All language subtitles for Lolo 2015 French 5.1 1080p HDLight x264.GHT__

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Guitare

...

Coups de feu

"Music to watch girls by" (Andy Williams)

...

...

Mouettes

...

Porte

...

Porte

...

Sifflement

...

Applaudissements

//

...

Chanson atténuée (effet "tête sous l'eau")

...

- C'est de l'eau de mer. -Tu crois ?

- Elle est chaude. -Oui.

C'est quoi ce bain ?

- Le fucus. Ça bouge la graisse et raffermit. C'est bon pour ce qu'on a.

- On a quoi ? -45 ans !

Soupir

- C'est un bain de bactéries ! Imagine tous ceux qui ont dû y pisser.

- T'es folle ! Personne pisse ici.

- C'est quoi ce jet ? Ça me rentre dans la chatte ! C'est nul !

- Non, c'est fait exprès.

- J'aime pas ça.

- J'adore ! Ça me masse la chatte, ça me relaxe.

T'as pas baisé depuis quand ? -Arrête avec ça !

j'ai d'autres priorités que le cul. Toi, y a que ça.

- Non, je suis beaucoup plus complexe que ça.

Je te dis pas tout.

- Ah '?

- Si tu additionnes les nuits passées avec quelqu'un,

t'arrives pas à 1 an depuis que le père de Lolo est parti.

- T'exagères, j'ai eu des mecs dans ma vie.

- Bah, Ă  peine !

- Oui, c'est pas normal.

j'aimerais un mec avec qui partager des vrais moments de vie.

- Tais-toi, ça me donne envie de me flinguer.

- J'en ai marre de me faire

tripoter par de l'eau pour rien !

j'en peux plus !

- Je reste pour faire un petit pipi.

- T'es immonde.

j'en ai marre de ce temps.

Il fait beau, il pleut, j'en ai ras-le-bol de ce coin.

- C'est la province ! -N'importe quoi !

- Oh !

C'est quoi cet attroupement ?

Ils ont repêché un enfant !

- Mais t'es dans un état pas possible ! -C'est atroce.

Je peux pas regarder ça !

- C'est un thon !

Et un beau thon ! C'est Gérard et Jean-René.

- Tu les connais ?

- Oui. Gérard était marié avec Nicole.

Jean-René, c'est le papa de Sabine, une camarade de Clémentine.

Divorcé lui aussi.

- Passionnant.

- HĂ© les gars !

- Ça va ? -Hé les gars...

Ils viennent en plus ! -Évidemment !

Quelle belle prise ! -T'as vu ça ?

- Salut.

Ariane, sa sœur.

- La Parisienne ? -VoilĂ .

- Et Violette.

- Bonjour.

Cri

Désolé ! -Mais quel con !

Ma salopette !

- Ça a glissé.

Je vous rembourserai.

- Non, non, ça va !

Faut que j'aille me changer. Pardon pour le con, mais ça m'a surprise.

- Vous connaissez celle

de l'aveugle devant une poissonnerie ? "Salut les copines."

- Elle est fine.

La classe, Gérard ! Excusez-le.

- On est mortes de rire. Vous allez le manger tous seuls ce thon ?

- On va faire une soirée thon. Vous voulez venir ?

- Non, c'est plein de mercure. Mais y a du bon gras.

- Alors on vient.

- À 9h chez Jean-René.

Tu vois ? -Oui.

- À ce soir. -Salut.

- Tous deux célibataires.

Une aubaine pour vous.

- Je supporte pas les mecs qui abîment mes vêtements.

- C'est souvent ? -Y en avait un,

il foutait mes pulls en cashmere à 90. Je l'ai viré au 6e pull.

- À quand un chat?

- Pourquoi ? -Tu t'habitueras

tout de suite au reste de ta vie.

Tu devrais te le faire.

- Mais ça va pas !

- Moi, je vais draguer Gérard, le crétin.

Grand-mère disait : plus c'est con, mieux ça baise.

- Jean-René, je sais pas.

Au pieu, ça doit pas être ça. -Pourquoi ?

- Son ex-femme, c'est sa 1re nana.

- Pratiquement vierge... C'est pas trop excitant.

Au moins il est sûrement propre.

Pour toi, c'est parfait.

Un petit ramonage pour les toiles d'araignée.

- Ah ! Klaxon

- Regarde, il part.

- Au revoir ! -Ă€ tout Ă  l'heure.

- Salut !

- Le rouge fait un peu...

- C'est gai !

- Le rouge, c'est pour les jeunettes.

Après 40 ans, c'est mieux les imprimés : ça cache les rouleaux.

- Les rouleaux ? -Ça !

-Ça Va pas !

- Vous vexez pas ! On a toutes ça, c'est les hormones.

Les hommes n'aiment pas ça.

- Si vous avez un peu de gras Ă  la taille,

votre homme ne vous aimera plus.

Y a une étude allemande, j'ai vu le documentaire sur Arte,

les hommes en ont marre des bimbos.

Ils veulent des nanas qui ont des choses Ă  dire.

- OK, Angela. Choisis ta robe et on y va. -Faites voir.

- C'est mieux.

- Je vais l'essayer.

Fait chier.

Me femme de ménage a la même. -Elle est très bien.

- Y a pas de honte Ă  porter les habits du peuple.

- Elle a 65 balais. -T'exploites une femme âgée en plus ?

Oh putain...

Oh lĂ  lĂ , tout y est.

Les guirlandes, la toile cirée et la sangria !

- Ça me déprime, on se casse. -Bois.

Il est oĂą ton Bourvil, je le vois pas.

Trop tard, il a dĂ» trouver chaussure Ă  son pied plat !

Elle rit.

Trouve-le vite :

c'est ta dernière chance.

Après c'est Paris, le boulot et les soirées avec BFM.

- Oui.

Je le vois pas.

- OH ! -Trop beauf !

Les chaussettes dans les sandales ! Il ferait rater une couvée

de singes.

C'est pas possible. C'est off-limit !

Il le fait exprès. -Plus ils sont beauf mieux ils baisent?

- Cons !

Je décline toute responsabilité.

- Bonsoir.

- Bonsoir, Gérard.

Justement je parlais de vous. -Je suis ravi.

- Ah !

Violette ! C'est ça ? -Oui.

Je peux en avoir un ?

- Oui.

Encore navré pour cet après-midi.

- Je connaissais pas le coup du thon. -Le coup du thon ?

- Comme plan drague. -Oui, c'est un de mes meilleurs plans.

Mais bon, je sais que je suis pas votre genre.

- Mon genre ?

- Vous ĂŞtes la petite copine d'Ariane, non ?

- Ah bah oui ! Bien sûr!

- Vous avez pensé au mariage ?

- Non, on est anti-mariage.

On est des lesbiennes réac, une espèce rare.

- Ah ? -Oui.

Et vous êtes marié ?

- Moi ? Marié pendant 20 ans, divorcé y a 2.

Depuis des histoires, mais pas

le truc en plus.

- Avant on appelait ça l'amour.

- Cette robe vous va Ă  ravir.

- Vous trouvez ? J'étais pas sûre.

- Avec votre silhouette...

- Ma silhouette. -Tu me passes du thon ?

- Pardon. -Merci.

- En fait, je vous fais marcher : on est hétéros.

Ariane, moi... On est hétéros.

- Je suis confus. Gérard... -C'est pas grave.

C'est pas comme si je l'avais pas envisagé, comme chacun.

- Moi, non, pas comme tout le monde.

Les homosexuels sont tous gentils...

- Non, pas tous !

- Je veux dire... Chacun est libre de...

Je juge personne.

Mais moi, non.

- OK.

Alors, vous déménagez à Paris ? -Oui.

Dans un appart formidable. -Ah oui !

- À Beaugrenelle, un immeuble moderne, avec vue

sur la tour Eiffel !

- Beaugrenelle ?

- Oui. Les tours.

- Waouh ! Et vous ĂŞtes dans quoi?

- En informatique, spécialisé dans la finance. Et vous ?

- La mode. Je suis directeur artistique de défilés.

- Ma fille Sabine, c'est dingue ! Comme vous !

- Ah oui ?

- Elle a pensé à faire ça dans le créatif, et en fait, non...

Elle va faire business international Ă  Londres. C'est...

Vous avez des enfants ? -Un petit garçon, Éloi.

- Éloi, c'est joli.

Téléphone -Ah !

On m'appelle.

C'est important, je vous laisse. -Oui.

(En anglais) - Hello darling.

Yes of course.

- Ça mord ? Y a miracle ?

- Ça va pas non. On parle.

Pourquoi dire qu'elle était lesbienne ?

- Je plaisantais.

Tu lui as demandé ? -Bah...

- Tu les cumules, toi !

Tu lui plais quand mĂŞme.

- Non, elle parle anglais et tout...

- Je m'y connais.

Tu vois lĂ , par exemple, elle te mate.

- Ah oui, elle me regarde... -Oh ?

Rires

- Ris pas, ne ris pas.

_\/as-Y-

- Je lui apporte son thon. -Vas-y.

Musique jazzy romantique

un-

- J'écouterai plus jamais ma grand-mère.

- J'aime bien ce temps et la thalasso, c'est vraiment bien.

- T'es de bonne humeur ! Tu t'es acheté la robe rouge, tu te plains pas,

c'était si bien ? -Quoi ?

- C'est pas Ă  un vieux singe...

- C'était très bien et j'en avais besoin.

- Tu le revois quand ?

- C'étaitjuste une bonne nuit, je vais pas remettre ça.

On part dans une semaine. C'étaitjuste une nuit. Ou deux.

Je rencontrerai personne en 3 semaines.

- Avec tous les mannequins...

Elle rit. -T'inquiète pour les mannequins.

Sifflet de chef de gare

*Sonnerie

*-Votre train va partir,

*prenez garde Ă  la fermeture des portes.

- On s'appelle.

Bisou !

- Tu lui as fait quoi ? J'ai cru qu'il allait pleurer.

- Mais rien de spécial.

- Vous avez fait quoi pendant une semaine ? T'as disparu.

-Il m'a léchée.

- Hein ? Pendant une semaine ? -Oui !

Même pendant mes règles.

- Ah ! -Non, mais pas le 1er jour,

Ă  la fin, je saignais peu.

- Ah bon, alors ça va !

- C'était une semaine idyllique.

j'ai craint le pire, qu'il avait un cancer généralisé

et me l'avait pas dit.

-Il a pas pu ! "J'ai un cancer!

"Écoute, j'ai

"un cancer."

- Un cancer.

"J'ai un cancer, je vais mourir !"

Rires

- Non mais sérieusement, il est super gentil, un peu naïf...

- Un peu crétin ? -Mais non !

NaĂŻf, c'est pas pareil.

j'en ai marre de ces petits malins parisiens.

Je pense qu'il pourrait s'entendre avec Éloi.

Il est dans l'informatique. Il était fier d'avoir

un appart Ă  Beaugrenelle.

- Beaugrenelle, putain !

-Il est vraiment sensible. J'aimerais pas lui faire du mal.

- Mal Ă  la langue, ce serait embĂŞtant.

- Ouais !

Téléphone Oh !

- C'est lui ?

- C'est mon Lolo ! -Ah !

- Chaton des Alpes ! Oui, on est dans le train.

- Madame, pas dans le wagon.

- Madame !

Elle parle avec son fils tétraplégique.

- Oui, une petite histoire

avec un mec très sympa.

T'aurais pu m'appeler, j'étais inquiète après le parapente.

- Parapente ?

- Vous n'avez pas vu intouchables ? Ils en font tous.

Ils ont le droit de s'amuser.

- D'accord. Oui, je lui dis. Je l'embrasse.

- Ça va ? -Ça va très bien.

Il n'a pas appelé en 3 semaines, ça doit aller avec sa nana.

- Annabelle m'appelle que quand ça va pas : "Je suis dépressive,

"je suis anorexique et c'est Ă  cause de toi."

- En même temps, on est là pour ça.

- Ouais. Qu'est-ce que c'est chiant d'être mère.

- Ouais !

Téléphone

"Small talk" (Claudine Longet)

un-

un-

Téléphone

un-

- Dans 2 semaines, j'ai la pub en Grèce, c'est l'enfer.

j'en ai marre mais l'agence veut faire le shooting sur une île.

- Ah les îles... -Tu m'écoutes ?

- J'ai un peu la tĂŞte ailleurs.

- C'est vrai, il arrive. Tu vas le chercher ?

- Non, il arrive en voiture. Je le verrai ce week-end.

- Tu vas tenir 3 jours ?

- Je suis pas un animal !

- Je veux pas m'imposer.

- T'es pas trop fatigué ? -Je suis mort.

- OK.

Par lĂ , par lĂ .

- Je vois rien.

- C'est par lĂ .

Cri

- Oh putain, merde !

Un-

Oh merde, merde, ma cĂ´te !

- Lolo, qu'est-ce que tu fous dans mon lit?

- T'as pris ma télé.

- Je la regarde le soir

avant de dormir.

- Audrey m'a fait une crise. Si ça gêne, je me casse.

- Non, reste, je...

Je te présente Jean. Éloi, mon fils. C'est Lolo.

- Bonsoir, Éloi. Jean-René.

Ravi de vous rencontrer.

- Jean-René ? -Oui.

- Enchanté.

il gémit.

- Je vous ai fait mal ? -Non, ça va, juste un peu.

-Ça Va ?

- Bon, bonne nuit.

La beuh n'est plus dans Easy Rider ?

- Je l'ai mise dans Les Oiseaux.

- C'est un problème si je reste ? -Non, sa chambre est au bout.

- Tu disais "mon petit garçon".

Je m'attendais pas à un jeune homme comme ça.

- Pour moi c'est mon petit garçon.

Comme Ă  5 ans.

- Oui, bah oui.

-Il avait l'air très triste, les yeux gonflés.

- Je sais pas, c'est la 1re fois que je le vois donc...

Mais la beuh ?

-Il en fume un peu pour ses migraines. Ça te choque ?

- Non ! Je sais ce que c'est.

j'en ai fumé au lycée...

- Bon, on en était où ?

Musique contemporaine calme

un-

Pigeons

un-

Chasse d'eau

- Pst ! C'est libre.

- Ah ! Merci.

- Désolé, elle m'avait texté que t'arrivais, mais j'ai zappé.

- Tomber sur vous, c'est pas formel comme présentation.

- T'inquiète, j'ai l'habitude.

- Ah ?

- J'y retourne.

- Oh...

Eau

*-Tu dis pas au revoir ?

- Je t'aurais réveillée avant de partir,

mais faut que je passe chez moi avant d'aller bosser.

- A bientĂ´t.

- À ce soir, non ?

- Oui, à ce soir. Ce sera moins mouvementé.

- J'espère que ça le sera un peu.

Musique jazzy romantique

un-

un-

- Et la bise ?

Un-

Baisers

un-

T'aurais pu m'appeler hier pour me dire que tu restais.

- C'est le bordel avec Audrey, elle était hystérique.

j'ai pas pensé. -Que s'est-il passé ?

- Non, je veux pas tes conseils de mère.

Tu veux trop de détails.

- OK, lapin des Alpes. -Maman,

lapin des Alpes ? J'ai 20 ans, arrĂŞte.

-19!

Bon, alors,

comment tu le trouves ? -Qui ?

- Jean !

(Accent paysan) -Jean-René.

- ArrĂŞte ! Bon, comment tu le trouves ?

- Bah...

Tu l'as trouvé à Biarritz.

- Tu l'aimeras, c'est un cœur, ce mec.

- Oui, il a l'air gentil.

-Il est plouc ?

- T'es aveugle ? Il est hideux !

Mais ça va, c'est pas comme si

vous alliez faire des mômes. Ça serait un désastre !

-Il est pas moche, il s'habille mal.

- Je l'ai vu 2 secondes.

Ses oreilles me rappellent mon dessin animé préféré.

- Quoi ? -Dumbo !

- T'es méchant. Les jeunes sont intéressés

que par le physique et le superficiel.

- Faut pas de contre-jour !

Il rit. -Arrête, il me plaît vraiment.

- J'ai compris : il a pas que les oreilles de grand.

j'arrĂŞte. Et il fait quoi ?

-Il fait des programmes de finance.

- Cool. Il a du blé ?

- Je sais pas. -S'il ne s'est pas

défenestré en 2008, c'est qu'il a pas dû tout perdre.

- Encore ces cochonneries ?

- Pour pas fumer.

- C'est bon pour ton asthme mais pas maintenant. Laisse.

Mon petit Lolo ! -A'I'e.

Oh... -Quoi ? Ça va pas ?

- Je crois qu'il m'a enfoncé une côte. -Merde.

- Ça va. On va ensemble à la soirée McCoy ce soir ?

- Merde, je dois voir Jean. J'avais oublié.

- Tu peux le voir après. -Oui.

Ou je pourrais l'emmener ?

- Enfin mamounette ! Ton mec de Biarritz Ă  McCoy ?

Il rit. -Oui... Mange tes œufs mouillettes.

Musique calme

un-

Klaxons

un-

Coup violent -Pousse-toi connard !

- Espace ergonomique, eco-friendly, Wi-Fi, imprimantes multifonctions.

Le complexe Dream du Crédit Rural de France

offre des lieux de travail Ă  la pointe de la technologie.

Les nombreux espaces sont accueillants,

*avec un accès aux personnes à mobilité réduite et connecté au l/Vi-Fi.

*Sont Ă  votre disposition une agence bancaire, des boutiques,

*une conciergerie et une machine à café : thé, chocolat à chaque étage

*dans le complexe Dream du Crédit Rural de France.

- Ah oui !

Ça va être beau. Mais quelle galère pour venir !

- On voit que tu viens de débarquer. Personne ne prend sa voiture.

La voiture ici c'est zinzin. En attendant, ce sont nos bureaux.

C'est temporaire mais c'est spacieux.

*Musique techno

*...

- Les inséparables !

Comment vas-tu ? -Très bien, et toi ?

- Ça fait un siècle. T'es superbe !

- Je suis en forme... -T'as reçu mon book ?

- Non, j'ai fait une "total digital detox".

- Je change de style, hein ? -Oui.

Jettes-y un œil : après,

il sera inabordable !

- I can't wait.

Hi Steven!

*-AllĂ´ ? - Oui, Violette ?

AllĂ´ ? *-J 'entends mal, lĂ .

- On se voit toujours ce soir ?

- Oui. Je te rappelle d'un endroit plus calme. AllĂ´ ?

- À tout de suite.

- Tu vas oĂą ? -Je dois appeler Jean.

- Steinberg a une galerie à Londres. Tu peux me le présenter ?

- Oui, mais rapide.

- Mon fils, Éloî. -Bonsoir.

- C'est un artiste génial. -Oui, je confirme.

Brouhaha

un-

Vibreur

un-

- C'est moi, j'ai pas pu te rappeler tout de suite.

j'étais coincée mais là, je rentre. Rappelle-moi.

D'accord ? Je t'embrasse.

Jean, c'est moi, je vais dormir mais appelle-moi.

Musique intrigante

un-

un-

*-Jamy, le mirage, ce n'est pas une hallucination.

*C'est un phénomène bien réel. La preuve que le...

un-

Couverts

un-

Téléphone

- Ah !

Allô, ça va ?

Ah bon ? Je t'ai envoyé plein de texts.

j'étais tellement inquiète !

Tu m'en veux pas ?

- Bien sûr que non. C'est moi, je me suis endormi sur mon téléphone.

*-Tant mieux !

Je fais un dîner ce soir, tu veux venir ?

- Oui, super. OK, à 8h, alors. À ce soir.

*-Parfait. Je t'embrasse. - Moi aussi.

Musique légère

un-

- Ça va ? Bien dormi?

- Ça va. -T'as mis la télé

dans le salon ?

- Oui. Vu que ça va pas s'arranger avec Audrey, je me suis dit que...

- Oh mince.

- Ça dérange si je reste ici ?

- Non, au contraire.

- Merci mamounette.

- Pour un dîner avec Jean,

ce soir, t'es libre ? -Qui ?

- Jean-René !

- Ah JR ! Oui, je suis libre comme l'air.

- Ça t'emmerde pas ?

- Non, tu plaisantes ! Anytime !

- Fais gaffe Ă  pas le harceler de textos paranos.

Ça fait fuir les mecs. Crois-en mon expérience.

- Non, ça va.

Musique jazzy légère

un-

- Faut laisser passer les gens.

Un-

HĂ© monsieur, votre ticket ! LĂ  !

Un-

- Un poulet au citron. Tu lui fais ton tube ?

- Tu crois qu'il va aimer ? -il va adorer, la 1re fois.

À la 100ème fois, il se lassera.

Ce qui l'attend, c'est une suite ininterrompue de plats Picard.

- T'exagères ! Je fais les œufs à la coque, les salades.

Il est pas trop tard. Je suis Ă  un tournant de ma vie.

j'ai 40 ans et je muris.

Je passe Ă  un autre stade.

-45. Si mûrir, pour une meuf, c'est faire la bouffe

pour son mec, les féministes ont eu raison de se battre.

- Tu comprends rien !

- Tout de suite ! Je plaisante. Picard c'est une 2e mère pour moi.

- Lève-toi de là.

Sonnette

Promets-moi d'ĂŞtre gentil.

T'es chic ! -Je voulais faire un effort

pour les présentations officielles.

- La classe !

- Mettez-vous au salon. -Ça va ?

- Vous prenez quoi ?

- Je sais pas, comme toi. -Une bière !

Alors Paris, ça te plaît?

- Oui. Enfin je suis venu souvent avant mais y habiter, c'est autre chose.

Se révei... Merci.

S'endormir et se réveiller avec la Tour Eiffel à la fenêtre,

c'est incroyable.

C'est étonnant. C'est quoi toutes ces peintures par terre ?

- Mon fils est un artiste

très talentueux.

- C'est toi qui peins ? -Un nouveau concept :

auto-bio-graphique.

Ça te plaît ? -Beaucoup. Non merci.

Oui... J'aime bien le... L'oiseau dans le ciel.

C'est magnifique.

- Non, c'est une tâche.

- Mon fils, c'est le futur de l'humanité.

Il rit.

- T'es dans la finance ?

- Techniquement, non. J'ai vendu un logiciel au Crédit Rural

de trading haute fréquence

qui permet de passer des ordres plus vite.

Des microsecondes mais c'est stratégique.

- Vachement intéressant.

- Oui, ça fait 2 ans déjà

que je me suis mis en mode "no-life" pour le finir.

C'était pour un organisme financier

à Bordeaux, et ça a fait tant de bruit

que je l'adapte à grande échelle.

- Comment ça marche ?

- C'est simple : je suis parti du code source d'un vieux logiciel Open Source

et en ajoutant les bonnes lignes de codes, Ă  ma sauce...

- Ça s'adapte ? -Avant de le mettre en prod,

la direction des systèmes d'informations recense les documents

de chaque fonctionnalité que veut la banque.

Si le déploiement se passe bien...

-il en est oĂą ce logiciel ? -C'est confidentiel.

Top secret.

Ça t'intéresse.

- J'aime la finance.

- La sécurité demande une mise au point.

j'ai même développé des briques qui s'adaptent au client.

C'est du plug-in. -C'est passionnant les amoureux,

mais j'y vais. Lulu m'attend en bas. -Salut.

- Lolo.

Ça va ? -Ouais.

il gémit. -Quoi ?

- Ça va, c'est la côte.

- Encore ? Tu vas voir le docteur Guillaume demain ?

- Non, ça va. Ça s'est bien passé.

- Ouais... Je t'avoue, je me suis un peu fait chier.

- Ah bon ? Faut t'habituer, c'est son boulot.

- Ouais. -Je le trouve très cool.

Amusez-vous bien. -Oui, toi aussi.

- Putain, il craint son keum.

- Un "Jean-René", je peux même pas lui serrer la main.

-Il a un D, le mec. -Un D ?

- Catégorie D : dégage tout de suite.

Les A, y en a pas. Les B, super rares, mon reup.

Et puis le reste, des C, et surtout des D.

Des ringards absolus.

- Putain !

Il est cheum ! Il a aucun style. D, t'es mĂŞme sympa.

- C'est un geek, comme toi. -Non !

Lui, c'est un informaticien, pas un geek, nuance.

- Comment fait ma mère ?

À son âge, elle peut plus choisir: les célibs, c'est des connards,

les autres, c'est récup, anciennement maqués donc fauchés.

- Le timing est mauvais : tu débarques chez ta reum

en pleine lune de miel. -Non, c'est super.

C'est super teufs, les mannequins, les défilés... C'est la Fashion Week !

- Elles te calculent?

- Regarde-moi. On est potes mais j'ai pas hérité de ta gueule.

- Ouais, si tu veux.

Mais ta reum va aller aux fĂŞtes avec son nouveau keum.

- J'ai la situation en main. Tu connais l'expression PPH ?

- Passera pas l'hiver.

- LĂ , c'est PPA : passera pas l'automne. Fais-moi confiance. 1 semaine.

- Tu veux voir quoi ? -Ce que tu veux.

- Une comédie ? -Ouais, j'adore ça.

Elle rit.

- Oh, écoute, j'ai... -Ouais ?

- Le shérif est en prison ? - C'est un drame ?

- Non, c'est Mel Brooks. Je suis sûre que tu vas adorer.

Musique douce enfantine

un-

- Mon Lolo

Fais dodo

- Éloi, encore en train de téter. Quel petit glouton. Allez, au dodo.

Allez, hop !

Pleurs de bébé -Oh ! Pleure pas mon chaton.

Perceuse

un-

- C'est sympa de l'aider Ă  ranger.

- Les peintures, c'est fait pour

être accroché. Elle rit.

- Tu fais quoi ?

- Je tiens les vis.

Elle rit.

Baisers

- Et le tableau, faut pas oublier le tableau.

- Je suis nounouille !

- Mais non, mon amour.

- Tiens.

Coups de marteau

Ah non, ça penche un peu.

Non. -Je crois que...

- Oh ! C'est parfait !

Ah c'est bien ! T'as vu Lolo ? Ton 1er tableau.

C'est beau, hein ?

Joli ?

- Un autre ? -Celui-lĂ .

- Allez ! -Allons-y.

- Quelle belle journée.

Perceuse

un-

- Mais c'est blanc !

- Mais le styliste a dit le plus blanc possible.

Plus blanc ; elle paraît grise.

- C'est du Kabuki. C'est blanc, blanc, blanc l

- Fais quelque chose.

- C'est la cata !

- On a un problème d'harmonie de couleurs.

- On a que 45mn. -On change les gels.

On a 15mn pour voir si ça marche.

15mn ! OK.

- Allez, tiens.

- Merci. -Ça va toujours avec machin ?

- On n'arrĂŞte pas de se voir.

- Pour un coup d'un soir, il s'incruste.

- Oui, au final, on est très complémentaires.

- Une clitoridienne avec un lécheur, c'est complémentaire.

- T'es vaginale, tu peux pas comprendre.

- J'ai pas besoin d'attendre un altruiste pour m'amuser.

En parlant de vaginal, c'est demain que je pars en Grèce.

Je serai pas à la soirée caritative.

- Merde ! -Ton mec y va ?

- Oui. Lolo va l'aider Ă  trouver des fringues.

- Lolo va l'aider ? -Oui.

Ils s'entendent bien.

Ils arrĂŞtent pas de parler de trucs d'ordi. C'est pas Ă  moi ?

- Non. -Si, si !

- ArrĂŞte, c'est insupportable.

- Que t'es méchante !

- Chanmé, cette vue.

- C'est partiel mais c'est déjà ça.

- Ta fille ? Jolie.

- Sabine. Vous avez le même âge. -Oui ?

- Tiens, regarde.

- T'as pas autre chose ?

- J'ai pas très envie d'aller à cette soirée.

C'est pas mon monde, je connais personne. Je serai pas Ă  l'aise.

- Arrête JR. Tu me connais moi, et ça suffit largement.

Elle t'invite, c'est important pour elle.

- Tu crois ? -Bien sûr.

Je suis ravi que vous soyez ensemble. Ça m'enlève un poids.

Elle a tellement galéré avec les mecs. Ils se barrent tous.

À son âge, c'est pas évident.

Je compte vraiment sur toi.

- Ah non mais tu peux.

- J'ai vu une veste beige dans l'entrée. -Oui, je vais la chercher.

Musique jazzy inquiétante

un-

- Regarde.

Non ? -Non, non. On va faire du shopping ?

- Ah bah ouais, tiens. Super.

Ballade jazzy

un-

Cris

- Mais t'es con ou quoi?

Un-

*'Commentaires

- C'est dans le futur.

*-Du Dr Frankenstein, il vit un homme sans passion.

*ll lui expliqua que la race humaine était condamnée,

*que l'espace lui était fermé.

*Que la seule liaison possible...

- Tu regardes quoi?

- Ils ont des caméras Welman en Wi-Fi cachées dans les coins.

Ils doivent avoir une baie de stockage de plusieurs petaoctets.

Pour un musée, ils sont à la pointe.

- C'est Beaubourg, c'est pas le musée de la Marine à Quimper.

Pardon.

*Commentaires

T'arrĂŞtes pas de te gratter depuis qu'on est lĂ .

T'es allergique Ă  l'art?

- Non, ça a commencé dans le métro.

- Fais voir.

Oh, mais t'es tout rouge !

Mais... Mais c'est de l'eczéma ?

- Non, j'en ai jamais fait.

Ça me gratte partout.

- Oh !

j'appelle quelqu'un qui s'y connaît en maladie... de peau.

Je reviens.

-(Maladie de peau...)

*-Le choc était trop fort. Après avoir projeté...

- C'est moi, je te dérange ?

Toi qui t'y connais en maladie vénérienne...

- Bien sûr, c'est ma spécialité.

Je peux te rappeler, je suis occupée.

- Non, c'est urgent. Jean a une éruption cutanée sur tout le corps.

- C'est alimentaire.

- MĂŞme au zizi ?

- Ah ! *- Tu m'avais dit

qu'il était propre. C'est le Sida ?

- Non, ça fait 25 ans que tu nous fais chier avec ça.

Tu vas pas encore demander si ça s'attrape en faisant des pipes !

- Pipes ?

- Écoute, garde ton calme.

Je suis sûre à 100% que c'est pas ça.

- Bah alors c'est quoi ? *-Je sais pas.

Te frotte pas Ă  lui cette nuit. Je t'embrasse. Des baisers.

(En anglais) -Ça va ?

- Oui.

Ma meilleure amie. Elle est hypocondriaque, tu vois ?

- C'est du grec. -Oh mon Dieu !

Tout est grec !

- Sauf ton sourire, tellement français.

- Ah les Grecs !

Elle rit.

- C'était intéressant ce film... Ciné-roman, c'est ça ?

- Oui.

Tu devrais voir un médecin demain. J'en connais un, c'est un ami.

C'est peut-ĂŞtre un virus. Moi aussi, je suis patraque.

- J'espère que je te l'ai pas refilé. -Quoi ?

- Je sais pas, le virus qui me gratte. Si c'est un virus.

- Ça va pas. Je crois qu'il faut que je me couche tôt.

Ça t'ennuie si je dors seule. Je suis ballonnée.

- On n'a même pas dîné. -Ça va pas là.

Je suis mal. J'ai...

- Merci.

- J'essaie d'être équitable mais y en a tellement. Tu trouves ça idiot?

- Non, c'est juste que je les vois plus.

Bonne soirée alors.

- Ah ? OK. -Ouais.

Ă€ demain. On s'appelle. -Oui.

'Télévision

*...

- C'est beau. -Ça va ?

- Ça me gratte partout et Jean aussi.

- Ah ? T'as pas 12 ans, tu te protèges quand même ?

Dans le Sud-Ouest, y a plein de clubs échangistes.

- Ah bon ?

- Bien sûr !

Musique jazzy de suspense

un-

- Sud-Ouest...

un-

Foie gras, rugby...

un-

Clubs échangistes ?

Un-

Les libertins du foie gras ?

Un-

Oh!

- Rien de particulier.

Vous avez été à la campagne ?

- Non.

- Vous ĂŞtes de la campagne ? -Non, j'arrive de Biarritz.

- Bah oui.

C'est le changement : vous quittez le bon air,

pour le bassin parisien,

c'est pollué, vous supportez pas.

Ou alors c'est votre appartement.

OĂą vivez-vous ?

- À Beaugrenelle. Les tours.

- Ils construisaient n'importe comment.

Lavez tous vos vĂŞtements et votre appartement Ă  fond.

Violette a pas à s'inquiéter.

Elle m'a appelé pour vous prescrire des tests.

- Des tests ? -Y a un labo Ă  2 pas,

ils vont vous prendre.

Prélèvement urétral, HIV 1, HIV 2,

blennorragie, herpès simplex 1 et 2,

hépatite B et C, chlamydias, trichomonase,

syphilis et chancre mou.

- Non, vous plaisantez ?

- Ah ! Et le HPV ! C'est nouveau, ça.

- C'est nouveau ?

- Le fameux cancer de la pipe et du cunnilingus.

Vous savez, Michaël Douglas, l'acteur.

- Ah oui.

-40000, c'est pas possible.

- On enlève les chandeliers ?

- Hors de question.

- On va trouver autre chose.

- Ça va mon chaton ?

- J'ai ni mon portable, ni les clés, et j'ai claqué la porte.

Tu me files les tiennes ? -Oui.

j'aime pas ça quand je peux pas te joindre.

Lulu, ça va ?

T'as vachement minci. -Merci.

- On va au basket. Je suis son fitness trainer.

- J'ai merdé avec Jean.

- Encore ?

- Avec ma peur des maladies.

- Le coup des tests ?

Écoute.

Mamounette, rattrape-toi.

Va le chercher à son taf pour le déjeuner.

- Bonne idée.

- Allez, viens.

- Je sais mĂŞme pas oĂą c'est.

- Allez !

Passe !

- Non, j'attaque ! -Vas-y, passe.

Applaudissements

Il rit.

- On s'en grille 1.

Téléphone

un-

- T'as pas dit Ă  ta reum que tu l'avais pas ?

- C'est une ruse : sans ses clés, ce soir elle dort chez son keum.

j'en ai marre de les entendre gémir.

Je suis hyper tolérant, mais ça dépasse les bornes du supportable.

- Putain, t'as raison, le mec, il abuse.

- Ouais.

Elle va le chercher, elle va paniquer.

- HĂ©, elle va pas niquer!

Il rit.

Musique calme

un-

- VoilĂ , bravo !

j'aurais plus vite fait Ă  pied. Merci pour la visite !

- C'est ça.

Un-

- La pointe, vous allez Ă  droite, jusqu'au bout.

- Merci.

Un-

Merci.

- Bonjour.

- J'ai fait tous tes tests, mais t'avais oublié Ebola.

- C'est pas une MST.

- Le plat du jour.

- C'était si dur avec le père d'Éloi qui me trompait

et tous ces mecs branchés autour de moi...

j'ai du mal Ă  faire confiance. -Merci.

- Madame ? -Des haricots verts.

- Violette, je suis resté avec ma femme plus de 20 ans, et...

- Et les clubs échangistes ? -Quoi ?

- Rien. Merci. Et depuis ?

- Depuis pas grand-chose.

- Je suis désolée pour les tests. -C'était rien.

Prises de sang et coton tige dans l'urètre.

- Ça a dû faire mal.

- Une horreur.

- Je suis désolée.

- T'es un peu frapadingue, mais je suis bien avec toi.

- C'est vrai ?

- Y a longtemps, j'ai failli y passer,

- Ah bon ?

- Pas une maladie.

Un accident. -Ah !

Ah, un accident? Que s'est-il passé ?

- J'aime pas en parler mais depuis je relativise.

- Donc je suis mieux que le coma.

- Ouais...

j'hésite !

- Et "pas grand-chose depuis 2 ans", c'était avec ou sans capote ?

Je blague.

- J'espère bien. Mais c'était sans, sinon. Évidemment.

Non, non !

- Tu veux dire Les Misérables ?

- Oui.

- Tu t'y connais en littérature française.

Victor Hugo c'est pointu. -Quoi ?

- Merde, elle a récupéré le double des clés.

- Tout va bien ?

- Non, on peut pas aller chez moi. T'es dans quel coin ?

- Un petit hĂ´tel dans le 15e.

*-Après la sauce, achetez un beau poulet.

'l'important, c'est la texture, la fermeté.

*lci, il est ferme. il me parle, il a une vibration personnelle.

*On a une relation,

*on est connectés avec l'animal,

*bien que moi, je sois vivant et lui, décédé.

*Ne vous laissez pas impressionner.

*Ça n'est qu'un poulet. Vous le mettez en entier.

*Et pendant ce temps-là, vous pouvez couper vos légumes

*pour préparer la piperade. Sonnette

- J'arrive.

Des violettes, c'est gentil.

- Ça sent bon ! -J'ai fait un poulet basquaise.

Je pensais que ça te ferait plaisir après ton travail.

- C'est mon plat préféré.

Si tu le fais aussi bien que chez Jojo à St Jean-de-Luz, je t'épouse.

'Commentaires

Y a quelqu'un ?

- C'est l'application iPad de recettes de Beigbeder.

- Que tu es snob !

- T'aimes pas ? -J'adore.

*Que, préalablement, vous aurez lui-même bien fourré

*avec un oignon de grosse taille.

Musique oppressante

un-

Brouhaha

un-

Téléphone

un-

- Ça va, vieux ? Je peux pas te parler, je suis à une soirée caritative

pour les sans-abris, avec plein de vedettes.

Ouais. Tiens, y a l'autre. Merde, comment il s'appelle ?

Ah non, c'est pas lui.

Ouais. Bien sûr y a des jolies filles.

Figure-toi que ça se passe dans le métro.

Je te laisse, y a Lolo.

Lolo ! Lolo !

Bah, Lolo !

Hou !

- Je voulais te présenter Karl. Jean, mon ami.

- Très heureux.

- Moi aussi je suis ravi.

- J'admire votre travail.

- C'est gentil.

- Et je suis de près vos collections.

C'est très

seyant... Saillant...

- Les deux, espérons ! -Oui !

- Jean vient d'emménager à Paris.

Et Karl, merci d'ĂŞtre lĂ  encore. Vraiment c'est...

- Je suis ravi. Qui ne viendrait pas pour vous ?

- Bravo pour le N°5, ça sent très bon. -Ça existait

avant moi ! -Oui !

Ça n'aurait pas cette renommée internationale sans vous

et sans Marilyn Monroe.

- Bon, Jean...

Il doit parler à d'autres. -On a un problème.

- Ça peut pas attendre ? -Non, c'est une emergency.

- Tu peux me laisser seul 5mn. J'ai pas été trop coincé avec Karl ?

- Coincé, non. Écoute, tout allait bien.

Va au bar, je reviens, d'accord ?

Ça peut pas attendre ? -Non.

- C'est quoi ce perfecto ridicule que tu lui as trouvé ?

- C'est lui qui a choisi.

- Va t'occuper de lui 5mn, j'ai un truc à régler.

Brouhaha *Musique techno

*...

Musique jazzy inquiétante

un-

- Alors JR, ça va ? -Lolo ! Tout à l'heure tu m'as pas vu.

- Salute. - Santé.

- Tu vois, c'est relax. -Ta mère m'a présenté à Karl Lagerfeld.

- Karlito. -Je lui ai parlé.

- Va faire un selfie avec lui.

- Tu crois ? -Ta fille sera vachement impressionnée.

- Non, j'ose pas. -Bois un coup, ça va te détendre.

Francesca. Je te laisse.

- Oui.

- Monsieur ? -Bon, allez. merci.

- De rien.

Brouhaha *Musique techno

*...

- Sérieux, c'est quoi ton mec là ?

- Écoute, oui, je sais.

Il est pas très... Regarde. -Quoi ?

Mais non ! Mon Dieu, fais voir. -Ça suffit.

Il m'a sauvé la vie avec sa bite. Trouvons cet électricien !

(Locution difficile) -Elles sont jolies.

*Musique d'ambiance

*...

*-8000 euros. Enchère validée.

Brouhaha

C'est pour les offrir Ă  Violette.

Violette ! Ma chérie !

...

Pardon. Ah bah oui, c'est mieux.

C'est pour ma fille. -Oui, c'est ce qu'on dit.

- Bonsoir.

j'en peux plus, faut que j'y aille. Il est oĂą ?

- Non, elle est floue, elle est floue.

Merci, Karl !

-(C'est pas possible).

On y va. -Attends. Karlito !

Ronflement

un-

- Jean, tu ronfles. J'ai un boulot monstre demain.

Bon, mets-toi sur le côté, allez.

Oh!

Merde.

Un-

Brouhaha festif Chanson grecque traditionnelle

//

Téléphone -Oh !

- Excuse-moi.

Oui ? *-Je te dérange pas ?

- Bah...

- J'aime pas la vie à 2. Jean-René est bourré, il ronfle.

- Tu partages de vrais moments de vie.

- J'arrive pas à dormir alors j'ai essayé de me masturber, en vain.

*-Ah ! Gémissements

- Oh ! Oh lĂ  lĂ , je crois qu'il vient de vomir.

-Il vomit, tu te masturbes, c'est super rock'n'roll. Je te laisse.

- Ariane !

Salope.

Il chante.

Un-

- Violette ?

- JR ?

Il rit. Tu commences mal le week-end.

Tu veux un médoc ?

- Non ça va. Plus jamais de champagne.

C'est joli cette plage. C'est oĂą ?

- C'est une épaule.

- Ah ?

- Je voudrais mouler un coude droit. T'as un moment?

- Mouler un coude droit?

- C'est une surprise pour maman.

Tu lui diras rien. -Non. C'est encore long lĂ  ?

- La bande. Ensuite on laisse sécher et c'est bon.

Porte

- Jean ? Lolo ? -Qu'est-ce qu'elle fout lĂ  ? Bouge pas.

- Qu'est-ce que je fais ? -Tu restes lĂ .

Tu dis rien, OK ? -Merde !

OĂą est-ce qu'il est? Jean !

Lolo, t'es lĂ  !

j'ai oublié mon carnet avec toutes mes notes. Je t'ai envoyé

des textos. Je l'avais laissé là !

Je peux rien faire sans ce carnet.

- Mince, j'étais occupé.

- Et hier soir !

- Quoi ? -Jean-René !

Il a fait des conneries, il était bourré.

j'ai parlé à l'assistant de Karl. Le futur défilé, c'est pas sûr.

- Tu déconnes. -Comment j'ai pu croire que ça irait

juste parce qu'il est gentil avec une grosse bite ?

Mais c'est un beauf de Biarritz ! -T'exagères.

-Il était tellement ringard !

Avec son perfecto étriqué, on aurait dit

Johnny Hallyday ou son cocker.

C'était...

- Le beauf de Biarritz t'emmerde !

- T'aurais pas pu dire qu'il était là ? -Merde,

c'est ma faute ? -Jean !

Je suis désolée !

- T'es désolée, alors c'est bon !

- Tu m'en veux plus ?

- Je suis un con avec une grosse bite et des goûts de chiottes !

C'est ton fils qui m'a conseillé. -Le mêle pas à ça.

- Évidemment, Lolo l'intouchable !

Je suis quoi?

Un chien qui doit attendre pendant que t'es Ă  tes fĂŞtes de bobos !

- J'ai dit que t'étais gentil. -Ah oui !

- Grosse bite, c'est un éloge.

- Mais tu me prends pour qui? T'es qui, toi? Une nana de 45 ans

obligée d'aller à Biarritz pour trouver un ringard ?

- Je comprends que tu m'en veuilles mais sois pas méchant.

- Je suis méchant parce que j'ai dit 45 ans ? Je veux plus te voir !

- Je le pensais pas, j'étais énervée.

Dans mon métier de cons,

tout le monde est jeune, beau. -Tu dois faire tâche avec ton gros cul.

Cri de rage

un-

- Jean.

- Son petit carnet, hop.

- T'as mal ?

- Ah j'ai mal.

Musique calme

- Tadam !

- T'as mal ?

- Oui, au propre comme au figuré !

- M. Brave. Madame.

- C'est Bravé ! Avec un "é", OK ?

- Bien, M. Bravé.

C'est toujours cassé.

- C'était pas cassé. C'est cassé maintenant ?

- C'est une fracture du radius droit.

- Putain. -Merde.

- Vous aviez un plâtre

donc votre bras était cassé.

- Non, je posais pour une œuvre d'art.

- Si on vous remet un plâtre, vous allez le recasser.

C'est une sorte de happening ?

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il raconte ?

- Quoi ? -On casse... C'est du happening.

- Merci pour la soupe mais je suis pas malade.

Je peux me débrouiller

tout seul.

Ah merde !

- Tu sais pas te servir de ta main gauche. Je le savais déjà.

- Ah vas-y.

- Ah ! -ArrĂŞte. ArrĂŞte.

ArrĂŞte, t'es con !

- Jean, c'est trop sinistre ici.

- C'est pas gai mais pratique. Y a vue sur la Tour Eiffel.

- Tu t'es fait avoir.

- Oui, je sais.

- J'ai jamais dit ça

Ă  personne, mais tu veux venir habiter chez moi quelques temps ?

- Tu l'aimes ton beauf de Biarritz avec une grosse bite.

- Et toi, ta Parisienne avec un gros cul.

On sonne et frappe.

Un-

- T'as oublié de rallumer ton téléphone. Ça va ?

-Il est pas un peu tĂ´t? -Je suis contente que tu sois lĂ .

- Bon bah rentre.

- Écoute, ça va pas.

- Pourquoi ?

- J'ai fait une connerie : j'ai dit à Jean-René d'emménager chez moi.

- Et donc ?

- Je flippe complètement. Je sais pas quoi faire.

- Passionnante ta vie ! Tu veux du café ?

- Ça me donne de la tachycardie.

- Quelle névrosée ! Même la chatte comblée !

Dans la vie, t'es une vraie nunuche. Tu devrais te taper

des minets, mais t'accueilles des éclopés

qui refont ta moquette avec les spaghettis de la veille !

Ressaisis-toi.

- Je sais ! En plus, je suis trop grosse pour bosser dans la mode.

Lui, il débarque, Lolo est toujours là.

- Vire-le.

- Qui ? -Lolo !

- Je peux pas lui faire ça. -Tu plaisantes ?

Il en a rien Ă  foutre. Il est comme ma fille.

Ils sont autistes à cet âge, vire-le, tu lui rendras service.

- Tu crois ? -Tu bois pas de café

et j'ai que ça ici.

- Même pas de thé vert ? -Non.

On se voit demain pour le shooting Cartier.

- Ouais. Je peux pas le virer. -Mais si, tu peux.

- Ah ! Hello ! Bonjour ! -Hello.

- Violette. -Ah ! Violette, oui.

Je suis Sakis.

- Bien sûr.

- Heureux de vous rencontrer.

Café et cigarette.

- Tu l'as ramené ?

- Oui, tu m'as inspirée : ça s'importe en fait les mecs.

Bon allez, Ă  demain. Rentre bien. T'en fais pas.

- On va se faire un truc Ă  4 ? Enfin on va manger ?

- Oui, pas un truc, pas tout de suite.

Quelqu'un approche.

- Écoute Lolo, faudrait... -Ah !

Tu vois, il était là le carnet

que t'as cherché des heures.

T'es bordélique. -Merci.

- De rien. -Je voulais te dire...

C'est un peu de ta faute tout ça. Pourquoi t'as plâtré Jean ?

- Je voulais te faire une surprise.

La galerie Keller prend ma nouvelle expo "Trauma".

- La galerie Keller ? C'est génial, bravo mon chaton.

Je suis si fière.

Invite Audrey au vernissage, vous vous rabibocheriez.

- Audrey c'est mort. Toi et moi, on est comme deux orphelins.

- Quoi ?

Au fait...

Jean, je peux pas le laisser tout seul.

-Il t'a pardonnée ?

- Oui.

Il va venir ici quelques temps et je m'occuperai de lui.

- Combien de temps ?

- Je sais pas. Il lâche son appart. Y a des poussières...

Il est allergique. -T'es sûre ?

Vous n'avez rien en commun !

- On a des trucs en commun.

Déjà, on s'entend bien et puis...

Si ça suffit pas, on fera un enfant.

LĂ , on aura vraiment quelque chose en commun.

- T'es folle ! À ton âge ? T'auras un mongolien !

- Des fois je suis pas sûre que tu veuilles mon bien.

- Oh ça va ! -Ce serait une bonne idée

de trouver un endroit pour faire tes peintures, tes sculptures.

Ça devient envahissant. Et puis tes produits

sentent fort. Toutes ces résines sont nocives.

Ça a tué Niki de Saint Phalle.

- T'as raison. Lulu a une chambre au-dessus de chez ses vieux.

Il s'en sert pas. Ça peut me servir d'atelier.

- Très bien.

- Je peux aller y crécher si tu veux.

- Pourquoi pas, c'est pas une mauvaise idée. C'est parfait...

Elle souffle.

- Je pouvais pas te laisser. Je me sens responsable avec ton bras.

- Merci, c'est gentil. Vraiment. -De rien, c'est normal.

Et puis là, je vois que ma mère, elle te kiffe.

- Ça me fait vraiment plaisir.

Je savais pas comment t'allais prendre le fait de devoir partir.

- C'est de mon initiative : vous avez besoin de votre espace et moi du mien.

On va pas se la jouer famille recomposée de mauvaise comédie.

- Tu sais Lolo, t'es le bienvenu.

On touche pas à ta chambre et tu gardes ta clé.

- Trop sympa-

Hop !

- Merci. Lulu, c'est ça ? Enchanté. -Merci.

- Prends le gros.

Le carton avec les escaliers, c'est du cardio pur.

Porte rien. Tiens-nous juste la porte.

- Ça ira ?

- Oui, on est jeunes.

Merci.

Merci.

- Merci pour l'aide, vraiment.

- Merci. -Merci beaucoup.

'HOP-lĂ  !

C'est bon, y a tout?

- Oui... Merde, mon ordi, attends. Ma sacoche noire ?

- Tu l'as laissée dans la voiture. -Devant.

- Oh merde, merde...

Merde, merde, merde, non, non, non...

Oh non... Non.

Vous n'auriez pas vu quelqu'un filer avec une sacoche noire ?

- Non.

- Vous êtes sûr ? -Bah oui !

Dites que je vous l'ai volée aussi. -JR !

On l'a trouvé, ton ordi.

- C'est pas un Arabe qui te l'a volé ton cartable.

- Ça va, pas la peine

d'appeler les Nations Unies.

- Y a plus que des ploucs dans le 3e !

- HĂ© ! Plouc toi-mĂŞme...

- Pardon ? -Non, rien, rien.

- Bonne soirée.

- Oui, bonne soirée.

Y a toute ma vie lĂ -dedans : y a mon nouveau programme.

- Aucun double ?

- Si, Ă  la banque, mais j'ai fait des modifs

qui devraient leur plaire. -Cool.

On y va. À plus. -OK, à plus.

Merci encore.

- Tiens. -Merci.

Les garçons m'ont bien aidé.

- Lolo s'est fait un peu mal au dos. -Mince.

- J'ai été un peu dure avec lui. -il semblait en forme.

- Ouais ?

-Il est avec son pote. Ils se marrent bien.

C'est mieux qu'il soit pas toujours dans tes jupes.

j'ai cru qu'il faisait un complexe d'Ĺ’dipe.

-Il s'était déjà fait mal à la côte et là, le dos... Il est si fragile.

- T'es toujours inquiète pour lui. -Un peu, oui.

Oh!

*Musique inquiétante

*...

Il soupire.

- Tu me manqueras. Tu rentres quand de Milan ?

- Après-demain soir. C'est court.

- C'est trop long. -Tu me manqueras.

*...

Regarde.

*...

'Détonation

- HoulĂ  ! Qu'est-ce que tu me fais ? Non !

Non, non !

Vibreur

Ah.

Ma chérie, ça va ? C'est comment La Scala ?

Oui, si tu finis plus tĂ´t, rentre demain matin.

Mais je serai pas lĂ  :j'ai rendez-vous avec le patron de la banque.

Oui demain, Ă  8h du mat.

Bah, te presse pas. Oui, prends un vol plus tard. OK.

Je t'embrasse mi amor. *-Amore mio !

- Amore mio. Oui, c'est ce que j'allais dire.

*-Je t'embrasse.

- Bonjour M. Dutertre.

Bonjour M. Dutertre.

Bonjour M. Dutertre. Très heureux de faire votre connaissance.

Tout le plaisir est pour moi.

Je suis fier de vous présenter mon logiciel

qui se connectera au système informatique du Crédit Rural de France.

j'y travaille depuis presque 20 ans. Vous ne serez pas déçu.

D'après mes simulations, vous allez gagner

de 10 à 20 microsecondes par ordre passé.

Le gain se chiffre en millions parjour.

Oui, en millions d'euros parjour!

De rien. Je suis ravi de contribuer au succès du Crédit Rural

et de ses actionnaires.

Quoi? Un génie ? Non, je suis juste un passionné.

Appelez-moi Jean-René.

Musique calme

un-

un-

Brouhaha

un-

Rires -Chut.

(En anglais) Doucement, il dort.

Rires

un-

Vous venez d'où déjà ?

- De Slovaquie. -J'adore les slovaques.

Rires

- Mon Dieu, tu as tellement de livres l Incroyable !

- Je suis un grand lecteur.

- C'est tellement sexy. -Balzac, Flaubert...

Rires

un-

- Qu'est-ce qu'on boit?

- Mais il n'a jamais eu la chance de la revoir.

Il est allé en enfer et en est revenu.

Il y a cette phrase de Churchill que vous connaissez probablement ou pas ;

"Si vous traversez l'enfer, continuez d'avancer." C'est sa vie.

- Comment peut-on avoir si peu de chance ?

- C'est si injuste.

-Il doit se sentir seul après ce qui lui est arrivé.

- OuĂ®, il loge ici

parce qu'il n'a pas d'autre endroit oĂą dormir.

MĂŞme si dans 8 mois il deviendra l'homme le plus riche de France.

En attendant, tout ce qu'il cherche, c'est l'amitié,

la chaleur, le contact...

Juste se réveiller aux côtés d'une femme... Ou deux.

Musique inquiétante

un-

- Jean.

Jean-René !

Réveille-toi.

- Qu'est-ce que c'est ? C'est qui ?

- Je veux plus te voir.

- Mais... Violette ! Vous ĂŞtes qui ?

Attends !

Violette, mon amour.

Mon amour, attends. -Me touche pas !

- Marius ?

Ça va f?

- Marius ? Je les connais pas. -Dis-leur de partir !

- Attends !

Je sais pas comment elles sont arrivées là.

- Ta littérature de pervers.

Tiens ! -Calme-toi.

- Et tes fringues de plouc !

- Désolée, on voulait être sympas.

- Juste aider.

Quelle vie tragique.

- Vie tragique ?

Que leur as-tu raconté encore ?

Que t'avais été presque mort? Moi aussi je relativise !

- Je les avais jamais vues.

- Ouais.

- On voulait pas ça.

- Dégagez !

- Tout ça est ridicule. -Oui, ridicule !

Ivre au point d'avoir oublié ?

- Non, attends, mon amour.

- Ne me touche pas !

- Comment peux-tu imaginer que je puisse être intéressé

par 2 blondes de 20 ans ?

Enfin ?

- Ah !

Alors c'était ça ?

Prends le prochain vol, ma chérie,

j'ai un rencard important Ă  8h !

- Oh putain 8h20 ! Faut que j'y aille !

C'est trop important. J'ai rendez-vous y a 20mn.

Je reviens. On va comprendre ce qui s'est passé.

Ce qui s'est pas passé !

- Lâche! -Je les connais pas, je t'aime.

- Moi, je t'aime pas ! -Mon amour !

Violette, je t'aime. Je reviens.

Pas pressés

'Que pasa ?

- Qu'est-ce que tu fous là, toi ? -J'ai perdu les clés de chez Lulu.

Et j'étais un peu bourré

hier soir.

- C'est quoi cette histoire de clés ?

Et les 2 filles dans mon lit avec Jean ?

- Les 2 filles ? Mais je sais pas.

Ah mais si, elles étaient avec moi.

C'est moi qui les ai ramenées.

Elles ont dĂ» se tromper de chambre.

- Tu te fous de ma gueule ?

Mais c'est dingue, tu le Couvres ! C'est solidarité entre mecs ?

Ça passe avant ta mère ?

- C'est pas grave !

Tu l'amènes aux fêtes parisiennes, il a jamais vu de mannequins.

C'est comme un petit gamin

qui découvre un grand magasin de jouets.

- Je comprends pas, je croyais qu'il m'aimait.

- Faut toujours que tu sois dans le mélodrame.

Tu pensais quoi ? Que vous finiriez vos vieux jours ensemble ?

En charentaises ?

- Oui... Je suis tellement naĂŻve, j'y ai cru.

- C'est chiant quand tu perds ton humour.

Elle renifle.

Ça me fait mal de te voir comme ça.

j'aimerais que tu rencontres un mec bien.

Ça changerait ta vie de merde.

Sanglot

un-

un-

Musique entraînante

un-

Téléphone

un-

Réponds pas.

*...

- Les filles dans ton lit, c'est ton fils qui les a mises.

Je te le jure sur ma vie. Je t'aime.

Jean-René, grouille enfin !

Je t'attends depuis des plombes. -Je sais.

j'ai eu un petit contretemps.

- Voici M. Dutertre, DG du Crédit Rural de France Europe

qui s'est déplacé spécialement.

- Quel retard !

- Tout le plaisir est pour moi. Je suis fier de vous présenter

mon nouveau logiciel qui, mis en route,

rejoindra la totalité

du système informatique du Crédit Rural de France.

- Le code.

- Vous n'allez pas être déçu. J'y travaille depuis presque 20 ans.

D'après mes stimulations...

Mes simulations ! Vous perdrez

plus de 10 secondes.

Gagner ! Vous allez gagner

de 10 Ă  20 millisecondes

par ordre passé.

Tout le plaisir est pour moi.

Les gains en temps

se chiffrent Ă  plusieurs millions par euro.

En plusieurs millions d'euros parjour... D'euros.

Plusieurs millions...

Enfin ! Je suis très heureux de contribuer au succès

du Crédit et de ses actionnaires rural... ruraux!

Un rural, des ruraux.

(Qu'est-ce que... Merde.)

Mais c'est pas possible.

Un petit problème. Rien de bien méchant.

C'est pas possible !

C'est bloqué.

- Réinitialisez-le ! -Oui...

Touches de clavier

un-

*Mélodie de jeu électronique

*...

- On se fiche de nous !

*...

Brouhaha -Dépêche !

C'est quoi ce bordel ?

...

- ArrĂŞtez, on prend plus d'ordre.

C'est un virus, arrĂŞtez.

- Vous êtes sûr ? Non !

Appelez-moi

le service technique immédiatement !

Musique oppressante

un-

Rires en écho

//

- Dufour, c'est quoi cette histoire ?

ArrĂŞtez-le ! -Non!

- Mais arrĂŞtez-le !

- Ariane, qu'est-ce que tu fous ? Tu baises encore ?

Depuis que t'as rencontré ton Grec, tu m'ignores !

j'ai surpris Jean-René avec 2 putes dans mon lit !

Je vais à la pharmacie acheter des antidépresseurs, des calmants.

Rappelle-moi.

Musique rythmée

un-

Il siffle.

*...

Gargouillements buccaux

un-

un-

Il siffle.

...

un-

-(Poil Ă  gratter.)

(Putain, mon réveil.)

Musique calme

un-

(Qu'est-ce que c'est que ça ? Oh putain.)

un-

(Renaud)

un-

(Jean-René ! Oh ! Le petit con !)

un-

(Oh ! Dumbo...)

Empoisonner.

...

C'est un malade.

...

*-Violette, laissez un message après le bip.

- J'ai des preuves : c'est ton fils qu'a tout manigancé.

LĂ , je suis dans sa chambre, j'ai son journal intime.

Il veut ma mort. Il a voulu m'empoisonner au polonium.

Il m'a mis du poil Ă  gratter.

Il m'a drogué à ta soirée. Les filles, c'est lui !

C'est tout lui. Il m'avait mis un D.

Après un C et puis un B!

Ça l'a rendu fou qu'on s'aime autant. Il a détruit ma vie.

Il a contaminé mon programme ! Je te jure, je vais le tuer!

On frappe.

- Tu vas me tuer ?

Ça va arranger tes affaires avec ma mère et ton boulot?

- Du poil à gratter ! T'as quel âge ?

- Y a pas d'âge pour ça !

Je ressens ta détresse et j'ai un deal à te proposer.

- Moi aussi !

Il crie. Valse

un-

Cris de lutte

//

- Mon tableau !

Mon tableau, putain !

//

Mon tableau !

Hurlement de douleur

un-

- Dis pardon, je vais te lâcher !

Dis pardon ou je te lâche.

Le dieu Ă  sa maman, lĂ  !

Je vais te lâcher !

Dis-le !

Remonte-moi, connard de merde.

- Dis pardon ! -Je le dirai jamais !

- Je vais te lâcher.

Sirènes de police

Musique mélancolique

un-

- Jean-René Brave, ne vous fiez pas à son nom.

Après avoir été interpellé pour agression,

Jean-René Brave serait

*l 'auteur du ver informatique "Eat m y shit you capitalist pig",

*"Mange ma merde

*toi, cochon de capitaliste."

*ll est responsable de la fermeture du Crédit Rural de France,

*un important groupe bancaire français.

*II serait

*un cyber militant et aurait infiltré ce milieu

*en se faisant passer pour un gentil

*ou plutĂ´t un "brave" informaticien de province.

*-Comme d'habitude, les médias

*en ont rajouté.

*ll ne s'agit pas de cyber terrorisme chinois...

- Putain, il est célèbre. -Ouais, c'est grâce à moi !

*-Je voulais remercier tous nos clients...

- Mais il est en taule.

Rires

- Je suis pas cyber terroriste.

Mon ordinateur a été piraté à mon insu !

- Quelle preuve avez-vous ?

- Pouvez-vous remettre le système

en marche ?

- Donnez-moi 48 heures, les mots de passe

et un ordinateur connecté au Crédit Rural de France.

Patrick.

Poñe -Y a le médecin

pour refaire le plâtre.

- Oh putain...

- À quel groupe appartenez-vous ?

- Vous fréquentez Snowden ?

- Je suis informaticien. Mon identité a été validée.

- Vous travaillez pour les Chinois ?

- Pour qui alors ? -Personne.

- S'il vous plaît, M. Brave !

Brouhaha

un-

- Qu'est-ce qu'il fait là ce tocard ? -Enfoiré !

- Enfoiré ! Salaud !

- Psychose paranoĂŻaque. Il accuse Lolo d'ĂŞtre responsable de tout.

Tu te rends compte ?

Un cyber terroriste !

-Il cachait bien son jeu, ton bouffeur de tarte !

- Ouais...

Lolo m'en veut, il dit que je ramène que des tarés.

Il se sent plus en sécurité ici.

Mais pourquoi ils pètent tous un câble ?

- C'est vrai que t'as pas de bol.

- Non.

Tu sais, Lolo s'était pris le coude de JR

dans les cĂ´tes. Il avait mal.

Il m'a avoué aujourd'hui qu'il a un bleu au pancréas,

et que ça pourrait dégénérer

en cancer du pancréas...

Musique intrigante

un-

un-

Brouhaha

- Ça repart ! -C'est reparti !

Un-

- Ça y est, tout remarche.

- Dodo...

- Jean-René !

Musique douce

un-

-il est souvent à Athènes alors j'ai du temps libre.

j'ai tout le temps envie d'ĂŞtre avec lui.

Je suis en train de tomber complètement amoureuse.

Et puis j'apprends plein de trucs :

tu savais que clitoris ça veut dire "petit mont" en grec ?

Clitoridia.

C'est joli, non ?

Quand je te parle de Sakis, tu fais la gueule.

- Non, c'est pas ça. Je sais pas... -Pourquoi tu le rappelles pas ?

- Comme tous les autres, il a littéralement disparu :

il a changé de portable, le mail, il répond pas.

- Ma nièce est la meilleure amie de sa fille. Elle sait où le joindre.

- C'est pas une bonne idée. -Lolo est avec Audrey ?

- Oui mais il est toujours Ă  la maison.

- Bonsoir, Violette.

- Bonsoir, Annabelle.

- Bonsoir, maman.

- Ça va ma chérie ?

- Cesse de me questionner.

T'es intrusive !

- Putain, je la hais. -On y va ?

- J'ai toujours senti

la nécessité d'exprimer mes douleurs dans mon travail.

Tout avait commencé par une blessure accidentelle à la côte.

- Une blessure ? -Oui.

L'arme était un coude. -D'où vient votre inspiration ?

- De la vie. De ma vie.

C'est un projet "auto-bio-graphique" que je porte en moi

depuis tout petit.

- C'est très intéressant.

- Oui. Très.

- Les parapluies de la mort... -C'est un vrai malade ce Lolo.

- T'as raison. Peut-ĂŞtre mĂŞme plus chiant que toi.

- Ça n'a rien à voir. Lui, c'est un vrai psychopathe.

- Comment ça ?

Vas-y, dis-le. -En échange de quoi?

- J'annule ta dette.

C'est bien ! -Pas mal.

Un texto de ma sœur. Voilà le numéro, je te l'envoie.

- Non, oublie. -Trop tard.

Faut que je te parle.

Viens.

Jean-René disait que tout était de la faute de Lolo.

Et s'il avait raison ? -Ça va pas !

- Et le mec qui a pété un plomb y a 10 ans ?

Il accusait Lolo ? -Bertrand ?

- Et Ludo ? Et Gary ?

- Gary ? Lolo avait 7 ans.

C'est pas à cause de Lolo qu'il a déménagé en Thaïlande !

- Et le mec qui feutrait tes pulls ?

Un enfant chantonne.

Un-

- Lolo, t'es oĂą ? On y va. -Oui maman, j'arrive.

- C'est pas possible.

- Mathieu était un mauvais père car il laissait Lolo devant l'école.

- Des heures !

- Annabelle m'a dit qu'en fait Lolo se cachait.

- Quoi ? -Lolo se cachait.

Il avait dit à l'époque : "Comme ça maman va engueuler papa,

et puis il partira."

Musique douce

un-

- C'est Violette. Je voulais prendre de tes nouvelles. Ça va ?

- Oui, ça va mieux.

*-Je suis contente. Je pensais passer Ă  Biarritz dans quelques jours.

Il paraît que c'est joli l'hiver.

- C'est pas mal mais c'est mieux Ă  Londres.

- Londres ?

Serrure

- Ça va ? C'est quoi la valise ?

- Tu pars pas, c'est moi qui pars.

Je te laisse 3000, et après tu te débrouilles.

- Comment ça ?

-Il faut te prendre en main. Je pars.

- Tu craques lĂ . Calme-toi.

- Non, je me casse.

- Tu vas oĂą ?

- Ça te regarde pas.

- T'as tes règles ou quoi ?

- Ras le bol !

- Enfin calme-toi, détends-toi, t'es toute tendue.

- Laisse-moi partir.

- Ça allait très bien entre nous jusque-là.

Tu veux que je parte ?

- Dès que j'ai un mec, tu reviens et fous tout en l'air.

- Quoi ? C'est pas de ma faute si tu sors qu'avec des cinglés.

- J'ai lu ton journal.

- Mon journal ?

- Y a tout. Tu les as tous rendus dingues !

- Ah le journal ! Oui ! Non mais ça, c'est conceptuel.

C'est pour mon nouveau projet : fiction-bio-graphique.

- Ah ?

- C'est n'importe quoi.

- Je te crois plus.

C'est Ă  cause de toi

que je suis seule. -Ou aussi parce que t'es chiante.

- Merci.

- Tu rejoins qui? Encore un minable dont faudra te débarrasser ?

- T'es dingue ! Jean a raison.

- Jean-René ? C'est lui que tu vas rejoindre ? C'est JR ?

Il a essayé de me tuer, c'est un fou dangereux !

Un pervers narcissique, sociopathe !

Il va te découper et te manger ! C'est ça que tu veux ?

Tu me quittes pour lui ?

- Mais je te quitte pas. Je coupe le cordon.

- C'est facile. Me quitter alors que tu as tout fait pour m'attacher.

Souviens-toi,

tu disais tous les soirs que j'étais l'amour de ta vie.

- Mais je...

T'es mon fils, c'est ce que les mamans disent à leurs petits garçons.

- J'y ai cru.

j'y ai cru, maman.

- Je suis désolée. Je suis désolée.

j'aurais pas dĂ». -Non.

Regarde.

Je t'explique : on repart de zéro, d'accord ?

j'étais immature mais je ferai plus jamais ça.

C'est des trucs de gamin. Je sais que je t'ai fait souffrir.

Mais maintenant c'est bon. J'ai changé. J'ai muri depuis octobre.

j'irai habiter un autre quartier.

On se verra de temps en temps.

j'irai voir un psy.

Mais c'est bon, le cordon est coupé. Je suis cool.

- Je vais y aller.

- Tu vas vraiment me laisser tout seul ? Alors que je vais si mal?

Et que je souffre ?

Si tu pars, je vais me suicider.

Musique calme d'épouvante

un-

Maman, mes œufs mouillettes.

*Annonce haut-parleur

*...

Musique jazzy romantique

un-

- Ça va ? Il acquiesce.

...

- Tu t'installes Ă  Londres ? - Non, je viens 3 jours.

- C'est que pour 3 jours ? - Oui.

- Dommage !

un-

Y a un taxi. On dépose ta petite valise ?

Elle rit.

Quand ils ont vu que j'avais décodé ce ver informatique en 48h,

ils m'ont engagé. Je suis passé de la maison de repos à la city.

- En quelques mois, t'es plus le provincial naĂŻf

dont je suis tombée amoureuse.

- Tu te moquais de moi. -Je trouvais ça adorable.

Tu deviens un vrai requin, je sais pas si ça va marcher.

- ArrĂŞte !

Je suis toujours le même. -On a croisé des SDF

et t'as pas donné 1 centime. -Je les ai pas vus.

*...

- J'ai une petite envie. -J'en ai une grosse !

- Non, faut que j'y aille. -Attends.

- Tu te rappelles oĂą c'est ? -Oui.

*...

Qu'est-ce que c'est grand !

...

Chasse d'eau

Bonjour...

- Sabine, je t'ai dit,

te balade pas comme ça. Elle a les clés, au cas où.

Y a dĂ» y avoir une fĂŞte.

- Bien sûr.

- Sabine, tu me préviens quand tu dors ici.

- Ouais, ouais.

"Plum Nuts" (Etta James)

un-

un-

un-

un-

un-

un-

un-

un-

Sous-titrage : Monal Group

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.