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"Ces joies violentes ont des fins violentes."
Dans les années 80, l'Amérique rurale a été frappée
par la pire crise agricole depuis la Grande Dépression.
Profitant du désespoir des gens,
la famille Frost a accru sa fortune
en faisant passer de la cocaïne par la rivière Arkansas.
À leur apogée, les Frost étaient considérés
comme l'une des organisations criminelles
les plus puissantes du Sud.
Jusqu'à ce qu'un conflit éclate pour prendre le contrôle
du marché émergent de la méthamphétamine.
Désormais, trois frères se partagent l'activité.
Ray et son frère Donny gèrent le trafic de cocaïne,
Walt, de la méthamphétamine.
Une famille.
Deux camps.
État de l'Arkansas, 1992
Autre actualité.
L'un des chefs de la célèbre famille Frost,
Walt Frost, a été innocenté
des accusations liées à la drogue,
après 17 mois de poursuites par l'État de l'Arkansas.
Son frère Donny avait évité une peine
pour trafic de drogue lié à la cocaïne
et aux cartels colombiens, l'an dernier.
Par chance, l'État voit se calmer
une querelle de dix ans avec la famille Frost,
attisant des théories...
Bonjour, Henry.
J'ai Lucas Frost, pour voir Ray Frost.
- Quelle heure est-il ? - 10 h 15.
VoilĂ .
- Hé, trésor. - Salut, maman.
Dickey.
Ton oncle Donny était là .
- Ah oui ? - Ouais.
Oui. On voit passer tellement de Frost ici.
On devrait encaisser un loyer.
Bon courage pour ça.
- Tu es passée le voir ? - Non.
Je lui transmets un message ?
"Joyeux anniversaire".
OK. Rien de spécial, hein ?
- Hum hum. - OK.
LA VALLÉE DE HEARN
- Frost ? - Oui !
30 minutes.
Je pourrais pas oublier mon anniversaire...
C'est le seul jour oĂą tu passes.
Joyeux anniversaire.
- C'est quoi ? - Viande de cerf séchée.
Tu n'étais pas interdit de chasse ?
Quoi ?
Je vais me marier.
Bien. Des projets d'enfants ?
- Probablement assez vite, oui. - Bien, bien.
Perpétuer notre nom. C'est important.
Un problème ?
- Allez. Dis-le. - Il n'y a pas de problème.
C'est juste que...
je vais avancer.
Avancer ? Ça veut dire quoi ?
Que je vais pas amener mes gosses ici.
Eh bien, toi...
Tu es un sacré phénomène.
Quel cadeau d'anniversaire de merde.
Désolé. Je pensais que tu comprendrais.
Assieds-toi.
Assieds-toi, bordel de merde !
Il y avait ce vieux pentecĂ´tiste.
Avant, je le voyais
avec un serpent Ă sonnettes qu'il agitait dans son jardin.
Il disait toujours que son esprit si fort...
lui évitait la morsure.
Ce jour-lĂ , le serpent lui a mordu la tĂŞte.
Ce fils de pute a crevé
en 15 minutes chrono.
Un autre serpent aurait pu s'abstenir de mordre
au moins 1 000 fois.
Mais le venin...
Le venin a toujours été là .
Toi, mon fils, tu es un serpent Ă sonnettes.
Tout comme moi.
Eh, tu ne me connais pas, Ray.
Au revoir, Ray.
RÉSERVÉ AU PERSONNEL AUTORISÉ
Excusez-moi.
Je peux ouvrir un compte ?
- Oui. Quel type de compte ? - En fait...
Je me marie.
- Félicitations. - Merci beaucoup.
Est-ce que vous proposez les comptes joints ?
- Oui, bien sûr. - C'est génial.
- En fait, j'ai de l'argent. - Combien ?
J'en ai assez.
- En fait, c'est plus qu'assez. - Très bien.
- Parlez-moi d'elle. - D'accord.
Elle a des yeux magnifiques.
D'accord.
De quelle couleur ?
Marron, je dirais.
Un sourire plutĂ´t mignon.
Et je dirais un sacré c...
- Sens de l'humour ? - Oui.
C'est ce que j'allais dire. Le sens de l'humour.
- Je bégaie un peu. - OK.
Les comptes joints, c'est très compliqué, et...
Je dois prouver Ă mon patron que c'est vrai.
- Vous comprenez ? - OK. Oui.
C'est un casse-tĂŞte pour vous, oui.
C'est compliqué.
Je peux fournir des justificatifs ?
Oui. Il va falloir effectuer un dépôt initial.
- OK. Vous... - Un dépôt très important...
Il doit se présenter sous la forme d'un...
acte d'amour et de dévouement gênant.
Ça a l'air bien précis.
- Oh, oui. - Oh, non. Pitié.
Allez...
- C'est quoi, ça ? - Rien.
C'est quoi, cette note ?
Oh, mon Dieu.
- Allez, M. Frost. - Non.
Hé, hé. Hé ! Hé !
Avant, je dormais toute la journée
Sans nulle part oĂą aller
Pardon, désolé de vous déranger,
mais j'ai quelque chose Ă dire.
Moi, Lucas Frost,
je déclare être fou amoureux d'Emma Elizabeth Darling.
Elle est mon rayon de soleil,
ma tendre moitié,
le battement de mon coeur.
Sans son éclat incroyable,
je serais perdu pour toujours.
Elle est authentique.
D'une honnêteté à toute épreuve.
Ma meilleure amie.
J'ai tellement de chance de t'épouser.
Et je suis le con le plus sexy du coin.
- J'ai pas écrit ça. - Si. Elle l'a fait. Merci.
Ne peut pas soulager ma tristesse
Écoutez, tout le monde doit rejoindre une destination
Que le ciel soit nuageux
ou plutôt ensoleillé
Chaque journée est parfaite pour la passer avec toi
...super demoiselle d'honneur. Tu l'imagines dans cette robe ?
Oh, mon Dieu.
- Elle acceptera ? - Elle va manger les fleurs.
"La ferme" ? Tu dis ça à ta femme ?
Tu entends ça ?
Oui. C'est rien de méchant.
Ça s'arrange pas.
Ouais.
- Mon rĂ´le ? - Ouais !
Tu fais quoi, toi ? Dehors, Ă rien faire ?
- Tu me fais chier sur tout. - T'es incroyable.
Salut.
Salut.
- Salut. - Désolée pour ça.
- Ça va ? - Il fallait pas.
C'était sur le chemin.
- Ça va ? - Salut.
- Désolé pour ça. - C'est rien.
- Tu veux du café ? - Oui, volontiers.
- Moi aussi. - Oui ?
- Pas de sucre, cette fois. - OK.
DERNIER AVIS
Désolé.
Les banques, aujourd'hui. Elles ménagent personne.
C'est vraiment injuste. Ne le prends pas mal, Emma.
Je vais parler Ă Tuck.
Comment tu vas ?
- Je suis fatiguée. - Oui, je sais.
Il vient de chez Wyn Carson.
Il tire super droit.
Dommage, avec ton strabisme.
Fais-moi voir ça.
Merci.
Ouais, c'est pas mal.
Je suis passé voir Ray.
D'accord.
Et alors ?
J'ai annoncé la nouvelle. Et ce qui va avec.
C'est pas lui, le méchant.
C'est maman. Elle t'a lavé le cerveau.
Pas du tout.
Il a tué des trafiquants, et alors ?
Tu crois que mes gamins vont grandir entourés de drogue ?
J'ai apporté des provisions.
- Il fallait pas. - Oui, je sais.
- On s'en sort. - Ouais.
Je vais prendre soin d'elle, comme toujours.
Tant que tu retravailles pas pour la famille, ou Donny.
On est frères, mais je suis un bâtard.
- Vraiment. - Ça a l'air mal barré ?
- Faut voir ton chef de clan ? - Papa, un autre. Je suis...
Quoi ?
T'es clean ?
- Non, c'est bon. - Ne te vexe pas.
Tuck !
On va toujours Ă la course de Bryce ?
Oh, oui ! Bryce Frost remonte deuxième.
...une demi-seconde cette fois. Et le voilĂ !
Il commence Ă s'enflammer. VoilĂ Frost,
et il passe !
Il passe et prend la tĂŞte.
C'est un génie dans les virages.
Il me rappelle un peu toi.
- Excuse-moi. Tu peux répéter ? - Non.
- Un génie ? M'man. - Non.
- M'man. Tu entends ça ? - Non.
Alors, ces préparatifs ?
- On a juste choisi les fleurs. - Ah oui ? Alors ?
- Des hortensias. - J'adore les hortensias !
- Tuck, je veux un coca. - Y a la course. Lucas ?
Y a la course.
- J'y vais. - C'est Ă Tuck.
- Non, elle. - Tuck, vas-y !
Je le redemanderai pas.
C'est pour ça qu'aucun mec ne peut te supporter.
Tuck !
- Ouais. Quoi ? - Tu plaisantes ?
- Quoi ? - Quels enfants bien élevés.
- Au moins un demi. - Viens.
- Ça dépasse tous tes espoirs. - Viens.
On y va.
Tuck. Tuck !
- OĂą tu vas ? - Je la supporte pas.
Toujours les mĂŞmes conneries, tu vois ?
Tu le vois ? Elle fait que...
que me provoquer sans raison, mec.
Pas du tout.
HĂ©, c'est pas ce qu'elle fait ?
- OK, peut-être un peu. - Sérieux ?
- Ouais. - Ouais.
Tout le temps.
Oh, merde.
C'est qui ?
C'est Sid.
C'est un Frost ? Je l'ai jamais vu.
C'est mon cousin.
Le grand, c'est son grand frère, Eli.
Ce sont les gars de Walt.
Il a pas l'air net.
Il est Ă Tucker depuis 1988.
- Il a poignardé son vieux. - En 87.
On sort pas après cinq ans pour un crime.
Il faisait du trafic.
Ce n'est qu'un bouffon.
- HĂ©. HĂ©. - Hum.
C'est rien, ma chérie.
- OK ? - D'accord.
Fais-le revenir.
Viens, Tuck.
- Non. Je suis bien. - Viens. On va prendre un soda.
Un petit soda ? Et du pop-corn ? Hein ?
Il m'a presque eu au dernier tour, mais j'ai...
J'essaierai de partir du fond.
Tu cours la semaine prochaine ? Je suis fier de toi.
Tu vas venir ?
- Je viendrai. - Bien.
Je t'aime.
- Moi aussi. - Câlin.
- Bravo, Bryce ! - Ouais !
- Bryce ! - Je suis fière de toi.
Je me sens si bien avec toi Ma chérie
Vas-y, monte.
Waouh !
Continue comme ça !
La vie ne promet rien
Ne promet rien
Pour l'avenir
Tout le monde connaît des hauts et des bas
Oh, ma chérie
Des surprises agréables à venir
Surprise
Salut.
Debout. C'est l'heure du café.
Le café. L'heure du café.
J'ai pas... Non.
- C'est trop tĂ´t. Pourquoi tu... - Oublie pas...
Je dois déposer ces chèques.
Oui, et je dois aller bosser.
Et tu conduis.
Ouais.
Salut.
- Qu'est-ce que t'as ? - Rien. Je suis tombé malade.
J'ai prévenu. Je vais rester tranquille.
Oh, mon cul. Je vais me taper le boulot de deux ?
Je te couvre tout le temps.
Ne fais pas ça.
Allez ! Tuck !
Chéri, tu me passes les chèques ?
- La casse de Bateland ? - Oui.
On a besoin de toutes ces fleurs, ou... ?
Ouais.
- Oh, d'accord. - Ouais.
Mais de toutes ?
Je veux chacune de ces fleurs.
OK.
Alors, tu les auras toutes.
Tony. Tu fous quoi, lĂ ? La Pinto attend.
Ouais. Je vais plus bosser sur les Ford.
Je te l'ai dit. C'est plus Tony. Juste "T".
T'as pas de grosse chaîne en or autour du cou, Tony.
C'est grâce à ton père que tu bricoles ici.
Maintenant, apporte ton eau.
La fontaine est pour les filles.
Bonjour, Emma.
- Bonjour, Merle. - Tu n'as qu'Ă ...
déposer ces chèques pour Anna.
- Elle est en retard. - OK.
Salut, Tony.
Quoi de neuf, Emma ?
- Tu vas bien ? - Oui.
C'est cool.
Personne ne bouge !
Le coffre-fort. Bouge !
- Tu l'as repéré ? - Ouais !
Mets-la debout, bordel !
- Debout. - Non.
- Fais-la se lever ! - Non.
Non !
Du calme et tout ira bien.
...des averses et des orages mardi en fin de journée
Mercredi et jeudi, la météo s'éclaircit.
- Vous êtes pas obligés. - Ta gueule !
HĂ©. Tu peux te calmer un peu ?
Désolé.
Tu connais "Amazing Grace" ?
La putain de chanson. Tu connais ?
Oui. Je la connais.
On va la chanter. OK ?
Grâce étonnante
Au son si doux
Qui sauva le misérable
Que j'étais
- Continue. - J'étais perdu
Mais j'ai retrouvé ma voie
- J'en ai un ! - J'étais aveugle
Mais maintenant
- Je vois - Putain, c'est long !
C'est la grâce qui m'a enseigné
Tu te magnes ?
- La crainte - Je suis Ă fond !
- Va plus vite, bordel ! - Et la grâce
A apaisé ma peur
Je suis Ă deux !
- Tu la mates ? - Non.
- Pourquoi ? - Je fais rien.
Si tu regardais ça ?
Bouge pas.
Bouge pas, putain !
J'en suis Ă ...
Oh, merde.
- C'est parti seul. - T'es con, putain ?
- Je voulais pas ! - T'es con ? Putain de...
Je voulais pas tirer.
J'ai pas fait exprès.
- C'est parti. - T'es trop con.
- On se tire ! On a l'argent ! - Merde.
On se barre. Allez.
On se barre, mec !
On se tire !
Emma ?
Emma !
Emma !
Qu'est-ce qui s'est passé ? Hein ?
- Je sais pas. - Emma ! Ma chérie.
Ma chérie. Hé !
Mon Dieu. Appelle la police.
Hé, ma chérie. Ma chérie. Hé ! Hé !
Est-ce que tu...
- On a besoin d'aide ! - Tu as un chiffon ?
Ma chérie. Mon trésor.
- Allez, chérie. Réveille-toi. - Venez vite !
- Vite ! - Réveille-toi !
Ma chérie.
Ma chérie.
Allez.
Va chercher de l'aide !
Va chercher des secours !
Allez, ma chérie. Allez, réveille-toi.
Allez ! Va chercher de l'aide !
Tucker.
- Darlene. - Comment il va ?
Il est dans la cuisine. Va lui demander.
Des pistes ?
Je peux rien dire.
Dickle, laisse-nous.
Ne fais pas ça, Tuck.
C'est Dickey. Tu le sais.
Je veux parler à ma mère. Va à la voiture, merde.
Tuck.
- Je t'attends lĂ -bas. - Merci.
Tu as déjà trouvé Eli ?
Dis-moi ce qui se passe.
Il aurait quitté la ville.
Je dois garder le silence sur l'enquĂŞte.
Hé, je parle à ma mère, là , pas à la flic.
On sait quoi ?
Je ne peux pas en parler.
Mon chéri.
On va trouver les coupables.
On va trouver Eli.
Je te le promets.
D'accord ? Il va falloir ĂŞtre patient.
Oncle Donny est lĂ pour toi.
Je voulais passer.
Présenter nos condoléances, tout ça.
Pourquoi t'es lĂ ?
Il y a eu une réunion...
entre les deux côtés de la famille.
Walt y était.
Tu sais ce qu'il a dit ?
J'écoute.
Le braquage n'a rien à voir avec son côté.
- Eli n'était pas au garage. - Il y était.
Pas d'après Walt.
Eli était là .
Il était à ton grand-père.
- Tu devrais le prendre. - Pourquoi ?
Le nom du fils de Walt a circulé pour un braquage avec meurtre.
Tu dois ĂŞtre prĂŞt.
Attends. Ils vont pas s'en prendre Ă Lucas.
C'est bon. On sait tous que c'est Sid qui l'a tuée.
Mais vous êtes trop occupés à craindre Walt
comme si c'était le loup.
Et alors, putain ? T'es pas un Frost !
- T'es là juste grâce à lui ! - Hé !
On est lĂ pour aider Lucas.
Je te le rappelle.
T'es un bon gamin.
T'es aussi le fils de mon frère.
Et je serai lĂ pour toi jusqu'Ă ma mort.
Mais je peux pas déclencher une nouvelle guerre.
Même si je crois que l'un de ces gars a tiré.
C'est mauvais pour les affaires.
Avec tout mon respect...
FROST
Emma est morte Ă cause des affaires de famille.
Rien Ă foutre du cadeau.
Bonne nuit Ă tous.
Bon sang, fais-lui entendre raison.
ArrĂŞte avec ce regard.
En cette heure, ce matin...
je vais lire le 23e Psaume.
"L'Éternel est mon berger.
Je ne manquerai de rien.
Il me fait reposer dans de verts pâturages.
Il me dirige près des eaux paisibles.
Il restaure mon âme.
Il me conduit vers la justice
Ă cause de Son nom.
Quand je marche dans la vallée
de l'ombre de la mort..."
Du calme, mon chéri.
"Quand je marche
dans la vallée de l'ombre de la mort,
je ne crains aucun mal,
car Tu es avec moi.
Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Tu dresses devant moi une table,
en face de mes adversaires.
Tu oins d'huile ma tĂŞte,
et ma coupe déborde."
Face à cette tragédie
qui a secoué notre communauté,
j'ai beaucoup de mal
- Ă me tenir ici ce matin, - Non, non.
alors qu'il y a quelques jours, j'étais assis dans cette...
Sid !
OĂą est Eli ?
Répète ça.
OĂą est Eli ?
C'est mon petit frère.
Tu crois pas que je vais parler ?
- Je veux juste Eli. - Écoute-moi.
Tu as passé trop de temps isolé, à jouer avec cette fille.
Tu faisais pas attention.
Tu vises un membre de ce côté
et tu ouvres la boîte de Pandore.
Tu dois te méfier des gars déterminés.
C'est mon conseil.
Cet enfoiré a assez faim pour bouffer n'importe quoi.
Méfie-toi des affamés.
DRIVE-IN AMÉRICAIN
Merde. Ça nous retombe dessus,
donc ça te retombe aussi dessus.
Je t'ai tout expliqué.
Disperse la moitié de la cargaison. On va juste...
Attends. J'ai de la visite. Je te rappelle plus tard.
Pour moi, un burger
sans fromage, cornichons et oignons. Mayo Ă part.
Chef.
- On fait quoi ? - Je commande un burger. Toi ?
On devrait pas lui parler ?
Deux, en fait. À emporter.
Pardon.
Merci.
- Dickey, attends Ă la voiture. - Quoi ?
J'attends le repas. Reste Ă la voiture.
- Bonjour. - Et cette enquĂŞte, adjointe ?
Ça fait quoi d'être flic ?
Je me suis toujours demandé.
Ça me fascine, tout ça.
Poursuivre les méchants, jouer aux gendarmes et aux voleurs.
Ça doit être amusant.
Il n'y a rien d'amusant avec les meurtriers
et les pédophiles.
C'est quoi, déjà , votre activité ?
L'import-export.
- De quoi ? - Un peu de tout.
Vous savez ce qui compte le plus dans le métier ?
La comptabilité ?
Montrer aux gens que vous rigolez pas.
Vous savez comment ?
Vous allez me le dire, non ?
Il faut faire peur.
Vous voyez, la peur...
y a que ça pour que les gens comprennent
que vous êtes sérieux.
Et mes affaires, c'est très sérieux.
Mais regardez-moi.
Je prĂŞche une convertie, non ?
La peur m'est inutile. J'ai la loi.
Vous vous trompez, lĂ .
Pour un flic aussi, c'est sérieux, tout ça.
Si on vous barre le chemin,
vous éliminez la personne.
Parce qu'il faut juste un petit doigt
pour faire un exemple de quelqu'un.
Et puis, merde...
Qui connaît vos limites ?
C'est pas vrai ?
On a quelque chose en commun.
Vous et moi, on est des destructeurs.
Et on doit se demander...
qui ça va être.
De qui on va faire un exemple...
pour montrer Ă tout le monde...
qu'on est sérieux ?
La commande 24.
C'est la vĂ´tre, je crois.
Ă€ bientĂ´t.
Le dernier appel reçu venait du numéro
501-154-3210.
501-154-32...
Renseignements.
J'aimerais l'adresse du 501-154-3210.
Ellie !
Prête ? Regarde ça.
- Attrape la balle. - Sales mouches.
Va la chercher.
PrĂŞte ?
Je vais t'attraper ! Oui, je vais t'attraper !
Ellie !
- Je peux vous aider ? - Bonjour. Lou Byers ?
Qui ĂŞtes-vous ?
Shérif adjoint Woodley.
Je peux entrer ?
C'est le bazar. Je vais plutĂ´t sortir.
Vous savez, j'ai vu pire.
- En fait, je suis venue... - Je crois savoir.
Eli Frost.
C'est bon. Je suis au courant pour le braquage.
Et je sais que c'est le dossier sur Eli et moi qui vous amène.
Mais ce que vous dit pas votre classeur Ă tiroir...
c'est que j'ai pris un an pour ce fils de pute.
Eli Frost...
peut bien pourrir, je m'en fiche.
Si vous le cherchez, allez Ă Ketcham Mill.
Son atelier est lĂ -bas.
Ă€ Ketcham Mill ?
C'est sur la route 300 ?
Exactement.
Il y a un mirador pour chasser le cerf.
L'atelier est dans un abri, à 400 mètres de là .
C'est vraiment isolé, non ?
Pas évident pour le transport sur la 300.
C'est vous, l'enquĂŞtrice.
Je ne fais que mon devoir de citoyen.
OĂą sont les toilettes ?
Première porte à droite.
Tuck !
- Quoi ? - Tuck !
Un carton a été déposé. Ellie l'a vu bouger.
- Y a quoi dedans ? - Je sais pas, mais y a un truc.
HĂ© ! Excusez-moi.
Vous voulez fouiner ici ? Venez avec un foutu mandat.
C'est prévu, M. Byers.
Merci pour votre temps.
On doit veiller à ne pas tirer de conclusions hâtives.
Tu as vu quelqu'un ? N'importe qui ?
Non. J'étais avec Ellie.
Prenez vos affaires. On va tous Ă la maison du lac.
Allez. On y va.
On va jouer encore dehors ?
- Les mains en l'air ! - Bordel, c'est quoi ?
- Vous faites quoi ? - Posez ça !
Baissez vos armes !
- C'est quoi, ça ? - Posez vos flingues !
- Mains en l'air, putain ! - Du calme, bordel !
On baisse nos flingues ? Eli ?
On leur montre comment on fait. Pose-le.
Pose le flingue.
Je négocie pas avec des flingues.
C'est bon, non ? On peut parler en adultes.
- OĂą est Holt ? - Holt est dehors.
Je la fais courte. Holt a pris sa retraite.
Le nouveau fournisseur, c'est moi.
Il y a des limites.
T'es au courant ?
Ton père aussi.
Donny, le monde change.
Je te donne l'occasion de changer avec.
Je veux faire affaire.
Moi, avec toi.
C'est peut-ĂŞtre lui...
celui qui a tué Emma.
Et toi...
T'es fou si tu crois que je veux traiter avec toi.
Tu sais quoi ?
C'est marrant.
- Je m'en charge. - Non.
- C'est bon, je peux le faire. - Ça va aller.
Je vais m'en charger.
Ouais.
Allez, fini de discuter.
Ça finit par me lasser.
C'est oui, ou non.
Oui, ou non ?
Voici mon offre.
Va te faire foutre.
Bon sang, qu'est-ce que tu fous ?
Mais putain...
Eh ben, dis donc...
- Bordel, pourquoi ? - Fallait dire oui.
Vous inquiétez pas. C'était juste...
une question de temps, en fait.
On pourra pas nettoyer ça à temps.
- On doit se tirer. - OK, Eli.
Eli...
Appelle Reed.
Dis-lui de venir débarrasser les corps avec Fiddle.
- Attends... - Lou et toi,
emportez tout chez lui.
Attends un peu. Tu vas oĂą ?
Ă€ la maison.
Un voyage, ça suffira pas.
Eh ben, fais plusieurs voyages, espèce de dégénéré.
Merde.
Bon sang, il est vraiment lourd.
- On fait quoi d'eux ? - On les balance.
Pourquoi pas. Un voyage de moins.
Ça me semble assez évident.
Sid cherche Ă sortir du cercle familial.
- Tu crois que Walt s'en doute ? - La ferme.
- C'est quoi, putain ? - Y a un mec ! Allez !
LĂ -bas ! Il court ! Allez !
Je sors par-derrière !
Merde.
Merde !
Oh, merde !
Fiddle ! Reed !
C'est moi. Je m'enfuirai pas.
C'est pas moi...
Mauvaise coïncidence. Juré.
Alors ? On fait quoi ?
- On le tue ? - La ferme. Je réfléchis.
T'es trop lent.
- Écoutez. - C'est pas mon problème.
- Cool. - C'est le tien.
- Quoi ? - Je nettoie. Byers attend.
Reed. Reed !
Fiddle. Fiddle. Écoute.
- Désolé. Je sais pas... - Tourne-toi.
Tourne-toi.
- C'est bon. - Tourne...
Tourne-toi.
- J'ai rien vu. - Je m'en fous. Avance.
Allez, Fiddle.
- Je dirai rien, OK ? - ArrĂŞte de parler !
On est une famille !
Frederick Carson s'est ravisé en voyant votre arme ?
- Qui a parlé d'une arme ? - Moi.
Oh, merde.
- Elles sont debout ? - C'est quoi ?
Écoute.
Il faut que tu restes calme.
Bon sang.
Où est-ce que t'as eu ça ?
J'ai croisé Fiddle et Reed.
Ils étaient occupés à bouger des corps.
- De qui ? - Aucune idée.
Je dû me tirer sans voir les corps de près.
- Et tu voles la drogue ? - J'étais perdu.
OK ? Au moins, je reste pas assis ici.
On fait profil bas. C'est le plan.
- On fait que... suivre le plan. - OK, écoute.
Walt deale de la meth. LĂ , c'est de la coke.
OK. Et alors ?
Ils font ça dans le dos de Walt.
Walt le sait pas. On va le lui dire.
- Vraiment ? - Oui.
Voir ce putain de Walt Frost
- en te la jouant Rambo ? - Rigole pas.
- T'es sérieux ? Je me bouge. - Calme-toi.
- Hé ! Il se passe quoi, ici ? - Désolé.
- Ellie est au lit. - Désolé, Tawn.
On dit pas un foutu mot, Ă personne.
OK.
Maman fait son boulot.
Cette merde disparaît.
Tu me fais confiance ?
Je te fais confiance.
Quoi ?
C'est Bryce.
On a trouvé son corps à la rivière.
Le cousin Jeb et l'oncle Donny aussi.
Lucas.
- Lucas, attends. - J'ai assez attendu.
Écoute. Je comprends, mais ne fais rien de stupide.
Quoi de stupide ?
- Hein ? Arrête ! Réveille-toi ! - Ça suffit !
Personne ne fait...
- rien ! - Je fais tout mon possible.
- Tout. - Tu arrêtes pas de dire ça.
- Notre clan se fait tuer. - Quoi ?
- Trésor, il... - Il avait 18 ans !
Oui, je sais. Je sais.
Et on va tout faire pour régler le problème.
Lucas.
- Tu viens ? - Je pourrai rien faire !
Tuck.
- Non. Ne va pas avec lui. - Je t'aime.
Bonjour.
Vous cherchez quoi ?
Mon frère et moi, on veut se mettre à la chasse.
Vous ĂŞtes novices ?
De Little Rock, non ?
Alors, voyons voir ça. Vous avez le calibre 12.
Il est polyvalent.
C'est l'idéal pour débuter.
Il a l'air léger, mais méfiez-vous du recul.
Et les cartouches ?
Ça dépend. Pour chasser quoi ?
Des canards. Des cerfs.
Les balles pour les cerfs.
Sinon, cartouches Ă plomb.
500 dollars pour le fusil.
Cinq dollars les sept balles. Paiement en espèces.
- On le charge comme ça, non ? - Ouais.
Ça, c'est la chambre, non ?
- Oui. - Ouais, c'est bon.
HĂ©, vous faites quoi, bordel ?
Je veux voir Walt.
Les fusils, j'en ai vu d'autres.
Ça peut être le dernier.
Faut vous... vous calmer.
Il faut utiliser ce téléphone pour le prévenir.
Il faut juste...
OK. Doucement, mon grand.
Ouais. Dis Ă Walt qu'il a de la visite.
Deux jeunes hommes. Inconnus au bataillon.
Oui, OK.
D'accord. Je leur transmets le message.
Putain de merde !
Baissez vos armes. Vite.
Je veux juste parler Ă Walt, OK ?
- Beau gosse, lui. - Putain !
Vous pouvez éviter ça.
Prends le sac.
WHITE STAR
Tiens, tiens...
Je sens le...
le sang de...
de ma propre espèce.
La dernière fois que je t'ai vu, tu devais être tout gamin.
Comment va ton vieux ?
C'est pas le sujet. Je viens pour un deal.
Un deal ? OK. Mais,
tu sais, d'habitude, quand je parle business,
j'aime bien que les armes soient rangées.
Rangez vos foutues armes.
Tout le monde range son arme !
D'accord.
Putain.
T'as plus de couilles que ce que je pensais.
Regarde-toi. T'es costaud.
Les épaules larges.
Ouais, un peu tendu, mais...
On doit parler affaires.
T'aimes négocier, hein ?
Ça me plaît bien.
Tu vois grand, aussi.
J'aime ça... dans une certaine limite.
Maintenant, je suppose que...
ça a un rapport avec ce sac mystérieux, hein ?
C'est de la cocaĂŻne. Je te la donne.
Je te laisse le sac.
Non, non, non. Elle est...
pas Ă moi ni Ă toi.
Tu sais, les choses changent de mains, mais...
elles ne sont jamais vraiment...
Ă nous, tu vois ? En fait,
tu me proposes un truc
qui pourrait m'intéresser
en échange d'un truc...
que je possède
et qui t'intéresse vraiment.
Eh bien...
C'est comme ça que ça marche, hein ?
Je suppose que oui.
Peu importe ce que tu fous, suppose pas. Sois sûr.
Tu vois...
Je dois être sûr que t'es fiable
par rapport Ă ... ce deal dont on parle.
- Donc, tu supposes... - Non. Je le dis.
Alors, mon garçon ?
- Tu veux échanger cette coke ? - Oui.
- Pour sceller le deal ? - À une condition.
Waouh ! Bon sang, fiston !
C'est bien ! LĂ ...
LĂ , on avance. Je vais t'expliquer.
T'es un dur Ă cuire, fiston.
Alors...
Une condition ? Bien.
Quelle est la condition...
de ce deal du siècle ?
La cocaĂŻne...
en échange de quoi ?
Je veux Eli.
Oui, je vois...
Je sais que tout ça, c'est encore nouveau pour toi,
mais tu ferais mieux d'aller demander...
Ă ce bon vieux Ray...
de te donner le prix de la drogue sur le marché.
Parce que, Ă mon humble avis,
tu demandes le prix fort.
Ça sent l'arnaque.
Fiddle et Reed déplaçaient la came au hangar à bateaux.
Mais aussi des corps.
Mais tu le sais déjà , hein ?
Parce que Sid et Eli
essaient d'agir dans ton dos.
De prendre notre part du business.
Mais tu laisserais pas tes gars te marcher dessus, si ?
Pourquoi je devrais croire tes conneries ?
Parce que Donny...
Jeb...
et Bryce sont tous morts.
Je récupère ce business, donc tu fais affaire avec moi.
Dans ce cas, OK.
Je vais faire affaire avec toi.
Je te laisse tout.
Le trafic de drogue ?
Tout le business.
Qu'est-ce que tu mijotes, fiston ?
Je veux juste Eli.
Et rien d'autre.
T'as vraiment rien à voir avec ton père,
je te l'accorde.
C'est l'occasion pour toi...
de prendre la tête de tout le marché.
D'un seul bloc.
C'est jamais arrivé.
Je dois aller...
vérifier ma poitrine de boeuf.
Vous ĂŞtes les bienvenus Ă table.
Fiddle.
Tu sais qui était T. R. Frost ?
Non.
Ton arrière-arrière-grand-père.
Le dernier chef de la famille.
Il est mort en 1929. Tué par son propre clan.
Tu devrais connaître tes racines.
Il restera le premier chef depuis 1929.
D'accord pour le deal ?
Oui. Oui.
Très bien.
- Bien. Accord conclu. - Non.
Y a pas de putain d'accord.
Pas quand tu débarques chez moi
et que tu fous la merde avec mes gars.
Va te faire foutre.
Grosse merde.
De la cocaĂŻne ?
C'était pas nous.
Ah oui ? Je m'en fiche.
Déjà , vous mettez l'enquête en péril.
Mais moi aussi.
- Walt, c'est la piste qu'on... - Pas ce nom.
Je ne veux pas l'entendre.
Je parle de ton frère et toi.
Passons ces conneries. ArrĂŞte-nous tout de suite.
Quel est ton problème ? Pourquoi tu me détestes ?
J'ai jamais dit ça.
C'est lui qui l'a dit.
- C'est quoi, ces conneries ? - Ce n'est pas lui.
C'est toujours lui.
Moi, je suis juste l'accident.
Je suis une mère.
Tu ignores combien c'est fort.
En fait, j'ai une petite fille,
donc je pense en avoir une petite idée.
Non, c'est différent.
Si tu étais mère, tu ne serais pas assis ici
pendant que ta femme
élève votre petite fille toute seule.
Crois-moi. Je sais ce que c'est.
Tuck ?
Je peux regarder ?
C'est ce qui t'attend
si tu continues.
Au moins, je me bouge.
Tu te souviens quand tu avais 11 ans ?
J'ai retrouvé un garçon mort dans le comté de Crix.
Un homme errait en observant les enfants bizarrement.
Tout le monde savait qu'il était le meurtrier.
Quelques jours plus tard, en conduisant sur la 17,
j'ai vu ce vieillard au bord de la route,
en train d'uriner Ă la vue de tous.
J'ai pris mon arme de service, je l'ai sommé de lever les mains
en ne pensant Ă rien d'autre...
qu'Ă cet enfant.
Et d'un coup, il s'enfuit dans les bois.
J'ai tiré trois coups.
Et le plus effrayant, c'est que j'ai pas réfléchi.
Trois semaines après, on a retrouvé le meurtrier.
Son beau-père, un gars de West Memphis.
Il a tout avoué.
L'homme que j'avais visé
était marié, père de deux filles.
Il souffrait de démence.
Il s'est enfui.
Et il n'est jamais revenu.
Pourquoi tu me racontes ça ?
Je sais ce que ça fait de prendre une vie.
Et je sais où ça mène. Chéri, tu n'es pas comme ça.
Lucas...
Je reviens.
ELI FROST
LOU BYERS
La caution est payée. Allez.
Par qui ?
Je suis désolé. Hé !
- Mon coeur. - Non, y a pas de "mon coeur".
- J'aurais dĂ»... - Non, Tuck.
- Désolé, encore. - Toi et tes conneries.
C'est mon frère. Je dois faire quoi ?
Je prends Ellie. On va chez ma mère.
- Tanya, parle-moi. Allez. - C'est fini, Tuck. Fini.
J'en ai assez.
Viens.
Tuck, viens.
Écoute.
Pendant qu'ils négociaient,
ils parlaient de livrer Ă un certain Lou Byers.
Cet homme, c'est la clé pour trouver Eli.
- Qui ? - Lou Byers.
Il bosse avec Eli. J'ai une adresse. Regarde.
Si on trouve ce gars, on le tient.
- Je peux pas. - Quoi ?
Sérieux ? T'es mon frère, merde !
Ma copine est partie avec ma gamine.
OK ? Tu attends quoi de moi ?
Luke !
- Ça va ? Vite ! - Oui. Allez !
Prends son arme. Allez ! On bouge !
Mets-toi en première ligne.
Les gars, vous auriez pas dĂ» venir ici.
Minou, minou !
Allez, minou ! Viens voir papa.
Je connais ces bois, les gars.
J'en connais les moindres recoins.
Eli.
Tout va bien.
- Byers est mort ? - Non, non.
On l'amène à la ferme.
AUDITION DE TONY PUGILESE
Tony Pugilese. Je travaille Ă la casse Bateland.
Oui, je suis arrivé au travail vers 7 h 05 ce matin-là .
Quelqu'un a téléphoné 10 minutes avant le passage d'Emma.
La secrétaire répond toujours, mais elle était pas là .
C'était vraiment tôt.
Donc j'ai décroché et la personne a raccroché.
Et avec mon père, on parlait du fourgon vert.
Il se souvient d'un fourgon abîmé
garé derrière le vieux magasin.
Il le voyait souvent dans le garage derrière.
Dixon pour Woodley.
On a des tirs derrière chez Byers.
Je répète. On signale des tirs derrière chez Byers.
On est en chemin. On se retrouve lĂ -bas.
Luke.
Putain...
Il doit y avoir au moins 40 paquets de drogue ici.
Putain de merde.
Luke.
Tu sais qui je suis ?
Je suis le copain de la femme que vous avez tuée à la casse.
Je suis pas de très bonne humeur.
Alors tu vas me donner le nom de tous tes potes.
Tu me comprends ? Tu comprends, maintenant ?
Je sais pas qui a braqué la casse.
Je sais vraiment pas qui a fait le braquage.
Je le jure devant Dieu. Je l'ignore.
Non, non. Pas ça.
Je veux les noms des gars qui étaient avec toi.
J'ai juste récupéré ce fourgon pour eux.
- Le braquage, c'est pas moi. - Qui voulait le fourgon ?!
- Non, non, pas ça. - Hein ?!
Non ! Pitié !
C'était qui ?!
L'autre fils de Walt.
Sid.
C'est Sid qui dirige.
C'est Sid qui l'a tuée ?
C'est Eli qui a tué la fille.
C'était un accident. Elle...
Elle devait pas ĂŞtre lĂ .
Ils venaient juste pour l'argent, mais...
Il obéit juste aux ordres de son frère.
- C'est Sid. - Allez, fais-le taire.
Non. Ne lui fais pas de mal.
Eli, réveille-toi.
Allez.
Réveille-toi !
Non, non.
- Non, non. - Chut.
C'est toi ?
Est-ce que c'est toi ?
Je sais pas quoi dire.
J'ai pas mal pensé à ce moment.
Depuis qu'elle est partie.
Je peux te dire quoi ?
Tu es mon cousin.
Ça me rappelle ma famille...
et combien je vous hais.
Tout ce business,
fait d'avidité et de violence.
Sans aucune justice.
Je veux pas ĂŞtre comme vous. Pas ĂŞtre comme toi.
Si Emma était ici, elle te pardonnerait.
Alors, je te pardonne.
Tu connais un peu les serpents Ă sonnettes ?
Non ?
Tu sais rien ?
En fait, les serpents Ă sonnettes...
ils évitent à tout prix de mordre.
Tu vois ? Ils essaient de t'avertir.
Ils préviennent : "Ne...
Ne me cherche pas.
Laisse-moi tranquille."
Je suis un serpent Ă sonnettes.
Ça, c'est pour Emma.
Laissez un message.
Juste un message. Ton frère est mort.
- Je reconnais cette voix. - Oh.
Tu décroches, maintenant.
- Tu sais qui c'est. - Je sais
que tu as ouvert la boîte de Pandore, hein ?
Ouais...
Ouais.
Alors, tu sais comment ça se passe.
Je crois que oui.
Chez toi ou chez moi ?
Il y a cette petite cabane.
Au bout de Hillspeak Road.
Sur le lac.
Tu dois la connaître.
HĂ©.
Tu étais où ?
Hein ?
Non, non. Pas ça.
- HĂ©. - On peut en discuter.
On peut discuter.
Putain ! Bordel de merde !
Merde.
Putain !
Allez !
Ça va, toi ?
Tu devrais partir.
Ça veut dire quoi ?
J'ai fait mon choix.
Vas-y. Tu as une famille.
Luke...
Tu te souviens de cet été-là ? Tu avais...
six ou sept ans.
On avait enfin installé la balançoire.
On était dans le jardin,
pendant presque tout l'été,
Ă se balancer. Tu te souviens ?
Un jour, maman est sortie et elle a cru
que tu t'étais perdu dans les bois.
Alors je suis parti.
On criait ton nom.
On a cherché partout.
Près de la crique, et...
aucune piste.
Je suis rentré. Tu dormais.
Tu avais pas quitté ton foutu lit.
Pour tout te dire,
j'ai jamais eu aussi peur de toute ma vie.
Je pensais que j'avais peut-être perdu mon frère.
Alors, je vais nulle part.
- Ils ont nettoyé ? - Oui.
- Tu sais qui est la victime ? - Non.
C'est Eli Frost.
Et il veut parler Ă Lucas.
Des empreintes ?
Rien de probant.
Mais l'équipe cherche encore.
HĂ©. En fait...
On a reçu ça.
- C'est quoi ? - Pour toi.
Des relevés téléphoniques.
Pourquoi tu les voulais ?
D'après Tony Pugilese, on a appelé Merle Bateland
- juste avant le braquage. - Et ?
Et ça a raccroché quand il a répondu.
Ah. Ils vérifiaient que la voie était libre ?
Non. À mon avis, la personne qui a appelé
est devenue le principal suspect du braquage.
Quoi ?
Quoi ?
Hein ? Tu as trouvé quoi ?
Va derrière.
Un animal, peut-ĂŞtre ?
Le bois ! Ils arrivent du bois !
J'en ai deux devant.
- T'en vois combien ? - Un.
Hé, ils arrivent par-derrière !
HĂ©. La porte de devant. Il est Ă la porte principale.
Tuck !
Tuck !
Viens. HĂ© !
Oh, putain !
Ça fait un mal de chien, mais rien de grave.
- Va au bateau. - Non.
Si, si. Je les retiens, OK ? Vas-y.
Fais tourner le moteur.
Hé, le bâtard.
On discute, les gars ?
Y a rien Ă discuter.
Il sait pas, hein, Tuck ?
Tu lui as pas dit pour la fille.
Ne bougez pas !
On serait pas dans un beau merdier ?
Tuck, tu m'expliques pour la fille ?
Ce casse, c'est ton frère.
C'est pas vrai.
C'est faux, Lukey. Je le jure.
Ils savent combien de blé tu me dois ?
Rappelle-toi ce que t'as dit.
"Une casse, c'est improbable. Y aura personne.
Les flics s'y attendront pas."
Mais il s'attendait pas à voir ta copine débarquer.
C'est la vérité.
Elle est morte à cause de ton frère.
Non, c'est des conneries !
Luke, n'écoute pas ses putains de conneries !
Il dit la vérité ? Tuck, regarde-moi dans les yeux.
Tu étais malade ce jour-là ?
Est-ce que tu étais malade ?!
Je sais que l'univers peut être très cruel, Lucas.
Je le sais, crois-moi.
Dis-moi que c'est pas vrai !
Allez, mon frère.
Je t'avais prévenu.
Méfie-toi des affamés.
Je t'aime, Luke.
Tu es mon frère !
Tuck.
Mon chéri.
Lucas, non !
Lucas !
Walt !
- Waouh ! - Joli !
- Comme je déteste pêcher. - Quoi ?
Mais tu es tellement douée.
C'est toi qui aimes pĂŞcher.
Je pêcherais toute la journée pour toi.
Je t'aime.
Regarde un peu ça.
C'est dur avec celle-lĂ .
- Tu es meilleure. - J'ai pas dit
- que j'étais mauvaise. - C'est vrai.
Imagine ce que je pourrais faire en donnant tout.
Tu pourrais tout faire.
- HĂ© ! - Quoi ?
Regarde-moi ça !
Tire !
C'est plus léger qu'un poisson.
On dirait que tu as accroché le fond.
Tout s'est emmêlé.
Oh.
Regarde ça.
Elle est lĂ depuis longtemps ?
Je sais pas. Elle est en bon état.
Elle me va.
Tu veux m'épouser ?
ArrĂŞte tes bĂŞtises.
Je suis sérieuse.
Tu veux m'épouser ?
Oui.
Bien sûr que je veux.
Je t'aime tellement.
- Quoi ? - Rien. Assieds-toi.
Où ça ?
Assieds-toi ici.
Parfait.
Dis "ouistiti".
Can't find what you're looking for?
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