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La petite campeuse est un frÚre régal.
C 'est fin, c 'est sportif.
C 'est vivifiant, diable.
Vous, un chien ! Je ne peux résister à ce
blague délectable.
Tant vu pour elle, au Ăąge de la mĂšre dame.
Alors, vous savez quoi on dit ? Au moins, on puisse. On laisserait crever
ses enfants.
Braculette ! OĂč est -elle encore fatiguĂ©e, celle -lĂ ? Elle est toujours
fatiguée. Je préfÚre jeûner.
Je ne suis plus de temps Ă m 'aborder. N 'aborde -t -il.
Merde. Je ne suis plus de temps Ă m 'aborder.
Silence, ma chÚre épouse.
Votre manque d 'appétit a perdu sa vie. C 'est votre péché. Je la voyais vivre.
Sous -titrage
Société Radio
-Canada
... ... ... ...
... ... ...
plus ça se groupe, c 'est rond.
Oui, pour moi.
Ah non, mon cher Paris.
On n 'a pas des cousins qui descendent de notre transfusion.
Parfois, c 'est une vraie.
Ă chacun sa portion.
Toujours mieux de les chercher.
Bancs de biches. Ah, Draculaire. Oui, bien, mon chagrin de bétises.
Et si t 'as mal avec le grand...
place. Viens vite, Max Franci !
Le camping, viens vite, ma chérie.
C 'est plein de vitamines.
J 'en veux pas.
Tu t 'as fait grossir. Allons, va -t 'ici.
Grosse comme la queue d 'un rat.
Mince comme une chauve -souris. Pour faire plaisir Ă ton papa.
Pas de parole, vous ĂȘtes fou.
On se joindra d 'oĂč vous ĂȘtes -vous, une mauvaise augure ? Viens, ton charme et
l 'homme souris descendent avec croix Ă croix. Tiens, que faites -vous lĂ ? Oh,
que trise une croix ! Ah, pas de rétro, satanasse ! Pas de rétro, t 'es plus
dans le goût d 'un rancune et complÚtement rétro.
Ah, n 'approche pas ! ArriĂšre, Satan astral ! Regarde, car je suis son
gardiennal. Tu ne me fais pas peur, je vais t 'en mettre au pieu. Avec,
pourtant, dormir un joli petit épieu.
Ce n 'est pas notre faute.
Oui, j 'ai vu que le sang me soulĂšche l 'entrecĂŽte. On n 'est pas tous les
mĂȘmes. Il faut tout pour faire un monde. On ne peut pas ĂȘtre tous vĂ©gĂ©tariens.
ArrĂȘtez -moi ! DĂ©gorgez nos filles, nos compagnes, nos ricots. Votre sang ne se
rapprochera plus de nos sillons.
C 'est le souffle de Dieu qui sort de mes entrailles.
Recule, maudit, recule !
Voilà comment on récompense les artistes.
Un vrai comédien, un spectacle de choix, un vrai galard.
Monsieur, merci. Oui, bravo. Comme directeur de cette compagnie, je vous
remercie.
Alice, vous ĂȘtes un matĂ©riau ? Pas du tout. Permettez -moi de me prĂ©senter,
Comte Tiffen de Brisbane.
C 'est un métier de scÚne, de cinéma ? Amateur d 'art et auteur.
Amateur, bien sûr.
Enchanté, monsieur. TrÚs honoré, vraiment trÚs honoré.
Eh, il y a deux minutes pour voir ma collection.
J 'arrive, merci.
Merci, monsieur. Nous sommes trÚs honorés.
Faites -nous l 'honneur de visiter nos collĂšgues. Ah, Mado ! Qu 'est -ce qui se
passe ? Venez donc avec moi.
Montez ! Votre piĂšce m 'enthousiasme.
J 'aime le théùtre. C 'est une passion.
HĂ©las, mes responsabilitĂ©s, ma situation m 'ont empĂȘchĂ© de m 'y consacrer comme
je l 'aurais voulu.
Ecoutez, faites -moi une faveur.
Acceptez mon hospitalité.
J 'ai une veste de beurre.
Soyez mes invités.
Je suis riche.
Je pourrais vous aider.
Il est Ă vous, mes chars.
Oui.
J 'adore.
Messieurs les acteurs, je vous souhaite la bienvenue Ă Brisbane.
Monsieur le comte, au nom de tous, permettez -moi d 'exprimer l 'honneur
fait votre bonté, qui a eu l 'obligence de bien vouloir nous faire la faveur de
nous offrir l 'avantage de votre hospitalité.
Quelle élégance ! Comme un acteur, j 'espÚre !
Tu l 'auras versé du champagne.
Et tu as bien versé la poudre africaine que je t 'ai donnée.
Bien, alors va, va.
Sous -titrage FR ?
Au revoir.
Non ! Non !
Merci.
Ah, c 'est celle que je préfÚre.
Mais je crois que j 'ai compris.
Vous allez nous subventionner.
DĂšs que je vous ai vu, j 'ai senti que j 'avais affaire Ă un grand seigneur, un
mécÚne. Oh, allons, allons.
Mais si, mais si, c 'est sûr.
Un nouveau Louis XIV, un moderne François Ier.
Tout beau, mon jeune ami, tout beau.
Vous allez me faire rougir. Non, mais non, mais non.
Combien ? Comment ? Je dis combien.
Mes camarades et moi, nous serions heureux de collaborer avec vous.
J 'y viens. Je suis l 'auteur.
Oui. D 'une Ćuvre. Super.
D 'une petite piĂšce. Extra.
Dont le sujet.
Fabuleux. Dont le thĂšme. Merveilleux.
Est assez audacieux.
Fantastique. Et mĂȘme scabreux. Le pied.
Je dirais mĂȘme rĂ©volutionnaire. En poil. Sans sas. J 'adore ça. Quel pied. On va
faire un tabac.
C 'est mĂȘme, je dois dire, carrĂ©ment porno.
On est des artistes.
Je suis d 'accord.
Je ne suis pas seul à décider. Je suis d 'accord.
Il va falloir les convaincre. Je suis d 'accord.
Ăa va aller chercher dans les... d 'hybrides. Je suis d 'accord.
Plus les défraiements, repas, logements, etc.
Je suis d 'accord.
Mais attention, combien de reprĂ©sentations et oĂč ? Une seule.
Ici mĂȘme.
Et devant quelques amis choisis.
C 'est pas une blague ?
Tout ce qu 'il y a de plus sérieux.
On
commence
quand ? Tout de suite, tout de suite, tout de suite.
Tout de suite, tout de suite. Voici le texte. On commence les répétitions cet
aprĂšs -midi.
Je vais en parler aux copains.
Allez, allez, allez ! DĂ©pĂȘchez -vous, dĂ©pĂȘchez -vous ! Je pense que ça va
coller. Et notre cachet, maintenant ? 50 % Ă votre accord.
Et le reste avant la représentation. Allez, allez, allez ! J 'y cours.
Jacques ! Vous ĂȘtes sĂ»r d 'avoir assez de tempĂ©rament ? Moi, je suis une bĂȘte.
Et votre femme ? Une grande salope. Et Annie ? La reine des putes. Les deux
autres filles ? Des nymphomanes congénitales.
Vous verrez.
Adieu.
Non, mais ça va pas. Vous ĂȘtes devenus complĂštement chopards, toi et l 'autre
tordu. Allez, les filles, on pousse le camp.
Les corneaux, pourquoi pas sur le pavé pendant que tu y es ? Je t 'avais dit qu
'il y avait des panettes, mec. Vous voulez bouffer, oui ou merde ?
Tu prends ta bicyclette, tu vas au village et tu me ramĂšnes un garagiste.
ou de force, mais tu me le ramĂšnes.
Que ça lui plaise ou non.
Tu comprends ce que je veux dire ? Allez, allez, vas -y.
Allez,
comme Ă la scĂšne, mon cĆur.
Comme la grande actrice que tu es.
Tu arrives, tu souris, tu fais la coquette.
Monsieur le garagiste, j 'ai une pauvre petite automobiliste tombée en panne
avec son papa sur la route.
Et bon, aprÚs, tu improvises. Voilà . C 'est ça, ouais.
Et voilĂ la bicyclette.
LĂ .
VoilĂ , voilĂ , joli, hein ? Mais oĂč il est, ce village ? Par lĂ , voyons ! Non,
beau gueule ! Par lĂ ! Alors,
tu mets le paquet, notre temps est entre tes mains. Ma chérie, part pas sans
quelque chose de chaud dans le ventre.
C 'est pas de ma faute Ă moi.
Pourquoi tu n 'envoies pas ta femme, toi ? Il y en a marre que ce soit la
mienne.
Mais c 'est une morue.
Ăcoute, c 'est vraiment pas ce que tu lui trouves.
Non mais, c 'est ta grosse pute. Tu l 'as regardé ? Non mais tu veux mon poing
sur la gueule ? Ouais, tu me débrises, hein ? Tu me fais de quoi ? Tu me fais
quoi ? Non mais vous ĂȘtes cinglĂ©s, qu 'est -ce qui vous prend ? J 'amĂšne le
garagiste.
Matamor, perce -cul.
Le mariole de la bagnole. OĂč est l 'enfant ?
Ă venger Jeanne d 'Arc.
Je préfÚre faire la route à pied que de te voir soumise aux rudes d 'un barbare.
Mais tu sais... Non mais dis donc, gros salope !
Allez, arrĂȘte -toi, je t 'y donne.
Alors, ça avance ? Encore cinq minutes.
Ăa marchera ? Oui.
Tu
parles.
Ă deux sur un mec.
Merci.
Tiens plus fort !
plus précieux sous mon toit.
L 'heureux homme.
Le décor, le plus simple possible.
Un cyclo blanc, le sol blanc, décor nu, dépouillé, quoi.
Un soupçon de fumigĂšne. Ăa me fait penser que j 'ai oubliĂ© mes cigares
Mais alors par contre, et c 'est sur vous que je compte mes chéries, un jeu d
'acteur sobre.
sensible et Ă la fois percutant.
N 'oubliez pas, votre corps, c 'est tout le texte.
Bon, maintenant, les petits raccords de détails.
Au début de la piÚce, vous resterez figé dans la pénombre, mais surtout, ne
bougez pas. Vous ĂȘtes encore sous l 'emprise du rayon pudique de la nuit
martienne. DĂšs que que dort le martien en rute, c 'est -Ă -dire moi, appuyez
son rayon d 'amour, la lumiÚre générale s 'éteint, Et vous démarrez.
VoilĂ ,
la langue dans la fente. Oui, c 'est bien ça.
Bien, vas -y, suce -la bien. C 'est bien.
C 'est bien,
les petits battements.
C 'est bien, oui, c 'est ça. Le doigt dans le cul, bien. La langue sur la
voilà , tu écartes bien.
Oui, c 'est ça, on prend bien tes doigts.
VoilĂ .
Bien, c 'est parfait.
Voilà , c 'est ça. Suce bien profond. Avec le doigt bien dans le queue, bien
fond. VoilĂ .
Ăcartes -lui. Des petits battements en mĂȘme temps.
VoilĂ , reprends. Bien.
Suce bien profond.
C 'est bien.
Ăcartes -lui la lune. C 'est ça. Ta petite lune, la mĂ©luse doit ĂȘtre dedans.
Gardez votre afflux.
On a encore du cul sur la planche.
Maintenant, position numéro 2.
Allez, le poteau de feu de Vénus.
Et ton costume ? Il n 'est pas prĂȘt.
Allez, va te faire préparer les accessoires.
Ăa c 'est prĂȘt ? Allez ! Nicolas, qu 'est -ce que tu attends ? J 'arrive, j
'arrive.
Oui, bien, fais ça.
Aïe ! Appuie, allez, accélÚre.
Ă gauche, vas -y, vas -y.
Tiens bien les manettes, tourne.
Mal.
Vieux, c 'est pas comme ça.
Allume.
Tu passes mal tes vitesses, malheureux.
Tu la passes pour qu 'elle aille en avant. VoilĂ .
AprĂšs, tu tires sa robe.
Allez, enlĂšve -lui sa robe vers le haut.
Retire -lui son petit slip.
VoilĂ ,
c 'est ça.
Regarde bien.
C 'est peut -ĂȘtre le gicleur. Je ne sais pas, moi.
Va voir au fond.
Est -ce qu 'il y a un petit bouton, là ? Bien, c 'est ça.
Appuie dessus.
C 'est ça. Va voir.
Tourne le bouton.
Regarde bien.
Regarde. Il y a peut -ĂȘtre une petite panne lĂ©gĂšre. C 'est pas grand -chose.
C 'est pas jointi lĂ . C 'est ça. VoilĂ , on fonce. Peut -ĂȘtre bien. C 'est peut
-ĂȘtre un petit ressort.
me servira le champagne dÚs que mes invités seront...
Ma petite connette, ma petite coquette, je n 'en peux plus, viens ! Mon dard s
'engorge, lĂ , toi, d 'accord, seul toi ! D 'accord, d 'accord !
Ah, c 'est Radisson !
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