All language subtitles for Deux Belles Garces (1988)

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Original subtitles

C 'est l 'heure de se lever ? Oui, je sais. Allez, tĂąche de dĂ©pĂȘcher et

vitesse, car j 'ai à vous parler à ta sƓur et à toi. D 'accord, j 'arrive, j

'arrive.

Toi, ton pĂšre va nous entendre. ArrĂȘte.

Ben oui, qui veux -tu que ce soit ? Qu 'est -ce que tu as fait, malade ? Non,

non, une minute, je suis toute nue.

Vite ! Je savais bien qu 'on allait se planter avec ces conneries.

Mais pousse -toi de lĂ  !

Bonjour,

ma puce.

Tu es bientĂŽt prĂȘte ? Oui, oui.

Alors dépense, je t 'attends en bas.

DĂ©pĂȘche -toi, surtout.

Ma petite Françoise... et ma petite

Béatrice...

Je ne vais pas tourner des heures autour du pot. Je dois vous annoncer la

décision que je viens de prendre.

Mais quelle décision ? Vous savez, mes enfants, je me fais vieux.

ArrĂȘte.

Mais qu 'est -ce que tu racontes, enfin ? Si, si.

Je me fais vieux.

Depuis la mort de votre mÚre, je n 'ai plus le feu sacré.

Travailler ne m 'amuse plus.

Je crois qu 'il est temps que je pense Ă  ma retraite.

Ta retraite ? Mais si, mais si, je suis sérieux.

Je crois que je vais m 'installer Ă  la campagne.

Oui, en Provence, bien sûr, dans une maison au bord d 'une riviÚre.

Ainsi, je pourrai passer mon temps Ă  la pĂȘche.

Et le garage, alors ? Qu 'est -ce que tu feras de ton garage ? Bien sûr, il y a

le garage.

Il marche bien, il rapporte beaucoup d 'argent.

Ça m 'embĂȘterait de le revendre.

Mais je crois qu 'il y a une solution.

Je pourrais le donner Ă  celle de vous deux qui se mariera la premiĂšre.

Vous m 'avez compris ? C 'est simple.

Mais attention, je ne veux pas n 'importe quel gendre.

Je veux que ce soit un garçon qui puisse diriger le garage, comme je l 'ai fait

moi -mĂȘme.

Bon, il faut que j 'y aille.

Les gens doivent dĂ©jĂ  ĂȘtre lĂ .

Et un patron qui arrive en retard, ça fait trÚs mauvais effet. Mais enfin,

oĂč veux -tu qu 'on trouve quelqu 'un qui sache s 'occuper du garage ? Mais au

garage, bien sûr, tout simplement.

Sur trois garçons, c 'est à vous d 'en décider un à vous épouser.

Et puis moi, j 'ai pas de préférence. Alors à vous de jouer.

Non mais sĂ©rieusement, t 'as vu ta tĂȘte ? C 'est plus des valises, c 'est des

mùles que t 'as encore passé la nuit.

Mais comment t 'as deviné ? Mais dis donc, on la connaßt.

J 'ai l 'impression que vous me connaissez mal, les mecs. Je suis

moi. Motus et bouscousus, je suis désolé.

Mais je peux vous dire une chose, c 'est que c 'est une gourmande. Oh, vous ĂȘtes

trop frappant Ă  douter.

Et qui était le gourmand ? Bonjour, patron.

Bonjour. Bonjour, monsieur.

Bonjour. Monsieur Maurice.

Oui, alors c 'est qui la gourmande ? Eh bien, c 'est... Enfin, c 'est pas...

Non, c 'est la Mercedes que j 'ai essayé hier soir, monsieur Maurice. Qu 'est

-ce qu 'elle suit ? Enfin, je voulais dire, qu 'est -ce qu 'elle pompe ? Eh,

merci, ça va, j 'avais compris.

Seulement moi, Ă  l 'Ă©poque oĂč j 'avais ton Ăąge, je peux m 'intĂ©resser davantage

aux nanas qu 'aux voitures.

Ah oui, mais vous savez, quand on en connaĂźt une, on les connaĂźt toutes.

On dit ça, on dit ça, mais un jour, tu changeras d 'avis.

À part ça, tout va bien. Tout va trùs bien, monsieur Boris. Au fait, j 'ai une

cliente pour la golfe d 'occasion. J 'ai pris rendez -vous avec elle en fin de

matinée pour qu 'on fasse les papiers.

Eh bien, parfait.

Tout le monde au boulot.

Bien, monsieur. Bon, on y va.

Allez, tienne.

Bonjour, monsieur Maurice.

Bonjour, mademoiselle Corinne. Je viens d 'avoir le client pour la Mercedes.

Il avait l 'air trÚs pressé.

Il voulait ĂȘtre sĂ»r que sa voiture se pressait.

Monsieur ? Monsieur ? Mais vous m 'écoutez, monsieur Maurice ? Oui,

oui.

Oui, je vous écoute.

Bien sûr que je vous écoute.

Vous parliez de la Mercedes.

Je n 'arrive pas à me décider pour choisir une paire de barres.

Oh, ben, je sais pas, moi. Ça dĂ©pend de ce que tu vas mettre comme jupe. Quelque

chose de cool. L 'essentiel, c 'est d 'ĂȘtre provocante.

Oui, provocante, mais pas vulgaire.

Un poil de vulgarité, ça ne plaßt pas aux hommes.

Oh, t 'as peut -ĂȘtre raison. En tout cas, c 'est pas mon truc.

Tu crois que ce sera dur de les séduire ? Oh, les séduire, non. C 'est plutÎt

pour se faire épouser.

Je crois que j 'ai mes chances.

Ah oui ? Pourquoi ? Parce que les hommes aiment les cochons. Et la plus cochonne

de nous deux, c 'est moi.

Ils aiment peut -ĂȘtre les cochonnes, mais ils aiment bien les petites

comme moi.

Tu parles, je parie, tu ne te fais mĂȘme pas enculer. Ça, c 'est ce que tu dis.

Et puis, j 'ai un autre avantage, je taille bien les pipes.

Ah ouais, t 'en es sûre ? Ben oui, d 'aprÚs les connaisseurs, je suis la

meilleure tailleuse de pub de toute la région.

Oh, tu sais, les pipes, c 'est bien gentil, mais ça ne suffit pas pour se

épouser de toute façon.

Ah oui, tu crois ça ? Ben, c 'est ce qu 'on verra, petite soeur.

En tout cas, je te préviens, je ferai tout pour gagner.

Moi aussi, je ne te ferai pas de cadeau. Alors la lutte sera rude.

Rude, mais loyale. D 'accord ? D 'accord. De toute façon, on se tiendra

courant de la situation.

La chasse au mari est ouverte.

Que la plus salope gagne. Que la plus salope gagne.

Bonjour, bonheur vert.

Bonjour, mademoiselle.

Mademoiselle. Non.

Appelez -moi Béatrice.

On ne va pas se faire de maniĂšre.

Tous les deux.

Corinne n 'est pas lĂ  ? Elle est

dehors. Elle vérifie ce qu 'on a débité au pont de Carandois. On voyait le

relevé de nos ventes chaque semaine.

Je n 'arrive pas Ă  remettre la main sur une facture dans ce bordel.

Hier soir, je suis certain de l 'avoir posée là.

Et mon client ne va plus tarder.

C 'est incroyable. OĂč est -elle ? Pardon.

Je suis d 'une maladresse.

C 'est pas grave.

Attendez. Ne vous inquiétez pas.

Je vais vous aider Ă  la retrouver, votre facture.

Laissez -moi faire.

Non, non, mais je... Non, non, vous donnez pas tant de mal.

Non, mais attendez, écoutez.

Non, mais je vais la retrouver tout seul.

BĂ©atrice, vous ĂȘtes sĂ»re que c 'est la facture que vous cherchez lĂ  ? Ah, je

crois que j 'ai trouvé.

Non, mais... Oh, Béatrice.

Non, mais vous ĂȘtes trĂšs sympa.

Non, mais je sais pas si je dois accepter. Vous savez, ça me gĂȘne.

C 'est si gentil.

C 'est toi, grand fou. Laisse -moi bien te faire.

C 'est sympa.

C 'est vachement sympa.

C 'est sympa, Béatrice.

Vous n 'arrĂȘtez pas.

Vous n 'arrĂȘtez pas.

C 'est bien.

C 'est difficile.

C 'est difficile.

C 'est triste.

J 'avais pu me douter.

J 'avais pu me douter.

C 'est bon.

C

'est

bon. Continuez.

Et Béatrice, je vais te dire, si tu m 'aimes comme tu le suis, alors

tu es la meilleure de l 'éther.

Je suis sûr.

C 'est trĂšs, trĂšs bon.

Il n 'y a rien de mieux.

C 'est trĂšs bon.

Béatrice.

Vas

-y,

tu as le rythme.

M 'en pardon, monsieur.

Oui, monsieur. Je suis Ă  vous tout de suite. Je vous en prie.

Alors, arrĂȘte. Il y a quelqu 'un ? Pardon ? Excusez -moi, j 'ai une

'enfer. Je suis vraiment désolé.

Qu 'est -ce que je peux faire pour vous ? C 'est moi qui ai téléphoné tout à l

'heure. Je suis M. Dupont de l 'Alma.

Oui, je viens reprendre la voiture. On m 'a dit dehors que c 'est vous qui avez

la petite facture. Ah, bien sûr,

oui, la facture, oui.

La facture. Oui, cette fameuse facture. Mais qu 'est -ce que j 'ai fait de cette

facture ?

Oui, c 'est là, je crois qu 'elle est tombée par terre, sous le bureau.

Bon, si vous l 'avez laissée tomber, qu 'est -ce que vous attendez pour la

ramasser ? La ramasser ? Ah oui, la ramasser, bien sûr. Oui,

il faut pouvoir.

Excusez -moi, vous avez un lavabo, vous ne pouvez pas bouger ? Vous savez chez

ce que c 'est, mon pauvre monsieur.

Attendez -moi mĂȘme.

Passe -moi la facture.

Parfois, ça dure plus d 'une semaine. J 'espÚre que non.

VoilĂ .

Parfait, j 'ai fini par la récupérer, cette facture.

Ah oui, c 'est bien la vĂŽtre.

Vous croyez que... Ça vient.

Ça vient.

Excusez -moi.

Ah, ça vient de me revenir, j 'avais oublié. Ah oui, ben, de quoi t 'as -tu

? Eh bien, en relevant votre facture, je viens de constater qu 'on vous a mis...

Oui ? Une batterie neuve. Ah, ah ben, ça fait bien, parce qu 'en plus, c 'est ce

que j 'avais demandé. Alors, vous avez tout ça bien dit. Ah ben, c 'est bien.

Oui, à part ça. Oui, à part ça, oui, oui. Eh bien, nous avons été obligés de

vous remplacer votre gicleur.

Mon gicleur ? Oui.

J 'ai un gicleur ? Non, mais vous ĂȘtes sĂ»r ? Moi, j 'avais pas de gicleur

bouché, moi. Et pourtant, il l 'était. Ah ben, ça, ça m 'étonne, alors. Ah ben,

si, si, je vous assure.

Et maintenant ? Oui ? Et maintenant ? Et maintenant quoi ? Et maintenant ? Et

maintenant ? Ce gicle ! Ça n 'arrĂȘte plus le gicle !

Excusez -moi, mais ça ne va pas noyer le reste.

Monsieur, rassurez -vous.

Non, non, non.

Une spécialiste s 'est chargée de tout nettoyer. Vous dites une spécialiste ?

Oui, une spécialiste.

Et c 'est la fille du patron.

La meilleure.

Au revoir.

Je vous enverrai un chĂšque, alors. Au revoir.

C 'est ça, au revoir.

Et Ă  bientĂŽt.

Au revoir.

Et bon voyage.

Vraiment aimé ? Ah oui.

Tu voudrais que je te fasse ça tous les jours ? Ah oui, oui. Et tu en as envie ?

Le matin, le soir ? Alors, tu es d 'accord ? D 'accord, pourquoi ?

Ben, pour m 'épouser.

Oh, je te trouve trÚs jolie, non, non, non, mais il ne faut pas précipiter les

choses. Je te plais pas.

Non, mais ce n 'est pas la question, non, je t 'assure, mais le mariage, non,

non, ce n 'est pas mon truc.

Enfin, trois moins un, il en reste deux.

Non mais attends, qu 'est -ce que tu veux dire ? Trois moins un ? Rien. Je

pensais Ă  quelqu 'un qui me disait qu 'il suffisait pas de bien tailler les

pipes pour se faire épouser. C 'est tout.

Attention,

monsieur Lucien, vous m 'arrosez. Oh, pardon.

Oh, pardon, je suis mort.

Mais non, mais non.

Allez, mon bon Lucien, continuez, continuez.

Mais c 'est vous, Françoise ?

Vous ne m 'avez pas entendu arriver.

J 'avais vu vos pieds, vos jambes et mĂȘme un petit peu plus haut.

Vous ne m 'avez pas reconnu.

Je ne vous connais pas assez intimement.

Maintenant, vous me reconnaissez un peu mieux.

Vous savez, je n 'ai jeté qu 'un oeil.

Quel d 'homme ? Je n 'ai pas vu grand -chose.

Vous aimeriez peut -ĂȘtre que je vous montre davantage ? Avec plaisir.

Et lĂ  ?

Comme ça, ça vous va ? C 'est charmant, vraiment charmant.

Vous ĂȘtes trĂšs bien faite, Françoise.

Vous voulez voir encore plus ? Oui, bien sûr.

Un spectacle pareil, je n 'en crois pas mes yeux.

Vous ĂȘtes superbe.

Et comme ça. Oh oui, c 'est fantastique.

Est -ce que c 'est mieux ? Oh oui, j 'aime.

Si ça me plaßt.

Oui.

Vous voyez maintenant.

Oui, mais si vous venez à cÎté de moi, je verrai encore mieux.

Je peux toucher ? Ah oui, bien sûr.

Mais Ă  une condition, que je puisse en faire autant avec vous. Pas de problĂšme.

Oh, quel vertige.

Oh, oui.

Oui, c 'est le moment.

Au revoir.

Tu sais, c 'était bien. Pour moi aussi, Françoise.

Ah, si tu voulais.

Oui, quoi ? J 'aimerais bien devenir ta femme.

Je dois dire, c 'est assez inattendu.

Mais écoute, Françoise, il faut que je sois franc avec toi.

J 'aimerais bien t 'épouser, c 'est vrai. Je t 'aime beaucoup. J 'ai adoré

l 'amour avec toi. Mais il y a une autre fille dans ma vie que j 'aime

énormément.

Oh, mais je ne suis pas jalouse.

Mais ce n 'est pas le problĂšme d 'ĂȘtre jalouse, Françoise.

Car cette personne n 'est pas n 'importe qui.

Ah bon, qui est -ce ? C 'est ta sƓur, Françoise. Oh, ma sƓur ! Oui, BĂ©atrice.

Oh, je comprends. C 'est plutĂŽt gĂȘnant qu 'une situation en plus, ça tombe mal.

Oui, mais il ne faut pas m 'en vouloir, Françoise.

Oh, je ne t 'en veux pas, va.

Tu sais, si je me marie avec toi, j 'aurai l 'impression de tromper

Et vice -versa, si je me marie avec Béatrice, maintenant qu 'on a fait l

j 'aurai l 'impression de te trahir.

Alors, je n 'ai qu 'une solution, n 'épouser ni l 'une ni l 'autre.

Oh, quel dommage.

AprÚs tout, ça ne fait qu 'un animal.

Il s 'agit bien du mĂȘme modĂšle que celle -ci, n 'est -ce pas ? Oui, oui.

Bon, alors, il ne va pas y avoir de problĂšme. Le moteur est sans intĂ©rĂȘt. Il

complĂštement fichu. C 'est pas grave. Comme au niveau de la carrosserie, c

la mĂȘme. Vous allez pouvoir dĂ©monter les piĂšces. Oui, d 'accord. Je pense que ça

fera votre affaire. Vous voulez aller voir l 'avant ? Oui. Mais attention, il

falloir faire un peu de gymnastique. Non, non, c 'est un an.

Corinne, vous voulez accepter de déjeuner avec moi ? C 'est tout ? Oui,

sûr. J 'ai réservé une table à l 'auberge d 'à cÎté.

Cela me ferait tellement plaisir.

Vous savez bien que c 'est tout Ă  fait impossible.

Pourquoi ? Et qui va s 'occuper de votre garage pendant que nous ne serons pas

là ? Écoutez, les garçons, pour une fois, peuvent trùs bien s 'occuper du

sans nous.

Allez, venez, il est presque millier de nuit.

J 'ai l 'impression qu 'il va falloir que je fasse une petite inspection.

En fait, dans toutes les inspections que vous voudrez.

C 'était trÚs, trÚs bon, là.

Oh, c 'est sûr.

vérifier les niveaux.

Attends, celui -lĂ . VoilĂ .

Oui, oui, comme ça, je me jure.

Attends. Attends.

Attends, celui -lĂ .

Allez.

Allez.

Rires.

Un cuisson tigĂ©rĂ©. Ça va marcher comme un avion. Tu vas voir.

Vas -y.

Tu

avais

raison, vieux.

Comment ça me débridait. Allez, comment ? Non, plus fort.

Ah oui.

Encore. Allez, tiens.

Tiens. Chaud.

Non, non.

Elle tourne à plein régime, là. Ah oui, ça va. Chaud, chaud, chaud.

Ah oui, plus fort.

Oh, je viens.

Oh,

un petit coup sur le pare -brise.

Ça va, ça va.

Une petite ville en june.

Vous l 'avez tout bien vérifié déjà.

Bien sûr, petite madame. Chez nous, la clientÚle est reine.

Et un dernier petit coup pour la route.

Eh bien, messieurs, je vous suis extrĂȘmement reconnaissante de vous ĂȘtre

bien occupés de ma petite mécanique.

Seulement, je vous demanderais de faire trĂšs attention Ă  l 'envoyage. J 'ai

remarqué qu 'il était trÚs délicat.

Ah oui, et par contre, n 'hésitez pas. Poussez vos rapports. Vous avez des

reprises excellentes.

Je vois, je vois. Et oĂč dois -je signer ? VoilĂ , c 'est ici.

Tenez.

Vous ĂȘtes trĂšs aimable.

Et je vous remercie de m 'avoir fait le plein.

C 'était une attention charmante.

Bye bye.

Certes, vous avez vu, Mme Leclerc a encore changé de voiture.

Je me demande comment elle fait pour s 'en payer une nouvelle chaque année.

Moi aussi, d 'ailleurs.

Il va bientĂŽt falloir que je songe Ă  en acheter une le 26 jours.

La mienne commence à se déglinguer de partout.

Ça ne devrait pas prendre plus de quelques minutes, n 'est -ce pas,

Maurice ? Euh... Quoi ? Qu 'est -ce qui ne devrait pas prendre plus de quelques

minutes ? Les bougies.

Les bougies ? Quelles bougies ? Celle de ma voiture.

Comme je vous le disais, j 'ai peur qu 'elle soit morte.

Le moteur tousse.

Le moteur tousse ? Ah ben ça, c 'est ennuyer que votre moteur tousse.

Oui, surtout avec une caravane. Avec une caravane.

Ah, il y a aussi une caravane ? Oui, je l 'avais dit. Vous ne m 'avez pas écouté

ou quoi ? Ah si, bien sûr.

Je descends dans le midi, vous comprenez. Alors si vous pouviez me

bougies tout de suite, moi ça m 'arrangerait.

Pendant ce temps -là, je pourrais manger un petit morceau à cÎté, c 'est

possible ? Oui, évidemment, allez -y, bien sûr.

Allez manger tranquillement, on va s 'occuper de vos bougies. J 'ai déjà mis

voiture devant le garage, vous ne pouvez pas vous tromper.

Oui, c 'est celle qui tracte la caravane. C 'est d 'accord, on vous fait

Mais, oĂč est -il, cette saligaud ? Avec une poule, je parie, hein ? Je vous prie

de m 'excuser, ma petite dame, mais de quel saligaud parlez -vous ? Ben, de

Norbert. Ah, bon, de Norbert.

Je suis sa femme.

Tiens. Enfin, pas officiellement, mais c 'est tout comme. On va bientĂŽt se

marier. Ah, mais félicitations.

Et vous savez, ce soir, quand il rentre Ă  la maison, quelle que soit l 'heure,

il est toujours banné.

Alors, c 'est louche.

Il travaille dur, vous savez.

Je suis certaine qu 'il a une maĂźtresse ici, au garage.

Mais il est oĂč d 'abord ? Il travaille parmi.

Allez faire un tour dans le garage. C 'est juste lĂ  derriĂšre. Vous le

certainement. Oui, et je n 'imagine pas tout seul, ce salopard.

Dis -moi, papa, tu savais que Norbert allait bientÎt se marier ? Moi, ça ?

Ah, Florence.

Mais, qu 'est -ce que tu fais ici ? Et toi ? Tu es tout seul ? Regarde autour

toi, chérie. Tu vois bien qu 'il n 'y a personne.

J 'avais peur que tu sois avec une femme.

Ici, dans ce garage ? Non, mais tu sais que... Tu sais que t 'es un peu dingue,

toi. HĂ© !

C 'est quoi, ça, hein ? Quoi ? Le rouge, là.

Non, mais ça doit sĂ»rement ĂȘtre la secrĂ©taire du patron. Elle m 'a embrassĂ©

matin pour me dire bonjour. C 'est pas un baiser amical, c 'est tout.

Ouais. Tu me prends le tĂȘte.

Oh, mais ça, c 'est la meilleure, ça. Non, mais tu veux me tuer, maintenant ?

Oh, bébé, enfin.

Qu 'est -ce que tu vas imaginer ? Tu sais que... Tu sais que je t 'aime, Ă  la

folie. Vraiment, Ă  la folie.

Et toute la journée, pendant que je travaille, je ne sais que de penser à

chérie. Si tu savais comme je suis amoureux de toi, c 'est...

Ouvre -le.

Non, non, pas une fille, tu plaisantes. Tout de suite, je te dis.

Non, mais si le patron vient et me voit une fille... Je m 'en balance.

Ah oui, tout de suite alors.

Bien.

Vous pensez d 'accord.

Qu 'on voit pas moi. Ouais.

Vas -y, gueule. Je vais t 'entendre.

Plus fort.

Vas -y, gueule.

Allez.

Encore, baisse -moi comme une chienne.

Oh, t 'es plus mouillée. Baisse -moi plus fort. Oui, dis -moi que tu veux que

te baisse encore.

Dis -le que je t 'entende.

Vas -y, plus fort.

C 'est comme...

Pardon, pardon, pardon.

D 'accord, je te pardonne.

Non, mais il faut que je retourne bosser maintenant.

Je suis Ă  la bourre.

Pardon, non, non.

Rentre -toi encore, comment ? Non, il va me falloir, depuis t 'aime.

Je vous aime, monsieur Maurice.

Moi aussi.

Pardon ? Bonjour,

mademoiselle Françoise.

Excusez -moi de vous déranger, mais c 'est vous qui avez écrit ce petit mot ?

Oui, c 'est moi qui vous ai donné rendez -vous ici. Vous voyez, je vous

attendais. Venez vous asseoir. Vous serez mieux ici.

Alors, qu 'est -ce que vous voulez me dire ? Rien.

Rien, mais qu 'est -ce qui vous arrive, mademoiselle Françoise ? Rien.

Non,

si votre pÚre venait et qu 'il rentre et qu 'il nous voit, ça serait pas bien.

Mais, moi, si vous insistez... Attention.

Bon, excusez -moi. Vous l 'aurez voulu.

Oui. Oui.

François, quelle surprise.

Ça, c 'est une surprise.

Et puis, vous sucez bien.

Oui, comme ça, encore.

Je l 'attends ce jour -ci.

Mademoiselle Françoise, vous avez une chatte si douce à caresser.

Suis -toi bien.

Françoise, oui.

Oh, vas -y, François, je t 'aviens. Allez.

Et maintenant, je vais te baiser.

Tu vas voir comment je vais te faire jouir.

Oh oui.

Je rentre de promenade.

Mais t 'es complĂštement folle avec ce froid.

Allez, viens, on rentre.

Tu peux m 'expliquer comment tu as fait pour te retrouver Ă  poil ? J 'ai rien Ă 

t 'expliquer.

Bon, d 'accord.

Mais alors, faisons le point.

Oh, ben, t 'as peut -ĂȘtre raison.

Un, Norbert.

Alors, celui -lĂ , avec son drapeau qui lui colle au train, c 'est mĂȘme pas la

peine.

Deux, Jackie.

Il m 'a dit ni oui, ni non.

Moi non plus.

Trois, Lucien. Alors, celui -lĂ , je ne veux mĂȘme pas en entendre parler.

Oh, moi, je le ferai quand mĂȘme.

Eh bien, je te souhaite bien du plaisir.

Je vais Ă  la salle demain.

Bonjour, Lucien.

Bonjour, mademoiselle Béatrice.

Je voulais vous demander quelque chose. Vous avez une petite minute ? Oui.

Il s 'agit de quoi ? Je serais curieuse de savoir ce que vous avez fait hier

avec madame François.

Ah.

M 'en parlez pas, j 'aime mieux oublier ce qui s 'est passé. On a fait un trait

lĂ  -dessus. D 'accord ? Oh, il vous a fait des avants ? Ah, des avants, oui,

tout Ă  fait.

Une exhibition complĂšte, devant moi.

Comme ça ? Oui, c 'est ça.

Comme ça, voilà.

C 'est ce qu 'elle m 'a fait.

Et ça vous a plu ? Oh ben, écoutez, c 'est normal, je ne suis pas en marbre.

on m 'écrite, je réponds.

Pourtant, vous avez l 'air inoffensive.

Inoffensive ? Alors, celle -lĂ , elle est bonne.

Non mais, dites -moi, Béatrice, je vais vous faire voir, moi, si je suis

inoffensive.

Qu 'est -ce

que c 'est que

ça

?

C 'est ça.

Je ne voulais pas en jouer Ă  tout de suite.

Doucement.

Comme ça.

J 'aime.

Attends. Regarde ça.

Regarde ça. Regarde ça.

Regarde ça.

Regarde ça.

Regarde ça.

Regarde ça.

Regarde ça.

Il se plaĂźt, c 'est un con !

Tu sens bien le cambouis, hein?

Oui. Oh, je vais t 'éclater.

J 'en ai marre.

Tu n 'auras pas le temps de te marier.

La vie de célibataire me convient.

Ma vieille mĂšre m 'occupe.

Je ne pourrais pas laisser tomber pour me marier, mĂȘme si je le voulais.

De plus, elle a pris de cÎté.

Je reste avec elle jusqu 'Ă  sa mort.

Tu pourrais... J 'ai du boulot maintenant.

MÚre, tu m 'as mis dans quel état ? Ma robe est foutue.

Alors maintenant, tout est de ma faute.

Non, mais c 'est quand mĂȘme gonflĂ©, hein.

La frangine avait vraiment raison.

C 'est qu 'un gros dégueulasse.

Décidément, avec ces gonzesses, on n 'y comprendra jamais rien.

Heureusement que maman existe.

Je t 'avais dit que ce type, c 'était un connard. T 'as vu le résultat ? Tu vas

pas me faire la morale ? Bon, récapitule.

Lui, tiens.

Alors lui, c 'est un jour oĂč il doit se marier, c 'est avec sa mĂšre.

Norbert, alors lĂ ...

Mieux pour renoncer.

GrĂące Ă  Jackie ? On a une chance, une comme l 'autre.

Ouais, mais il n 'arrive pas à se décider.

Entre les deux, son cƓur balance.

Quoiqu 'il y a peut -ĂȘtre une solution.

Si on faisait l 'amour toutes les deux avec lui.

Toutes les deux ? Pourquoi pas ? Il arriverait peut -ĂȘtre Ă  se dĂ©cider.

C 'est pas une mauvaise idée.

Eh bien, je vais lui téléphoner. Comme ça, les choses ne traßneront pas.

Tu veux l 'inviter ici cette nuit ? Ben oui, papa se couche tĂŽt.

On a le salon pour faire tout ce qu 'on veut.

Corinne, vous ĂȘtes bonne de bien vouloir ĂȘtre mĂ©chante avec moi.

Sous -titrage ST'

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Oh ! Oh

!

Oh ! Oh ! Oh

!

Merci.

Oui, comme ça.

Monsieur Maurice.

Bonjour, Jackie.

Monsieur Maurice.

Oui, tu veux me dire quelque chose, mon petit Jackie ? Monsieur Maurice, j 'ai l

'honneur de vous demander la main de votre fille.

La main de ma fille ? Mais parfait, je suis trÚs heureux et je te félicite.

Mais, tu me demandes la main de ma fille.

Mais de laquelle il s 'agit ? De Béatrice.

De Françoise.

Enfin, qu 'il s 'agisse de l 'aßnée Béatrice ou de la cadette Françoise,

-toi, mon petit Jackie.

Faut quand mĂȘme que tu prennes une dĂ©cision.

Choisis au moins l 'une des deux.

Tu es libre de prendre ta décision, mais fais -le.

J 'ai réfléchi toute la nuit et... Oh, pardon.

Excuse -moi, mon vieux, mais je n 'ai plus le temps de m 'occuper de toi.

On m 'attend.

On t 'attend ? Ah, parce que je ne vous ai rien dit.

Eh bien, hier, avec Corinne, nous avons discuté. Et elle a décidé de partager sa

vie avec moi.

Oui, et bien sûr, j 'ai abandonné cette idée de prendre ma retraite à la

campagne. Vous savez trĂšs bien, il n 'y a pas plus ennuyeux que la campagne.

J 'arrive.

Vous savez, on n 'a pas beaucoup de temps.

Et puis la vielle part Ă  midi.

Et nous partons au Seychelles.

Mais tu ne vas quand mĂȘme pas partir comme ça, papa. Et l 'avenir de tes

c 'était égal ? Et le garage, monsieur Maurice, qui va s 'en occuper ? Oh, pour

le garage, oui. Oui, j 'ai oublié de vous dire que tous les papiers étaient

prĂȘts chez le notaire.

Et mes filles, tout ce qui est lĂ  est Ă  vous.

Mais, mais alors, on n 'a plus besoin de se marier ? Se marier ? Mais ce n 'est

pas nĂ©cessaire de se marier pour ĂȘtre heureux.

Allez, bye bye, les filles.

Je vous enverrai des cartes postales.

Enfin, si j 'ai le temps.

Allez, au revoir.

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