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*Matt Pokora : "Elle me contrĂŽle".
AĂŻe ! Mais fais attention !
Pff !
Doigts qui pianotent sur un clavier.
T'as laissé mon fond d'écran ?
Oh, je te parle !
Bouffon.
Quelqu'un pleure.
-Je voulais pas tomber enceinte.
C'est vrai, j'ai déjà avorté.
J'ai déjà pas d'argent, alors...
Bruit de paquet de chips.
Je sais pas commentje vais faire pour lui donner Ă manger...
pour l'habiller.
J'arrive déjà pas à m'occuper de moi,
alors avec un gosse...
Qu'est-ce que je vais faire ?
Si vous croyez vous sortir de la drogue en faisant des enfants...
-Tu la fais longue, Jordan !
Ouais. Plus haut, plus haut !
Avant lui ! VoilĂ . Encore !
-Bien dans la profondeur !
-Marquage plus prĂšs !
Putain, mais t'arrĂȘtes !
Oh, ça va !
Monsieur ! Joue, rouquin.
Encore, Alex. Encore !
Cris de victoire.
OUAIS !
Gros, Ă la douche.
Et toi, c'est pareil. T'as peur qu'on voie ta bite toute rouge ?
Je suis pas sale, j'ai pasjoué. On les prend à la douche.
Laissez-moi ! Les gars, ça va !
Ăa va, StĂ©phane !
Rémy, Gros, passez à la douche !
Ăa va schlinguer dans les caisses ! Vous les prenez pas
s'ils vont pas Ă la douche. Il y a 10 bornes.
Rien Ă foutre. Va te laver !
Je la prends en caleçon, ça te va ? S'il te plaßt, Stéphane.
Sonnerie de portable.
Putain, mais elle comprend rien !
Sonnerie de portable.
Il faut que je te laisse !
*Musique classique.
Tu veux plus de gloss ? *Ouais, c'est pas mal.
Comme ça, c'est bon ?
*Regarde mes pecs. Tu kiffes ou quoi ?
-Ouais. Laisse-moi l'ordinateur.
C'est pas ton tour.
*-Tu veux toucher ? Allez !
Ăa va pas, non ? De 19 h Ă minuit, c'est mon tour !
Quoi encore ? Vas-y, serre-moi plus.
Allez, sale pédé ! Hein, t'es dégoûté là ?
Tu pues ! Tout le monde te hait !
Tu veux montrer ta chatte sur ta cam ! C'est son tour.
Maintenant, tu dégages ! Allez !
C'est lui, lĂ ! Regarde-le ! Vous arrĂȘtez !
Quoi ? Sale pédé ! T'es qu'une merde ! T'es insupportable, Rémy ! Dégage !
II a crachĂ© sur sa sĆur, il m'a poussĂ©e contre le mur.
Il a tout cassé.
J'ai peur.
Bonsoir.
-Elle l'a bien cherché, cette pute !
-Qui ça ?
-Ma mĂšre.
Je l'ai frappée, cette conne !
C'est sa faute si tout le monde se fout de ma gueule.
On se moque de toi parce que t'es roux ?
Vite, elle va se mutiler.
Qui va se mutiler ?
Gaëlle, une copine.
Vous n'aurez peut-ĂȘtre pas les bonnes chaussures pour grimper.
"Grimper" ?
Grimper quoi ?
C'est quoi, cette odeur ?
Ăa ? C'est les lapins que je pends pour elle.
Pourquoi tu fais ça ? Elle est gothique.
J'en mets quand elle vient pas Ă un rendez-vous.
Comme ça, quand elle vient toute seule, elle pense à moi.
D'accord.
C'est lĂ qu'elle vient quand elle va pas bien.
Il faut ĂȘtre discret et faire attention.
Elle doit avoir sa lame de rasoir. Si elle nous voit, elle va s'enfuir.
On la localise.
Ă quoi elle ressemble ? Sur Wow, c'est un ange noir.
Et elle s'appelle Gaëlle.
Sur "Wow" ? Sur World of Warcraft.
C'est un jeu en ligne.
Mais dans la vie, elle ressemble Ă quoi ?
Ben... elle est jolie.
J'en sais rien, on s'est jamais rencontrés.
Mais bon, c'est pas important. Passez par lĂ , je vais passer par lĂ .
Gaëlle, t'es là ?
Gaëlle ?
-Gaëlle ? Gaëlle ?
-Des fois, je la comprends pas. Que vas-tu faire ?
Je sais pas trop.
Merci de m'avoir accompagné.
Attends.
Attends !
Tu vas pas rester tout seul ?
II y a pas un endroit oĂč on peut la trouver ?
Si.
Ah ben, voilĂ .
Il faut y aller. Allez, courage.
Ben, venez.
-C'est elle ?
Alors ?
Hein ?
On laisse tomber. Quoi ?
J'ai pas envie de la rencontrer ici.
Et pourquoi ?
II y a pas de magie comme au cimetiĂšre !
Elle n'estjamais venue au cimetiÚre malgré tous ses lapins,
parce qu'elle avait peur.
Elle voulait que tu viennes lĂ oĂč elle est bien,
dans son environnement.
Alors maintenant, tu fais un pas vers elle. Hein ?
Vous croyez ?
Bien sûr, je crois.
Allez.
N'aie pas peur. Viens.
Viens.
Regarde. Allez, vas-y. Vas-y.
Gaëlle ?
Mandragore.
"Mandragore" ? C'est toi Mandragore ?
Ben, oui.
Tu veux voir Gaëlle ? Oui.
OK. Je te l'appelle. Gaëlle !
Quoi ?
Rires.
-Pédé ! -Sale chien de la casse !
Rentre chez toi ! Sale roux ! Putois !
Mandragore, sale pédé !
Huées.
Sale pédé !
Regarde-moi.
Tu vois pas que personne ne te respecte ?
Combien de temps tu vas rester ce roux nul et insipide ?
Ăa n'a rien Ă voir. Rien Ă voir ?
Non.
Tu ne sais pas la chance que t'as.
Retourne-toi et choisis un Arabe. DerriĂšre toi.
Pourquoi je choisirais un Arabe ? Parce que. Allez, tu choisis un Arabe.
Choisis un Arabe. Choisis un Arabe.
Choisis un Arabe.
Le petit en jean. Pas le petit.
Le gros, avec une sale gueule et un blouson.
Non.
Pourquoi t'as fait ça ?
L'enculé ! II jette des cacahuÚtes ?
Oh ! Qu'a -t-il fait ?
Pourquoi tu me jettes des cacahuĂštes ?
Ben, réponds-lui !
Je te parle !
Ferme ta gueule, toi ! Non, c'est pas moi.
Tiens. C'est lui !
Oh ! On se calme.
-ArrĂȘtez !
Les Arabes, toujours Ă foutre la merde !
ArrĂȘte ! DĂ©fonce-le, cet enculĂ© !
Nique-le !
J'appelle la police !
Ta gueule, la vieille !
Et ça pleurniche !
Des cacahuĂštes, sale pute ?
-ArrĂȘtez ! Allez !
Arouah !
Si c'est ça, les Arabes ! MĂȘme pas foutus de te casser la gueule.
VoilĂ . Regarde-moi.
On est loin de l'OLP et du FLNC.
Alors ? Tu te sens pas vivre ? Hein ?
Tu te sens pas...? Ils ont cassé votre voiture !
Ils ont cassé notre voiture ? Oui.
Mais non. Mais si !
-Vous en ĂȘtes sĂ»re ?
Certaine. Les Arabes ?
Oui. Quel dommage.
Oui. Quel dommage !
Quel dommage ! Ils ont cassé notre voiture. Viens !
Quand j'ai frappé ma mÚre...
j'ai adoré ça.
Elles criaient, elles étaient terrorisées.
Toi, d'aprĂšs moi, tu es sujet au syndrome de la soumise.
C'est quoi, ça encore ?
Quand un homme grandit entouré de femmes
et que personne ne l'a écouté, il devient soumis ou pédé.
Je suis pas pédé ! Je suis pas soumis !
Regarde ta copine.
Toi, il te faut une vraie femme.
Tu prĂ©fĂšres qui ? Ta mĂšre ou ta sĆur ? Quoi ?
Ne t'arrĂȘte pas Ă la terminologie. Tu prĂ©fĂšres lesjeunes ou les vieilles ?
Je sais pas, moi.
Je commencerais plutĂŽt parta sĆur. Une sĆur, ça peut ĂȘtre un peu garce.
La mÚre, c'est rassurant, compréhensif. C'est sûr, pas ma mÚre !
Regarde-moi ça ! EspÚce de hippie de merde !
Petit Blanc ! Sale bourge ! Sors plutĂŽt avec ton chien !
Regarde-moi la tĂȘte de cette fille ! Sac Ă merde, va !
Rentre chez toi !
MĂȘme ton chien, il est con !
Parfait. Laquelle te donne le plus envie de lui casser la gueule ?
Peut-ĂȘtre celle qui a les cheveux attachĂ©s.
Ben oui, bien sûr !
Que va-t-on leur dire ?
Tu restes focalisé sur la laide, et je m'occupe de la jolie.
Salut. Salut.
Salut.
Vous ĂȘtes avec deux jolies petites Russes ?
On est françaises. Ah, françaises ?
Non, new-yorkaises ! ArrĂȘte, espĂšce de folle.
Pourquoi ? -Parce que je suis avec mon poulain.
Champion de boxe pieds-poings, il est russe.
Ăa fait 2 semaines qu'il est parti de chez lui,
et les femmes russes lui manquent.
Hum, hum. Les gars, vous faites quoi dans la vie ?
On fait du son. Du quoi ?
Lls sont dans le rap. Ah, le rap !
J'aime ça ! Vous pourriez m'en faire un ?
Ouais. Allez, vas-y.
Du biff, du, du, du biff
C'est nous qui la vendons, c'est toi qui la sniffes
Et tu kiffes, tu, tu, tu kiffes
MĂȘme si le son te met des, des, des gifles
Mais c'est formidable !
C'est formidable, ce que vous faites.
J'ai jamais rien vu d'aussi intéressant. Qu'est-ce que tu fais, pédé ?
Tu veux te frapper ? Non, je ne veux pas.
Mais tu es bien tombé.
Il fait semblant de parler russe.
Non, non, non. Si.
Il a dit oui.
Il vous prend, il garde les mains dans les poches,
il n'utilise que les jambes, mais ne vous touchera pas au visage.
Non. Comment ça ?
On est pas lĂ pour se frapper, il faut respecter.
Il faut respecter. On fait notre job.
Comment ? On fait juste notre job.
VoilĂ .
De toute façon, il va falloir qu'on y aille.
Laissez-moi un numéro pour qu'on vous invite au gala ce soir.
Les filles rient.
VoilĂ .
Allez, au revoir.
On se fait la bise ? Non, reste assise.
Bye-bye.
Bouffon.
Pff ! Pff !
VoilĂ .
D'accord.
Appelle Gabriel.
Tu lui demandes.
Moi, j'ai pas le temps.
Tu l'appelles.
C'est pas mon problĂšme. J'ai trop de boulot.
Elles ont sûrement vu qu'on leur mentait. Non ?
Non, non. Ouais.
OK.
OK. Il y a quoi au menu, lĂ ?
Ouais.
OK. C'est bien, ça.
Il faut que je retourne bosser.
Bonjour !
Bonjour. Je peux faire quelque chose pour vous ?
On ne s'est pas décidés. Prenez votre temps.
On est pas obligé de se décider.
Ici, vous avez les berlines, lĂ , les familiales.
Les coupés sont là -bas, et là , une trÚs belle gamme nationale.
Regarde-moi ça.
Ă l'image du pays.
Rond, banal, ennuyeux, la ligne molle.
Français.
OK. Ăcoutez, je vous laisse vous dĂ©cider.
Vous ĂȘtes fan de foot ? Oui, Arsenal.
Vous allez voir le match ? Ils jouent ce soir !
II y a un numéro de "France Football" ... S'il vous plaßt ! Vous venez ici.
Allez-y. Il y a les pronostics. Merci.
Oui, monsieur ? Vous n'avez que ça, là ?
Non. Vous avez plus sérieux ?
"Plus sérieux" ? Venez. Venez avec moi.
Ici, on a tout.
On a des américaines, on a des italiennes, on a des allemandes.
Les asiatiques, ça, on a pas.
Par contre, vous voulez du sérieux ? C'est ça.
Porsche 944 !
Porsche 911 Carrera.
BMW.
118, injection.
Ăa claque, hein ?
En gros,
on a le choix entre la BMW de Rabouin, la Porsche de coiffeur,
ou la Porsche du Juif des années 1980. C'est ça ?
"Porsche du Juif..." ?
"Du Juif..."
Des années 80
Juifjusqu'au bout des seins
Qui a réussi l'amalgame
De l'autorité et du charme Juif des années 80
Ferme ta grande gueule !
Moins Colombine qu'A rlequin
Ferme ta grande gueule de pute, rouquemoutte !
Qu'est-ce qu'il y a ? C'est bon.
Rouquin, va ! Calmez-vous, Nathan.
On ne m'a jamais traité de la sorte. Les Juifs
roulaient en Porsche en 1980 ?
C'est ton historie. Renseigne-toi ! Toi, viens.
On est désolés.
On est le peuple qui a le plus souffert !
Nous n'avons ni langue, ni armée, ni pays. Alors vous respectez !
Et toi, rat, prépare ma Porsche.
Mets-moi celle du coiffeur, qu'on relĂšve la tĂȘte vers notre destinĂ©e !
Ăa va, on va vous la prĂ©parer.
Sale enculé !
II t'a traité de rouquemoutte ?
"C'est pas parce qu'on t'a attaché qu'on t'a violé."
Tu pourras me la laisser conduire ?
II y a beaucoup de jeunes, dans la région.
Un peuple qui n'a ni pays, ni langue, ni armée !
Ăa, c'est nous. Ni langue ni armĂ©e !
Yeah!
Et ça, c'est rien encore.
Le pire, c'était en primaire.
Un élÚve avait ligué tout le monde contre moi.
Un jour, à une boum, quand je me suis levé pour aller danser,
ils sont tous partis s'asseoir.
C'était lui, ça.
AprÚs, ils m'ont attrapé dans les toilettes,
ils m'ont maßtrisé,
et ils m'ont pissé dans les cheveux, ces fils de pute !
Lls s'appelait Barnabé Joubert.
Ma chevelure vous irrite ?
Je la laisserai pousser.
Mes actions, mes attitudes vous dérangent ?
Eh bien, je les amplifierai.
Et quand enfin, sous la pluie de vos sarcasmes,
je resterai indifférent, face à vous,
et quand je pourrai enfin ĂȘtre celui que je dois ĂȘtre,
eh bien, malgré ce dégoût,
malgré cette honte,
malgré tout cela,
vous m'aimerez...
pour ce que je suis.
Vous croyez qu'elles vont venir ?
Putain ! Elles sont pas venues toutes seules.
Elle t'a amené un dragon. Un quoi ?
C'est une princesse, t'es un chevalier. C'est pour te tester.
*Rap. N'oublie pas, tu es russe.
Oui.
Salut ! Bonsoir.
Vous ĂȘtes en retard. On a rencontrĂ© Serge en venant.
Ah , c'est Serge.
Viens.
Allez.
Je vous présente mon nouveau chéri.
Tu t'appelles...? Jim ! Oui.
Jimmy.
Il s'appelle Jimmy. Et toi, comment tu t'appelles ?
Euh... Joël. Joël ?
Moi, c'est Patrick.
Elle est Ă toi, la caisse, Patrick ? Ouais. Elle te plaĂźt ?
Tu veux faire un tour ? Vas-y.
Attends ! Nous aussi, on veut faire un tour !
Tu lui prĂȘtes ta voiture ? ArrĂȘte. Allez, au travail !
Come, Jimmy! Come! Come! Allez.
*Rap.
Rires.
-Démarre ! Allez, démarre !
Vrombissement de moteur.
Cris de joie.
*Rap.
Tu les connais bien, les petites, lĂ ?
Ouais. Hum ?
Ă moi, elles me parlent pas trop. Ah.
C'est étonnant.
Cris.
C'est toi, le maĂźtre des lieux de ce grand machin ?
Non. Moi, je surveille juste. Mais c'est trÚs intéressant, ça !
Tu vas pouvoir me faire visiter. Viens. Ah non.
Pourquoi pas ? Normalement, je peux pas trop.
"Normalement", ça n'existe pas. Viens. EmmÚne-moi.
Cris.
Trop génial.
Rires.
Oh, la Russie !
On t'a abandonné ? II a l'air perdu, comme un enfant.
Rires.
Passe-moi la bouteille !
On se fait chier. On fait quoi maintenant ?
-HĂ© !
HĂ© !
Vous voulez pas faire un combat ? Ouais, un combat !
Vous ĂȘtes vraiment des petites salopes. -T'as peur ?
Vas-y, Serge. Allez !
Vas-y, Serge ! Bats-toi, Jimmy !
Allez, Serge ! Bats-toi, Jimmy.
Jimmy, bats-toi ! Vas-y, Serge !
II hurle.
Vrombissement de moteur.
Ouah ! Regarde ! Elle est trop belle !
Revenez, Patrick !
-Allez, Joël ! Attrape-moi, petit albinos !
-Viens, Serge ! -Patrick, s'il vous plaĂźt !
Revenez ! Attendez !
Allez ! S'il vous plaĂźt !
Sérieux, il faut pas trop en faire ! Si mon contrÎleur, il passe...
Calme-toi, l'albinos. Allez, Joël !
Je ne suis pas albinos ! Salope !
Descendez maintenant. On prend une bouteille ou deux.
OK, mais une seule...
Alors ? Ăa se passe bien ?
T'as fait exprĂšs de me laisser ? Quoi ?
Ne fais pas l'innocent ! Comment ça ?
Je t'ai laissé dans une situation... Ta gueule !
Tu me laisses plus !
Et quand tu dis quelque chose, tu le fais.
Tu restes avec moi !
Bon. Ben, excuse-moi.
D'accord.
Parce que tu fais l'innocent.
Oh, mais...
ArrĂȘte, elle tient pas.
Tu vas me rendre soûle, Serge. -Serge !
Je vais maquiller tes joues.
-Regarde, Natacha !
Toi...
Viens. Je te l'emprunte. Trop bien !
T'es un malin, toi.
Moi ? Ouais.
Ouais, t'es un malin.
C'est son anniversaire.
N, A, T, A...
C, H...
A
92.
Natacha, c'est mon nom. Et 92, c'est ma date de naissance.
Tu comprends ?
Oh, regarde !
Lls sont tous comme toi.
Bon. Jimmy, on y va !
Moteur de moto.
Bon. Alors ? Patrick...
Qu'est-ce que t'as foutu ? T'as déjà été en lrlande ?
La fille, tu l'as emballée ? C'est à 2 heures de bateau d'ici.
Fous-moi la paix avec tes conneries.
Jimmy !
Cris de joie.
-HĂ©, Patrick ! Quoi ?
-Merci, hein.
Vas-y, l'albinos !
Et maintenant, achĂšve-le ! Ouais !
Cris de joie.
-Tu sais pas conduire ? Non !
Les filles rient.
-Allez, Joël !
Allez, dĂ©pĂȘche-toi !
Cri de joie.
Ouais ! Ho !
HĂ©, copain !
HĂ©, Patrick !
On l'a bien eu, le grand dragon.
On lui a refourgué la grosse, il a rien vu venir !
II est bougon, le matin ? ArrĂȘte !
T'es trop bougon, toi.
Tu vas oĂč ?
Ben, en lrlande.
L'Irlande ? Ben oui, comme on a dit !
Tiens. Regarde.
On embarque sur un ferry Ă Calais. Dans 3 heures, on y est.
Pff ! Je me sens bien.
Tu savais que l'Irlande était une ßle ? *M. Lamprinos, du Crédit du Nord.
On part sur une ßle. *Votre découvert autorisé...
*-Oui, c'est Conforama. "L'agriculture occupe une place trĂšs...
"L'Irlande possĂšde du zinc" ! Oui, oui.
*-Bonjour, c'est Mme Loussier...
*Monsieur Alain, pour mon rendez-vous... On part en lrlande !
Bon. Qu'est-ce que tu fais, toi ?!
Tu fais quoi ? Pourquoi t'es nu ?
J'y arrive pas si je suis pas nu. Il va falloir qu'on discute.
Il faut que t'arrĂȘtes avec ces conneries !
C'est quoi, ça ? Ăa, c'est les horaires des ferries.
C'est ça, ton rĂȘve ? Hein ?
Devenir un émigré ? Oui !
C'est ça, mon rĂȘve !
LĂ -bas, il y aura des mecs comme nous ! Ah, pardon.
"Ll y aura des mecs comme nous" ! Ah oui, oui.
Tu veux nous transformer en mecs comme tout le monde ?
C'est ça que tu me dis ?
D'aller avec les roux pour se faire des copains ?
AprĂšs, on fait quoi ?
On fait la bar-mitsva, la fĂȘte des Rois, le ramadan ?
Je comprends pas. T'es quoi, toi ? Hein ?
T'es quoi ? T'es quoi ?!
T'es un messie ou t'es un Ă©migrĂ© ? Tu t'es posĂ© la question dans ta tĂȘte ?
Tu sais pas.
Tu sais pas grand-chose. Tiens.
Et tu nous emmĂšnes oĂč tu veux, puisque tu connais la voie.
Et ferme la porte !
Merde !
Tu le pensais vraiment ?
Quoi ?
Que je suis un messie.
Et toi, t'en penses quoi ?
Moi, je l'ai toujours pensé.
On a tiré les choses au clair.
Il faut des vĂȘtements et de quoi assurer notre sĂ©curitĂ©.
On peut pas débarquer là -bas comme ça.
Je sais pas encore laquelle.
J'ai toujours rĂȘvĂ© d'en avoir une.
Quand j'Ă©tais petit, je rĂȘvais que je tirais avec sur mes camarades.
Moi, je l'ai déjà fait, ça.
-Avec ça, on nous compromet pas.
C'est celle-lĂ que je veux.
HĂ© !
Ho ! HĂ© !
HĂ© oh !
Salut. Moi, c'est Rémy. Lui, c'est Patrick.
Tout va pour le mieux ? Ouais.
T'es sûr ? Oui, ça va.
Des mecs te font des problÚmes ? Non, ça va.
Ăcoute, on connaĂźt.
Mais bientÎt, ce sera fini. Tu seras amené à le savoir.
Tiens une chemise. Tu prends soin de toi.
Allez. Courage, petit.
Je me sens bien maintenant.
TrĂšs bien. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Je m'ennuie.
Qu'est-ce qu'on fait ? Oui. Il faut pas qu'on s'éparpille.
3,20 euros.
Tenez.
J'y crois pas, c'est lui. C'est un signe !
Qu'est-ce qui se passe ?
Barnabé Joubert ? Rémy Costandi !
Mme Meunier ! Tu me pissais dans les cheveux !
Fils de pute ! -ArrĂȘte ! ArrĂȘtez !
Ah !
Je suis pas Barnabé, moi. Je m'appelle Sébastien !
-Tiens !
Je m'appelle Sébastien !
Je m'appelle Sébastien, moi !
Je ne suis pas Barnabé.
C'est pas lui.
Fonce !
C'est pas lui ! Fonce ! Fonce !
Je peux savoir ce que t'es en train de faire ?
Ă qui tu te montres, lĂ ?
Je te donne le pouvoir, et c'est ce que t'en fais ?
Mais t'intéresses qui, là ?
T'es Ă peine bon Ă faire comme moi.
Ridicule !
Ridicule !
Tout ça, c'est pareil !
Tu comprends pas, toi ! Tu comprends rien !
Sonnerie de portable.
Sonnerie de portable.
La Porsche, le plein !
Paiement refusé.
T'as du cash ?
Et merde ! On va rater le ferry ! Comment on va faire sans le fric ?
On vous donne des vĂȘtements. Vous nous laissez pomper ?
T'es con ou quoi ? Ăa vaut dix fois le prix ! Merci !
C'est un test. On y va Ă pied.
Quoi ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
On vend tout pour acheter les billets. Calais est Ă 100 bornes.
Tu crois que je vois pas clair dans ton petitjeu ?
T'es dépressif, tu fais tout pourte rendre intéressant !
T'es pas au contrÎle de tes émotions. Si.
Et tu ne me parles pas sur ce ton. Parce que t'es encore pédé. Je le sais.
Tiens. Donne-moi ça. ArrĂȘte !
Donne-moi ç...
C'est quoi, ça ? "Toujours plus loin, encore plus beau."
Tu parles encore avec GaĂ«lle. ArrĂȘte.
Gaëlle ?
On estjuste amis maintenant ! Tiens les sacs.
Allez !
Allez, on y va.
Ăa va pas ou quoi ? Maintenant, c'est moi qui dĂ©cide.
Allez !
Je te lùcherai pas. Tant que je serai pas guéri, tu le seras pas.
Ta gueule, connard.
Ouais, c'est ça, "ta gueule, connard" . Tu me remercieras, en lrlande.
Si t'en peux plus, on s'arrĂȘtera pour camper.
Avec un peu de chance, on trouvera de quoi chasser.
De toute façon, t'es mĂȘme pas vraiment roux, pauvre con.
-Patrick... quand j'étais petit, j'avais peur de sortir.
J'étais persuadé qu'un cheval énorme allait venir me mordre.
HĂ© ! Ho !
HĂ© !
Qu'est-ce que tu fais ? Je suis fatigué.
Tu vas oĂč ?
On dormira pas avant d'ĂȘtre arrivĂ©s en lrlande, alors tu restes lĂ !
Un chien aboie.
Tu restes lĂ .
Tu restes lĂ ... Un chien aboie.
-On a été trÚs forts sur le marché public.
Qu'est-ce que tu fous, putain ?
On est leaders, et on doit le rester.
Il faut démultiplier cette stratégie à tous les collaborateurs.
Ăa, c'est ton job.
D'accord ?
Tout ce qui va ĂȘtre investissement privĂ©,
on va essayer de développer.
On a été trÚs peu présents sur ce marché.
C'est un objectif fondamental.
D'un point de vue marketing...
Sonnette.
On n'a pas été mauvais.
Mais ça ne suffit pas.
Sonnette.
Il faut avoir dans la tĂȘte
qu'il faut toujours aller plus loin. Les effectifs sont ambitieux.
Cette année, on doit faire péter la baraque.
On ne peut pas se permettre, étant donné les objectifs...
-Bonsoir, messieurs. Ravi de vous accueillir.
Oh ! TrĂšs charmant costume.
Marron glacé, trÚs chic.
Votre pÚre aussi est trÚs élégant. Pardon ?
Vous ĂȘtes Ă©lĂ©... Non, je suis son oncle.
Ah . Oui.
Que puis-je...? Une suite ?
Quelque chose de propre, de beau, de standing ?
Oui. Vous auriez un coffre dans lequel
je pourrais laisser des liquidités ? Bien entendu.
Quelque chose de sûr, sans problÚme ? Oui.
Montrez-nous la suite.
Veuillez me suivre. Ben, voilĂ !
T'as vu comment il t'a flatté sur ton costume ? II a vu que t'étais pédé.
Ta gueule.
La Raymond Barre, une des plus jolies suites.
Vous y serez trĂšs bien.
Non, laissez. C'est pas la peine.
Merci.
Bonne soirée, monsieur.
-LĂ , quartier libre.
Demain, en route pour l'Irlande.
Bruit de gribouillage.
Patrick, je peux te poser une question ?
Franchement, tu me trouves comment ?
Qu'est-ce que tu changerais chez moi, par exemple ?
Mon corps ? Mon caractĂšre ?
Peut-ĂȘtre ma dĂ©marche ou...
T'es de la merde.
Rires de filles.
Hurry up! Ah!
Hello.
What's this? Hey girls.
Hi! Are you sisters?
No! Of course we're not!
Votre ami a l'air triste. C'est une arbalĂšte ?
Oui, il est triste. Son chien est mort aujourd'hui.
OH !
Hum. Il est mort du sida.
OH !
Dites-moi,
c'est vrai que "girls just want to have fun" ?
Toujours! Peut-ĂȘtre.
Rires.
-Ah yes !
Oh !
Rires.
-Come here!
Rires.
Kiss her. Kiss her.
Now kiss you.
Rires.
Hey, what's up? No!
-Come. Non, laisse-moi !
-Hey! Ah non !
-Chut. My friend is gay.
My friend is gay. Oh !
He's gay. Oh, l'm sorry.
He's gay. ArrĂȘte.
Regarde-moi, je suis guéri.
Regarde comme c'est beau, les femmes. Ăa te plaĂźt pas ?
Bon. Allez, ça suffit !
Laissez-moi tranquille.
ArrĂȘte ! Viens.
Oh oui.
AllÎ, Gaëlle ? C'est moi.
T'es lĂ ?
Tu me manques. J'ai trop envie de te parler.
T'as parlĂ©. Je t'ai entendu. Ăa va ?
Je vais en lrlande.
J'ai rencontrĂ© un mec super. Viens avec nous, ça va ĂȘtre gĂ©nial !
*On raccroche. Je...
AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
T'aimes bien me rendre sale, toi.
You like it?
Hein ? Me rendre dégueulasse...
Tu aimes ça, hein ?
Hein, t'aimes ça ?
Allez, montre-moi comme tu aimes ça.
Vas-y.
Chut.
Fuck off! Fuck, you cunt!
Ah , en promenade ?
Vous voulez quelque chose ? Vous avez les résultats d'A rsenal ?
Non. Je ne m'intéresse pas au foot.
Ăa ne va pas ?
S'il vous plaĂźt, arrĂȘtez. Sans les mains !
ArrĂȘtez.
S'il vous plaĂźt.
Vous ĂȘtes en train de me violer. Sans les mains.
Mais ça ne me fait rien, putain !
Patrick, ça y est, je sais !
Putain, Patrick, je suis pas pédé !
Allez ! II faut qu'on se casse !
II faut qu'on se casse.
Descends !
Descends ! DĂ©pĂȘche-toi !
Tu montes Ă l'arriĂšre !
Et tu fais pas le con !
Allez ! Allez, on y va !
Monte, Patrick.
Allez, viens ! On n'est plus trĂšs loin.
Pourquoi t'as fait ça ?
C'Ă©tait ça, ton rĂȘve ? Mais t'es un lĂąche !
Tu crois en rien !
Tu te prenais pour mon frĂšre ? Sale traĂźtre !
Non mais regarde ta tĂȘte ! On dirait que t'as le cancer.
T'as pas de morale, t'as pas de valeurs, t'as rien. T'es rien !
T'as de l'argent ? Non.
Bon. Tu le surveilles.
Et toi, tu bouges pas !
Sonnette.
Que faites-vous ?
La crÚme à épiler.
CrÚme à épiler.
Trouve-moi de la crÚme à épiler ! Grouille-toi !
Des ciseaux !
LĂ !
Dégage ! Dégage.
Ah !
Cloches.
Crissement de pneus.
Allez, viens ! Allez !
HĂ© !
HĂ© !
Patrick ! Mais qu'est-ce que tu fais ?
Crissement de pneus.
Collision et cris.
Patrick !
-Enculé !
Fils de pute !
Tiens !
Laissez-le ! II est malade !
Quoi ? II a foncé sur nos femmes et nos gosses !
Je m'en fous ! Celui qui le touche, il est mort !
Et vous reculez.
Ăa va ? Oui.
Il est comme ça à cause de vous !
Vous humiliez les gens et vous vous étonnez !
T'as pensé à te foutre en l'air ? Je m'en fous.
C'est moi qui m'en fous !
Embrassez-vous !
Quoi ? DĂ©pĂȘchez-vous ou je tire !
Avec la langue !
Allez !
La langue, allez !
Encore, sales pédés !
Le curĂ©, arrĂȘte de me regarder !
Les 2 vieux aussi !
Embrassez-vous !
Et ne faites pas semblant !
Ben voilĂ , tout le monde s'embrasse ! La fĂȘte continue !
Bon. On y va.
Des malades !
Ne t'inquiĂšte pas, Patrick. Je les laisserai pas gĂącher notre rĂȘve.
Je t'ai pris une barre chocolat.
Mange, ça va te faire du bien.
Il hurle.
Laissez-nous tranquilles !
II hurle.
Cris.
-Patrick !
On est repérés ! Viens ! Cours ! Va au camion !
Viens ! SirĂšne.
DĂ©pĂȘche-toi, on est repĂ©rĂ©s. Ah !
SirĂšne.
J'ai dĂ» le buter, ils lĂącheront pas. C'est pas grave. T'as bien fait.
Mais c'est quoi, ça ?
Tu sais que je déteste les chevaux ! Coup de feu.
Coup de feu.
Sales enculés de paysans de merde, on vous nique !
Viens !
SirĂšne.
Il faut qu'on s'arrĂȘte, lĂ .
C'est comment ?
Je t'avais dit qu'on était pas chez nous, ici.
Tu peux me recharger mon arbalĂšte ? Ton arbalĂšte ?
Ouais.
Il faut remettre une flĂšche.
Tiens. Merci, Patrick.
Allez, il faut y aller. Il faut y aller.
Allez !
Ah !
Ah !
Ah !
II hurle.
Il hurle.
Qui fait la justice, maintenant ?
Qui fait la justice ?
Qui fait la justice ? C'est moi !
Ah !
C'est moi qui fais la justice maintenant. C'est moi, la justice !
Ah ! Allez, viens !
On y va !
Monte !
Ăa va ? Tu tiens ?
Tu tiens ? Ouais.
Ăa va.
Tu tiens, hein ?
Saloperies !
Bande de lĂąches !
AprĂšs la frontiĂšre, ils pourront plus rien faire.
Français de merde !
HĂ© !
Le prochain ferry est Ă quelle heure ? Pas avant demain matin.
Putain !
Regarde. Regarde !
Ăa va aller !
Viens.
Allez, viens !
Qu'est-ce que tu fais ? Je la brûle pour pas laisser d'A DN.
Bon. DĂ©pĂȘche-toi alors. Vite !
Allez !
Allez, viens.
Courage.
Allez, monte !
Monte.
Allez !
Viens !
Hé ! Dégage !
Pousse-toi lĂ !
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