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Elle va reprendre.
Ils sont là, ils sont là.
Un bouillon ! Que
pensez -vous de ce rebondissement spectaculaire
dans l 'affaire Daval ? Pour vous, c 'est l 'affaire Daval.
Pour nous, c 'est l 'assassinat de notre fille, par son mari, Jonathan.
Si je comprends bien, d 'après vous, c 'est toujours lui le seul coupable ?
Entrez, faites ce que vous avez à faire. Monsieur Fouillot, ne le prenez pas
comme ça. Mais comment voulez -vous qu 'on le prenne ?
Stéphanie s 'occupe du petit à l 'étage. Elle ne rejoindra qu 'elle peut.
On va commencer par la salle de bain. Vous pouvez nous indiquer où elle est, s
'il vous plaît ? Je n 'ai pas tué Alexia.
Ni dans la salle de bain, ni ailleurs.
C 'est par là.
Moi, ce que je voudrais, c 'est arriver à comprendre.
On espérait qu 'en ayant accès au dossier, on y verrait plus clair, mais
non, c 'est même le contraire.
D 'après les analyses, Alexia, elle prenait des tas de médicaments.
Des antidouleurs, des somnifères, des calmants.
Est -ce qu 'on prend tout ça quand on veut tomber enceinte, non ? Non.
Est -ce que Jonathan l 'a droguée ? On n 'a pas la réponse, madame Fouillot.
On ne sait pas.
Jonathan a nié avoir drogué votre fille à son monsieur.
Pour ce qu 'elle vaut sa parole à lui.
En tout cas, ce qui est sûr, c 'est que c 'était un lâche.
Il a toujours refusé d 'affronter leurs problèmes de couple.
Alexia, elle ne s 'est jamais sentie aussi seule que pendant sa grossesse.
Je suis sûre, vraiment, parfois, c 'est à se demander si les instits sont plus
matures que les élèves.
Je ne reviens pas.
Enfin bon, il s 'écoute.
Ça va ? Tu as l 'air toute prise, tout net.
Hé, tu as réussi, ça y est, tu es enceinte.
C 'est génial.
C 'est juste que parfois, j 'ai l 'impression que je suis la seule à le
le bébé. Mais non.
Non mais tu sais, les hommes, ils ont besoin d 'un peu de temps pour s
Et après, ils te font une couvade.
Toi, quand t 'étais enceinte, Grégory venait aux échographies ? Ouais.
Il n 'en a pas raté une seule.
T 'inquiète pas.
Ça va aller, il va avoir un déclic, Jonathan.
Et ton bébé aussi.
Ça va super bien se passer.
T 'inquiète pas.
Ah, tu dors pas ? Ben non, je t 'attendais.
Fallait pas.
T 'étais où ? T 'étais encore chez ta mère ? Ne me mens pas, je le sais.
Mais je te mens pas. J 'étais au boulot, je faisais des heures sup. Je te jure.
Demain, on a rendez -vous pour l 'échographie des trois mois. On a dit qu
allait ensemble.
Oui.
D 'accord.
Du coup, il faut qu 'on parte à 8h de la maison demain.
Ah mais non, je peux pas.
Je peux pas t 'accompagner demain matin, mon cœur.
Pourquoi tu veux pas m 'accompagner ? Parce que j 'ai un rendez -vous à 7h30
avec un client.
Et tu veux que je te croie ? Alexia, c 'est une urgence.
Je lui ai dit d 'y aller ce soir, mais je suis trop crevé, je fais trop d
'heures sup.
D 'accord ? Et je peux pas planter des clients comme ça.
Et si ça te prend moins d 'une heure, tu peux me retrouver à 9h15.
On va peut -être savoir si c 'est un petit garçon ou une petite fille.
Il te sent bien pour le marathon de Lausanne ? Moins affûté que l 'année
dernière ? Quand même, mais ça va.
Et ta femme, comment ça va ? Bien, bien. Il n 'y a pas de problème.
Et ses parents, comment ils vont ? Pourquoi tu me poses cette question ? Tu
crois qu 'ils me demandent de tes nouvelles, les flûres ? Merci, maman.
Madame Naval, j 'ai une mauvaise nouvelle.
Le cœur a fait fait de battre.
Il n 'y aura pas de suite à votre grossesse.
Je suis désolé.
Ça veut dire que j 'ai perdu mon bébé ?
En fait, votre bébé, c 'est un petit garçon, une petite fille.
C 'est un petit Pablo.
On vient de fêter ses cinq mois.
Félicitations.
Les enfants, c 'est la vie.
Merci, monsieur Fouillot.
Notre rapport partira vite.
Tout ce qu 'on peut faire, c 'est vous aider à sortir de cette situation
ambulesque. Notre avocat insiste pour qu 'on demande la confrontation avec
Jonathan.
Vous en pensez quoi, vous ? Ça peut peut -être le faire craquer.
Vous avez un lien affectif fort avec lui.
Utilisez -le.
Affaire Alexia Daval. Maintenant que l 'informaticien a évoqué devant le juge d
'instruction la piste d 'un complot familial, ce sont les parents, la sœur d
'Alexia et son mari qui sont entendus aujourd 'hui. Merci Adrien Poisson.
Pourquoi t 'as pris ces photos ? Pour rappeler à Jonathan tout ce qu 'il a
perdu.
Il y a la mère et le frère de Jonathan.
Un commentaire pour téléphone, s 'il vous plaît.
Excusez -moi, madame. Juste une question.
Vous attendez quoi de la confrontation de votre fils, Jonathan, avec la famille
Fouillot ? J 'aimerais que la famille Fouillot reconnaisse que ce n 'est pas
Jonathan qui a tué Alexia. Vous croyez au complot familial ? Ce que je sais,
parce que je suis sa maman, c 'est que Jonathan est un gentil.
Il l 'aimait, Alexia.
Jonathan n 'est qu 'une victime dans cette histoire.
Une dernière déclaration.
Madame Henri, une dernière question.
Monsieur Daval, que s 'est -il passé le soir du 27 octobre 2017 au domicile des
parents de votre épouse ?
Alexia
a fait une crise.
J 'ai appelé à l 'aide parce que je n 'arrivais pas à la calmer.
Grégory l 'a récupéré dans la salle de bain et il l 'a mise dans la pièce de
jeu.
Et il s 'est passé ce qui s 'est passé.
Et que s 'est -il passé ? Il l 'a étranglé.
Il a voulu la calmer et il l 'a étranglé.
Il ressort des éléments de la procédure que non seulement rien ne vient
corroborer vos accusations, mais au contraire que plusieurs éléments
les contredisent.
Qu 'est -ce que vous en pensez ? Toujours pareil.
C 'est pas moi.
C 'est lui.
Je suis Nathan.
Est -ce que tu peux répéter ce que tu viens de dire, là, en me regardant droit
dans les yeux ? C 'est toi qui as tué Alexia.
Pas moi.
Quel regard portez -vous sur M. Daval aujourd 'hui, M. Gay ?
Euh... De l 'horreur, Mme la juge.
De l 'horreur, de l 'incompréhension. Je comprends pas comment il a pu en
arriver à une extrémité pareille avec Alexia.
Je dirais qu 'ils auraient pu se séparer, ils auraient pu divorcer.
Et sur les accusations qu 'ils portent contre vous ? Qu 'est -ce que vous
que je vous dise ? C 'est toujours si aberrant.
Il lâche rien.
Il continue de nous accuser et de dire qu 'on lui a demandé de se débarrasser
corps.
Madame Fouillot, si vous voulez bien me suivre, s 'il vous plaît.
Bonjour Jonathan.
Au -delà d 'avoir été votre gendre, Mme Fouillon, qui était M. Daval pour vous
avant sa mise en examen ? On l 'a adopté comme un fils.
Il s 'aimait avec Alexia, je n 'en doute pas.
Et avec mon mari, on l 'a aimé pendant dix ans. Il ressort de votre audition
les gendarmes, lors de la garde à vue de M. Daval, que vous refusiez de croire à
sa culpabilité.
Est -ce toujours le cas ? Je suis tombée de très très haut.
Il a fallu que les gendarmes me convainquent que c 'était lui qui a fait
fille.
A posteriori, je sais que ça ne pouvait être que toi, Jonathan.
Il faut que tu parles.
Il faut que tu dises la vérité.
C 'est la seule façon de te libérer.
Comment vivez -vous ces accusations concernant le complot familial ? Un coup
poignard dans le dos.
souffre d 'avoir perdu notre fille et notre ventre.
Maintenant, il nous accuse.
C 'est un scénario diabolique.
C 'est insupportable.
Je t 'ai amené la photo de ton chat.
C 'est Happy qui nous raccroche à Alexia maintenant.
Je voudrais comprendre toute cette horreur.
Savoir si tu as des regrets.
Si tu as fait la paix avec ta conscience.
Tu parles, Jonathan.
Il faut que tu sortes de ton déni.
Pardonnez -moi.
Je vous demande pardon.
Pourquoi tu veux qu 'on te pardonne ?
J 'ai tout perdu.
T 'as pas tout perdu ? Mais comment t 'en es arrivé là ? J 'ai besoin de
comprendre. C 'était des reproches.
Toujours des reproches. Mais ça s 'est pas passé comme ils disent.
Je l 'ai jamais battu.
J 'ai jamais dit que tu l 'avais battu.
Vous étiez seul quand c 'est arrivé.
Vous l 'avez fait seul.
Ça s 'est passé comme j 'ai dit pendant les gardes à vue.
J 'étais seul et je n 'ai parlé à personne.
Mais ce n 'est pas moi qui ai brûlé le corps.
Et je mérite tout ce qui m 'arrive.
Pardon Isabelle.
Pardon.
Merci d 'avoir dit la vérité.
Ah, vous les appelle.
Il a
craqué.
Il a avoué que c 'était lui qui l 'avait tué.
Comment t 'as réussi ça ? Je sais pas.
Merci, Isabelle.
Merci, maman.
Ça va enfin pouvoir se terminer.
Il a pas tout avoué.
Dis toujours que c 'est pas lui qui a brûlé le corps.
Il faut qu 'on sache.
On veut toute la vérité.
Alors il faut envisager que vous assistiez à la reconstitution.
M. Daval, nous allons commencer.
J 'attends de vous que vous repreniez pas à pas le déroulement de la nuit du
au 28 octobre 2017.
Depuis le début ? Exactement.
La maréchale des logis Lambolet va jouer le rôle de votre femme, M. Daval.
Bien.
Contrairement à ce que vous avez déclaré lors de vos premiers aveux, vous n
'avez pas étouffé Alexia sur votre dit.
C 'est bien ça ? Oui.
Oui, quand on rentre de la soirée raclette, Alexia, elle allait se
Et moi, pendant ce temps -là, j 'ai... J 'ai été boire un ou deux digestifs, là
-bas.
Et puis, après, quand elle m 'a rejoint, elle m 'a dit qu 'elle voulait faire l
'amour avec moi. Mais moi, j 'en avais pas envie.
Et c 'est à partir de là que tout est parti en vrille.
Je m 'excuse auprès de tout le monde.
Pour ce qui va suivre.
Elle est fière, elle me dit que je ne veux jamais coucher avec elle.
Que je ne suis pas un homme, que je ne veux pas d 'enfant avec elle.
Poursuivez, monsieur Daval.
C 'est le moment ou jamais de nous dire la vérité.
Moi, j 'en ai assez.
Alors, je prends mes clés de voiture, sur la table, et je vais pour partir.
Mais à ce moment -là, elle me retient.
Elle me retient.
Elle me retient, elle crie et elle me reproche que je suis tout le temps.
Elle dit qu 'elle en a marre.
Et là, ça dégénère.
On se bouscule.
Et quand je ne veux pas, je...
Et...
Elle me ceinture.
Comme ça, pour ne pas que je parte.
Alors on continue.
On continue.
Je résiste.
Elle veut pas que je parte. Alors moi, je la pousse.
Et là, on recule.
On recule.
Et je la pousse contre le mur.
Je la pousse contre le mur.
Plusieurs fois.
Et là, elle me mord.
Elle m 'insulte.
Moi, quand elle m 'a mis la rage, elle insulte.
Moi, je veux juste qu 'elle se taise.
J 'en peux plus.
Je vous écoute, M. Naval.
Je tape sa tête contre le mur et je la frappe au visage à plusieurs reprises.
Et ensuite ? Je suis fou de rage.
Je suis hors de moi. Je ne sais pas ce qui s 'est vraiment passé ensuite, mais
je sais que je l 'étrangle et que ça dure quelques secondes.
D 'après le médecin légiste, vous avez étranglé votre femme pendant 4 à 5
minutes.
C 'est très long.
Pouvez -vous nous montrer ?
Pendant quatre minutes ? Je suis obligé ? Oui, vous l 'êtes, M. Daval.
Je voulais pas la tuer.
Je voulais juste qu 'elle se taise.
Vous pouvez arrêter.
Et une fois qu 'elle s 'est tue, que se passe -t -il ? Elle glisse contre le
mur.
Elle est toute molle.
Et elle tombe en escalier.
Quand avez -vous pris la bombe de mousse qui a servi à brûler le corps de votre
femme ? Avant ou après l 'avoir déplacée de votre véhicule ? Mais j 'ai pas pris
de bombe de mousse, c 'est pas moi qui l 'ai brûlée le corps.
Ça va, vous tenez le coup ? C 'est encore pire que le pire que j
Il a massacré ma petite -fille.
Il l 'a jetée dans son fourgon comme un... Je comprends pas pourquoi il
à dire qu 'il aimait Alexia.
On fait pas ça à quelqu 'un qu 'on aime.
C 'est pas vrai.
Voilà.
C 'est tout, après je suis parti.
C 'est tout, monsieur Daval.
Vraiment.
Pourtant vous avez brûlé le corps de votre femme.
Puis vous avez essayé de le cacher sous les branchages.
J 'ai pas mis le feu, j 'ai pas mis les branchages, tout ça c 'est pas moi.
Mais si c 'est pas toi, c 'est quelqu 'un que tu connais.
Dis -nous qui c 'est.
Tu veux que l 'enquête reprenne ? Que tout ce cirque continue encore longtemps
S 'il te plaît, dis -nous la vérité.
Va jusqu 'au bout, reconnais les faits si tu as aimé Alexia.
Soulage notre douleur.
Va au bout.
On t 'en voudra plus.
Fais ça pour elle.
J 'ai pas mis le feu. Je vais pas dire que c 'est moi qui sais pas la vérité.
Madame le juge, notre client est épuisé. Peut -on faire une pause pour lui
laisser le temps de se reprendre ? Dix minutes.
Pas plus.
Merci, madame le juge.
C 'est moi qui ai brûlé le corps.
Je l 'ai aspergé avec de la bombe de mousse.
Et j 'ai mis le feu avec un briquet.
Pourquoi avez -vous fait ça ? Je sais pas.
Pour la cacher peut -être.
Les branchages aussi.
C 'était pour la cacher.
Je vous demande pardon.
sur le marin.
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