Mais je doute quand même qu 'ils aillent jusqu 'à barrer les routes pour ça.

Pas pour un vieil escroc comme moi.

Forencock au Texas, s 'il vous plaît.

Je suis si excité que j 'ai du mal à rester assis ou à garder une idée en

Je crois qu 'il n 'y a qu 'un homme libre qui puisse ressentir ça.

Un homme libre qui se lance dans un long voyage dont l 'issue est incertaine.

J 'espère que j 'arriverai à passer la frontière.

J 'espère que je verrai mon ami.

et pourrait lui serrer la main.

J 'espère que le Pacifique est aussi bleu que dans mes rêves.

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