All language subtitles for Il était une fois un flic (1972) fr

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Original subtitles

Dieu vous le rendra.

Maurice Lopez, 40 ans, gérant de société, abattu à menton à la sortie de

messe.

Sa maîtresse, voilà.

L 'endroit où était planqué l 'assassin.

On a trouvé ça dans sa poche. Il n 'a pas eu le temps de la poster.

Elle était adressée à son frère qui tient un petit bar à Tunis.

Louis Lopez, marié, un enfant, pas de casier.

Il n 'a pas mis les pieds en France depuis 10 ans.

Mon cher Louis.

Voilà. Je peux débarquer à Nice à la place de Lopez ? À la place de Lopez,

ça marchera pas.

Pourquoi ? C 'est une famille qu 'on attend à Nice.

Trouvez -moi une femme et un enfant et on me prendra pour lui.

Comment ? Oui.

Si j 'assiste à l 'enterrement de Lopez avec une femme et un gosse, alors je

prends contact avec Manonis, c 'est gagné.

Mais vous n 'imaginez tout de même pas que je vais mouiller une femme et un

gosse dans un coup pareil ? Il y a un maximum de risques. Quels risques ? Je l

'ai gardé tout au plus deux heures.

Deux heures ? Oui.

On débarque de l 'avion de Tunis, on assiste à l 'enterrement et j 'ai remis

'avion de Paris. Tout aurait joué.

Deux heures ? Moi, je vous trouve bien optimiste, Campana.

Monsieur Louis Lapetre ? Oui ? Polyfrançaise, vous pouvez m 'accorder

? Oui.

Qu 'est -ce qui se passe ? J 'ai apporté une lettre de votre frère.

Il n 'a pas eu le temps de la poster.

Il s 'est fait descendre dimanche dernier à la sortie de la messe.

M. Lopez, vous saviez exactement ce que faisait votre frère à Nice ? Maurice est

mort.

Il était l 'homme de confiance de Manoni.

Pascal Manoni a de grosses affaires sur la côte.

C 'est une façade.

En réalité, c 'est un gros trafiquant de drogue.

Il y a des années que nous essayons de coincer M. Manoni.

Votre frère était son complice.

Monsieur Lopez, je vous donne un conseil.

C 'est pas le moment de mettre les pieds à Nice.

Mesdames et messieurs, la famille reçoit les condoléances.

Monsieur Lopez, je suis le secrétaire de M. Manoni. Il n 'a pu assister à l

'enterrement. Il m 'a chargé de vous présenter ses condoléances les plus

sincères. Remercie -le de ma part.

Nous sommes bien peu de choses.

Nous sommes bien peu de choses.

Eh oui.

Monsieur.

Monsieur.

Excusez -moi, M. Manoni ne vous a rien dit à mon sujet ? Non, monsieur, je

regrette. Mais mon frère m 'avait écrit que M. Manoni m 'avait trouvé du travail

sur la côte. M. Lapel.

Oli.

Oli.

Nous aimerions vous poser quelques questions.

Pourriez -vous nous accompagner à la brigade ? Tout de suite ? Écoutez, ce n

'est pas possible, je viens à peine d 'arriver.

Je suis venu directement de l 'aéroport.

J 'ai encore tous mes bagages dans le taxi. Nous vous retirerons pas

monsieur Lopez.

Simple formalité.

Bon, ma chérie, tu vas aller directement à l 'appartement. Les clés sont chez la

concierge. Je vous retrouve là -bas.

À tout de suite.

Tout de suite.

Bon, mes messieurs, allons -y.

Je vous donne l 'adresse tout de suite.

Prenez votre temps.

Il ne va pas tarder à dormir, lui.

On est partis très tôt ce matin.

De Tunis, ça va ? Moi aussi, quand j 'étais petit, dès que j 'étais dans une

voiture, je dormais.

Depuis, ça m 'a passé.

Heureusement, parce que dans mon métier, si.

Voilà, 6 rue Guglia. Guglia, très bien, parfait.

Et il a envie de retourner au cimetière, celui -là.

Il a crevé ou quoi ?

Oh,

c 'est pas vrai.

Oh, mais c 'est... C 'est affreux.

Un désastre.

Vous savez,

nous sommes arrivés ce matin de Tunis.

Très bien.

Oui, certainement.

Suivez -nous.

Il paraît que c 'est bon pour la peau.

Vous avez relevé l 'identité de madame. Tout est en or. Parfait.

Alors ? Oh ! Une balle en pleine tête.

Monsieur Lopez, votre femme est témoin. Elle ne doit pas quitter Nice.

Vous pouvez y aller. Très bien.

Oh, pardon.

Je t 'attends à la maison.

Dès que je peux, j 'arrive. Allez, circulez, circulez.

C 'était une belle ordure, ce mec.

Ton frère aussi.

Les trafiquants de drogue, c 'est comme ça que je les aime.

Pasteurisés.

Le type qui les a descendus, on va le décorer.

T 'as intérêt à te faire tout petit, Lopez.

Sinon, tu vas avoir des ennuis.

Comme lui.

Alors ? C 'est le secrétaire de Manoni, une balle en pleine tête.

Ça fait le deuxième.

C 'est Louis Lopez ? Je

vous l 'emprunte une seconde.

Lucas, stupéfié en région sud.

Campana, stupéfié en Paris.

Monsieur Lopez, que puis -je faire pour vous ? Embarquer sur son yacht,

destination inconnue, retour indéterminé.

Il a dû se planquer.

Alors ? Alors je l 'attends.

Et votre famille ? Aussi.

N 'était pas prévue comme ça ? Je sais bien, mais ma femme a été retenue comme

témoin. Elle ne peut pas quitter Nice.

Oui, mais ça, ça peut s 'arranger.

Pas question.

À part vous, personne ne doit savoir qui je suis.

Même pas la criminelle ? Surtout pas la criminelle.

La femme et le gosse, c 'est une responsabilité.

Oui. Mais si on veut coincer Manani, on ne peut pas faire autrement.

Bon, si Paris accepte, comment allez -vous faire ? Le gosse, qu 'est -ce que

vous allez lui dire ? Faut qu 'il entre complètement dans la peau du petit Lopez

et pour plusieurs jours, peut -être.

Vous avez des enfants ? Non.

Quel âge a le petit garçon ? Neuf ans.

Ah là là.

Pourquoi, là là ? Vous allez voir, c 'est des soucis, les enfants.

Oh, pas de main, maintenant !

Je peux pas, maintenant.

Oui. Mais les magasins sont fermés.

C 'est pas vrai. Les magasins ferment à 7h et les possédeurs.

Je dois attendre M.

Locke. Tu le rends demain matin, puis fiche -moi la paix.

Bertrand ! Tu m 'as dit au cimetière, si j 'étais sage, tu m 'achèterais ma

voiture. Moi, je veux ma voiture.

Très bien, alors.

Et puis tu m 'as dit qu 'on rentrerait ce soir à Paris. Qu 'est -ce qu 'on fait

ici ? On va passer la nuit ici, on va dormir, puis demain matin, on rentrera à

Paris. Je rentre à Paris si j 'ai pas ma voiture.

Très bien.

Je vais avoir ma voiture.

Et puis, je ne vais pas les garder toute la vie.

En principe, ça n 'aurait pas duré longtemps.

Vous êtes célibataire ? Oui.

Oui.

Et elle, d 'où elle sort ? C 'est la veuve de Berthier.

Ah oui, il est mort en service six ans en Turquie des trafiquants de drogue.

C 'est ça.

Quand on lui a proposé ce boulot, elle n 'a pas hésité une seconde.

Ça a l 'air d 'être une fille intelligente.

Il n 'y a pas de raison que ça se passe mal.

Quant au gosse, moi, je vais lui parler.

Ouais.

Ça va ? Tout se passe bien ? On reste combien

de temps ? Pas longtemps, je sais pas, moi, deux, trois jours.

Ça vous ennuie pas trop ? La voiture ! Fiche -moi la paix !

Pourquoi ? Je veux un quart de police.

Si on n 'y achète pas maintenant, il va nous faire une vie impossible toute la

soirée. Je vais acheter maintenant.

Oui, tout de suite, les magasins vont fermer.

Quel genre de quart de police ? Un modèle réduit ? Tu veux un quart

Avec des piles ! Avec des piles.

Et un phare clignotant sur le toit.

Et un phare clignotant sur le toit. Et une sirène. Et une sirène. Et une

radio. Et une paire de cartes !

Monsieur Manoni, s 'il vous plaît. Premier étage.

Oui,

Alma. Dites à M. Brun que je le montre tout de suite.

Bonjour, monsieur.

Je pourrais voir M. Manoni, s 'il vous plaît. M. Manoni est absent, monsieur.

Ah bon ? Est -il en place en son absence ? C 'est à quel sujet, monsieur ? Dites

que c 'est de la part de M. Louis -Lopez.

M. Louis -Lopez.

Faites entrer.

Entrez, M. Lopez, asseyez -vous.

Je dois vous dire tout de suite que M.

Manoni n 'a laissé aucune consigne à autre sujet.

Je sais que votre frère vous a promis du travail, mais nous ne pouvons rien

faire pour l 'instant.

Il faut attendre le retour de M.

Manoni.

Et M.

Manoni sera de retour quand ? Ah, ça, je ne peux pas vous dire exactement.

Mais c 'est que moi, j 'ai tout vendu à Tunis.

J 'ai liquidé mon bar.

Mon frère m 'avait écrit qu 'il n 'y aurait aucun problème.

Excusez -moi, hein.

C 'est un cadeau pour le petit.

J 'ai promis pour son anniversaire. Il a quel âge ? Neuf ans.

C 'est que je suis arrivé avec eux, moi.

Je suis complètement perdu.

Mais je suppose que vous êtes en contact avec M. Manoni. Vous pourriez peut

-être lui... C 'est amusant, ça.

Vous pourriez peut -être, je suppose, vous êtes en contact avec lui, lui

téléphoner. Ne pensez pas que M.

Manoni a d 'autres problèmes en ce moment, M. Lopez.

les couverts.

Ça n 'a pas été facile.

Il marche.

Oui, il marche.

Maman ! J 'arrive.

Où est -il ? Dans la salle de bain.

Maman ! J 'arrive !

Maman

!

J 'arrive

!

Je fais une mission spéciale à Nice.

Il faut que personne ne le sache.

Qu 'on lui laisse croire ce qu 'il veut.

Que je suis un agent secret.

Alors, maman ! Ça arrive ! Il a ma voiture, le commissaire.

Qui ? Il a acheté ma voiture, le commissaire.

Qu 'est -ce qu 'il t 'a dit que c 'était un commissaire ? Eh bien, ça se voit,

il a bien une tête de flic.

Tu trouves pas qu 'il a une tête de flic ? Chut !

Je veux pas qu 'il rentre. Tais -toi.

Allez, sors maintenant.

Hop là.

Hop là.

Tiens, le blin, t 'en tiens.

Je vais bientôt le donner, mais tu vas me promettre quelque chose.

Quoi ? De ne jamais dire à personne ce que tu viens de dire là.

D 'ailleurs, ta mère va t 'expliquer ce qu 'il faudra que tu fasses.

Et si t 'es obéissant, je t 'achèterai un beau circuit électrique.

Avec des Ferrari, des Porsche, des Matra.

Vous attendez quelqu 'un ? Non.

Eh bien.

Restez là.

Monsieur Lopez ? Oui. Bonjour.

Je m 'appelle Rodriguez.

Je suis votre voisin du troisième, là. Juste en dessous de vous, là.

Excusez -moi de vous déranger, mais quand j 'ai appris qu 'il y avait un

qui arrivait dans l 'immeuble, que foncez ! D 'où vous êtes ? De Tunis.

De Tunis ? Moi, je suis de Mostaganem. Je peux rentrer une seconde, là ? Je

dérange pas trop ? Vous savez qu 'on est en pleine installation.

Oh, j 'aurais juste une minute, quoi.

Madame Lopez, je présume.

Mise en marche, Madame Lopez ! Pas trop fatigué par le voyage ? Non, elle n 'est

pas fatiguée.

Je me rappelle, moi, quand on est revenu de Mostaganem, ma femme et moi, on

était crevés, exténués, on était. Faut vous dire qu 'on n 'était pas partis

de bonnes conditions, hein.

Mais enfin, tout ça, c 'est le passé, hein ! Alors, comme ça, vous êtes de

? Parce que moi, j 'ai plein de copains de Tunis qui sont installés sur la côte.

Herero, ça vous dit quelque chose ? Non.

Comment ? C 'est pas possible ! Vous connaissez pas Herero ? Maurice Herero !

Herero Morisot ! Le loueur de voitures ! Près de la place Babel -Caral, grand

garage ! Excusez -moi de pas vous faire entrer, mais vous savez, on vient juste

d 'arriver, alors... Non, non, mais dites -moi, dites -moi.

Où vous avez piqué ce drôle d 'accent ? J 'ai vécu à Biancourt avant de m

'installer à Tunis.

Ah, bon, je me disais aussi.

Bon, ben, merci d 'être venu. À bientôt, hein. Vous n 'avez pas deux minutes

pour venir boire la nisette à la maison avec Kémia et tout, quoi ? Histoire de

fêter votre arrivée comme au pays, quoi ! Excusez -moi, M. Rodriguez, j 'ai

enterré mon frère cet après -midi.

Oh, alors là, là, vraiment, c 'est moi qui m 'excuse. Je suis confus, M. Lopez.

Vraiment, je vous présente toutes mes condoléances. De tout mon cœur. Je suis

désolé. Vraiment.

Alors, ce sera pour une prochaine fois. D 'accord, M.

Lopez. Je suis confus.

Vraiment, je suis désolé.

Il a une tête de faucheton, ce Rodriguez.

Si jamais il revient quand je ne suis pas là, il faudra trouver un prétexte

ne pas le recevoir.

Il ne faudrait pas plus de deux minutes pour s 'apercevoir que vous n 'avez

jamais mis les pieds à Tunis.

Bon, et bien maintenant, on va jouer le jeu de la famille Lopez en attendant

Manoni.

Toi, tu m 'appelles Louis et tu me tutoies.

Toi, tu t 'appelles Françoise. D 'accord.

C 'est très gentil de votre part.

J 'ai l 'habitude de ranger mes valises moi -même.

Rangez -les vous -même.

Parce que quand je range moi -même, je m 'y retrouve.

Très bien.

Vous savez, moi je suis célibataire.

Je vis seul.

Alors j 'ai mes petites habitudes.

Je suis peut -être un peu maniaque.

Mais enfin, c 'est très gentil d 'avoir rangé mes affaires.

Je vous remercie.

Il est pas trop mal, cet appartement, hein ? C 'est clair.

C 'est fonctionnel, comme on est.

Puisqu 'on doit habiter ensemble, autant que ça se passe agréablement.

On va essayer de pas se gêner mutuellement.

Si chacun y met un peu du sien,

ça devrait bien se passer.

Parce que moi, je suis pas inquiet, mais pas inquiet du tout.

Elle est mignonne, la chambre du pire.

Oh non, elle sait pas rien. C 'est pas la chambre du petit.

Mais il n 'y a qu 'un seul grand loup.

Mais je vais quand même pas dormir là -dedans.

Vous voyez une autre solution ?

Oh, arrête -toi un peu de la téléphoner.

Allô, oui ? Ah, Lucas.

Ah, tu te rends bien.

Non, pas de problème.

Tout bête dans l 'huile.

Alors, c 'est parfait.

Bon, la petite amie de votre frère Maurice.

Oui, celle qui était à l 'enterrement.

Je crois qu 'elle travaille pour eux. Elle doit passer de la drogue.

Elle est américaine. Elle s 'appelle Mariana Halifax.

Elle habite rue René Vivien, au 7, au premier étage.

Officiellement, elle est mannequin. Enfin, elle pose pour des magazines pour

hommes.

... ... ...

C 'est un nouveau.

On ne devrait plus être très loin.

Mais ce n 'est quand même pas la porte à côté. Il y a déjà 50 dans 20 balles au

compteur.

Elle est en sens interdit.

Attendez, je vais faire une marche arrière. Il n 'y a jamais personne dans

coin -là.

Nous enrouler en sens interdit, ça se vaut, non ? C 'est grave.

Ça en a l 'air.

Vous m 'y appelez, police secours.

Vous, ça va ? Ça va.

Je vous jure, j 'avais pas besoin de ça.

Ah, moi non plus.

Restez là, je vais aller téléphoner.

Il est fou, ce mec ! Je crois pas.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Une grosse voiture blanche qui passe à ce

-là. Ça, c 'est les papiers. Les papiers de l 'autre.

Et à ce moment -là, il est parti.

Il a fait du marché,

vous connaissez ? Oui ! Ça, c 'est un magnan.

Un bistrot à Portugal.

L 'équipe qui travaille à l 'autoroute.

Et moi ? Et ma course, alors ?

Taxi !

Vous êtes libre ? Oui, monsieur.

Au tel d 'une artère, maintenant.

Giscard.

Ça arrive de nuit, hein ?

Monsieur Domingo Perrada habite ici ? Oui.

Je peux le voir ? Je peux le voir, oui.

Ben oui, vous pouvez le voir. Il est en bas.

En bas.

Vraiment.

Je vous ai rapporté vos papiers.

N 'ayez pas peur, Domingo. Je ne suis pas de la police.

Je ne vous veux pas de mal, Domingo.

Je veux seulement savoir pourquoi on a voulu vous écraser.

Domingo, vous avez vu quelque chose ? Domingo !

Laissez -moi passer ! Laissez -moi passer ! Bande de cons !

Allô, Lucas ? Ici Campana.

Excusez -moi de vous déranger si tard, mais il y a eu du dégât chez Marianne

Halifax. Il faudrait chercher une voiture dans le côté gauche et bien

Ses occupants ont écrasé un jeune Portugais et en ont descendu un autre à

Amagnan, en face de l 'hôtel du marché.

D 'ailleurs, vous aurez certainement des précisions par la criminelle.

Allô ? Allô, Campana ? Vous m 'avez fait peur.

Qu 'est -ce qui se passe ? Je reviens.

J 'étais en moto et puis j 'allais vite, très vite.

Et puis j 'ai eu un accident et puis je saignais beaucoup.

C 'est un gros tort.

Allez.

Bonne nuit.

Allô ? Allô, Campana ? Allô ? Non, c 'est rien, c 'est le petit qui avait un

cauchemar. Il n 'y a vraiment pas de quoi se marrer. Allez, bonne nuit.

Laisse -le dormir et viens faire ta toilette.

Tu peux me laisser de la transpiration.

Maman, il transpire, le commissaire.

Il pourrait être partout, ce mec.

Maman, est -ce que j 'ai l 'échauffement, le commissaire ? Il

bouche pâteuse.

Maman, on nous a refilé un malade.

Ma fille.

Oh, pardon.

Bien dormi ? Oui, merci.

Le concierge nous a monté du café et des croissants. Je vais vous préparer votre

petit déjeuner. Non, pas moi -même.

La salle de bain est libre.

Tu pourrais frapper.

Attendez -moi, j 'arrive.

Bonjour, madame. Bonjour, monsieur.

Je viens vous remercier pour le café et les croissants. Je vous en prie,

monsieur Lopez, c 'est bien normal.

Hier soir, on a eu la visite de notre voisin, monsieur Rodriguez.

Merci, monsieur.

Il est bavard.

Il est venu souvent demander quand vous arriviez. Il avait l 'air pressé de vous

voir.

Ça fait combien de temps qu 'il est dans l 'immeuble ? Moi, je suis là que

depuis un mois. Les locataires, je les connais pas très bien.

Au revoir, madame. Au revoir, monsieur.

Comment il faut pas dire il m 'emmerde ? Non, il faut pas.

Bon, ben, je vais vous laisser.

Pourquoi tu viens pas avec nous au marché ? Ah non, j 'ai autre chose à

Je suis désolé.

Allez, à tout de suite.

Louis ! Louis ! Je suis partie avec très peu d 'argent.

C 'est pas bon.

Tiens.

beaucoup. Tu veux combien ? Je sais pas.

Donne -moi 100 francs, je te rendrai la monnaie.

Qu 'est -ce que tu veux acheter avec 100 francs ? Je sais pas, je vais faire des

courses, tu verras bien.

Au fond, je vais venir avec vous.

Il vaut mieux qu 'on nous voie ensemble.

Commencez par une salade de tomates et puis un poisson.

Tu aimes la dorade grillée ? Oui.

Un kilo de tomates, s 'il vous plaît.

C 'est 2 ,50 le kilo ? Oui, monsieur.

2 ,50 francs. On va chercher ailleurs. Je ne paye pas les tomates de 50, non ?

Combien elles doivent valoir ? Elles valent 2 francs à Paris. Tu ne crois pas

que je vais les payer de 50 au pays de la tomate, non ? Pourquoi ? C 'est vous

qui faites le marché à Paris ? Eh oui.

Tous les jeudis et dimanches matin.

Eh tiens, on va prendre des carottes. Elles sont belles, un franc de kilo. On

fera les bonnes carottes râpées.

J 'aime pas les carottes. C 'est très bon, les carottes. C 'est plein de

vitamines. Je veux des tomates. J 'aime pas les carottes. Chat de terre, oui.

Madame, une librairie de carottes. Tu vas pas acheter des carottes s 'il aime

pas les carottes.

Un kilo de tomates, madame.

Et des endives.

Des tomates avec des endives.

Mais c 'est pas la saison des endives. Y a que de la belle. J 'ai payé très

cher, c 'est 50 kilos.

Tu n 'as qu 'à t 'acheter des carottes. Nous, on mangera nos endives.

Il commence à me fatiguer, ton fils.

Mais c 'est ton fils aussi, mon chéri.

Madame, une livremie de carottes. Et des endives.

Et des tomates.

Pourquoi je ne peux pas aller jouer dans le jardin public ? Il y a des enfants

dans le jardin.

Tu restes à la maison.

Je veux m 'embêter à la maison.

Je veux qu 'il reste à la maison.

C 'est puis son circuit électrique, alors.

Au fond, il peut peut -être aller jouer dans le jardin public.

Monsieur verra par la fenêtre.

Et toi, tu dis à tout le monde que tu t 'appelles Lopez.

Oui, oui.

Bonjour,

monsieur Lopez.

Ça va comme vous voulez, monsieur Lopez.

Vous pouvez monter les provisions, madame Lopez. On va vous emprunter votre

un petit moment.

On ne paye pas assez taxi, monsieur Lopez.

Je te retrouve tout à l 'heure.

Bon, on recommence.

Le chauffeur nous a dit qu 'il avait chargé un client en rue Keglia et qu 'il

avait emmené ensuite René Vivien. Un grand brin avec un petit front et des

grandes oreilles.

Qu 'est -ce que tu faisais, René Vivien Lopez ? Mais je vous l 'ai déjà dit, j

'allais voir la fiancée de mon frère.

Et comme par hasard, elle se fait descendre.

Tu sais que tu portes malheur, Lopez.

Et ensuite, il est allé au café.

Moi, quand je vais au café, c 'est pour boire quelque chose.

Monsieur Lopez, quand il va au café, il y a un portugais qui se fait descendre.

Hier soir, monsieur Lopez fait un petit tour en ville.

Trois morts.

Et vous savez que vous commencez à me fatiguer tous les deux.

Oh, on le fatigue.

il n 'y a pas de mal il n 'y

a

pas de mal

Il est portugais, tu ne le connais pas peut -être ? Non.

Et tu n 'as rien à nous dire peut -être ? Si, merde.

Oh là là.

J 'ai dit pas de brutalité policière, c 'est clair, oui, pas de brutalité

policière.

Et ça fait une demi -heure que ça dure.

Tu n 'as rien demandé à toi.

Bon, laissez -moi seul avec lui, il va être bien gentil maintenant.

désolé. Quand vous y tenez un collègue, vous pourriez retirer votre chevalière.

Ça, vraiment, je suis confus et je vous demande pardon.

Et ça va pas ? Au contraire, ça va très bien.

Le petit fait des cauchemars, sa mère dépense tout mon fric et moi, je me fais

tabasser par vos deux vieux gus.

C 'est Byzance, quoi.

À part ça, la santé ? Je me suis filé dans un brôle de piège à fond.

Le mariage, ça doit être affreux.

On a tout de même avancé un peu. Les tueurs sont américains.

Ben voilà autre chose.

Le petit portugais a eu le temps de parler à ses copains hier soir à l

Il était formel. Deux hommes, des américains.

Qu 'est -ce qu 'ils viennent foutre là -dedans ? Apparemment, ils sont en train

de liquider le gang, Manani.

Pourquoi ? J 'ai entré à la maison.

Je vais dire à la criminelle que je vous ai laissé filer pour que vous nous

conduisiez à une piste.

Mais vous allez les avoir au fest du matin au soir.

Vous en auriez pas deux autres, non ?

Allez vous arranger, vous êtes horribles à voir.

Au revoir.

Tu vas voir ce que ton père va te passer quand il va arriver.

Un petit voyou, voilà ce que tu es. T 'as pas honte.

Oh, c 'est pas drôle.

Vous êtes complètement ridicule.

Je leur ai dit que je m 'appelais Loupez et je leur ai dit que je venais de

Tunis. Bravo.

Alors ils m 'ont traité de pied noir. Je leur ai cassé la gueule.

C 'est pas drôle.

Maintenant, on est trois pieds noirs au jardin.

Choukoun, Ben Soussan et moi.

Maintenant, c 'est moi le chef. Et ça va chier. Ça va être poli.

Ça vous amuse.

C 'est pour

toi

qu 'on l 'a acheté.

Qu 'est -ce que ça veut dire, ça ? C 'est pour m 'emmerder que tu m 'as fait

acheter des endives ? Faut pas dire de gros mots.

Ça vous fait rire.

Pas plus la peine de me demander de m 'occuper de votre fils.

Qu 'est -ce que c 'est que ces boîtes ? De la crème de Gruyère.

Je vois bien, mais pourquoi cinq boîtes ? Pour sa collection.

Il fait collection de fromage, maintenant ? De pirates.

De quoi ? Il y a des images dans les boîtes, des portraits de pirates, il en

fait collection.

Alors t 'as acheté 5 boîtes de fromage pour avoir des images de pirates ? Oui.

J 'achète des raviolis pour avoir des teintres.

De la lessive pour avoir des surprises en plastique.

Des sucettes pour avoir des décalcomanies.

De l 'essence pour avoir des glupes ou des pierres précieuses.

Et vous savez pourquoi ? Parce que j 'ai un petit garçon de 2 ans.

Il va me servir.

M. Lopez pour M.

Ligman. Pas maintenant, je vous en prie, pas maintenant, je suis en conférence.

Monsieur, monsieur ! Je vous dérange ?

Je vous présente Louis Lopez, le

frère de Maurice.

Ces messieurs connaissaient très bien Maurice et l 'appréciaient beaucoup.

C 'est vraiment triste.

Pour moi, je ne vois pas très bien ce que nous pourrions faire pour l

La conjoncture n 'est pas bonne. Il faut nous laisser un peu de temps.

Je pense que vous me comprenez.

Vous avez un téléphone où l 'on peut vous joindre ? Vous direz à M.

Manoni que je connais les assassins de mon frère.

Ce sont deux Américains.

Vous lui demanderez si je dois y descendre moi -même ou attendre ses

Je saurais ce que dira mon patron.

Encore faudrait -il que j 'ai un patron.

Monsieur. Appelez -moi M. Manoni d 'urgence.

T 'as vu le petit au jardin ? Oui.

Il est sage ? Oui, je l 'ai au foot.

Mais c 'est ma chemise, ça.

Oui, je l 'ai lavée, je lui donne un coup de fer. Mais ça refonce pas, ces

chemises, c 'est du drallon.

Regarde -moi ça.

Il est tout lustré, il a foutu une chemise à 4000 balles.

Excusez -moi, je ne savais pas.

Je ne t 'ai jamais demandé de me laver mes chemises, non.

Non, mais qu 'est -ce que vous vous imaginez ? Quoi ? Vous croyez que ça m

'amuse de jouer la vie de famille avec vous ? Ça en a l 'air, j 'aurais très

bien pu m 'en passer.

Si j 'étais venu tout seul, j 'aurais eu beaucoup moins d 'emmerdements et de

meilleurs résultats.

Finalement, ça m 'aura absolument servi à rien de m 'encombrer d 'une femme et d

'un gosse. Ah, si, ça aura servi à quelque chose.

À quoi ? À vous faire voir tel que vous êtes.

Un vieux garçon bourré de petites manies, de petites habitudes.

Un maniaque et un radin.

Il est joli, le commissaire Campana, avec ses chemises en tralons, son petit

filet à provision et ses poches cousues.

On va faire plus vanille ce qu 'il part ce soir.

Avec joie.

Tu as fait de la tarte aux pommes ?

Vas

-y, défend, matin, les reins.

Oui, j 'allais.

Qu 'est -ce que c 'est ? Un éléphant et un chasseur.

Dessine bien.

Où il est, l 'éléphant ? Je ne sais pas.

Excusez -moi, j 'ai eu tort tout à l 'heure.

Restez.

J 'ai besoin de vous.

Viens, on va s 'en chercher, Bertrand.

Bertrand ! Bertrand !

Qu

'est

-ce que tu choisis ? Oh, je sais pas.

Tu t 'amuses bien ici ? Oui, j 'ai des petits camarades.

Tu sais, Bertrand, on a parlé avec ta mère tout à l 'heure.

Elle m 'a dit que t 'étais pas tellement sage en ce moment.

Vas -y, choisis.

Oh, j 'ai pas faim.

Prends un éclair.

Oh non.

Moi, je pense que t 'es un grand garçon.

Et que tu vas prendre conscience de ta responsabilité.

Tu vas devenir un homme.

Tu sais, mon petit Bertrand, la vie d 'une maman, c 'est

pas toujours facile.

Tu vas l 'aider.

Tu vas cesser d 'être un poids poil.

Tu vas te rendre malade un moment.

Monsieur Lopez, il est passé deux messieurs pour vous tout à l 'heure.

Ils reviennent vers les six heures et demie. Deux messieurs ? Oui, deux

américains. Deux américains ? Merde.

Mais qu 'est -ce qu 'il y a ? Vous allez vous enfermer dans le premier cinéma à

droite du boulevard et vous m 'attendez dans la salle. Mais qu 'est -ce ? Rien

du tout.

Ne bouge pas de ton fauteuil. Dès que je peux, je viens vous chercher.

Allez, dépêchez -vous.

Et c 'est quel film ? Tu verras bien.

Non, très bien.

Je vais quadriller le quartier, puis on va les cueillir en deux.

Oui, mais je voudrais leur parler avant.

Vous les cueillirez quand ils sortiront d 'ici.

D 'accord.

Allons, M. Lopez, ça va comme vous voulez, je ne vous dérange pas trop.

Devinez qu 'est -ce que j 'ai derrière mon dos ? Une bonne bouteille d

! Excusez -moi, M. Rodriguez, mais j 'attends une visite. Ça sera pour une

fois, merci.

Message urgent.

Deux tueurs qui se déroulent du 6 rue Guigliard. Mandarine 36, ici Justine.

Rendez -vous au carrefour de Guigliard, Vitor Hugo.

Mandarine 45, ici Justine. Rendez -vous rue Guigliard aussi.

Mandarine 47.

On vous envoie une voiture.

Verdi, Guigliard.

Attendre autorité pour instruction.

Terminé.

Monsieur Lopez, pourriez -vous nous écorder quelques minutes?

Nous

aimerions

avoir une petite conversation avec vous.

Nous travaillons pour la BNDD.

Le bureau des narcotiques et des drogues, le bureau américain des

Il en déplace du monde, M. Lopez.

Nous allons vous dire pourquoi votre frère est mort, M. Lopez.

C 'est la guerre entre l 'organisation américaine et le groupe Manoni.

L 'organisation, la mafia si vous préférez, travaille avec Manoni comme

travaille avec la plupart des trafiquants européens.

Il y a quelques jours, elle a décidé de liquider Manoni.

Pourquoi ?

Il devait livrer 100 kilos d 'héroïne aux États -Unis.

Il n 'a pas tenu à ses engagements.

Alors la mafia a envoyé deux spécialistes à Nice.

Ils ont d 'abord tué votre frère, qui était responsable pour le cheminement de

la drogue, vers les États -Unis. Puis, comme la drogue n 'arrive toujours pas,

le feu d 'artifice continue.

Pourquoi vous racontez tout ça ? Parce que vous allez faire revenir Manoni à

Nice, M. Lopez.

Je ne comprends pas.

Menoni non plus n 'y comprend rien.

C 'est pour ça qu 'il s 'est enfui. Il a bien expédié la drogue, mais elle a

disparu. Alors vous allez dire que vous l 'avez trouvée ici, dans cet

appartement. Votre frère l 'avait louée pour vous. On peut très bien imaginer qu

'il s 'en était servi comme cachette.

En somme, vous demandez de dire à Menoni que mon frère l 'a trahi. Ça ne peut

plus lui faire de mal, votre frère. Vous faites savoir à Menoni que vous avez la

drogue et que vous êtes prêts à traiter avec lui personnellement.

Et il revient à Nice, il se fait descendre par les deux tueurs de la

Mais la police française est au courant de vos agissements ? C 'est vrai que

vous travaillez la main dans la main, maintenant.

La police française.

Parlons -en de la police française.

Elle est complètement paralysée.

Elle ne peut rien contre les gens comme Manoni.

Ils ont des épuis politiques.

Ils connaissent les gros bannets du coin.

Et puis, on leur envoie à la niche la police française.

La police française.

Ah bon ? À la limite, on peut dire qu 'elle les protège, les trafiquants.

Pas possible.

La police française.

Toutes les dragues ou presque... qui passe en France et non de mon pays, M.

Lopez. Mais maintenant, nous avons décidé d 'agir, et d 'agir à l

Mais je suis français, moi. Je ne vois pas pourquoi je devrais agir à l

'américaine. Pour être du bon côté.

Si vous marchez avec nous, vous êtes en sécurité.

Nous vous prenons sous notre protection.

Si vous marchez avec Manoni, vous finirez comme votre frère, M. Lopez.

Je vous en donne ma parole.

N 'oubliez pas que vous avez une femme et un enfant.

Oui, moi, il faut que je réfléchisse.

Donnez -moi une heure ou deux.

Ne tardez pas trop.

American police.

Est -ce que vous foutez là, vous ? Et vous ? Mais qu

'est -ce que ça veut dire, ça ? Des flics et d 'autres flics.

Ça, c 'est intéressant.

On n 'a pas pu rentrer.

Je m 'en doute.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Pas grand -chose. C 'était deux flics américains

du bureau des narcotiques qui voulaient me voir.

Deux flics comme à la télé.

Grand, beau, leur garde d 'acier. Et alors ? Et alors rien.

Ils sont aussi cons que les flics français.

Tu viens d 'ici ? Je sais pas encore. J 'attends un coup de fil de Lucas.

Je vais essayer de faire de la soupe aux pistes.

Je dois bien savoir ce qui va se passer avec les Américains.

Qu 'est -ce que c 'est les ravages du désir, papa ? Quoi ? Qu 'est -ce que c

'est les ravages du désir ? Je sais pas.

Allô ? Comment ? Tu parles de qui ? Je sais pas.

Attends, c 'est pour toi.

Qui ? Le crône.

Allô ? Qui ça ? C 'est Ben Soussan.

Qui ça ? Ben Soussan, ton copain.

J 'aimerais bien que ces petits copains prennent pas l 'habitude de téléphoner

ici. J 'ai besoin du téléphone, moi.

Je te rappellerai plus tard quand je serai plus tranquille. Salut, gros.

Allô ? Qui ça ? Lucas ? Tu permets, oui.

J 'aime pas des postillons quand tu parles.

Dites donc, c 'est jamais libre chez vous ? Ah oui, mon vieux.

Bon, alors j 'ai convoqué les Américains ce soir à 10h dans mon bureau.

Oui, on sera tranquille, on pourra faire le point.

Enfin quoi, c 'est plus le moment de faire des cachoteries, c 'est vous qui l

'avez piqué la drogue.

Enfin répondez -moi, on travaille ensemble, oui, on est collègues.

Alors ? Retirez -moi cette lampe de l 'œil.

On a trouvé 100 kilos d 'héroïne à New York dans un paquebot qui venait de

Marseille.

Et alors ? On a laissé le paquet à sa place et on a

remplacé l 'héroïne par de la farine. Oh, très discrètement.

Personne ne s 'est douté que le bureau de narcotique avait mis son nez dans

cette affaire.

Et la mafia s 'est retournée contre Manoni.

En tout cas, il y a des choses qu 'on ne fait pas. C 'est d 'envoyer des tueurs

pour faire notre boulot. On a pensé que c 'était la meilleure. Oui, il fallait

nous prévenir. Vous êtes en France et vous travaillez avec la police

Elle ne nous a pas dit qu 'elle avait mis un faux loupé sur le cou de la

française. Vous aussi, vous faites vos petits coups en douce.

Bon, professeur, vous aurez prévenu un temps.

Nous aussi.

Bon, allez, ça suffit. Vous laverez votre linge sale un autre jour.

Vous, vous occupez des deux tueurs de la mafia. Moi, je récupère mon ami.

Comment ? Il me faut 100 kilos d 'héroïne.

Procurez -moi ça le plus rapidement possible.

On ne les peut encras chez moi, dans ma cave.

C 'est une idée américaine, ça.

C 'est une carte française.

Bon, alors celle de Borgnefecht, le corsaire.

Tu me l 'as fait raconter trois fois.

Il ne dormait pas ? Je ne sais pas ce qu 'il a, il ne veut pas dormir.

Alors raconte -moi une histoire.

Mais j 'arrête pas, écoute.

Les tiennes, je les connais tous.

Oui ?

Louis, tu ne veux pas venir lui raconter une histoire ? Comment ? Il faudrait

que tu lui racontes une histoire de gangster.

Non, moi je suis crevé et puis je suis pas venu ici pour bercer ton fils.

Dévite dormir et nous foutes la paix.

Mais t 'en as pour cinq minutes.

Mais je sais pas raconter les histoires.

Allez, bonne nuit.

Je peux lui raconter comme histoire ? Tout ce que tu voudras.

Il était une fois un pauvre flic de la brigade des stupéfiants.

Et un jour, il part en mission pour arrêter des trafiquants.

Et là, il a une grosse surprise.

Il s 'aperçoit qu 'il a encore plus d 'ennuis avec les autres flics.

qu 'avec les trafiquants.

La police criminelle, les stupéfiants américains, les stupéfiants français,

ça, ça se bagarre, ça essaie de tirer la couverture.

Le pauvre flic des stupéfiants s 'est passé à tabac par la criminelle.

Il s 'est arrêté des flics américains par des flics français.

Et il arrive à cette conclusion.

C 'est que dans la police moderne, on s 'amuse tellement bien entre flics qu 'on

pourrait se passer les grands stèles.

Ça y est, Lucas, on les a trouvés. Ils sont à Villefranche, à l 'hôtel Welcome.

Bon, je sers le nécessaire, merci.

À terre !

Appelle les pompiers.

Appelle les pompiers et dis qu 'il y a des fous ici.

Allô ?

Allô ? Le 18 ? On va profiter de l 'effet de surprise.

À reconnaissance.

Mais qu 'est -ce que vous faites là, nom de Dieu ? Je viens atteindre le feu.

Quel feu ? Il n 'y a pas de feu.

Point d 'attaque ici.

Ah.

La mission de force lance.

Victoire à manœuvre.

C 'est une utilité.

Et ça ? Mais j 'ai deux insensés. Arrêtez -moi.

Et moi, des vies humaines à sauver. Quoi ? Au secours.

Au secours.

La bâche de sauvetage. Au secours. Sous -titrage Société Radio -Canada

Où sont -ils passés ? Je ne sais pas.

Je ne veux pas vous vexer, mais vous vous démerdez comme des manches.

Ben oui.

Non, mais ça, on devrait vite les récupérer. Le seul ennui, c 'est que

maintenant, ils se méfient.

Dites -moi, ça vous dit quelque chose, le jardin Alsace -Lorraine ? Oui, c 'est

là où le petit va jouer.

Pourquoi ? Je viens de trouver dans leur chambre un ticket de chaisière du

jardin Alsace -Lorraine.

Sous -titrage Société Radio -Canada

100 kilos d 'héroïne. Il y en a pour 22 milliards.

Vous me finissez la prise en charge ?

Ferme -toi la cave.

Ah non, pour défendre ? Eh oui, mon Dieu.

Ah bon ? Tiens, M. Lopez, alors, comment ça va ? Ça va.

Et alors ? Mais qu 'est -ce qui vous arrive ? Vous déménagez ou quoi ? Non.

Vous êtes drôlement chargé, dis donc. Qu 'est -ce qu 'il y a dans ces paquets

-là ? Vous voulez que je vous aide, là ?

Monsieur Rodriguez, vous ne travaillez jamais ? Comment ? Vous ne travaillez

pas, on vous voit toujours à la maison.

C 'est -à -dire que vous voyez, en ce moment, j 'ai un congé de maladie. Quand

on est malade, on ne porte pas de paquet.

Allez vite, vous reposez.

Je vais acheter un boeuf.

J 'ai Rodriguette.

L 'étage au -dessous.

J 'ai des tests ? Rien.

Oui, Bertrand. Au jardin.

Bon, je vais le chercher.

Toi, tu fais tes valises ou déménager ? Comment ? Oui, je préfère vous emmener à

l 'hôtel en attendant qu 'on ait arrêté les tueurs.

Je vais acheter de la langouste. Je voulais faire de la langouste grillée à

midi. La langouste ? Poussinia m 'avait fait un prix, je pensais que tu serais

content.

T 'as eu raison.

Mets -la dans le frigo.

On la manquera quand vous reviendrez.

Bon, je descends, j 'en monte Bertrand. T 'as vite tes valises, hein.

C 'est vers le

voici, justement.

Monsieur Lopet ? Oui, pourquoi ?

Voulez -vous nous suivre, s 'il vous plaît ? Qu 'est -ce qu 'il se passe ?

fils a tiré au revolver sur la voie publique.

Il vous attend en commissariat.

Eh bien, on va voir autre chose.

Il est en face du monde chez M. Lopez.

On n 'a pas encore vu les TRF et la garde républicaine, mais ça ne va pas

tarder.

Vous n 'êtes pas un peu dingue, non ? Vous êtes inconscient pour laisser une

arme pareille à la portée d 'un enfant.

Je l 'avais rangée dans un placard.

Dans un placard.

Ce n 'est pas des confitures à 7 ,65.

Vous avez une drôle de façon d 'élever vos enfants, Lopez.

Si vous le laissez sortir avec un revolver à 9 ans, qu 'est -ce que vous

offrirez pour sa communion ? Un bazooka ? Vous n 'êtes plus en Tunisie ici,

Lopez.

En France, les gosses ne jouent pas avec des revolvers.

Mais on va vous le dresser, votre voyou, c 'est moi qui vous le dis.

Et vous, ça va vous coûter cher.

Appelez -moi Lucas à la préfecture.

Comment ? Commissaire Lucas, 85 -109 -21.

Et vite, vous pourrez avoir des ennuis.

Le commissaire Lucas, s 'il vous plaît.

Commissaire Chauvet, du commissariat du 7e.

Allô, Lucas ? Ici Campana.

Il y a un flic de quartier qui me fait des misères, alors je vous le passe.

Allô ? Oui, monsieur.

Bien, monsieur.

Vous auriez pu me le dire avant.

Au revoir, monsieur.

Dites, monsieur, vous ne voulez pas... C 'est

vrai

que ça, on te voit plus souvent que nous, commissariat.

Qu 'est -ce que t 'as encore fait, dis -moi, comme grosse bêtise ? Foutez -moi

la peur. Comment ? Ouais.

Pas de bon gosse.

T 'as entendu comme il nous parle, M. Lopez ? Il est venu très familier.

Faudrait peut -être lui donner une leçon de savoir vivre.

Pas devant le gosse, je vous dis. On va lui tirer ses grandes oreilles toutes

rouges.

Attends -moi là.

Où allez -vous ? Vous avez l 'autorisation d 'entrer ici ? C 'est pas

public. Comment ? Propriété privée.

Violation de domicile.

Article 184 du Code pénal modifié le 28 avril 1832.

Non mais ça va pas, t 'es malade, toi !

Je te demande pardon, papa.

On a un grand appartement à Paris.

Tu pourrais venir habiter avec nous si tu veux.

Chut.

Bon ben, moi je file.

Ne sortez sous aucun prétexte.

Fais vite.

On a 100 kilos dans la cave.

22 milliards d 'héroïnes, pratiquement tous les 13.

Mon frère s 'est trompé. Il a cru qu 'il pouvait s 'installer à son compte.

Je ne veux pas faire la même erreur.

Je veux travailler avec vous.

Reprenez votre marchandise et présentez -moi à Manani.

Rodríguez, faites vos présentations, je vous prie.

Monsieur Ligman, administrateur, président, directeur général.

Monsieur Campana, commissaire à la brigade des stupéfiants.

Très heureux.

Bon. Je dois dire que M. Campana a fait un travail remarquable.

Plus que remarquable. Cette fausse famille, la femme, l 'enfant.

C 'est de la haute stratégie, ça.

Actuellement, les policiers sont plus intelligents qu 'autrefois, il n 'y a

à dire. Eh oui, ils font des études, ils passent des examens, ce sont des

cerveaux. C 'est un cerveau, ça c 'est sûr.

Il a au moins une histoire, cet homme -là. Il a fait de la criminologie, ça se

voit. Et puis il ne recule pas devant les forts, sans kilo de drogue à

dans une cave.

Ce n 'est pas du courage, ça. Ce sont des martyrs, je vous dis.

C 'est fini, oui ? Oui, c 'est fini.

Au revoir, monsieur le commissaire.

Je ne vous raccompagne, monsieur Campana.

Vous permettez, j 'ai un coup de fil à passer avant de partir.

Mademoiselle, passez -moi la préfecture, le commissaire Lucas, s 'il vous plaît.

Ce pauvre Lucas se donne un mal de chien pour attraper les tueurs.

Je lui dis de ne pas se fatiguer.

C 'est tout qu 'on me fait.

Ces lutteurs sont plutôt utiles.

Vaut mieux les laisser faire leur boulot.

Mademoiselle, annulez la préfecture.

Qu 'est -ce que ça veut dire ? Ça veut dire que le cerveau pense que vous êtes

foutus.

Le mafia va vous défendre les uns après les autres.

Alors dites à Manoni que nous voulons le protéger.

Excusez -moi, mais je ne vois pas très bien où est votre intérêt.

Si Manonit se fait descendre, on sait très bien qu 'il fera remplacer le

lendemain.

Nous, on ne veut tuer personne.

Ce qu 'on veut, c 'est arrêter les passeurs, les chimistes, découvrir les

laboratoires clandestins, remonter la filière, quoi.

En somme, c 'est un marché que vous nous proposez.

Vous nous sauvez la vie en nous mettant en prison.

Oui.

Je doute.

que M.

Manoni accepte.

On peut toujours lui demander.

Manoni est revenu ? Il n 'est jamais parti.

choisir ses résidences secondaires, M. Manoni.

Il est parfaitement en sécurité ici.

Voilà M. Manoni.

sympathisé. Bien.

Très, très bien.

J 'arrive.

C 'est Campana.

L 'Igman s 'est dégonflé. Il va nous donner tout le réseau.

Je suis de votre avis, oui.

L 'important, c 'est de les trouver.

Oui.

Bon, ben, très bien. Alors, je vous les envoie.

Je peux.

Oui, bien sûr.

Vous pouvez y aller. Bien.

Il faut absolument qu 'on arrête ces deux assassins avant demain matin.

Ça a assez duré la plaisanterie.

Hôtel Atlantique ? Mme Lopez, s 'il vous plaît.

Vous les embrassez pour moi ? Le 306 ne répond plus, monsieur.

Passez -moi la réception, alors.

Allô, la réception ? Vous avez vu Mme Lopez ? Mme Lopez ? Ah non, elle est

partie il y a dix minutes, monsieur.

Deux messieurs sont venus la chercher.

Deux messieurs ? Oui, deux messieurs.

Elle a laissé ses bagages ? Elle a laissé ses bagages, elle est partie très

rapidement. Le petit garçon ? Le petit garçon était avec elle, monsieur.

Moi, je l 'avais dit que c 'était une connerie d 'emmener cette femme et ce

gosse.

Allô, Lucas ? Allô, Lucas ? On vient de repérer les deux doueurs de la mafia

dans un restaurant du Vieux -Nice.

Sous -titrage FR ?

Vous n 'avez pas une cigarette ? Non,

pas de blonde, merci.

Mais qu 'est -ce qu 'on attend, mon Dieu ? Des renforts, je ne vais pas risquer

la vie de mes hommes. Les gros hommes, je m 'en fous. Moi, je pense à ma femme

et à mon fils.

Je vous comprends très bien, mais je vous rappelle toutefois que ce ne sont

votre femme ni votre fils.

Je ne vois pas comment vous fumez des salopes pareilles. Vous n 'allez pas

attendre qu 'ils aient fini de déjeuner, non ? Ecoutez, mon petit vieux, soyez

gentil. Laissez -moi faire mon boulot.

Où allez -vous ? Arrêtez -le !

Allô, police tout le monde.

What does he want?

He wants his wife.

What wife?

He's nuts.

He's completely nuts. I don't know his wife.

Jesus.

Je ne sais pas.

Ah oui, ça, je ne vous le fais pas dire.

On va les retrouver. Le plus important, c 'est tout de même que les tueurs ne

soient pas dans le coup.

La paix ! Rendite à Zbikus dans le fond de la paix ! T 'as pas intérêt à la

ramener, Lopez ! Papa, ouais !

Monsieur

le

divisionnaire ! Oui ?

Ce type n 'est pas le frère Lopez.

Nous avons fait une enquête à Tunis.

Et nous avons arrêté la femme et l 'enfant qui se cachaient dans un hôtel.

Il faut tirer l 'affaire au clair.

Si Lopez n 'est pas Lopez, qui est Lopez ? Ce Lopez, qui c 'est ? Qu 'est -ce qu

'il est venu faire ici ? Dites -moi Lucas, à vos deux bouts en train, ils

toujours comme ça ou c 'est en mon honneur ? Il faudrait peut -être assurer

meilleure synchronisation dans nos services.

Je voudrais une deuxième chambre. Une deuxième chambre, bien sûr.

On va passer la nuit ici et on repart demain matin de bonheur.

J 'ai la 407, M. Lopez.

M. Campana.

Comment ? Pas M. Lopez, M. Campana.

Ah. C 'est pas pratique quand on s 'appelle pas pareil.

Un papa.

Un maman.

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