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Ah, c 'est vous, Aurore ? Arrêtez ce petit manège ridicule.
Ce n 'est pas la peine, monsieur, c 'est déjà fini.
Vous l 'avez dit, Aurore, j 'ai horreur de ce genre de familiarité.
Surtout avec les brunes.
Comme disent les Américains, les hommes préfèrent les blondes.
Oui, mais ils ajoutent qu 'ils baissent les brunes.
Moi, jamais ! Vous savez bien, d 'ailleurs.
J 'ai horreur des chats de brune.
Ou alors je les prends par derrière pour ne pas les voir.
Est -ce que je vais vous appeler la
dactyloblonde que je vous ai trouvée ? Comment vous dites ? La dactyloblonde ?
Allez -y, allez -y.
Amenez -moi lĂ tout de suite.
Dépêchez -vous ! Je vais la chercher. Amenez -la moi, je vous dis.
Moi je l 'ai oublié, ça c 'est chaud.
Est -ce qu 'elle peut vous sucer, monsieur ? Oui, ça ne me dérange pas du
Comme suite à votre honoré du... le
plan que vous
m 'avez fourni n 'est pas conforme Ă la langue rose,
aux pages roses que nous avions commandées.
Le pompage se révèle inutile.
Nous ne pourrons faire entrer nos foreuses... Non, l 'eau, l 'eau, l 'eau
poreuse, oui.
C 'est ça, les foreuses. Non, l 'eau poreuse.
La bite est trop dure.
Non, pardon, la butte. La butte est trop dure.
Continuons, continuons, perdons pas de temps.
Il faut la sucer, la pomper, et t 'aider
davantage.
Pour empĂŞcher que
le foutre monte et déborde.
Foutre ? Mais c 'est horreur.
Il y a qui, ce foutre ? Un peu, monsieur.
Mais...
Une brune ? OĂą est la blonde ? OĂą est -elle ? Je suis lĂ .
Venez, venez, mon petit.
Il faut que je vous mette mon plant au ruissellant dans votre petit compte.
Aide -moi Ă l 'attraper.
Il faut que je l 'investisse.
Mais non, c 'est pas ça ! Non ! Où ? Où ?
Chut !
Et puis lĂ , j 'ai chaud.
Et puis mettez -moi un peu Ă l 'aise, lĂ , j 'ai chaud.
Vous étiez plus alerte dans le temps.
Vous semblez fébrile, là , aujourd 'hui.
Pas vous.
Moi, je suis très bien.
Oh oui, je sens.
Vous sentez bien ? Oh oui.
On sera mieux.
Excusez -moi, je ne l 'ai pas fait exprès.
Monsieur intelligent.
Vous croyez ?
Ciel,
que vois -je ?
Brune ! Toi !
Vous m
'avez menti, mademoiselle.
Mais je n 'ai rien dit, moi.
Eh bien, c 'est bien ce que je vous reproche.
Mais, c 'était pas bon ? Euh... Non.
A poste aérien, non.
Et maintenant, laissez -moi, mademoiselle.
Vous me faites perdre un temps précieux.
C 'est toi, Gertrude ? Mais tu n 'es pas encore couché ? En voilà une heure pour
arriver. Tu as encore fait des heures supplémentaires ? Je vais t 'expliquer.
n 'y a rien Ă expliquer.
Viens te coucher.
Tu n 'as pas encore terminé ta journée.
Je n 'ai pas.
Tu ne crois tout de mĂŞme pas que je t 'ai attendu pour te voir dormir.
Nous avons encore un devoir Ă accomplir.
Un devoir ?
J 'ai dit suce -moi.
Je te suce.
La pomme, j 'ai retenu.
Pas la pomme, le camp.
Bien, j 'ai retenu.
Et que ça bande, hein ? Parce qu 'on peut.
Oh,
Vierge
Marie, que c 'est bon.
Je vais t 'aider.
Je fais
mon
devoir.
L 'autre.
Baise -moi.
Oui, tout de suite.
Mon Dieu, qu 'elle est grosse !
Tu vois, il fait moins jouir.
Tu as encore fait des cochonneries ? Tu n 'as pas honte ? Si, Gertrude.
AllĂ´ ? Ah, c 'est vous, Aurore.
Mais, que se passe -t -il ? Pourquoi vous m 'appelez ici ? Je vous ai trouvé
blonde, monsieur.
Une vraie blonde.
Ah, vous m 'avez trouvé une vraie...
Une vraie bonne affaire ? Oui, monsieur le commissaire.
Oui. Qu 'est -ce qui vous prend, patron ? Mais rien, rien. C 'est comme ça.
Dites -moi tout, monsieur le commissaire.
Je veux bien que vous m 'appeliez monsieur, mais... N 'en tenez aucun
cher monsieur.
Donnez -moi toutes les coordonnées.
Bien. Rendez -vous demain Ă 6 heures.
Un dimanche, monsieur le commissaire ? Vous la voulez ou vous la voulez pas ?
Bon, bon, vous fâchez pas.
Oui, je comprends. Je serai exact au rendez -vous, monsieur le commissaire.
Je comprends toute l 'importance de cette affaire, oui, bien entendu.
Oh, l 'importance, c 'est pour vous, vous savez ? Oui, oui, sans doute, sans
doute. Alors, à 6 heures, rue des Grands Peupliers, Cédéser.
La blonde en question possède une petite fiesta.
Très bien, très bien, merci. Au revoir, monsieur le commissaire.
C 'est... C 'est commissaire... Commissaire Comte.
À dimanche ? Oui, tu as entendu ? Il y était absolument.
Et puis il n 'y a pas de dimanche pour ces choses -lĂ .
Mais dites -moi, vous lisez des revues porno, vous, non ? Oui, mais
pas n 'importe quelle revue.
Qu 'est -ce que ça veut dire, pas n 'importe quelle revue ? Avec des blondes
seulement.
Vous faites une fixation, non ? Je ne sais pas, mais j 'ai rare des brunes.
Et les rousses ? Non, je n 'aime que les blondes.
C 'est très, très, très grave.
Cher ami, c 'est une fixation qui risque de vous mener jusqu 'Ă la
schizophrénie. Et les brunes, c 'est très, très bien. Tenez, regardez.
Très bien, les brunes.
Très, très bien.
Moi, j 'aime tout, moi. Les blondes, les rousses et les brunes.
On va envisager un traitement de choc pour vous.
Allez.
VoilĂ .
Détendez -vous.
Puisque je vous dis que je rore des brudes, essayez.
Allez, détendez -vous.
Vous voyez bien, ça ne vous fait rien.
Alors lĂ , relaxez -vous.
Soyez calme.
Détendu.
Il y a déjà une amélioration.
Légère, mais une amélioration quand même.
Si c 'était une blonde, vous verriez ça un peu.
Alors vous n 'aimez pas les bruines que vous me racontez.
N 'importe quoi.
Vous voyez que ça marche.
Ce n 'est pas terrible, les bruines, finalement.
Ce n 'est pas terrible ? Je vais vous montrer comme ça.
Allez, docteur Fraude.
Montrez -lui comment ça fonctionne, les bruines.
Tenez, regardez.
Faites voir l 'objet que vous voyez.
Les brunes.
Très bien, les brunes.
Afro, tu sais bien les brunes.
J 'adore les brunes.
Elle est blonde, là , celle qui est à côté.
Vous ĂŞtes vraiment malade, alors.
Continuez, continuez.
Allez, frĂ´le, montre -lui comment tu nous officie avec le bruit.
Est -ce que vous m 'attendez Ă vous bander ?
Vous vous appelez ça bander, vous ?
Ça veut dire que vous ne me connaissez pas ?
Ça vous fait tout casser ? Oui.
Et ça, qu 'est -ce que c 'est ? Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Ah, oui.
Ça pourrait être mieux quand même.
Regardez.
Ah oui.
C 'est pas mal, c 'est pas mal.
Non, ça marche pas.
Ah oui, effectivement.
Pas fixé comme ça ? Ben voilà , je me suis décontracté un peu.
Ça marche.
Votre mère était blonde ou brune ? Blonde.
Et voilĂ .
C 'est un complexe de dip caractérisé.
J 'ai pas du tout. Ben à votre âge, il faut s 'en soigner.
J 'ai horreur des brunes.
C 'est pas parce que ma mère était blonde que j 'ai horreur des brunes.
Je vous dis que vous avez fait une fixation sur votre mère dans votre
Mais je n 'ai pas connu ma mère.
On m 'a dit qu 'elle était bonne.
Et voilĂ , c 'est suffisant.
Regardez, vous avez vu une brune comme c 'est joli ? Ça a la peau mate.
Ah oui ? Ça a du goût.
Enfin, j 'ai quand mĂŞme le droit de ne pas aimer les brunes.
C 'est pas parce que je bande que je dois aimer.
Parce que vous, vous bandez sans aimer.
Exactement. C 'est un vrai malade, quoi.
Je suis une machine.
Enfin, lĂ , j 'ai l 'impression d 'ĂŞtre une machine.
Parce que jusqu 'Ă maintenant, une brune ne m 'a jamais fait quoi que ce soit.
Vous savez bien que c 'est une vue de l 'esprit, puisque vous fonctionnez.
Peut -ĂŞtre que je la vois pas.
C 'est possible, oui, c 'est possible.
Vous voyez que ça marche.
Allez, allongez -vous.
Mais mon parfait.
C 'est pas rapide, le docteur Freud.
Non, mais il est efficace.
Quelles sont vos impressions ? Je prendrais bien sa place, pour
essayer une fois. Docteur Freud, vous laissez la place Ă votre patient.
Allez -y.
Oui, je peux, comme ça ? Allez -y, s 'il vous plaît. Vous allez monter dessus,
Sylvie, s 'il vous plaît.
Je préfère la voir nue.
Je n 'aurais pas l 'impression qu 'elle est brune. Attendez.
Ouh lĂ lĂ !
Alors, qu 'est -ce que vous en pensez ? Elle est
très serrée.
Pas mal.
Je veux presque une ordonnance.
Une brune le matin, une brune Ă midi et une brune le soir.
Non, mais vous ne pensez pas que je risque de faire une allergie ? Il n 'y a
d 'allergie aux brunes.
Oh !
Oui, d 'accord.
J 'aime pas ça. Allez.
Vous aimez bien ça ? Non, j 'aime pas ça. Qu 'est -ce que vous voulez, alors ?
Je veux une blonde.
Vous voulez une blonde ? Vous voulez une blonde, oui.
Vous voulez une blonde, sinon, je veux rien savoir.
Brigitte ! Brigitte ! Ah,
non, non ! Ah, pas elle, lĂ , je la connais ! C 'est une fausse blonde. Non
Non, non, non ! Il n 'y avait pas question ! Non ! Je veux pas ! Je ne
! D 'abord, c 'est une fausse blonde. Vous voyez pas les racines ? Elles sont
toutes noires.
Je veux pas.
Je ne veux pas. Je retourne chez ma mère.
Non, non, non.
Je ne veux pas.
Je ne veux pas.
Vous avez compris ? Je ne veux pas. Je ne veux pas.
de... Ah ! Ah ! Il y a une chagrin sur ma bouche !
Je ne peux plus ! Je ne peux plus ! Je ne
peux
plus !
Je suis assailli de tous les côtés.
Ça va pour vous, docteur ? Ça va.
Ça ne fait pas bander, moi, les brunes.
Elles ont le bon de faire ce qu 'elles veulent.
Rapporte -toi, Frodo.
Eh bien, désormais, tu jouiras sans moi.
C 'en est assez de tes saletés.
Je demande le divorce.
C 'est ça.
Retourne chez ta mère.
Je ne veux plus te voir.
Une chatte blonde.
Une vraie chatte blonde.
Bien en chair.
Quel arĂ´me.
C 'est vrai qu 'elle est blonde.
Mais vous avez peint votre chatte ? Non, je suis blonde, une vraie blonde.
Mais je voulais que vous m 'aimiez pour moi -mĂŞme, et non pour ma couleur.
Et puis j 'attendais que vous soyez libre.
Aurore, oh là là , moi qui vous ai tenté d 'ester.
C 'est vrai, je vous ai détesté pendant des jours et des jours, parce que vous
étiez brune, vous étiez laide.
Et puis j 'imaginais que tout ça, c 'était noir.
Vous n 'en ayez pas dĂ».
Ah ben voilà , aujourd 'hui c 'est la découverte.
Vous n 'aimez que les blondes.
Mais les vraies, vous vous en ĂŞtes rendu compte ?
Longtemps que j
'attendais. Oui.
C 'est bon comme ça ? C 'est bon ? Oui.
C 'est comme ça.
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