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Toute ma vie commence dans un endroit spécial à Bologne
entre la Via Saragozza et le début de la Via Audinot,
où, immédiatement après la guerre,
un certain Romoli, a dit qu'il jouait de la batterie
pour les militaires américains, il tenait un kiosque de crême glacée.
Un endroit où vos rêves se réalisaient.
Là, nous avons fondé le duo extraordinaire, I Leggenda,
et je suis tombé amoureux de Sandra, la plus belle fille de Bologne.
Le quatorzième dimanche du temps ordinaire - MMXXIII
- Je dois voir le président. - Oui, je sais.
- Pourquoi vous me laissez passer ici ? - Je l'ignore, ce sont ses provisions.
- Tu ne voulais pas me voir. - C'est un environnement merdique.
Avec la technologie aujourd'hui, on sait tout sur tout le monde.
Sur moi, tu veux dire.
Tu as merdé.
Puis-je demander au bureau du personnel ?
Avec la crise actuelle, ils virent au lieu d'embaucher.
Non, je ne veux pas de maison.
- Quand as-tu fait ça ? - L'hiver dernier.
Il y a aussi la couverture du "Quatrième dimanche".
???????
- Docteur Limarli ? - Parlez.
Peut-il venir ? Merci.
Et l'argent pour ce truc ?
A San Lazzaro, un supermarché pour les voeux de Noël...
Tu as même réussi à tromper ces connards.
Entrez.
- Président. - La position...
- Voilà. - Merci.
"Barreca Marzio, né le 06 mars 1942 à Bologne..."
Douze rapports au Risk Centre.
Un bon bilan.
Si on fait ce en quoi on croit, y a un prix à payer.
Je sais qu'à un moment de la vie, on devient adultes
et on arrête les conneries.
Je t'ai dit d'arrêter, on s'est marrés, voilà.
- Merci, laissez-nous. - Président.
J'ai cru qu'il était important et qu'elle s'amuserait avec lui.
- A quoi faire ? - Tôt dans la soirée.
Tous les vieux groupes seront là. Remettons en route I Leggenda.
Juste cette chanson, ils nous faut deux tests et c'est parti.
- Bottons le cul de tous. - Je t'aime.
Je t'aime car tu es resté le même idiot qu'à l'époque.
Toi, tu veux impressionner une fille en renversant ton milkshake sur elle.
Je suis peut-être naïf mais c'est toi la merdet
qui a éloigné Sandra de moi en racontant mon histoire
avec ce putain de bassiste.
Tu l'as éloignée de moi en lui racontant cette histoire.
Tu croyais que je ne savais pas ?
Je ne lui ai rien dit.
C'est toi qui demande à me voir sans savoir que dalle
sur ce que je traverse.
- Ce qui signifie ? - Un lymphome.
Terminal, à 36 ans.
Mais qui ?
Mon fils.
Y a de l'espoir ?
Non. Désolé de te faire sortir.
Julius.
Julius.
La douleur... ça va mieux ?
Je pense avoir trouvé le bon.
116 mètres,
pour 10 personnes.
Trois chalets.
Une pour toi
et deux pour tes amis.
Plus une pour l'équipe.
Il atteint 35 noeuds.
Si on le commande maintenant,
ils nous le livreront en Novembre.
Juste à temps pour ton anniversaire.
Ton rêve de toujours...
d'aller sur le Nil...
Docteur...
Oui.
Venez maintenant.
Samuele a éclairé la partie la plus festive de ma vie.
Quand tout était possible pour nous deux.
Même si nous le voyions très rarement,
ça me suffisait qu'il soit présent.
Maintenant, pour supporter son absence définitive,
j'avais besoin de l'aide d'un être spécial.
J'avais sauvé quelqu'un qui me semblait inaccessible.
Marzio.
Tu dois venir, Mmarzio.
Hé.
Allons-y.
Serait ?
Tu ne me voulais pas ?
- Je voulais l'aide de mon père. - Et qui je suis, moi ?
Certainement pas lui.
Ça fait un bail.
Mon père était beau, Maman nous l'a toujours dit.
Et ne suis-je pas beau ?
Je ne veux pas plaisanter, c'est pas marrant.
Je m'en vais.
Chez nous...
avant l'accident.
Alors ?
Quel était le disque que mon père portait toujours...
pour faire danser ma mère
et nous faire tous rire ?
- Juste ça ? - Oui.
Exactement ça.
Le titre exact ?
Le titre exact.
"Le Vicomte de Castelfombrone" de Cetra.
Hier, Samuele s'est suicidé.
Le professeur est ici.
Tout va bien, on l'évacue.
- Je rêvais de mon père. - Désolé de t'avoir réveillé.
C'est la première fois que je rêve de lui.
Pourquoi suis-je ici, qu'est-ce que j'ai eu ?
Une maladie.
Probablement dûe à la disparition de cet ami.
Suicide à notre âge...
ça n'a plus de sens, tu m'as entendu parler.
Ne fais pas ça.
Aie courage, tu dois être fort.
Ce fut ce jour
avec l'entrée de Samuele Nascetti et son accordéon dans la classe,
qui me prévînt que commançait finalement
la grande histoire de ma vie.
- On veut fêter notre étudiant. - Vous vous appelez comment ?
- Samuele Nascetti. - Comment avez-vous eu ça ?
- J'ai gagné les autocollants Liebig. - Et on applaudit.
Regarde.
Comment suis-je ? - C'est pourquoi faire ?
- Quand je vais à la paroisse. - Tu es une sorte de chanteur.
- Un genre de chanteur américain. - Et moi, un genre de joueur.
- Je vous présente mon ami Samuele. - Enchanté, Romoli.
- Laissez-le donc écouter ! - Vraiment ? Ok.
- Tu sais ce que signifie "légendaire" ? - Oui.
Je veux devenir legendaire. Et toi ?
Moi aussi.
I Leggenda !
La 7ème concurrente est... Sandra Rubin !
C'est impossible.
C'est une étudiante
avec une maîtrise de l'institut de Laura Bassi.
Née en Suisse, non ? - Oui, à Neuchâtel.
Votre rêve ?
- Le véritable ? - Bien sûr que oui.
- Modèle. - Modèle, bien.
Je laisse le jury vous interroger.
Mme Borsari du QG de la RAI de Bologne.
Comment combinez-vous une profession si ambitieuse
avec votre futur rôle de mère et d'épouse ?
- Je n'en veux pas. - Ni famille ni enfants ?
J'ignore qui est mon père.
Chaque jour, ma mère me dit qu'elle regrette m'avoir eu.
Passons à la concurrente no 8.
Elle s'appelle Giulietta Capanna.
J'annonce vouloir 4 enfants et mon fiancé est d'accord.
Quelle beauté, bravo.
- Pardon, l'étrangère. - La dernière loge au fond.
- Qu'y a t-il ? - Mon ami veut te parler.
- Je veux partir, tu comprends ? - Je dois parler ce soir ou jamais.
- A cette heure ? - Le stand de crêmes glacées, y a 3 ans.
Tu étais avec d'autres, l'un deux a cogné notre table basse
et a renversé un milkshake de cerises noires.
- Sur la jupe blanche. - Exact.
- Alors ? - C'était moi.
- Tu as gâché ma robe. - Je voulais te rencontrer.
Mais tu as hurlé.
Tu ne dis rien ? - Tu es un abruti.
Avec votre permission, désolé.
Merci. Désolé, désolé.
Très dur de perdre le même jour,
le meilleur frère et le meilleur père que l'on peut espérer.
Ils sont encore ensemble aujourd'hui
comme ils l'ont toujours été leurs jours de fête.
Une complicité que Federico et moi avons toujours envié.
Le Seigneur a rappelé à lui un père et fils liés par amour.
Ils manqueront à leur famille,
à la communauté paroissiale
et Samuele à l'institution bancaire qui a mené à de grands résultats.
Que faites-vous ?
On a joué ensemble pendant plus de dix ans.
Qui est-ce ?
- Votre nom ? - Marzio Barreca des I Leggenda.
Notre groupe. Je lui dédie notre succès.
Une minute.
Désolé, Messieurs, merci, ça ne semblent pas convenable.
La relation providentielle de la collaboration
entre l'institution bancaire du président Nascetti
et notre conseil.
Faisons la paix.
Marzio !
Je ne l'ai pas reconnue tout de suite.
Trop d'années depuis notre séparation.
Cependant, dans son approche, ça m'est progressivement clair.
Comment a t-elle essayé de revenir à ?????
Cette beauté féminine superbe qu'elle avait été.
Tu as changé.
- Pour le mieux, tu veux dire. - Oui.
Pour le mieux. - Tu as changé aussi.
Ils ne t'ont pas laissé jouer.
Ces connards !
Que fais-tu ?
Le bus.
Alors... ciao.
- Ça va ? - Ça va.
En ce jour marqué par le départ définitif de Samuele,
j'ai ressenti une mystérieuse curiosité
à propos de ce qu'elle était devenue,
la Sandra d'aujourd'hui.
Je t'emmène ?
Alors, monte.
T'a t-il jamais recherché pendant toutes ces années ?
Tu l'avais revu ? - Non.
- Tu me le dirais ? - Non.
Mais tu es allée à ses funérailles, c'est étrange...
pour deux personnes qui ne se sont pas vus depuis un bail.
- Tu chantes encore, c'est vrai ? - Oui, oui.
Dans un hôtel, à Torre Pedrera.
Je chante pour les touristes allemands.
Ils ne pigent pas un mot,
même si je fabule, c'est du pareil au même.
Mais j'ai rendez-vous avec une télé privée.
Ils veulent m'entendre.
- Salut ! - Qui êtes-vous ?
- On s'est vus chez Franco Sangiovanni. - Ce n'était pas moi.
- On a dansé. - Partez !
- Qui est-ce ? - Je l'ignore.
- Comment ça, tu sais pas ? - Ça doit être un ami de mon cousin.
Où est la surprise ?
C'était ton petit-ami ?
Si c'était ton copain, tu dois me le dire.
Pourquoi veux-tu gâcher cette journée ?
Je jure que je ne connais pas son nom.
La surprise ?
- Combien ils ont demndé en mariage ? - Je ne sais pas.
Comment ça, tu sais pas ?
Un, cinq, dix ?
Personne.
Savoir que tu es le premier ne te suffit pas ?
La surprise ?
Oui, la surprise.
Ce connard ne regarde sans arrêt.
C'est mieux si personne ne me regarde ?
Allez !
C'est dans les collines.
- Les murs bleus ? - Quoi ?
Seulement s'il y a des murs bleus.
Comment ça ?
Je ne blague pas, seulement s'il y a des murs bleus.
S'il y a des murs bleus, tu diras oui ?
Je jure que s'il y a des murs bleus, tu réserves l'église.
Je l'ai courtisée pendant des années.
Les autres ont abandonné mais pas moi.
Et puis, hier soir...
hier soir, il m'a finalement dit oui.
Qu'est-ce que j'en fais ?
Depuis que mon père n'est pas là, je pensais la voir.
Regarde-moi. Tu me vois ?
Regarde-moi.
Tu crois être le premier ?
Je ne sais pas.
Quelqu'un comme elle te ruine.
Viens pas me dire que je ne t'avais pas prévenu.
Quelqu'un comme elle te ruine.
En ce quatorzième dimanche du temps ordinaire,
voulez-vous, Marzio Barreca, prendre Sandra Rubin
comme épouse jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
Oui.
Et voulez-vous, Sandra Rubin, prendre Marzio Barreca
comme mari jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
Oui.
Je vous prononce mari et femme.
Amour.
En ce jour spécial, je ressens le besoin
d'écrire la première lettre de ma vie.
Tu connais les trucs fous que j'ai fait récemment
pour te convaincre de me remarquer,
pour que tu m'cceptes.
Moi qui vit seulement d'attentes et de rêves.
Cependant,
je veux que tu saches que le seul but de ma vie
est de ne jamais te décevoir.
Tu le mérites.
Tu as fait de moi un être
plus heureux que la création."
- Tu le veux comme ça ? - Oui.
- Tu es sûre ? - Je saurai où je vais vivre.
Merci de m'avoir emmené.
Allez, allez.
Tu n'as pas les clés ?
Je les avais, je le jure.
- Tu les avais ? - Oui.
Quelqu'un doit les avoir, il faut appeler.
Non, pas ça, je t'en prie.
Mais ton nom n'y est pas.
Tu vas me dire où tu habites, bordel ?
- Je ne sais plus. - Tu ne sais pas ?
La maison a été saisie avec tout à l'intérieur.
Elle m'a loué cette robe que j'ai porté.
Ce soir, son ami qui bosse à l'aéroport, est là.
Il part demain matin à 05H00.
Et je peux revenir.
Entre.
- Les murs ne sont plus bleus. - Quoi ?
Les murs ne sont plus bleus.
- Greta ne les aimait pas. - Qui ?
Elle a ses propres goûts, différents d'avec quelqu'un de mon âge.
Elle sait pour moi ?
Qu'a t-elle besoin de savoir ?
- Ça pose problème ? - Quoi ?
Du fait de ma présence.
- Tu connais son âge ? - Quel rapport avec ça ?
29. Cependant, même si tu n'aimes pas ça, c'est commode.
Je vais te chercher ce dont tu as besoin.
Je n'ai besoin de rien.
Je pense que je ne pourrai pas dormir.
Je pars demain à 05H00.
Que fais-tu ?
Tu pleures ? - Non, pourquoi ?
La salle de bains est au bout du couloir.
Pas là où elle était avant, près de la porte de devant.
Qu'importe, je suis là-bas.
Tu peux verrouiller si tu veux. Les portes ont des clés.
Je cours un risque ?
Non, Sandra. Aucun.
Les funérailles aujourd'hui.
Juste au moment où il allait faire un transfert bancaire...
une importante transaction
qui aurait réglé pas mal de ses ennuis.
Les funérailles aujourd'hui.
Vous avez été patient, je vous en prie...
patientez encore un peu plus.
- Vous êtes un vrai... - Excuse-moi.
- Qu'y a t-il ? - Je suis idiote, la douche...
Je peux pas fermer le robinet, j'ai peur d'inonder la maison.
Tu te rappelles encore de mes spaghetti ?
Tu ne sais pas comment faire, les enfants ?
- Tu es sûr ? - Je ne suis pas très sûr.
Avez-vous des symptomes ? Des étourdissements...
Les étourdissements n'arrivent pas tout de suite, j'espère.
Des douleurs stomachales, des nausées, ce genre de trucs.
- Tes reins te font mal ? - Oui, ce matin.
- Non, il y aura un retard. - Je suis bien en retard !
Tu diss que je suis en retard mais tu n'agis pas.
Pourquoi le devrais-je ? Est-ce peut-être ma faute ?
Je ne comprends pas, est-ce ma faute ?
Ça doit être notre faute à tous les deux, d'accord ?
Ne reportons pas les responsibilités.
Deux personnes agissent, c'est notre faute, à nous deux.
- Oui, qu'importe. - C'était quand le mois dernier ?
- Le 24. - On est quel jour ?
- Le 28. - D'habitude, tu es ponctuelle.
- Je ne suis pas un chronomètre ! - Du calme, ne t'énerve pas.
- L'écran est là-bas, hein ? - Tu es en colère contre moi ?
Oui, je suis furax. Ma femme l'a remarqué aussi.
- Tu es cinglé. - Tu la regardais tout le temps.
Va te faire soigner.
Je vais te casser la gueule.
Tu vas casser qui ?
Laisse-moi, laisse-moi ! Laisse-moi, viens ici !
Arrête !
- Marzio, arrête, arrête ! - Arrêtez !
- Tu vs casser qui ? - Marzio, allons-y.
Excusez-moi. Marzio, on y va.
Excusez-moi. Viens, Marzio.
Excusez-moi. Allez.
Allez, on y va.
Ses détails personnels ?
- Comment ? - Carte d'identité.
- Pourquoi ? - On l'a déjà vue au poste.
Ça va pas ?
Ça vous va ?
Je n'en peux plus.
Je te prends au sérieux.
Tu as raison.
Mais c'est plus fort que moi.
Je ne peux pas penser vivre avec un cinglé.
Si c'est le cas, c'est parce que...
parce que je t'aime trop.
C'est l'amour fou.
Tu me rends folle aussi.
Partout où on va...
y a toujours un risque comme ce soir,
comme il y a une semaine...
- Comme... - Vivrais-tu sans m'entendre ?
Le pourrais-tu ?
Pourrais-tu penser à un truc comme ça ? Moi, non.
Je ne l'imagine même pas.
C'est la différence. Je suis avec toi...
et j'ai toujours peur de te perdre.
Je sais que je te fais du mal mais je suis terrifié de te perdre.
J'ignore comment guérir.
J'ignore comment guérir.
- Elle a quel âge ? - Qui ça ?
Celle qui ne supporte pas les murs bleus. 29 ans ?
- Oui, 29 ans. - Avec quelqu'un comme ça,
tu recommencerais la folie de coucher avec moi ?
Je ne tombe plus dans le panneau, Sandra.
Tu étais celui qui me voulait le plus.
Qui m'a fait les plus absurdes promesses.
- A cette époque ? - Non, rien.
- Que voulais-tu dire ? - Rien.
Va dormir.
- Je vais te dire un secret. - Quoi ?
- Mon père est de retour. - Qui ?
- Mon père. - Tu ne l'as pas perdu enfant ?
J'ai dit que je l'ai rêvé mais j'ai menti.
C'était pas un rêve, c'était lui.
Il comprenait qu'il me manquait, que je ne pouvais pas compter...
sur un père toute ma vie.
Je te jure que c'était lui. - C'est une blague ?
- Que fais-tu ? - Je m'en vais.
- Un fou, ça ne me convient pas. - Mais c'est la nuit.
- Je m'en fous. - T'as du fric pour l'hôtel au moins ?
Y en aura pas assez pour le Grand Hôtel mais...
- A qui ? - Quoi ?
- A qui as-tu dit ça ? - A toi.
Je comprends que la mort de Samuele a été horrible pour toi.
- En effet. - Tout s'est mal passé entre nous.
Retire ces conneries de ta tête au sujet de ton père.
C'est la seule chose qui me fait me sentir bien en ce moment.
Tu es à un âge difficile, on en est un peu honteux.
Tout le monde s'attend à ce que ton esprit abandonne tôt ou tard.
Il n'abandonnera jamais.
Mais ton beau secret, tu devras le garder.
N'en parle à personne. - Tu ne me crois toujours pas ?
Tu ne me crois vraiment pas ?
Samuele est tombé amoureux de moi,
parce que j'étais amoureuse de toi.
Ce sont des méchanismes d'amour.
Et ces méchanismes d'amitié, que sont-ils ?
Les bonnes choses se sont envolées
dans les cieux sombres de ma vie
Dans les cieux sombres de ma vie.
- Dis que tu n'en peux plus. - Non, demain est ton grand jour.
Oui, on dirait bien.
- Peut-être pour moi aussi. - Ce qui signifie ?
Je préfère qu'il te le dise.
Allez.
- Bonjour. - Je fais du café si tu en veux.
- Tu commences "Maigret." - Si t'en fais pour lui, j'en prends aussi.
Oui.
Elle a trouvé un job, comme modèle.
- Super, où ça ? - Une maison de mode ici.
Comment je l'arrête, bordel ?
J'ai parlé au gars de Modène, pour les études.
Il veut 50,000 et l'ingénieur du son, 35,000.
N'est-ce pas trop ? - Si tu les veux...
Allez, on reprend au début.
Oui, oui, ok.
Ok, ok, oui.
Oui, oui. bien, bien, oui.
T'es prêt ? Cesse de picoler et ne tape pas du pied.
D'accord.
C'est parti.
"Le quatorzième dimanche du temps ordinaire"...
Prise un.
- Il devient bon. - Oui.
Oui.
Partout dans la pièce, y a des rêves irréalisés
Ils s'envolent en silence
En pays reculé
Les belles choses ont glissé
Dans le gel sombre de ma vie
Ils sont venus un dimanche en juin
Nous devions être heureux
Je reviendrai.
Pour toujours
Tes doigts qui s'entremêlent aux miens
Dans ta chaleur
Les bonnes choses se sont envolées
Me laissant dans les ténèbres de la vie
Et tes lèvres qui cherchent les miennes
Tes lèvres...
Alors, ils l'ont prise ?
Quoi ?
Ils l'ont prise à San Remo ?
Selon moi, non seulement, ils l'ont prise
mais je suis sûre que tu gagneras.
- Je te passe Sandra. - Allô, Sandra ?
Elle est belle !
Je suis sûre et certaine que tu gagneras !
Merci, tu m'émeus.
Il sait que j'ai une fille qui a le même âge que ta femme ?
J'imagine ce que ça signifie pour elle de voyager en Italie avec un étranger.
Non, c'est son rêve et je suis plus heureux qu'elle mais...
Il ne m'avais pas parler de parader en slibard.
C'est le slibard du collège, qui était parfait pour nos mamies.
C'est là qu'on perd plus de points, le proprio ne veut pas comprendre.
Crois-moi, si ta femme est avec moi, tu dormiras bien.
- Merci. - Bien sûr.
L'histoire de San Remo est vraie ?
- Comment tu le sais ? - Ta femme m'en a parlé.
Oui, c'est un secret et...
c'est pas encore entièrement certain.
Superstition.
- Superstition. - superstition.
Maria Carla Pizzi dans une robe de soie gauffrée.
C'est ma fille.
La modèle en herbe, Carla Sandrelli.
Elle porte un imper de Rouen, applaudissez-la.
La débutante Sandra Rubin dans un manteau Marchionda.
Merci.
Merci, les gars. Et maintenant, le moment des...
I Leggenda !
Bravo ! Bravo !
- A plus tard ? - Ok.
Bonsoir à tous, ceux qui ont picolé et les autres.
Pour faire court...
Ouais, on dit "oh, hé bien," j'ignore ce qui se passe...
J'ignore pourquoi mais ce truc marche.
Si je te vois encore bourré, je vais protester.
- Mais j'étais bien. - Je t'ai prévenu.
Madame, pouvez-vous me faire un café, s'il vous plaît ?
- Ok, on y va ? - Tu ne finis pas de manger ?
- Non, parfait. Ciao. - Ciao, ciao.
Hé bien...
- Tu ne viens pas ? - Oui, j'arrive.
Pour faire court...
je finirai l'histoire plus tard. - Oui.
C'est notre chambre.
- C'est vrai que tu dois me parler ? - Oui, un truc sympa.
Bordel, y a un souci ?
- Tu ne lui diras pas, hein ? - Quoi ?
- Tu sais bien ce que je veux dire. - Je suis endormi, putain.
Bien...
as-tu compris au moins pourquoi je l'ai fait ?
J'ai juste compris que t'es un connard.
J'ai fait ça parce que je suis un peu moins jaloux d'elle.
Tu es plus sordide que je l'imaginais.
Tu vas mieux maintenant ?
- Non. - Oh, exactement.
- Le directeur l'a vue ? - Pas encore.
Sans son autorisation, la procédure n'aboutira pas.
- Je travaille. - Peux-tu parler ?
Maintenant ?
Parle. - Pas ici, désolé.
- Où alors ? - Là où y a personne, c'est important.
Seuls.
Qu'y a t-il de si urgent ?
La réponse de San Remo.
- Je te l'ai dit. - Tu étais plus convaincu que moi.
Leur chanson n'est pas meilleur que la nôtre.
Quels étaient les accords ?
- Quels accords ? - Une soirée par mois, ça va ?
- On a joué 3 nuits d'affilée. - C'est pas assez pour moi.
Ils m'ont dit qu'ils ont quelques projets.
- Mais lesquels ! - Projets, projets.
A ce stade, je ne veux pas prendre le risque de perdre.
Tu veux casser le duo.
Tu réalises ce qu'on a fait ? On est foutus si...
si on essaie pas encore.
Tu me comprends ou pas ? - Je comprends que t'es cinglé.
Ceux qui ont débuté avec toi sont à la télé, dans les festivals.
Qui se soucie de nous ?
Personne.
Ça dure depuis un certain temps.
Je peux le faire tout seul.
C'est ce que tu veux, hein ?
Désolé, je dois retourner au travail.
Venez, venez.
- On remplace Anna Paola. - Félicitations, oui.
Allez, allez.
Comme d'habitude ?
Pour moi, un café.
- Tu as peur ? - Un peu.
Le client de demain matin a tout rejeté initialement,
puis, il a changé d'avis.
L'épouse nous apprécie beaucoup.
Sois calme.
Qu'y a t-il ? - Rien.
- Qui as-tu vu ? - Personne.
- Tu sais que je risque mon job ? - Je pouvais pas rester à Bologne seul,
alors que tu étais avec un homme dans un hôtel.
Tu sais que c'était important pour moi.
Que fais-tu ?
Je dors ici en accord avec le concierge, je pars à 05H00.
Marzio...
je crois qu'on a merdé.
Quoi ?
Se marier.
Quand il y avait les autres et que tu étais en forme...
certains soirs,
peut-être avais-tu picolé...
tu étais vraiment incroyable.
Je croyais que tu étais à moi
et peu de temps après, on était seuls.
Dans ces situations...
je ne sais pas...
Je me leurrais en croyant être amoureuse.
Et à cause de tes jalousies, Marzio...
on s'est retrouvés encore plus seuls.
Et ce n'est plus pareil.
Je te regarde de mes propres yeux...
pas avec ceux des autres.
Je te vois tel que tu es...
et je ne ressens plus rien.
Alors, c'est fini ?
En juste une journée...
j'ai perdu les deux personnes les plus importantes de ma vie.
Marzio, arrête. Marzio, je t'en prie.
Je t'en prie, arrête.
Le défilé de mode traditionnel
de la prestigieuse maison de bologne, Alida Zarri
avec sa collection.
Quand je me marierai, je veux une robe comme celle-là.
- J'espère que non. - Pourquoi ?
C'est ainsi.
Merci beaucoup.
Merci.
Enfin, une débauche de robes de mariage,
fabriquées spécialement par notre Lia.
Merci.
- Ça s'est bien passé ? - Oui, oui.
- La plus belle. - J'ignorais que la mode t'intéressait.
Mr Dalmastri.
- Enchanté. - Vous ne vous rappelez pas ?
- A quel sujet ? - Vous avez été gentil de faire
une requête pour nos fonds dans le conseil.
- Tout s'est bien passé ? - Je dirais, très bien.
- Je voulais vous remercier. - Y a pas de quoi.
Y a une chose.
Quoi ?
J'ai découvert ça hier mais je voulais être sûre.
Oui mais quoi ?
- Un bébé. - Allez !
Un bébé.
- C'est magnifique. - C'est une catastrophe.
Pourquoi ?
Tu le verras dans deux mois, je dois finir mon job.
Désolé, avoir un bébé n'est-il pas plus important ?
Avec tes putains de promesses.
Y avait-il un pacte entre nous, oui ou non ?
- Je l'ignore. Lequel ? - Pendant quelques années,
on n'aurait pas d'enfants.
J'ai quelque chose que j'aime, je dois trouver un moyen de...
- De faire quoi ? - Tous les médecins le font.
- Tu abandonnerais ton fils ? - Il reste rien de nous.
- Des haillons... - Rien.
Tu ne peux pas tant avoir changé.
C'est vrai quand tu disais que tu m'aimais...
- Et je te désire toujours. - Alors, sors-moi de cette merde.
Je le vends.
- Tu veux le changer. - Non, je le vends, c'est tout.
- Et tu joueras comment ? - Je ne joue pas.
Tu ne joues pas ? Marzio Barreca ne joue plus.
Je l'ai acheté pour mon père pour 300, c'est bien si tu m'en donnes la moitié.
- Tu rigoles, hein ? - Tu le prends pour 150, oui ou non ?
Votre femme a eu une hémorragie que j'ai réussi à stopper.
Pour résoudre le problème, il faut un hôpital.
C'est son argent, je n'en veux pas.
- C'est sérieux ? - Emmenez-la.
En rentrant, appelez une ambulance immédiatement.
Dites-leur que vous pensez que c'est une fausse couche.
C'est sérieux ?
Juste quelques minutes et tout va s'arranger, Madame.
Ce sera la première. - La première.
Vous en aurez bien d'autres, Dieu sait combien.
Aucune trace de grossesse.
- Comment ça ? - C'est bien plus sérieux.
- Qu'est-ce que c'est ? - Il faut vite intervenir.
Qu'est-ce qu'elle a ?
Un cancer ovarien.
Elle ne pourra plus avoir d'enfants ?
Sauver sa vie est une priorité, non ?
Les effets secondaires sont des bleus, de petits saignements.
Nausées, vomissements et perte de cheveux.
Elle peut s'habiller.
C'est un effet secondaire difficile psychologiquement.
Dans trois mois, vos cheveux repousseront.
Si on calcule les 2 mois passés de l'opération, plus six mois
et deux mois de plus pour la laisser guérir,
ça fera dix mois.
Il ignore deux échantillons, deux saisons, vous comprenez ?
L'entreprise ne peut perdre toutes ces commandes en presque un an.
- Pour elle, c'est la vie. - Désolé.
La dame s'est déjà occupée du remplacement.
- Vous êtes des merdes totales. - Quoi ?
Vous êtes...
vraiment...
des merdes.
Désolé.
- J'ai dit que je ne veux rien. - Essaie de manger, force-toi.
- Tu voulais du foie, voilà. - Répète ce qu'il a dit.
- Tu le sais. - Je veux encore l'entendre.
- Si je me moque, tu mangeras ? - Répète-le.
Pour la collection de cette saison, tu es temporairement remplacée.
- Jure-le. - Quoi ?
- Il a dit "temporairement." - Je jure, il a dit "temporairement."
Alors ?
J'ai compté, 4 mois plus tard, mes cheveux repoussent un peu.
4 mois et j'ai le nouveau jeu d'échantillons d'hiver.
Tu devras me supporter encore quatre mois.
Et ensuite ?
Je pars, je te libère. Continue à t'occuper.
- C'est pas vrai. - Quoi ?
C'est pas vrai, Sandra, qu'ils te filment.
C'est un mensonge ?
Excuse-moi.
Tu es de la merde.
J'ai épousé un sac à merde, t'aurais pas dû interférer !
Un médiocre comme toi !
Bordel, t'es qui pour me parler ainsi et t'occuper de mes affaires.
T'as déjà pas assez ruiné ma vie ?
Tu as tout essayé pour me tuer !
C'était ce que tu voulais, t'as réussi.
- Où vas-tu ? - Je dégage. Pour toujours enfin.
- Je n'y croyais pas. - Voilà...
Ils sont à vous.
- Dans la gueule du loup, hein ? - Oui.
Merci beaucoup aussi...
pour mon partenaire qui n'est pas ici car il m'a plaqué pour...
pour la casse classique. - On n'entend pas la voix !
Excusez-moi !
Ce que je vais chanter...
je l'ai écrit pour mon mariage...
avec une fille...
qui m'a plaqué aussi !
- Ça va la voix ? - Mieux, bien.
Le titre "Le 14ème dimanche d'un temps ordinaire."
Et je...
je la dédie à ces deux sacs à merde.
Merci.
Comme en Floride, on fait toujours la même chose.
Les gens veulent s'amuser, pas écouter tes foutaises,
ta malchance de merde.
Tu m'écoutes ou on s'en tient là ?
J'écoute.
Il a passé le printemps et une partie des vacances
avant que Sandra sache qu'elle ait retrouvé sa beauté,
et mettre ainsi en position son plan d'action.
Je suis très content que tu sois là.
Moi aussi.
Assieds-toi.
Il fait encore des concerts. - Je ne veux rien savoir.
- Quoi de neuf ? - Je veux juste téléphoner.
- Un coup de fil. - Oui.
Un coup de fil. - A qui ?
Si tu appelles, je suis sûre que ça suffira.
Tu crois que je suis plus important que je ne le suis.
Tu l'es.
Je te le jure.
Bien sûr, Dr Mascetti. Comment rembourser votre gentillesse ?
Sandra !
Bienvenue. - Merci.
- Une longue réunion. - Pas d'inquiétude.
On peut y aller.
Tu es sûre ?
Certaine.
Merci.
Viens.
Tu amènes tes amies ?
Je l'ignore, c'est ma première fois ici.
En tout cas, c'est dingue.
Tu veux que je parte ? - Non, non.
Je ne pensais pas ça si sombre. On y va.
Pourquoi ?
Tu sais pourquoi je suis là ?
Ne pense pas que je m'illusionne.
Je sais ce que tu fais contre lui.
En plus des 3,000 petits-dejs distribués aux sans-abris,
grâce à la générosité de nos sponsors,
on a décidé de fêter un d'entre nous, malgré les obstacles.
Il continue son voyage d'art avec le courage des vrais lions.
Marzio, il est temps que tu reçoives ce cadeau
pour te dire que tu n'es pas seul.
Une ovation pour Marzio Barreca des I Leggenda !
Hier soir, j'ai rêvé de ma mère.
C'est comme si je...
je voulais battre ces écoliers qui observaient
une grosse femme...
et qui l'imitaient.
Ils gonflaient leurs joues,
ils marchaient avec leurs jambes arquées comme si...
ils voulaient l'imiter !
Ils se moquaient de ma mère.
Je voulais battre leurs saloperies de mères
et quand je suis arrivé, nos mains jointes,
ils se sont écartés comme si on avait la peste,
comme s'ils savaient...
que cette grosse femme
était la mère la plus aimante
qu'un fils puisse espérer.
Marzio, tu es ivre.
Et c'est pas la Fête des Mères. - Ok.
On me dit que j'étais ivre, comme si je le savais pas.
Et...
et à juste titre,
ce n'est pas la Fête des Mères.
Marzio, on attend à ce que tu chantes.
Oui.
- Je peux te ramener ? - Non, je préfère être seul.
Ne disparais pas, ok ?
Je ne disparais pas.
Quoi de neuf ?
Tu es avec Sandra.
Marzio, de quoi tu parles ?
Il a tout essayé pour me mettre au courant.
- Quel est son nom ? - Marzio Barreca.
"Le spectacle de Marzio".
Grand titre. C'est un salon télé, vous enserez l'hôte
et on parlera de problèmes de la famille moderne.
- Je suis chanteur. - Je sais.
Vous chanterez votre propre chanson dans chaque épisode.
Dimanche prochain, on a deux familles de Corticella
qui s'engueulent pour le tri des déchets
et un coup de fil en direct de Circoscrittone.
L'essentiel, ce sont les sponsors contents pendant 8 minutes.
Les plus âgés d'entre-vous s'en souviendront peut-être.
A Cantagiro, on a battu Dick Dick
et à Castrocaro, le quart de finale !
Merci, merci ! Venez tous à la brasserie.
Der Donati Erminio... non, désolé.
De Ermanno Donati.
Toute viandes grillées et double bière maltée.
Très bien, presque cent appels.
Un petit cadeau du sponsor. - Merci.
Ils aimeraient que vous ne vous trompiez pas dans les noms.
J'essaierai.
Tu devrais être content, cent appels, c'est pas mal.
- Ça a marché ? - Pas mal.
C'est le gros boulot qu'il allait te donner ?
Il faut bien commencer. Comment tu m'as trouvé ?
Changement de canal par erreur.
- Et ? - Je voulais te voir.
- Pourquoi ? - Comme ça.
Salut.
Non... attends.
- Quoi ? - J'aimerais célébrer ça.
Je retourne chanter. Une émission télé mais...
J'ai fait de mon mieux, j'ai fait du bon boulot.
Tout le monde était heureux.
Le cadeau.
- C'est quoi ? - Trois coupons gratuits.
"Brasserie AI Bosco, grill, spécialités, bière artisanale."
Je t'invite. - Moi ?
Oui, toi.
En fait, tu ne saurais pas qui inviter.
En fait, je ne sais pas qui inviter.
Je vous en prie.
- Une bière ? - Oui, deux grandes.
Ok, je vous laisse le menu.
- Et Giovanna ? - Giovanna qui ?
La Giovanna.
- Giovanna ? La moustachue ? - Oui !
- "Giovanna longue moustache." - Oui !
On boit peut-être trop.
J'ai encore deux coupons.
Melle ?
- Melle. - Oui ?
- Deux autres. - Parfait.
- T'as remarqué ? - Quoi ?
- T'as vu comment il te regarde ? - Qui ça ?
Lui là-bas, au bout de la table.
- C'est un gamin. - Il te mate depuis notre entrée.
Je vous en prie.
- Vous voulez lui foutre la paix ? - Excusez-moi ?
- Mais excusez-moi ? - Il sait, lui.
Vous lui foutez la paix ? - Je ne comprends pas.
C'est ma femme.
Veinard !
- On dirait ma grand-mère... - Arrêtez !
Merde !
Il m'a attaqué, il est dingue.
- Hé, ça va ? - Réveillez-vous.
- Ça va ? - Il revient à lui ?
- Marzio ! - Il est dingue !
Il est dingue. - Marzio ! Tu m'entends ?
Quelqu'un va mal, appelez une ambulance.
- Une parente de Barreca ? - Moi.
L'épouse ?
Oui, l'épouse.
Traumatisme crânien, probablement une hémorragie.
On attend le scanner. - C'est sérieux ?
On l'a mais dans le coma et on décidera quoi faire.
Et si c'est sérieux.
On attend le scanner et on espère.
Pourquoi tu m'as amené ici ?
Parce que c'est là que tu voulais qu'on te ramène.
Là où tu attendais que les choses arrivent.
Là où tu as renversé le milkshake sur ta femme.
Ce n'est plus ma femme depuis un siècle.
Papa.
Je ne veux pas arriver à la fin sachant ce que tu pensais de moi.
Quand l'accident t'a emporté, j'étais trop jeune et intimidé.
- Est-ce si important ? - Maintenant, ça l'est.
- Pourquoi ? - Toutes ces années où t'étais là...
je me sentais jugé.
- Par moi ? - Oui, par toi.
T'aurais voulu un meilleur et différent fils,
un confident qui te ressemblait.
Tu n'as jamais su si j'ai jamais eu mon rêve...
tu n'as pas vu que la première partie de ma vie.
Tu n'as rien vu de ma jeunesse quand je sortais tard le soir,
quand j'invitais les filles de Via Saragozza
pour faire la fête avec elles...
tomber amoureux.
Tu avais raison de ne rien attendre de moi.
- Tu as échoué. - J'ai échoué, j'en voulais trop.
Ce fut mon erreur.
Dis-moi, Papa. J'en voulais trop ?
- Oui ? - Babbo est là ?
- Où est Babbo ? - Babbo joue de la musique.
Non, Babbo le musicien a été opéré hier soir.
- Il se meurt ? - Non, il ne se meurt pas.
Mais il était très malade. - Je veux lui donner ça.
Prudence, c'est très précieux. Je vais me marier.
Un cadeau d'invité pour Babbo. Je lavais les escaliers ici.
Babbo est très seul, vous comprenez ?
Oui, vous comprenez ?
Oui, elle comprend.
Elle le lui donnera. Et bonne chance !
Excusez-moi ? - Dites.
- Pourquoi détestait-elle les murs bleus ? - Babbo disait que tu les aimais.
Pas vrai ? - C'est vrai, je les aimais bien.
Voilà pourquoi.
J'espérais finir à temps.
Des murs bleus ? Seulement avec des murs bleus.
Je jure. S'il y a des murs bleus, réserve l'église.
Tout dans ma vie commence dans un endroit spécial à Bologne,
entre Via Saragozza et au début de Via Audinot,
Où, après la guerre, un certain Romolli tenait un kiosque de glaces.
Un endroit où tes rêves se sont réalisés.
Trad: Uncle Jack 2025 !
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