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Il ne faut pas te gêner, dis donc.
Excusez -moi, mademoiselle, excusez -moi.
Si tu veux, on peut passer à un autre genre de séance.
Mais ce sera plus cher.
Un pompon.
Voilà. Ce n 'est pas généreux pour un notaire.
Oh ! Merci.
Allez, viens !
Germaine, Germaine, Germaine !
Tu
aimes
? Oui.
Ça te plaît, hein ? C 'est bon pour les seins ? Oui.
C 'est bon.
Nous nous reverrons à l 'occasion.
Je reviens à Paris dans une semaine. Je vous téléphonerai, si vous permettez. Ce
que vous voulez. Vous connaissez mon numéro de téléphone ? Oui, oui.
Voilà.
Comme ça.
Mademoiselle, au revoir.
Votre appareil. Ah oui, merci.
Au revoir.
Au revoir.
Allô ? Oui, oui, c 'est moi.
Comment ? Qui vous a donné mon numéro de téléphone ? Ah bon ? Vous connaissez le
prix. C 'est 300 francs pour une heure.
Entendu ? Pas aujourd 'hui.
Non, demain si vous voulez.
17h. Je note.
D 'accord.
À demain, alors. Au revoir.
Allez, viens, Titi.
Viens, va -t 'en.
C 'est bon.
Ouh ! Ne t 'inquiète pas, c 'est moi.
Claudine ? Eh bien, ma puce, tu oublies qu 'on a un rendez -vous.
Hein ? On va être en retard.
Oh, c 'est maintenant ? Oh là là ! Eh oui. Je me dépêche.
Ok.
J 'en ai pour une minute.
C 'est le moteur. C 'est à l 'arrière.
Fais chier.
Mais c 'est pas vrai. Mais qu 'est -ce qu 'elle a ? Mais je l 'ai sortie du
garage hier.
Tant pis, j 'y vais pas.
Oh non, tu vas pas me faire ça. C 'est un bon client.
Un bon client, tu parles.
Il sait très bien que si tu n 'y vas pas, il ne me prendra pas toute seule.
Et qui va me payer la séance ? Mais il habite un coin perdu.
On se débrouillera, ce n 'est pas la première fois.
Allons, viens.
Allons -y.
Allez.
Regarde -moi cette gadoue ! Il est fou ! Arrête de
râler ! C
'est sûr qu 'il habite toujours là ? Regarde -moi ça
!
Bonjour. On peut entrer ? Oui, allez -y.
Y
en
a qu 'un ? Vous partagerez, entre vous, hein ?
Bon, ben, allez -y.
Préparez -vous, hein ?
D 'abord le taxi, puis après les bottes de Martine.
On peut dire qu 'on a gagné notre journée.
Si c 'était des bottes toutes neuves, avec cette gadoue, elles sont fichues.
Tant pis, on s 'en passera aujourd 'hui.
J 'en achèterai une paire,
avec des talons plus hauts.
Le slip aussi.
Enlevez le slip, s 'il vous plaît.
Voilà.
Je voudrais un peu plus... Enfin...
Allez -y, quoi. Vous avez l 'habitude, quoi.
Allez -y. Allez -y.
Tendez -vous.
Allez, allez, allez.
Sous -titrage MFP.
Non, non, non, il ne faut pas.
Non, mais ça ne va pas.
Rhabillez -vous.
Allez -vous -en.
Salope.
Salope.
Salope.
Salope.
Quel vieux con.
Oh !
trouver un taxi maintenant ou bien faire du stop. Arrête de râler.
Oh c 'est bien.
Quelle idée aussi d 'habiter un coin pareil.
Encore heureux qu 'il ne pleuve pas.
On va se taper ça à pied ? Ben oui. Oh non.
Oh le téléphone ce qu 'on a.
Allez.
Je vais téléphoner à Dany et lui dire de venir nous chercher. Eh ben voilà, c
'est sa voiture.
T 'as une pièce ? Je vais voir.
Ça y est, j 'en ai une.
Tu sais, avec le téléphone en France, on s 'étonne de rien.
On est bonne pour marcher.
Et il y en a qui croient qu 'on gagne notre argent facilement.
Modèle, brune, jolie, pose pour amateurs tout genre, lingerie sexy, tous les
jours de 9h à 17h30.
Oui ? Oui, c 'est moi.
Oui, j 'ai de la lingerie sexy.
Euh, oui ? Cet après -midi ? Euh... Non,
cet après -midi, je ne peux pas.
Non. Parce que, voyez -vous, je suis en voyage à Paris pour très peu de temps.
Et aujourd 'hui, nous aurions pu nous rencontrer.
Simplement une heure, votre prix sera le mien.
J 'ai peut -être un moment disponible.
Mais à 20h seulement.
Oui ? Ça vous va ? Comme ça, alors, ça me va.
Oui, c 'est ça.
Je me permets de vous fixer rendez -vous au métro Monceau.
Comment ? Ah non, je vous assure, ce n 'est pas un canular.
Non, à mon hôtel, ce n 'est pas possible.
Oui, métro Monceau à 20h30. Bon, d 'accord.
Vous aurez le journal à la main ? Oh non, vous inquiétez pas pour moi. Vous
reconnaîtrez.
Non, c 'est une sortie peu fréquentée.
C 'est ça.
A ce soir. Au revoir.
Allô ? Allô, Tania ? C 'est moi, Claudine.
Claudine, comment vas -tu ? J 'ai quelque chose pour toi ce soir, à 20h30.
Tu es libre ? Non, moi non, non.
Non, il ne me connaît pas.
Il sait simplement que je suis brune.
Sacrée Claudine.
Oui.
Bon, donc je suis toi.
au métro Monceau, 8 heures.
Je t 'en remercie. Au revoir.
Bonsoir. Bonsoir. C 'est vous qui m 'avez téléphoné ce matin ? Oui, ne
pas ici.
Vous voulez venir chez moi ? Eh bien, c 'est -à -dire que j 'ai loué une chambre
à l 'hôtel voisin, voyez -vous. Une chambre à l 'hôtel voisin ? Je ne savais
si... Oh, mais c 'est très bien, on y va. Vous ne voulez pas boire quelque
avant ? C 'est -à -dire que je n 'ai pas beaucoup de temps, malheureusement.
Bon, ben, allons -y alors.
Je ne voulais pas me promener dans la rue, alors j 'ai apporté ça tout à l
'heure.
Mademoiselle... Tania.
Mademoiselle Tania, nous n 'avons pas encore parlé d 'argent.
Est -ce que 500 francs, ça vous paraît suffisant ? Je n 'ai pas bien l
'habitude. Ça ira ? Oui, ça ira très bien.
Merci.
Quel genre de photo voulez -vous faire au juste ? Vous avez amené de la
? Oui, tout ce que vous voulez. Très bien.
Montrez. Vous allez voir.
Une chemise de nuit.
Jolie, non ? Attendez.
Une nuisette.
Vous allez voir.
Très bien.
C 'est ravissant. Une autre nuisette.
Attendez, ce n 'est pas tout. Des bas noirs en lamé.
J 'adore les bas noirs.
Est -ce que vous avez amené le porte -jartel ? Ça se porte sans porte
Et vous pouvez le mettre tout de suite ?
Oui, bien sûr.
Vous vous appelez comment ? Pierre.
C 'est la première fois que vous faites des photos ? Oui, enfin non. J 'en ai
déjà fait avec ma femme.
Mais rassurez -vous, je les développe moi -même.
Je vous assure la plus entière discrétion.
Elle est comment, votre femme ? Elle est jolie, comme vous.
Mais elle n 'aime pas trop poser.
Vous ne l 'avez pas emmenée avec vous ? Non, elle préfère s 'occuper des
magasins. J 'ai trois cacailleries.
À Lille et dans la région.
Attendez.
Ça vous plaît de venir à Paris ? Oui.
Vous permettez ?
Une pose comme ça ? Hein ? Ou comme ça ? Et celle -ci ?
Tu veux que je me caresse ? Ça ne te plaît pas ? Je voudrais
que vous me photographiez. Te photographier ? Oui.
Comment je fais ? C 'est facile.
Je vais vous montrer.
C 'est très facile.
Je n 'ai jamais fait ça, moi. Oui.
Vous allez voir. Vous appuyez là, et là, c 'est tout.
Eh bien, allons -y. Tout de suite.
Eh bien, je me déshabille.
J 'adore les sous -vêtements féminins.
Mais tu mets ça ? Vous permettez que je l 'enfile ? Ma femme adore me voir
ainsi. Ça l 'excite.
D 'ailleurs, elle me fait souvent mettre une de ses robes à la maison.
Et je reste toute la journée ainsi.
Comment dois -je me mettre ?
Comme ceci ? Ou comme ça ?
Oh ! Oh !
Ma femme va voir les photos.
Je vous les montrerai aussi la prochaine fois.
Permettez que je revienne vous voir.
Avec le plus grand plaisir, Pierre.
Mon comportement peut vous paraître étrange.
Je ne voudrais pas que vous me jugiez mal.
Pourquoi voulez -vous que je vous juge ? Vous êtes gentille.
Vous m 'avez fait beaucoup de bien.
Merci.
Oui,
j 'arrive.
Bonjour, mademoiselle.
Mais je vous connais, vous.
Ah oui ? Vous n 'êtes pas Daniel Camin, le speaker de la télé ? Oui, c 'est ça.
C 'est drôle.
Ah bon ? Drôle, pourquoi ? Parce qu 'hier, j 'ai été reçue par un de vos
directeurs. Ah bon ? Oh, ça ne m 'étonne pas. Vous devez poser beaucoup, n 'est
-ce pas ? Oui.
Voilà, parce que j 'ai un petit problème.
Vous en faites ? J 'aimerais faire des photos avec deux amis.
Elles sont de la télé aussi ? Oui, mais ce sont deux speakerines de la
télévision et vous comprendrez que je vous demande la discrétion la plus
absolue. Il n 'y a pas de problème.
Où sont -elles ? Elles sont dans la pièce à côté.
Marie -Josée ? Christine ? Bien, par
quoi on commence ? Bon, préparez -vous.
Vous ne vous désaviez pas, vous deux ? Allez, quoi.
Alors, les filles, vous êtes prêtes ? Bien.
Chouette.
Bon, ben, alors, allez -y, les filles, hein.
Pensez -vous.
Oui, bien, Claudine.
C 'est plutôt agréable.
Amen.
Ha ha !
Ça va, c 'est bien avant.
Où en sont les travaux ? Eh bien, j 'ai fini les plâtres dans la chambre du
haut. L 'électricien et le peintre reviennent encore la semaine prochaine
puis après, ce sera terminé. Oui, oui.
C 'est chouette.
Formidable.
Tiens, c 'est pour les ouvriers. Non, je t 'ai dit que je ne voulais pas.
Et moi je veux.
Mais comment peux -tu faire avec ta paie de secrétaire pour mettre tant d
'argent de côté ? Tu as demandé une avance à ton patron ? Emmène -moi faire
tour au jardin.
Vous savez comme j 'en ai marre de Paris.
Et tu ne t 'ennuieras pas ici, tu crois ? On n 'est jamais tranquille à Paris.
On est toujours agressés.
Monsieur ?
C
'est vous qui m 'avez téléphoné hier ?
Oui.
Votre imperméable.
Par quoi voulez -vous qu 'on commence ? Mais vous
n 'avez pas d 'appareil photo ? Non, je n 'ai pas d 'appareil photo.
Pourquoi faire, d 'ailleurs ? Pour photographier des salopes à poil ?
salopes ! Elles croient qu 'elles peuvent tout parce qu 'elles montrent
cul.
Mais ça, c 'est pas bon, ça !
T 'en avais jamais vu des comme ça, hein ? Salope ! C 'est autre chose, ça, hein
? C 'est pas plus beau, ça ? Regardez, regardez donc ! Touchez ! Touchez ! Mais
touchez ! Donnez votre main ! Touchez ! Allez -vous -en ! Mais touchez !
Regardez tous ! Un poil !
Je vais appeler la police. La police ?
Je t 'aime.
Et toi, tu ne me dis rien ?
Mouah !
Allez -vous -en. Je vous en supplie de ne me chasser pas.
Je ne sais pas ce qui m 'a pris hier.
Je vous demande pardon.
Écoutez, mademoiselle, il ne faut pas m 'en vouloir.
C 'est comme ça à quelques points.
Mais je mérite un châtiment. Vous allez me punir. Mais non.
Vous allez me punir. Ce que j 'ai fait est très mal.
Il faut me punir. Il faut me châtier. Il faut me purifier.
Écoutez.
Avec sa vilie.
Il rabaisse l 'homme au niveau de l 'animal.
Il est sale, sale.
Je vous en prie, chanterez -moi.
Quoi ? Chanterez -moi. Vous êtes fou.
Oui, je suis fou à cause de mon sexe.
Coupez -le.
Coupez -le, je vous dis.
Il est le péché.
Soyez raisonnable.
Oh non, rangez cet instrument.
Soyez calme. Calme ?
Mais je suis calme.
Mais qu 'est -ce qui t 'arrive, ma puce ? Il m 'arrive que j 'ai peur.
Mais tu as peur de quoi ? Mais de toute façon, il y a plein de détraqués, mais
ces types -là ne sont pas dangereux.
Mais non, tu sais bien qu 'ils n 'osent pas aller voir les putes, alors ils se
rabattent sur nous.
Et puis quand ils ont satisfait leur petite manie, ils nous le disent de
et ils s 'en vont.
Tu as raison, mais je suis à bout.
Je crois que je vais m 'arrêter de poser.
Mais on ne peut pas abandonner comme ça.
Il y a des gens qui ont besoin de nous.
Tu gardes un ou deux clients ? Oui.
Tu sais, comme ton notaire du Havre ou ton huissier de Rouen.
Mais je voudrais mal aller loin, tu comprends ? Il faut que je parte. Le
téléphone sonnera tout le temps.
Oui, oui, je sais, mais tu ne peux pas empêcher les gens de lire les petites
annonces que tu as passées.
Écoute, pendant un temps, tu n 'as qu 'à répondre que Pamela n 'habite plus ici.
Et puis les choses se calmeront, eh oui.
Oh, écoute, ne sois pas bête, tu ridicules.
Si tu veux, tu n 'auras qu 'à venir poser avec moi.
Oui, comme ça, on sera tranquilles toutes les deux.
D 'accord.
Allez, ne t 'en fais plus, va.
Je t 'embrasse. Au revoir.
Ah, maman Titi.
Si la mère Claudine n 'était pas là pour arranger toutes leurs histoires à
toutes ces filles, un mot de pupus.
Vous croyez que le portier nous a reconnus ?
Je ne sais pas, mais ça n 'a aucune importance.
Regardez, ce sont les photos de la dernière fois.
Elles sont très bien rendues, n 'est -ce pas ? Oh, elles sont formidables.
Ça a beaucoup plu à ma femme.
Elle les a beaucoup aimées. Ah, très bien.
Ça, c 'est elle.
Elle est belle.
Celle -ci est bien.
Fantastique. Elle voulait vous connaître, alors je me suis permis de l
avec moi.
Mais où est -elle ? Dans le salon de l 'hôtel.
Mais alors ? Elle nous attend.
Faites -la monter.
Vous croyez ? Oui.
Bon, d 'accord, je vais la chercher.
J 'en ai pour une minute.
Tania, ma femme.
Bonjour. Bonjour.
C 'est vous qui n 'osiez pas monter ou c 'est lui qui ne voulait pas ? C 'est -à
-dire que je ne savais pas bien comment vous prendriez la chose, alors... Les
photos vous ont plu ? Oui.
Les vôtres sont très belles aussi.
Tu les lui as montrées ? Ben oui.
Oh, vous savez, les hommes me montrent des photos de leurs petites amies ou de
leurs femmes.
Ils se confessent à moi de leurs problèmes.
C 'est pour ça qu 'ils viennent d 'ailleurs. Plus pour parler et se
pour autre chose.
Avec un corps comme le vôtre, vous n 'avez pas à avoir honte.
Je ne sais pas.
Vous allez poser avec nous.
Non. Ah.
Je préfère que Pierre fasse des photos, comme la dernière fois.
Comme vous voulez.
Je préférerais que vous posiez avec lui.
Comme vous voulez.
Préparez -vous.
Allô, Pamela ? Bonjour, chérie.
Tu vas bien ? Non, non, je suis toujours à la campagne.
Dis -moi, je n 'arrive pas à joindre Claudine. Est -ce que tu ne pourrais pas
lui dire que je ne rentre que vendredi ? Mais oui, d 'accord.
On a sonné, je te rappelle au revoir.
Bonjour. Bonjour.
Oui ? Je viens pour les photos. Ah, oui.
C 'est moi qui ai téléphoné tout à l 'heure.
Entrez, je vous prie.
C 'est pas mal chez vous.
Vous devez bien gagner votre vie.
Vous êtes bien faite.
C 'est beau tout ça. C 'est bon. Belle poitrine.
C 'est bon, c 'est bon.
Belle fesse bien ferme.
Salut.
Bon, nous avions demandé 300 francs. Oui,
merci.
Vous êtes venu pour faire des photos ou pour autre chose ? Pour faire des
photos, mais d 'abord, il faut que je vous regarde, vos fesses.
J 'aimerais que vous montiez sur ce canapé pour voir vos fesses de plio.
Vos
fesses,
vos fesses, vos fesses.
Tenez, voilà 200 francs. Je peux vous demander quelque chose ? Oui, bien sûr.
Mettez ce chapeau et ce foulard.
Montez sur le buffet.
J 'ai les chapeaux.
Ah, comme ça ?
Voilà, c 'est bien comme ça.
Ça vous va ?
Comme ça, voilà.
Ça vous va, ça ? Oui, mais faites -vous là.
Un peu plus.
Voilà.
Très bien.
C 'est parfait.
Comme ça ? Voilà.
C 'est parfait. Oui, comme ça.
Maintenant, ne bougez plus.
Allez -y.
Ne bougez plus.
Mais dépêchez -vous.
Ne bougez pas.
Voilà. C 'est bien.
Vous êtes très bien.
C 'est parfait.
Ne bougez plus.
Ça va comme ça.
Mais où êtes -vous?
Mais, il est parti.
Allô?
Allô, mademoiselle?
Oui, allô, oui, c 'est au sujet, au sujet de cette petite annonce que vous
publiée.
Est -ce que je peux venir avec ma femme?
Ah non, non, non, ce n 'est pas pour faire des photos de lesbiennes.
C 'est pour ma femme, pour prendre des photos de ma femme.
Oui, mais oui, est -ce que vous auriez... Bien sûr, j 'ai un ami, un
professionnel.
Non, je ne serai pas dans le studio.
Il sera là, il vous attendra.
À quelle heure?
Eh bien, c 'est entendu.
D 'accord.
Au revoir.
Bonjour. Bonjour.
Ma femme Sylvia.
Madame, bonjour. Je vous en prie.
Asseyez -vous, je vous en prie. Merci.
— Il vous plaît, ma chère.
Mmh !
Vous vous êtes bien fait baiser, ma chère.
Qu 'est -ce que vous faites après demain soir ? Pourquoi ? Eh bien,
nous organisons une soirée chez nous, dans notre château, avec quelques amis
modèles et quelques personnes.
Je ne sais pas.
Vous allez voir avec la comté, je vous réserve une de ces petites soirées.
Soir.
Bernard ? Je trouve
qu 'à vous trois, vous faites un merveilleux trio.
C 'est un cocktail maison dont Bernard a le secret.
Et que je ne connais pas.
Ça vous étonne de voir un esclave, n 'est -ce pas ?
Et pourtant, il m 'appartient.
Approche -toi.
Lève sa robe.
Je veux que tu lui baises les pieds.
Délicatement.
Là.
Allez, asseyez -vous.
Debout.
Fais -toi.
C 'est fini ? Viens.
On en veut encore.
C 'est quoi ? C 'est bon,
hein, ça ? C 'est bon.
Viens, tu aimes ça.
Retourne -toi.
Allez, sur le dos.
Salaud. Merci.
Viens me sucer.
Qui est la petite qui suce le côte ? Je la connais pas.
C 'est sa fille.
Oui.
Oui.
Ouf !
Bonjour. Bonjour, Christine, c 'est vous ? Oui, entrez.
Je suis venu pour vous prévenir que mon cousin Jean -Pierre a un empêchement à
cause de sa femme. Elle est enceinte, elle n 'est pas bien, il est désolé, il
pourra pas venir aujourd 'hui.
Bon, voilà, ça va.
C 'est beau chez vous ? Oui.
Pas mal.
Bonjour, madame.
Est -ce que vous voulez boire quelque chose ? Oui, est -ce que vous avez du
? Du lait ? Oui.
Un verre de lait.
Oui, je l 'adore le lait, c 'est bon pour les dents.
C 'est sérieux, ça ? Oui, oui.
C 'est beau ici.
Vous êtes sûr que vous ne voulez pas faire de photos ? Ah non, non, non, ce n
'est pas du tout mon business. Non, non, ça, je n 'ai jamais fait de photos,
non, pas du tout le genre. Vous êtes vraiment sûr de ne pas vouloir faire
quelques photos ? Ah oui, ça, j 'en suis sûr, certain.
Vous avez une belle écharpe.
Oui, c 'est de la soie naturelle.
Et puis rose, c 'est joli.
Elle me plaît bien.
Ah ben oui, à moi aussi.
Je ne vais pas tarder à partir, vous savez.
Tu ne vas pas partir tout de suite.
C 'est marrant, vous êtes frisée comme moi.
Allez. Il faut que je m 'en aille. Merci, au revoir. Je ne te plais pas. Je
te plais pas.
Il y a un salaud.
Petit pédé salaud.
Maman !
Oh, le pédé ! Tu vas me montrer ce que tu sais faire ! Impuissant ! Petite
! C 'est vrai que t 'as une gueule à voir une petite bise ! Aide -moi ! Mais
attendez ! Laissez -moi ! Mais qu 'est -ce que vous faites ? Hé,
Christine, tu crois qu 'ils vendent ? Oui ! Et
allez ! Ça est parfait, mon poulet !
Ah, tu m 'es, petit poulet ! Ah,
salaud !
Ah !
Allô ? Pourrais -je parler à Maître Laurent, s 'il vous plaît ? C 'est de la
part de qui, s 'il vous plaît ? Oui, il s 'est absenté.
Ah non, mon mari n 'est pas là.
Je vous assure.
Non, mademoiselle, je suis sa femme.
Il est parti assister à un récitage de piano.
D 'accord.
Au revoir.
Vous voulez des photos de quel style ? Comme ça ? Ben non.
Comme ça ou comme ceci ?
Ne bougez pas. Ne bougez pas. Je reviens tout de suite.
Restez là.
Ne bougez surtout pas.
Wow! Je suis un chien. Je suis un
gentil toutou. Je suis un chien. Je suis un chien.
Je suis
un
chien.
Mais qu 'est -ce que vous faites ?
Relevez -vous ! Mais vous êtes malade ! Mais non, je ne suis pas malade. Je suis
venu pour l 'annonce. Mais quelle annonce ? Dans le journal.
Expliquez -vous, je ne comprends rien.
Je ne suis pas une puce.
Ah, mais rentrez chez vous, j 'en ai assez. Mais il n 'en est pas question.
Allez -vous -en. Mais je vous ai payé, moi, quand même. Ah, ben, ça, c 'est la
meilleure. Rentrez chez vous. Ah, ben, j 'en ai déjà entendu des belles, mais
alors... Vous êtes obsédé. Ah, ben, la question est obsédée, maintenant. Allez,
rentrez tout ça. Et puis, il faut que je change mes affaires, alors.
Qu 'est -ce que c 'est que ce malade ? C 'est malade. C 'est dingue ou quoi ? Et
puis, dingue. Alors, il y a que mon pognon qui compte. Plus vite. J 'ai le
temps, moi, j 'ai payé. Dépêchez -vous, j 'en ai marre. Je prendrai mon temps, j
'ai payé. Allez, rentrez chez vous. Allez -vous -en.
Ah, ben,
je
C 'est pas vraiment ? Oui.
Merci.
Tu ne regretteras rien ? Pour ça, non.
Tu penses te marier avec lui ? Je ne sais pas.
On verra.
Je ne sais pas, la vie à Paris, c 'est bien ? Au départ, quand un client
on ne sait jamais comment les choses vont se passer.
Ceux qui viennent uniquement pour faire des photos, et puis ceux qui ont des
manies, ou qui viennent pour parler.
Ceux -là, en général, ils reviennent, deux fois, trois fois, on finit par les
connaître.
Le danger, c 'est de tomber sur un maniaque.
Là, personne pour nous protéger, même pas les flics.
Les flics, tout ce qu 'ils savent faire, c 'est nous convoquer, nous interroger,
savoir de quoi on vit.
Tout ça parce qu 'on est chapeau fisque. Mais qui dérange -t -on à la fin ? Les
bien -pensants ? Ne me faites pas rire.
Que celui qui n 'a jamais péché nous jette la première pierre.
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