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La haine est présente.
Bonjour Madame Pouillot.
Vous savez pourquoi je suis là ? Je ne sais pas.
Je peux vous parler à l 'intérieur ?
Vous
avez du nouveau ?
Vous avez arrêté quelqu 'un ? Oui.
C 'est qui ? Baudjandre, Jonathan.
Non, c 'est pas possible, ça peut pas être lui.
Il ferait jamais de mal à personne, on le connaît. Mais pourtant, les preuves
sont là, c 'est bien lui.
C 'est facile de dire ça.
Forcément, vous avez rien trouvé.
Alors vous vous acharnez sur lui. C 'est facile de l 'accuser. Il est en pleine
dépression, il est incapable de se défendre.
Merci à tous.
Vous confirmez que vous êtes bien Jonathan Daval, né le 16 janvier 1984, à
? Vous pouvez répondre à haute voix, s 'il vous plaît.
Oui.
Nous allons maintenant procéder à votre audition dans le cadre de votre garde à
vue, en présence de vos conseils, Maître Schwerdorfer et Spatafora.
Vous avez bien compris ? Oui.
Avez -vous des déclarations à nous faire, spontanément ? Je ne l 'ai pas
Ce n 'est pas moi.
Pouvez -vous nous dire ce que vous avez fait durant les 24 heures précédant la
disparition de votre femme, Alexia ? Comme je l 'ai déjà dit, vendredi matin,
crois qu 'Alexia avait fait une crise.
Quand elle fait une crise, elle titube, comme si elle était bourrée.
Des fois, elle peut être violente.
Ce matin -là, je l 'ai couché pour qu 'elle se calme.
Elle s 'est un peu débattue et elle m 'a croqué un coup, au niveau du bras.
C 'est la morsure que je vous ai montrée à la gendarmerie, le samedi.
Comment avez -vous trouvé Alexia quand vous l 'avez rejointe chez les fouillots
? Elle avait encore un peu mal au cœur, mais ça allait.
Vers minuit, Alexia a décidé de rentrer.
C 'est elle qui a conduit la voiture pour aller à la maison.
Moi, j 'avais bu plusieurs verres d 'alcool.
Qu 'avez -vous fait en arrivant chez vous ? On s 'est changé, puis on s 'est
couché. Vers une heure du matin.
Jusqu 'à quelle heure avez -vous dormi ?
Jusqu 'à 7h, 7h30.
Alexis et moi, on s 'est levés en même temps.
On a petit déjeuner en regardant un épisode d 'une série.
Alexis s 'est préparé pour aller courir.
Et vous ne vous êtes pas réveillé durant la nuit, ni l 'un ni l 'autre ? Non.
Très bien, donc votre femme part courir.
Elle prend son téléphone avec elle ? Non.
Elle le prend jamais quand elle va courir ou nager.
Et qu 'avez -vous fait après son départ ? J 'ai fini de me préparer, puis j 'ai
pris la voiture du travail.
pour aller vider le seau de compost chez mes parents.
Après, j 'ai pris le café avec ma maman dans la véranda et je suis passé dire
bonjour à Jean -Pierre au bar.
Où était garé l 'utilitaire quand vous le prenez ? Devant la maison ou dans le
garage, je m 'en souviens plus.
Et après être passé dire bonjour à votre beau -père au bar, vous avez fait quoi
? Je suis passé récupérer une imprimante dans les locaux de mon employeur pour
un voisin.
Et à la maison...
Quand j 'ai vu qu 'Alexia n 'était toujours pas rentrée, j 'ai commencé à m
'inquiéter.
Et après ? Je suis passé chez mes beaux -parents et c 'est là que Grégory a
proposé de m 'aider à chercher Alexia.
Quand vous cherchez Alexia, vous l 'appelez sur son téléphone ou vous lui
envoyez des SMS ? Je ne sais plus.
Peut -être des SMS ? Voulez -vous ajouter des précisions pendant que nous
mettions fin à cette audition ?
C 'est les journalistes.
On va sortir de là.
On est clairement en difficulté.
C 'est une garde à vue compliquée et il y a des éléments sérieux.
Jonathan n 'est pas soupçonné par hasard.
Comment il peut dire ça, lui ? Je ne comprends pas.
Franchement, je ne comprends pas.
On ne peut pas laisser passer ça.
Jonathan en a assez bavé.
Tu fais quoi, maman ? J 'appelle l 'avocat.
Son boulot, c 'est de défendre Jonathan.
Pas de l 'enfoncer devant les caméras.
Oui, c 'est Isabelle Fouillot. Rappelez -moi, s 'il vous plaît.
Merci. Il n 'est pas en garde à vue sans raison, Isabelle.
Ils ont forcément quelque chose.
Mais comment tu peux dire ça, Gregory ? On est la famille de Jonathan.
On doit le soutenir, pour Alexia.
Hier soir, il était assis à ta place, devant la télé.
Il est tellement malheureux d 'avoir perdu Alexia.
C 'est pas possible que ce soit lui. Évidemment que c 'est pas possible.
C 'est un gentil gamin.
Vous nous avez dit avoir essayé de contacter Alexia sur son téléphone
comme vous avez commencé à vous inquiéter.
Pourtant, vos appels ne figurent ni sur l 'historique que nous a communiqué
votre opérateur, ni sur celui d 'Alexia.
Comment expliquez -vous ça ? Je ne sais pas.
Je croyais que je l 'appelais pourtant, mais je ne sais plus si c 'était des SMS
ou des appels.
Vous confirmez l 'avoir appelé ?
Alors vous avez déclaré qu 'elle ne prenait jamais son téléphone pour aller
courir.
J 'étais très inquiet.
Alors pour une fois j 'espérais qu 'elle l 'ait pris.
Êtes -vous ressorti de votre domicile dans la nuit de vendredi à samedi ? Non.
Pourtant votre voisin nous dit avoir entendu le bruit de la plaque métallique
située devant votre garage à 1h26.
Il a précisé que cette plaque fait un bruit caractéristique à chaque fois qu
véhicule entre ou sort de votre garage.
Je comprends pas.
Je suis pas sorti, ni Alexia. Une trace de pneumatique.
portant un défaut spécifique correspondant à votre véhicule a été
proximité du lieu où on a découvert le corps d 'Alexia.
Vous en pensez quoi ? Je ne sais pas.
Un témoin a vu un véhicule similaire sur les lieux, pourtant.
Vous en pensez quoi ? Je pense que le témoin se trompe.
Comme le voisin.
Pour le bruit de la plaque, tout le monde se trompe.
Qu 'est -ce qui s 'est passé, Jonathan ? Je ne sais pas.
Peut -être qu 'Alexia a...
prit les clés de ma voiture ce matin -là pour aller faire un tour et... qu 'elle
aurait fait une mauvaise rencontre.
Donc Alexia aurait pris les clés de votre véhicule pour aller se faire tuer
le bois de la Vèvre et elle serait revenue chez vous pour redéposer ses
C 'est ça votre explication ? Vous trouvez ça convaincant ? Vraiment ? Est
que vous saviez que votre patron avait placé un tracker sur votre rue de Peter
Oui. Nous savons qu 'il s 'est déclenché à 1h26.
À la minute exacte où votre voisin a entendu un véhicule passer sur la plaque
métallique située devant votre garage.
Je n 'ai pas d 'explication.
Vous avez déclaré que vendredi matin, Alexia vous avait mordu lors d 'une de
crises, que vous aviez cherché à la calmer.
Mais est -ce que ça ne serait pas plutôt arrivé vendredi soir, quand vous êtes
rentré chez vous ? Non, la crise, c 'était le matin, pas le soir.
Vous connaissez beaucoup de gens qui se font mordre sans qu 'il y ait eu de
violence ? Elle n 'était pas violente.
Et il n 'y avait pas de violence dans notre couple.
Qu 'est -ce qui s 'est passé cette nuit -là ? Il ne s 'est rien passé.
On a dormi.
Et je n 'ai pas tué ma femme.
Alexa est partie courir le samedi matin. Oui, elle est partie courir.
Vous n 'avez rien d 'autre à nous dire.
Vous êtes sûr ? Nous travaillons depuis trois mois sur cette affaire.
Nous savons qu 'il s 'est passé quelque chose, M. Dabal.
Alors expliquez -vous.
Même si on lui prouve par A plus B qu 'il a tué Alexia, il continuera de nier.
Comme tout manipulateur, il a une volonté de faire.
Et il s 'en tiendra à ce qu 'il a décidé de raconter tant qu 'il considère que c
'est dans son intérêt.
Il faut garder la même stratégie.
Vous l 'autorité, vous l 'empathie.
Et vous alternez le plus possible.
Samedi matin, un véhicule similaire au vôtre a été vu à proximité du corps d
'Alexia. Qu 'avez -vous à dire ? Des voitures comme les miennes, il y en a
plein.
Effectivement.
Mais c 'est la trace d 'un pneumatique de votre véhicule qu 'on a trouvé sur
place. Qu 'avez -vous à répondre ? Je ne sais pas.
Je ne suis pas allé là -bas.
Vous avez déclaré que votre femme était partie courir samedi matin, mais
personne ne l 'a vue.
Pourtant, elle est bien partie courir.
Qu 'est -ce qui s 'est passé cette nuit -là ? Il ne s 'est rien passé.
C 'est difficile de vous croire avec tous les éléments qu 'on a rassemblés
l 'enquête.
Qui pourrait vous croire, selon vous ? Vous êtes un assassin, monsieur Devane.
Non, je ne suis pas un assassin.
Je suis amoureux d 'Alexia.
C 'est ma femme.
On a retrouvé un drap sur les lieux du crime, similaire à des draps trouvés à
votre domicile.
Vous le reconnaissez ? Ça ressemble à des draps qu 'on a utilisés pour le
déménagement. Qu 'est -ce qu 'il faisait sur le corps d 'Alexia ? Je ne sais
pas.
J 'ai aimé ma femme. Vous niez les évidences.
Les parents d 'Alexia vous considèrent comme leur fils ? Oui.
Alors vous pensez pas que vous leur devez une explication ? J 'ai pas d
'explication.
J 'ai pas d 'explication.
Je veux pas inventer des choses.
Alexia est morte. Les gens vont dire que c 'est moi, mais je suis pas coupable.
Qu 'est -ce que vous avez fait vendredi soir quand vous êtes rentré chez vous,
monsieur Daval ? Il s 'est rien passé. J 'en peux plus de ces accusations.
J 'aurais dû partir très loin ou me suicider. C 'est de la folie tout ça.
Vous préférez passer pour un assassin ou pour un mari qui s 'est retrouvé au
milieu d 'une dispute qu 'il n 'a pas voulu ? Alexia
est partie courir vers 9h, 9h15.
Samedi matin, c 'est tout ce que je sais.
Bon, on va arrêter l 'audition là.
C 'est le juge d 'instruction qui tranchera, pas vous.
Vous êtes sûr que c 'est ce que vous voulez ?
Oui. Regrette de ne pas pouvoir donner plus d 'informations aux parents d
'Alexia.
On s 'arrête là, M. Daval ? Oui.
Je souhaiterais m 'entretenir seule avec mon client.
Je sais que c 'est hors procédure, mais je pense que c 'est dans l 'intérêt de
la divulgation de la vérité.
Alors ? Les éléments à charge sont solides.
Je n 'ai pas tué Alexia, ce n 'est pas moi.
Plus personne ne vous croit.
Continuez à nier, il n 'y passera pas les faits.
Nous sommes vos conseils, Jonathan.
Et nous vous conseillons de parler maintenant parce que c 'est dans votre
intérêt. Vous allez être mis en examen et incarcéré, Jonathan.
Ne rien dire ne changera plus rien maintenant.
J 'ai rien fait.
Je pense que c 'est dans votre intérêt de reconnaître les faits.
Si vous les reconnaissez, nous pourrons mieux vous défendre.
C 'est le seul conseil que nous pouvons vous donner.
Je voulais pas ce qui est arrivé.
C 'était pas volontaire.
Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Alexia a fait une crise.
Très violente.
J 'ai voulu faire comme d 'habitude.
La serrer dans mes bras pour la calmer et pour pas qu 'elle me frappe.
Puis je l 'ai portée jusqu 'au lit, dans la chambre.
Et sans le vouloir, je l 'ai étouffée.
Comment vous l 'avez étouffée ? En la serrant dans mes bras,
quand elle était sur le lit.
Et ensuite, qu 'est -ce que vous avez fait ? Je l 'ai mise dans le coffre de
voiture.
J 'ai voulu vous appeler vous, les gendarmes.
Mais ça n 'était pas possible.
Ça ne semblait pas réel.
Je voulais qu 'elle se réveille.
Par dignité, j 'ai mis un drap sur elle.
Puis j 'ai mis ses chaussures.
Et après, j 'ai pris des somnifères.
Les siens.
Et j 'ai dormi.
Et ensuite ?
Le matin, je me suis réveillé et j 'ai déplacé le corps.
Je savais qu 'il y avait un mouchard sur la voiture, mais je m 'en foutais.
Moi, je voulais me foutre en l 'air avec Alexia.
Mais j 'ai pas eu le courage.
C 'était trop dur.
C 'était vers quelle heure le matin ? Je sais plus.
Mais il faisait déjà jour.
Je me suis arrêté dans le premier bois que j 'ai vu.
Et j 'ai improvisé.
Je l 'ai sortie du coffre.
Mais je n 'ai pas réussi à l 'amener très loin.
Quand j 'ai vu les deux troncs d 'arbre, je l 'ai déposé entre.
Puis j 'ai remis ses lunettes.
Et j 'ai mis le drap sur elle.
Mais je ne l 'ai pas brûlé.
Ça, ce n 'est pas moi.
Hier matin, à votre domicile, nous avons trouvé une bombe à aérosol
correspondant au capuchon en plastique blanc.
trouvée près du corps d 'Alexia.
Cette bombe aurait pu servir à mettre le feu au corps.
Vous en pensez quoi ? Rien.
Je ne l 'ai pas brûlée.
Alors comment expliquez -vous que nous retrouvons le corps calciné ? Je ne sais
pas.
Je ne sais pas.
Rebondissement dans l 'affaire d 'Aval. Après 35 heures de garde à vue, Jonathan
d 'Aval a avoué avoir tué sa femme.
Mais ce n 'est pas possible.
Il raconte n 'importe quoi, mais c 'est quoi ça ? Ça peut pas être lui, c 'est
forcément une erreur. Alexia avait une personnalité écrasante.
En période de crise, elle pouvait avoir des accès de violence extrêmement
importants à l 'encontre de son compagnon, qui se sentait rabaissé,
Malheureusement, c 'est un couple dont l 'un des conjoints était violent, mais
ce n 'est pas celui auquel on pense.
Vous allez plaider la légitime défense ? Et quelles sont les suites que vous
pensez donner à cette affaire ? C 'est quoi ça ? D 'où ça sort ? Ma fille a été
tuée ici, elle l 'a coupable ? C 'est dégueulasse.
C 'est dégueulasse.
Je suis là. Je suis là. Je suis là.
Qu 'est -ce qui est en train de se passer ? On ne va pas les laisser
'il a tué parce qu 'elle le battait.
C 'est elle la victime.
C 'est elle qui est morte.
C 'est notre petite fille.
Je ne peux pas.
Oui.
J 'avais besoin de prendre l 'air.
Ta sœur, elle te parlait de ses problèmes de couple ? À tant que là.
J 'ai cessé pour comprendre qu 'elle était plus si heureuse avec Jonathan.
Je crois que ça n 'allait plus.
Tu n 'arrives pas à croire que Jonathan fait ça ?
Il te rend compte qu 'on l 'a consolé pendant des mois ?
Pourquoi il l 'a tué ?
Pourquoi ?
Jonathan
a été mis en examen pour meurtre sur conjoint. Il est écroué.
J 'ai cru qu 'on n 'y arriverait pas. Sans aveu, on serait partis dans une
procédure sans fin.
On vient d 'avoir un appel des fouillots.
Ils voudraient récupérer le chat de leur fille, mais il y a les scellés sur la
maison.
Mais on s 'en occupe.
Comment allez -vous ? C 'est un cauchemar.
On nous attend devant chez nous, la brasserie est envahie et on nous observe
comme des bêtes curieuses.
Comment vous nous avez laissé le consoler si vous saviez que c 'était l
'assassin de notre fille ? Si on vous avait dit qu 'on soupçonnait Jonathan,
vous auriez changé d 'attitude, il l 'aurait senti.
On ne sait pas ce qui aurait pu se passer.
Il aurait pu s 'enfuir, détruire des preuves ou se suicider.
Trois mois sans rien savoir, ça a été un supplice.
Et maintenant, apprendre qu 'on a été manipulés comme ça.
Vous nous aviez fait promettre d 'arrêter l 'assassin de votre fille, c
notre priorité.
Quitte à vous tenir à l 'écart.
Je suis désolé.
Venez chercher le chat.
Monsieur Daval, veuillez me suivre, s 'il vous plaît.
Bonjour, Monsieur Daval.
Mon nom est Sophie Lemarié, psychiatre, et j 'ai été mandatée pour réaliser une
étude de votre personnalité.
Je sais.
Je suis d 'accord.
Parfait.
Alors, vous avez avoué être à l 'origine du décès de votre épouse et vous avez
déclaré avoir voulu la faire taire. Ce n 'est pas la vérité.
Je n 'ai pas eu le choix.
Maintenant, je vais revenir sur mes aveux.
Vous pouvez être plus précis.
Ce n 'est pas du tout passé comme j 'ai dit.
On était à un endroit que je ne veux pas décrire.
On n 'était pas à la maison.
On était cinq.
En plus d 'Alexia, des gens qu 'on connaissait tous les deux.
Il y a eu une dispute, une crise d 'Alexia contre moi.
Et après, contre les autres personnes.
On a essayé de la calmer.
Elle a commencé à s 'en fondre aux autres.
Mais j 'étais pas dans la pièce où la scène a eu lieu.
La scène ? De quelle scène parlez -vous ? Quand Alexia décède par étranglement.
Pour moi, c 'était pas réel.
J 'étais tétanisé et j 'étais en colère contre les autres personnes.
Qui étaient ces autres personnes ? Ça fait partie des choses que je ne peux
dire.
Alors qu 'est -ce que vous pouvez me dire ? Le lendemain, une des
personnes présentes la veille m 'a demandé de déplacer le corps dans le
C 'était dur.
C 'était compliqué de me séparer de ma femme et de déplacer le corps.
Mais je ne l 'ai pas tué, ce n 'est pas moi.
C 'est quelqu 'un d 'autre.
Mais je ne peux pas dire qui.
Monsieur Daval, vous êtes bien conscient qu 'il faut nous dire qui est cette
personne.
Vous devez parler.
Pendant sa dernière audition, Jonathan Daval a donné une nouvelle version des
faits. Il vous a dit ce qui s 'était vraiment passé la nuit où il a tué
Il a déclaré que Alexia avait fait une crise pendant la soirée raclette à votre
domicile, monsieur et madame Fouillot, et que vous, monsieur Gay, avez tué
accidentellement Alexia en essayant de la maîtriser dans la salle de bain. Quoi
? Il nous a ensuite expliqué que toute la famille avait décidé de faire
disparaître le corps.
Mais c 'est n 'importe quoi.
Jonathan nous a pris Alexia.
Il nous ment depuis des mois.
Il a pleuré dans mes bras, je l 'ai consolé.
Et maintenant, il nous accuse ? Il ment ? Il ment tout le temps ? Il ne peut pas
avoir raconté ça, ce n 'est pas possible.
Je pourrais vous annoncer les résultats du match d 'hier soir, M. Gay, que vous
auriez la même réaction. Qu 'est -ce que vous voulez que je réponde à ça ? Moi,
je ne sais pas, c 'est complètement absurde.
Jonathan vous accuse tous les quatre d 'avoir ourdi un complot familial auquel
il a participé pour que vous, M. Gay, ne soyez pas inquiétés pour la mort d
'Alexia.
Et vous y croyez ? Vraiment ?
C 'est déjà tellement dur d 'avoir perdu Alexia.
Tant que nous n 'aurons pas fait toute la lumière sur cette accusation, rien ne
sortira de ce bureau.
Qu 'est -ce qui va se passer maintenant ? L 'enquête va reprendre.
Ils sont là, ils sont là.
Que pensez -vous de ce
rebondissement spectaculaire dans l 'affaire Daval ? Pour vous, c 'est l
'affaire Daval.
Pour nous, c 'est l 'assassinat de notre fille par son mari, Jonathan.
Si je comprends bien, d 'après vous, c 'est toujours lui le seul coupable ?
Entrez, faites ce que vous avez à faire. Monsieur Fouillot, ne le prenez pas
comme ça. Mais comment voulez -vous qu 'on le prenne ?
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