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Merci.
Le monde de l 'investissement peut ĂȘtre une jungle, les taureaux, les ours,
le danger est Ă chaque coin de rue.
C 'est pour cela qu 'Ă Stratton Oakmont, nous sommes fiers d 'ĂȘtre les
meilleurs. Des professionnels surentraßnés pour vous guider dans la
finances.
Stratton Oakmont.
Stabilité.
Intégrité.
Fierté.
Je
m
'appelle Jordan Belfort.
Pas lui.
Moi, voilà , c 'est ça.
Je faisais autrefois partie de la classe moyenne, élevée par deux comptables
dans un petit appartement Ă Bayside dans le Queens.
L 'annĂ©e de mes 26 ans, Ă la tĂȘte de ma boĂźte de courtage, je me suis fait 49
millions de dollars.
Ce qui m 'a carrément fait chier parce qu 'à trois prÚs, ça faisait un million
par semaine.
Non, non, non, non, non. Ma Ferrari était blanche, comme celle de Don
dans Miami Vice, pas rouge.
Vous voyez cette immense propriété là -bas ? C 'est ma maison.
Ma femme,
Naomi, la duchesse de Bear Ridge Ă Brooklyn, ancien mannequin pour la biĂšre
Miller Lite.
Ouais, c 'est bien celle qui me taillait une pipe dans la Ferrari.
Alors rangez vos bites dans vos frocs.
En plus de Naomi et de mes deux enfants absolument parfaits, je possĂšde un
manoir, un jet privé, six voitures, trois chevaux de course, deux résidents
secondaires et un yacht de 50 mĂštres.
Je joue également comme un fou furieux, je bois comme un trou, je me tape des
putes 5 à 6 fois par semaine, j 'ai trois agences fédérales au cul qui
'inculper. Ah oui, et j 'adore les droilleurs.
De plus, hein ? Jordan,
redressez ! On va se cracher ! Tiens !
Ăa va, toi ? Oui, tout va bien.
Bravo.
Soyez prudent en rentrant.
Ă la prochaine, mon frĂšre.
Oui, Ă la prochaine.
Yep. Lors d 'une journée normale, je consomme assez de drogue pour assommer
Manhattan, Long Island et le Queens pendant un mois.
Bonne journée, monsieur Jordan.
Je prends du mandrake 15 fois par jour pour mon mal au dos, de l 'adéral pour
rester concentré, du Xanax pour me calmer les nerfs, de l 'herbe pour
un peu de cocaĂŻne pour me booster et de la morphine parce que c 'est un truc de
dingue. Bonjour Nathan.
Bonjour monsieur.
Et de toutes ces drogues qui me font monter au firmament, il y en a une que
préfÚre par -dessus tout.
Vous voyez, la bonne dose de cette merde vous rend invincible.
Capable de conquérir le monde et d 'éviscérer vos ennemis.
Je ne parle pas de ce coup.
Je parle de ce coup.
L 'argent ne vous permet pas seulement de vous offrir une meilleure vie, de la
meilleure bouffe, de plus belles voitures, de plus belles chattes. Il
vous un homme meilleur.
Vous pouvez faire des dons généreux à l 'église ou au parti politique de votre
choix ou sauver une putain de chouette mouchetée avec du fric.
J 'ai toujours voulu ĂȘtre riche. Faisons un petit retour en arriĂšre. J 'ai 22
ans, je suis jeune marié et déjà un petit con cupide.
Alors je fais quoi ? Je vais au seul endroit sur Terre Ă la hauteur de mes
nobles ambitions.
Tu es moins qu 'un résidu de merde.
Ăa te pose un problĂšme ? Jordan ? Non, pas de problĂšme du tout. Parfait, parce
que voilĂ ce que tu es, une sous -merde.
Ton job, c 'est connecteur, ce qui veut dire que tu passes au moins 500 coups de
fil par jour pour essayer de me connecter avec les hommes d 'affaires
riches. Et jusqu 'Ă ce que tu aies obtenu ta licence de courtier, c 'est
que tu auras Ă faire. Assis.
Assis !
Juste pour info, l 'an dernier, je me suis fait plus de 300 000 dollars.
L 'autre mec pour qui tu vas bosser, il s 'est fait plus d 'un million.
Un million de dollars ? J 'osais Ă peine imaginer quel genre de connard ce
devait ĂȘtre.
Jordan Belfort. Oui, oui, Marc -Anne.
Ravi de vous rencontrer.
Moi aussi, je vois que tu as fait la connaissance du gros compte -service.
Souris et dĂ©croche. Et que je te revois pas relever ta putain de tĂȘte avant 13
heures. Tu l 'emmerdes.
C 'est moi le trader senior ici. Lui, c 'est un minable sans intĂ©rĂȘt.
Va te faire mettre, Anna.
Tu leur as vraiment vendu une action Ă ton entretien d 'embauche ? Il fallait
bien que je fasse impression, pas vrai, monsieur ? Ah, putain, j 'adore.
On déjeune, aujourd 'hui. Ouais.
On commence tous les appels dĂšs 9h30, parce qu 'aprĂšs, nos clients sont dĂ©jĂ
téléphone. 3, 2, 1, on est belle ! Vous
voulez savoir Ă quoi ressemble le son de l 'argent ? Allez dans la salle des
marchés de Wall Street.
Rien Ă foutre, bordel de merde, putain, petite bite.
J 'en venais pas de ce qui pouvait s 'envoyer dans la gueule.
J 'étais accro en quelques secondes.
C 'était comme s 'injecter de l 'adrénaline. Alors, face de paix, t 'as
combien on démarre aujourd 'hui ? Quarante ? Mais décroche ce putain de
téléphone ! Eh oui, pardon, t 'es vraiment qu 'un sale enculé, Anna.
On n 'en a rien Ă carrer de comment cette technologie fonctionne.
Parce que ce qui nous branche, c 'est de devenir riches.
Mille ? Jordan Belfort. Deux mille ?
On va le faire bouger, le cours.
2000 actions Microsoft qui vont dans le tube pneumatique. LĂšve -toi.
Allez.
Attention. Vas -y, vas -y.
Allez, allez, allez.
Vendu.
Un sniff ? Oh non, merci.
Monsieur Anna, que puis -je vous apporter en cette charmante aprĂšs -midi
fait, Hector, voici le plan.
Tu nous apportes deux absolutes martinis. Tu sais comme je les aime,
sans glace.
Et exactement sept minutes et demie aprĂšs, tu nous en apportes deux de plus
encore deux de plus. Et tu continues Ă fournir toutes les cinq minutes jusqu 'Ă
ce que l 'un de nous tombe carrément raide.
Excellente stratégie, monsieur.
Non, pour moi, un verre d 'eau sera suffisant. Je vous remercie.
C 'est son premier jour Ă Wall Street. Donne -lui un peu de temps.
Merci.
Merci.
Monsieur Hanna, vous ĂȘtes capable de vous droguer toute la journĂ©e et d 'ĂȘtre
opérationnel dans votre job.
C 'est surtout qu 'on ne peut pas la faire sans.
La coke et les putes, mon pote.
Je vois.
Je dois vous avouer que je suis incroyablement excité de faire partie de
équipe. C 'est vrai, je... Les clients que vous avez sont absolument... J
'emmerde les clients.
Ta seule obsession doit ĂȘtre le beurre dans les Ă©pinards chaque jour.
T 'as une gonzesse ? Non, je suis mariée. Une femme qui s 'appelle Teresa.
Elle est coiffeuse.
Félicitations. Merci.
Pense Ă Teresa.
Le but du jeu, prendre l 'argent dans la poche des clients pour le mettre dans
la tienne.
Oui, mais si on peut leur faire gagner de l 'argent en mĂȘme temps, c 'est
avantageux pour tout le monde, c 'est pas vrai ? Non.
RÚgle numéro un à Wall Street.
Il n 'y a personne qui sait. Il me fout que tu sois Warren Buffett ou Jimmy
Buffett, car personne ne sait si une action va monter, descendre, se barrer
le cÎté ou tourner en rond. Et les courtiers encore moins que les autres.
C 'est que du vent. Tu sais ce que c 'est que la finance ?
Oui, la finance, c 'est vendre, acheter. Non, ça n 'a rien à voir. C 'est du
vent, du bluff.
Poudre aux yeux, ça n 'existe pas. Ăa n 'a rien de rĂ©el. Ăa n 'a aucune
importance. C 'est pas dans le tableau périodique des éléments.
Putain, il n 'y a rien de réel.
Tu piges.
Ăcoute -moi bien.
On ne crée rien.
On ne construit rien.
Si tu as un client qui a payé un titre 8 dollars et que ce titre atteint 16, Il
est carrément super jouasse. Il veut le vendre et rapporter son putain de
bénéfice à la maison. Mais il ne faut pas le laisser faire.
D 'accord. Parce qu 'alors, ce serait réel. Oui. Non, c 'est quoi ta solution
Tu as une autre brillantité.
Ăa fuse lĂ -dedans.
Autre situation, autre action.
Pour rĂ©investir ses gains et gagner plus. Il acceptera. Ăa marche Ă chaque
Partis sont tous prĂȘts d 'agro.
Et on n 'arrĂȘte pas de faire ça encore, encore et encore.
Pendant que lui, il croit qu 'il devient hyper riche. Ce qui est vrai sur le
papier. Mais toi et moi, les courtiers, on se récupÚre le vrai cash. Une putain
de commission, mon petit con.
C 'est incroyable, monsieur.
Je suis excité, je vous raconte pas.
Tu peux l 'ĂȘtre.
Il y a deux clés pour réussir dans le métier de courtier. La premiÚre des
tu dois ĂȘtre dĂ©tendu. Oui.
Tu te branles souvent ? Si je me branle ? Oui.
Oui, je vais prendre.
Combien de fois par semaine ? Je n 'en sais rien.
Trois ou quatre fois. Peut -ĂȘtre cinq.
Il faut augmenter les chiffres. C 'est pour les débutants, ces chiffres -là .
En ce qui me concerne, j 'éjacule au moins deux fois par jour.
Une fois le matin, juste aprÚs ma gym, et une fois juste aprÚs le déjeuner. C
'est vrai ? Oui.
Un peu, mon neveu. Ce n 'est pas seulement par envie.
Je le fais parce que c 'est salvateur.
Réfléchis. Tu vis avec des chiffres toute la journée.
Des chiffres décimaux, des hautes fréquences. Bang, bang, bang.
Putain de chef.
Ăa dĂ©truit les neurones. Ăa te met le bordel dans la tronche. Tu vois ? Ăa
les gens barges, ce truc.
Ok ? Tu dois lùcher la purée pour purger ton sang. Il faut maintenir le rythme
sous la ceinture, mec.
Digé.
C 'est pas un conseil. C 'est une prescription.
Si tu la suis pas...
Tu vas bousiller l 'équilibre. Tu vas perdre pied et tu risques de chavirer
complet. Ou tu risques pire, je l 'ai déjà vu une fois, d 'imploser.
Non, je ne veux pas imploser. Non, bien sûr que non.
Je veux tenir la route, vous voyez. Oui, les implosions, ça fait des heures.
Alors, tu descends au chiotte et tu te branles dĂšs que tu peux. Quand tu seras
vraiment habitué, rien qu 'en te branlant, tu penseras au fric.
DeuxiĂšme clĂ© pour rĂ©ussir dans cette branche, c 'est ce petit bijou -lĂ . Ăa s
'appelle la cocaĂŻne.
Entre tes deux oreilles, ça ira vite.
Et ça aidera tes petits doigts Ă aller encore plus vite. Et tu sais quoi ? Ăa,
'est bon pour moi.
Oui, monsieur.
Il faut que ça tourne. Tu me suis ? Que ça tourne.
Garde tes clients sur la grande roue.
Et ça tourne. Le parc est ouvert. 24 heures sur 24.
7 jours sur 7.
Chaque année. Chaque décennie. Chaque putain de siÚcle.
C 'est comme ça.
C 'est la rĂšgle du jeu.
Calculique.
Merci.
Avec moi.
On est le dénominateur commun.
CÎté du bon bois.
Tu sens les cordes.
Par ici, la monnaie.
La parade continue.
Elle est en brode, ouais.
Elle est en scénique.
Mais elle est en sculpteur.
Les six mois suivants, j 'ai appris les us et coutumes de Wall Street.
En gagnant des clopinettes, tout en essayant d 'obtenir ma licence.
J 'ai obtenu ma licence de courtier. J 'Ă©tais fin prĂȘt pour faire fortune.
Mon premier jour en tant que futur maĂźtre de l 'univers.
Ils
l
'ont appelé le lundi noir.
Sans déconner, à 16h, le marché avait perdu 508 points.
Le plus gros krach depuis celui de 29. Je connais votre famille et vous
connaissez la mienne. J 'en sais rien du tout, un putain de pays d 'Europe s
'est pris une tĂŽle. Laissons -les faire ce qu 'ils veulent, c 'est con. Notre
marché est solide. Ce sont des trucs exceptionnels, il ne faut surtout pas...
Vous savez ce qui nous est arrivé ? Un putain de tsunami.
Monsieur Tiswell, oui, je veux bien parler Ă votre femme, si c 'est ce que
voulez, monsieur. Ne répondez pas au téléphone, il y a des gens qui vont vous
appeler, c 'est sûr, en essayant de noircir le tableau.
Je sais, oui.
Incroyable. Quelle merde pour mon premier jour en tant que courtier.
En moins d 'un mois, LF Rothschild, une institution depuis 1899, avait fermé ses
portes. Wall Street m 'avait avalé et chié dans la foulée.
On peut mettre en gage mon alliance ? Ăa me dĂ©range pas.
Si on en a besoin, ça me dérange pas. Tu veux bien m 'écouter.
Tu ne vas rien mettre en gage du tout, d 'accord ?
Qu 'est -ce que je dis toujours ? Que tu seras millionnaire. Eh bien, voilĂ .
Alors, laisse -moi regarder les annonces.
Je vais trouver un truc.
Tiens, écoute ça. Quoi ? Magasinier dans une boutique d 'électronique. Nobody
beats the weed. C 'est bien ça, non ? Tu ne vas pas faire magasinier ? C 'est
pour commencer, mais ensuite... Jean -Dame, tu seras malheureuse si tu vas
bosser dans ce genre d 'endroit. Dans la vente, tu te montres compétent, tu ne
finis pas ton aboiement. Tu ne vas pas magasinier ? Pourquoi pas ? Parce que tu
es courtier.
Plus personne n 'engage de courtier en ce moment. Tu n 'as pas compris ça ?
Alors...
Tiens, regarde.
Quoi ? Qu 'est -ce qui a marqué ? Courtier demandé.
Ă Long Island ? Oui.
Eh bien quoi ? Ă Long Island ou ailleurs ?
Dites, bonjour, je cherche le centre d 'investissement.
Ouais, tu veux investir ? Non, le centre d 'investissement, le centre d
'investissement. Oui, oui, c 'est nous, c 'est ici, c 'est ici, tu y es.
Moi, c 'est Dwayne. Ah, tu es Dwayne ? Oui. Ah bon, on s 'est parlé au
téléphone.
Je m 'appelle Jordan Belfort, c 'est moi qui... J 'étais courtier chez
Rothfield. Oui, oui, assieds -toi, ravi de te rencontrer.
On a eu une discussion au téléphone. On s 'est parlé au téléphone, c 'est ça. Il
y a moins de deux heures, ouais.
Exactement. Tiens, regarde, c 'est Aerodyne. C 'est trÚs intéressant.
Non, Aerotain.
Aerotain, oui.
Aerotain. Aerotain, oui.
Et une valeur d 'avenir. Oui, c 'est deux frĂšres qui fabriquent des
de radars dans leur garage.
Ils sont vers du buc.
Ou alors c 'est des micro -ondes, je ne sais pas. Mais quand on appelle sur la
ligne directe, on tombe sur la maman d 'Ortie. Et elle est super gentille. En
fait, je ne sais pas grand -chose. Je ne fais rien de trÚs intéressant sur cette
société.
Faites l 'action.
Je n 'y crois pas.
Qui va acheter cette merde ? Je déconne.
Franchement, il y a plein de pigeons. Des postiers, par exemple. On en a pas
mal. Des plombiers.
Ils vont aux pubs sur les derniÚres pages de Hustler et Popular Mécanique et
elles leur disent qu 'on va les faire devenir trĂšs riches.
Hustler ? Oui, la revue. Il y a des filles les habiller. Oui, oui.
Des filles Ă poil. Ah oui, plein. On les aide Ă financer leur maison et Ă
pouvoir acheter un diamant Ă leur femme. Un bateau, pourquoi pas. Est -ce que
tout ça, c 'est réglementé ou vous faites... C 'est réglementé tout ça ?
Si on veut.
Si on veut ? Nom d 'un chien, la marge, là , c 'est énorme. Ah oui, justement,
comment tu t 'appelles déjà ? Moi ? C 'est Jordan Belfort. Jordan, tu te fais
combien sur les grosses capitalisations ? Je me fais 1%. Enfin, je me faisais
1%. Le hors -cĂŽte, c 'est 50.
50 % ? 50 % de commission ? Mais pourquoi ?
C 'est notre majoration pour service rendu.
Bon, alors, si je vends des actions pour 10 000 dollars, ma commission sera 5
000. Et si tu vends pour 10 000 dollars de cette action, je te taille une pipe
en plus de ta commission.
Et j 'espÚre que ça arrivera.
AllÎ, John, comment ça va aujourd 'hui ?
Vous nous aviez envoyĂ© une carte postale il y a quelques semaines oĂč vous nous
demandiez des renseignements sur des valeurs Ă trois sous qui auraient un
potentiel avec un taux de risque trĂšs faible. Vous voyez de quoi je parle ?
super. La raison de mon appel d 'aujourd 'hui, John, c 'est qu 'une opportunité
vient justement d 'atterrir sur mon bureau.
Et c 'est peut -ĂȘtre la meilleure offre que j 'ai vue ces six derniers mois. Si
vous avez quelques secondes, j 'aimerais vous en parler un peu. Vous avez une
minute ? La société s 'appelle Aerotime International.
C 'est une boĂźte de technologie de pointe trĂšs prometteuse du Midwest.
Ils attendent incessamment sous peu le brevet qui va concrétiser la prochaine
génération de détecteurs de radars. Il va y avoir des applications militaires
civiles dans tous les sens. C 'est maintenant qu 'il faut se décider.
Les actions se vendent sur le marché de gris à gris à 10 cents le titre.
Et je vous le dis, John, notre analyste nous a indiqué que ça allait grimper
trĂšs vite.
Votre profit sur un investissement disons de 6 000 dollars pourrait monter
plus de 60 000 dollars.
Ah, c 'est le montant de mon crédit. Exactement, vous pourriez rembourser
crédit.
Ce que je peux vous promettre, c 'est que mĂȘme sur ce marchĂ©, je ne demande
jamais Ă mes clients de me juger sur mes gains.
Je leur demande de me juger sur mes pertes parce que j 'en ai trĂšs peu.
Et dans le cas d 'Aerotime, on se base sur des facteurs techniques Ă la pointe.
Alors, on est gagnant à coup sûr.
D 'accord, je marche. J 'en prends pour 4000 dollars, je peux le faire.
4000, ça vous ferait 40 000 actions, John.
Laissez -moi bloquer cette transaction tout de suite et ma secrétaire vous
rappellera pour vous le confirmer. Ăa vous va ? Oui, trĂšs bien. Super.
Eh, John, merci de votre confiance.
Et bienvenue au centre d 'investissement.
Merci à vous et bonne journée. Au revoir.
Putain, comment t 'as fait ça ? En deux secondes, je m 'étais fait 2000 dollars.
Les autres me regardaient comme si j 'avais découvert le feu.
Super,
j 'ai mĂȘme mieux. Je vendais de la merde Ă des merdeux en m 'en mettant plein
les poches.
Votre seul problÚme sera de ne pas en avoir acheté plus.
Bon,
je leur vendais de la merde.
La façon dont je voyais les choses, c 'est que leur argent était mieux dans ma
poche. Je savais mieux le dépenser.
Excuse -moi, c 'est ta voiture sur le parking ? Oui.
TrĂšs bel engin. Merci mon vieux.
Denis Azov.
Enchanté. Jordan Belfort, ravi de te rencontrer.
En fait, je l 'ai déjà vu dans le coin. Je l 'ai vu trÚs souvent.
C 'est vrai ? Je crois qu 'on habite le mĂȘme immeuble.
Sans déconner. Oui, tu es au douziÚme. Tu es à quel étage ? Au quatriÚme. Tu n
'as pas vu deux petits gosses ? Une famille de monde.
C 'est quoi ton truc ? Quoi ? Comment ça, quel truc ? C 'est quoi ton boulot ?
Je suis courtier.
Courtier ? Oui.
Meubles pour gosses. C 'est un beau boulot.
Oui, ça peut aller, c 'est correct.
Tu gagnes un max ? Oui, ce qu 'il faut pour vivre décemment.
Moi, j 'essaie de comprendre.
Toi, t 'as une voiture de folie et on vit dans le mĂȘme immeuble. J 'ai du mal
te le dire. Combien d 'argent tu te fais ? Non, c 'est rien.
70 000 le mois dernier.
Je suis déconne.
ArrĂȘte de dĂ©crainer, allez.
Non, je suis sérieux.
Moi aussi.
Sérieusement, combien tu te fais ? Je te l 'ai dit.
70 000 dollars.
Enfin, pour ĂȘtre prĂ©cis, 72 000 dollars le mois dernier.
Un truc comme ça.
T 'as pris 72 000 dollars en un mois.
Ouais.
Ăcoute -moi bien.
Si tu me montres une fiche de paie avec 72 000 dollars dessus, je quitte mon job
illico et je passe pour toi.
Salut Polly, comment ça va ? Non, non, non, c 'est bon, tout va bien. Dis,
voilà , je démissionne. Et il avait démissionné.
Ce que j 'avais trouvé curieux, parce qu 'on venait juste de se rencontrer.
Mais non, ne le dis pas Ă Susan, tu ne la regardes pas. Il y avait d 'autres
trucs curieux chez ce mec, comme ses dents d 'un blanc phosphorescent. Le
qu 'il portait des lunettes en écaille avec de faux verres pour avoir le look
wasp. Et puis, il y avait des bruits qui couraient.
J 'ai entendu des bruits ridicules, des conneries. Des genres de conneries ? Je
ne voulais pas y prĂȘter attention.
C 'est n 'importe quoi.
Des trucs sur moi ? Un peu. Enfin, tu connais les gens, il faut que ça cause.
moitié du temps, je ne les écoute pas.
C 'est ce qu 'ils disent.
Des conneries, tu vois, sur toi et ta cousine, des trucs pas clairs, j 'ai
pas écouté en détail, tu vois, ils disent que t 'as... Oh putain, c 'est
que tu crois, c 'est pas ce que tu crois. Il paraßt que t 'as épousé ta
c 'est complÚtement con, non ? Oui, ma femme, oui, ma femme et ma cousine, ça c
'est vrai, mais c 'est pas ce que tu crois, c 'est autre chose.
T 'as une cousine au premier degré ou est -ce qu 'elle est... Oui, non, en
son pĂšre, oui, est le frĂšre de ma mĂšre.
Bon, mais tu vois, on a été élevés ensemble tous les deux et...
Et elle est devenue canon.
C 'est devenu un sacré morsif. Mes copains essayaient tous de se la faire,
vois. Et moi, je ne voulais pas laisser... Enfin, laisser ces enfoirés
ma cousine. J 'ai dĂ» la jouer cousin.
Je me suis rapproché d 'elle. Je ne voulais pas qu 'un autre mec me baisse
cousine. Tu vois, si quelqu 'un devait se faire ma cousine, il fallait que ce
soit moi. C 'est une question de respect, tu vois.
Oui, oui, je vois.
Seulement, vous n 'avez pas peur de ce qu 'on dit. Enfin, les gosses... Si j
ai avec elles, on a déjà deux gosses. Et ils sont... Comment dire ? Je ne veux
pas ĂȘtre indiscret, mais est -ce qu 'ils vont bien ?
Non, ils sont pas attardés ou un truc comme ça.
Non, il y a plus de risques, c 'est pas vrai ? Le cÎté consanguin... Oui, on dit
qu 'il y a environ 60 % de risques, ou plutĂŽt 65 % de risques d 'avoir un
d 'attardé. Ouais, ça me ferait hyper peur.
Ouais, mais de toute façon, avoir un gosse, c 'est prendre un risque, qu 'on
soit cousin ou pas. Non, mais c 'est ce genre de truc, si vous aviez un gosse
comme ça, qu 'est -ce que... Eh ben, en gros, si on avait un attardé, je crois
que je l 'emmĂšnerais Ă la campagne, genre loin, tu vois, et j 'ouvrirais la
porte de la bagnole et je dirais, vas -y, casse -toi, t 'es libre de vivre ta
vie, tu vois.
Tu te fous carrément de ma gueule. Quel con.
On le mettrait dans une institution oĂč il se chargerait de lui, oĂč il Ă©lĂšve ces
gosses -lĂ .
Tu es heureux comme ça, Dieu te bénisse, mec.
Non, je ne le suis pas. On n 'est jamais heureux quand on est marié.
Désolé d 'apprendre ça.
Je voulais te dire...
Ăa me fait super plaisir d 'avoir eu ce putain de job. Je m 'Ă©clate Ă fond en le
faisant. Et moi, je suis super content de tes résultats. En fait, j 'ai un
cadeau pour toi.
Non, tu m 'as acheté un truc. J 'ai un truc pour toi, ouais. C 'est gentil, ça,
c 'est super gentil. Ah, faut que tu viennes derriĂšre.
Quoi ? Pourquoi ? LĂ -bas.
Pourquoi ? C 'est gros, c 'est emballé.
On peut dire ça, ouais.
Je comprends rien.
Moi non plus. T 'inquiĂšte, allez, viens.
Ă toi.
Je prends pas de ce genre de truc, moi. Mais t 'es malade, moi. Tu fais une taf,
mon pote.
Non ! Mais y a personne, je te jure.
Je ne fume pas cette merde.
Je ne fume pas cette merde.
Une taf, une seule. Une seule, ok ? Putain, c 'est dingue.
Avec Denis, on a décidé de monter notre boßte.
Et le premier truc dont on avait besoin, c 'était de courtiers. Des vendeurs
expérimentés. J 'ai donc recruté les potes de mon ancien quartier.
Lothari, qui vendait de la viande et de l 'herbe.
Chester, qui vendait des pneus et de l 'herbe.
Et Robbie, qui vendait tout ce qui lui passait par les mains.
Mais surtout de l 'herbe.
Kimmy, apporte -moi du ketchup, ok ? Voici Brad.
Brad, je le voulais vraiment dans l 'équipe. Mais il ne voulait pas joindre
nous. En fait, il faisait déjà tellement de blé en vendant son mandrake que tout
le monde le surnommait le mandrakesman de Bethside. Tu choppes des chattes avec
ça ou quoi ? Ouais, bien sûr. RamÚne tes petites copines par ici la prochaine
fois, hein. Capus maté, y 'a de quoi faire.
Tu piges ? HĂ©, la flĂšche ! Dis Ă ta sĆur que j 'ai demandĂ© aprĂšs elle.
RamĂšne -moi une de ces petites culottes la prochaine fois que tu viens.
Ouais, mais elle dit qu 'elle veut plus jamais te voir, mec.
Il fout moi le camp.
Maman, on bouffe lĂ ou quoi ? Maman !
Vous m 'écoutez ? C 'est plus facile qu 'on croit. Tous les mecs que vous avez
au tĂ©lĂ©phone veulent devenir riches. Ils veulent tous ĂȘtre riches rapidement.
Ils veulent tout, mais pour rien. Un jour, je vendais de l 'herbe, tu vois,
cool, Ă un ami. Je voyais le genre avec la grosse barbe. Oh ouais, pas de
problĂšme. Un peu nage, quoi.
Eh ben, il avait dit qu 'il voulait que faire des meubles et c 'est tout.
Comprends -toi. Qu 'est -ce que ça a à voir ? Mais putain, de quoi est -ce que
tu parles ? Je veux pas mal interpréter tes paroles, mais t 'as dit que tout le
monde voulait devenir riche.
Putain de Dieu, c 'est vrai que tu as dit ça. Oui, je l 'ai dit.
D 'accord, mais oĂč est -ce que vous voulez en venir ? C 'est comme les
bouddhistes, ils s 'en foutent du fric, ils s 'habillent avec des draps, ils
achĂštent que dalle. Moi, je ne parle ni de bouddhistes, ni d 'amish, je te parle
de gens normaux, de la place ouvriĂšre, la place moyenne. Ils rĂȘvent tous de
devenir riche. Je pense que ça n 'existe pas, les amish bouddhistes. Et putain,
j 'en suis mĂȘme sĂ»r. C 'est possible.
On peut avoir le ketchup, s 'il te plaĂźt ? Je ne le crois pas. Vous voulez vous
faire du fric ou bien ? Bien sûr.
Je ne m 'en sers du cul de putain, je vendrai tout et n 'importe quoi.
Je vendrais du mandrax dans un couvent, les nonnes seraient tellement excitées
qu 'elles baisseraient entre elles. Tu crois ça ? Je vends tout, ça c 'est la
mĂȘme attitude.
Tu peux tout vendre ? Vends -moi ce putain de stylo que voici. Fais -moi
comment tu vendrais ça, vas -y.
Vends -moi ce stylo.
Je peux finir, j 'ai rien Ă valer aujourd 'hui.
Brad, fais -nous une démonstration.
Vas -y, vends -moi ce stylo, regardez, vas -y. Tu veux que je te vende cette
merde ? Il est super bon, regardez. Ce stylo -lĂ . Il vendrait n 'importe quoi.
Fais -moi plaisir.
Ăcris -moi ton nom sur cette putain de serviette.
Je n 'ai pas de stylo.
Exact. L 'offre et la demande, mon pote. Vous voyez, il trahit l 'urgence et le
besoin. Il faut leur donner l 'envie d 'acheter des actions, les convaincre qu
'ils en ont besoin. C 'est ça le truc.
Toutes les nonnes sont lesbiennes.
Mais de quoi tu parles ? Elles n 'ont pas de mec, alors elles se sont
entraĂźnĂ©es. Ăa fait quatre fois qu 'ils misent. Ăa fait quatre fois, bordel.
Je savais que ces mecs n 'avaient pas fait Harvard.
Robbie Feinberg, alias tĂȘte de gland, avait redoublĂ© deux fois au lycĂ©e.
Holden Kopferberg, alias Lothari, n 'avait mĂȘme pas son bac.
Chester Ming, alias le chinois dépravé, croyait que le jujitsu venait d 'Israël.
Le plus intelligent de la bande, c 'était Niki Koskov.
Il avait mĂȘme fait des Ă©tudes de droit. Je l 'appelais Moumoute, Ă cause de son
postiche immonde.
Quoi qu 'il en soit, filez -moi des jeunes loups affamés et stupides, il n
a rien de temps, je les rendrai riches.
Oh mon Dieu, Jordan, c 'est... Ăa te plaĂźt bĂ©bĂ© ?
Oui, il est magnifique.
Ce ne sont pas les plus grosses pierres qui existent, mais elles sont super
pures. Non, mais elles sont magnifiques.
Elles, elles sont magnifiques.
Oh non.
Quoi ? Je connais ce regard.
C 'est ce qu 'il y a, dis -moi. Je ne sais pas, c 'est... Ces actions et ces
boĂźtes.
C 'est des boĂźtes pourries, hein ? Ouais.
Et donc ? Insominables, ouais.
Mais tu n 'as pas à t 'inquiéter. Ce que je fais est complÚtement légal. Oui, je
sais, mais ça risque de ne jamais enrichir tes clients, pas vrai ? Parfois
parfois non. Tu sais comment ça fonctionne.
Et tu ne te sentirais pas mieux en vendant ce genre de trucs aux riches qui
peuvent se permettre de perdre leur argent ? Si, bien sûr.
Mais les riches n 'achĂštent pas ces valeurs -lĂ .
Ăa ne les branche pas.
Pourquoi ? Parce qu 'ils sont trop malins.
VoilĂ pourquoi.
C 'est vrai, quel mec diplÎmé de l 'université ferait confiance à cette
'abrutis ? Et s 'ils ne s 'exprimaient plus comme une bande d 'abrutis ?
Si je leur apprenais à vendre à des gens fortunés, trÚs fortunés, je décidais de
réinventer la société.
Messieurs, bienvenue chez Stratton Oakmont.
Là , les crétins, vous allez cibler le 1 % des Américains les plus riches.
Je vous parle des baleines, c 'est clair.
Moby Dick, vous voyez ? Et ce petit manuel sera votre tout nouveau harpon.
Je vais enseigner Ă chacun d 'entre vous Ă devenir ce putain de capitaine Ă cab.
Spigé, hein ? Capitaine qui ? Le capitaine à cab, tu sais bien ce livre.
Le bouquin, espÚce de soirée, le bouquin.
C 'est hyper connu comme bouquin.
Nous sommes une nouvelle société avec un nouveau nom.
Une société en qui nos clients peuvent avoir confiance.
Une compagnie en qui nos clients croient.
Une firme dont les fondations sont si profondément ancrées dans Wall Street
tous nos fondateurs...
ont débarqué du Mayflower et ont gravé le nom de Stratton Oakmont sur le foutu
rocher de Plymouth.
C 'est quoi ? VoilĂ ce qu 'on va faire.
En premier, on n 'a pas avec Disney, AT &T, IBM, que des grosses
capitalisations, des boĂźtes que ces gens connaissent.
Une fois qu 'on les a chopées, on lùche la merde.
Les valeurs Ă trois sous, les hors -cĂŽtes, lĂ oĂč on fait un Mac de fric.
50 % de com', bébé.
Alors la clé pour se faire du fric dans une situation comme celle -ci est de se
positionner avant que ne tombe l 'introduction. Parce qu 'au moment oĂč on
résultat dans le journal de Wall Street, c 'est déjà trop tard.
Et vous attendez.
Vous attendez.
Car celui qui parle en premier a perdu.
Je suis désolé. Je vous remercie de votre appel.
Il faut vraiment que j 'y réfléchisse.
Que j 'en parle avec ma femme.
Est -ce que je peux vous rappeler ? Ils ne savent plus quoi faire.
Faut qu 'ils y pensent, faut qu 'ils en parlent Ă leur femme ou Ă la coctourie.
Ă ce moment -lĂ , on s 'en fout de ce qu 'ils disent. Le seul truc qui les
retient, c 'est qu 'ils n 'ont pas confiance en vous, les gars.
Et pourquoi ils auraient confiance ? Regardez -vous, une bande de pauvres
vendeurs véreux, pas vrai ? Alors ?
Vous dites quoi ? Mais si j 'avais voulu vous faire prendre de l 'Union Carbide
Ă 7 dollars et qu 'elle monte Ă 32.
Du Texas Instruments Ă 11 dollars et qu 'il monte Ă 47 dollars. De l 'UF Steel Ă
16 dollars et qu 'il monte Ă 41.
Vous me diriez tout de suite, Chester, prenez -moi quelques milliers d 'actions
Disney, là maintenant, et que ça saute mon garçon. C 'est pas ça que vous
diriez, Kevin, franchement.
Je ne sais pas, vous m 'appelez là comme ça, je ne vous connais pas. Je suis
bien d 'accord avec vous, vous ne me connaissez pas et moi non plus. On peut
prendre un moment pour se présenter. Je m 'appelle Holden Koppferberg.
Robin Feinberg. Chester May. Je suis le vice -président de Stratton Oakmont.
Et je vais trĂšs vite me placer comme le premier des courtiers de ma boĂźte l 'an
prochain. On n 'arrive pas Ă ce niveau en perdant d 'argent, s 'il vous plaĂźt.
Oui, bien sûr, je comprends parfaitement, je vous remercie.
Vous avez l 'air d 'ĂȘtre quelqu 'un de trĂšs sincĂšre.
Ăa nous rendra pas riches et ça nous rendra pas pauvres, mais ce genre de
transaction va nous servir à ... Rendre nos marques pour de futures opérations,
Kevin. Vous ĂȘtes plus Ă l 'aise maintenant, Scott. De cette façon, vous
sûr que vous avez enfin trouvé un courtier à Wall Street en qui avoir
et qui vous fera gagner de l 'argent de toutes les maniĂšres. Ăa vous semble
juste ? Ben, euh... Oui.
Je dois vous avouer que je suis impressionné.
Je sais pas...
Qu 'est -ce que vous en pensez ? Kevin, vous me suivez sur ce coup. Une belle
capitalisation genre Kodak. Et vous pouvez me croire, Kevin. Le seul
que vous allez avoir sera de ne pas en avoir acheté plus.
Qu 'est -ce que vous en dites ? Ma
femme risque de demander le divorce, mais bon. Bon, allez, je pars.
Excellente décision. Alors, combien vous en voulez pour cette fois ? Disons 5
000. 5 000 pour mettre le pied à l 'étrier. Pourquoi pas 8 000, Kevin ? On
pour 10 000.
10 000. Ăa vous va ? Excellent choix. Kevin, je bloque cette transaction et je
vous rappelle dans quelques minutes pour vous donner la confirmation, d 'accord
? Et bienvenue chez Stratton Oakmont.
Je vais boire une biĂšre.
C 'est cool.
Bonne journée, Kevin. Oui, merci, Jordan.
Quel abruti, celui -lĂ .
Il y a un domaine oĂč je lui connais. En ce monde, c 'est les compagnies
aériennes. Et Hudson Airlines, c 'est l 'avenir de la création.
Achetez -en maintenant. Je m 'appelle Mickey. Je m 'appelle Chester Lee. Je
le vice -président de Straton Augments.
J 'ai dit, je suis affreusement concerné par la perte que vous m 'annoncez.
Quand est -il mort ? Imaginons que je me trompe, ok ? Que ce titre perde quelque
part... Les propres mots de mon grand -pĂšre, qu 'il repose en paix. Il y a des
tonnes de fric à se faire avec ça. C 'est comme avoir sa part du gùteau avant
que le gĂąteau ne soit cuit, vous voyez ce que je veux dire ? Ok, je prends 8000
titres. Oui. 25 000 actions pour commencer.
C 'est une décision trÚs intelligente. Je vous passe mon associé au ventre.
Ronda ! Ronda ! Je vous passe Andréa. Putain ! Quelqu 'un a vu Ronda ?
Tout le monde a eu une bonne semaine ? Chiffre du mois, 28 ,7 millions
de dollars, c 'est la commission brute, rien qu 'avec le hors -comme, les
garçons ! Et pour célébrer notre acte de débat au chef de ma mÚre, j 'ai proposé
à notre jolie assistante, Danielle Harrison, ici présente, 10 000 dollars
se faire un...
d 'utiliser les 10 000 dollars pour se faire augmenter les stocks. Elle a dĂ©jĂ
un joli 90C, mais maintenant, elle veut du 95C ! C 'est pas ici la meilleure des
boĂźtes, les amis !
MĂȘme dans les endroits qu 'il valait mieux Ă©viter.
Ăa ne mit pas longtemps avant que Forbes, le magazine phare et restrict,
faire un article sur moi. Une petite question. Comment voyez -vous l 'avenir
Straton Augment ? En un mot ? La diversification.
C 'est parfait.
Merci, j 'en ai plus qu 'il m 'en faut. Je vous remercie de m 'avoir accordé du
temps. On peut faire une photo ? Une putain de totale mise en piĂšce.
Ah, une petite intrigante de merde ! Ăcoute, le loup de Wall Street, voilĂ
comment il m 'appelle.
T 'es bien sur la photo ? Je suis bien sur la photo, oui.
Jordan Belfort est une sorte de robin des bois tordus qui prend aux riches
donner Ă sa joyeuse petite bande de courtiers et Ă lui -mĂȘme.
Lise ça dans mes livres. Ăcoute, c 'est toujours...
Une bonne chose.
Il n 'y a pas de mauvaise publicité. Mais lis l 'article, bébé.
Dis -le. Jordan, c 'est génial. T 'es dans une revue hyper connue. Mais t 'as
ma tronche sur la photo ? Putain, ma boĂźte est foutue. Monsieur Bonnefort, s
vous plaĂźt. Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt.
Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt. Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt.
Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt. Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt.
Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt. Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt.
Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt. Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt.
Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt.
Monsieur Bonnefort, s 'il vous plaĂźt.
Donnez -moi une minute.
Forbes avait fait de moi une superstar.
Tous les jours, des dizaines de jeunes accro -fric forçaient ma porte.
Quand on les engageait, ils renonçaient à leurs études du jour au lendemain et
dépensaient ce qui restait de leur bourse pour se faire faire un costume
tailleur de Straton.
Putain, on peut pas ĂȘtre sĂ©rieux pour une fois ! En fait, on pouvait
littéralement dire qu 'on les habillait, ces jeunes.
Et voici l 'entrée en scÚne de ce connard de fouineur.
Vous voyez ?
Chaque fois qu 'on essaie de s 'élever dans ce monde, il y a toujours un
qui essaie de nous enfoncer.
En quelques mois, on avait doublé de volume et déménagé dans des bureaux plus
grands.
C 'Ă©tait une boĂźte de fous, un festin de dĂ©bauche, oĂč se
retrouvaient à part légale cocaïne, testostérone et fluide corporel.
Ăa dĂ©rapait tellement que j 'avais dĂ» dĂ©clarer le bureau « espace non bĂȘte »
entre 9h et 19h.
Et en fait, ça ne servait à rien.
Cette folie avait commencé dÚs le premier jour, quand l 'un de nos
Jenner, avait baptisé l 'ascenseur en se faisant sucer par une jeune assistante.
Elle s 'appelait Pam, et il faut lui accorder qu 'elle avait une incroyable
technique, qu 'on avait surnommée le « glisserouler ». Un mois plus tard, avec
Denis, On avait décidé de se faire une petite partie à trois un samedi aprÚs
-midi pendant que nos femmes faisaient les courses de Noël.
Finalement, Ben l 'épousa, ce qui étonna tout le monde, étant donné qu 'elle
avait sucé tous les mecs de la boßte.
Il finit par faire une dépression et se suicida trois ans plus tard.
Quoi qu 'il en soit, j 'avais engagé mon pÚre, Max, pour maintenir l 'ordre. C
'était le chef de la Gestapo de Stratton.
On l 'avait surnommé Mad Max à cause de son tempérament explosif qui pouvait se
déclencher avec une inoffensive petite sonnerie de téléphone.
Putain de merde, quel est le connard qui me dĂ©range au tĂ©lĂ©phone, Ă la maison, Ă
ma victoire ! Putain ! Bordel de merde ! Tu vas louper la scĂšne ! ArrĂȘte de me
faire chier comme si je savais pas ! J 'attends toute la semaine le nouvel
épisode d 'Equalizer et il faut que je réponde assez ! AllÎ ?
Et dÚs qu 'il décrochait l 'appareil, il devenait limite british. C
'était carrément bizarre.
Il raccrochait et redevenait Mad Max Ă la seconde.
Naturellement, Mad Max ne connaissait pas tous nos agissements.
Et il y a une énorme cible, et on le lance sur la cible. Oui, oui, c 'est une
belle grosse cible avec le signe du dollar au centre, et plus on se
centre, plus on gagne. Je vais le lancer ce con en plein sur le dollar. Oui, il
ne faut pas louper le mythe.
Et si il fait mal ? Parce qu 'on va y aller fort.
Non, il n 'y a aucune raison. Ils ont une force surhumaine, il paraĂźt. Ăa ne
pas lui faire de mal.
On ne peut pas les regarder ces mecs dans les yeux.
On ne peut pas les regarder dans les yeux. Non. Oui, c 'est vrai, je l 'ai vu
sur Twitter.
Ăa les rend nerveux, et ils ont les neurones qui s 'agitent. Il faut les
regarder Ă cette hauteur -lĂ , comme si je te regardais, mais que je regarde ton
menton. On a l 'impression que tu t 'adresses Ă moi, mais ce n 'est pas le
Oui, ils sont comme Mona Lisa, on a tout le temps l 'impression qu 'ils nous
regardent oĂč qu 'on soit dans la piĂšce. Vous voyez ? Et lĂ , ils vous fixent. Il
y a quand mĂȘme des bornes Ă ne pas dĂ©passer avec eux. On peut leur lancer
merdes dessus, on peut leur lancer de la nourriture.
Si par exemple, j 'ai envie de lui demander de sortir sa bise de sa jolie
et de la balancer devant le nez des filles pour qu 'elles le caressent, ce
de trucs, c 'est inacceptable.
Le but, c 'est plus de lancer dans la cible. C 'est vrai, oui, oui, oui. Et
sont faits pour ça, ok ? Ils sont bĂątis pour ĂȘtre lancĂ©s comme des flĂ©chettes.
Ils sont plus lourds en haut et c 'est mieux pour viser. Oh putain, on peut
aussi jouer au bowling avec ce gars ? Non, avec son frĂšre Roby. Son frĂšre,
fait la boule de bowling. Le frĂšre, oui, c 'est vrai. On lui met un skateboard
accroché au corps, on attache bien, on le lance sur la piste avec 10 filles.
Sans déconner. J 'ai vu ça sur ta fiche. On peut l 'avoir celui -là ? Oui, oui,
on peut avoir les deux. Et puis c 'est écrit que lui montre sa queue, oui.
Et elle peut grandir. Ils sont hyper agressifs. Alors va falloir faire gaffe
avec ces mecs, ok les gars ? La sécurité avant tout.
Il va falloir des fléchettes tranquillisantes pour les fous de chaos.
prĂ©voir un... Un fusil Ă pompe, peut -ĂȘtre. On risque de le blesser. Il faut
'assommer, pas le descendre. Eh bien, si on s 'en réfÚre au contrat, il y a des
lacunes et c 'est pas clair. Si on ne le considĂšre pas comme un humain, mais
comme un numéro d 'artiste, on reste dans le cadre. Au trapÚze volant, il y
des tas qui meurent et personne n 'est poursuivi. Faut pas oublier une chose
essentielle, les mecs, c 'est que ces trucs, c 'est des vrais commerces.
Si on prend les deux, ils vont causer. Et la derniĂšre chose dont on a besoin, c
'est de commérages qui disent, ces enfoirés s 'en foutent de nous, vous
Ăa risque de nuire Ă l 'image de Satan, moi je dis.
Tu penses Ă ces trucs -lĂ ? Ils arrivent, on le traite comme l 'un des
ok ? L 'un des nĂŽtres.
On l 'accepte comme l 'un des nĂŽtres. On l 'accepte comme l 'un des nĂŽtres. On l
'accepte comme l 'un des nĂŽtres.
Ton pÚre arrive, un problÚme avec un relevé American Express ? Qui peut l
'empĂȘcher de venir ici ? Ouais, lĂšche -moi la chasse. Non, non, je dĂ©conne pas
Oh, putain, ok, bien. Bon, vous faites comme si de rien n 'était. On a des bons
euros ? Ouais, j 'en ai deux ou trois.
Parle de n 'importe quoi. Ok, je pense qu 'il faut vendre des Pfizer.
430 000 dollars en un mois, Jordi ! Hein ?
Putain, il y en a pour 430 000 putains de dollars en un seul putain de mois.
Bonjour, c 'est les frais professionnels. Les frais professionnels
que j 'ai là , regarde ça.
C 'est écrit 26 000 dollars pour un putain d 'idée.
Attends, non, non, je peux tout expliquer. On avait des clients, des
les gars de Pfizer.
Tu perds de l 'argent. Du bon champagne, du vin, et on a offert le champagne.
Et puis il y a eu tous ces putains d 'extras. Parle -en des extras. Oui, j
commandé des tas d 'extras. Des extras ? 26 000 dollars de dépensés en putains d
'extras ?
Ils font quoi ? Ils guérissent le cancer ? Ben oui, ils guérissent le cancer, c
'est le problÚme. C 'est pour ça qu 'ils sont si chers, monsieur.
Ferme -la, c 'est mieux. Je suis seul Ă faire.
Tiens, EJ Entertainment.
Mais c 'est quoi, putain, EJ Entertainment ? Eh ben, c 'est... C
Comment te l 'expliquer sans... Vas -y, Jordan, c 'est ça. C 'est une boßte de
prostituées, pas de retarder.
Un mec, c 'est ça.
C 'est tout ce que tu trouves à me dire pour ta défense. C 'est ça, en effet,
mais aucune de ces filles n 'était pour moi. Elles étaient pour ces types. Moi,
j 'ai rien Ă voir lĂ -dedans.
J 'y suis pour rien, moi. Mais explique -le Ă mon pĂšre.
Ces défenses sont de votre fait, les gars.
Sur la déclaration au fisc, on a le droit d 'écrire V et B.
V et B.
V et D ? Oui, c 'est ce que j 'ai dit. Non, t 'as dit V et B.
Mais pas du tout. Mais si t 'as dit ça. T 'as dit D pour voyage et B pour
baisse. C 'est ça que t 'as dit. Je sais que vous ĂȘtes en colĂšre pour le dĂźner
et c 'est normal en fait parce qu 'on a dépensé beaucoup trop de fric.
Mais j 'ai dit V et D. Ne dis pas ce que t 'as dit, j 'ai ouvert mes oreilles. T
'as dit. Il a dit V et V. Il n 'y a pas de doute lĂ -dessus.
Jordan, s 'il te plaĂźt. Je sais trĂšs bien ce que j 'ai entendu.
Mais c 'est bien ce que je dis, mais il n 'y a aucun moyen de s 'exprimer. Il a
te tué, je te jure. Allons, j 'en prie, moi qui prends. Faites -le.
Pourquoi, Max, Max, Max, pourquoi tu me prends? Ăa suffit, ça suffit, sors de
cette pute. Non, non, non, non, non, non, non, non.
Il y a des putes qui prennent les cartes de crédit ? Les plus ! En langage
stratonien, il y avait trois styles de putes. Il y avait les grosses
capitalisations, le top du top, le genre mannequin, et elles prenaient entre 300
et 500 dollars.
Il fallait porter un préservatif, à moins de filer un énorme pourboire, ce
je faisais. Et puis, il y avait les Nasdaq qui étaient mignonnes, mais pas
top. En général, elles prenaient entre 200 et 300 dollars.
Enfin, les valeurs à trois sous. Des tapineuses. Celles -ci ne coûtaient pas
plus de 100 dollars.
Et si vous n 'aviez pas de capote, il valait mieux de faire une injection de
pĂ©nicilline le lendemain et prier pour ne pas ĂȘtre plombĂ©.
Mais ça ne veut pas dire qu 'on ne les baisait pas. Ah non, croyez -moi.
Quoi ? Putain de disque encore.
Je sais pourquoi tu as dĂ» faire un peu trop de va -et -vient avec IG
Entertainment. Papa.
Comment ça va ton couple ? Bon, c 'est pas le top.
C 'est juste qu 'elle a... Elle a pas le...
Tu sais, cette petite odeur, ce petit truc qui te tire Ă fond, ben, ce truc,
finit par s 'estomper. Ben oui, mais ça, c 'est normal.
Normal ? C 'est le mariage. Ah oui, mais lĂ ... Tu vois, avec ta mĂšre, on est
mariés depuis un sacré bout de temps. Mais tu crois quoi ? Qu 'on se met au
et qu 'on fait l 'amour toutes les deux minutes ? Non, c 'est pas comme ça. Je l
'adore, je te jure, papa. Je veux rester marié avec elle, mais... C 'est de la
poulie, il y a des consesses. Tu devrais voir ça, je te jure.
Et la baisse, elle fonde ses trucs maintenant, papa.
C 'est vrai. En fait, c 'est Ă un autre niveau. Vraiment ? Et elles n 'ont plus
un poil. Non, tu plaisantes. Elles rasent la totalité. Oui, c 'est vrai.
gĂąteau. Rien. Plus un poil sur la peau. Pas un poil ? Pas un.
Un truc de fou.
D 'un seul coup. Un beau matin.
Il n 'y avait plus rien. Un nouveau monde. Je te jure. C 'est un nouveau
Plus un poil. Elles étaient chaudes. Des sourcils. Des sourcils jusqu 'en bas.
Plus rien. Plus rien. C 'est fait avec du laser. Vraiment, c 'est un nouveau
monde, toi.
Je crois que je suis né trop tÎt.
Tu vois ce que je veux dire ? Moi, je n 'ai jamais été fan des toisons, pour
ĂȘtre honnĂȘte.
C 'est vrai ? Oui.
Moi, ça ne me gĂȘne pas.
Papa, je ne veux pas que tu stresses Ă propos de ces trucs. Comment veux -tu ?
Tu as vu la bande de dégénérés avec lesquels tu bosses ? Ils ne sont pas
je sais, mais j 'ai besoin que mes traders vivent comme moi. Tu comprends ?
'ils vivent comme moi.
Jordi, un de ces jours, il faudra payer les pots cassés.
Tu me regardes comme si j 'étais dingue.
Dingue ? Tout ceci est obscĂšne.
Et ça l 'était, dans le monde normal.
Mais qui voulait y vivre ? Baisez jusqu 'Ă ce que vos queues n 'en puissent plus
! On devient des putains de
légendes à Wall Street ! Nous avons des projets, c 'est d 'emmener
cette boĂźte dans la putain de stratosphĂšre !
Le loup ! Le loup ! Le loup ! Le loup ! Le loup ! J 'emmerde Meryl Lynch.
J 'emmerde tous.
Pourquoi ce serait toujours Ă eux de venir nous prendre notre fric ? C 'est
comme ça qu 'on devient des souscripteurs. C 'était notre derniÚre
Trouver des sociétés pour les introduire en bourse. Des IPO.
C 'Ă©tait le seul moyen pour que les prĂ©tendants de Wall Street arrĂȘtent de
prendre pour des vendeurs d 'actions pourries. On aurait Armcliff
Mais on était un peu différents.
On aimait ĂȘtre le plus dĂ©foncĂ© possible pendant les rĂ©unions de travail.
pour stimuler le flux de nos idées.
Donc, on avalait du mandrax comme des M &M's.
Oui, madame.
Il faut qu 'on possĂšde la petite boĂźte.
Il faut posséder la boßte. Vous savez ce que ça fait, le mandrax ? Je vais vous
dire. Oh, attendez, attendez, attendez.
On dirait que la magie de ces cachets vient de faire effet sur Denis Ă l
'instant mĂȘme.
Le MĂ©taqualone oĂč Mandrax, comme il est plus souvent rĂ©fĂ©rencĂ©, a Ă©tĂ© synthĂ©tisĂ©
pour la premiĂšre fois en Inde en 1951 par un docteur indien, pas un avec des
plumes. C 'est insédatif. Elle était prescrite à la ménagÚre stressée qui
souffre de troubles du sommeil.
Mais trÚs vite, quelqu 'un découvrit que si vous résistez à l 'envie de dormir
pendant les 15 premiÚres minutes, vous avez une méga défonce avec ça.
Ăa n 'a pas pris longtemps aux consommateurs pour abuser du mandrax
modération. Et en 1982, le gouvernement américain l 'a répertorié comme
stupéfiant. Ce fut pareil dans le reste du monde, ce qui voulait dire qu 'on n
'en trouvait presque plus.
Sans déconner, on ne peut carrément plus en acheter.
C 'est vraiment pas de chance.
Steve Madden ! Steve Madden ! Steve ! Steve ! Vous vous souvenez de ces
pubs ?
Avec ses filles Ă grosses tĂȘtes, avec des yeux de mouche et leurs Ă©normes
chaussures. Mon pote d 'école, Steve Madden. Mon pote d 'école, Steve Madden.
Steve Madden s 'était fait un nom en créant des chaussures pour femmes. Et
personne Ă Wall Street n 'arrivait Ă faire son introduction en bourse. Et qui
avait grandi avec ce type ? Il fait des chaussures. Il fait des chaussures. Mon
vice -président à moi, le diamant Denis Azov.
Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve,
Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve,
Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve, Steve,
Steve, Steve, Steve,
Steve,
Steve,
Jordan,
voici mon ami Naomi.
Salut.
Ravi de te rencontrer. C 'est un plaisir, Naomi.
Pour moi aussi, cet endroit est absolument dément. Je crois que je ne
jamais entrée dans une maison aussi immense. C 'est vrai ? On a une plage
magnifique. Salut Blair, ravi de te rencontrer. Tu t 'appelles Blair, c 'est
? Et tu aimes le jet ski ?
J 'en ai jamais fait.
T 'as jamais fait de jet -ski de ta vie ? Non, j 'en ai jamais fait.
Combien de fois tu vas lui demander ? Elle est en train de te dire qu 'elle a
jamais fait de jet -ski. Je n 'en sais rien. Peut -ĂȘtre encore une fois ou
Je vais l 'emmener faire du jet -ski.
D 'accord.
Salut, moi c 'est Hildy.
Ravi de vous rencontrer.
Jordan, Teresa voudrait te voir.
Oui, je viens dans deux minutes. Tu lui dis que j 'arrive dans deux minutes.
Pourquoi tu ne vas pas le dire Ă ta femme ? Je vais venir tout de suite. Je
finis ma conversation.
C 'est quoi de toute façon ? Je crois qu 'on devrait se promener. Je vais finir
ma conversation.
Vous allez oĂč ? Il faut qu 'on parte, on a deux autres fĂȘtes.
Non,
on a deux autres fĂȘtes oĂč on est invitĂ©s. Blair, on a le temps de boire
verre. Elle est parfaite.
Et t 'aimes bien le champagne ? Elle est parfaite. Putain, mais qu 'est -ce que
tu fais ? Putain, mais t 'es devenu vous, espĂšce de merde.
Mais t 'es un gĂ©ant, t 'es une grosse pervers. Ăa va pas, non, t 'es
complĂštement Ă la base, mon pauvre dieu.
Tu vas rentrer Ă la maison.
C 'est rien, c 'est mon avis, il est un peu... Journal contre l 'affaire, c 'est
obligé, mec.
Au moins, laissez -le finir, il dit. C 'est pas comme tout, hein ? Et les
d 'ailleurs, alors ? Baird, c 'est à cÎté de Staten Island, c 'est ça ? De
Brooklyn. Faut traverser le Verrazzano, tu vois. Ouais, le pont de la fiĂšvre du
samedi soir. C 'est ça, le coin d 'Eritale. Le pont Verrazzano, c 'est le
des pizzaiolos. Ouais.
Alors, tu dois ĂȘtre italienne.
Du cÎté de mon pÚre.
Et un peu hollandaise, allemande et anglaise.
Je suis une bĂątarde. Une bĂątarde.
J 'ai de la famille qui vit encore Ă Londres. Ma tante Emma.
Super classe.
TrĂšs british, tu vois.
Le genre grande dame.
Ceci explique cela.
Ăa explique quoi ? Ce que tu es. C 'est vrai, tu es une duchesse. Tu es la
duchesse de Berridge.
S 'il vous plaĂźt, puis -je avoir une paille, s 'il vous plaĂźt ?
Merci. J 'ai été assez... assez surprise que tu demandes à Christy mon numéro.
Et pourquoi ? Tu n 'es pas marié ?
Ben... ben si, mais... et alors ? Un homme marié ne peut pas avoir d 'amis.
On va devenir amis ? Oui.
Tu veux bien ĂȘtre mon ami ?
Non, on ne va pas ĂȘtre amis.
Et le soir, je travaille sur mes créations.
J 'ai dessiné toute une ligne de lingerie. Tu vois, des petits caracaux,
bustiers, des guépiÚres.
Et en plus, elle créait des dessous féminins. Oh, mon Dieu.
Allez Jordan, trouve un moyen de monter dans son appart.
Tu veux venir boire un thé ou autre chose ? Du thé, oui.
Un bon thé chaud.
Ouais ? Ah oui, c 'est une bonne idée. Putain, évidemment que j 'ai envie de
monter boire un thé.
T 'as du Darjeeling ou du rose de Chine ou je sais pas, ce que tu veux d
'ailleurs. Bien sûr.
Lui, c 'est Rocky, mon trésor.
Qui c 'est ? Dis bonjour Rocky. Salut bonhomme.
Ok.
Tu veux allumer un feu ? Je reviens dans une seconde.
Oui, du feu ici ? Bien sûr.
J 'aime bien ta toile.
Seigneur, aide -moi.
Comment bien soutenir cette fille ? Oui,
j 'essaie d 'allumer le feu. Ăa va.
C 'est ça, c 'est ça. Barre -toi, te fous pas là -dedans. Rentre chez ta
Comme vous l 'avez sûrement deviné, je l 'ai baisé à mort.
Pendant onze secondes.
T 'as déjà joué ? Ah oui, ça, oui.
Et toi, t 'as joué ? Non.
Non ? OK.
C 'est bon, donne -moi juste une petite seconde.
T 'es sûr ? Oui.
Allez, bébé, elle a voulu retourner.
Oh,
ça y est.
Oh, ça y est.
Oh, putain ! Fous le corps, Rocky ! Vilain chien !
Je ne pouvais plus m 'arrĂȘter.
Sacha, t 'étais comme de l 'héroïne pour moi.
Et il n 'y avait pas que le cÎté sexuel.
On Ă©tait fait l 'un pour l 'autre. On avait les mĂȘmes centres d 'intĂ©rĂȘt.
J 'ai envie de te voir.
C 'est bon,
c 'est bon.
Sors de cette putain de bagnole ! D 'accord, d 'accord, d 'accord.
Calme -toi, chérie, calme -toi.
ArrĂȘte, arrĂȘte, calme -toi, je vais... ArrĂȘte, bĂ©bĂ©, s 'il te plaĂźt.
S 'il te plaĂźt.
Salope.
Mais tu es une pute qui Ă©tait Ă la fĂȘte.
Mais non, Dieu.
Qu 'est -ce qui t 'a pris, Jordan ? Je croyais que tu étais à la plage, je ne
savais pas que tu étais là .
Alors, c 'est là que tu te planquais. Calme -toi, ma chérie. Avec cette pute
tu as dĂ©gotĂ©e Ă la fĂȘte. Mais qu 'est -ce que tu fais ici ? Comment tu peux me
faire ça, moi ? Mais qu 'est -ce que tu es devenue, Jordan ? Ăcoute -moi, je
vais t 'exprimer. T 'es complĂštement...
J 'ai fait une grosse bĂȘtise. Je ne sais pas quoi te dire. Je suis dĂ©solĂ©.
C 'est ça que tu veux ?
Tu
l 'aimes ?
Réponds -moi.
Je me sentais hyper mal.
Trois jours plus tard, je remplissais les papiers du divorce et faisais
emménager Naomi chez moi.
C 'est bon.
VoilĂ .
On peut dire ce qu 'on veut, mais la duchesse avait du style.
Elle avait engagé un décorateur feng shui pour tout redécorer. Et un
homo. Le type était intelligent, sophistiqué, professionnel. Enfin,
vraiment top. C 'est du genre.
Oui, monsieur. J 'ai essayé de vous surprendre ce soir. Quel nez ! Bravo !
nez ! Tout, cette fois -lĂ .
Oh ! Oh, mon Dieu ! Oh, mince ! On est
déjà mercredi ? Oh ! Putain, les gars ! Qu 'est -ce que c 'est que ce bordel ?
Il a dĂ» croire qu 'on allait rester dans les Hamptons toute la semaine, tu vois.
OĂč est -ce qu 'ils faisaient ça, ma chĂ©rie ? Dans notre chambre. Il y en
de partout.
Il y en avait deux qui faisaient ça sur la table. Il y en avait d 'autres ici.
Il y en avait quatre lĂ oĂč tu es assise. Non, putain ! T 'es sĂ©rieuse ? Juste lĂ
? Mais pourquoi tu n 'as pas dit à mon chéri ? Il y a pire, je te jure.
Une fois qu 'ils sont partis, j 'ai vérifié tout l 'appartement.
Oui ? Et alors ? Dis -moi, bĂ©bĂ©, qu 'est -ce qu 'il y a ? OĂč est mon argent ? Je
ne sais pas.
OĂč est mon putain ?
Je ne sais pas oĂč est votre argent, monsieur Belfort. Je ne vous ai rien
Il manque, Jordan.
Il manque comme il respire.
On va reprendre depuis le départ. On va reprendre depuis le départ.
Tu as vite quelques copains, d 'accord ? Une chose en entraĂźnant une autre. Tu
perds le contrĂŽle. Ăa nous arrive, on comprend.
Nous, on perd le contrÎle tout le temps. On fait minable réguliÚrement, tu le
sais, ça.
Mais on a volĂ© de l 'argent dans mon appartement, dans mon tiroir Ă
Je ne sais pas du tout oĂč est votre argent.
On reprend du début. C 'était une journée normale. Je croyais que vous ne
reviendriez que le lendemain et que j 'aurais le temps de vous nettoyer avant.
J 'étais un peu cassé au sidaï, alors je me suis fait des petits oeufs au plat,
j 'ai pris un pot avec un peu de glace et je me suis demandé qui aime la glace.
Mon pote Rudy. Alors j 'ai appelé Rudy. Qui c 'est Rudy ? Rudy ? Oui. Qui c 'est
ce Rudy ? Vous connaissez Rudy quand mĂȘme.
Tu connais un Rudy ? Moi ? Oui.
Mais qui c 'est ce Rudy ? Je suis le mois dernier au Lollipop Club, vous avez
rencontré Rudy.
Tu connais Rudy ? Tu connais. Je connais pas de Rudy.
Mais putain, de quoi tu parles ? Ăa va.
Il est allé au Lollipop Club ? Un peu qu 'il était au Lollipop à faire des
danses objectives.
Je savais pas, j 'étais défoncé, j 'adore danser.
Je pouvais pas savoir avec qui... Je vais peut -ĂȘtre parler avec ce mec.
Il y a eu 50 000 dollars volés dans mon tiroir à chaussettes. Tous les bijoux de
ma nana ont disparu.
Je veux savoir qui c 'est ce putain de rudis. Alors c 'est ton pote la tarlouze
qui m 'a volé ? C 'est lui ? Réponds -moi.
Ok, ça va, ça y est, j 'ai compris.
Vous ĂȘtes en plus gay.
Tous autant que vous ĂȘtes.
Tu crois que c 'était parce que t 'es une pédale ? Franchement, c 'est... Mon
cousin est un enculé de fiotte et je vais en vacances avec lui et son petit
copain. C 'Ă©tait toi le responsable de mon appart, non ? T 'aurais pas dĂ» ĂȘtre
dévalisé, on est d 'accord. Les fiottes, c 'est mes potes, mais toi, je t 'aime
pas. T 'aurais dĂ» engager un mexicain comme tu l 'as dit chez moi. Avec ce
d 'endure, t 'arriveras jamais... Putain, mais il est malade ! Allez
!
Chester et Toby l 'ont joué yakuza avec Nicolas.
Ils sont devenus fou furieux.
J 'ai dĂ» appeler les flics pour les empĂȘcher de tuer ce pauvre mec.
Je leur avais donné chacun 1000 dollars et leur avais dit ce que Nicolas avait
fait.
Ils l 'ont tabassé comme il faut.
Merci encore, messieurs.
C 'était pas pour les 50 000 dollars, en fait.
C 'est environ ce que je gagnais en un jour avec mes barons.
Un baron, c 'est un pote dans le genre de bras d 'ici présent.
qui détenait des titres sans nom pour moi.
Je faisais monter le prix des titres, ils les revendaient et ils rétrocédaient
la majorité des profits.
Vous savez Ă qui ? Moi.
Transactions en liquide. Rien n 'apparaĂźt dans les livres. Mais
'était pas du tout légal.
Entrée en piste de notre avocat d 'affaires.
Mani Fritti.
700 dollars l 'heure pour ĂȘtre.
La commission
des
opérations de bourse avait envoyé deux avocats pour vérifier nos comptes.
Alors je les ai installés dans notre salle de conférence, truffé de micro, et
'ai mis Ă fond l 'air conditionnĂ© jusqu 'Ă ce qu 'on ait l 'impression d 'ĂȘtre
en Antarctique.
Ăa fait rien. Et lĂ , pendant qu 'il cherchait Ă nous fumer dans cette salle,
mettais le feu au bazooka dans l 'autre.
Avec notre derniĂšre IPO.
Une IPO est une introduction en bourse, en fait. C 'est une opération qui
consiste Ă vendre des titres du capital Ă la population.
Etant la firme rendant le capital public, nous avons fixé le prix d
'introduction, puis vendu ces actions immédiatement à nos amis. Alors le...
ne comprenez pas un mot Ă ce que je dis, n 'est -ce pas ?
C 'est pas grave, ça n 'a aucune importance.
La vraie question est, est -ce que c 'était illégal ? Absolument pas, putain.
Mais on se faisait tellement de fric qu 'on savait plus quoi en faire.
Et on fait quoi quand on sait plus quoi faire de son fric ?
Oh mon Dieu.
Veux -tu m 'épouser ? Oh mon Dieu.
C 'est un oui.
Tu es sûr ? Oui, je suis sûr.
Oui, je suis sûr. Et toi ? Oui.
J 'ai organisé mon enterrement de vie de garçon au Mirage à Las Vegas.
Rien que l 'avion déjà , c 'était une tuerie. Une derniÚre orgie avant de me
caser pour de bon.
Une centaine de stratoniens, une cinquantaine de putes et cinquante
nous attendaient Ă l 'atterrissage. Et de la drogue Ă gogo. En fait, notre
était une pharmacie volante.
En tout, ce week -end m 'a coûté 2 millions de dollars.
En incluant la réfection de tout le 28Úme étage.
Embrassez la mariée.
Ah, ce fut vraiment un mariage de comte de fée.
Avec Naomi, ma duchesse.
Moi, son duc charmant, et le Bahamas Ocean Club, notre chĂąteau.
Naturellement, aprÚs la soirée d 'enterrement de 8 garçons, moi, le duc,
'avais besoin d 'une bonne injection de pénicilline pour pouvoir consommer mon
mariage en toute sécurité.
Bonsoir, Barry Kleinman, je filme le mariage. Quelques mots pour votre fils ?
Oui, d 'accord. Jordan, souviens -toi de ce que je t 'ai dit.
Ăa concerne ton pĂ©nis et son vagin. T 'es un grand garçon. Tu sais ce qu 'il
reste Ă faire.
J 'en ai... Oh,
mon
Dieu ! T 'en t 'es mort ?
Tante Emma, comment allez -vous ? Un plaisir, un grand plaisir et un honneur
vous rencontrer en personne.
On a mis son nez dans le sucre de l 'Ăąne ? Oui.
J 'ai vécu des sectives, mon chéri.
Ăa vous reste aujourd 'hui ? Oui, je n 'arrive pas Ă croire que vous le faites.
Encore un pas. T 'es prĂȘte ? On va oĂč ? Garde les yeux fermĂ©s. Un, deux, trois.
Mais qu 'est -ce que c 'est ? Ton cadeau de mariage. Quoi ? Ton cadeau de
mariage, mon amour.
Quoi ? Attends, t 'es sérieux ? Oui, je suis sérieux. Oh, putain ! Pour les
millionnaires qui ont surpassé leurs espérances de réussite, ces bateaux de
plaisance leur apportent un peu de plaisir en mer.
Et ce n 'est pas une coĂŻncidence si leur coque de 45 mĂštres a la couleur verte
de l 'argent.
Larguez les doigts ! Oh mon Dieu ! BĂ©bĂ© ! Alors, ça te plaĂźt ? Ăa
te plaĂźt ? Pendant trois
semaines, nous avons navigué sur le Naomi dans les Caraïbes. Puis, nous
mis le cap sur Long Island oĂč nous avions achetĂ© une maison. Trois hectares
la cĂŽte d 'or de Long Island.
La propriété la plus chÚre au monde, avec des domestiques, des cuisiniÚres,
paysagistes, enfin tout quoi. On avait mĂȘme deux gardes en alternance. Et les
deux s 'appelaient Rocco.
C 'était le paradis sur Terre.
Et vous, espÚce de sac à merde ! Qui est Vénus ? Quoi ? Qui ?
Mais qui, qui donc ? T 'as les oreilles bouchées ou quoi ? Qui est cette fille ?
Je sais pas. Une pute que tu t 'es envoyée la nuit derniÚre ? Mais de quoi
-ce que tu parles ? Mais non, je me suis envoyée personne, bébé, je te jure.
T 'arrĂȘtais pas de rĂ©pĂ©ter son nom dans ton sommeil. Non mais putain, mais t 'es
malade. Je connais aucune Vénice. D 'ailleurs, c 'est quoi un nom pareil ?
Vénice. Mais Vénice, c 'est la plus grosse connerie que j 'ai jamais
toute ma vie.
Vénice.
VĂ©nus, bĂ©bĂ©, t 'es oĂč ? VĂ©nus ! VĂ©nus ! OĂč t 'es,
trésor ? Oh ! Ah oui ! Ah oui ! Oh bébé, t 'as envie de la jouer sur la
douche, hein ? Oh ! Oh putain de Dieu ! Tu aimes ça ? Oh oui, oh oui, oh oui, oh
oui ! J 'adore ça, j 'adore ça ! Le loup, le loup, le loup !
Oui, c 'est mon mot de code, bébé, mon alerte sécurité. Rien à foutre de ta
putain d 'alerte sécurité. Maintenant,
tu la fermes.
Aïe, ça craignait les briques. Ah oui.
Mais oui.
Oui, j 'avais oublié. C 'est rien, bébé.
Avec Denis, on est en train d 'investir dans un énorme complexe à Venise. C 'est
pour ça qu 'il y a eu cette confusion.
Ah, vous avez cité en Italie. Ben, Venise, Venise. En Californie, par
Oh, en Californie. Oui. T 'es un sale menteur de merde. Oh, ma duchesse.
Non, ne m 'appelle pas ma duchesse. Ne m 'appelle pas ma duchesse. Bébé, je suis
désolé. Je te jure. Oh, vraiment. Je ne vois pas ton petit jeu. T 'es devenu
pĂšre, Jordan.
Oui. Tu es pĂšre de famille et tu te comportes toujours comme un enfant.
Bordel de merde.
Bébé, mais t 'es complot.
Faut que t 'arrives Ă te contrĂŽler ! C 'est moi qui ai atterri ici Ă 3h du
dans ma saloperie d 'hélicoptÚre et qui ai réveillé Skylar ? Non, c 'est toi !
Ăa y est, encore des putains de conneries !
T
'en as rien Ă foutre, hein ?
Que je fasse installer un fractis dans le jardin avec du gazon qui vient des
bermudes hors de prix !
Oui, tu l 'as totalement posillé en agressant.
C 'est pas toi qui as tout élaboré avec ces putains de mecs des golfs parce que
t 'en avais la coutre. Mon Dieu, il a fallu que t 'élabores des plans
stratégiques avec les mecs des golfs. Mais quel tragédie grec, chérie.
Oh, mon Dieu. T 'as sûrement dû les payer en liquide de ta main.
Quel fardeau, je te plains.
T 'occupais d 'un petit truc au lieu de faire chauffer ma carte de crédit toute
la journée.
Mais pourtant, t 'as tellement de profession, chérie. Et oui, le mois
'étais oenologue. Et maintenant, t 'es...
pour anti -paysagiste, c 'est bien ça ? Non ! Surtout, ne m 'envoie pas ce
putain de verre Ă la gueule, bĂ©bĂ©. T 'as pas intĂ©rĂȘt.
Bon, allez.
On pourrait peut -ĂȘtre essayer de discuter tranquillement.
Essayer de faire des frĂšres, tu vois.
Communiquer. D 'accord ? S 'il te plaßt, chérie.
Parle -moi, parle -moi.
Non, arrĂȘte de faire bouger tes muscles, Jordan.
T 'as l 'air d 'un pauvre demeuré.
Mais non, bébé, tu devrais...
Ătre contente d 'avoir un mari.
Tu es dans une forme pareille.
Approche. Fais -moi un petit bisou.
Tu es tellement belle. Un bisou. Tellement belle qu 'en colĂšre, embrasse
Ah oui, mon rituel du matin.
DÚs le réveil, une engueulade avec Naomi sur mes frasques de la nuit précédente.
Un petit hammam pour évacuer la drogue encore dans mon organisme.
Ensuite, la constatation des dégùts.
quelques gouttes de colire et mes cachets pour le dos afin de commencer la
journée, puis essayer de me réconcilier avec Naomi.
Oh, papa, bonjour.
On veut un bisou.
Coucou. Ăa va, mon petit cĆur.
Est -ce que papa a le droit Ă un bisou de ces deux petites filles ? Oh non.
Non, il est trĂšs clair que papa ne touchera plus maman pendant un long,
long, trĂšs trĂšs long moment.
Papa s 'excuse de ce qu 'il a pu dire dans la chambre et n 'en pensait pas un
seul mot.
Papa ne devrait pas perdre son temps.
Et à partir de maintenant, il ne sera autorisé de porter que du court, du trÚs
trĂšs court dans cette maison.
Et papa, tu veux que je te dise ? Maman en a plus qu
'assez. Elle est fatiguée de porter des petites culottes.
Oui. Oui.
En fait, elle a décidé de toutes les
jeter Ă la poubelle.
Alors, regarde bien, papa.
Parce que tu vas avoir cette vue Ă longueur de temps dans la maison. Oh,
Oh, oui, maman. Mais on ne touche pas.
Oh non.
Papa,
qu 'est -ce qui ne va pas ? Oh bébé.
Regarde ça.
C 'est bien.
Maman aime jouer Ă des jeux avec papa.
Maman, est -ce que tu as remarqué un truc curieux sur le beau petit ours en
peluche, là , sur l 'étagÚre ?
Ses yeux sont un peu curieux, tu trouves pas ? Oui, ils sont pas normaux, ses
yeux. Il y a quelque chose de différent.
Ăa y est, ça me revient, dis donc ! Dis bonjour, maman ! Dis bonjour Ă Rocco et
Rocco qui nous regardent ! Fais leur signe ! Ăa vous a plu, hein ? Il avait
fallu qu 'elle choisisse cette putain de journée pour me casser les couilles.
La journée la plus importante de toute l 'histoire de Straton. Et il fallait que
je les y déclare.
HĂ©, Jordan ! Bienvenue !
Le jour de l 'introduction en bourse de Steve Madden.
Tout devait absolument se dérouler à la perfection.
Qu 'est -ce qu 'il est en train de foutre, lui ? Il fait quoi, lĂ ? La plus
importante qui fait l 'eau de notre histoire.
Et lui, qu 'est -ce qu 'il est en train de foutre ? Il a un oeuf papillon, je
rĂȘve. Ăa va ? Tout va bien ? Oui.
Tu nettoies ton aquarium, c 'est ça ?
Oui, j 'avais une minute alors.
T 'avais une minute ? C 'est aujourd 'hui que tu nettoies ton aquarium,
'hui ? J 'avais fini ma paperasserie, alors je me suis dit qu 'en deux
minutes... TrĂšs bien, ravi de te connaĂźtre.
Tu fais ça aujourd 'hui ? Un putain de source d 'intradiction ! Oh, mais
! Tu t 'occupes des poissons ! HĂ©, Ă©coutez -moi ! Ăcoutez -moi tous !
VoilĂ ce qui arrive quand on joue avec son animal de compagnie un jour d 'IPO !
Alors
tu prends ton espĂšce de nĆud pape de merde et tu fous le camp de mon bureau,
-ce que tout est clair ? Calme -toi ! Ouais, fous le camp ! Ouais, dégage,
connard ! Tout le monde sur le pont ! On est lĂ pour faire du fric ! Alors je
veux tout le monde sur le point.
Une vraie monte de loup. VoilĂ exactement ce que j 'aimais.
Jordi, regarde ce que je te ramÚne, j 'ai trouvé un génie.
Entrée en piste de Steve Madden.
L 'impressario des chaussures pour femmes.
Et grùce à Donnie, on introduisait sa société en bourse.
Stratton Oakmont allait s 'extraire du bouillon primordial et se faire une
notoriété. On ne serait plus des sous -merdes. C 'est pour ça qu 'il faut qu
te voie. Il faut mettre le feu pour qu 'il croie dur comme fer Ă ta valeur. Et
il n 'y avait pas que ça.
Avec Denis, on détenait secrÚtement 85 % des chaussures Steve Madden. Ce qui,
légalement parlant, n 'était pas bien, mais qui allait nous rendre seulement
riches si notre troupe nous suivait. Notre mission était de les travailler au
corps, mais pas trop.
Euh... Salut. Alors, euh... Pour ceux qui ne me connaissent pas, je...
Je m 'appelle Steve Madden. Ouais, on sait qui vous ĂȘtes.
Votre nom est sur les boĂźtes. Steve, prends les chaussures, prends les
chaussures, montre -les, montre -les. Ah, oui. Pour la grande démonstration,
cette chaussure est trĂšs mignonne, c 'est la Mary Lou. C 'est le modĂšle qui m
fait connaĂźtre. Sans elle, je ne serais pas lĂ .
C 'est un modĂšle pour gros.
Croyez -le ou non, la Mary Lou est en rĂ©alitĂ© la mĂȘme que la Mary Jane, mais
cuir noir.
OĂč est -ce que vous vous croyez ? Ok.
On applaudit bien fort Steve Madden et sa magnifique Marie -Lou. On la montre
on l 'apprendit, on l 'apprendit fiĂšrement.
Applaudissez -le bien fort. Merci beaucoup.
Ăa y est, vous vous ĂȘtes bien dĂ©foulĂ©s ? Vous passez une bonne aprĂšs -midi ? Je
voudrais vous expliquer pourquoi ce cher Steve est hors normes et totalement fou
furieux.
Parce que cet homme, il s 'y prétend, est un génie créatif.
Cette compétence, ce don que Steve a, ça lui permet de percevoir les tendances
de la chaussure. C 'est un pouvoir, car il crée les tendances. Vous comprenez ?
Un artiste tel que Steve, il y en a un tous les dix ans. Je parle de Giorgio
Armani, de Gianni Versace, de Coco Chanel, de Yves Saint Laurent.
Steve, reviens prĂšs de moi une seconde.
Je ne crois pas que vous réalisiez...
Que Steve Madden est une véritable icÎne de la chaussure pour femmes et qu 'il y
a des tonnes de modĂšles qui sont en train de se vendre dans toute l
rien qu 'Ă cet instant. Et nous, on l 'a ici, dans nos bureaux.
Nous devrions remercier notre bonne étoile qu 'il vienne ici. On devrait se
mettre Ă genoux devant ce crĂ©ateur et ĂȘtre prĂȘts Ă lui sucer la queue.
Comme ceci, en fait, c 'est une petite rite Steve.
Vivons tous ce sujet.
C 'est notre ticket en or pour aller visiter la putain de chocolaterie ! Je
présente son directeur, le nouveau Willy Wonka, ok ? Je veux danser comme les
Oompa Loompa, comme ça ! Allez,
dégagez de cette scÚne.
Ok, essayez de vous concentrer une seconde.
Vous voyez ces belles boßtes noires ? Ce sont des téléphones, et je vais vous
confier un secret à propos de ces téléphones.
Ils ne composent pas les numéros tout seuls, ok ? Eh oui, sans vous, ce sont
juste des morceaux de plein couc.
Dans le genre d 'un M16 chargé, mais sans le marine pour s 'en servir.
Dans le cas de ces tĂ©lĂ©phones, vous ĂȘtes les marines. Oh oui, chacun d 'entre
vous.
Vous ĂȘtes mes trattoniens surentraĂźnĂ©s.
Mes tueurs ! Mes tueurs qui refusent d 'avoir un nom pour réponse ! Mes putains
de guerriers !
qui ne raccrochent pas le téléphone tant que leurs clients ne marchent ou putain
ne crĂšvent.
Je vais vous dire un truc.
Il n 'y a aucune noblesse Ă ĂȘtre pauvre.
J 'ai connu la richesse, mais j 'ai connu aussi la pauvreté. Et j 'ai choisi
richesse Ă chaque putain de fois.
Parce que quand je suis riche, je dois affronter mes problĂšmes en arrivant dans
ma limousine. En portant un costume Ă 2000 dollars.
Une putain de montre en or qui m 'a coûté 40 000 dollars.
Allez les gars, battez -vous.
Prenez -le.
Si quelqu 'un pense que je suis superficiel ou matérialiste.
Qu 'il aille se trouver un boulot chez McDonald's, parce que c 'est sûr qu 'il
sera mieux ! Mais avant que vous ne partiez de cette salle pleine de
je veux que vous regardiez celui ou celle qui est à cÎté de vous. Allez -y.
Parce que dans un futur pas si loin que ça, vous serez bien peinard à un feu
rouge dans votre bagnole toute pourrie, et ce mec viendra se mettre au feu Ă
cÎté de vous, dans un super bel Porsche, avec sa somptueuse femme à ses cÎtés.
Qui a des putains de nibards de folie ? Et vous, qui sera à cÎté de vous ? Un
vieux gnous dégoûtant avec une barbe de trois jours qui sera couverte d 'un
boubou sans manche ? Coincé à cÎté d 'un carton de bouffe du supermarché
discount du coin ? C 'est à cÎté de ça que vous conduirez ! Alors écoutez -moi
tous attentivement ! Vous avez un découvert à la banque ? Super ! Prenez
téléphone et travaillez !
Votre proprio veut vous foutre dehors. Super.
Prenez votre tĂ©lĂ©phone et travaillez. Votre petite copine croit que vous ĂȘtes
pauvre loser.
Super. Prenez votre tĂ©lĂ©phone et travaillez. Je veux que vous arriviez Ă
vos problĂšmes en devenant riche.
Tout ce que vous avez à faire, c 'est décrocher votre téléphone et répéter les
mots que je vous ai enseignés.
Je vais vous rendre plus riche. que les PDG les plus importants de tous les
Ătats -Unis d 'AmĂ©rique.
Je veux que vous alliez Ă vos places.
Et je veux que vous enfonciez les actions de Steve Madden dans la gorge de
clients. Jusqu 'à ce qu 'il s 'étouffe avec.
Jusqu 'à ce qu 'il s 'étouffe avec et achÚte 100 000 titres. C 'est ce que je
veux que vous fassiez.
Vous devez ĂȘtre fĂ©roces.
Vous devez ĂȘtre impitoyables.
je vais ĂȘtre des putains de terroristes !
Ă 13h, on introduisait l 'action Ă 4 ,50 $.
à 13h03, elle dépassait les 18 $.
MĂȘme les grosses sociĂ©tĂ©s d 'investissement achetaient.
Sur les 2 millions d 'actions Ă la vente,
1 million m 'appartenait par l 'intermédiaire de mes bains. Alors quand
affleura les 20 $...
Qu 'est -ce qu 'on en a à carrer ? Le seul truc important, c 'est ça.
22 millions de dollars en moins de trois heures, pétard ! Est -ce que tu peux
croire ça ? Non, j 'en ai que trois ! Pétard, je t 'adore ! Moi, c 'est pas
imaginable ! Barry Kleinman au téléphone de Futur Vidéo. C 'est qui ? J 'en sais
rien. Il a filmé ton mariage et dit que c 'est urgent.
Urgent ? C 'est qui ce Barry Kleinman ? Oh mon Dieu, tu veux m 'épouser ? T 'es
amoureuse de moi ? C 'est ça, va sauter ta couille. Bonjour Barry, qu 'est -ce
qu 'il y a ? Voilà , j 'ai reçu une assignation.
Oui, du FBI. Ils veulent une copie du film de ton mariage.
Putain, le FBI ? Mais lĂ , tu te fous de moi ? Ăcoute -moi bien, le type s
'appelle Denham. C 'est un agent fédéral du bureau de New York. C 'est quoi son
problĂšme ? C 'est un boy scout. Il te prend pour ce putain de Gordon Gekko.
Qu 'est -ce qu 'il veut faire du film de mon mariage ? C 'est une invasion dans
ma vie privée. Tu sais quoi ? C 'est... C 'est intrusif. Je regrette. Il a des
photos de toute ta putain d 'équipe. Mais il a aussi les noms de ces
Tu sais ce qu 'il veut. D 'ailleurs, ça a réussi. Regarde -toi. Il veut te
foutre sur les nerfs, toi, mais aussi ta petite bourgeoise, pour qu 'elle te
fasse chier jusqu 'à ce que tu témoignes. Il veut que je témoigne
'il lui donne des informations sur mes... Sur quoi, d 'ailleurs ? C 'est
chance que je connais tout le monde en ville.
J 'ai appelé la cour et la brigade des stups, et personne n 'a jamais... Je n
'ai jamais entendu parler de toi, alors calme -toi.
Personne ne me connaĂźt.
Non. C 'est bien.
Mais lui, tu le connais, pas vrai ? Oui.
Alors, si je voulais avoir quelques -uns, il faut juste découvrir ce qu 'il
fait, tu vois. Est -ce que tu pourrais aller chez lui en douce, mettre son
téléphone sur écoute ?
Qu 'on sache ce qu 'il pense.
Surtout, on ne fait pas chier ce genre de gars.
Surtout pas ça. Non, mais t 'es malade ou quoi ? Quoi ? C 'est ton boulot de te
payer à tes chins. Je suis détective privé. J 'ai une licence.
C 'est mon gagne -pain. Je ne suis plus flic à présent. Et ils vont me retirer
ma licence si je fais ce genre de bĂȘtises. C 'est clair ? Oui, oui.
Ok, alors si je ne peux rien faire du tout, on peut l 'appeler ce con.
Mais pourquoi est -ce que... Jordan, Jordan, Jordan.
Fais -moi punir. Le seul qui doit essayer de le moindre, c 'est ton putain
'avocat. Toi, tu comptes te faire mettre ta gueule. OĂč est -ce que tu diras ce
truc ? Il le retournera contre toi. Tu comprends pas ça ? Il est malin et toi,
'es con.
Putain de merde.
J 'ai pas le droit de l 'appeler. On discute ce soir ou tu vas nous faire ta
crise ? La derniĂšre fois que tu as pris ces merdes, tu es tombĂ© la tĂȘte dans les
macaronis. J 'ai dĂ» te relever.
D 'accord.
C 'est bon, j 'appellerai pas.
Eh, allez, mec ! Montez Ă bord ! La passe -prelle est lĂ ! Bienvenue.
Quelle belle journée.
Bonjour.
Bienvenue Ă bord.
Jordan. Bienvenue sur le Naomi.
Ravi de vous rencontrer.
Agent Denham. Voici l 'agent Hughes.
Agent Hughes.
Je vais vous présenter. Voici Nicole. Allez, faites pas les timides. De quoi
avez -vous peur, hein ? Ils vont pas vous manger.
Ce sont des amis de Straton.
Bonjour.
Je vous écoute.
Votre message disait que vous vouliez qu 'on se parle en privé.
Oui, c 'est vrai, je veux qu 'on se parle en privé. Donnez -nous deux
les filles. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, on sera ravies de revenir.
Vous avez faim ? Vous voulez grignoter ? Il y a des pĂątes, des crevettes, du
homard, nous avons du whisky, il y a tous les alcools que vous voulez.
C 'est dommage, le FBI nous interdit de boire en mer.
Oh oui, bien sûr.
Déjà monté sur ce genre de truc ? Un bateau ?
J 'ai appris à naviguer à 6 ans. Sans déconner.
Je parlais de ce genre de yacht.
J 'ai dû faire agrandir ce pont pour faire atterrir l 'hélicoptÚre. Vous
Enfin bref, ça c 'est pour vous.
C 'est la liste complÚte des personnes qui étaient à mon mariage. J 'ai cru
comprendre que vous vouliez voir la vidéo. Je me suis dit que ça pourrait
faciliter la tĂąche.
Bonne idĂ©e. Ăcoutez, j 'ai bien compris que vous enquĂȘtiez sur Stratton.
Mais j 'avoue ne pas...
Ne pas comprendre pourquoi.
Je sais qu 'on n 'est pas trĂšs orthodoxes, qu 'on est bruyants quand on
quelque part. Ăa, c 'est parce qu 'on est les petits nouveaux. Vous voyez, on
essaye de se faire un nom, c 'est tout. Mais je veux que vous sachiez que nous
ne faisons rien d 'illégal.
Absolument rien. Vous pouvez demander Ă la COB. Ils sont venus Ă mon bureau au
moins 15 fois ces derniers mois.
Ăa prouve bien que je n 'ai rien Ă cacher. Oui, mais la COB est une agence
régulation civile. Nous, nous nous occupons des affaires criminelles.
Tout Ă fait.
Vous courez aprĂšs les criminels, les vrais, alors.
Alors je me demande pourquoi vous faites une enquĂȘte sur moi, du coup.
Franchement, qu 'est -ce qui vous fait croire qu 'on a fait ou qu 'on fait
encore des... Je ne sais y pas.
Eh bien, dĂ©solĂ©, Jordan, je n 'ai pas le droit de parler d 'une enquĂȘte en
cours. Non, oui, bien sûr, c 'est évident, oui. Mais je peux vous dire que
enquĂȘte m 'a Ă©tĂ© imposĂ©e. Ah oui ? Par un de mes supĂ©rieurs qui a besoin de se
faire mousser en coincant les nouvelles sociétés boursiÚres dont on parle dans
la presse.
Et donc c 'est moi le pigeon à qui on a pensé. C 'est juste que ça m 'ennuie un
peu. On est nouveau. On n 'est pas le haut du panier de Wall Street. Alors ça
pourrait nous...
Vous devriez enquĂȘter un peu sur les plus gros. J 'ai des tas d
je vous jure. Sur Goldman, Lehman Brothers, Merrill.
Et que dire des obligations adossées à des créances et de la bulle Internet.
Ce n 'est pas de l 'escroquerie.
Je peux vraiment tout vous expliquer en détail, ce que ça signifie en réalité.
Je vous assure, vous n 'avez qu 'Ă demander. Je suis dispo.
C 'est ce que je voulais entendre. C 'est vrai, je ne vois pas pourquoi une
situation comme celle -ci ne pourrait pas ĂȘtre profitable autant Ă l 'un qu 'Ă
'autre. Mais oui, ça doit ĂȘtre profitable Ă l 'un comme Ă l 'autre.
Alors, voilĂ .
Je vais vous filer ma ligne directe.
Cinq jours sur sept, vous pouvez me joindre sans déranger.
Et que je ferai ? Super.
Vous ĂȘtes sĂ»r que vous ne voulez rien boire ? Vous n 'avez pas faim ? Vous ne
voulez rien ? Vraiment ? Non.
Non ? J 'ai une question.
Si vous trouvez ça trop indiscret, surtout, dites -moi de la fermer.
Vous n 'avez jamais voulu obtenir votre licence de courtier ?
J 'ai entendu dire que vous vouliez entrer Ă Wall Street, non ? Qui vous a
de ça ? Mais putain, qui vous a parlé de ça ? Vous en quittez sur moi, alors moi
j 'écoute ce qu 'il dit, vous comprenez.
Vous ne vous demandez pas qui se ferait passer si vous aviez suivi cette voie ?
Vous voulez que je vous dise le soir dans le métro quand je rentre les burnes
sueur dans le mĂȘme petit costard depuis trois jours ? Ben oui.
J 'avoue que j 'y repense. C 'est bien normal, non ? Oui, c 'est normal.
J 'ai une petite question personnelle. Vous n 'ĂȘtes pas obligĂ© de rĂ©pondre.
ça va bien, Jordan.
Vous gagnez combien ? 50 ou 60 000, c 'est ça, par an ? Tout
ce que je peux dire, c 'est qu 'on a droit Ă une arme gratuite quand on est
ce genre de boulot.
Moi, ça m 'emmerde. Je vous jure, ça m 'emmerde de penser que des mecs qui ont
bĂąti ce pays sont des travailleurs comme vous.
Vous voyez, les pompiers, les agents du FBI, les enseignants, ces gens -lĂ sont
tout le temps financiÚrement étranglés. Et putain, ça me met carrément en
colÚre, ça.
Pourtant, il y a une chose avec Wall Street et les marchés financiers. Pour
ce que je ressens, c 'est qu 'il faut donner un peu en échange. Il y a des
centaines de fois oĂč j 'arrive Ă amĂ©liorer la situation de plusieurs
Vous voyez ? Ben oui, vous comprenez.
L 'opportunité, c 'est l 'essentiel.
Tout Ă fait.
Tenez, par exemple, prenons ce jeune, ok ? Il était allé en fac de sciences de l
'environnement, un truc de ce genre, il Ă©tait empĂȘtrĂ© dans des prĂȘts Ă©tudiants
et il s 'avĂšre que sa mĂšre devait subir un triple pontage en urgence.
C 'est horrible comme situation.
Mais nous, on l 'a bien guidé sur les marchés financiers et il a pu acheter ce
qu 'il fallait.
Boum, d 'un coup de baguette, on a changĂ© sa vie. Vous voyez, il a rĂ©ussi Ă
mettre sa mĂšre dans le meilleur hĂŽpital de New York.
Ăa n 'a pas suffi. Elle est quand mĂȘme dĂ©cĂ©dĂ©e. C 'est pas de chance.
Mais on lui a offert une opportunité. Vous voyez ce que je veux dire ? Il faut
juste jouer dans la bonne équipe. Et alors, en une seconde, notre vie peut
changer.
Qu 'est -ce qu 'on peut réussir à gagner sur... Qu
'est -ce qu 'on gagne sur ce genre d 'affaires ? Dans cette situation ? Je
dire, si on parle de ce genre de deal, un seul de ces deals...
Pour apporter 500 000 dollars.
Et je fais ça pour tout le monde. On a tous besoin d 'ĂȘtre guidĂ©s parfois.
Pouvez -vous me redire ça ? Exactement comme vous venez de le dire.
De la mĂȘme maniĂšre.
Je ne sais pas de quoi vous parlez. Je vous en prie, vous savez trĂšs bien de
quoi je parle. Je crois que Jordan a essayé de...
Sauf erreur de ma part, vous avez essayé de graisser la patte d 'un agent
fédéral. Non, non, techniquement, je n 'ai essayé de graisser aucune patte.
Non,
non, non, si on s 'en réfÚre au code pénal, non, on doit avoir parlé trÚs
exactement d 'une somme en licence de service. Ce que vous sous -entendez n
pas respectable devant un tribunal. Non, non, non, c 'est une erreur, mais je
tiens à vous dire, l 'homme dont je vous ai parlé et qui m 'a dit que vous
vouliez devenir courtier a aussi ajouté que vous étiez d 'une grande droiture.
Il a fait une enquĂȘte sur moi.
Quand on possÚde le bateau d 'un méchant de James Bond, il faut savoir jouer ce
genre de rĂŽle parfois, n 'est -ce pas ? Il est temps pour vous de foutre le camp
de mon bateau, est -ce que c 'est clair ? C 'est drĂŽle Jordan, la plupart des
connards de Wall Street que j 'embarque, ce sont tous des filles d 'eux. Ah, c
'est vrai ? Eh oui, leurs pÚres sont des gros fumiers, tout comme l 'étaient
leurs pĂšres avant eux.
Mais vous ?
En fait, vous, Jordan, vous l 'ĂȘtes vraiment devenu tout seul.
Ah ouais ? Ah ouais, je vous dis bravo, mon petit. Mon petit ? Ah oui, bravo.
Moi, je suis votre petit. Je vais vous dire un truc.
Non, attendez, il faut que je vous dise.
Je vais ĂȘtre honnĂȘte. Je ne vais pas vous mentir. Vous avez le plus beau
que j 'ai jamais vu de toute ma vie. Ăa, il faut bien le reconnaĂźtre. Je m 'en
doute. Et vous savez ce que je me suis dit ? Je serai un héros au bureau. Ah
oui, putain.
Quand le FBI va venir saisir ce putain de bateau, pas ce putain de bordel de
merde, Jordan.
C 'est ce qui va arriver.
Il est magnifique ! Et vous avez des fructueuses gonzesses et tout. C 'est
merveille. Allez, foutrez -moi le camp maintenant.
Je suis sûr qu 'on va se revoir. TrÚs bientÎt. Et bien sûr, bon retour en
dans vos apparts de merde avec vos boudins de femmes.
Pendant ce temps, Heidi va lécher un peu de caviar sur mes couilles. Eh les
gars, vous voulez un doggy bag de homard pour chez vous ? Pauvre connard de
merde. Je ne peux mĂȘme pas vous en offrir. Putain de saut d 'eau de merde.
Eh les gars !
Regardez ce que j 'ai dans ma poche.
Regardez. Un an de salaire. Regardez ça. Vous savez ce que j 'en fais ? Je les
balance. Vous voyez ? Comme si c 'était des faux.
En Suisse ? Mais qu 'est -ce qu 'il y a en Suisse ?
Il y a des banques suisses, putain. Il fallait couvrir ses arriĂšres. Je devais
planquer mon fric.
Entrer en piste de moumoute. Il connaissait ce banquier suisse depuis
de droit, mais il était à GenÚve.
Hors de question de rester clean pendant le vol.
Je savais qu 'en prenant mes cachets Ă la bonne heure, je dormirais pendant
le vol.
Mais il fallait les prendre au bon moment.
à 16h, je prenais des métacolones.
J 'enchaßnais sur ma réunion avec les courtiers, en passant par la phase
tournillement. Au dßner, j 'en avalais quelques autres, accompagnés de
et d 'invaluables.
La phase redouillement.
à 20h30, je prenais d 'autres métaqualones, assez pour perdre mes
motrices. Phase bavou.
Ă 22h, je ne savais plus qui j 'Ă©tais ni oĂč j 'Ă©tais.
Phase amnésie.
On a embarqué juste avant minuit.
Waouh ! C 'est merveilleux, c 'est magnifique ! Non, s 'il vous plaĂźt ! Je
voir vos cartes d 'embarquement ? On les a, t 'inquiĂšte pas ! Ok, je prendrai ce
qu 'on veut faire.
Eh, fais gaffe, putain ! Mais enlĂšve ta main de ma queue ! Je ne suis pas la
queue, je suis désolé.
ArrĂȘte ! Il est en train de me toucher ! ArrĂȘte de me tripoter en public, s 'il
te plaĂźt ! Allez, enlĂšve -le ! ArrĂȘte ! Il n 'y a pas de trĂ©sor planquĂ© ici !
Excusez -moi, monsieur ! Allez -vous asseoir ! Retournez -vous asseoir !
Pourquoi tu te lÚves comme ça ? Je vais t 'éteindre ! Monsieur, s 'il vous plaßt
!
Encore un petit bisou. Allez -vous.
Je vais m 'accorder.
Je m 'excuse. On va dormir.
Mademoiselle, j 'ai une question.
Attachez votre ceinture. Je voudrais.
Tant que vous ne serez pas attaché, on ne va pas. C 'est drÎle. Attachez votre
ceinture. Je l 'attache pour vous. Quoi ? Vous voulez que je l 'attache ? D
'accord. Je voudrais attacher. Je ne comprends rien. Je vais passer Ă
votre amie.
Enfoncez -vous.
Enfoncez -vous dans votre ciel.
Comme ça.
C 'est cool.
Restez assis.
Vita ilfa.
Ilfa. Ilfa.
Ilfa. Ilfa.
Denis.
Denis, là , c 'est vraiment pas drÎle. Détachement en vitesse.
Tu ne peux rien faire du tout.
Le commandant de bord est venu. Il voulait te foutre un coup de taser.
Pourquoi ? Pourquoi ? Tu
criais
sur tout le monde.
Tu n 'arrĂȘtais pas de te rouler par terre et tu hurlais.
Tu as traité le commandant de négro.
Je l 'ai traitĂ© de nĂ©gro. Ăa m 'a hyper Ă©nervĂ©.
Vraiment ? Encore heureux qu 'on est en premiĂšre.
Oh la vache.
Et sans déconner, je pense que t 'as un sérieux problÚme de drogue.
Les cachets sont oĂč ? Dis -moi oĂč ils sont.
Planqués dans mon cul, t 'inquiÚte pas. J 'ai géré.
Putain de Saint -Jean, mais grĂące, j 'arrive pas Ă respirer. Fais quelque
s 'il te plaßt. Ok, ça va, allez, calme -toi, tiens.
J 'en tiens, je sais.
Il faut dormir.
Fais dodo.
Fais dodo. Bon, maintenant, tu vas faire.
VoilĂ , monsieur.
Bon, monsieur Belfort, vous pouvez y aller.
C 'est vrai ? Oui, monsieur.
Wouh ! HĂ©, Denis.
Ouais ? Essaye d 'éviter ton comportement habituel, faisant de GenÚve
de non -gros cons.
Pourquoi tu me dis ça, moi ? Ăcoute, la seule raison d 'ĂȘtre dans une limousine
au lieu d 'une cellule, c 'est grùce à mon ami... Help ! Hé, ça y est, on est
arrivé. On se calme, les mecs.
Jordan Belfort.
Enfin.
Nicolas m 'a énormément parlé de vous.
Jordan, Jean -Jacques Sorel.
Ravi de faire votre connaissance. Ravi aussi.
C 'est n 'importe quoi.
Il va falloir ĂȘtre assis Ă cĂŽtĂ© pour comprendre. Il faut un Ă©norme canapĂ©.
J 'ai rien compris, mais ça ne fait rien.
Et si on parlait du secret bancaire en Suisse ? Oui.
Excusez -moi, Jordan.
En Suisse, la coutume veut qu 'on discute dix minutes avant de blablabla.
dĂ©tend. Oui, c 'est ça. Ăa met en condition pour discuter business.
Oui.
Oui, bien sûr.
Venons -en à ce qui nous intéresse. Que vouliez -vous savoir ? Quelles sont les
circonstances qui vous obligeraient à coopérer avec le FBI ou avec le
dĂ©partement de la justice amĂ©ricaine, par exemple ? Ăa dĂ©pend.
Ăa dĂ©pend ? Oui.
Ăa dĂ©pend de quoi ? Qu 'entendez -vous par lĂ ? Des projets d 'invasion de la
Suisse par les Américains dans un futur proche.
Il y a déjà des chars en position rue de la Creuse.
Oui, rue de la Croix. Oui, de la Croix.
C 'est pas Kreuz, ça c 'est l 'allemand français, c 'est Croix.
Quand on faisait nos études, je confondais avec l 'allemand.
Parfois, c 'est proche.
Tu te rappelles le matin, Frustik ? Oui, je confondais.
Je confondais, trĂšs drĂŽle.
Ce que je veux savoir, espĂšce de Suisse de mes deux, c 'est si tu as l
'intention de me baiser.
Mais j 'ai trĂšs bien compris, petit amerloque de merde.
La seule raison qui pousserait la Banque Réale de GenÚve à coopérer avec une
autorité étrangÚre serait que le crime qui est poursuivi soit aussi considéré
comme un crime en Suisse.
Mais il y a peu de lois suisses qui répriment ce genre de petites
Financiellement parlant, vous ĂȘtes au paradis.
Je vous avais dit qu 'il était fantastique.
Et mĂȘme si le dĂ©partement de la justice amĂ©ricaine envoyait une assignation, ce
serait pour nous du papier toilette.
On s 'en servirait pour se torder.
Sauf bien sĂ»r si c 'Ă©tait une enquĂȘte pour fraude boursiĂšre, ce qui est un
ici en Suisse, si je ne m 'abuse.
Dans ce cas, ce serait de la coopération de la part des Suisses, n 'est -ce pas
? Oui,
oui, c 'est sûr.
Seulement si le comte est Ă votre nom.
S 'il était à un autre nom, un ami, un camarade ? Un cousin ?
Oui, un cousin, absolument.
Un parent ? Oui.
Est -ce une tyrolienne que je venais d 'entendre ou tu as vraiment dit ce que
crois que tu as dit ? Oui, oui.
Il me conseille d 'utiliser un putain de baron.
Le seul problÚme, c 'était d 'introduire un baron américain sur le sol suisse
avec autant d 'argent. Ce qu 'il me fallait, c 'était quelqu 'un avec un
passeport européen.
Pardon. Comment va ma tante préférée ? Bienvenue. Tu as vu tes embouteillages ?
Non, non, non, pas le moins du monde.
Qu 'est -ce que tu fais ? Entre.
GrĂące au ciel, tante Emma ne fut pas difficile Ă convaincre.
Il était évident que les Anglais étaient un peu comme les Suisses. L 'argent
était plus efficace que les parlottes.
Comment dit -on, baron chez les Anglais ? Que si tu as le moindre problĂšme, quel
qu 'il soit, j 'arrive par le premier avion et je dis que je t 'ai dupé. Je te
le promets.
Les risques nous font rester jeunes, Trésor.
Parfois je me demande si tu ne laisses pas l 'argent prendre le dessus, tout
comme certaines substances.
Oh.
Ăa se voit tant que ça.
C 'est criant, TrĂ©sor, tu suis comme un bĆuf.
Je peux te dire, c 'est vrai, je...
Je suis accro aux drogues.
Je le suis complĂštement, en fait.
Cocaine, cachets, tout ce qui existe, je prends de tout.
C 'est la vérité, je l 'avoue.
Et puis, je suis accro au sexe aussi.
Non, mais il y a pire que l 'addiction au sexe.
Pourquoi est -ce que je te raconte ça ? Je ne voulais pas, désolé.
On se confie facilement Ă moi.
C 'est vrai, on a envie de se confier.
Je pense que c 'est... Ă cause de mon job, tu vois, c 'est trĂšs... Tous ces
qui dépendent de moi, des dizaines de millions de dollars en jeu à chaque
et c 'est... Parfois j 'ai l 'impression d 'avoir eu... d 'avoir eu les yeux
plus gros que le ventre, tu comprends ? Tu es un homme avec un appétit d 'ocre.
Ouais.
Elle me fait du gringue ou quoi ? Ouais.
Oui, c 'est vrai.
Je pense que...
Que je ne peux m 'en prendre qu 'Ă moi -mĂȘme.
C 'est mon choix.
C 'est difficile d 'arriver Ă contrĂŽler toute l 'angoisse que j 'ai en moi. Tu
comprends ? C 'est dur d 'apprendre à se détendre et à lùcher prise.
RelĂącher les tensions.
Elle me fait du gringue.
Putain ! Il faut relĂącher ses tensions.
Je suppose que... qu 'on doit tous accepter... les choses telles qu 'elles
viennent dans la vie, tu vois.
Oh putain, il me fait du gringue ou quoi ?
La
stabilité, trésor. La famille.
Tu te charges de ma niĂšce, mon chou.
Et je me charge de tes affaires ici.
C 'est complet.
On baignait littéralement dans le brugnon.
Tant qu 'Emma n 'aurait jamais pu tout transporter toute seule.
Du coup, je me suis demandé qui d 'autre avait un passeport européen.
ArrĂȘte, Brad, tu me serres trop, t 'es atroce. Et Brad, qui avait rĂ©ussi en
que dealer, passait ses hivers dans le sud de la France oĂč il avait rencontrĂ©
petite femme, Chantal, une stripteaseuse originaire de Slovénie, qui était née,
devinez oĂč ? En Suisse.
Va pas le faire.
Oh, sans déconner.
Il faudrait qu 'elle fasse...
Cinq ans de voyage.
Attends, j 'ai une idée. Pourquoi pas le reste de sa famille ? Hein ? C 'est
vrai, ils ont tous des passeports suisses.
Ah ouais, elle a des parents, elle a un petit frĂšre. Pas vrai ? Son frĂšre est
marié, ça fait cinq personnes, six, sept allers -retours, et c 'est bon.
C 'est tous des idiots de Suisse comme elle. Ils le feront. Pourquoi pas ? Au
moins, j 'ai une famille, moi, enfoiré de nécrosu.
Dites, faudrait pas oublier mon fric Ă moi ? Hein ?
De quoi tu parles, toi ? J 'ai dĂ» oublier de te dire qu 'il y a un peu de
transporter. Un peu ? J 'ai encore deux millions de plus dans une semaine.
Quand ça arrivera, je t 'appelle pour que tu les prennes.
Tu m 'appelleras.
Quand ça arrivera, oui, je t 'appellerai pour que tu passes les prendre.
Mais on ne bosse pas pour toi, mec.
Mon cĆur, tu as mon fric scotchĂ© sur les nichons.
Alors, techniquement, tu bosses pour moi.
Dis, Jordan, va falloir qu 'on coude.
Je vais te le faire, Jordan, je te le promets, mais je le fais pas pour lui,
? Je suis pas son mulet Ă la con. Alors Ă©coute -moi, il va me retrouver lĂ oĂč je
dirais. Et tu dis Ă ce tas de merde de se ramener correct.
Tu débarques pas défoncé et tout comme dingue, parce que je te jure que je lui
fais avaler ses dents Ă ce connard.
A qui tu veux faire avaler ses dents ? A qui tu veux faire avaler ses dents ? J
'ai mis du poignard sur cette putain de table, pas toi !
ArrĂȘte, arrĂȘte, putain, tu vas taire ! C 'est qu 'un petit rire
de merde ! Je connais plein d 'écomptes ! Et aussi, tu t 'habilles comme une
merde, alors va te faire faute ! La vache, putain ! La fiote, qui c 'est la
fiote ? Connard ! Réponds -moi !
Le jour suivant, Tantema débarquait à GenÚve avec 2 millions en liquide dans
bagage à main, ce qui était une goutte d 'eau dans le lac pour les Suisses.
En revanche, le mois suivant, au cours de 6 allers -retours, Chantal, sa
et ses amis ont réussi à passer avec plus de 20 millions sans le moindre
D 'accord.
Et j 'en ai d 'autres. Ah oui ? Ici.
Merci. Et lĂ .
Bienvenue.
Bienvenue. Et il y a quatre sacs pleins juste lĂ .
Vous ĂȘtes suisse -slovaque ou suisse -slovĂ©ne ? SlovĂ©ne. SlovĂ©ne. SlovĂ©ne,
Mais vous ĂȘtes blonde.
Ah, je vous en prie.
Correctement, espĂšce de sombrillo.
J 'arrive pas Ă fermer la manette.
Une seule journée. Tu peux pas rester clair une putain de journée. Je suis
raide, Brad.
Tu te fous de ma gueule. Je suis raide.
C 'est une blague. Une blague ? Je suis en pleine forme.
Putain de doux Jésus.
C 'était pour rigoler. T 'es complÚtement con ou quoi ? Je suis pas
débarques ici comme un psychopathe. Tu vois pas que t 'attires l 'attention sur
nous, putain ? Je suis pas con du tout, tu vois.
Je suis super intelligent. Je réalise des transactions qui rapportent des
millions avec des gens malins, hyper importants, pas comme toi. C 'est ça.
des mecs qui vont foutre leurs points en plein pif quand ils ont la trouille, tu
vois. La trouille. Justement, je voudrais...
En fait, tu ne t 'es pas encore excusé. Tu veux des excuses ? J 'ai vérifié mes
messages tous les jours en rentrant du bureau et le répondant m 'a marqué zéro.
Il n 'y avait pas de signal lumineux parce que tu n 'as pas. Oh, t 'as fini ?
Putain, est -ce que tu peux jeter pour rien ? J 'ai demandé à ma femme de
vérifier les messages. Toutes les 45 minutes, je l 'appelais. Est -ce que
tu es excusé, chérie ? Il y a un message qui explique sur le répondeur. Il n 'y
avait que dalle. Tu sais quoi ? On ne traite pas les gens comme ça. Tu parles
trop, toi. Tu me fatigues. Mais c 'est bon, je ne t 'en veux pas. Allez, file
-moi la mallette.
C 'est toi qui ne m 'en veux pas ?
Ăa va, c 'est une façon de parler. L 'empereur de mes couilles est venu me
donner la solution.
Ils m 'en vont pas.
Ils vont faire quoi, les citoyens de mes couilles, quand tu seras plus empereur
? Ce sera l 'apocalypse.
Les gens tueront, voleront et violeront.
Ils font quoi, d 'ailleurs, pendant que c 'est lĂ ? HĂ©, t 'avances pas vers moi
ou je te fais un putain de scandale.
Parce que ça se passera pas comme ça si tu veux encore me frapper. D 'accord, d
'accord, mais baisse d 'un. Je voudrais...
Je voudrais pas exagérer les choses, mais je crois... Oui, oui, je crois que
te plais, en fait.
Quand tu t 'approches de moi, la façon dont tu me regardes... T 'es fou, t 'es
quoi, t 'es connerie ? J 'ai vu comme une lueur dans ton regard, tu vois ?
-moi cette putain de... J 'ai vu une étincelle, j 'ai les yeux qui brillent.
'est -ce que tu veux essayer de m 'embrasser ? Putain de Jésus, mais qu
qui... J 'ai pas envie, tu vois, écoute, je... Non, je suis pas homophobe et
tout ça, mais on irait pas ensemble. Ok, ok, de toute façon, je vais pas m
'énerver, ça sert à rien. Je te jure, j 'y suis pour rien, mais j 'ai pas envie.
Bon, allez, j 'en ai ma claque. S 'il
Ok ? C 'est bon, je vais te la donner. Allez, vas -y. S 'il te plaĂźt, fais -moi
plaisir. Comment ? Tu prends cette mallette, tu rentres direct Ă la maison.
LĂ , tu ouvres la mallette et tu en sors chaque petit dollar.
Il faut qu 'il n 'y en ait plus un seul dans la mallette. Et une fois que tu as
tout rangé à cÎté de cette fichue mallette, tu la prends et tu l 'enfonces
profond dans la chatte de ta Slovenia. Qu 'est -ce qu 'il y aura ? C 'est
ma femme, espĂšce de pluvier ! Je vais te dĂ©penser la gueule, ta camĂšre ! Ăa va ?
Bùche -nous ! Putain ! Des enfoirés ! Fils de pute ! Des enfoirés
!
Jordan,
regarde. J 'ai une surprise pour toi. C 'est quoi ? 20 vrais lemons.
C 'est un pharmacien Ă la retraite, un client Ă moi qu 'on a depuis 15 ans. Tu
te fous de moi, des lemons ? Ăa va nous exploser la trouche.
Quand on parle de métaqualone, le Lemon 714 était le Saint Graal. Tu le crois
pas ? J 'ai cru qu 'il me paratinait. Trois fois plus puissant que n 'importe
quel truc d 'aujourd 'hui. Regarde -moi ces petits bijoux.
Franchement, Denis savait faire la fĂȘte.
Il avait dit qu 'il les gardait pour une occasion spéciale, genre un
anniversaire ou la fin d 'une bléno, ou notre fric en sécurité en Suisse. Cette
nuit -là , j 'ai libéré ma soirée.
Et je me suis vidé de toutes les substances qui pourraient interférer
dĂ©fense. C 'Ă©tait soir de fĂȘte.
Allez, on commence avec un et on voit. Mon client dit qu 'un seul suffit. VoilĂ
le tien.
Salaud, santé.
Tu sens quelque chose ? Non.
Ăa fait 35 minutes.
Peut -ĂȘtre que ça ne nous fait plus rien au bout de toutes ces annĂ©es.
C 'est de la merde.
Mon métabolisme est à fond et je sens rien.
Ils sont vieux.
Tu crois qu 'ils sont plus valables, hein ? Vérifie la date.
Janvier 81.
C 'est périmé.
Merde. On n 'a qu 'Ă ... On n 'a qu 'Ă en prendre deux autres. Oui, filmons
-nous.
Jordan !
Qu 'est -ce que vous faites, les deux affreux ? On va au travail, chéri.
T 'as beau diteul au téléphone.
J 'arrive.
Tu viens ? J 'arrive.
Salut, beau. Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ăcoute attentivement, Jordan.
Je peux pas te parler au téléphone et il faut que je te cause.
Pourquoi ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ăcoute -moi bien. Sors tout de suite de
toi, je te dis, et appelle -moi d 'une cabine. Je te jure que je plaisante pas.
Ouais, ouais, ouais.
Merde. Quoi ? Qu 'est -ce qu 'il a dit ? Mais il faut que j 'y aille.
Tu crois que c 'est grave ?
La
cabine publique la plus proche était au Brookville Country Club.
C 'était un vrai bastion de wasp à moins de deux bornes de chez moi.
Vas -y, bon, raconte -moi, qu 'est -ce qu 'il y a ? Je suis dans une cabine
publique, qu 'est -ce qu 'il y a ? Ăcoute attentivement, s 'il te plaĂźt.
Ton petit copain, Brad, ton super copain, il est en taule. Il est en...
ça, il est en taule ? Qu 'est -ce qu 'il a fait ? J 'en sais rien, j 'ai mes
potes Ă Long Island qui m 'ont dit qu 'il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© devant un centre
commercial. Il y a deux flics qui lui sont tombés dessus.
Attends, attends une seconde. T 'as dit un centre commercial ? Oui, oui. Il
était avec Donnie, il devait récupérer le pognon de cet enfoiré de premiÚre.
Je vais aller lui dire ton mot, tu peux me croire. Jordan, écoute -moi, attends,
ne t 'en vas pas. Ce mec, Denham, tu sais
Quelqu 'un m 'a dit qu 'il avait mis tes téléphones sur écoute, mon vieux. Chez
toi et Ă ton bureau.
Ne dis surtout rien au téléphone.
C 'est bon, j 'ai compris, j 'ai compris, j 'ai compris.
Jordan.
Dis donc, t 'as pas essayé de graisser la patte à ce putain d 'agent du FBI, c
'est bien sûr ? Non, je... Graisser la patte à un agent du FBI, tu crois que je
suis complĂštement con, alors ? Mais qu 'est -ce que tu dis ? Je comprends rien,
répÚte. J 'ai dit pourquoi je ferais une chose pareille.
Mais putain, tu dis quoi ?
AprĂšs avoir Ă©tĂ© stockĂ© pendant 15 ans, les Lemon 714 faisaient effet Ă
retardement.
Ăa avait mis 90 minutes Ă ces petits enfoirĂ©s pour me mettre la tĂȘte Ă l
'envers. Mais là , j 'avais sauté la face fourmillement.
Et j 'étais passé direct à la phase bavement.
Et ces petits enculés étaient si forts que je venais de découvrir une nouvelle
phase. La paralysie cérébrale.
Allez, lĂšve -toi.
Bon, marcher, impossible.
Comment je peux faire ? Ah oui, je peux ramper.
Ramper comme Skylar.
facile pour les petites filles.
Réfléchis, putain, réfléchis.
Oui.
J 'ai une idée.
J 'ai une idée.
Je vais rouler.
Je vais rouler.
Heu !
J 'étais à moins de deux kilomÚtres de la maison. J 'ai conduit comme un
escargot. Un flanc aurait été plus vite.
Je voulais manger deux millions.
Je veux les mélanger.
Manger deux millions ? Melanger.
Raccroche le téléphone. Raccroche ce putain de téléphone, abruti.
AllÎ ? C 'est lancé. C 'est pas lancé. Ou lancé deux millions.
Non, on ne lance pas des millions, Denis.
Par miracle, j 'arrivais chez moi entier et sans une éraflure à la voiture.
C 'est vrai !
Jordan, je ne sais pas quoi faire. Viens l 'aider.
Jordan. Oh putain, il est en train de s 'étouffer.
Fais quelque chose, Jordan.
Monsieur Belfort ? Monsieur Belfort ?
Foutez le camp d 'ici.
Monsieur, nous devons vous poser des questions.
Quoi ? Vous vous foutez de moi ? Allez, vous faire foutre. Allez, levez -vous.
Mais quel coup vous foutez dans la maison ? Bon, allez, venez avec nous.
Levez -vous. Je n 'ai pas bougé de la nuit. Pourquoi ? Pourquoi vous voulez m
'interroger ? OĂč est -ce que vous l 'embrassez ? OĂč est -ce que vous l
'embrassez ?
Vous avez conduit votre voiture cette nuit, M. Belfort ? Alors ?
Je n 'avais peut -ĂȘtre pas si bien conduit que ça.
vous conduit ce véhicule cette nuit.
Oui.
Je suis peur de famille.
C 'était un miracle que je sois en vie.
Et aussi que je n 'ai pas tué quelqu 'un.
Les deux flics m 'ont emmené pour m 'interroger mais n 'ont pas pu m
parce qu 'ils n 'avaient pas de preuves que je conduisais.
Au mĂȘme moment, Brad prenait trois mois pour outrage Ă agent parce qu 'il avait
refusé de balancer Donnie.
Résultat des courses, j 'étais blanchi.
Mais encore plus surveillé qu 'avant.
T 'as de la chance, Jordan.
T 'as de la chance d 'ĂȘtre en vie et pas en taule.
Je crois pas Ă la chance, Manny.
Mais il est temps.
Vas -y, laisse -moi appeler la COG pour négocier.
Avant que tu perdes tout.
Skylar, ça va ma chérie ? Quelles
conditions tu pourrais obtenir si j 'accepte de...
Tu vois quoi ?
J 'en sais rien. Tu peux ĂȘtre coupable pour infraction financiĂšre et aussi
manipulation des cours de la bourse et tactique de vente agressive et d 'autres
conneries de ce genre. Tu vois ? Tu payes 2 millions de dollars d 'amende et
échange, la COP te fout la paix à vie.
Et Straton ? Qu 'est -ce qui va se passer pour Straton ? Terminé, Straton.
laisser tomber. Faut que tu démissionnes, ok ? Laisse Denis s 'en
Denis.
Le FBI fait une autre paire de manches. Ils vont poursuivre au pénal, c 'est
évident. Si tu quittes Stratton volontairement, je pense que ton copain,
'agent Denham, va se retrouver la bite Ă la main.
Jordan, pourquoi tu réfléchis encore ? T 'as battu ces types.
T 'as gagné. Et t 'as plus besoin de travailler.
Tu veux quoi ? Passer le reste de tes jours en prison, c 'est ça ? Non. TrÚs
bien. Ăa n 'a rien Ă voir. Bon, alors, tu as tout le fric que tu veux. Tu veux
celui de la terre entiÚre ? Bien sûr que non. Bon, alors.
Mais j 'ai bùti tout ça. Je sais que tu l 'as bùti, oui. Tu as bùti un empire.
Préserve -le.
VoilĂ . Il y a cinq ans, en fondant Straton Oakmont avec Denis Azeoff, je
qu 'un jour arriverait sĂ»rement oĂč je devrais poursuivre ma route.
Et c 'est avec le cĆur lourd que je suis venu vous dire que ce
jour est venu.
Je tiens à vous remercier tous pour toutes ces années de loyauté et d
'admiration. Mais les faits sont lĂ .
Avec Denis comme PDG, secondé par Niki Koskov et Roby Feinberg, vous avez tout
en main pour que cette boĂźte devienne meilleure que jamais.
Ă produire les biens forts.
Ici, c 'est Ellis Island, mes amis.
On se fout de qui vous ĂȘtes, d 'oĂč vous venez, que votre famille soit arrivĂ©e
sur le Mayflower ou sur un canot pneumatique d 'HaĂŻti.
Vous ĂȘtes ici, sur la terre des opportunitĂ©s. Stratton Oakmont, c 'est l
'Amérique.
Vous connaissez tous Kimmy Belzer, pas vrai ? Va te faire foutre.
Du calme.
Ce que vous ignorez sûrement, c 'est que Kimmy a été l 'une de nos premiÚres
courtiÚres, l 'une des vingt qui étaient au départ.
Vous connaissez la belle Kimmy qui se montre sophistiquée dans ses tenues de
femme d 'affaires.
Une femme qui porte des tailleurs Armani Ă 3000 dollars.
Qui conduit une belle Mercedes Benz.
Une femme qui passe ses hivers au Bahamas et ses vacances d 'été dans les
Hamptons.
TrÚs différente de celle d 'autrefois.
La chimie que j 'ai rencontrée n 'avait pas deux sous en poche.
C 'était une mÚre célibataire avec un enfant de huit ans qu 'il fallait élever
seule. Elle avait trois mois de loyer de retard, vous voyez le genre.
Quand elle est venue me demander un job, elle a insisté pour avoir 5000 dollars
d 'avance, juste pour payer les études de son fiston.
Vas -y, dis -leur.
Tu m 'as fait un chĂšque de 25 000 dollars.
C 'est ça.
Tu sais pourquoi j 'ai fait ça ?
Parce que j 'avais confiance en toi.
Parce que j 'ai cru en toi, Kimmy.
Comme je crois. Oh, chacun d 'entre vous qui ĂȘtes ici aujourd 'hui. Oh, putain,
est -ce que je t 'aime, Jordan ? Moi aussi, je t 'aime. Oh, oui, putain, je t
'aime, je t 'aime. Putain, moi aussi, je t 'aime.
Putain, moi aussi, je t 'aime.
Oui, je vous aime tous.
Je vous aime de tout mon cĆur.
Je vous le jure.
Je vous rabùche depuis des années de ne jamais vous satisfaire d 'un non, pas
vrai ? Je vous dis qu 'il faut insister de ne jamais raccrocher avant d 'avoir
obtenu ce que vous vouliez, parce que vous le méritiez.
Vous savez, ce foutu marchĂ© que je m 'apprĂȘte Ă signer m 'exclut de l
de la finance, m 'exclut de Straton, mon foyer.
Je vais vous dire pourquoi c 'est con.
Ăa me fait me satisfaire d 'un non comme rĂ©ponse.
C 'est Ă moi, c 'est Ă moi qu 'ils vendent au lieu du contraire.
Ăa fait de moi un hypocrite, voilĂ ce que c 'est.
Vous savez quoi ? Je ne vais pas partir.
Je ne vais pas partir.
Putain, je ne vais pas partir ! Le
spectacle continue !
Ici, c 'est chez moi !
On s 'Ă©tait remis Ă faire la fĂȘte de plus belle.
En plus, Brad venait juste de sortir de prison.
Je lui ai présenté des excuses et je lui ai proposé de le dédommager pour son
temps en cabane.
Mais il a refusĂ©. Il voulait tout arrĂȘter. Il ne voulait plus faire partie
bande.
Le plus triste, c 'est que deux ans plus tard, il était mort.
Crise cardiaque foudroyante Ă 35 ans.
Le mĂȘme Ăąge que Mozart.
Bon, pas qu 'ils aient eu beaucoup de choses en commun, mais bon.
Je ne sais pas pourquoi, ça m 'y fait penser.
TrĂšs vite, les assignations affluĂšrent.
Des demandes de documents, des dépositions, enfin tout quoi.
Denis n 'arrivait pas Ă boire assez d 'eau.
Le gouvernement m 'a envoyé une assignation.
VoilĂ ce qu 'on en fait Ă Straton -Ockmont.
Mais aucun tratonien n 'a craqué.
Gladys Carrera.
Ăa ne me dit rien, non. DĂ©solĂ©, cette personne ne m 'exprime rien du tout.
Jacques Delstatone.
Aucune idée. C 'est un souvenir de cette transaction. Vous avez un peu de lait ?
Absolument pas.
Francis Sortigy appelait tellement souvent que j 'étais sûr que vous vous
rappelleriez. Vous n 'allez pas les manger, ceux -lĂ , non plus ? Merci. Vous
vous souvenez, vous, de l 'un d 'entre eux ? Non, je me souviens de rien. Un
certain Abdul Rekikiu ? Non, je m 'excuse. Non, aucun Abdul Rekikiu. Vous
'avez eu trÚs longtemps au téléphone.
C 'est étonnant que vous ayez oublié.
TrÚs bien. Nous avons discuté avec un certain nombre d 'employés de cette
société et aucun ne se rappelle l 'introduction en bourse de Steve Madden,
apparemment. C 'est assez étrange.
Carnage Corporation. Vous vous souvenez ? C 'est bizarre.
Carnage Corporation.
Vous vous en souvenez ? Non, je ne me souviens pas du tout.
Excusez -moi, je voudrais savoir, ce sont vos cheveux ou pas ? C 'est
pour l 'enquĂȘte.
Est -ce que ma coiffure est Ă l 'ordre du jour ? C 'est normal de poser ce
de questions ? Je me demandais pourquoi vous portiez une horreur pareille. J 'ai
volé cette société là -bas.
Vous dĂ©sirez autre chose, monsieur ? Oui, petit cĆur, j 'ai une maladie trĂšs
rare qui m 'oblige Ă boire de cette chose toutes les 15 minutes, s 'il te
Oui, d 'accord. Merci, trésor. On nous avait chaudement recommandé de ne pas
quitter le territoire.
Alors, on avait emmené nos femmes en Italie.
On se disait que c 'était plus sûr de donner des ordres à distance à Moumoute.
Personne ne pourrait nous arrĂȘter.
Ăprouvez que je dirigeais Straton d 'un yacht.
Hé, Moumoute, ça va ?
Bonjour, mon bel aigle royal.
Comment ça va ? On a un problÚme, OK ? Ton copain, Steve Madden, est en train
vendre des actions.
Qu 'est -ce que tu racontes ? Qui t 'a dit ça ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Il dit
que Steve Madden vend des actions.
Mais qui t 'a raconté ? Attends,
écoute -moi. L 'écoute pas lui, c 'est pas ce qu 'il raconte. C 'est Jordan,
écoute. Je regarde nos écrans et il y a des tonnes d 'actions Steve Madden qui
sont vendues. Mais elles ne le sont pas par nous. C 'est donc sûrement Steve. C
'est la seule personne qui en possĂšde autant.
Le petit enfoiré. Denis, ton petit copain essaie de m 'en tuer. Tu te rends
compte, ton petit copain veut me la mettre profond. Je veux la voir tout de
suite. MĂȘme si je possĂ©dais 85 % de la sociĂ©tĂ© de pompes de cette espĂšce de
grosse enculée de Steve Madden, les actions étaient toutes à son nom.
S 'étant pas fait, je savais que j 'avais les fédéraux au cul.
Essayez d 'en profiter.
Jordan, vas -y, dis -moi ce qu 'il faut que je fasse.
Je veux que tu joignes tous tes clients et que tu leur dises de vendre leurs
actions Steve Madden. On va faire chuter le prix d 'un coup, tu comprends ? Toi,
tu fermes ta gueule parce que c 'est ton vieux pote d 'école.
Ce connard, il m 'a enculé. Il va se retrouver avec une cÎte de merde, tu m
bien entendu.
T 'as pigé.
Moi, je dis qu 'il faut pas tirer de conclusion avant d 'avoir les infos.
Capitaine Tate !
Capitaine Zed ! Raccrochez vos téléphones et écoutez -moi ! Faites demi
on rentre Ă la maison ! Je n 'arrive pas.
BĂ©bĂ© ! Mais qu 'est -ce qui s 'est passĂ© ? Mon petit cĆur, qu 'est -ce qu 'il y
a ? Attends, Emma.
Attends, j 'arrive.
On arrive. Mon bébé, mon bébé.
Mais pourquoi tu pleures ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Elle est morte.
Qui est morte ? J 'ai reçu un coup de fil de ma cousine Betty.
Oui. Et ton Emma est morte.
Oh non, putain, tu te fous de moi ? Non.
Tu es sérieuse ? Oh mon Dieu, bébé.
Oh putain.
Putain de crise cardiaque. Boum, crac, parti.
Délétée de son enveloppe corporelle. Et moi, de 20 millions de dollars sur un
compte en Suisse.
Elle sentait bien.
Elle n 'était pas vieille. Oh bébé.
Seigneur, c 'est affreux.
Oh, putain de merde, bébé. Oui, c 'est terrible.
Votre tante était une femme si élégante et si séduisante.
Je vous présente mes condoléances ainsi qu 'à votre mÚre.
Nous sommes complÚtement anéantis. C 'est trÚs gentil. Je vous remercie pour
condoléances. Mais qu 'est -ce qui va se passer en ce qui concerne son compte ?
Est -ce qu 'on doit payer des droits ? Surtout, Jordan, ne vous inquiétez pas.
Votre tante, avant de mourir, a signé un document qui vous désigne comme
lĂ©gataire. C 'est vrai ? Formidable. Ăa, c 'est une bonne nouvelle.
Oui. Enfin, pas encore.
Quoi ? Comment ça ? C 'est possible, évidemment, mais il faut le faire trÚs
rapidement. C 'est pénible, je ne vous entends pas trÚs bien. Vous me parlez
allemand ou quoi ? Donnez !
Il faut faire vite, trĂšs vite. Il faut que je vienne vite en Suisse, n 'est -ce
pas ? Sinon on va ĂȘtre battus, moi je pourrais pas en Suisse, je pourrais plus
le faire. Parlez moins vite, putain, je comprends rien Ă ce que vous dites. HĂ©,
hé, gentil, ok ? Prenez votre costard, votre bite et votre couteau et ramenez
vos fesses, merci.
Bouge ton cul ! Je dois avouer que ces suisses étaient des putains de
En deux minutes, ils m 'avaient arrangé un rendez -vous avec un faussaire qui
pourrait contrefaire la signature de Tantena.
Mais je devais y ĂȘtre le lendemain.
oĂč je perdais les 20 millions.
Nous allons Ă Monaco ! Monaco ? Oui.
Maintenant ? Oui, bébé, on va à Monaco et ensuite, ensuite. C 'est clair ? Mais
la tante vient de mourir. Je sais, je sais, mais j 'ai un truc important en
Suisse. Il faut que j 'aille en Suisse, d 'urgence. C 'est vital.
Désolé, c 'est comme ça.
Il faut qu 'on aille Ă Londres.
Pourquoi ? Pourquoi ? Pour les funérailles. Attends, bébé, là , tu vois,
j 'aimais t 'attendre plus que tout, plus que n 'importe qui en ce monde, je
jure, c 'est vrai, ça.
Mais elle est... Elle est morte, là , chérie.
Elle est morte, alors elle n 'ira nulle part.
Elle sera toujours morte quand on arrivera Ă Londres, OK ? Qu 'y a -t -il,
monsieur ? Capitaine Ted, capitaine, super. Il faut qu 'on aille Ă Monaco.
Monaco, c 'est clair.
Monaco, oui. Si on part de Monaco et qu 'on conduit jusqu 'en Suisse, ils
tamponneront pas nos passeports. On s 'occupe de tous les détails. On
à Monaco et on prendra l 'avion pour Londres pour aller au funérail. Comme
on est au bureau dans trois jours. C 'est un putain de plan. Ce qui m
'est qu 'ils risquent. Peut -ĂȘtre d 'y avoir du clapot. Du clapot ? Mais vous
savez gérer le clapot, n 'est -ce pas ? On a un yacht de 50 mÚtres. Non, non,
non. On n 'ira nulle part s 'il dit que c 'est dangereux de naviguer. C 'est
clair. Ne t 'inquiĂšte pas du clapot. Tu ne sais pas ce que c 'est, le clapot.
Pourquoi ? Tu connais ce truc ? Tu es expert en clapot ? Je vais clapoter ta
carte de crédit. Tu la ramÚneras à moi.
Oui, ça va aller. Croyez -moi, le clapot, c 'est rien.
Ce n 'est pas grave, capitaine.
Moi, si on avance lentement... On avance lentement, mais ça va aller.
Ce n 'est pas trÚs agréable. Mais dites -leur, ce n 'est pas dangereux.
qu 'on va fermer toutes les écoutilles et que... Voilà , c 'est ça, on va les
fermer. On va sécuriser le pont et on aura quelques assiettes cassées. Des
assiettes cassées ? Mais qu 'est -ce qu 'on en a à foutre ? Vous trouvez pas ça
super marrant, hein ? Non, pas vraiment.
On va s 'éclater, putain de merde ! Allez, vaut qu 'on va me la coller,
Et que ça soit de putain, on se couille ! Allez !
Je t 'aime, bébé. Accroche -toi bien. D 'accord.
Accroche -toi, bébé.
Fais les cachets.
Je veux pas mourir, Jordan.
J 'ai fait des trucs pas bien. Je vais aller en enfer, Jordan.
J 'ai trop merdé. J 'ai fait trop de trucs pas bien.
OĂč sois -tu ? Va chercher nos cachets. Qu 'est -ce que tu dis ? Putain.
Le mec a quoi, là ? T 'es fou, c 'est inondé. Je veux pas descendre. Je vais
noyer. Je veux pas crever sombre. Va chercher ses putains de cachets.
Ok. Force. Ok.
Non, non, bébé.
Tony ! Il revient. Putain, il est malade ou quoi ? Il revient.
Putain de merde !
Retrouvez -vous ! DĂ©loignez -vous des fenĂȘtres ! Pas de fĂ©dĂ©rats ! Mayday !
le capitaine Ted Bigcham, Ă bord du U -2 !
On demande secours ! Attention ! Accrochez -vous
!
Le
truc bien quand on se fait secourir par les Italiens, c 'est qu 'ils vous filent
Ă bouffer avec du vin rouge et aprĂšs, on danse.
Vous avez vu ça ? C 'était l 'avion que j 'avais fait venir pour nous récupérer.
C 'est pas des conneries.
Il a explosé quand une mouette a percuté son moteur. Il y a eu trois morts.
Si ça c 'est pas un signe de Dieu, j 'ai enfin fini par comprendre le message.
Vous rĂȘvez de devenir financiĂšrement indĂ©pendant.
Mais tous les mois, vous croulez sous les factures. Vous aimeriez une demeure
comme celle -ci, mais vous n 'arrivez pas Ă payer votre loyer.
Je m 'appelle Jordan Belfort et je connais le secret pour devenir riche.
importe qui vous ĂȘtes, peu importe d 'oĂč vous venez, vous aussi vous pouvez
devenir maĂźtre de vos finances. Et cela juste en quelques mois. Ce qu 'il vous
faut, c 'est une stratégie. Lorsque j 'ai eu 24 ans, j 'ai pris une décision.
ne voulais pas survivre, mais profiter de la vie.
Au début, on se disait que ce n 'était pas possible. Mais on a la maison et on
fait 33 000 dollars de profit.
Alors j 'y crois maintenant.
Réfléchissez -y une seconde. Si vous n 'avez pas le cran de suivre le séminaire
que dirige Jordan Belfort, comment allez -vous gagner de l 'argent ? Si vous
avez envie de devenir millionnaire un jour, ayez du cran. Prenez une décision.
Jordan Belfort a dit que ça avait marché pour moi parce que j 'avais travaillé
dur. Et si ça ne marche pas pour vous, c 'est parce que vous ĂȘtes trop fainĂ©ant
Ă leur bosser chez McDonald's. Personne ne vous empĂȘche d 'obtenir cette libertĂ©
financiĂšre. et personne ne vous empĂȘche de gagner des millions. Ne restez pas
sur votre canapĂ©, sinon la vie de vos rĂȘves voguera sur les flots sans vous.
J 'ai changĂ© la vie de ces personnes, alors je peux changer la vĂŽtre. Donnez Ă
mon sĂ©minaire. La vie de vos rĂȘves est Ă moi Ă neuf. Ravi de vous revoir, Jorda.
Vous ĂȘtes en Ă©tat d 'arrestation.
Je vais régulariser mes affaires.
J 'ai fait une cure de désintoxication, je suis une vedette de la télé et je n
'ai touché à rien depuis deux ans. Et il a fallu que ça arrive.
Moumout se fait arrĂȘter Ă Miami.
Et vous savez avec qui ? J 'en rĂȘve.
C 'est quand mĂȘme un truc de fou.
Il doit y avoir 10 000 ventes suisses Ă GenĂšve. Et Moumout a choisi le sol assez
con pour se faire arrĂȘter sur le sol amĂ©ricain.
Le plus con, c 'est que la raison de son arrĂȘt L 'investition n 'avait rien Ă
voir avec moi. Ăa n 'avait rien Ă voir avec moi, putain ! Une histoire de
blanchiment d 'argent de stupéfiants, ça passait par des courses de bateaux
offshore organisées par un certain Rocky Aoki, le fondateur de Beniana.
Beniana ? Putain de Beniana ! Putain de bordel de Beniana ! Pourquoi ? Pourquoi,
mon Dieu ? Pourquoi avoir poussé la cruauté jusqu 'à choisir un resto Ibaki
me cramer ? Pour vous la faire courte, Sorel m 'a balancé. Mais avant, il
avait balancé la femme de Brad, Chantal, qu 'il avait sauté à chacun de ses
voyages en Suisse.
Vous
avez
donc une inculpation pour association de malfaiteurs et deux pour fraude
boursiĂšre.
Une autre pour blanchiment d 'argent en bande organisée, 21 inculpations pour
blanchiment d 'argent et une pour entrave Ă l 'exercice de la justice.
Votre caution est fixée à 10 millions de dollars.
Tonton Denis est lĂ !
Rocky, ça va, mon grand ? Je peux pas le t 'inquiéter, Clebs.
Les vieux et les creepy commencent Ă chier dans tous les coins.
Moi aussi.
Ăa va, mon pote.
Je suis content de te voir.
TrĂšs content.
Assieds -toi.
Ăa va, mon frĂšre ? Tu sais, c 'est la merde.
Je tiens le coup.
Ils m 'ont offert un nouveau bijou. Regarde ce truc.
Je suis assigné à résidence.
T 'as vu ? Et j 'en ai déjà marre de rester ici.
Connard de moumoute.
Avec son pastiche de tarlouze, j 'arrive pas à croire qu 'il a fait ça. Je te
jure que je voudrais l 'étrangler.
C 'est un irresponsable, ce pauvre connard.
Tu veux que je te dise ? Je mangerai plus jamais chez Beniana.
MĂȘme pour les anniversaires.
OĂč est Naomi ? Ăa va, elle ? Elle est dans la maison. Si tu lui dis bonjour,
elle te répondra sûrement pas.
Naomi ! Ăa va, trĂ©sor ? Ăa va, bĂ©bĂ© ? Qu 'est -ce qu 'il y a lĂ ? C 'est mangĂ© Ă
moi ? Non, c 'est pas ça.
Mais il va falloir hypothéquer la maison pour payer la caution.
D 'ailleurs, on va sûrement devoir la vendre pour payer tous les avocats. C
un vrai cauchemar, mon vieux. Ăa, je te le jure.
Ah, y a rien Ă faire.
Enfin, bref. Comment va Tratton ? C 'est le plus important ?
Ils ont le moral.
Ăa les emmerde de la jouer super honnĂȘte et tout.
Jordan, j 'ai réuni les associés fondateurs.
Et je leur ai parlé de tout ça.
Je te couvre.
Qu 'est -ce que t 'entends par lĂ ? L 'argent, la maison, t 'inquiĂšte, je
tout.
C 'est normal.
Je t 'adore, mon frĂšre. J 'aurais fait pareil pour toi.
Tu sais ça, hein ? Oui, je sais.
Je pourrais t 'embrasser. Ăa va, ça va, arrĂȘte.
Une petite biĂšre ? Tu bois quoi ? C 'est quoi ? C 'est un truc sans alcool.
C 'est quoi ? C 'est une sorte de biĂšre, seulement c 'est sans alcool.
C 'est une biĂšre ? Oui, mais c 'est sans alcool.
Mais si t 'en bois des tonnes, si t 'en avales un, si t 'es torché à la fin.
Non, c 'est sans alcool. C 'est le but, justement.
Je suis pas un scientifique, putain, j 'y comprends rien, mais je vais t 'en
chercher une si tu veux. Mais non, je bois plus d 'alcool, tu te rappelles ?
bois plus du tout.
Si tu veux, on rentre et on se fait une ligne de sucre en poudre, ça te branche
le sucre ? J 'arrive pas à imaginer que je puisse plus me défoncer. J 'adore ça.
Ăa fait quoi ? Putain, ça craint.
Tu t 'emmerdes ? Ah oui, Ă mort, j 'ai envie de me pondre.
Il y a un terme et nous n 'aimons pas l 'utiliser, sauf lorsque les
circonstances s 'y prĂȘtent. Et je crois que dans votre cas, elle s 'y prĂȘte. Et
ce terme est Grenade. Ăa vous dit quelque chose ? Non, ça ne me dit rien.
Grenade, c 'est trÚs intéressant. C 'est une petite nation insulaire qui a été
envahie par les Ătats -Unis d 'AmĂ©rique en 1983.
Il n 'y a pas loin de 90 000 habitants.
Que signifie ce terme, en fait ? Qu 'on ne peut pas perdre.
OK ? Alors... On pourrait se ramener la bite Ă l 'air. Tout le monde s 'en fout.
Je vais gagner.
Et vous, mon cher, vous ĂȘtes devenu une grenade.
Vous allez rester en prison trĂšs longtemps.
Le blanchiment, ça peut rapporter une vingtaine d 'années. Et votre cas ne
pas ĂȘtre plus dĂ©sespĂ©rĂ©.
C 'est comme si on avait trouvé l 'argent sous votre matelas. C 'est vrai.
Jordan.
Jordan, vous voir pourrir en cellule jusqu 'Ă ce que vos enfants quittent l
'université, ce n 'est pas ce que nous recherchons.
Vous n 'ĂȘtes pas le seul impliquĂ© dans cette histoire.
Les autres aussi doivent se retrouver devant une cour de justice.
Pourquoi je me dis qu 'il y a une offre dans l 'air ? Ce garçon est trÚs sensé.
Vous ĂȘtes devin ?
Total coopération. Il fournit la liste complÚte de tous ses complices pour la
période correspondant aux sept derniÚres années et accepte de porter un micro.
Quoi ? Attendez.
Vous avez bien dit un micro, c 'est ça ? Oui, c 'est ça.
Quoi ? Ăa veut dire que je sois une balance, c 'est ça ? Non, on veut que
coopériez. Que je devienne une balance, c 'est bien ça, non ? Oui, on veut que
vous deveniez une balance. Putain oui, c 'est exactement ce que nous voulons,
que vous balanciez.
C 'était comment la soirée chez Christy ? Super.
Bien. Bébé, j 'ai encore discuté avec tous les avocats, et j 'ai vraiment une
super, super bonne nouvelle.
Tu ne risques absolument rien du tout, ma chérie.
C 'est normal, je le savais.
Ben ouais, c 'est vrai, en fait, toi, t 'as jamais rien fait de mal, hein, n
'est -ce pas ? Au bout du compte, ce que le FBI veut, c 'est... Enfin, ils m
'ont demandé de les... de coopérer, tu vois ?
Si je leur fournis des informations sur les agissements de Wall Street, ça
Ă©viterait au gouvernement des annĂ©es d 'enquĂȘte sans parler de l 'argent gagnĂ©.
Mais il y a mieux que ça, bébé.
Parce que si je décide de coopérer, je pourrais coopérer de seulement quatre
petites annĂ©es et ça nous permettrait peut -ĂȘtre de repartir Ă zĂ©ro. On
vendre la maison et je réglerais les amendes que je dois aprÚs avoir fait
gentiment ma peine et il nous restera plein de pognon quand je sortirai, tu
vois.
Le seul truc qui me gĂȘne un peu dans cette histoire de coopĂ©ration, c 'est l
'idée de devoir donner des infos sur tous mes amis.
T 'as toujours dit qu 'il n 'y avait pas d 'amis Ă Wall Street, non ? Oui, c
'est vrai. Mais il faut voir aussi le bon cÎté des choses, chérie. Parce que
qui est certain, c 'est qu 'un jour ou l 'autre, ils vont tous donner des infos,
ils vont tous craquer. Et ce jour -lĂ , je ferai un parmi tant d 'autres. C 'est
moins gĂȘnant, tu vois.
Oui, c 'est une bonne nouvelle.
Ăa me fait plaisir pour toi.
Comment ça ? Ăa te fait plaisir pour moi, mon petit cĆur.
Tu devrais te réjouir pour nous deux.
Oui, oui.
Ouais.
Allez, bébé.
Fais -moi un bisou, ma chérie.
Jordan. Oh, mon bébé, ça fait si longtemps qu 'on n 'a pas fait l 'amour.
Jordan, arrĂȘte. S 'il te plaĂźt. Non, Jordan, s 'il te plaĂźt.
Je t 'aime.
Putain, je te déteste, Jordan.
ArrĂȘte, laisse -moi.
Qu 'est -ce qui se passe ? Tu sais bien combien je t 'aime.
Dis pas ça, chérie, s 'il te plaßt.
Tu veux me baiser, Jordan ? Tu veux me baiser ?
Vas -y.
Vas -y, allez, baisse. Baisse -moi.
Je veux que tu me baises Ă fond.
Je veux que tu me baises comme si c 'était la derniÚre fois.
Allez, bébé.
Je veux que tu jouisses pour moi, bébé.
Je t 'en supplie, bébé.
Je veux que tu jouisses comme si c 'était la putain de derniÚre fois.
Vas -y,
bébé. Vas -y, bébé.
Vas -y, bébé.
Vas -y, viens.
Tu veux que je jouisse, lĂ , hein?
Tu veux que je jouisse pour toi? Oui.
Mon Dieu ! Mon Dieu ! C
'était
carrément génial.
Seigneur ! C 'était la derniÚre fois.
Comment ça, bébé ? C 'était la derniÚre fois qu 'on faisait l 'amour.
Qu 'est -ce que tu racontes ? Je veux qu 'on divorce.
Qu 'est -ce que tu entends par lĂ ? Comment ça, tu veux qu 'on divorce ? Ăa
pousse -toi, je veux qu 'on divorce. T 'es malade ? LĂąche -moi. On vient de
faire l 'amour, t 'es folle ou quoi ? ArrĂȘte, je ne t 'aime plus, Jordan ! Tu
m 'aimes pas.
Tu ne m 'aimes plus, c 'est ça, hein ? Eh ben putain, toi t 'as l 'air de
choisir ton moment, Trésor. C 'est lorsque j 'ai eu une impulsion fédérale
'on m 'a foutu un putain de brosse électronique à la cheville que tu
tu ne m 'aimes plus. C 'est bien ça, hein ? Non ! Quel genre de personne es
? Dis -moi.
Tu m 'as épousée.
Non mais putain de bordel, oĂč va -t -on, lĂ ? VoilĂ ce qui va se passer.
Je vais avoir la garde des enfants.
Si tu acceptes les conditions du divorce, j 'autoriserai le droit de
? N 'essaie pas de lutter. Oh putain.
Ăa nous coĂ»terait une fortune et je pense que tu vas avoir besoin de ton
Tu n 'emmÚneras pas mes enfants, chérie, tu m 'entends ? J 'en ai déjà parlé à l
'avocat et il a dit que mĂȘme si tu ne vas pas en prison, j 'ai toutes les
chances d 'avoir la gueule. J 'ai une petite info pour toi.
Tu ne me prendras pas mes gosses de petite intrigante de merde.
Va me faire foutre, sale pute ! Tu ne me prendras pas mes gosses, ça je peux te
jurer, espĂšce de saloperie ! Va te faire foutre ! Oh non, putain, tu ne me
piqueras pas mes gosses ! Bordel !
Pute de merde ! Putain, comment je vais le faire ? Quelle salope !
Quelle salope de merde !
Non
mais regarde -toi, Jordan ! T 'es un malade ! T 'es un grand malade ! Oh
Tu me prendras pas mes gosses ! Tu crois vraiment que je vais laisser mes
enfants avec toi ?
Mais regarde -toi ! Tu sais ce que mon avocat a dit ? Mon avocat a dit que t
'allais en prendre pour 20 ans, Jordan ! T 'en as pour 20 ans ! Tu ne reverras
plus jamais tes enfants ! Je ne reverrai plus jamais mes enfants ! Tu ne t
'approcheras plus jamais de mes enfants ! Tu crois que je vais te laisser me
séparer de mes enfants, connasse, hein ? Je te conseille pas de les toucher ! C
'est toi qui ne me touches pas ! Ma chérie, tu vas venir faire un tour avec
papa, d 'accord ? Un petit tour avec papa, hein ? Allez, viens.
Je te chante, tes cheveux. J 'ai cru que c 'était mon dieu que je te tuerais.
Ăa va, on y va plus.
On va aller faire une jolie balade, d 'accord ? Une jolie balade. On va voir.
Allez, on va bùtir ma chérie.
Ta ceinture, pourquoi pas, ma chérie ? Rentre bien toujours.
Je l 'emmĂšne avec moi.
Je t 'ai dit que je ne la laisserai pas.
On va sur une balade, monsieur.
Ne faites pas ça, monsieur Jordan.
Il fout le camp, toi.
Laissez -la.
Tout va bien. Maman ! M.
Jordan a perdu la tĂȘte.
C 'est pas possible.
Maman ! Tout va bien, je sais. Ăa va.
Elle n 'a rien.
Qu 'est -ce qui nous a pris ? Tout va bien.
Ăa va.
Elle va bien.
M. Jordan a perdu la tĂȘte.
Le détendeur plaidera coupable de tous les chefs d 'accusation qui lui sont
reprochés devant le tribunal des Etats -Unis d 'Amérique.
Paragraphe 2. Parlez normalement.
Le dĂ©fendeur participera Ă l 'enquĂȘte en Ă©tant sous couverture. Respirez
normalement. C 'est -à -dire qu 'il acceptera de porter du matériel d
'enregistrement, autrement dit un micro.
Au bout de 5 minutes, vous oublierez que vous l 'avez sûrement.
Permettre au FBI d 'obtenir les preuves de... ArrĂȘtez de vous plaindre.
Paragraphe 4.
Le dĂ©fendeur ne devra plus commettre ou mĂȘme essayer de commettre de futures
infractions. Ăa suffit.
Faites -moi juste signer ce putain de truc.
C 'est lĂ ? Oui, c 'est parfait.
Merci.
J 'ai carrément pas eu le choix.
Durant les six heures qui ont suivi, j 'ai rédigé une liste.
Les amis, les ennemis, les associés, n 'importe quelle personne qui m 'avait
connu ou mĂȘme consultĂ© pour avoir un conseil boursier.
Le loup ! Le loup ! Le
loup ! Le premier sur la liste.
Le loup ! Le loup ! Le loup ! Le loup ! Le
loup ! Le
loup
!
de ce fameux compte.
Tu te rappelles pas ? C 'était un coût de 4 ou 5 millions, c 'est ça ? Il
nous rétrocéder 4 ou 5 millions.
C 'est pas ça ? Dis donc, c 'est fou.
C 'est fou, je sais plus, j 'étais défoncé, je te jure, je me souviens pas
tout. C 'est vrai ? C 'est con.
En tout cas, s 'il te téléphone, surtout tu me contactes, ok ?
Oui, bien sûr, je te dirais.
Sûr ? Bien sûr, oui.
Les derniers couchers, tu les finis pas ?
Non, ça va, je te les donne.
Je peux y aller.
Sinon, quoi de neuf ? Avec Naomi, comment ça se passe ? C 'est dur.
Enfin, tu sais quoi, elle me hait Ă mort.
Et il dit, ça va ? Elle est toujours en vie, alors ma vie est un enfer.
Ouais.
Monsieur Jordan.
Monsieur Jordan, vous avez de la visite.
Quoi ? Vous avez de la visite.
Il va falloir vous habiller.
Pourquoi ? Qu 'est -ce qu 'il y a, putain ?
Vous pouvez aller en prison.
Ok.
Je vais aller m 'habiller.
On va vous aider.
Sous -titrage Société
Radio
-Canada
Je les avais tous donnés.
Et en échange, ils m 'ont envoyé trois ans dans un pénitentiaire que personne
connaĂźt au fin fond du Nevada.
Comme mon pĂšre, Mad Max, disait, un de ces jours, il faudra payer les pots
cassés.
Enfin, ce genre de conneries.
Votre honneur, j 'espÚre que vous prendrez en considération le fait que M.
Belfort s 'est distingué en coopérant.
Mon client a aidé le gouvernement à mettre sous les verrous plus de deux
douzaines de délinquants de haute envergure.
Ce qui a permis de récupérer des millions de dollars afin de pouvoir
toutes leurs victimes.
La sentence de la cour sera de 36 mois dans une prison fédérale.
Veuillez emmener le défendeur.
Il faut y aller.
Je suis désolé, le journal.
Je n 'ai pas honte de l 'admettre.
Quand je suis arrivé en prison, j 'étais complÚtement terrifié.
Mais ce n 'était pas la peine.
En fait, l 'espace d 'un instant, j 'avais oublié que j 'étais riche et que
vivais dans un endroit oĂč tout Ă©tait Ă vendre.
Vous n 'aimeriez pas apprendre comment ? Ăcoutez -moi bien, j 'en ai connu des
putains d 'enfoirés dans ma vie. Des rockstars, des athlÚtes professionnels,
truands, des putains d 'enfoirés, des vrais de vrais. Mais ce mec -là , mon
ami Jordan Belfort, est Ă lui seul le plus... pourris de tous les putains d
'enfoirés que j 'ai rencontrés.
Et je vous demande Ă tous ce soir d 'acclamer chaleureusement Ă Auckland, en
Nouvelle -Zélande, mon ami le plus cher et surtout le coach fond -vendeur le
plus doué qui soit, monsieur Jordan.
Vendez -moi ce stylo.
C 'est un stylo magnifique.
Pour les professionnels, c 'est un... Vendez -moi ce stylo.
C 'est un trÚs beau stylo. On peut l 'utiliser pour écrire des tonnes de
et écrire ses pensées afin de pouvoir se... Vendez -moi ce stylo.
Eh bien, il marche trĂšs bien et je pense que si j 'adore ce stylo, c 'est parce
qu 'il est beau et qu 'il peut m 'apporter...
Sous -titrage ST'
501
C 'est ce que je parle.
Qu 'est -ce que nous allons faire aujourd 'hui ?
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Société Radio -Canada
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