All language subtitles for The girl of the fifth avenue 1935 SatRip VOS. Sub french

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Original subtitles

M. et Mme Martin French ont l'honneur de vous inviter

au mariage de leur fille Valentine avec M. Jonh Marland

le jeudi 2 avril � midi en l'�glise Saint Thomas, New York

Essayons encore.

C'est une perte de temps.

On est gar�ons d'honneur. On ne peut arriver en retard.

On s'en moque.

Arr�tez-vous au drugstore.

Appelle son cabinet.

- Je les emb�te depuis trois jours. - Peu importe.

Chadbourne, McBurn et Durant.

Il n'est toujours pas l�.

Comment le prennent ces messieurs ?

Pas tr�s bien.

M. Chadbourne l'a s�rieusement admonest�.

Ils ne sont pas au courant ?

Vous les connaissez.

C'est pire que jamais. Il a rat� deux affaires importantes.

Ils pourraient avoir un peu de compassion.

C'est vrai.

College Club.

Il n'est pas l�.

Oui, M. Brown.

Il est venu hier apr�s-midi

On l'a mis au lit, mais il est ressorti cette nuit.

Oui, assez mal en point.

Eh bien voil�.

J'entends d�j� Valentine: "Comment va ce cher Geoffeey ?"

On dira qu'il va bien.

Et qu'il plaide une grosse affaire.

Attention, ivrogne !

Pardonnez ma maladresse.

Bien s�r.

La ferme ! Je veux entendre ce qui se dit l�-dedans.

Deux �tres se font d'importantes promesses.

En se retenant de rire.

La ferme !

Valentine, acceptez-vous de prendre ce parasite du bottin mondain.

pour l�gitime pantin,

de le ha�r, le d�shonorer et l'ignorer ?

Puisque cela procure des avantages � la fois sociaux et financiers

et anesth�sie l'aga�ant raffinement naturel dont je suis afflig�e,

je le veux,

je le veux, je le veux.

Alors, je vous d�clare mari et femme.

Vous parlez d'une gloire pour le pays!

La ferme !

C'est Geoffrey Sherwood,

le type qu'elle a plaqu�.

Il va faire du grabuge.

Nous emporterons notre amour vers d'autres cieux...

Ils veulent le dire aux anges !

Dis � Murphy de le cueillir.

- Pour l'emmener o� ? - A l'h�pital Bellevue.

M. Sherwood...

Un flic est � vos trousses.

- Pourquoi ? - Vous avez lu'air agit�.

Je ne suis pas agit�, juste curieux.

J'attends de voir ce joyeux spectacle.

Ils ont parl� de Bellevue.

- Je me fais remarquer ? Un peu.

Filez par l�.

Vous venez ?

Allez-y seul.

L'�ternel plaqu�!

Bon, venez.

Navr�, mais mon �lan s'est bris�.

Un verre vous remontera.

Bonne id�e.

Je connais un endroit.

Une petite marche nuptiale ?

D'accord, c'est parti !

- Quelle belle c�r�monie ! - N'est-ce pas ?

- Comment va Geoffrey ? - Il est d�bord�.

Il plaide une tr�s grosse affaire.

Tant mieux.

Tous mes voeaux, John.

Vous n'en avez pas marre de chanter �a ?

�a vous d�range ?

D'avoir l'air ridicule ?

La femme dans cette �glise �tait-elle ridicule?

- Pourquoi le serait-elle ? - Exact.

Elle �tait au bras d'un homme qu'elle n'aime pas.

Comme vous en ce moment.

Vous vous d�brouillez pas mal.

Rangez �a.

Comme vous voudrez.

Je pr�f�re �a.

Sobre, vous n'agiriez pas ainsi. Ne restons pas dans la rue.

Entrez l�-dedans.

Un whisky pour ce monsieur.

Comment j'ai devin�? A l'odeur?

Un sandwich et un caf� pour moi.

Excusez-moi.

Du champagne et deux verres.

Je ne boirai pas avec vous.

Quel est le programme?

Un bain turc pour vous. De la vapeur et du repos.

Et � minuit, je serai debout � cogiter.

Vous finirez par l'oublier.

Quand le bateau partira ?

Elle sera � bord, hein ?

Avec lui.

C'est moche.

Vous et moi, on va faire une vir�e.

- Je dois travailler. - Travailler ?

Eh oui.

Vous empi�tez sur ma pause-d�jeuner, alors vous paierez le repas.

Mannequin ?

Je couds des etiquettes. Trois dollars par jour.

Vous avez besoin de vacances.

J'en aurai plein � partir de samedi. Ils virent tout un tas d'entre nous.

Vous coudrez des �tiquettes sur moi jusqu'� samedi.

Donnez moi �a. Je vais m'asseoir l�.

Je paie ma part.

D�sol� de vous avoir froiss�e par mon manque de tact.

Je suis maladroit ces temps-ci.

Mangez. A quand remonte votre dernier repas ?

J'excuserai votre curiosit� si vous me dites quand vous pensez remanger.

Je m'en sors toujours.

Vous avez bien de la chance.

Comment peut-elle autant vous miner ?

Je l'ignore, mais c'est r�ussi.

J'ai d�j� �t� plaqu�e.

Alors, vous comprenez.

Oui.

Portons-leur un toast.

Que nos ex soient toujours heureux.

- Essayons ici. - Attendez-nous.

Nous sommes avec eux.

Votre vue me d�prime.

Nous t'avons vu descendre l'avenue.

Voici Mlle...

J'y vais.

N'ayez crainte, ce sont des gens bien.

Ravie que vous l'ayez trouv�. Adieu.

Buvons tous ensemble.

Tu commets une erreur.

Ce ne sera que la deuxi�me.

Retournez � votre mariage.

Aide-moi, Tony.

Vous voulez m'emmener ?

Attention !

Je ne me suis pas battu

depuis que j'ai d�fendu l'honneur de Mlle d'Armenti�res.

- Je vais vous raconter. - J'y vais.

D'accord, Jeff. On prendra un verre avec toi.

Vous voulez bien ?

Vous irez avec eux ?

Je ne promets rien quand j'ai bu. Asseyez-vous.

Je vais chercher deux autres coupes.

Que veut-il ? Ses r�f�rences ?

Elles sont excellentes.

Je peux sortir par l�?

Attendez !

Prenez la rel�ve.

Il risque de tout casser.

J'appelle les flics.

Vous la connaissez ?

Elle est r�glo. Elle travaille chez Horkheimer.

Apprenez � mieux juger les gens.

Je m'excuse.

Apportez deux autres coupes.

Il faut nous aider.

Pourquoi le ferais-je ?

Ramenez-le � son club et vous aurez cent dollars.

Je peux difficilement refuser.

Voici mon num�ro au cas o� vous auriez besoin d'aide.

Il trimballe une grosse liasse. Prenez-la-lui

Je ne peux pas.

- Merci d'en a oir parl�. - De rien.

Quel est votre nom ?

Miriam Brady.

J'habite au num�ro 1650 de la 10e Avenue..

Un genre de club pour ouvri�res.

Vous pouvez les appeler. C'est tr�s s�lect!

On s'en remet � vous.

College Club. Qui ?

Ah, oui. Ses amis esp�raient voir de ses nouvelles avant.

Il va bien. Nous sommes au Marchand's.

Cet homme n'en fait qu'� sa t�te.

Je l'ai emmen� chez le coiffeur. Il fi�re allure.

Et moi aussi.

Il n'a accept� de se faire raser que si j'achetais une nouvelle tenue.

Comme je devais sortir avec lui, mieux valait ne pas d�parer.

Assez ! Je croyais que vous appeliez une amie.

Ce sont vos amis.

Je suis l� pour les oubier.

D�sol�e.

Je commence � y prendre go�t.

Je vous envie.

Si vous saviez comme je m'amuse ! Je n'en reviens pas d'�tre ici.

Vous �tes adorable. Sans vous, je serais devenu fou.

Non !

Le bateau est parti il y a 30 mn.

Si on dansait ?

Elle est seule avec lui.

Tout allait bien. Ne craquez pas maintenant.

Ne me laissez pas tout seul.

Je me colle � vous.

Je vous enlace au vu de tous !

Vous �te un gosse qui veut �tre dorlot�.

So�lons-nous.

Gar�on !

Une autre bouteille.

Pour qu'il fonde en larmes ?

Devons-nous aller la boire ailleurs ?

- D'accord, mademoiselle. - Insolent !

Vous ne m'abandonnerez pas ?

Pas un seul instant.

Que s'est-il pass� hier ? Je vous ai �pous�e ?

Oui.

La conclusion d'une journ�e parfaite.

Buvons quelque chose.

Du jus d'orange venant du drugstore.

Formidable.

�a fait du bien.

J'ai bien fait mon compte !

Du champagne en plus du reste !

J'ai les bulles qui remontent.

Tenez.

C'est quoi ?

�a dit qu'on n'�tait pas lucides et que je ne r�clame rien.

Vous �tes avocat. Vous obtiendrez l'annulation.

Votre argent est l� On n'a pas beaucoup claqu�.

Je vous ai laiss� filer 25 $ au greffier

pour l'avoir r�veill�. Vous vouliez lui en donner 100.

10 $ au taxi pour avoir �t� notre t�moin

plus 16,50 pour la course.

Comptez.

Pas avant d'avoir eu un remontant.

Le voil�.

Entrez.

- Combien pour l'eau de Seltz ? - 75.

Tenez.

- O� sommes-nous ? - A Harrison.

- O� est-ce ? - Etat de New York.

J'en prends note. Une bouteille de bourbon.

M. Sherwood...

Mme Sherwood.

La lecture de cet acte vous apprendra

que je me pr�nomme Geoffrey.

Buvez �a.

Ce pyjama doit �tre un cadeau de mariage.

Je l'ai achet� au r�ceptionniste.

Votre jus d'orange.

Vous vous occupez bien de moi.

Inutile d'en rajouter. Vous pouvez vous d�barrasser de moi.

Je ne veux rien.

M�me pas ceci.

J'ai achet� une alliance ?

Oui, au greffier.

Il en vend aux gogos comme vous.

Une pr�cieuse. Gardez-la.

Je ne veux rien de vous.

Pourquoi m'avoir �pous�?

J'avai bu trop de champagne. Vous me faisiez de la peine.

�a commence � me revenir.

Vous ne cessiez de penser � eux.

Vous disiez que moi seule pouvais vous aider.

Vous m'avez suppli�e de rester.

J'ai cru que vous aviez vraiment besoin de moi.

Quand vous m'avez propos� le mariage, j'ai trouv� �a formidable.

A notre retour ici,

vous vous �tes endormi en pleurant dans mes bras.

Tout ce que je peux dire, c'est que je suis d�sol�e.

Sans vous, j'aurais saut� d'un pont.

J'aurais peut-�tre d�.

Ne dites pas �a. Bient�t, vous n'y penserez plus.

Vous l'oublierez, et moi avec. Je ne vous importunerai pas.

Remportez-la.

Pas question.

Disparaissez.

J'abandonne.

Vous �tes un cas d�sesp�r�.

Rentrons � New York. Vos amis s'occuperont de vous.

Rentrez si vous voulez Moi, je suis mieux ici.

Je vois. Vous allez picoler, hein ?

Demain, vous appellerez mon banquier. Il aura quelque chose pour vous.

Reprenez �a.

Merci pour tout, Miriam, et au revoir.

Vou voulez �tre seul pour vous so�ler ?

Vous pouvez rester, mais je vous le d�conseille.

Je ne vous avais jamais vu sobre.

Vous ne tiendrez pas le coup.

Exact, alors laissez tomber.

Vous vous m�prenez.

Votre vision est fauss�e.

Reprenez-vous et vous verrez que vous ne l'aimiez pas.

Vous ne pouvez pas aimer une sale...

Ecoutez.

Hier, vous pleuriez sur mon �paule sans savoir pourquoi.

Comme un gosse qui, une fois lanc�, ne peut s arr�ter. Parfaitement !

Vous l'aviez oubli�e.

Continuez � pleurer si �a vous fait du bien.

- Pleurez � loisir. - Sur votre �paule ?

Je resterai jusqu'� ce que vous redeveniez normal.

Je ne veux pas redevenir normal. Je me sens mieux ainsi.

Essayez, au moins. Vous pourrez toujours boire ensuite.

Ecoutez...

Allons dans les Adirondacks.

Je n'y suis jamais all�e, mais j'ai lu des d�pliants dessus.

�a doit �tre chouette au printemps, quand tout est vert.

On louera un chalet au bord d'un lac.

On se fera � manger. Vous d�crocherez progressivement.

- �a vous plaira. - Et ensuite?

On se dira au revoir.

Je ne peux pas vous faire �a.

Ne vous en faites pas pour moi

Soyez franche, �tes-vous amoureuse de moi ?

Je dois l'�tre un peu pour vouloir autant vous aider.

Vous �tes ma femme.

Je n'ai pas d'illusions � ce sujet.

Je resterai tant que vous aurez besoin de moi,

puis on se quittera amis.

- Vous ne le regretterez pas. - Je sais.

Habillez-vous et partons.

Attendez.

Je suis la lie, vous, le nectar.

Pour l'instant.

Attendez ici.

Pourquoi vivre � Washington Square ?

�a me d�passe.

Je parie qu'il se console.

C'est ici.

- On cherche M. Sherwood. - C'est ici.

Pas mal.

Vous avez d� m'oublier. Je n'ai jamais r�clam� ces 100 $.

Bien s�r !

Voil� pourquoi on ne le voit plus.

On se doutait de quelque chose, mais pas...

C'est merveilleux !

Jeff ne va pas tarder. Entrez.

Quand est-il rentr� ?

Il y a six semaines.

On vient le sortir de sa tani�re.

Formidable.

Voici Mme Martin.

J'ignore vos noms.

Hewlett. Et voici M. Brown.

Brown ? Ce ne seraient pas de faux noms ?

Nullement.

J'ai bien connu le p�re de M. Hewlett.

Sans blague !

C'�tait il y a tr�s longtemps. J'�tais dan le Floradora Sextette.

Je n'�tais pas encore n�.

Vous l'ignorez peut-�tre,

mais par un joyeux hiver, votre venue au monde

a bien failli �tre compromise.

Vraiment?

Votre p�re voulait m'�pouser.

�a se comprend.

Sans ce ch�que de votre grand-p�re,

vous ne seriez pas l�.

- J'y vais. - On ne vous chasse pas ?

Pas du tout.

Je vois tous mes locataires � l'heure de l'ap�ritif.

Vous �tes la propri�taire ?

L'immeuble m'appartient.

Sa valeur a doubl� depuis ce fameux ch�que.

Si votre grand-p�re le savait, il se retournerait dans sa tombe.

Au revoir mon chou. Messieurs...

Que n'ai-je v�cu deux si�cles plus t�t !

C'est une bonne amie.

Comme si vous en aviez besoin ! Vous vous d�brouillez bien.

Asseyez-vous.

U.n appartement agr�able.

Vous aimez ? Mme Martin m'a aid�e � le refaire.

C'est une artiste.

Geoffrey s'y plait.

�a se comprend.

Il sera ravi de vous voir.

Un verre ?

On en a bien besoin.

- Parlez-nous de Jeff. - Il va bien.

Nous n'avons re�u qu'un mot nous disan't qu'il voyageait.

On le croyait seul.

Non' j'�tais avec lui.

Sacr� Jeff ! Il a effectu� un virage � 180 degr�s.

- Tenez. - Merci

Il a trouv� le rem�de � ses malheurs. C'est lui qui a choisi cette tenue ?

Non, c'est Mme Martin.

Elle vous pr�pare � un grand avenir.

Dommage que Jeff soit orphelin !

Vous ne buvez pas ?

Pas sans Geoffrey.

O� en est-il c�t� boisson ?

Tout va bien.

C'est vrai ?

Brady, je vous tire mon chapeau.

Je me rappelle votre nom. Miriam Brady.

Exact.

F�tons son retour. Si on faisait une vir�e ?

Sortir lui fera du bien.

- Le t�l�phone? -L�-bas ?

J'ai les deux filles qu'il nous faut.

Pearl et Vi Elles travaillaient pour Ziegie.

Jeff !

Vieille canaille !

J'avais reconnu vos voix.

Tu te cachais ?

- Comment m'avez-vous trouv� ? - Un taxi du club nous a tuyaut�s.

Je vois. Qui appelais-tu ?

Pearl et Vi. On va faire la f�te.

Tu les invites ici ?

Pourquoi ? Je ne devrais pas ?

Pas de probl�me, Jeff.

Tu as tu notre mariage ?

Si tu ne devines pas pourquoi, regarde-les.

Il valait mieux qu'ils l'ignorent.

Oui, on est mari�s.

Mais d�s qu'il le voudra, je partirai. C'est notre accord.

�a n'a rien de si horrible !

Non, bien s�r.

Je m'excuse, Jeff.

C'est bon.

On n'embarrasse pas ainsi les gens !

Tu ne peux pas continuer � te cacher.

Tes autres amis te d�nicheront aussi.

Le mieux est que tu les revoies et que tu gardes le silence sur moi.

- Peu m'importe ce qu'ils pensent. - Ne dis pas de b�tises.

Discutes-en avec eux.

Je descends rendre ces livres � Mme Martin.

D'accord.

Propose-lui de sortir diner avec toi et moi.

Sortons tous ensemble.

On verra.

A bient�t.

Asseyez-vous.

Entrez.

Je peux rester un peu avec vous ?

Puis-je rester un peu avec vous ?

Exact. Puis-je ?

Et ces livres ?

- Magnifiques. - J'en ai un autre pour toi.

C'est gentil de me pr�ter des livres et de surveiller mon langage.

Je serai r�compens�e

le jour o� ton mari comprendra qu'il peut t'emmener n'importe o�.

-Si �a arrive jamais - Plus t�t que tu ne penses.

Tu as de l'oreille, de l'�l�gance.

Ses amis ne t'ont m�me pas reconnue.

Que pensez-vous qu'ils disent ?

Je me le demande.

Voil�. Vous connaissez toute l'histoire.

Et ensuite ?

- �a durera quelque temps. - Tu es amoureux ?

Ce temps-l� est r�volu. Elle est amusante et m'emp�che de boire.

Sans elle, je ne serais plus l�.

De la gratitude.

Peut-�tre. Je veux son bonheur.

Tu en auras vite assez.

Alors, elle me laissera partir. Je pourvoirai � ses besoins.

Tu ne peux vivre ainsi �ternellement,

coup� de tes amis, de tout ce qui t'est cher.

Le cabinet est au courant ? Tout ceci les enchanterait !

Eux qui m'avaient engag� pour mes relations !

J'ai d�missionn�.

Ma derni�re bravade d'ivrogne avant de d�crocher.

Apr�s tout, qu'est-ce que l'avenir ?

- Je suis dans le p�trole. - La belle affaire !

Voici l'adresse de mon bureau.

�a int�ressera Valentine.

''Geoffrey Sherwood Crimson Pass Oil Company''.

Elle est rentr�e d'Europe ?

Elle n'arr�te pas de s'enqu�rir de toi.

Pourquoi ?

Elle doit s'inqui�ter.

Alors, rassurez-la.

Le rapport doit �tre envoy� � la banque.

Postez-le.

- Tu ne d�jeunes pas avec moi ? - Non.

Tu es au bureau pour travailler. Je ne veux pas t'enquiquiner.

Je veux dire t'importuner.

Tu m'as apport� mes caoutchoucs. Tu m�rites un d�jeuner.

Je d�jeunerai avec Mlle Mansfield.

Au revoir.

Je suis pr�te � y aller. d�s que le patron vous lib�rera.

Je d�jeune � midi pour qu'il puisse sortir � 13 h.

Inutile de vous presser aujourd'hui.

Je garderai le bureau.

Je pourrai bient�t embaucher du personnel.

Merci pour les caoutchoucs.

Attends !

Quelle jolie robe !

Enfin, tu la remarques.

Cela m�riterait mieux qu'un repas au drugstore.

Elle a d�clin� mon invitation.

D'accord. o� allons-nous ? Au Waldorf ou au Sherry's ?

Je t' emm�nerais si ce n'�tait pas si loin.

Si on allait � Belmont Park un de ces samedis ?

Samedi prochain. �a marche.

Je ferai un malheur avec cette robe.

Qui est cette blonde avec Sherwood ?

Je ne l'ai jamais vue. J'admire son go�t en mati�re de femmes.

Elle porte cette robe dont j'�tais folle.

Mais la porter, il faudrait d'abord que je mincisse d'ici.

Peu pourraient la porter comme elle.

Valentine !

Tu as l'air surpris, Jeff.

Je suis dans une bijouterie pr�s de ton bureau. Puis-je passer ?

Oui, bien s�r.

- Ce sera bref. - J'ai tout mon temps.

Qu'y a-t-il ?

Le rapport doit partir au courrier de 14 h. J'ai failli oublier.

Je peux rester ici ?

Puis-je rester ici ?

Bien s�r.

A quoi penses-tu ?

Continue, je vais lire.

Mme Marland vient d'appeler.

C'est gentil.

Elle �tait dans le quartier. Elle va passer.

Tu aimerais sans doute la voir.

- Non, j'y vais. - Rien ne t'y oblige.

C'est toi qu'elle vient voir. Je doute que tu tiennes � m'exhiber.

Ne parle pas ainsi.

Je ne voulais pas �tre sarcastique.

Tu seras plus � l'aise si je ne suis pas l�.

A tout � l'heure.

Je vous attends au drugstore.

Vous descendez ?

Allez-y.

Premier couloir � gauche.

Je ne te d�range pas trop ?

Bien s�r que non.

Assieds-toi.

Je n'avais nullement l'intention de venir,

mais comme j'�tais tout pr�s...

Tu n'avais pas pens� � moi jusque-l� ?

Bien s�r que si. Je pense souvent � toi.

Comme il �tait in�luctable que nous nous croisions t�t ou tard,

j'ai pr�f�r� que �a se passe ainsi.

Pourquoi, in�luctable ?

Nous avons tant d'amis en commun.

Je ne les vois plus.

- Tu les as tous d�sert�s ? - La plupart.

J'ai e endu arler de ton mariage. Est-ce � cause de cela ?

Non. Quoi que ma femme ne soit pas une mondaine.

Ce n'est pas une raison pour ne plus nous avoir.

C'est dommage de perdre ses amis.

Ma nouvelle soci�t� m'accapare.

Elle se cultive ?

Comment s'en sort-elle ?

Pourquoi es-tu venue ?

- Tu ne vois que le pire en moi. - Tu n'aurais pas d� venir.

Se voir ainsi ne nous apporte rien.

Tu es terriblement pragmatique.

Comme toi en te mariant.

J'ignorais ce que le mariage signifiait vraiment.

Tu n'es quand m�me pas venue me dire que tu as fait une erreur ?

Mon mari me traite tr�s bien.

Il est g�n�reux et attentionn�. Trop attentionn�.

Je n'aurais pas d� dire �a. D�sol�e, Jeff.

Tu n'imagines pas combien il est dur de ne pouvoir se confier � personne.

Je n'ai personne � qui parler. Personne.

Je me sens si perdue.

Je ne peux pas t'aider.

Tu es la femme de Marland � pr�sent.

Vu notre pass�, je refuse d'�tre ton confident.

Tu n'aurais pas d� venir.

Je sais. Tu me l'as d�j� dit.

De toute fa�on, je dois rentrer.

- Tu viendras au match ? - Je ne pourrai pas.

Ce sera pourtant bien.

Regarde qui est l� !

- Bonjour Miriam. - �a faisait longtemps.

Jeff et moi sommes d�bord�s.

M. Marland, voici Mme Sherwood.

- Enchant�e. - Moi de m�me.

Je passe mon temps � la biblioth�que et Jeff travaille comme un forcen�.

Il joue juste un peu au au golf.

Il y est en ce moment.

J'ai laiss� les places de th�atre au club.

Ravi de vous avoir rencontr�e.

- Moi aussi. - A plus tard.

Vous savez qui c'est ?

Bien s�r. Il n'a pas l'air au mieux. Comment le traite-t-elle ?

Il est retourn� au club.

Comment �a va avec Jeff ?

On ne peut mieux.

On va aller en Am�rique du Sud pour les affaires de Jeff.

C'est formidable.

Ce sera plus facile pour nous l�-bas.

Je rentrerai avec l'accent sud-am�ricain

et tout sera au poil.

�a semble parti pour durer.

Je commence � l'esp�rer.

Je dois filer. Au revoir.

Bonjour, M. Marland.

On expose la collection Blanke. Entrez.

J'attends une dame. Peut-�tre plus tard.

Vous trouverez surement votre bonheur.

Mme Sherwood...

Avez.-vous vu la collection Blanke ?

L'art n'est pas mon fort.

Je sais, mais je d�sire vous parler.

Vous voulez bien venir ?

Bien s�r.

On s'assoit ici ?

D'accord.

C'est par ici

Plus tard. On va s'attarder un peu sur cette toile.

Votre mari et vous projetez de partir en Am�rique du Sud ?

Oui

Et votre mari a repouss� la date du a d�part ?

Oui.

Si c'est possible, persuadez-le de partir tout de suite.

Pourquoi ?

Valentine et moi ne vivons plus ensemble.

- C'est triste. - Sans raison apparente.

Une sorte de pause, comme elle dit. On se tapait sur les nerfs.

Jeff n'a rien � voir l�-dedans.

Non, pas directement.

Mais c'est � cause de lui qu'elle agit ainsi.

Comment �a ?

On me juge peu brillant,

facile � berner, et tout le reste.

Je n'ai rien dit � personne, mais elle court apr�s votre mari.

Ecoutez, rien ne m'�chappe.

Jeff ne l'a revue qu'une fois. Elle �tait venue � son bureau.

J'ignore ce qu'il lui a dit,

mais je le devine. Elle n'est jamais revenue.

Vous ne la connaissez pas.

Elle n'a pas support� qu'il se remette.

Il ne veut pas replonger.

Vous croyez qu'li �vite les lieux o� ils allaient � cause de moi ?

Je l'ai suppli� d'y aller sans moi.

Il ne veut pas la voir. Il se m�fie.

Du coup, elle m'a quitt�. Pour avoir le champ libre.

Et moi, alors ?

Pardonnez mon franc parler, Mme Sherwood,

mais � ses yeux, vous n'�tes pas un obstacle.

Elle ne peut l'obliger � la voir.

Lisez ceci.

Pourquoi une jeune femme appartenant aux clubs sportifs plus hupp�s

joue-t-elle au golf sur le terrain municipal?

S'il l'avait vue, il me l'aurait dit.

�a ne fait qu'une semaine. Laissez-lui le temps.

Je ne peux rien faire.

J'ai tout essay�.

Persuadez-le de partir.

Je veux son bonheur avant tout.

Il ne serait pas plus heureux que moi.

Malgr� cela, je ne suppot e pas l'id�e de la perdre.

Je sais.

Bonne chance.

Merci.

M. Marland !

Quel dommage qu'il ne voie pas ml'exposition.

- Il devait partir. - Restez la voir.

Ces toiles ont �t� expos�es � la galerie Leger.

Il existe entre toutes ces oeuvres une harmonie

� la fois apaisante et agr�able.

Oui, c'est merveilleux.

Mais mon mari et moi n'achetons rien pour l'instant.

Nous allons voyager.

- Encore un peu de caf� ? - Non, merci.

Tu parles peu. Fatigu�e ?

Un peu. Tu n'es pas bavard non plus.

Je suis pr�occup�.

Par quoi ? Par tes affaires ?

En grande partie.

Et ta partie de golf ?

Moyenne.

Qu'as-tu fait ?

J'ai pass� l'apr�s-midi � la biblioth�que.

Tu seras bient�t une intellectuelle.

En sortant, je suis tomb�e sur Tony et Hugh.

M. Marland �tait avec eux.

Eh bien ?

- Sais-tu qu'ils sont s�par�s ? - Il para�t.

Il est s�rieusement �branl�.

Cette femme a le don de rendre les hommes dingues.

- Il a insist� pour me parler. - De quoi ?

Je vais te montrer.

Il m'a donn� ceci . Il �tait dans tous ses �tats.

Il cherche � lui donner le mauvais r�le.

Il la traite ignoblement.

Elle est venue dans l'espoir de me voir.

Elle avait besoin de parler.

- Pourquoi � toi ? - On est de vieux amis.

Tu parles d'une amie !

Evitons ce terrain glissant.

Tu as raison.

Tes amiti�s ne me regardent pas.

Mais quand il s'agit de cette femme, �a m'est insupportable.

Tu sais, Miriam...

Oui, Jeff, dis-le.

Ne pense pas � ce qu'il t'a dit.

Promis.

Si tu allais au cin�ma avec Agnes ?

Tu sors ?

Je vais au bureau.

Un de ces soirs, il faudra que je voie Valentine.

Quoi que Marland ait pu te dire, je ne l'ai crois�e qu'une fois.

C'�tait cet apr�s-midi, au golf. On ne pouvait gu�re parler l�-bas.

Bien s�r.

Elle se sent tr�s seule. Sa m�re a pris le parti de Marland.

Elle veut que je la conseille. Je peux bien faire �a.

Son mari l'aime.

Peut-�tre.

Et toi ?

Jusqu'ici, on avait su �viter le sujet.

Ce n'est qu'une garce! Qu'avait-elle fait de toi ?

Une v�ritable �pave.

Je t'ai aid� � te relever, et �a, elle ne le supporte pas !

Ce n'est qu'une sale...

Jeff, je suis d�sol�e.

De la part de qui ?

Puis-je avoir votre nom ?

Est-ce indispensable ? Je suis l'amie d'un ami de Mme Marland.

D'accord. Dites-lui que c'est Mme Sherwood.

Mme Geoffrey Sherwood.

Entrez.

Cette femme essaie de voir Jeff.

Elle refuse de me parler ?

Dites-lui d'aller...

Elle appellerait Jeff et lui dirait que tu l'importunes.

Tr�s bien. Je vais chez elle. Je la verrai.

�a ne te m�nera � rien.

Jeff l'�vite, mais elle lui court apr�s.

Je dois l'arr�ter.

Ressaisis-toi ou tu g�cheras tout.

Je deviens folle. Jeff doit la voir prochainement.

Tu ne la d�courageras pas en faisant une sc�ne devant chez elle,

car n'iras pas plus loin.

Vous avez raison.

Elle jouerait l'innocente et appellerait les flics.

Je me retrouverais au poste. Elle est comme �a.

Elle adorerait m'avilir aux yeux de Jeff.

J'ai beaucoup appris grace � vous.

A pr�sent, je peux aller au Waldorf et faire aussi bonne figure qu'elle.

Si tu ne perds pas la t�te.

- Aucun risque. - Bien.

Elle va avoir un sacr� choc !

Que mijotes-tu ?

Attendez que je retrouve cet article.

Elle a invit� au Waldorf ses amies de je ne sais quel club hupp�.

�a y est, le voil�. �a a lieu demain.

Tu ne vas pas faire de sc�ne l�-bas ?

Certainement pas.

Je r�serverai la table voisine

et je dirai au groom d'appeler bien fort Mme Geoffrey Sherwood.

Quand elle aura bien vu Mme Sherwood,

elle redoutera de m'affronter dans une affaire de divorce.

Quand j'aurai �veill� leur int�r�t � toutes,

j'irai me pr�senter.

- Seigneur ! - Vous devriez venir.

Je ne raterais �a pour rien au monde.

Il a �pous� une ouvri�re dans un moment d'�bri�t�.

Mais il a recouvr� ses esprits.

Deux personnes ?

Max nous a gard� une table.

Un instant.

- La voil�. - Pas de coups de coude.

Ce doit �tre cette table. Je voulais �tre en face.

C'est fait expr�s. Plains-toi � Max. Arrange-toi pour qu'elle t'entende.

Hausse l�g�rement le ton et surveille ta grammaire.

Regardez qui est l� !

Bonjour, Mme Martin.

Mme Sherwood a r�serv� une table.

Par ici, je vous prie.

Quelle entr�e !

Tout le monde nous a vues.

On vous salue.

Bonjour.

Un pronostiqueur de Belmont.

Snobons-le.

C'est cette table ?

Oui, madame.

Je ne resterai pas derri�re cette colonne.

C'est la seule table qu'il nous reste.

J'ai appel� ce matin. Mme Geoffrey Sherwood.

Asseyez-vous. Je fais installer une autre table.

De l'autre c�t� de celle-ci.

Il y a de la place.

Elle a entendu.

Comment faites-vous ?

Au bon vieux temps du Floradora,

le p�re de Max �tait ma�tre d'h�tel au Delmonico's.

J'ai toujours veill� � ce qu'il soit bien trait�.

Cette dame se tord le cou pour te regarder.

Votre table est pr�te.

Mon mari a suivi un r�gime et fait de l'exercice.

En vain. Il n'est plus que l'ombre de lui-m�me.

Vue de pr�s, elle ne casse pas des briques.

Surveille te expressions.

Restonts, tranquillement assises ici et infligeons-lui 30 mn de calvaire.

Elle se rend compte qu'elle n'a pas affaire � une minable.

Ch�rie, tu es sous pression.

Limite-toi � la pantomime.

- Que prenons-nous? - Commandez.

Nous commencerons par un cocktail. Un dry?

Et du caviar � la russe.

- �a te va ? - Oui.

Faites vite.

Tu devrais saluer quelqu'un.

Bonjour.

Elle a �t� acquitt�e d'un meurtre !

Choisis quelqu'un � sa table.

Prends l'air afflig�.

Bonjour.

Vous la connaissez ?

J'ignore o� je l'ai vue. Qui est-ce ?

Aucune id�e.

Le genre de personne qu'on a envie de conna�tre.

N'est-ce pas ?

C'est une tocarde.

Ne la fusille pas du regard.

Chaque fois que je pense � Jeff allant la voir...

Tu devais la d�courager en te montrant au-dessus de tout �a.

C'�tait l'id�e, non ?

- Je ne peux pas. - Il le faut.

Tu dois t'impr�gner totalement du r�le.

Tu est distingu�e, trop raffin�e, trop s�re de toi,

pour �prouver la moindre inqui�tude

quant aux peccadilles de ton mari.

Un autre cocktail t'aidera.

C'est beaucoup mieux.

Regarde-la qui se tortille !

Elle est �branl�e.

Je commence � sentir le r�le.

A l'�poque du Floradora,

je ne dansais jamais aussi bien qu'apr�s avoir bu du champagne.

C'est parfait.

Elle refuse de me parler ?

Je crois �tre en mesure de me joindre � elles.

Non.

Je peux riposter � tout ce qu'elle dit.

- Que fais-tu ? - Je vais me pr�senter.

Ne fais pas d'esclandre.

Je peux �tre aussi Park Avenue qu'elles.

Je trouve formidable l'id�e d'un cotillon.

A condition de trouver le bon conducteur.

Bonjour, Mme Marland. Puis-je me pr�senter ?

Je suis Mme Geoffrey Sherwood.

Vraiment ?

Jeff et vous �tant si bons amis, nous devrions faire connaissance.

Je n'aid pas vu M. Sherwood depuis longtemps.

IL ador� sa partie de golf avec vous

sur le terrain municipal, hier.

Que le cr�ature grotesque !

Je ne vous imaginais pas fr�quenter le golf municipal.

C'est un d�jeuner priv�.

Des plus exquis.

Puisque vous lui avez demand� de venir vous voir,

nous devons faire connaissance.

Allez-vous-en.

Si vous m'aviez parl� au t�l�phone, je ne serais pas l�.

Je me demande ce que vous voulez � mon mari,

apr�s l'avoir quitte pour un homme plus riche.

Rien de malhonn�te, j'imagine.

Je dois y aller.

Si vous partez, je vous �crase ce pamplemousse sur le visage.

Je suis d�sol�e,

mais puisque vous vous d�robez, je n'ai pas le choix.

Quand vous avez quitt� Jeff, il �tait pr�t � se suicider.

J'imagine que �a vous aurait flatt�e.

Je l'ai remis sur pied.

Pourquoi le harcelez-vous ?

Il d�sire peut-�tre fr�quenter des gens de son monde.

Si c'est le cas, il peut partir. Il le sait.

Mais je ne vous laisserai pas me le voler.

Vous ne savez pas ce que vous dites.

Oh que si !

Jeff refusant de vous voir, vous avez jou� sur sa compassion.

Vous n'�tes qu'une moins que rien !

Vous avez besoin de son aide ?

Votre gentil et riche mari vous maltraite ?

Esp�ce de sale petite...

Il m'arrive de faire cela, mais je vise mieux.

Au revoir, mesdames.

Je vous ai mise dans le p�trin.

�a me pla�t.

Je n'ai pas vu mon nom dans le journal depuis 25 ans.

Je suis du Tribune. Quelle est votre version ?

Jamais depuis que le grand-duc Boris m'a mordu le cou en public

je n'ai �t� aussi humili�e.

Il est rentr� ?

Tout se passera bien Essaie de dormir un peu.

Je suis trop agit�e.

Mais pas inqui�te. Pourquoi le serais-je ?

�a lui ouvrira sans doute les yeux sur elle.

Ne quitte pas.

Il monte l'escalier.

Merci.

Regarde.

Je suis d�sol�e que ce soit dans la presse.

Tu n'aurais pas d�.

Je n'ai lanc� aucun pamplemousse.

Quelle diff�rence ?

Comment �a, quelle diff�rence ?

- Que cherches-tu ? - Mon costume gris.

Il est au pressing.

Je vois.

Peu t'importe qui a fait une sc�ne ?

Tu y es all�e pour �a.

Je voulais qu'elle te laisse tranquille.

Tu as bien choisi l'endroit !

Je suppose que je n'ai pas ma place au Waldor.

Mais je me suis conduite aussi bien que n'importe qui l�-bas.

Regarde ces titres. "Mme Marlan a lance un pamplemousse''.

''Bataille entre femmes du monde''.

Ils m'ont prise pour une femme du monde.

C'est elle qui s'est ridiculis�e. Mme Martin te le dira.

Je n'ai pas m�me hauss� le ton.

Tu en as discut� avec elle ?

Oui.

Si tu �coutais ma version avant de te f�cher ?

Je ne suis pas fach�. J'y ai r�fl�chi toute la soir�e.

- Avec elle. - Quelle importance ?

Vous avez parl� de moi comme d'un monstrf de foire.

Si parlais d'elle avec moi ?

Je pourrais te donner de bons tuyaux.

Mais je suis trop vulgaire,

m�me si je ne lance pas de fruits sur les gens !

C'est injuste. Essaie de te mettre � ma place.

Je ne t'en veux pas de ce qui s'est pass�.

Je voulais juste qu'elle te laisse tranquille

d' parce je t'aime et que, une certaine fa�on, tu es � moi.

C'est � moi-m�me que j'en veux.

Ch�ri, oublions tout �a.

Je ferai tout pour te satisfaire.

L'Am�rique du Sud me r�ussira peut-�tre.

Je ne peux pas t'emmener l�-bas.

Laisse-moi parler.

J'ai �t� cruel d'accepter ce march�.

J'aurais du te renvoyer ce matin-l�.

Tu aurais fini � la morgue.

Au moins, je ne t'aurais pas fait souffrir.

- Tu en as assez de moi ? - Ne dis pas �a.

Nous savions que �a arriverait.

Je l'avais oubli�.

C'est la seule solution.

Nous sommes trop diff�rents.

Tu m'as laiss� t'aimer de plus en plus.

Je sais. Je redoutais de te faire souffrir.

J'ai �norm�ment d'affection pour toi

Ecoute.

Dans six mois ou un an, verras que c'�tait la meilleure solution.

Je pourvoirai � tes besoins.

Je sais que �a ne compensera jamais ce que je te dois.

Je suis terriblement d�sol�.

O� vas-tu ?

Je retourne au club.

Tu vas t'installer au club, en parfait gentleman que tu es !

Jette-moi � la rue, l� o� tu m'as trouv�e !

Mais vous autres plaquez les femmes avec dignit�.

En leur laissant l'appartement et un cheque.

Donne-moi �a !

Je vais saboter ton petit num�ro !

- Ecoute-moi - Non !

Je ne fais que �a depuis le d�but !

Tout �a pour quoi?

Pour �tre avec un gigolo au rabais !

Car au fond, c'est ce que tu es.

Tu prends aux femmes quelque chose que tu n'as pas: du cran !

Non ! Tu es incapable de tenir debout seul !

Qu'une femme cesse de te soutenir

et tu t'effondres dans la boue jusqu'� ce qu'une autre te rel�ve !

Je me sentais seule. J'avais besoin d'amour.

Je croyais que toi aussi. Mais ce mot t'est inconnu.

A pr�sent que as retrouv� toute ta morgue,

la petite idiote qui t'a aid�e t'embarrasse.

Elle tient mal sa fourchette,

alors il prend son haut-de-forme et retourne au club !

Ecoute bien. Tu ne partiras pas.

Aucun fumier ne me fera �a. Car c'est moi qui pars!

Mme Martin, ouvrez-moi !

Vite !

Tiens, ma ch�rie, bois-en un peu.

Juste une gorg�e pour me faire plaisir.

Allez, mon petit. J'uste une gorg�e.

Je t'apporte un somnif�re.

Ecoutez.

Il descend.

Il est parti !

Il est parti !

- Bonsoir, M. Sherwood. - Bonsoir, Charlie.

Gardez tout.

M. Sherwood !

Apparemment' j'attire les regards.

Vous voir ici rappelle le bon vieux temps.

Votre curiosit� aspire � �tre satisfaite.

Je ne suis pas dans le m�me �tat que l'an pass�,

bien qu'il y ait des similitudes.

Parle-lui. C'est la moindre des choses.

Tu le regretteras toute ta vie.

Je ne veux pas.

D'accord. Petite idiote !

Bonsoir Jeff. Non, elle refuse de vous parler.

Elle prendra le train demain. Pour Reno.

Je me suis �vertu�e � la raisonner, mais elle ne veut rien savoir.

D�barrassez-vous de cette femme et elle vous parlera peut-�tre.

Inutile de lui dire �a. C'est fini.

Elle me dit de ne pas vous encourager.

Vous avez fait votre petit la�us au mauvais moment.

Au revoir, Jeff.

Pauvre gar�on ! J'ai l'impression qu'il a bu.

A elle de soigner sa gueule de bois.

Avec du jus de pamplemousse !

- Une chambre. - Pour ce soir ?

- Pour une dur�e ind�termin�e. - Bien.

Je ne suis pas d'humeur communicative.

Montez ses affaires dans sa chambre.

Une soir�e musicale ?

C'est M. Marland.

- J'ignorais qu'il chantait. - C'est nouveau.

Bonsoir, John.

Mais c'est ce bon vieux Sherwood ! Buvez un coup.

- Que d�sirez-vous ? - La m�me chose.

Je reviens vivre au club.

Nous voil� r�unis.

D�sol� pour ce qui est arriv�.

Vous n'y pouvez rien Ma femme vous voulait.

Tout ceci est regrettable.

Ne soyez pas b�te.

Je n'aurais jamais du vous s�parer.

Vous ne saisissez pas.

Ecoutez, je vous aime bien malgr� ce qui s'est pass�.

Son bonheur est aupr�s de vous.

Je ferai tout mon possible pour que rien n'entrave son bonheur.

Ce n'est pas la question.

Laissez tomber, Jeff.

Allons nous asseoir.

Pourquoi cet air morose ?

C'est moi qui devrais �tre triste.

Vous ne croyez pas qu'on pr�cipite es choses ?

Vous vous aimez depuis des ann�es, non ?

Nous ne pouvons pas penser qu'� nous.

Ecoutez, je tiendrai le coup.

Et cette autre petite dame aussi.

Elle a de la classe.

Amener Valentine � jeter un pamplemousse !

Pr�cis�ment.

On laisse un pamplemousse changer le cours de nos vies.

C'est path�tique.

Il n'a touch� personne.

A cause de �a, je me suis disput� avec Miriam

et elle m'a dit de partir.

Vous l'auriez quitt�e de toute fa�on.

Un jour ou l'autre, sans doute.

Elle vous a devanc�. Quelle diff�rence?

�a fait voir les choses sous un angle diff�rent.

Voil� donc ce que vous arrosez.

J'ai �t� stupide.

Apr�s tout ce g�chis, vous ne voulez pas continuer ?

Non.

Si je n'�tais pas aussi soulag�, je vous cognerais.

�a n'ajouterait gu�re � mon humiliation.

Rentrez chez vous.

Je ne peux pas.

Quand j'aurai rompu Miriam m'�coutera peut-�tre.

Venez.

O� ?

Rasseyez-vous. Il est 3 h du matin.

Allez ! Prenez votre verre.

Vous allez la r�veiller.

On est venus pour �a, non ?.

C'est vrai.

On a oubli� notre bouteille.

J'ai assez bu.

Un probl�me, M. Marland ?

Retournez au lit et cessez de r�der.

Mme Marland est couch�e.

Un type intelligent. Il marche avec son temps.

Laissez-le y aller d'abord.

Pourquoi ? Je connais le chemin.

M. Marland !

C'est toi, John ?

Oui, ch�rie.

Retourne au club. Tu as bu.

Geoffrey aussi.

Il est l� ?

Je n'aurais pas eu l'impertinence de venir seul.

Pourquoi as-tu amen� John ici ?

J'ai quelque chose � te dire.

Je suis ici en tant que chaperon,

en raison d'un revirement de situation.

Entrez.

Que s'est-il pass� ? Ta femme veut nous causer des ennuis, j'imagine.

D�trompe-toi.

Elle est bien au-dessus de �a.

Tais-toi

Bonne chance, Jeff, au cas o� je ne vous reverrais pas.

Eh bien ? Ne me laisse pas attendre ainsi.

Dans notre empressement � �tre � nouveau ensemble,

s'est-on interrog� sur nos vra is sentiments ?

- Pourquoi cette question ? - Tu penses qu'on l'a fait ?

Nous voulons �tre ensemble, non ?

Vu ce que je ressens actuellement, il serait malhonn�te de t'�pouser.

Tu ne disais pas �a tout � l'heure. Qu'y a-t-il ?

J'ai erais te l'expliquer sans �tre trop brutal, mais c'est impossible.

Je suis all� dire � Miriam que je la quittais.

J'ai alors compris ce qu'elle repr�sentai pour moi.

Comment ai-je pu �tre aussi aveugle ?

Tu l'aimes ?

Oui.

Au revoir, Jeff.

Au revoir.

Lache-moi ! Je ne veux pas te voir.

- Ton alliance... - Je ne l'ai jamais port�e.

D�sormais, je veux que tu la portes.

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