All language subtitles for Hiver.nomade.2012.fre

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Original subtitles

Allez, viens, Turca.

Turca.

Viens, Paquerette.

- Les anes, c'est fini, les vacances. - Allez, viens.

Allez vous coucher.

Va coucher.

Non, non. Tu restes la.

Tu veux aller ou ?

Les chiens, vous restez tranquilles.

Les pantalons sont ou ?

Tiens.

Titus, tu viens au pied.

Il y a de l'excitation dans l'air, ce matin.

- Tu mettras la cloche. - Oui, je vais les mettre.

T'as pas de la graisse, pour les chaussures ?

- Les Cyclo Spray, t'en veux un ? - Il faut prendre les deux.

Il faudra bien soigner les pieds des moutons.

Et la bouilloire.

- Il reste encore les bottes. - Il faudrait une autre sangle

ou on l'accroche avec celle de la...?

Comme ca ?

Ca va pas aller, Carole. Le bruit, ca va lui faire peur.

On peut...

Il y a bien de la place, dans les sacoches. Regarde.

La. C'est assez equilibre ?

Ca a l'air pas trop mal.

Irmat, viens.

- Allez, viens, Carole. - Oui. J'arrive.

Kiwi, au pied !

Allez, viens. Ici. Au pied.

Allez.

Il n'y a pas notre guide, la ?

Viens !

He ! Doucement. Doucement.

Au pied !

Tootsie...

A gauche.

Allez.

Il est deja la-bas, lui.

Viens ici. Au pied. Il va s'arreter, celui-la.

Viens au pied !

Ah non ! Ils vont quand meme pas passer dans les moutons !

Viens ici.

Oh ! Il est fou ?

Regarde-moi ca.

Quand il en aura ecrase un ou deux, celui-la...

C'est pas vrai.

Tu viens...

Stop !

Oui.

- Salut, patron. - Bonjour.

- Quel temps ! - Ben, nous voila bien.

Les betes, c'est bon ?

Normalement, la neige, ca commence au mois de...

decembre, janvier. Il se passe quoi, la ?

Savoir si je dois marcher maintenant...

On va aller regarder.

- On y va ? - Oui.

Tu veux un the ?

Je vais voir l'herbe. C'est plus important.

Bon. A droite ou a gauche ?

- De toute facon, tu sors de la. - Allez-y vite.

"Vite"... Tu risques rien, toi.

- Alors ? - On va essayer de prendre la route.

OK.

Voila. Titus, je suis desolee, mais c'est comme ca.

Irmate !

Figaro, hue !

Carole, ne les fais pas trop courir.

Irmate, viens.

Viens. Viens.

Voila.

C'est bien, Irmate.

Et on va jusqu'ou ?

On va monter sur Cerny. On va prendre la face qui est la-bas.

Titus, tu viens au pied.

Emilien...

Emilien, tu vas ou, la ?

Emilien...

Oh ! Figaro !

He !

Viens la, toi.

Nom d'une pipe. Il veut aller ou, lui ?

Figaro !

Stop !

Non, mais !

Stop !

Ca va, ou quoi ?

Viens ici. Au pied.

Tootsie, au pied !

Vous allez faire quoi, la-bas ?

Viens.

Allez, viens. Avance un peu, la.

Oh, putain. C'est qu'il y a de la neige.

Allez, viens. Allez, viens.

Oh...

J'espere qu'il n'y a pas de probleme. L'anneau est de ton cote ?

Moi, j'ai la boucle.

- Je te demande l'anneau. - Non.

- On a perdu l'anneau. - On a perdu l'anneau ?

Ils vont ou, maintenant ?

- Regarde ca. - Oh la la.

- Il faut envoyer... - Non. On fait rien.

On les laisse faire ?

Bon. Il faut qu'on le trouve.

Sinon, on n'est pas emmerdes.

Bien le bonjour.

Il fait pas bien beau, hein !

J'esperais que vous nous proposeriez de l'herbe.

Ah. Ma foi...

- C'est pas bon, ca, pour les... - Non, mais il n'y a rien d'autre.

Quand on n'a pas le choix,

on prend ce qu'il y a.

Bon.

Vous n'auriez pas un anneau, par hasard ? Je viens de le perdre.

Vous n'en avez pas, a la maison ?

Je sais pas. Je peux aller voir.

Mais un anneau pour mettre...

On l'a perdu... Le voila.

Ah ! La chance me sourit.

Tant mieux.

Si on perd le materiel, apres, on est vite handicapes.

Alors on fait quoi ?

Il y a une petite clairiere, la.

Je vais aller voir.

Oui.

Viens, Carole.

- Je viens ? - Oui.

- J'arrete les moutons ? - On va aller la.

Ils me suivent ?

Ca fait rien.

- Bon. - Allez.

Allez.

On va prendre la serpette, et puis...

commencer.

Tiens, tiens, tiens.

Degage un peu la neige, Carole, avec le pied, comme ca.

Voila.

Ca va m'aider a cueillir un petit peu.

Leon...

Il se dit : "C'est qui ?"

Depuis le temps qu'il n'a pas tete...

- Tu veux faire le lit la ? - Oui.

Tiens.

Je la tiens.

Oui. C'est bon.

Ne fais pas de noeud, parce que pour defaire, bonjour.

Oh la la.

Ca fait du bien.

Quel moment de bonheur !

On a un beau lit.

- C'est plat ? - Je sais pas,

mais c'est au moins un 6 etoiles.

On n'entend plus l'autoroute.

Comme ca fait du bien !

J'en pouvais plus, moi. Je devenais folle, avec ce bruit.

Le bruit va nous manquer.

On va pas reussir a dormir.

On va pas reussir a dormir. C'est trop calme.

Allez, viens.

Pourquoi ils mangent pas ? C'est bete, ca.

Ils mangent pas.

Au pied.

Tu viens au pied.

C'est dur. Regarde-moi ca.

Il n'y a pas grand-chose.

Il n'y a vraiment pas grand-chose.

Bon. Apres, ben...

Je sais pas ce qu'on va prendre.

On passe comme ca ?

Oui. On peut essayer de passer comme ca.

Kiwi !

Oh la la...

- Titus, viens au pied. - C'est une femelle.

Bonjour.

Akem, viens, Akem !

- Il y a combien de moutons, la ? - 800.

"800" ?

On dirait pas du tout.

On dirait qu'il y en a nettement moins.

Si vous comptez, vous en trouverez peut-etre plus.

Ah oui ?

Vous voyez un troupeau pour la 1re fois ?

Non. Le voisin, il en a, des moutons. Donc c'est pas la 1re fois.

Je parle d'un troupeau de transhumance.

Oui.

Deja, je sais pas ce que veut dire "transhumance".

- Qu'est-ce que ca veut dire ? - Pardon ?

C'est un deplacement d'un point a un autre.

- C'est un voyage. - OK.

Mais avec un but defini ou bien...?

Le but, c'est de les engraisser,

de les faire manger.

Et apres, ils sont destines a la consommation.

- Donc ils sont manges. - Les moutons ?

- Vous faites ca pendant...? - 4 mois.

- "4 mois." - La, c'est la periode morte,

ou la vegetation est au repos.

On glane tous les residus, tout ce qui est reste.

Tout ce qui n'a pas pu etre fauche ou recolte.

C'est joli, je trouve, ce contraste

de clair-obscur,

sur ce blanc, comme ca, qui est comme une feuille A4.

Et toi en 1er plan, le chien.

Je pense

qu'elle comprend mieux les histoires de moutons...

Que les histoires d'etres humains.

Elle est en train de nous faire un discours silencieux.

Je crois qu'on est en train de la perturber. Elle se dit...

- "Qu'est-ce qu'elle raconte ?" - "C'est trop intello."

Elle prefere courir derriere les gigots des moutons.

Hein, ma fifille. Mais oui.

Hein ? Ca, tu comprends, hein ?

Oui.

- Voila. Hop, hop, hop. - Ben, dites donc !

Oui. Tu es brave.

Tu es brave.

Allez !

Irmate, tu es un peu penible. Tu veux aller ou ?

Viens la.

Tootsie, tu regardes ?

Oh !

Tootsie ! Non !

Mais qu'est-ce que tu fais ?

Non, mais c'est pas vrai !

Avance !

Non, mais c'est ta faute, la, Carole !

- La ! A droite, Titus ! - Carole !

Ils vont tous dans le colza ! Tu laisses ce chien !

- Titus ! - Bon. Fais ce que tu veux.

Non ! Mais qu'est-ce que tu fais ?

Tu vas les mettre de l'autre cote, maintenant.

- Aie, aie, aie. Mais c'est pas vrai. - Viens.

- Viens. - Viens ici, au pied.

Allez, viens.

Tootsie.

Allez, viens, Olivia. Viens.

Allez !

Bon.

Alors maintenant, les explications.

Est-ce que tu as compris ton erreur ? Tu en as commis une belle.

J'ai dit "a gauche" au lieu de "a droite".

Meme.

Deja, certainement, tu t'es retournee trop tard.

Et le chien, qu'est-ce qu'il fait ?

Ben, il s'amuse avec sa museliere.

Voila. Tu n'as pas tort. Pourquoi les moutons sont la ?

- Parce que Titus n'a pas... - C'est toi qui commandes le chien,

pas le chien qui te commande.

Voila. Et qu'est-ce que tu as fait ?

Tu t'es retournee trop tard et il y en avait deja dedans.

Tu as envoye le chien trop tard. Le chien, il a tourne la tete

et il les a foutus dans le couloir.

Ben oui.

Il faut avoir les yeux derriere la tete. Il faut anticiper.

Parce que ca, on n'aurait pas du l'avoir, un truc pareil.

Tu cherches pas a comprendre, pour faire mieux la prochaine fois.

- "C'est la faute du chien." - Toi non plus, tu comprends pas.

- Pardon ? - T'essaies pas de comprendre.

J'ai pas a comprendre, dans ce genre de situations.

Si le paysan vient, il va pas chercher a comprendre.

Tu pourras lui expliquer ce que tu voudras.

Alors la...

On progresse comme ca.

Si on se ferme, si on est obtus, on n'arrive a rien.

On peut pas s'ameliorer.

Voila quelque chose qui va nous reconforter.

Des rostis avec quoi ? Des pizzas ?

Rostis-pizzas ?

Il est 10 h.

- Tu as faim ? - Non, mais bon...

- Je crois qu'il l'a dit a toi. - Oui.

Bon.

Si les moutons mangent pas, nous, on aura quelque chose.

Ben, voila.

- Bonjour. - Bonjour.

- C'est rostis-pizzas. - C'est sympa.

C'est vous qui tenez le bistrot ?

Ma femme m'a dit d'apporter quelque chose,

que ca vous ferait plaisir.

Je vous souhaite bonne journee et bonne continuation.

- Merci. - Bon. Au revoir.

Alors...

Bon.

- Ben, vas-y ! - Ca a l'air delicieux.

C'est vrai, ca.

Tu veux pas gouter ?

Ca va tenir. C'est assez solide.

Tu vois, heureusement que je suis passe,

que j'etais derriere, sur le cote. - Tu aurais du etre devant.

T'as vu comment les autres refoutaient le camp ?

Tu aurais fait quoi, toi ?

- T'aurais fait quoi ? - On s'est pas trop mal debrouilles.

Oui...

Allez. Viens la, toi.

Viens la.

Allez.

Viens la.

Il n'y a rien.

Bizarre.

Tu as quoi, Figaro ?

Oui...

Il a mal au-dessus.

Mal au-dessus du sabot.

C'est enfle.

Comme un abces, un peu.

Tu vois ? Ca lui fait mal.

Oui.

Ben, Figaro, tu vas pouvoir rentrer.

Tu es a peine sorti, il va falloir te rentrer.

Ou on en est ?

Alors voila le mini gabarit.

C'est vrai qu'il fait petit.

- Il est un peu petit, Polo, mais... - Il est content.

- On va aller voir les copains. - Il est petit.

On va aller voir les copines.

Comme ca, Carole, elle sera toute contente.

Il sera a sa taille.

Elle trouvait les anes trop hauts.

Qui c'est qui est la ?

Voila un copain.

Vous vous connaissez. Vous vous etes vus, a la montagne.

Vous vous connaissez.

Oh, Polo. Oh...

Mais oui.

Non.

Turca, c'est qui ?

Ben, Polo, tu es bien peureux. Je te croyais pas aussi peureux.

Turca, viens la.

Voila.

Doucement.

Va doucement, quand meme.

Le pas du berger. C'est pas le pas du promeneur.

Pascal !

- Quoi ? - Je vais ou, la ?

Tout le monde mange.

Pas les anes.

- Les anes ont mange du foin. - He ! Polo !

Polo, arrete un peu.

- Il doit avoir un peu froid. - Je pense, oui.

Allez.

Leon...

Tiens. Doucement, doucement.

Quand meme !

Regarde, Pascal. Elle me suit.

- C'est une femelle. - Encore un autre.

Comme si on n'en avait pas assez. Nous voila bien.

Regarde la nouvelle guide que j'ai formee.

- Tu sais meme pas si c'est un male. - J'ai regarde : une femelle.

Il lui faudrait un nom.

Arrete. Toi, on sait tres bien que tu aimes le pain.

Emilien, il me semble qu'il vient plus haut.

Ne donne pas tout, Carole, parce que si on va a Ecublens...

J'en ai encore.

Marcel... Il te regarde.

Il va en avoir un bout, mais...

priorite aux nouveaux.

Arretez.

Elle est jolie, hein ?

Tu trouves pas ?

Avec son nez noir...

Ils sont tous jolis.

Elle a compris.

Genre... Vous voulez peut-etre des vieux machins ?

Ils sont bien vieux.

Celle-la, peut-etre.

- Il n'y a meme pas de baton. - Il n'y a pas de baton.

En dessous, il y en a une rouillee. Elle est pas mal, la petite.

Ben, voila. Impeccable, ca.

- Ca ? - Oui. C'est bien.

Faire du neuf avec du vieux.

- C'est de la recuperation. - Ca ira tres bien.

Et on est partis pour l'essayage final.

Voila. On va aller baptiser la nouvelle.

La. Voila.

- Magnifique. - Il a un cou comme ca.

Bon. Allez, en route.

He ! Marilyn.

Reste la.

Et voila.

Marilyn la chef.

Marilyn, viens.

Viens.

Tu vas pas avoir peur de moi, maintenant. Allez, viens.

Viens.

Allez, viens.

Marilyn !

Oh !

Irmate ! Allez, viens !

- Pascal ! - Oui !

Je les mets dans la clairiere ?

Oui. On les met dans la clairiere.

Kiwi, a droite, la-haut.

Kiwi, passe a droite.

C'est pas possible, ce machin.

Je sais pas si j'ai la barbe pleine de cailloux.

Il n'est pas feroce, le truc.

Tu as reussi ou pas ?

J'ai reussi, mais il est un peu faiblard.

J'ai laisse le savon et le shampoing...

- T'as besoin de rien d'autre ? - Non.

Voila. On est tout propres.

- Ca y est. - Elle est douchee.

- Nous voila. - Oh la !

- On est tout frais. - "Tout frais." Oui.

Comme l'air de l'hiver.

Qu'est-ce que tu fais ?

Je soigne les genisses, un peu de bois...

Oui ?

2 ou 3 assemblees... Ca passe vite, l'hiver.

Delicieux.

J'ai dit qu'elle fasse un plat que tu manges pas tous les jours.

Ben non. C'est sur que la langue...

Tu nous gates.

Il y a des jeunes qui font ca, comme toi, qui se lancent ?

Je suis plus jeune, moi.

Non, mais des jeunes...

Tu en connais qui veulent en faire leur metier ?

Non. Malheureusement, non.

Ca va se perdre, ca.

- Je pense. - Ca va se perdre.

Parce qu'il faut... C'est une presence quand meme...

24 heures sur 24 avec le troupeau.

T'as pas de samedi, pas de dimanche.

- Pas de conge. - Et par tous les temps.

Je pense que c'est comme un marin.

C'est pas simple, hein !

Il y avait des Italiens, qui passaient.

Que des Italiens.

C'est vraiment une tradition bergamasque.

J'ai commence avec des Bergamasques, en transhumance, pour apprendre.

J'etais avec Piero Salmodeli.

Il parlait pas un mot de francais, alors j'ai du me mettre a l'italien.

Mais il etait tellement content de moi...

Pourtant, moi, j'etais l'aide. Tu vois ?

J'etais l'aiuto. Apres, il m'a appele l'"Americain",

parce que je me debrouillais. J'allais chercher la paille,

j'allais faire les courses...

En plus, j'etais motive,

parce que c'est quelque chose qui me tenait a coeur.

Mais j'en ai pris, des injures.

Ils sont durs, les Bergamasques.

En plus, le premier hiver,

on buvait du lait qu'on prenait dans la ferme,

on mangeait du lard

et du fromage, et fini. On faisait pas de feu.

On faisait meme pas un feu.

- On mangeait pas chaud. - Tu avais quel age ?

Ben, j'avais 20 ans.

Maintenant, ca fait 32 ans que je fais ca.

- "32 ans" ? - Oui.

Je tiens encore la route.

Tu as fait la premiere moitie.

Tu en as encore pour 20 ans.

On verra.

Ca fait combien d'annees que tu viens chez nous ?

20 ans ?

- Oui. Je pense. - Eh oui.

Tu as eu connu mon mari ?

Il me semble. Oui.

Tu vois ? Quand meme !

Je te tricotais des chaussettes.

Ca, c'est certain. Je m'en souviens.

Tu en mets toujours ?

Bon. Je peux recommencer, alors.

- Je peux t'en faire, alors ? - Sans probleme.

"Sans probleme." C'est tres bien.

- Bon. Alors... - Salut.

A l'annee prochaine !

- Ciao. - Merci beaucoup.

Bonne nuit.

Ils dorment bien, les moutons.

Ils ont mange, hier soir.

Je vais allumer le feu et tu te leveras apres.

Hein ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu m'as jamais vu ?

Je vais descendre la casserole, si le chien veut manger.

Leon, doucement.

Ce sera une belle journee, aujourd'hui.

Tootsie, c'est pas pour toi.

Tootsie, la.

Leon...

Tiens.

- Il n'y a pas de confiture ? - Tu en veux ?

Un petit peu.

S'il te plait. Elle est ou ? Elle n'est pas la ?

Si.

Tiens.

Aie !

Quand j'etais gamin, on buvait du Banania.

C'est mon oncle qui avait fait la publicite.

"Buvez du Banania. Du ressort pour toute la journee."

On n'a plus de Banania, on prend du the.

Tu te souviens de cette tete sur un ressort, la ?

- C'etait pas mal, ca. - Non. C'est ton epoque, ca.

- C'est pas la mienne. - C'est plus age. Oui.

"Y'a bon Banania."

Non.

Oh ! Titus, non.

Regarde les moutons. Non ! Viens au pied !

La. Titus, tu viens au pied.

La. Assis la. Assis la et pas bouger.

Pas bouger, j'ai dit.

Tiens. Tu peux m'attacher, s'il te plait ?

- Ce crochet, ca tient pas. - Non, ca tient pas.

Ca tient rien du tout.

Merci.

Titus, au pied.

Titus, tu viens au pied.

Titus !

Au pied.

Titus, assis. Assis et pas bouger.

Et Leon, arrete de l'emmerder.

Assis et pas bouger.

- Bien le bonjour. - Attention aux balles rondes.

Oui. C'est pour ca que je suis la et que quelqu'un est au bout.

Oui, oui.

Et de l'autre cote du chemin, c'est chez moi.

- Je veux pas des moutons ici. - D'accord.

Je peux traverser, pour passer ?

Je veux pas les moutons la-dessus, moi.

Et puis la-bas, la plaine, c'est chez nous.

La-bas, c'est du mais.

D'un cote, il y a de l'herbe,

de l'autre cote, c'est chez moi.

Je veux pas de ces moutons.

- Il y a de l'herbe la-bas aussi... - Ou il y a la maison.

La, c'est une chapelle.

La chapelle, la blanche.

Mais de l'autre cote, il y a une maison.

Apres la chapelle et la maison, il y a de l'herbe.

Je veux pas de ces moutons non plus.

Non. Parce qu'alors...

Et puis ces balles rondes sont a nous. Il faut...

On est la-bas, de toute facon.

Apres, vous partez ?

A Molondin.

Vous passez par ou, pour aller a Molondin ?

Par la route.

Non. La commune, il y a quelques annees,

elle avait interdit les moutons. - Pourquoi ?

Ben, parce que, avec la douve et tout ca...

- On met du trefle... - Stop.

On met du trefle, vous venez, vous saignez tout.

- Non, parce que... - Il n'y a plus que du ray-grass.

- On reste pas longtemps. - Ca fait rien.

Nous, on peut pas aller avec les genisses dans la campagne.

On s'est enerve pour faucher de bonne heure pour que ca repousse,

alors quand on vient nous saigner ca quand ca gele la nuit,

ca va pas, ca.

C'est sur, pour les citadins, c'est joli.

Ca sent Noel.

Pour les bergers, vous croyez que c'est joli ?

- Pardon ? - Pour le berger, c'est joli ?

Vous parlez du citadin. Et le berger ?

Le berger, il a choisi. C'est comme nous.

Quand on a des naissances la nuit, qu'il faut le veterinaire,

on l'a choisi.

Vous avez choisi, vous, de dormir dehors,

de vous occuper de ces betes.

- C'est chacun sa... - Sa passion.

Parce qu'il faut de la passion, pour ca.

- Bon. Carole ! - Oui !

On passe la. Le gaillard veut pas qu'on traverse ses parcelles.

Ils font chier, hein !

Allez !

Titus !

Kiwi, au pied, maintenant !

Kiwi, derriere.

Doucement, Carole.

- Hein ? - Il y en a plein derriere, encore.

Carole, arrete-les !

Ah ! Je les arrete !

Stop.

Vous pouvez vous mettre la ?

Vous pouvez reculer ? On va la, nous.

On va ici, nous. On va comme ca.

Tu feras l'angle du semi, la-bas. Tootsie, au pied !

Avance ! Avance !

Tootsie, au pied !

Mais non ! Viens la, Tootsie !

Non, mais...

Eh ben !

Kiwi, au pied.

Viens au pied !

Viens la. Au pied, a droite.

He ! Kiwi ! Tootsie !

Mais non ! Avance !

Oh ! Mais c'est pas vrai !

Des que ca gele comme ca...

La.

Tu as ete mordu, toi.

Tu parles.

Regarde-moi ca.

Ca, c'est Titus. Il a recommence, la.

Titus, recule.

Ca suffit, hein.

La museliere, toi.

Il va falloir peut-etre lui remettre,

pour lui faire comprendre.

On n'a pas besoin qu'il en morde plus.

Je sais bien.

- Quoi ? - Oui.

Il faut lui remettre une fois, qu'il comprenne qu'il en a fait une.

Bon. Allez, on y va.

Il y a du fumier ? Il y a quoi, la-dedans ?

Ils posent meme pas le nez.

La-bas, peut-etre au-dessus de la haie, Carole ?

- Au-dessus, la-bas ? - On dirait de l'herbe.

- Tu veux que j'y aille ? - Oui.

Viens ici. Au pied.

Est-ce qu'ils posent le nez ? Meme pas.

C'est pas terrible.

Arretez de faire les penibles ou vous allez voir, ce soir...

ce que vous allez avoir comme repas.

Bon. Carole, allez, hop. Reviens.

On s'en va.

Avant, il y avait de l'herbe, ici.

C'etait facile de passer. Regarde ces constructions.

- Disneyland. - Toujours aller plus loin.

Non, mais c'est fou !

Viens au pied, Titus.

Viens.

Au pied.

Tu viens au pied !

Viens au pied.

Alors qui va partir, aujourd'hui ?

Numero 1 jusqu'au numero 50.

Ne dis pas ca.

"Ne dis pas ca..."

Ils mangent encore pas trop mal, sur cette parcelle.

- Ca va, patron ? - Ca va bien ?

- Tu es un peu fatigue, non ? - Ben, c'est la misere.

Tu souffres ?

"La misere..."

T'es pas heureux ?

- Fais gaffe a toi. - Eh ben...

Kiwi !

Oh !

Carole, je les mets en haut.

Tu veux que je les compte, que je les attrape ?

- Pascal, il va falloir les attraper. - Tu comptes.

Kiwi !

Attends.

Il doit etre bon, lui.

Pas sur.

Il se touche mieux que l'autre.

- Hein ? - C'est ca.

Kiwi, viens ici. Au pied. Viens au pied.

Allez, viens la.

Kiwi, stop !

Stop !

Tu arretes, Titus !

Stop !

Allez, poussez-vous, la.

Ouste ! Ouste !

On n'a plus 20 ans.

Alors, Polo...

s'ils sont pas contents de la marchandise,

j'arrete le metier.

Hein ?

Bon. 52 en moins.

Il faut lui en donner plus.

J'en veux pas trop. C'est bon. Un petit peu.

Viens au pied.

C'est tout bon.

- Il n'y avait pas de courrier ? - Non.

Pas de facture. C'est deja une bonne chose.

Ou il y en a le moins.

Kiwi, au pied !

- Tu as fait les reglements, la ? - Tout, tout, tout.

J'ai oublie ton salaire.

Mince. J'ai oublie de payer son salaire.

Pas grave. J'irai a l'Armee du Salut.

Viens au pied.

Donc la semaine prochaine...

Je vais te dire.

Je vais voir avec Bell si ca va.

- Ca veut dire...? - Ils veulent...

des gigots pour Noel.

Maintenant, on va en prendre toutes les semaines.

Leon.

C'est qui, le pere ?

- C'est Titus. - Vous etes surs ?

Alors tu vois, Titus ou...

On s'en fout, c'est en famille.

Oui, mais ca peut faire des toilles.

Regarde. Il n'a pas l'air toille. Il a l'air completement equilibre.

Il faut pas qu'il prenne de mauvaises habitudes.

C'est petit, que ca se dresse.

- Ah oui ? - Je dis toujours qu'un arbre courbe,

tu le redresses plus.

Hein, Pascal. Quand c'est tordu, c'est tordu.

Ca se dresse quand c'est petit.

Normalement, on doit suivre un cours pour les dresser.

Tu devrais avoir un permis, pour avoir des chiens.

Je vais t'inscrire.

Je te paie le cours. Je te vois arriver la-bas...

Ils t'apprendront a tenir un chien, a droite...

Ils vont tous detaler.

On devrait pas donner un chien a n'importe qui.

Eh oui ! Tu comprends ?

On voit le resultat.

- Salut, Carole. - Salut, Jean-Paul.

Titus, au pied.

Titus, au pied !

Au pied. Viens au pied.

Au pied.

Pour Noel, faites plaisir a vos proches

en offrant nos fameuses buches chocolatees.

Cette semaine, en action speciale, l'agneau de Nouvelle-Zelande.

Attends.

Leon...

Leon, viens.

- Attendez, les chiens. - Leon, allez. Hop !

Attends, Tootsie.

Viens la.

Temperature : 2.

Service.

10 degres.

On doit etre bons.

Je me suis encore ouvert le doigt avec un barbele.

- Ah bon ? - Ben oui.

C'etait pas la journee la plus facile, aujourd'hui.

Je crois qu'on s'en est pas trop mal sortis.

- Ben, ca change, au moins. - Super.

Oui.

Ca, c'est sympa.

On revit, avec la mer.

Que c'est bon, ca !

Alors, je vais te faire un petit toast...

de derriere les fagots.

Ah. Ca, c'est interessant.

Attends.

Tu veux pas avec du beurre ?

Tu aurais pu en mettre un peu plus.

- Ah bon ? - Oui.

- C'est bien tartine. - Je vais en manger qu'une.

J'en ai pas trop mis. Tu m'aurais dit qu'il y en avait trop.

Du foie gras, on n'en mange pas souvent.

- C'est un regal. - Oui, il est bon.

Il est parfume.

Oui.

Merci.

Non. Ca va. Ca va.

Euh...

Voila. Joyeux Noel.

Magnifique.

C'est vrai que c'est debile. On mange plus de buche

parce que les gens pensent que c'est nul.

Non. La buche de Noel, c'est...

Et generalement...

Du coup, tu manges plus de buche.

Mais moi, j'aime bien !

Oui. C'est de tradition.

Oui.

- Tiens. - C'est une bonne part.

Ca, c'est une part pour quatre.

Merci.

Tu vois, elle n'est meme pas roulee.

Ils ont triche.

Non.

C'est bon.

- C'est pas une vraie buche. - Moi, ca me va.

Oui.

- C'est le 1er Noel de Leon. - Ben oui.

L'annee prochaine, il commencera a travailler.

Il va commencer a se faire engueuler.

Ca sonne minuit ou quoi ?

Tu veux aller a la messe ?

Moi, je vais au lit.

Je pense pas qu'il soit minuit. Ce sont des...

En plus, il y en a une qui me donne raison.

Voila.

Allez, vite !

Carole !

Stop !

- Leve-lui la tete ! - Oui !

Avant de l'attraper, leve-lui la tete. Ca le bloque.

Mais bon...

J'ai attrape plus de moutons que toi.

T'as pas la meme force que moi.

De l'autre cote.

Il en faut combien ?

Une quarantaine, je pense.

Tiens-le bien.

Comme ca. Lache l'agneau.

Comme ca, la, dessous, et comme ca.

- Bien sur. - Il bouge pas.

Carole, ecarte ta main, comme...

Bon. Touche-le.

Il est bon, celui-la. Il est extra.

C'est sur. Avec la force qu'il a...

C'est bon.

Pas bouger. Stop.

Tu vas pas attraper froid ?

- J'ai chaud. - Bien sur. Tu transpires.

Toi, tu transpires pas beaucoup.

Pardon ?

Je te remercie.

Tu crois que reperer les gras, ca fait pas transpirer ?

Deja, t'as pas besoin de mettre des habits en plastoc.

Oui, mais bon.

Je suis quand meme mouille.

- Tu es mouille ? Pauvre chou. - Je suis trempe.

Je deviens fragile.

Titus, tu viens au pied !

Il y a de la belle herbe, la.

Allez, viens, Carole. Allez.

Il faut tirer les moutons.

Oui. J'ai trouve un champ d'herbe.

C'est une merveille.

Vraiment, c'est de la belle herbe.

- On va rester combien de temps ici ? - Ce soir et demain.

- Tranquille. - Tranquille. Ca va.

Polo, demi-tour. Allez.

Madame, il y a un mouton, la-bas.

He ! Le mouton, la ! Tu fais quoi ?

Il se regarde dans la glace.

Tu veux aller dans la cuisine ?

Allez, hop !

Viens au pied.

- Super. - Merci.

Regarde-moi ca. Il y a meme des petites truffes.

- Elles ont l'air bonnes. - Pas faites maison, mais...

Je vous en offre une ?

Volontiers.

Merci beaucoup.

Leon...

Ca va. Il enleve les mauvaises herbes.

- Dis, Leon... - Qu'est-ce que tu fais ?

Je trouve que ca donne de l'energie,

et puis aussi...

c'est apaisant.

C'est tres apaisant.

Oui. C'est sur.

Ca detend. Ca...

Deja, on n'etait pas en avance, mais alors la...

Salut.

Tu vas bien ?

Oui. Ca va super bien.

Pascal, il est ou ?

- On l'a croise a cote du bois. - Il arrive.

Il nous a trouves...

- Salut. - Ca va ?

La cuillere est prete. Et la fondue ?

Allez, go!

Ca va tenir ?

Mais oui, ca tient. Regarde-moi ca.

- Impeccable. - Vous avez cavale, cette annee.

D'habitude, on vous voit vers Oron,

et la, on doit courir.

On a ete jusqu'a Ferlens et on a rebrousse chemin.

Tu as vu la neige qu'il y avait ?

Tu sais que ca va etre vite cuit. Il faut venir.

Attention.

Attends. Je garde ca.

Elle est magnifique.

Notre traditionnelle fondue.

Merci.

Merci bien.

En parlant de hasard,

mon pere avait participe a la guerre d'Algerie.

Et puis...

en revenant...

il avait termine, il etait sur le port de Marseille

et il devait revenir a Paris.

Ils etaient en file pour monter dans les camions.

Un voisin lui a dit :

"Tu prends ma place ? Je veux aller voir Paris."

Il a change sa place, en l'espace de cinq secondes.

En fait, il est parti en Maurienne.

Mon pere est parti en Maurienne.

L'autre gars est parti a Paris.

Il s'est retrouve a Modane, il a rencontre ma mere,

il s'est marie et je suis ne.

A quoi ca tient ? Toi, tu as rencontre Pascal.

- C'est hallucinant. - Je devais aller en Bulgarie.

Tu l'as rencontre et tu as tout lache.

Ben oui. Mais j'attendais quelque chose.

Je savais qu'il allait se passer quelque chose.

- Serieux ? - Ben oui !

- Ou tu le desirais, peut-etre. - Oui, je desirais. Tout a fait.

Tu savais pas qu'il allait se passer quelque chose.

Tu etais a l'ecoute des signes.

J'etais a Brest, dans mon appart. C'etait le boulot, rentrer,

manger, dormir, boulot, rentrer... C'etait nul.

- La petite vie tranquille. - Oui.

- Pas de regret de choix de vie ? - Non.

- Zero. - Elle prend de l'autorite,

elle commence a commander.

- Et j'ai mes guides. - Bientot, j'aurai plus rien a dire.

Quand ca m'enerve, je dis : "Pars avec le troupeau.

"Montre-moi maintenant comment on fait."

Alors la, elle commence a baisser d'un ton

et elle se dit...

Maintenant, je suis devant, deja. Mais bon.

Parce que je suis toujours la : "Pascal, on va ou ?

"On va ou ?"

Tu regardes pas assez loin, donc...

Si tu regardes...

Si tu es seul, tu dis pas : "Pascal, on va ou ?"

Tu te debrouilles tout seul.

Oui.

Pourtant, tu as un fort caractere, aussi.

- Tu n'es pas la a t'ecraser. - Alors Pascal, il faut pas...

On est 2 forts caracteres, alors ca va. On s'entend bien.

Des fois, je m'enerve, je le remets a sa place et ca va mieux.

Oui. Et ca me surprend qu'elle s'enerve.

Des fois, je m'enerve

parce que je trouve la situation injuste.

Je m'enerve et puis...

et puis voila.

Je hausse le ton et ca va.

La Lune est extraordinaire.

- C'est magnifique. - Oui. La, elle est claire.

J'adore.

- Ca va, patron ? - Ca va.

Avec ce beau soleil.

Il a fait froid, cette nuit.

Je vois encore le gel pres de ta voiture.

Nous, on avait moins 7.

- Ah oui ? - Moins 8.

- Il a fait froid. J'ai senti. - On n'a pas dormi du tout.

- Avec la Lune, et tout. - Pourtant, vous etiez fatigues.

- Oui, mais tu vois... - Meme pas dormi ?

L'air sec, c'est bon pour les poumons.

C'est le souci du retour, je pense.

Tu vas pleurer, quand ce sera fini.

Tu vois, quand il y en a trop, il y en a trop. Et maintenant...

Tu verras, il restera une semaine sur le canape.

- Il va deprimer. - "Refais-moi un troupeau."

- Il va se sentir mal. - C'est normal !

Chaque annee, c'est la meme chose. "Je veux arreter, je veux arreter."

Et tout a coup, il n'a plus rien.

Il y avait un bon lot, hier, non ?

Oui. Je te dirai demain.

- Combien, Carole ? - Onze.

Encore quatre.

Titus, stop.

Allez.

C'est bientot fini,

de te promener.

L'annee prochaine...

Tu sais la chance que tu as d'etre sauve, toi ?

Hein ? Tu veux pas passer a la marmite.

He ! Polo !

Qu'est-ce qui s'est passe ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Tu as glisse ?

Un petit effort encore. Va.

Viens, Polo.

Voila. C'est bien.

Voila.

Allez, viens.

Viens la.

Turca !

Allez, viens !

Allez, Polo.

Allez, viens.

Oh la la, Paquerette ! On s'enfonce, hein ?

Allez, hue. Allez, hop !

Allez, hue !

Va coucher, Titus !

File !

Tu files !

On va dormir par la ?

Tu veux dormir dehors ?

Tu veux dormir dans la foret ?

- Non, mais... - Tu preferes dans une maison ?

- Pas de tempete, ca souffle pas. - Mais c'est pas ca.

Hein ? C'est que tu es contrariee.

J'essaie de trouver le meilleur endroit pour les moutons.

La, si ca descend en pente...

On peut les laisser contre la haie.

- Ils seront a l'abri des arbres. - D'accord.

Et s'ils veulent descendre, ils descendent.

Et peut-etre qu'il y a un replat, la-bas.

Parce que la foret, elle est grande.

Il y a peut-etre un...

On peut descendre. On n'a meme pas ete voir.

Je t'ai demande d'aller voir, et tu m'as repondu quoi ?

- Je vais y aller. - Que t'etais pas pressee.

T'as rien trouve de bien ?

Apparemment.

Il y a du lierre, dans la foret.

Ca, t'as pas regarde ?

De toute facon, ils auront bouffe.

Qu'est-ce qu'il y a ?

T'auras beau te noyer, t'essaieras de t'en sortir comme tu peux.

Meme si tu te noies.

Meme s'ils ont mange, en mangeant du lierre,

ils auront de la matiere seche.

Alors ils seront contents d'avoir du lierre.

Ce sera toujours ca en plus, non ?

Celle-la, il faut la mettre dessus.

- C'est pour moi, alors laisse. - Tu preferes comme ca ?

Pour toi, j'ai fait differemment, mais pour moi, tu laisses.

Le pyjama.

Oui, patron.

Darden m'a appele.

Et...?

Il m'a dit : "Des professionnels ! Des professionnels !

"Maison Peguiron !"

- Ah bon ? - Il etait content.

- Un beau boulot ? - "Magnifique."

Combien de moyenne ?

- Merde. Il m'a dit. - 23 ?

23 ou 24 ?

Je saurai demain.

Tu me diras. Mais il etait content ?

Je te dis...

Non, mais je vais te dire, on l'a bien servi.

Il m'a dit que vous etiez professionnels.

Tu dois etre content, d'avoir un bon berger.

Ca y est. On passe pas pour des guignols.

On n'est pas des guignols.

Nom de Dieu ! Ca, ca me fait plaisir.

Tu vas bien dormir, alors.

D'accord. Allez, ciao.

Bon. Ben, alors...

"Des professionnels."

Non, mais c'est vrai que le lot d'agneaux...

Des agneaux pareils...

Mais tu as vu ca ?

Meme dans la neige, on arrive quand meme encore a...

a sortir de bons agneaux.

Oui.

Ca fait plaisir, d'etre complimentes de temps en temps.

Les moutons sont en train de se reveiller.

Ils se levent.

Ou ils veulent aller ?

Leon !

Viens. C'est bien. Viens !

Tres bien. Viens.

C'est bien, Leon. Viens. Voila.

Leon...

A gauche.

Leon !

He !

Leon !

Stop ! Leon !

Qu'est-ce que tu fais, Leon ?

Leon, a gauche.

Pousse. A droite.

Leon...

Pousse, pousse.

Pousse.

Je crois qu'on va... Comme en Mongolie, tiens.

J'ai envie de...

de benir la terre et le feu.

Comme ils font, avec le lait.

On va le faire avec le vin.

J'ai envie de faire ca.

Notre transhumance s'est bien passee.

Oui. On remercie aussi...

tout ce qui peut nous entourer,

tout ce qui est absent, abstrait,

irreel.

Je pense qu'ils veillent sur nous.

Parce que je suis convaincu qu'on a quelque part un protecteur...

qui nous guide.

- Irmate. - Irmate.

Tchin.

Allez, si on veut partir.

Titus, viens.

Bon. Tootsie !

Allez !

Allez, Marcel. Vas-y, monte. Fais un effort.

Allez !

Irmate et Marilyn, a l'annee prochaine. Allez, on y va.

Allez, viens.

Irmate, ce sera la derniere.

C'est une rebelle. C'est une fellagah.

C'est ma Irmate. Allez, Irmate.

Voila.

Oui.

Une transhumance de plus qui s'acheve.

Tabasco qui me regarde.

Hein, Titus ? Ca va. Tu as ete gentil, cette annee.

Ben oui.

- Il etait... - Il etait bien.

Oui, mais des fois,

il les a pinces un petit peu.

- Bon. - T'as les larmes aux yeux, ou quoi ?

Non, mais comme pour tout, il y a une fin.

Comme pour tout. Meme les relations amoureuses.

- Je veux pas penser a ca. - Tu vas a Clarens ?

Oui. Je vais livrer.

- Tu livres pas les guides. - Non. Je ferai attention.

Elles ont toutes une clochette ?

- Non, mais les guides... - Elles ont toutes une clochette.

Tu la reconnais, Marilyn. Une petite tache sur le nez.

Hein ?

Salut, Marilyn !

Ciao, ciao.

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