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Londres ne vous manquera pas, Sherida ?
Je peux vous appeler Sherida ?
Avec plaisir.
Je suis Herbert Moneger Ronald Basil Logan St Aubyn.
Mais on ne garde que Logan.
Logan, alors.
Je vais adorer. Le vent purifie tout.
C'est sûr.
En mars, il rugit comme le lion du proverbe.
- Quelle beauté. - C'est les Cornouailles.
Belles et cruelles à la fois.
Elles peuvent vous caresser ou vous cracher dessus.
- On approche de Bastion. - Bastion ?
Notre maison. Même délabrée, elle nous plaît.
Don Ramon Sebastiano l'a bâtie au XVIe.
Les Sebastiano ont dégénéré à Bastion.
En vieillards sinistres, pirates ou naufrageurs.
Mais ne croyez pas qu'ils hantent les lieux.
Leah ne tolérerait pas un spectre à la maison.
Bonjour, Jane.
Mallory, voici Sherida Binyon.
Mon père, le major St Aubyn.
Enchanté, Mlle Binyon.
Quelle pièce chaleureuse.
On la doit à Leah, ma femme.
Elle veut du confort à la campagne aussi.
Ma fille aînée, Jane.
- Vous avez fait bon voyage ? - Oui, merci.
Et lui, c'est Roger.
La femme de Roger et Leah gèrent la maison.
J'oubliais. Leah travaille ce soir.
Elle vous salue.
Leah m'a chargée de vous accueillir.
Elle se réjouit de vous voir demain.
Christine, ma cadette.
Enchantée, Christine.
Quelle surprise. Vous êtes très belle.
- Ça plaira à Leah. - Merci.
Elle est belle.
Je donnerai mes oreilles pour seconder Leah.
Tu serais bizarre sans oreilles.
J'apprendrais à taper, à payer les factures.
Pour qu'on nous coupe le téléphone ?
Je suis moi-même à l'essai un mois.
Xérès ?
A Sherida. Qu'elle se sente très vite en famille.
Si la famille lui plaît.
C'est beau, non ?
- Vous êtes Sherida ? - Mme St Aubyn ?
Leah.
Vous voulez descendre ?
Avec plaisir.
Passez par la terrasse.
Je trouverai.
Navrée de ne pas vous avoir accueillie.
J'ai eu votre message. Je vous croyais endormie.
Je dors très peu.
62b Et j'aime les falaises sous la Lune.
Entrez donc.
C'est splendide.
Marcher jusqu'au cap doit être charmant.
En effet.
L'agence n'a rien dit ?
Ne faites pas cette tête. Je suis heureuse.
Passons au salon. Il y a de la lumière.
Parfois, je vais au bord de la falaise.
C'est sans danger ?
Certains ont plus de mal à pied.
Je peux tout faire avec cette chaise.
Faire la course, tournoyer.
Au fait, vous me verrez parfois piler net.
C'est juste qu'une idée m'est venue.
En rapport avec vos écrits ?
Pour un poème en général.
80b J'écris de la poésie pour le Sunday Messenger.
Faith Hope, vous connaissez ?
Faith Hope ?
C'est moi.
Des poèmes très sentimentaux.
Et très populaires.
Confitures et crème du Devonshire.
J'imaginais une vieille dame grisonnante.
Laissez-moi le temps, ça viendra.
Quelle jolie photo de Christine.
C'est Roseanna. La mère de Christine.
Nous étions très amies.
Ce ne sont pas mes enfants, vous le saviez ?
Vous seriez trop jeune.
J'ai épousé Mallory un an après la mort de Roseanna.
Deux des enfants sont à moi.
D'une certaine façon.
Je leur ai donné la vie, tout comme leur mère.
Je ne comprends pas.
Bien sûr que non. Pardon.
99b C'est Faith Hope qui parle, pas Leah St Aubyn.
J'ai joué au tennis à Wimbledon.
Vous pourriez...
Rejouer ? J'ai de la chance d'être en vie.
Ce n'est pas si dur.
J'ai plus important que ça.
La plénitude.
Mon esprit survolté n'avait jamais connu ça.
Tant mieux.
J'ai ce que je veux de la vie.
Ça.
Mallory, Logan,
Christine et Jane.
Je vous empêche de dormir.
Je suis ravie de vous avoir vue.
Moi aussi.
Passez par le couloir.
Ne travaillez pas demain. Mallory vous fera visiter.
Très bien.
Bonne nuit.
"Plénitude", par Faith Hope.
Assise seule ici sous les étoiles
dont l'éclat luit sur la mer rêveuse
je me remémore mes joies
119b car rien n'égalera le bonheur
que la vie m'a donné.
"M'a donné" ?
Christine ?
- Encore debout ? - Tout le monde l'est, on dirait.
- Elle te plaît ? - Mlle Binyon ?
Oui, beaucoup.
Elle est très gentille.
N'est-ce pas ?
Bien sûr.
Si tu le dis. Bonne nuit.
Vous devez admirer mes plantes.
Elles me servent de confessional.
Liliams enterfolium locathem chloracetus baeca.
C'est elle.
Ma préférée. J'y travaille depuis des années.
Comme sur le Persicum escalentum communi Bastion.
- Des tomates ? - Exact. Et ça ?
- J'ignore le terme exact. - Le terme, c'est "spécial".
- Vous avez vu Leah ? - Hier soir.
- Elle vous a plu ? - Beaucoup.
Mais je me pose des questions.
Sur ce qui s'est passé. Elle n'a rien dit ?
- Je n'ai pas demandé. - Et elle ne dirait rien.
Elle déteste se vanter ou se faire plaindre.
Deux ans après notre mariage,
Leah est sortie en mer avec Logan et Jane.
Le ressac les a piégés dans la baie de l'Echo.
Près de la mine.
Leah les a secourus. Elle nageait superbement.
Elle a pu ramener Jane.
155b Et elle a soutenu Logan jusqu'à mon arrivée.
L'endroit est dangereux.
Une vague l'a écrasée sur les rochers.
Le dos brisé.
Quelle horreur.
Oui.
Mais il en est sorti des merveilles.
Elle a pris le dessus sur son handicap.
Sa vitalité a cimenté la famille.
Je n'aurais pas su le faire.
Leah nous inspire donc plus que de la gratitude.
Un docteur n'offre pas de cigarette.
Sers-toi.
167b Entrez ! Simon nous rend visite.
Sherida, voici le Dr Crowdy.
Il me surveille encore, même si c'est inutile.
Voici Mlle Binyon, Simon.
- Tu restes déjeuner ? - Non, je dois gagner ma vie.
La jambe de Mme Manfred ?
Bonjour, Simon.
Je me demandais où tu étais.
Tu as l'air mieux.
Ou est-ce le ruban ?
Je me sens bien mieux.
- Il suffisait d'un remontant. - En effet.
Bonjour, Leah.
Tu m'accompagnerais au bal de l'hôtel Lancaster ?
Et comment !
Je peux, Leah ?
C'est Simon, le médecin.
Je te chercherai tôt.
Ravi, Mlle Binyon. Empêchez Leah de trop travailler.
Il dit ça pour justifier ses honoraires.
- Tu me raccompagnes ? - Bien sûr.
Tu oublies ça !
Que signifient ces grognements ?
Simon et Jane.
C'est de l'intérêt professionnel ?
Tu n'es pas sérieux ?
202b Jane est trop jeune pour quitter la maison.
Tu avais 19 ans en m'épousant.
Clara Brastock !
Sacré chien de garde. Laisser venir cette gaga.
- Elle ne fait que passer. - C'est déjà trop.
Ma chère Leah, je suis passée plus tôt.
Mais j'ai vu la voiture du Dr Crowdy.
Je ne voulais pas déranger.
Voici Mlle Binyon. Mme Brastock.
Enchantée.
La nouvelle secrétaire de Leah ?
Pourvu que vous valiez mieux que la précédente.
Clara !
La pauvre Leah a été si patiente.
217b Mais elle était là sous de faux prétextes.
Ce n'est pas mon cas.
Votre patronne est merveilleuse. Mademoiselle ?
Binyon.
Vous réalisez votre chance ?
J'essaierai.
Filez dire à mon chauffeur de rester sobre.
- Je pars bientôt. - Oui, Mme Brastock.
Pourvu qu'elle reste aussi charmante.
- Elle est très gentille. - Très.
Mais je ne prendrais pas une si jolie fille chez moi.
Tes nouveaux poèmes Faith Hope.
Charmant.
Tu es si intelligente, Leah.
Tu dois savoir ce que tu fais.
Merci.
Mais à ta place, avec un mari susceptible de...
Tu m'as comprise.
Mallory n'est pas susceptible de.
Non, bien sûr.
A demain, à l'église.
Au revoir, Clara.
Elle est déjà partie ?
Je veux une alarme pour signaler son arrivée.
Idiot, va.
Tu te souviens du gardénia que j'ai croisé ?
Voilà sa première floraison.
Quelle réussite !
Je lui donnerai ton nom.
Je ne l'ai jamais fait.
249b J'attendais d'avoir un bon résultat.
Tu vas travailler ? On se voit au déjeuner.
Elle est belle ?
Clara ?
Sherida. Une autre femme a du mal à savoir.
- Demande à Simon Crowdy. - Pourquoi lui ?
Logan et moi sommes hors concours.
Tu ne regardes même pas les autres femmes ?
Qu'entends-tu par "regarder" ?
La brume monte.
J'ai aussi été en quête de cette douce plénitude
qui semblait dure à atteindre.
Et je l'ai trouvée.
262b J'ai trouvé la paix de l'esprit
262c en Mallory, Logan, Christine et Jane.
Entrez, Sherida.
La brume monte vite.
# Je ne dirai jamais "Je t'aime"
265b # A un autre que toi
# Tu es le seul chéri
266b # A qui je murmure "chéri".
# Jour après jour
267b # Année après année
267c # Tant qu'on sera ensemble
# Je ne dirai jamais "Je t'aime"
268b # A un autre que toi.
Tu joues et tu écris divinement.
Tu sais tout faire.
Sauf les confitures d'Emily.
Joue l'autre, Leah.
273b Tu sais laquelle.
Surprise ! Vous ne devinerez jamais.
Le retour de la fille prodigue.
- Catherine ! - Major St Aubyn.
Ravi de te voir.
- Tu connais Leah ? - Comme tu as grandi.
J'y ai travaillé. Et vous rajeunissez.
Flatteuse.
C'est une artiste célèbre maintenant.
Tes toiles font sensation.
Je me demande bien pourquoi.
Tu te souviens de Jane ?
Et Logan ?
Catherine !
Elle a perdu ses nattes.
Et moi, mes boutons.
Ravi de te revoir.
Et moi qui t'enterrais dans le sable.
Tu étais un vrai sadique.
Ma tombe était près de la falaise, non ?
Quelle mémoire.
Sherida, voici Catherine Woolton.
On file. A plus tard !
Navrée, Sherida.
Ce n'est rien.
Il compte l'enterrer ailleurs.
J'ai rencontré Catherine avec le vicaire et Mme Woolton.
Il n'en pouvait plus : "Et ma fille ci, et ma fille ça."
Ça me faisait sourire. Il n'a fait que l'adopter.
Mais c'est délicat à rappeler.
Je suis une mère adoptée.
Ne la jette pas de la falaise !
Qu'as-tu fait ces deux dernières années ?
Du droit. On s'est ratés à Paris.
Je voulais m'inscrire à la Sorbonne.
Ça n'a pas marché.
Je pars étudier la peinture en Italie cet été.
Tu n'arrêtes jamais.
Mais toi, si.
Je déploierai mes ailes un jour.
Regarde l'église de papa.
Je dois peindre ça.
Et regarde le cap de Trevelyan.
Il y a bien mieux.
Le Duke and Toad Rock. Allons le voir.
Avec joie.
Je demande d'abord à Leah.
Je peux emmener Catherine à Toad Rock ?
Comme tu voudras.
Bonne idée. Sherida, ça vous dit ?
Oui, merci. Je prends un châle.
Tu viens, Jane ?
Non, j'ai ma robe de bal à arranger.
- Pour samedi, c'est ça ? - Oui, Leah.
A plus tard, Clara.
Je reviens vite, Leah.
J'espérais faire une bésigue avec toi.
Mais la chère lady Denver tient à me voir.
Tu restes avec Leah, Christine ?
- Bien sûr. - Brave petite.
Je détestais l'idée qu'on te laisse seule.
Au revoir !
Je peux toujours compter sur toi.
On peut passer par là.
Qui est-ce ?
Qui est-ce ?
Qui est-ce ?
Je ne voulais pas te réveiller.
Tu te promènes la nuit ?
La maison est pleine de bruits.
Tu as renversé ton plateau.
C'est ça que j'ai entendu ?
Quelle oreille.
J'entendrais ton mouchoir tomber.
Je sais ce que tu dois ressentir.
Ne pas pouvoir ramasser ce qu'on fait tomber.
Les petites choses sont les plus irritantes.
Tu me comprends.
358b Les pilules ou les pelotes de laine qui t'échappent.
Les stylos qui te tachent les doigts.
Tu devrais être au lit.
Mais j'entendais des bruits étranges.
Tu devrais être habituée.
J'ai entendu la voix de papa.
Il est sorti avec quelqu'un.
C'est sans doute le vieux Ramon Sebastiano.
Il doit rôder.
Leah, je t'aime tant.
Je t'aime aussi.
Il ne rôdera plus autour de toi.
Tu vas au pensionnat.
Au pensionnat ?
Toutes tes amies y vont.
Ça te plaira.
Je ne supporterai pas d'être loin de toi.
Pas une minute !
Tu as justement une minute pour te coucher.
Très bien.
- A demain matin. - Bonne nuit.
C'était du bon boulot.
J'aime les blanc et noir. Ils ont un air de famille.
Judith leur choisira un nom.
C'est dur de choisir six noms.
Il vaudrait mieux des numéros. D'accord, Judith ?
Merci de votre aide.
Je prends ça.
Sans vous,
j'aurais appelé Simon Crowdy. Ça l'aurait amusé.
Félicitations !
Je ne me lasserai jamais de cette vue.
Non, jamais.
Encore réveillée ?
Roger est papa. Six beaux enfants.
393b Judith se porte bien.
C'est merveilleux.
- Tu étais avec Sherida ? - Elle jouait la sage-femme.
C'est gentil de sa part.
Elle est gentille.
Tu veux à boire ?
Du café ou du thé ?
Tu as fait une mauvaise affaire.
De quoi parles-tu ?
Tu aurais pu te séparer de moi.
Ce n'est pas drôle.
Je pourrais vivre dans un foyer.
Un de ces endroits pour rouleurs fatigués.
Tu m'as assez vu ?
Non.
Oublie ce que j'ai dit.
J'ai un comportement idiot.
Tu es une femme merveilleuse.
Je te taquinais.
Bêtement.
Pardonne-moi.
Mallory ?
Parfois,
je fais ou dis des choses.
Mais quoi que je fasse,
quoi que je fasse,
c'est parce que je t'aime.
J'aime toute ma famille.
Peut-être même trop.
Nous t'aimons aussi.
Dors bien.
Tant mieux si Sherida t'a aidé avec Judith.
Je suis ravie qu'elle soit là. Elle est gentille.
Ça lui plairait d'entendre ça.
- De quoi j'ai l'air ? - Superbe, Jane.
- Ils vous inviteront tous. - Et j'accepterai.
- Vous êtes méconnaissable. - Merci.
- Qu'en pensera Leah ? - Elle sera forcément ravie.
Vous pouvez fermer ?
Ça plaira à Simon ? Il va arriver.
Bien sûr. Voilà.
Sherida ?
La différence d'âge, ça compte dans un mariage ?
Comment ça ?
Certains trouvent ça sinistre.
Leah ?
Non.
Même si notre bonheur la préoccupe.
N'est-elle pas courageuse d'avoir recréé son monde ?
Si ce monde n'est pas que le sien, oui.
- Je veux voir Leah. - Pas maintenant.
Il faudra attendre qu'elle ait vu Simon.
Tu as dû appeler le docteur ?
Il venait chercher Jane de toute façon. Du calme.
Tu mens, elle est malade !
Arrête de faire l'enfant. Voilà Simon.
Elle a besoin de moi, pas de vous !
Vous êtes jaloux de moi. Elle m'aime plus que vous.
Père me traite en enfant, mais pas Leah !
Arrêtez maintenant !
On dirait une gamine amoureuse de l'institutrice.
Entre, Simon.
Désolé, Sherida.
Je n'aurais pas dû, mais elle frôlait l'hystérie.
Tu es superbe, Jane.
- Elle a quoi, Leah ? - Elle est patraque.
Elle a dû s'agiter.
Tu survivras.
Tu pourrais même être grand-mère.
Grand-mère ?
Je demande Jane en mariage.
Approche.
Ça m'est permis.
Mon futur gendre.
Ça te fait plaisir !
Tu es si étonnante.
J'en suis enchantée.
Mais ça nous demandera des efforts.
Pardon ?
Ce ne sera pas facile.
Réveille-toi, Simon.
Jane ne s'intéressait qu'à moi.
Elle en a presque fait une fixation.
En fait, ce mariage te déplaît.
Et pourquoi te fais-tu plus malade que tu n'es ?
Pour te parler.
Des fixations de Jane ?
C'est un vrai problème.
Tu t'y connais en astrologie ?
Je m'y suis intéressé pendant ma médecine.
C'est peu scientifique et parfois absurde.
Mais ça tombe souvent juste.
Tu es née en avril.
Le signe du Bélier.
Les gens nés sous ce signe
sont volontaires et obstinés.
Ils sont aussi sains et énergiques.
Ils aiment être admirés.
Ils veulent diriger, chez eux ou au travail.
Ils méprisent le danger.
Ils sont prêts à tout pour atteindre leur but.
Et parfois...
Ces bêtises ne m'amusent pas.
Désolé.
Mais tu tiens à garder ta bande d'esclaves, non ?
Jane y compris.
Approche.
Assieds-toi.
Tu es venu me voir après l'accident.
Je ne voulais plus vivre. Tu te souviens ?
J'aurais pu en finir, tu le sais.
Oui, je sais.
Mais tu es revenu me voir.
Il pleuvait.
J'entendais la mer.
Elle était furieuse de m'avoir ratée.
Tu m'as parlé longuement.
Et après ton départ,
j'ai su que je vivrai.
Tu m'as gardée en vie.
Pourquoi t'empêcherais-je d'épouser Jane ?
Je serai ravie de t'avoir ici.
On aura notre propre maison.
On ne vivra pas ici. Bastion est trop petit.
Ne t'énerve pas. Je partage cet avis.
Mais pas Jane.
Elle est immature.
Elle m'a demandé de te parler.
Jane veut vivre ici.
Au début, du moins.
Ravi que tu ailles mieux.
N'en parle pas à Jane. Elle serait gênée.
Elle est si sensible.
- Comment va-t-elle ? - Très bien.
Elle avait besoin de parler.
- Ça ne va pas ? - Mais si.
Vous pouvez la voir.
Merci.
- Prête ? - Je passe voir Leah.
Pourquoi ?
Pour rien. J'en ai pour une minute.
- Tu as l'air requinqué. - J'allais le dire.
Simon est magicien, pas docteur.
Un peu des deux.
- Comment te sens-tu ? - Bien mieux.
Juste un peu patraque.
- On se verra à l'apéritif. - Je te retrouve.
- Je te ferai ma spécialité. - Allonge-la un peu.
J'y vais aussi.
Ravie que ça aille mieux.
Tu es magnifique.
Tourne-toi.
J'adore cette robe.
Merci.
Viens t'asseoir une minute.
Tu es amoureuse de Simon Crowdy ?
Il le croit.
Ça l'inquiète.
Tu prends ça au sérieux.
Il a dit ça ?
Tes yeux brillent, tu sais.
Simon t'adore.
Il aime t'emmener danser.
Etre avec toi.
Mais c'est tout.
Je ne t'ai pas blessée, au moins ?
Merci de me l'avoir dit.
Prête ?
Ça t'ennuie d'y aller sans moi ?
Les choses ont changé.
Changé ?
Je ne peux pas.
Je regrette.
Je dois rester avec Leah !
Bonsoir, Mlle Binyon.
Bonsoir, Dr Crowdy.
Elle m'a brutalisée !
Qui ça ?
Sherida.
Approche, Christine.
Qu'as-tu contre cette femme charmante ?
Je m'inquiétais pour toi, alors elle m'a brutalisée.
Tu as encore dû te montrer jalouse.
Un nouveau poème ? Montre-moi.
Je préfère pas.
A moi, tu les montres toujours.
C'est un poème sur mon égoïsme.
Egoïste, toi ? Tu aimes tout le monde.
L'amour peut être égoïste.
Surtout s'il fait du mal à d'autres.
Tu ne ferais de mal à personne.
Pourquoi dis-tu ça ?
J'ai écrit là-dessus.
Je m'accroche à ce qui me rend heureuse.
Et tu as raison.
La vie est comme un jeu.
Il n'y a rien de mal à lutter.
Tu n'as jamais parlé comme ça.
Mettons que c'est un jeu.
Tu gagneras toujours. Par ta volonté, ton énergie.
Assez !
C'est du Faith Hope tout craché.
Faith Hope n'a pas sa langue dans sa poche.
Catherine veut aller à la mine.
Vraiment ?
- Elle s'est effondrée. - On passera.
Et on pique-niquera.
- Juste vous deux ? - C'est déjà arrivé.
Attends, Logan !
Quel égoïsme de ma part. Je retiens Sherida ici.
Mallory, pose ce magazine et va manger avec elle.
- Il y en a pour quatre ? - Pour dix, même.
Certaines peuplades forcent des gens
à s'exposer au soleil pour les torturer.
Allons-y.
Où êtes-vous ?
Ce n'est que moi !
Par ici, Clara !
- Elle a l'air plus petite. - On a dû grandir.
- On les attend ? - Ils fatiguent, laissons-les.
Il fait toujours aussi sombre ici.
Cet engin est mort.
- Tu as peur ? - Oui.
- C'est quoi, ça ? - Les rats sont toujours là.
Quand je pense que je venais ici toute seule.
Ça sent l'humidité.
Ecoute !
La mer.
On y arrive !
Rien n'a changé.
Regarde.
Le vent ne l'a pas effacée.
Je l'ai regravée.
- Quand ça ? - L'an dernier.
Tu ne m'avais pas oubliée ?
Tu le craignais ?
Et il y a toujours ça.
Bonjour !
- C'est Logan. - Et Catherine !
A nouveau réunis !
La musique vous endort ?
Toujours.
Où sont-ils ?
A la mine.
Leah n'aime pas qu'on y aille. C'est arrivé juste à côté.
Oui, elle me l'a dit.
C'est un endroit superbe.
L'Atlantique y arrive en force.
Les vagues se creusent de façon impressionnante.
Magnifique.
Vous n'y allez jamais ?
Plus maintenant.
Je pense à Jane.
Pourquoi n'est-elle pas sortie avec Simon ?
Une dispute ?
Ça ne me regarde pas. Leah parlera à Simon.
Leah et moi avions beaucoup de projets.
Elle voulait voir les enfants grandir vite.
Ils devaient faire leur trou.
- Je vous ennuie, non ? - Pas du tout.
- Vous aimez travailler pour Leah ? - Absolument.
Si vous l'aviez connue avant.
Elle avait une telle vitalité.
Elle jouait le jour et dansait la nuit.
Il y a eu ce dernier soir à Londres.
On a dansé des heures.
On a même valsé !
- Vous aimez la valse ? - J'adore ça.
Il faudra qu'on danse.
Vous devez bien valser.
On sait tout des amours de Bentley.
Ses amourettes, plutôt.
Mlle Binyon et ce cher Mallory !
Vous avez nagé ensemble ?
Vous êtes ravissante.
C'est beau sous la falaise.
Oui, et si tranquille.
Je me change et j'arrive.
Vous arrivez par les airs ?
Ecoute ça, Leah.
L'écho nous a donné une idée.
On va se marier.
Mais c'est merveilleux !
Tu as toujours été ma préférée.
- Félicitations, Logan. - Quelle nouvelle !
Je me réjouis pour vous.
Tu ne félicites pas ton frère, Christine ?
Félicitations.
Quel caractère.
On dirait que ça lui déplaît.
On va aller affronter le vicaire et Mme Woolton.
Ils s'en réjouiront comme nous !
N'est-ce pas formidable ?
Dommage qu'on en sache si peu
sur l'origine de Catherine.
En voilà déjà un qui a fait son trou.
Il faut fêter ça.
Catherine et Logan valsent merveilleusement.
En effet.
Mallory semble un peu rouillé.
Il fait lourd.
Et quel silence.
- Ça sent l'orage. - Il n'éclatera pas.
Je suis si heureuse pour Catherine et toi.
Sois bénie.
Tout s'arrange si bien pour toi.
J'adore ta coiffure.
La robe aussi.
Empêche Leah de parler à Catherine avant le mariage.
- Pourquoi ? - Fais-le, c'est tout.
Quelle étrange idée. D'où sort-elle ?
Il se passe quelque chose.
- C'est une belle fête. - Bien sûr.
Mais pas vraiment.
Tu ne le sens pas ?
Une force souterraine agit.
Voyons, c'est Christine qui croit aux légendes.
Tu as regardé Leah ?
- Je ne l'ai jamais vue si gaie. - Moi si !
Une fois.
Simon avait fait venir ce spécialiste de Londres.
Il lui a dit qu'elle ne marcherait plus.
Je me souviens.
Elle est pareille ce soir.
Rieuse à en perdre le souffle.
L'orage n'a pas encore éclaté.
Mais ça viendra.
C'est ton imagination.
J'imagine l'absence de Simon ce soir ?
- Tu nous a fait peur. - Je peux ?
Assieds-toi.
Heureux ?
Plus que ça.
C'est dur d'être l'époux d'une célèbre artiste.
Catherine deviendra célèbre.
- Il sera un célèbre avocat. - Optimiste, va.
Ta clientèle de St Ives ne sera pas loin.
- Je ne serai pas à St Ives. - On en a parlé.
Logan se lancera à Londres au retour d'Italie.
Après la lune de miel.
Je ne veux pas d'un mariage si rapide.
Vous ne devriez pas.
- Mallory et toi avez fait vite. - C'est différent.
- Pas avant six mois. - Tu plaisantes ?
Attends même un an.
Mais on veut se marier tout de suite.
On est amoureux. C'est suffisant, non ?
J'ai mes raisons.
- Je déteste faire ça. - Pourquoi attendre ?
Tu me la jettes ?
Promets d'attendre six mois. C'est peu de chose.
Mme St Aubyn !
Logan, je ne t'ai jamais rien demandé.
Mais j'en avais le droit.
Tu en as le droit, bien sûr.
Qu'en dis-tu ? Ce n'est pas long.
Et notre voyage ?
L'an prochain.
Ne me répondez pas. Réfléchissez-y ensemble.
- Il fait frais dehors ? - Non, affreusement chaud.
Ses mains sont de glace.
Tu entends cette valse ?
Je me souviens.
Je n'attendrai pas six mois.
Tu as entendu Leah.
Tu veux aussi me convaincre ?
Elle aurait pu s'expliquer au moins.
Je lui demanderai.
Mes parents rentreront tôt. J'irai avec eux.
Je t'en prie.
Je sais depuis longtemps que ta belle-mère te domine.
Toi et toute ta famille.
Les Woolton ne sont pas mes parents non plus.
Ils m'ont élevée et donné un foyer.
Ils n'exigeraient jamais ça.
Je ferais mieux de partir.
Vous vouliez me voir ?
On étouffe, non ? Vivement que l'orage éclate.
J'ai voulu t'offrir mon présent hier soir.
Mais tu es partie si vite.
Je suis sans voix. C'est ravissant.
- Ce sont les vôtres ! - Mallory me les a données.
Tu les garderas, quoi qu'il arrive ?
- Je les porterai au mariage. - Tu m'as pardonné, alors ?
- Vous n'avez rien fait. - Je me suis mal comportée.
Je tiens tellement au bonheur de Logan.
Moi aussi.
C'est bien pour ça que je veux te parler.
Je repoussais ce moment par pure lâcheté.
- Il s'agit de Logan ? - Et de toi aussi.
Tu dois savoir une chose.
Malgré ce que j'ai dit hier,
vous voir déjà mariés me rendrait heureuse.
Oui ?
Ne réagis pas sottement en m'écoutant.
Ça n'est pas si important.
Alors ne dites rien si ça concerne Logan.
Il s'agit de toi.
Qu'y a-t-il ?
Tu es une enfant trouvée. Tout le monde le sait.
Je sais qui étaient tes parents.
Impossible. Même le vicaire et Mme Woolton...
L'ignorent ? J'en suis consciente.
J'ai vu un détective privé.
Ils sont vivants ?
Qui était mon père ?
Je ne dirai rien.
Mais c'est injuste !
Pas du tout. Je ne dirai jamais rien.
J'ai essayé de faire au mieux hier soir.
Je te l'ai dit, votre mariage me plairait.
Vraiment.
Mais cela demande une vraie réflexion.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Pardonne-moi.
Ton père était fou.
Fou ?
Comment avoir des enfants ?
Ce n'est pas forcément héréditaire.
Vous n'avez pas de preuve.
Je pourrais voir un autre détective.
Mais les détails seraient désagréables.
Logan sait ?
Oui, ça l'a bouleversé.
Il est parti à Londres.
- Pour voir le détective ? - Non.
Il voulait te laisser réfléchir,
une fois que je t'aurais avertie.
Il est parti comme ça ?
Logan te laisse décider.
S'engager dans un mariage sans enfants,
cela demande réflexion.
A moi de voir.
Qui d'autre ?
Je ne veux plus le revoir.
Ce n'est pas la fin du monde.
J'aurais voulu porter des enfants.
Mais j'ai réussi à être heureuse.
- Vous avez Mallory. - Tu as Logan.
Plus maintenant !
C'est difficile, mais tu as ton atelier.
Ton talent est un don du ciel.
La folie est un don du ciel ?
J'aurais dû me taire.
Vous avez bien fait.
Logan a une carrière aussi.
Il trouvera une autre femme.
Qui saura lui donner des enfants.
Merci d'avoir parlé.
Tu pars à Londres ?
Je ne reverrai pas Logan.
Qu'il ne s'inquiète pas.
Mes os ne me disent rien de bon.
Un temps de dimanche.
Mme St Aubyn prend le thé dans son bureau.
M. Logan va venir ?
Je ne sais même pas où il est allé.
Pourquoi est-il parti ?
Il n'a rien dit. Il a parlé à Leah.
Et il a filé.
A Leah ?
Il est aussi parti après lui avoir parlé.
Qui ça ?
M. St Aubyn !
Vite, monsieur !
Le vicaire.
St Aubyn.
Matilda a trouvé un mot de Catherine.
- Une sorte d'adieu. - Un adieu ?
Ça dit : "La mer t'a épargné, Logan."
"Je vais y prendre ta place."
On dirait un mot de suicide.
On ne sait pas quoi faire.
Ne bougez pas.
Christine, envoie-leur le Dr Crowdy.
- Où vas-tu ? - A la baie de l'Echo !
Le 5-8, vite !
Catherine a aussi parlé à Leah.
Mlle Woolton !
La voilà.
Ça va mieux ?
Tu as fait tomber ça.
Pourquoi ?
Je dois savoir.
Pas maintenant. Elle se réveille.
Reste calme, Logan.
Pourquoi ?
Tu croyais que je te quittais ?
J'étais obnubilée par Jane. Par la fête, par Simon.
Jane et la fête ?
Jane n'a rien à y voir.
C'est grave, Logan. Il se passe des choses ici.
Plus tard, Mallory.
Elle risque une pneumonie. Il lui faut du repos.
On parlera demain.
- Tu viens, Jane ? - Non, père.
Je reste avec Simon.
Je ne rentre pas non plus. Plus jamais.
Fais au mieux, Logan.
Leah m'a parlé.
Je suis allé vérifier aux Hôpitaux de Londres.
Elle a tout inventé.
Et le détective privé ?
Il n'existe pas.
Et il n'y a rien dans les archives médicales.
Dépêche-toi d'aller mieux.
Je ne te porterai pas jusqu'à l'autel.
- Mlle Binyon aimerait... - Un bon bain chaud.
Merci.
- Où est Catherine ? - Elle s'en sortira.
Je crois.
Tu es trempé.
Quel courage, mon pauvre Mallory.
Pauvre chère Catherine. Ça a été un tel choc.
Mais voilà le danger d'une parentèle incertaine.
Elle est déséquilibrée.
Ne parlons pas de ça, Clara.
Vous devriez partir.
Pardon ?
Vos petits bavardages ont causé assez de dégâts.
Ça, par exemple !
Tout le monde le sait. Je déteste les commérages.
C'est un péché.
J'aimerais parler à ma femme.
Je t'appellerai, Leah.
Ce pauvre Mallory a dû en voir de dures.
- Dépêchez-vous. - Quel goujat !
- Je sais partir quand je gêne. - J'en doute.
Enlève ces vêtements trempés.
Pourquoi, Leah ?
Tu as vu Catherine aujourd'hui.
Elle a parlé ?
Elle n'a rien dit.
Logan est rentré de Londres. Il est avec elle.
Il ne reviendra pas ici.
Jamais.
C'est pareil pour Jane.
Ils ont dit pourquoi ?
Je n'ai pas demandé.
Bon sang, Leah !
Tu les as toujours mieux compris que moi.
Tous ces malentendus, ces ressentiments.
Aide-moi, je suis perdu.
Tu es très égoïste, Mallory.
Ecoute.
On peut se sortir de toutes les situations.
Si on joue cartes sur table.
Je l'ai toujours fait.
Je veux le croire.
Ils reviendront. La nuit a été tendue.
Ils reviendront.
On en reparle demain.
Je dois me changer.
Logan et Jane ne reviendront pas.
Il s'est passé des choses.
Mais je vais bien.
Va au lit.
Tout va mal ici depuis qu'elle est là.
Ne t'en mêle pas.
Très bien. Je te prépare ton lit.
Dis-leur que je reste un peu là.
Entendu.
On peut redevenir heureux ici.
Si on est réunis.
Bien sûr. Tout finira par s'arranger.
Oui.
C'est Christine. Je peux entrer ?
Major St Aubyn !
J'ai entendu Sherida gémir.
Elle est inconsciente. Son pouls est faible.
Je m'en occupe, mais appelez le docteur.
J'y vais.
J'avais fait ce lait chaud pour Mlle Christine.
Simon ? Ici Mallory. Il y a eu un accident.
Sherida a pris trop de somnifères.
Oui, on a fait ça. Tu viens tout de suite ?
Tu as donné combien de cachets à Sherida ?
Deux, avec du lait. Pour l'aider à dormir.
Tu mens.
Sherida ne t'a jamais rien fait.
Elle rend Leah malheureuse.
- Leah t'a dit ça ? - Elle ne se plaint jamais.
- Tu as pris les devants. - Il fallait bien !
Personne ne s'en souciait. On laissait faire.
Logan et Jane ne reviendront pas.
Et toi, tu es froid et distant.
C'est vrai. Froid avec Leah !
N'est-ce pas ?
Je n'ai pas vu ce qui se passait ici.
J'ai raison pour Sherida et toi ?
Absolument pas.
Tu es jeune. Tu apprendras à vivre avec les autres.
Si Sherida survit.
Et si elle meurt ?
Ce sera ma faute autant que la tienne.
Ta faute ?
Pourquoi ?
J'aurais dû te l'apprendre. Bastion n'est pas le monde.
Ce café est vraiment chaud.
Plus c'est chaud, mieux c'est.
Je réessaie de lui en donner.
Elle ne l'avale pas. Vous en mettez partout.
Recommencez à frotter ses bras.
Ils sont plus chauds.
Elle prend des couleurs, non ?
Elle revient à elle.
Buvez, Sherida.
Voilà, c'est très bien.
Encore ?
N'essayez pas de parler. Tout ira bien.
Faites-la boire.
Je reviens.
J'ignore ce que tu as fait à Logan, Jane ou Catherine.
Mais ce que tu as fait à Christine est impardonnable.
Que lui ai-je fait ?
Elle s'est sentie en droit d'empoisonner Sherida.
Elle a cru que Sherida brisait notre foyer.
Christine !
Je t'ai aimée.
Je t'admirais plus que tout.
En sauvant Logan et Jane,
tu es devenue un objet de culte.
Tu savais que cette vénération résisterait à tout.
Va retrouver Sherida.
Tu n'aurais pas dû dire ça.
Reviens, Mallory !
Entrez, Dr Crowdy. Le major vous attend.
Je vous hais, toi et ta famille !
Christine, petite sotte !
J'ai été sotte, oui.
Approche.
Le monde est plus grand que Bastion.
Je dois apprendre à vivre avec les autres.
Je m'en vais.
En pensionnat.
Tu es si intelligente, Leah.
Tu dois savoir où tu vas.
Tu resteras seule.
Logan se lancera à Londres.
Après la lune de miel. On s'aime, c'est suffisant.
Je détestais l'idée qu'on te laisse seule.
Tu es seule, Leah.
On aura notre maison.
On ne vivra pas ici. Bastion est trop petit.
Seule.
Et à ta place, avec un mari susceptible de...
Tu m'as comprise.
Le monde est plus grand que Bastion. Je m'en vais.
Tu resteras seule !
J'ai aussi été en quête
de cette douce plénitude
qui semble si dure à atteindre.
Et je l'ai trouvée.
J'ai trouvé la paix de l'esprit
en Mallory, Logan,
Christine et Jane.
Ils sont prêts à tout pour atteindre leur but.
Et parfois, ils connaissent une mort violente.
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