All language subtitles for Les.Branches.a.Saint-Tropez.1983.720p.WEBRip.x264.AAC-[YTS.MX].fre

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Original subtitles

♪ Je me débranche de tous mes soucis Je pars en vacances, et je revis ♪

♪ Sea, sex and sun Comme dit Gainsbourg ♪

♪ C'est ça le feeling De mes beaux jours ♪

♪ Saint-Tropez, sa horde de seins C'est light, delight, more sun, more fun ♪

♪ Deux semaines pour s'éclater C'est pas le Pérou mais c'est le pied ♪

♪ Monokini, mini cul nu, Si tu veux bronzer,

♪ Faut bronzer tout nu ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Amour, vacances Amour, soleil ♪

♪ C'est sans problème C'est pas pareil ♪

♪ À mon retour, j'oublierai tout ♪

♪ Les mecs les plus beaux Les baisers les plus fous ♪

♪ Saint-Tropez, sa horde de seins C'est light, delight, more sun, more fun ♪

♪ J'ai mon walkman, la mer et le ciel Ça y est, je suis branché sur le soleil ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

♪ Saint-Tropez ♪

- Antoine ? - Oui ?

- Quoi ? - On emmène Brutus en vacances avec nous ?

Pas question, laisse-le à ta mère.

J'ai eu tort de te demander, je connaissais déjà la réponse.

- J'y vais. - Tu mets pas deux heures ?

Je fais l'aller et retour. Sois prĂŞt quand je reviens.

Je me douche juste.

Une seconde, j'arrive !

C'est toujours la mĂŞme chose !

C'est toujours quand on se douche

qu'on vient sonner Ă  la porte.

Qui est lĂ  ? C'est toi, Charlotte ?

Qui a sonné au premier ?

Le facteur, pour une lettre recommandée.

Revenez, je suis lĂ .

Pas le temps, j'ai glissé l'avis sous la porte.

Non, c'est pas vrai !

Merde !

Pas d'affolement. Que faire ?

Bonjour, j'ai… Heu…

et alors, évidemment, c'est con, mais c'est comme ça.

Bof, pas terrible.

"Bof" ?

Bon, les grands moyens.

Ah, la vache !

Le balcon.

Ă€ moins qu'il n'y ait personne.

- Qui est lĂ  ? - Votre voisin.

- Que voulez-vous ? - Rentrer chez moi via votre balcon.

- Vous avez pas la clé ? - Non.

- Appelez un serrurier. - D'oĂą ?

Du café, j'ai pas de téléphone.

Mais je ne peux pas sortir !

- Pourquoi ? - Je ne suis pas assez couvert.

Soyez chic, madame Bardot, ouvrez-moi.

J'entre, je saute sur votre balcon,

et vous n'entendrez plus jamais parler de moi.

Tournez-vous.

J'en ai vu d'autre !

Olé !

Tu es en avance, mon chéri !

J'ai fini mon service plus tĂ´t !

- Ça va, M. Bardot ? - Ça va, merci.

Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Tu m'expliques ?

Ce n'est pas ce que tu crois !

C'est comme ça, c'est la vie !

Je suis bien avancé, maintenant.

Ce qu'on peut s'emmerder, dans la vie !

Vous n'avez jamais rien vu ? C'est rigolo ?

Mateurs ! Vicelards !

Chéri ?

Chéri ?

Chéri ?

Il est ici, le chéri !

Que faisais-tu nu sur le balcon ?

Ça, je m'y attendais !

Parmi toutes les questions intelligentes, tu choisis la plus conne.

Oui, que faisais-tu Ă  poil sur le balcon ?

C'est la vie ! Que veux-tu que je te dise ?

J'aurais pu faire du patin à glace dans le congélateur,

ou du ski sur le quart de beurre dans le frigo.

Au lieu de ça, tu me trouves à poil sur le balcon.

Je te le répète : c'est la vie.

- Tu as besoin de repos, nounours. - C'est pour ça qu'on part en vacances.

Allez, hop.

Le facteur est passé.

S'il revient, c'est moi qui le repasse, le fumier.

Grouille ! Christian et Laura doivent nous attendre.

Faut faire demi-tour, j'ai oublié quelque chose.

- Quoi ? - Mes pilules.

On s'en fout !

Si on ne va pas chercher mes pilules,

tu dormiras sur la béquille.

Lâche-moi la grappe avec tes pilules !

On part pas dans le désert, t'en achèteras sur place.

- T'es qu'un égoïste, Antoine. - C'est ça, on lui dira.

Je vais chercher Christian et Laura qui attendent depuis une heure.

- Je viens avec toi. - Non, garde les valises.

- Ah, les hommes ! - Vous, foutez-moi la paix !

Je vous plains, ma petite dame !

On vous a demandé quelque chose ?

Gros tas ! Salop ! Enflure !

ArrĂŞte de tout casser ou je te cogne !

Mon Oscar ! Elle m'a bousillé mon Oscar !

Tu vas me le payer, garce !

Lâche ! Macho ! Pute !

- C'est à moi que tu dis ça ? - Parfaitement !

Je dérange ?

- Toi, ta gueule. - Ah, d'accord.

Habille-toi, on est assez en retard comme ça !

J'ai rien Ă  me mettre.

La mauvaise foi des femmes !

C'est quoi, ça ?

Un placard ou les Galeries Lafayette ?

J'ai déjà tout porté une fois ou deux.

- Oh, je suis lĂ  ! - Toi, ferme-la.

- Je n'ai rien dit. - Si : "Je suis lĂ ".

- Si on peut plus parler. - Pas quand ma femme m'engueule.

Ta femme ? Ça me ferait mal !

Jamais je n'épouserai un tordu comme toi.

Pas question d'épouser une emmerdeuse qui me pompe l'air !

- Je te pompe l'air ? - Parfaitement.

Deux ans de jérémiades : "j'ai mal au ventre, je suis grosse,

- "je veux maigrir." - C'est pas vrai !

Et tes questions : "c'est une heure pour rentrer ?

"Pourquoi t'es en retard ? Tu étais où ?"

Je vis avec un flic, pas une femme.

Pauvre type !

Tu crois que j'aime vivre avec un vicelard ?

- De qui tu parles ? - De toi, obsédé !

Monsieur veut plus faire l'amour normalement.

Je dois porter des bas, noirs de préférence.

- Et des porte-jarretelles. - Tu exagères.

- Tu aimes ces machins-lĂ  ? - C'est rigolo.

Tais-toi, ne te mêle pas de ça.

OK, je la ferme.

Et si c'était tout ! Mais je suis interdite de jean,

je dois porter des jupes, et pas de culotte,

mais exclusivement des strings,

pour qu'il voie mes fesses Ă  la demande.

Laura, ça n'intéresse pas Antoine.

- Ça ne t'intéresse pas ? - Bof.

Ce que tu aimes chez une femme, c'est son postérieur.

Tu devrais vivre avec une paire de fesses pour ĂŞtre heureux.

Mais une paire de fesses qui fasse le ménage, la lessive,

et la bouffe !

Ça suffit ! Tu fonces à la salle de bain

sinon, je te balance par la fenĂŞtre !

À tes ordres, chéri.

J'aime quand tu me parles gentiment.

Elle est nerveuse, mais elle a un beau cul.

Ça fait du bien de se dégourdir les guiboles !

Moi, j'ai mal aux reins.

- Laura ? - Arnaud !

- Qui sont-ils ? - Un danger.

C'est le profil parfait du dragueur professionnel.

- Que fais-tu ici ? - Je pars en vacances avec Gérard.

- Salut, beauté. - Salut, Superman.

- Et toi, que fais-tu lĂ  ? - On part aussi en vacances.

Allez, venez !

- Ma copine Charlotte. - Salut.

Son ami Antoine et Christian, le mien.

- Son fiancé. - Pas encore !

C'est tout comme.

C'est Arnaud, un ami d'enfance.

- On a été élevés ensemble. - Salut, les blaireaux.

Moi, je suis les muscles d'Arnaud.

Ça fera 300 francs.

- Tiens, un pourboire. - Merci.

- Et pour les motos ? - Le plein, Ă  ras-bord.

OK.

- Super, ta bagnole ! - Tu veux l'essayer ?

- Oh, oui ! - OK, on fait un bout de chemin ensemble.

On a des trucs Ă  se dire, depuis le temps.

- Ça va pas être triste. - Allez, on y va.

Tu veux bien ?

Merci mon chéri, tu es chouette !

- Et nous, on fait quoi ? - Suivez-nous.

Ben voyons !

On peut aussi vous ouvrir la route, pendant qu'on y est.

Ce sera pas nécessaire.

Si jamais on se perdait,

on se retrouve sur la Départementale 532, OK ?

Salut, les blaireaux.

Ils viennent de nous piquer nos nanas ?

En tout cas, ça y ressemble. Viens.

Regarde ce que tu fais, gros porc !

Ma moto ! Mais arrĂŞte !

Pardon.

Quel con, ce mec !

Il y a de l'essence sur l'antiparasite. Merde !

- Qu'est-ce qu'on fait ? - Je peux pas démarrer comme ça !

Faut démonter et tout sécher.

Fait chier !

La vie, c'est que des emmerdes.

- Tu te rappelles, Ă  la Baule ? - J'avais failli me noyer ?

Oui. Je t'ai sortie de l'eau je ne sais comment.

- Bas les pattes, Tarzan ! - Ça va !

- Ça vient ? - C'est presque fini.

Pas trop tĂ´t.

- Un coup de main ? - Surtout pas !

Maladroit comme tu es !

- Circule, on a déjà donné. Allez ! - Ah bon ?

Je les vois pas, on a dĂ» les semer.

OK, je ralentis.

- Pour la villa, c'est pas un problème. - C'est vrai ?

- Bien sûr ! - Super.

Dis donc,

Ă  cette allure, on sera jamais Ă  Saint-Tropez.

- Oh, non ! - Saint-Tropez ?

C'est super, lĂ -bas !

- Tu connais ? - Non, j'y ai jamais mis les pieds.

Ben alors ?

HĂ© ! Mon pognon !

Les vaches !

Désolé, mais on ne peut pas attendre plus longtemps.

C'est normal ! Bonne route !

- À bientôt, et merci ! - Ciao !

Qu'est-ce qu'ils foutent ?

- Je vous emmène ? - Non, merci.

Allez, venez !

OK, mais ce sera 500 balles pour chacune.

Merde, j'aurai tout vu !

Les voilĂ  !

- Enfin ! - On est lĂ  !

- Que vous est-il arrivé ? - Une panne.

Vous avez bien déconné avec les deux riches ?

On vous a surtout attendu.

Bonne nouvelle : Arnaud nous prĂŞte sa villa Ă  Saint-Tropez.

- Ouah ! - Pourquoi ça ?

Ils partent 15 jours en croisière.

- C'est super, non ? - Oui,

mais je suis sûr qu'il te veut juste à sa disposition.

Tu exagères !

C'est un ami, il voulait nous faire plaisir.

Tu diras Ă  ton ami que s'il continue, je le frappe.

- C'est tout. - Dis donc,

je trouve ça bien, ça nous changera du camping.

- Tu trouves ça bien ? - Oui.

S'il vient, je le branche avec Charlotte.

Tu es sympa, toi !

C'est pas une mauvaise idée, il a de la gueule !

Comment ça ? Tu veux te tirer ?

Ă€ Saint-Tropez, mais avec toi.

Ça a l'air chouette !

Super !

Super !

C'est toujours les mĂŞmes qui bossent !

Je suis tout seul !

On dirait une carte postale !

Sublime, cette piscine ! L'eau est d'une clarté !

Elle est froide !

- C'est de ma faute ? - J'ai pas dit ça !

Tu as l'air de m'accuser, comme si c'était ma faute !

J'ai le droit de dire qu'elle est froide.

On arrĂŞte lĂ ,

- tu veux toujours le dernier mot. - J'ai le droit d'avoir un avis.

Oui, mais pas de me contrarier.

L'eau n'est pas froide, elle est un peu fraîche, c'est tout.

Que t'arrive-t-il ?

La vache, elle est froide !

Impeccable.

Il y a tout ce qu'il faut !

- Sauf le gaz. - Logique, ils l'ont coupé.

- Toujours rien. - Attends, je regarde.

C'est du butane.

Évidemment, elle est vide.

Alors remplace-la.

Tu as vu ce que ça pèse ?

Tu es costaud.

Tu veux que je traverse le village avec 20 kg sur le dos,

- crevé comme je suis ? - Pourquoi pas ?

Tu déconnes ? Je suis en vacances, je porte rien.

Il n'y aura pas de gaz, tant pis.

On bouffera froid, ou on bouffera pas.

Si t'es chiant comme ça, on va passer de belles vacances.

Voyons le lit.

Ils ont dĂ» le trouver dans un bordel mexicain !

Si tu fais l'amour lĂ -dessus, il faut jouir vite,

sinon, tu réveilleras tout le quartier.

Ça sent bon la lavande.

Tu m'aides Ă  faire le lit ?

C'est pas mal, dis donc !

Ça me botte !

Qu'est-ce qu'il y a ?

- C'est un bar ! - Un bar ?

- Ricard. - À boire !

- Vodka. - Y a pas moins cosaque ?

Tu es exigeant, aujourd'hui.

- Un whisky deux ans d'âge ? - Oui, mon cher.

VoilĂ .

C'est parfait !

Merci.

- On se boit un verre vers la piscine ? - Oui.

- Ça va, les vacances ? - Arrêtez, les filles !

On n'est pas vos esclaves, c'est les vacances ! Cool !

Pendant qu'on installe la maison,

vous penserez Ă  faire les courses.

C'est pas une mauvaise idée.

- Tu viens ? - Ben ouais.

- J'ai un truc Ă  te dire. - Vas-y,

je suis de bonne humeur, je peux tout entendre.

- Ça tombe bien. - Tu as chopé une MST ?

- J'ai perdu le portefeuille. - Merde !

Gueule pas ! C'est comme ça, je l'ai pas !

J'ai regardé dans les valises, et rien. Envolé !

- T'en rates pas une ! - Ben !

- C'était super. - Oui, mais je suis morte de fatigue.

Pas mal, les planches.

Bien gondolées, comme je les aime.

- Ingeu ? - Oui ?

- Tu entends les cloches de St Tropez ? - MĂŞme celles de Ramatuelle.

- C'est qu'une bosse. - Quelle maladresse !

Nous sommes désolées.

VoilĂ , voilĂ .

- Il a mal ? - Lui ? Non !

Christian. Vous ĂŞtes en vacances ?

- Depuis une semaine. - Nous, on débarque.

- C'est quoi, vos prénoms ? - Ingeu.

- Léonor. - Karine.

Aie, la vache ! J'ai mal, moi !

- Mais il est blessé ? - Oh, oui !

- Aie, doucement. - Tu as une belle bosse.

Oh oui, aie !

- Rien de grave ? - Non, juste une bosse,

- il en fait des kilos, ce comédien. - Camembert, toi !

- Ingeu ? - Oui ?

Notre ami a besoin d'une compresse d'eau froide.

D'eau très froide, même.

D'accord.

Aie !

Lâchez-moi ! Je n'ai plus mal !

J'ai plus mal !

Ça, j'en étais sûre.

Pourquoi je t'ai filé le huit de trèfle ?

Ils sont toujours pas lĂ  Ă  21 h, ils se foutent du monde.

- Tu n'as pas faim ? - Si, ça commence,

mais le frigo est vide.

J'espère qu'ils vont bien.

- Déshabillez-vous. - Ici ? Tout de suite ?

Bien sûr. Il ne vous a pas prévenus ?

- De quoi ? - Nous donnons une soirée particulière.

Très particulière.

On adore les réunions de groupe.

- Disons, en naturiste. - Ah bon !

On n'a rien contre !

C'est super !

- Il y a des nanas ? - Plus que de garçons.

- La vache, ça va être le pied ! - Nos invités sont déjà nus.

- Vous devez y aller dans la mĂŞme tenue. - Normal.

Pour choquer personne.

- On garde nos culottes ? - Ce serait pas convenable.

Oui, on aura l'air de ploucs.

Bon, OK.

Allons-y.

- Pousse pas ! - On n'y voit rien.

- Pas de courant ? - Je sais pas.

La vache !

- On a l'air con ! - Tu m'étonnes !

Merde !

Champagne !

23 heures !

- Pourvu qu'ils n'aient pas eu d'accident. - Mais non.

- L'hôpital aurait appelé. - Et la morgue, tant qu'on y est ?

Tu fais l'amour comme un homme des cavernes.

C'est-Ă -dire ?

Rapide.

Chut ! Pas de bruit !

On n'y voit rien ! On s'est pas gouré de baraque ?

T'en rates pas une !

Aide-moi au lieu de m'engueuler.

Décidément !

- Chut ! - J'y peux rien !

Chut !

La vache !

- Chut, on va les réveiller. - Ça fait mal !

C'est une heure pour rentrer ?

C'est gentil, vous nous avez attendus !

OĂą est la bouffe ?

Je vais vous raconter, c'est simple,

c'est qu'hier, on a…

J'ai compris.

- On vous demande pas où vous étiez. - Retournez-y. Viens.

- Et comment. - Mais enfin, attends !

Charlotte !

Salut, les filles !

Salut, les filles !

Connard !

Salut, Victor !

Tu viens ?

Salut, Victor !

Salut, Victor !

Ça alors !

Même les filles ? Ça commence à bien faire, les machos !

Qu'est-ce qu'elle m'agace, cette année !

Bonjour.

- Vous avez une cabine ? - Oui, prenez celle du milieu.

OK.

- Monseigneur. - Merci, mon brave.

Vous venez d'écouter "New Paradise" sur Radio Saint-Tropez.

J'ai les cheveux secs !

Attends.

Allez.

C'est moi !

J'ai envie de me baigner !

- Tu as l'huile solaire ? - Oui, je l'ai prise.

HĂ©, Travolta !

- Chris ! - Ouais !

Les filles ! Regardez qui est lĂ  !

Ouais, super !

- Tu as pensé à moi ? - Toute la nuit.

Jamais personne ne m'a fait l'amour aussi bien que toi.

- Demain, je me surpasserai. - Tu verras !

Demain, on se surpasse les uns sur les autres ?

- J'en ai assez entendu. - Les fumiers !

Merde !

- C'est tout ce que tu as Ă  dire ? - Faut pas se fier aux apparences.

Pauvre type !

Attention ! Nos nanas !

- Elles sont pas super, nos nanas ? - Non, les nĂ´tres !

- Tu les as vues ? - Oui, elles nous ont vus et entendus.

- Merde. - Ça, je l'ai déjà dit.

- On va jouer au volley ? - Vas-y, je te rejoins.

Charlotte, attends-moi !

Charlotte, attends-moi !

Lâche-moi, salop ! Et me touche plus jamais !

- Y a un malentendu ! - Pas pour moi !

OĂą tu vas, Christian ? Attends-nous !

- Qu'est-ce qu'il fait ? - Il s'en va ?

Oui, il s'en va.

- Laura, comprends que… - Que tu es une ordure, je le sais.

Tu vois, tu t'emportes… pour rien.

Hein ?

- Charlotte, ma chérie… - Écrase-toi, Antoine,

et sache que le premier mec pas trop con que je croise, je me le fais.

Et moi aussi.

- Vous n'allez pas faire ça ? - On va se gêner !

- Eh bien ? Que se passe-t-il ? - Ça va pas ?

Si, ces nanas voulaient nous embarquer,

on a refusé, vous nous connaissez.

- Tiens, tiens ! - Oui, c'est fou ce qu'on plaît !

On le fait, ce volley ?

- Qu'on se détende ! - Oui, on y va !

Ne te retourne pas !

Tu as raison, faisons-leur un cirque !

- À toi ! - Oui !

Hop ! Ouais !

- Écoute ! - Incroyable, ça !

- Remets. - C'est Ă  toi.

- Ah bon ? - Allez.

- Vas-y ! - Antoine !

- Tu vois ce que je vois, Gérard ? - C'est nos copines ?

Pour qu'ils crèvent de jalousie, faudrait qu'on nous drague.

Deux, de préférence.

Tu te la ferais bien, la Charlotte ?

- Hein, l'athlète ? - Oui,

et comme une bĂŞte ! Et toi, avec Laura ?

C'est vrai qu'elle a beaucoup changé,

elle me branche bien, maintenant.

Tu vois ce que je vois ?

- Arnaud ! - Gérard !

- Tu le fais exprès ? - Je peux pas tout faire !

Je peux pas jouer et surveiller la cĂ´te, tu m'as compris ?

- Oui ! - Ici, Ă  moi !

Aide-les Ă  monter.

- Ça va ? - Salut, les filles !

- Contentes de nous revoir ? - Tu n'imagines pas combien !

Allez, l'une après l'autre.

Doucement !

Elles n'ont pas tardé.

C'est dingue ! Qu'ont-ils de plus que nous ?

Une super bagnole, une villa, du pognon et un yacht.

Ça se passera pas comme ça ! Viens !

Ça devait arriver, il a toujours la tête ailleurs.

- Aie ! - Décontracte-toi ! Respire à fond !

- Et souffle ! - Aie ! Non ! Lâche-moi !

Elles sont pas assez gonflées comme ça ?

Tu as enfin laissé tombé ton motard ?

Pour un moment, oui.

Juste le temps qu'on fasse l'amour.

C'est une bonne idée, ça me branche.

- J'ai très envie de toi. - Pas moi.

T'aimes pas le symbole sexuel que je suis ?

Arrête de déconner, ce n'est pas le moment !

Tu as raison, je laisse tomber.

On recommence depuis le début.

Depuis que je t'ai revue, Laura,

je n'ai pas cessé de penser à toi.

Tu me fais le coup des violons ?

Arnaud ! Tu peux venir ? Je trouve pas le seau Ă  champagne.

Le petit personnel a des angoisses.

Tu devrais aller voir.

Je reviens.

Il est toujours ainsi, ton playboy ?

J'ai l'habitude, il joue les tombeurs depuis tout petit.

Je vois le genre :

il se veut branché, surveille son look,

joue au macho, mais se conduit comme un plouc.

Ă€ table !

Ça tombe bien, j'ai faim. Tu viens ?

Je vous rejoins.

- Et Charlotte ? - Elle fait l'amour.

- Avec qui ? - Le soleil.

Je veux voir ça.

- Tu me sers Ă  boire ? - Champagne Piper-Heidsieck.

La classe, non ?

- Tu regardes mes muscles ? - Pas spécialement, non.

Je regarde le tout.

- Ça te plaît ? - Pourquoi, tu te mets en vente ?

C'est important, le corps.

Mais attention, ça se travaille.

Tous les matins…

- Et le soir, tu fais quoi ? - Je vois des mannequins.

C'est bien, ça.

- Tu fais quoi dans la vie ? - Mannequin.

Sans blague ! Tu as déjà posé dans Playboy ?

Pas encore. Tu veux me proposer la page centrale ?

Tu devrais, avec tes seins !

Dis donc,

tu manques d'entraînement !

C'est dingue, tout ça.

C'est dégueulasse, oui.

C'est le coup du boomerang.

On l'a envoyé trop fort, et on se le prend en pleine poire.

C'est pas une raison de se taper les premiers venus.

Une femme trompée est pire qu'un animal blessé :

- elle voudra se venger. - Tu crois ?

Oui. Elles appliquent la loi du talion.

Œil pour œil, dent pour dent.

Ouais.

S'ils restent au niveau de la tête, ça ira.

C'est ça, ça ira.

Tant qu'il y a de l'amour, il y a de l'espoir.

- Résumons la situation. - Oui.

Deux femmes et deux hommes sont sur un bateau.

- Le bateau s'en va, que reste-t-il ? - Deux cocus sur le trottoir.

Allez viens, ma belle !

- Si tu changes d'avis, tu m'appelles. - Oui.

À bientôt, j'espère.

Espère, rêve, mais ne compte pas trop sur moi.

Femme fatale !

Je vais demander un voilier Ă  Jerry,

je suis sûr que ça marchera mieux.

- Sûrement. - Oui.

- Un truc te branche ? - Oui, la poupée qui bouge.

C'est plus passionnant qu'un camion !

En parlant de camion, j'aimerais voir le moteur.

Bouge pas, je vais te le faire voir.

Gagné !

HĂ© ! Moi, je le prends.

- À qui tu vas l'offrir ? - À Charlotte !

Il va falloir qu'il file doux, le Christian.

C'est si gentil ! Merci.

- OĂą est Christian ? - Il est parti.

- À Paris ? - Mais non, à la villa !

Tu es un amour !

Tu vas embrasser tout le monde ?

Oui, ça t'apprendra à jouer les Don Juan.

Je me fais un mec quand je veux, oĂą je veux.

- Je ne le fais pas pour une raison. - Laquelle ?

Devine, crétin.

Charlotte ! On nous regarde.

- Tu t'es fait virer du bateau ? - La fille t'a rapatrié ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu vois bien : je me tire.

- Avec qui ? - Surtout pas toi.

Parfait !

Moi aussi, je m'en vais.

Bon voyage.

Tu me demandes pas avec qui je pars ?

Ça ne m'intéresse plus.

Salop !

- Alors, ça va mieux ? - Ouais !

Doucement !

Que veux-tu ! C'est fou ce que je plais !

Bon, puisqu'on a plus rien Ă  se dire, au revoir.

Au revoir.

- Tu pars pas ? - J'attends que tu partes.

Je partirai quand je voudrai !

Vas-y, gueule ! Ça fera une fois de plus !

Tu cherches la bagarre ? OK.

Qu'est-ce qui te prend ? T'es taré ?

Lavons notre linge sale jusqu'au bout !

Salop !

Je te hais ! Tu es qu'un petit con !

Continue, j'adore quand t'es comme ça !

Comment j'ai pu vivre avec un taré comme toi ?

Comment ? Qu'est-ce que tu as dit ?

Je t'aime.

Pourquoi tu ne me le dis jamais ?

C'est pas mon genre, mĂŞme si je le pense.

- Tu m'aimes ? - Oui.

Tu m'aimes vraiment ?

Qu'est-ce qu'ils foutent ?

- Je m'inquiète pour Laura. - Ce que tu es curieuse !

- Je vais la rappeler. - C'est ça.

Il ne s'est rien passé avec Arnaud.

- Et toi, avec la fille, hier soir ? - Avec la fille ?

Il ne s'est rien passé, elle était complètement ivre,

mais elle aurait bien voulu.

Mais tu me connais, je suis sérieux, tu n'as rien à craindre.

- Le téléphone ! - Laisse-le sonner, il fait son travail.

On reprend tout à l'heure, je vais répondre.

On peut jamais ĂŞtre tranquille.

- AllĂ´ ? - AllĂ´ ? C'est toi, Laura ?

Raconte, comment ça s'est passé ?

Magnifique, ma vieille !

J'ai suivi tes conseils à la lettre, ça a marché au poil !

Non, il est Ă  mes genoux !

Enfin, pas tout Ă  fait.

Charlotte ?

Tu as déjà fait l'amour au téléphone ?

Hein ? Quoi ?

AllĂ´ ?

Merde…

Alors ?

Fais-moi penser, ce soir,

j'ai un coup de fil Ă  donner.

Tu viens ?

Excuse-moi, mais je suis sur un coup, lĂ .

- Et moi, alors ? - Tu rentreras Ă  pied, tu es un sportif.

Merde, alors.

Tu sais que tu as tout compris, toi ?

Tu ne vas pas rejoindre ton gorille ?

Sois pas bĂŞte, Antoine.

- Pas de triche, hein ? - ArrĂŞte, c'est pas drĂ´le.

Alors laisse-moi faire, on va rigoler.

Ouais !

- Whisky ? - Un lait.

- Avec de la fraise ? Ça fera plus jeune. - Nature.

Tu es beau, toi !

- Il est Ă  moi, je l'ai vu avant. - De quoi tu te mĂŞles ?

Ne vous battez pas, il y en aura pour tout le monde.

- Il est mignon ! - Elle veut quoi, celle-lĂ  ?

Du calme, chacune son tour !

- Il est beau, lui aussi ! - Je l'ai vu avant !

Tu sais que tu me plais, toi ?

Je t'offre un verre ?

- Il y a quelque chose, patron ? - Un flic peut en cacher un autre.

- Y a pas de flics. - Alors on doit se méfier.

Le patron a raison, on se méfie jamais assez.

Surtout quand on rentre chez soi.

Attendez-moi ici.

- Ayez l'air d'ĂŞtre chez vous. - OK, patron.

C'est quoi, ce bordel ?

- Il y a quelqu'un ? - Il y a nous, patron !

Qu'est-ce que c'est que cette tenue ?

Vous nous avez dit d'avoir l'air comme chez nous,

alors voilĂ .

Et si on a des problèmes ?

Toujours prĂŞts !

Tiens.

Putain, tu t'es pris un coup, lĂ .

Comme ça, la gâchette sera plus souple.

Fais voir.

Tu es con, ou quoi ?

On a de la visite ?

Non, c'est Marco qui a tiré sur une hirondelle.

Il a tué un flic ?

Non, le coup est parti tout seul.

J'y comprends rien !

Calmez-vous ! C'est relax.

Venez, on se tire !

- Putain, on dirait un vrai ! - Il y en a beaucoup ?

J'en sais rien, peut-ĂŞtre cent briques.

Allez, venez Ă  la voiture !

- Vous allez essayer tout ça ? - Pour commencer, oui.

Eh bien nous, on se tire !

On revient vous chercher dans huit jours.

Profitez-en pour faire les courses.

- Ne faites pas comme avant-hier. - Prenez la bouffe pour la semaine.

Pourquoi pas pour le mois ?

Il nous reste que 500 balles.

On va les duper et ramener le maxi.

Ah oui ? Et comment ?

T'inquiète pas, j'ai une idée.

- Ah ouais ? - Oui !

350, 400 et 100 qui font 500.

Et bon appétit !

Merci.

Et pour vous, petite madame ?

BOUCHERIE

VoilĂ , maligne, bien servie.

- Vous ĂŞtes le patron ? - Pourquoi ?

Inspecteur Boiller, police.

Ce type vous dit quelque chose ?

Ça alors ! Je viens de le servir !

Pourquoi ?

Il écoule de faux billets de 500 francs.

Merde, non !

- Il est parti à l'instant ! - Vous êtes sûr ?

- Oui, tenez. - Faites voir.

Un faux, c'est sûr.

- Je le tiens ! Par oĂą est-il parti ? - Par-lĂ  !

HĂ© ! Et le billet ?

Pièce à conviction.

Et je vous convoque demain Ă  5 h au commissariat

pour enregistrer votre déposition. Soyez à l'heure.

Vous connaissez cet homme ? Il écoule des faux billets de 500.

Le salop !

Mais…

Un faux, c'est sûr ! Par où est-il parti ?

Par-lĂ .

- Vous ĂŞtes la patronne ? - Pourquoi ?

Inspecteur Boiller, police.

- Vous le reconnaissez ? - Un peu, mon neveu !

Je viens de le servir.

Il écoule de faux billets de 500.

Je m'en fous, il m'a payé avec un billet de 100.

Ah ?

Pourquoi tu payes avec des billets de 100 ?

Pourquoi pas des pièces de 10 centimes ?

J'y peux rien s'il a pas de monnaie, je vais pas en pondre !

C'est pas du boulot !

Va voir si la fleuriste n'en a pas, de la monnaie !

En plus, elle est mignonne.

- Magne-toi ! - Oui !

Vous êtes sûre ? Montrez le billet ?

La bouffe !

Attention, c'est chaud.

Ce soir, on se couche tĂ´t.

- Pourquoi ? - Pour deux raisons.

- La première ? - Il faut garder la grande forme,

car demain sera une grande journée sportive.

- La deuxième ? - Plus vite on sera couchés,

plus vite on pourra vous faire l'amour comme des bĂŞtes.

Sans demander notre avis ?

Vous nous demandez le nĂ´tre quand vous en avez envie ? Non.

- Oh lĂ  lĂ  ! - Aie.

- Et moi, alors ? - Tiens, sers-toi.

- Qui veut du pain ? - Et toi, mon chéri ?

- Merci ! - Bon appétit !

- Alors ? - Je n'ai vu ni le bateau, ni le fiston.

Ça se gâte, patron.

FAUX-MONNAYEURS SUR LA CÔTE D'AZUR

- Faut se tirer en Italie ! - MĂŞme plus loin.

- Pour ça, il faut le bateau ! - Où on va ?

Ă€ la villa, Arnaud doit y ĂŞtre.

Il est 11 h et ils dorment toujours.

Normal, la réconciliation a duré jusqu'à 6 h.

- Comment tu le sais ? - J'ai entendu le sommier.

Aie ! Je me suis brûlé !

- Moi, j'ai bien dormi. - Ça, je m'en suis aperçu.

Tu t'es mise à ronfler, c'était sympa.

Désolée, j'étais crevée.

Comme par hasard, j'étais en super forme.

Le petit déjeuner !

Qu'est-ce qui se passe ?

Le service réparation.

Après vos efforts de la nuit, il faut recharger les batteries !

- Je serai le parrain ? - Merde, j'ai oublié !

Tu avais la tĂŞte ailleurs.

Tu devrais prendre toute la plaquette.

Moi aussi, on ne sait jamais.

L'assaut peut ĂŞtre imminent.

Oh, non !

Vous n'allez pas recommencer ? Ça devient indécent.

Oh lĂ , il y a du monde !

- Ça sent mauvais. - Ça sent comme d'habitude :

la lavande et le romarin.

Il veut dire : ça sent le poulet.

C'est sûrement mon fils qui a invité des filles.

- Vous pourrez prendre la marchandise ? - Sans problème.

Si on vous pose des questions, vous ne parlez pas français.

Et on parle quoi ?

Je veux pas que vous disiez de connerie.

- On en dit d'habitude ? - Pas plus qu'un ministre.

Bon, allez jeter un coup d'œil.

Tu vas me quitter ? Je te pardonne.

Le vie sera dure, sans toi,

mais j'aurai le courage de te porter la croix de ma souffrance

sur les sentiers arides du désespoir.

Quel acteur ! Qu'est-ce que je suis bien !

Mais qui ĂŞtes-vous ?

No comprendes !

Que foutez-vous ici ?

Pas parler français.

- Hein ? - Pas parler français !

C'est quoi, ces manières ? C'est pas un moulin, ici !

- Tirez-vous ! - Merci.

Vous foutez pas de ma gueule !

- Barrez-vous, j'ai dit. - Oui !

- HĂ© ! - Pour qui ils se prennent ?

Attention, je vais me fâcher !

- Oui, fâche-toi ! - Vous m'entendez ? Oh !

On a assez rigolé ! Du vent !

Si c'est pour un hold-up,

vous ĂŞtes marrons, on a pas une thune.

Ne vous affolez pas, je ne vous veux aucun mal.

Que se passe-t-il ?

Ces trois gusses entrent comme s'ils étaient chez eux.

Ne vous gĂŞnez plus.

Excusez-moi, je manque Ă  tous mes devoirs.

Je suis Jerry Calavès, propriétaire de la villa.

Comment ça, le propriétaire ?

Oui, cette villa m'appartient.

Je pensais y trouver mon fils Arnaud.

Il est de vos copains ? Il est ici ?

Laura ! Mon petit oiseau des îles !

Toujours aussi belle ! Toujours superbe !

Je suis rassuré.

Si tu es ici, Arnaud doit ĂŞtre lĂ .

Je savais que vous vous étiez revus à Paris,

pas que vous passiez vos vacances ensemble.

Une lune de miel prématurée, j'imagine ?

Dis-moi, où est-il ? J'ai besoin des clés du bateau.

Eh bien ? Vous ĂŞtes subitement muets ?

Je… Aurais-je été maladroit ?

Au contraire, vous m'en avez appris beaucoup.

Ah.

C'est la première fois que je veux faire du mal à une femme.

Christian ! Écoute-moi !

On n'a plus rien Ă  se dire !

Attends-moi, Christian !

Et puis merde !

Je peux t'aider ?

C'est déjà fait, merci.

Dépêchons-nous ! J'ai peur qu'il fasse une connerie.

Attendez-moi !

Et moi, alors ?

Je te jure !

J'appelle les flics pour vous activer ?

- No comprendes. - Pas parler français.

- C'est fini, les conneries ? - Oui.

Attendez-moi, enfin !

On ignore oĂą est votre bateau.

On s'en fout, on en piquera un autre !

On le prend en chasse !

Pour une fois que les flics sont devant nous, ralentis.

Papiers, s'il vous plaît.

Les voilĂ , mes papiers.

- Ça va pas mieux, les filles ? - Non.

Une aspirine, du repos, et vous allez récupérer.

- Salut ! - Au revoir !

On saura jamais si c'était de bonnes affaires.

Fallait qu'on tombe sur les deux seules filles de la CĂ´te

qui ont le mal de mer.

- On va boire un coup ? - Allez.

- Vous êtes sûr ? - Oui, ils ont truandé les commerçants.

Je les reconnais. Surtout le maigrichon, Calavès.

Arnaud Calavès.

Christian ! Il faut que je te parle !

- Qui sont-elles ? - Ma femme et ma belle-sœur.

Salop ! Bande de fumiers !

- Et le champion, là, qui c'est ? - Mon beau-frère.

Je ne suis plus dans le coup, tu m'expliqueras.

Je ne t'ai jamais trompé, c'est un ami d'enfance.

Petits, on nous appelait "les petits fiancés".

- Tu me crois pas ? - Non.

Mon fils est ici, on va pouvoir récupérer le bateau.

- Dieu est avec nous. - Les gendarmes aussi.

Qu'est-ce qu'on risque ?

- On est des estivants comme les autres. - No comprendes.

C'est ça, joue au con.

- Garçon, s'il vous plaît ? - Oui ?

Bonjour. Deux Dubonnet.

Dites-moi, pour aller au Cap Camarat…

Et celui-lĂ , c'est aussi de la famille ?

Pas encore, mais il faut que je fasse gaffe,

il pourrait devenir le beau-père de ma femme.

Oui, bien sûr.

- Bonjour, Gérard. - Bonjour.

- Salut, papa. - Salut, fiston.

- Tu prends quelque chose ? - Oui, le bateau,

- je te laisse la bagnole. - OK.

- La mĂŞme chose pour Monsieur. - Et un paquet de Pall Mall.

- Tu ne t'assieds pas ? - Si, mais deux minutes.

- Elle est en retard ? - Qui ?

- Laura, pardi ! - Je ne l'attends pas, moi.

Je ne te comprends pas.

C'est risqué de la laisser avec des copains.

Tu te plaindras pas si t'es cocu.

Jerry ! Je t'ai déjà dit que c'était qu'une copine.

Tu as tort ! Avec une jolie fille comme ça,

je passerais facilement de l'amitié à l'amour.

Toi, sûrement, mais pas moi.

J'ai beaucoup de tendresse pour elle.

- Oui. - Comme pour une amie d'enfance.

- Maintenant, on y va. - Non !

Pourquoi ? Vous revenez sur votre déclaration ?

Non, non.

- Aux vacances ! - Aux filles !

Ă€ l'Italie !

Personne ne bouge.

Inspecteur Boiller.

Désolé d'interrompre une réunion aussi amicale,

mais je vais vous demander de me suivre au commissariat.

- Pour quel motif ? - Vérification d'identité,

plus quelques questions.

Ă€ quel sujet ?

Vous savez que des malfaiteurs écoulent de faux billets

dans la région.

- Intéressant. Tu es au courant ? - Non.

- En quoi ça nous concerne ? - Vous êtes bien Calavès Arnaud ?

- Oui. - Plusieurs témoins vous ont vu

écouler de faux billets de 500.

C'est une plaisanterie ?

J'ai l'air de m'amuser ?

Monsieur l'inspecteur, je crains que vous ne commettiez

une grossière erreur.

Taisez-vous, monsieur.

C'est mon père, parlez-lui sur un autre ton.

- Ta gueule. - Ah, d'accord !

On vole haut sur les ailes de la courtoisie.

- J'ai rien à voir là-dedans. - Je l'espère pour toi.

Vous me suivez ou j'emploie la force ?

C'est le délire ! J'ai rêvé, là ?

Traitez-moi de truand ! Et mon père, aussi !

Tu t'énerves, là, Arnaud. Allons.

Il me gonfle, ce flic !

Modérez vos expressions, s'il vous plaît !

Si je veux, du képi !

Sans blague ! C'est des faux, ça ?

Non.

- On se tire ? - Pas sans le patron. Fais demi-tour.

Magne-toi.

C'est malheureux d'emmerder le monde !

Qu'on en finisse, sors ton fric.

Tu as poussé le bouchon un peu loin, non ?

- Tu as raison, je vais arranger ça. - Attends, écoute.

Pendant qu'on y est, mon père doit sortir la monnaie ?

C'est inutile, monsieur l'inspecteur ne m'a pas demandé.

Je vous le demande.

Ah.

Je vous le demande.

Tu vois ? Il soupçonne tout le monde.

Sors ton blé, je n'en peux plus, je craque.

- Merci. - C'est des faux, ça ?

Oui !

- Non ! - Non, pièce à conviction.

C'est pas possible, il est malade ! Faites-vous soigner !

Il voit des truands et des faux billets partout !

Il y en a peut-être dans la valise de mon père !

Sait-on jamais !

- Il te soupçonne aussi ! - Calme-toi.

- Pas quand on accuse mon père. - Il m'a pas accusé.

Donne ça. On va rire quand tes slips lui sauteront au nez.

- Je t'interdis ! - Pas de fausse pudeur !

Il sait ce que c'est que le désordre. Donne-moi ça.

- L'ouvre pas. - Si.

- Non. - Si. Voilà les chaussettes…

Qu'est-ce que…

C'est une blague !

Qui est le fumier qui les a mis lĂ  ?

Maintenant, on y va.

Il y a des fumiers dans ce monde pourri.

Ça, je ne vous le fais pas dire.

Oui.

Messieurs, je vous arrĂŞte pour trafic de fausse monnaie.

- M. l'inspecteur ! - Oui ?

Arnaud et Gérard n'y sont pour rien, j'ai menti par bêtise.

Tout était faux.

- MĂŞme ces billets ? - Merde, alors !

Roule !

Ne tirez pas !

Embarque-moi ce joli monde au poste.

Suivez la décapotable blanche !

Allez, avancez.

- On n'a rien fait ! - Dépêchons !

J'ai rien à voir là-dedans ! C'est pas mon père,

mais mon beau-père. Il m'a reconnu, mais je le connais pas.

- Ça va ! - Justement, non !

Je suis désolé pour ton beau-père.

T'inquiète pas, ils ne le tiennent pas encore !

Fonce, bon Dieu !

Je peux pas aller plus vite, je suis au max !

- Je prends un raccourci ? - Pose pas de question, vas-y !

Des bavures ? D'accord ! Mais pas sur nous !

- Excusez-moi, patron ! - Allez, fonce !

- De jolies vacances, tiens ! - Pourquoi tu râles ?

Avec vos histoires de cul, c'est normal qu'on ait des emmerdes.

- Élégant. - Ça va !

- Tu fais la gueule ? - Non, je suis heureux !

Vous deux, par-lĂ  !

Mais il est oĂą, alors ?

- Fais gaffe, derrière ! - Hein ?

Merde, manquait plus qu'eux !

- Qu'est-ce que vous faites ? - Tu vois bien.

Messieurs, dames, s'il vous plaît.

C'est pas trop tĂ´t !

- Qu'est-ce qui se passe ? - C'est rien. Laisse tomber.

Excusez-moi, l'inspecteur Morand va vous recevoir.

Quand vous saurez ce que vous voulez !

- Qu'est-ce que vous faites ? - Tu vas la boucler, oui ?

Chut !

Réservoir touché !

Pare-brise touché !

Tu joues Ă  la bataille navale, ou quoi ?

Aie, épaule touchée ! Pardon.

Putain, qu'est-ce qui m'arrive ! C'est pas possible !

Comment je vais faire ?

ArrĂŞtez !

Attention !

- Qu'est-ce que je fais ? - Fonce !

Mais c'est pas possible, ça ! Bande d'enculés !

Et deux poulets grillés, deux !

Bon sang, qu'est-ce qu'on fait ?

Fonce ! On doit les rattraper avant la frontière !

COMMISSARIAT DE POLICE

- On est libres ? - Pas tout Ă  fait.

Vous restez Ă  la disposition de la justice.

- Il n'y aura pas de suites ? - Pour les truands, si.

Tout va bien, alors. Au revoir, Commissaire.

- Salut, les mĂ´mes ! - Commissaire.

Oui ? Ah, oui !

Les jeunes ?

- Lequel d'entre vous est Antoine Gethel ? - Moi.

- Qu'ai-je fait ? - Vous avez perdu votre portefeuille ?

Oui.

Tu as de la chance, on me l'a rapporté.

Il y a mĂŞme tout le pognon !

Ça fait plaisir de voir qu'il reste des gens honnêtes !

Tu avais perdu le fric ?

Oui, mais je savais que je le retrouverais.

- Tu aurais pu me le dire. - Ne vous chamaillez pas.

- J'ai une bonne nouvelle. - Laquelle ?

La Banque de France récompensera qui aidera à la capture des truands.

- Une récompense de combien ? - Je sais pas, 30 à 40 briques.

- Nouveaux ? - Anciens, il faut pas déconner.

- Pas des faux ? - Ne t'amuse pas avec ça !

- Allez, tirez-vous. - Oui ! Salut !

On les a semés, patron !

Tant mieux ! Ralentis pas, mets la gomme !

On n'ira pas loin, la jauge est à zéro.

Évidemment, l'essence est sur la route.

- On n'arrivera jamais en Italie. - Mais si !

- Mais non ! - Si !

- Non. - Je te dis que si !

Bon.

LĂ  !

Police !

- Que se passe-t-il ? - Que faisiez-vous ?

- On parlait. - Le pantalon sur les genoux ?

Je passe sur l'attentat Ă  la pudeur.

Changez de voiture, ce sera plus confortable pour vous !

Allez, Marco !

HĂ© !

Vous avez oublié quelque chose !

Mais alors ! Mais c'est un monde, ça !

Dépêche-toi ! C'est insensé !

Alors ? C'est pas vrai !

Mais c'est pas vrai !

Oui ! Oui !

La voiture bouge, ils sont dedans.

Vous par-lĂ , et vous par-lĂ . On les tient.

Rendez-vous !

Descendez !

On y va ! Ils ne doivent pas nous échapper !

Maintenant qu'on est riches !

On vous invite tous !

On va se faire une bouffe pas possible !

Et après, on ira s'éclater au Papagayo !

Et le reste de la nuit, on fera l'amour !

Si on n'est pas crevés !

Vive l'amour !

Vive les hommes !

S'il en reste !

Qu'on se le dise…

Vive la France !

Et les pays des environs !

Y en a marre !

C'est pas vrai !

J'y peux rien s'il y a plus d'eau dans ce putain de radiateur !

Ce sera facile de retrouver une bagnole dans ce trou !

Toi, lĂ -haut, l'Ancien, aide-nous Ă  sortir de lĂ  !

Merci !

- On les a paumés ! - Non, impossible !

Il n'y a que cette route !

Ă€ droite, mais Ă  droite !

Putain ! Il y a des PV qui se perdent !

- On est morts, ils sont devant ! - Ils vont nous choper à la frontière.

Mais fermez-lĂ  !

Monsieur ! Avez-vous vu passer trois hommes ?

Non, je n'ai vu personne.

Vous voyez ? C'est comme ça qu'on perd de l'avancement.

- Ça ne vous coupe pas l'appétit ? - Eh.

Et ils sont grossiers !

Enfoirés ! Pourris !

Raclures ! Onanistes ! Travestis !

- Vous ĂŞtes contents ? - Ouais !

- Tu sais ce qui me ferait plaisir ? - Dis-moi.

- Un voyage en amoureux en Italie. - C'est comme si on y était.

Charlotte ! Je te cherchais.

- Frédéric ! - Tu le connais ?

- Oui ! - Qui c'est ?

Un ami d'enfance.

- Salut, Frédéric ! - Salut.

Toi, viens avec moi.

Toi, pour commencer, tu te tires !

Pour Charlotte et pour moi,

je ne veux plus entendre parler ni d'amis, ni d'enfance !

Sinon, ça va être cher, très cher !

Allez, hop !

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