All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S11E13.P.C.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

Ă€ New York, les inspecteurs qui enquĂŞtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes.

Voici leurs histoires.

- Attends, Steve. On prend une photo. - Moi, c'est Scott.

Dis "cheese".

- Mon téléphone ! - Police ! Arrêtez-vous.

Arrêtez-le ! Mon téléphone !

Police ! Stop !

Stop ! Police !

Sortez !

- Ne tirez pas ! - Doucement.

J'ai volé le téléphone, mais je n'ai pas fait ça.

Mon Dieu !

Central, deux-Adam. Ambulance au 1022 West 48.

Une femme a été agressée. Elle saigne beaucoup.

- Reçu, deux-Adam. Elle est consciente ? - Je crois qu'elle est morte.

Mademoiselle ? Tenez bon. L'ambulance va arriver.

Qui vous a fait ça ?

- Mi... Mi... Mitch. - Mitch ?

- Mitch. C'est tout ce qu'elle a dit ? - C'était déjà beaucoup.

- Vous pouvez la décrire ? - Femme blanche, la vingtaine.

Trouvée dans un restaurant vide sur la 48e.

Ses blessures ?

Dur Ă  dire avec le sang. Coupure Ă  la gorge, bleus sur les cuisses.

- Un portefeuille ? Une carte d'identité ? - Non. Pas de culotte non plus.

Ce Mitch a pris tout ce qu'il a pu.

Docteur. Peut-on lui parler ?

Plus maintenant. Elle est morte.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

Notre inconnue a été violée, dépouillée et tuée.

Je m'étonne qu'elle soit arrivée aux urgences. Elle s'est vidée de son sang.

Tu vois l'arme du crime ?

Pas pour le moment.

Attends.

- Une culotte. - Oui.

- Il la lui a arrachée. - Ce Mitch était enragé.

Ça n'a peut-être pas commencé comme ça.

Tu vois toutes ces bougies et ces cannettes?

- Un rendez-vous ? - Il a mal pris qu'elle lui dise non.

Bien. On emporte tout et on teste le sang.

Elliot.

Mitch et notre inconnue avaient de la compagnie.

Vampyre Sacrifice.

- Ça n'a pas été long à trouver. - Notre violeur a un site Internet ?

- Et des chansons. - C'est un groupe de metal.

De death metal, mĂŞme.

Genre Black Sabbath ou Judas Priest, mais en plus violent.

Et ce n'est pas un groupe. Juste ce type. Trey Greenway.

Cet matin, il a mis son dernier clip en ligne.

- "Violentée, laissée pour mort". - Quand commence la musique ?

Le pentagramme, les bougies... C'est notre bâtiment.

Et les paroles décrivent le crime.

"Enlevée dans le noir. Arrachée au trottoir.

Je savoure tes cris, mes crocs déchirent ta chair.

Le meurtre, le frisson. La mort, ma passion.

Je vide mes victimes jusqu'Ă  satisfaction."

- C'est de pire en pire. - On voit notre victime ?

Non, c'était peut-être sa première partie

ou un moyen de se détendre après coup.

Je ne sais pas. Tout ça, c'est pour choquer, pour embêter les parents.

Il veut devenir célèbre, pas tuer des gens.

Trey n'est pas un enfant de chœur. Il a été condamné pour agression et vol.

Et vous n'avez rien d'autre.

L'autopsie confirme le viol, mais c'est tout.

Ni fluides, ni fibres. Aucun résultat dans nos fichiers.

Fin, créez une page Faceunion pour notre inconnue.

Avec un peu de chance, quelqu'un la reconnaîtra.

El et moi, on part en quĂŞte du Comte Dracula.

DOMICILE DE TREY GREENWAY MERCREDI 27 JANVIER

Police ! Trey Greenway, montrez-vous.

Les fabricants de bougies doivent faire fortune grâce à lui.

Trey !

Vous ! Éloignez-vous d'elle.

Attendez. Un vampire ne peut entrer dans une pièce sans y être invité.

VoilĂ  votre invitation.

Un être tel que moi mérite un meilleur traitement, humain.

Ça suffit. Arrêtez votre petite comédie.

Comédie ?

Si vous étiez un vampire, vous n'auriez pas de reflet.

Je ne vois pas de reflet.

Vous allez voir l'intérieur d'une cellule.

Trey ne m'a pas agressée.

Mina. Il a planté ses dents dans votre cou. Vous avez crié.

D'extase.

Il m'aide Ă  faire ma transition de psi Ă  sang.

De quoi Ă  quoi ?

Je suis psi. Je me nourris d'énergie psychique.

Trey a atteint le niveau de vampire sang.

C'est Ă  dire ?

Il se nourrit de sang.

Il est mon Maître de la Nuit. Je suis sa victime consentante.

Comme elle ?

Vous êtes allé trop loin avec celle-là.

- Jamais vue. - Elle a été vidée de son sang hier.

Dans le bâtiment où vous avez tourné le clip.

Bien sûr, un faible d'esprit tel que vous ne va pas me croire.

Alors aidez-moi, Trey.

C'est vous qui dessinez des pentagrammes avec du sang humain.

Et qui écrivez des paroles du genre : "Le frisson du meurtre..."

Le meurtre, le frisson. La mort, ma passion.

Ma musique, c'est de l'art. Ma vie, c'est de l'art.

Votre vie va finir en prison,

et ce n'est pas du sang que vous allez sucer Ă  Sing Sing.

Pour votre information, humain,

je n'étais pas dans ce bâtiment hier soir.

Je faisais passer une audition Ă  un groupe

qui jouera en première partie de Vampyre Sacrifice.

- On a joué toute la nuit. - Et le sang du pentagramme ?

- Je le lui ai donné en offrande. - C'était votre sang ?

Non. Je travaille dans une banque de sang.

C'est là que j'ai rencontré Trey il y a quelques semaines.

Il vous a fait voler des poches de sang.

Mina, c'est un délit.

Je sais.

Il a peur d'attraper le VIH en mordant n'importe qui.

Il m'a même demandé de faire le test. Et il est torride au lit.

- L'histoire de Mina est vérifiée. - Merci.

Mais la banque de sang l'a renvoyée pour "retrait non autorisé".

Et Trey a bien passé toute la nuit avec ce groupe.

Ils nous invitent Ă  leur concert.

Bon. Retour à la case départ.

Le meurtre n'était peut-être pas intentionnel.

La victime souffrait d'un trouble de la coagulation,

un déficit en facteur Stuart-Prower. Un genre d'hémophilie.

C'est pour ça qu'elle a tant saigné ?

Oui. Et il y avait de la rouille dans la coupure au cou.

Elle a pu se couper en se débattant.

D'oĂą l'absence d'arme du crime.

Mais ça reste un homicide.

Comme cette fille qui est morte d'une crise d'asthme

déclenchée par un viol.

Il nous faut un suspect. Tout ce qu'on a, c'est un cadavre non identifié.

ME CONNAISSEZ-VOUS ? LA POLICE DOIT M'IDENTIFIER

Je peux vous aider ?

Mesdames ?

S'il y a un problème, quelqu'un devrait dire quelque chose.

Bien sûr qu'il y a un problème.

Cette femme s'appelle Alisa Davies.

Encore une lesbienne morte Ă  cause de la police.

On est des gouines en colère et on veut des résultats.

Vous ĂŞtes la meneuse ?

Rien ne vous échappe. Babs Duffy, présidente, fondatrice et porte-parole.

LesBeStrong.com. Oh, le groupe de défense des homosexuels.

Des lesbiennes uniquement. Mais vous ne pouvez pas connaître.

Si vous voulez dénigrer la police, vous êtes au mauvais endroit.

L'Unité Spéciale est très sensible aux problèmes de la communauté LGBT.

Si vous étiez si sensibilisé, vous sauriez qu'on doit dire "LGBTQIA".

Lesbien, gay, bisexuel, transgenre et... ?

Queer, intersexe, asexuel. Restez avec moi.

J'ai du mal Ă  suivre les tendances du politiquement correct.

Vraiment ? Tout ce que je vois, c'est un pauvre type patriarcal.

Je vous conseille de baisser d'un ton.

Mme Duffy, vous faites erreur.

Nous sommes très au courant des besoins de votre communauté.

On travaille avec le Projet Anti-Violence, on a la Ligue des Agents Gay...

Bla, bla, bla. Des lèche-bottes bureaucratiques

cooptés par le paradigme hétéronormatif dominant. Un peu comme toi, ma sœur.

Vous ĂŞtes venues pour notre victime ? Elle s'appelle Alisa Davies ?

Oui, et je ne vous laisserai pas étouffer l'affaire.

Il y a une épidémie de violence à New York.

Des lesbiennes sont agressées, violées, assassinées.

On connaît les chiffres. Rien de récent ne suggère une épidémie.

- Ni même un mode opératoire. - Je suis là pour vous ouvrir les yeux.

Vous la connaissiez personnellement ?

Vous voulez savoir si on baisait ? Deux lesbiennes qui se connaissent

couchent forcément ensemble dans la minute, c'est ça ?

Sérieusement ?

On vous remercie d'avoir identifié la victime,

il nous faut aussi les coordonnées de sa famille pour les mettre au courant.

- Je vous dirai ça en route. - Vous ne venez pas avec nous.

- Une de mes sœurs est morte. - Ça ne fait pas de vous un flic.

Alors vous n'aurez pas l'adresse.

On vous arrĂŞtera pour obstruction. C'est ce que vous voulez qu'on entende ?

"Babs Duffy est le problème, pas la solution ?"

La copine d'Alisa s'appelle Sharon Harris.

225, 14e rue est, appartement 6E.

Sharon, éteins ça.

Tout le monde doit voir ma copine

avant qu'elle devienne une artiste célèbre.

Si j'arrive, ce sera grâce à ma superbe muse.

Maintenant, éteins la caméra et laisse-moi te ravager.

Votre petite amie était très douée.

C'était l'amour de ma vie. Et ma fiancée.

J'ai fait ma demande le soir où j'ai fait cette vidéo.

On devait se marier en mai.

Ça posait un problème à quelqu'un ?

- Non. Tout le monde était ravi. - Même Mitch ?

- Je ne connais pas de Mitch. - Et Alisa ?

Pas que je sache. On ne fréquentait pas beaucoup d'hommes.

Quand l'avez-vous vue pour la dernière fois ?

Mardi soir. Je travaille dans un bar pas très loin. Kitty Corner.

Alisa est passée vers 20h. Elle était de bonne humeur.

On a bu quelques verres, puis elle est partie.

C'était il y a deux soirs. Vous ne vous êtes pas inquiétée ?

Parfois, elle ne rentre pas.

Elle a une idée pour un bijou et va dans son studio.

Elle y passe des jours, jusqu'Ă  ce qu'il soit parfait.

Je pensais qu'elle y était pour...

fabriquer nos alliances.

C'était intéressant. Elle m'a complètement ignoré.

- Vous avez regardé entre vos jambes ? - Qu'est-ce que vous faites là ?

Je suis lesbienne, donc je devrais ĂŞtre chez moi avec mes chats,

en train de refaire ma salle de bain ?

Qu'avez-vous appris ? OĂą va-t-on ?

- Ça regarde la police. - Et vous allez rentrer chez vous.

- C'est quoi, votre problème ? - Vous vous êtes regardée ?

- Vous ne me voulez pas comme ennemie. - Comme amie non plus.

Tant mieux. Une amie vous dirait que vous avez un gros cul.

Il devrait faire du sport. Son pantalon va craquer.

On a une enquĂŞte Ă  mener.

Si on a besoin d'aide, on vous appellera.

Ça devrait aller vite.

M. Gros Cul ne risque pas d'arrĂŞter qui que ce soit,

mais vous avez l'air intelligente.

C'est évident qu'on a affaire à un tueur de lesbiennes.

C'est ça, ignorez-moi.

Allez voir la Brigade des Crimes de Haine de Brooklyn. J'ai travaillé avec eux.

Omar Ellis vous dira que j'ai raison.

BRIGADE DES CRIMES DE HAINE 28 JANVIER

Babs Duffy est folle. Elle vient nous voir une semaine sur deux.

- Elle raconte qu'il y a une... - Épidémie de haine contre les lesbiennes.

Exactement. Je ne dis pas que ça n'arrive jamais,

mais généralement, elle me signale des petites bagarres,

des insultes entre voisins ou des regards perçus comme pervers.

Dur d'y voir le lien avec les lesbiennes.

Ça ne l'empêche pas d'accuser des entreprises locales de discrimination.

Elle menace de porter plaine, organise des manifestations...

Et alerte la presse.

Et elle oblige les entreprises Ă  faire un don Ă  LesBeStrong.

Elle est peut-ĂŞtre de bonne foi.

Elle m'agacerait moins si elle se battait aussi pour les hommes gay,

les bisexuels et les transgenres.

Mais elle ne s'intéresse qu'aux lesbiennes.

Y a-t-il un violeur qui s'attaque aux lesbiennes ?

Pas spécifiquement.

Mais beaucoup d'agressions ont lieu près des bars lesbiens.

- Où est-ce arrivé ? - Entre la 48e et la 10e.

C'est un quartier lesbien.

Il y a un bar lĂ -bas, le Kitty Corner.

S'il se passe quelque chose, ils seront au courant.

On a un tueur en liberté. Si vous avez la moindre info, postez-la sur notre site.

On a un tueur en liberté.

Bonjour, inspecteurs.

Les troupes de Babs sont de sortie.

Oui. On est lĂ  pour elle.

- Toujours ? - Oui, toujours.

On sait que Babs est parfois un peu grande gueule.

- Elle aime monter le son. - C'est un euphémisme.

Cette communauté n'avait pas de voix avant Babs.

Des femmes comme vous ?

Jusqu'Ă  il y a trois ans, je ne m'assumais pas.

Ni Ă  la maison, ni au travail, ni dans ma tĂŞte.

Mais Babs m'a ouvert la porte. Ses mots m'ont aidée.

Grâce à elle, je n'aurai plus jamais peur de ce que je suis.

Comme nous toutes.

Maintenant, trouvez le salopard qui a tué notre amie.

C'est pour ça qu'on est là. Excusez-nous.

Pas d'hommes suspects

qui traînent ici, font des commentaires, draguent... ?

Ce n'est pas l'endroit.

Et les livreurs ? Ceux qui vous fournissent en alcool ?

Jamais le moindre problème.

Vous ĂŞtes lĂ  pour Alisa Davies ?

On pense qu'elle a été visée parce qu'elle était gay, par un certain Mitch.

Je ne connais pas de Mitch. Vous avez parlé à sa copine, Sharon ?

Ce matin.

Oh. Alors elle n'était pas encore à fond.

Comment ça, "à fond" ?

Sharon de jour et de nuit sont deux personnes différentes.

Son style, son attitude...

Elle s'occupe de la sécurité ici.

C'est la videuse du Kitty Corner.

Elle préfère "vigile". Elle adore jeter les gens dehors.

Elle est capable de botter le cul des bikers.

Vous pensez qu'elle a pu ĂŞtre violente avec Alisa ?

L'autre soir, Alisa est passée boire un verre.

Au bout de quelques minutes, Sharon lui criait dessus.

Puis Sharon l'a poussée. Fort.

Alisa est partie par derrière. Sharon lui a couru après.

Derrière, il y a notre bâtiment.

- Sharon est partie longtemps ? - Dix ou quinze minutes.

Le bar était bondé, je n'ai pas regardé l'heure.

J'adore les femmes fortes. Mais Sharon Harris me fait peur.

Allez sur Internet. Elle gère un groupe qui s'appelle Agressives de New York.

Sharon Harris est une "agressive".

La culture lesbienne est aussi diversifiée que les autres orientations.

Les agressives sont une sous-catégorie.

Comme les femmes hétéro qui aiment porter du cuir et attacher les hommes.

C'est ça. Les agressives adoptent un style et une attitude macho.

Certaines se bandent la poitrine

ou prennent des hormones pour accentuer pilosité et musculature.

Elles prĂ´nent la violence ?

Pas du tout. Comme pour tout le monde, ça dépend des individus.

Gays et lesbiennes connaissent aussi la violence conjugale,

les abus, les viols... Encore une preuve qu'on est tous égaux.

Ce n'est pas l'avis de Babs Duffy.

Regardez ça. Elle est partout.

Personne ne nous protège, mes amies et moi.

Encore moins la police.

Alors, si vous vous sentez concernés par cette épidémie de violence,

faites un don Ă  LesBeStrong. Nous offrons des conseils juridiques

et tout ce qu'il vous faut pour prendre enfin soin de vous.

- Elle a un don pour se promouvoir. - À nos dépens.

Sharon Harris a un don pour brutaliser les gens.

Elle a donné un coup de pied dans les noix d'un type et un coup de poing à une fille,

à qui elle a dit que quelqu'un devrait la violer pour lui donner une leçon.

Elle n'est pas agressive. Elle est folle.

Sharon et Alisa se disputent au Kitty Corner. Alisa se tire.

Sharon l'attrape, l'entraîne dans le bâtiment et lui donne une leçon.

Elle a des antécédents.

Son ex, Janet Burnell,

a obtenu une ordonnance de protection en juin dernier.

JEUDI 28 JANVIER

Oui, Sharon m'a fait ça.

Mais les bleus, ça s'estompe. La vraie torture a commencé après notre rupture.

- Elle doit aimer jouer avec sa victime. - Elle ne jouait pas.

Elle avait des SpoofCards pour utiliser mon numéro. Elle a hacké ma boîte mail.

- Elle vous a menacée ? - Non, mais elle supprimait mes messages.

Elle a saboté mes rendez-vous et mes livraisons.

Mon entreprise en a pâti.

Elle s'en prenait aux femmes qui me laissaient des messages.

- Vous avez prévenu la police ? - J'allais le faire.

Mais elle a arrêté. Elle a rencontré quelqu'un.

- Oui, et cette femme est morte. - Mon Dieu !

Je savais que Mitch finirait par faire quelque chose de grave.

Mitch ?

C'est un...

petit surnom intime. Mitch. Pour "my bitch".

Non Ă  la violence contre les lesbiennes ! Grand rassemblement demain midi.

Restons discrets. Les indigènes sont en colère.

Grand rassemblement demain midi.

"Défendons la sécurité des lesbiennes. Babs Daffy prendra la parole."

Excellent.

- Vous trouvez ça drôle ? - C'est juste une erreur.

Non, c'est de la discrimination. Refaites-les et remboursez-moi.

D'accord, je m'en occupe.

Toujours aussi aimable.

Il ne fait pas d'erreurs sur les flyers des hétéros. Sale con !

Ce n'est qu'une faute de frappe.

- Babs, la troisième chaîne est là. - Ah ! Où est la caméra ?

J'ai un message Ă  adresser

Ă  ce salaud qui viole des lesbiennes.

Tes jours sont comptés.

La police traîne son cul, mais Babs...

- Cette femme est un cas. - VoilĂ  notre suspecte.

Sharon Harris.

Non, non. Cette fois, vous allez me parler.

Ou dois-je vous appeler Mitch ?

Lâchez-moi !

- Qu'est-ce qui se passe ? - Lâchez -moi.

Brutalité policière ! Lâchez-la !

- Liv, ce n'est rien. - Ne bouge pas.

- Qu'est-ce qui est arrivé ? - Il s'est fait battre par une fille.

Ça te fait rire ? Attends que j'obtienne ses aveux.

Et voilĂ .

Quand un suspect agresse un agent,

- on le poursuit en justice. - Ça va.

Tu dirais la même chose si c'était un homme de 90 kilos ?

Quand ça arrivera, je te répondrai.

Je refuse de parler avec lui.

Vous n'avez pas le choix, Mitch.

Dites-lui de s'en aller, inspectrice Benson.

S'il vous plaît. Ensuite, je vous parlerai.

Déjà ? Elle vous a encore frappé ?

Certaines femmes ne veulent pas parler d'homme Ă  homme.

- Stabler ! - Pas elle, malheureusement.

Espèce de salopard. Vous ne pouvez pas traîner une innocente..

Bonjour. Babs Duffy.

- Alex Cabot. Je vous laisse. - Inutile.

Vous vouliez me parlez. Venez.

- Elle n'a pas pu la tuer. - Pourquoi ?

- C'est une femme. - Qui adore cogner.

Les femmes n'ont recours Ă  la violence que face Ă  l'oppression.

C'est insupportable.

Vous faites la sourde oreille Ă  tout ce qui menace la structure du patriarcat.

Je ne m'intéresse qu'aux mobiles.

Et Sharon Harris en a un.

- Je n'ai pas tué Alisa. - Vous n'en aviez pas l'intention.

- Vous ne savez pas gérer votre colère. - Si.

Vous avez agressé mon équipier. Vous frappez des gens dans la rue.

Et vous avez poussé Alisa le soir de sa mort.

Je ne l'ai pas tuée !

- Vous nous avez menti. - Non.

- Vous avez menti pour le bar. - On s'est disputées.

- Vous avez menti pour le studio. - Je croyais qu'elle y était.

Et vous avez dit ne pas savoir qui était Mitch.

Pas vrai ?

Personne ne vous a jamais donné un petit nom ?

Pas "bitch".

On ne vit pas dans le mĂŞme monde.

Les hétéros ne comprennent pas les gens comme moi.

Sharon, je veux vous aider.

Vous voulez me mettre en prison Ă  cause de ce que je suis.

Ça n'a rien à voir.

Qu'a fait Alisa pour vous mettre en colère ? Regardé une autre femme ?

- Elle n'a rien fait. - Elle voulait vous plaquer ?

Non.

On s'aimait.

Alors pourquoi lui avez-vous crié dessus juste avant son meurtre ?

Parce que je me mets en colère et que je frappe des gens.

Des gens que j'aime.

Mais Alisa le savait.

Elle m'a poussée à voir un psy. Elle m'aidait à m'améliorer.

Quand l'agent lui a demandé qui l'a agressée, elle a répondu "Mitch".

Elle m'appelait. Elle avait peur, elle était perdue.

Elle m'aimait.

- Liv. - Un instant, Fin.

Inutile. Le tueur a encore frappé.

HÔPITAL GÉNÉRAL JEUDI 28 JANVIER

Après la distribution des flyers,

les autres sont allées boire un verre.

Je voulais rentrer chez moi pour mettre Ă  jour notre site.

- Vous étiez seule dans la rue ? - Oui. Je...

passais devant une entrée quand il m'a attrapée par derrière.

Il a mis sa main sur ma bouche.

Il vous a entraînée dans un bâtiment vide ?

Oui. Il m'a jetée par terre, sur le ventre.

Et il m'a enlevé mon jean.

L'avez-vous vu ? Avez-vous le moindre souvenir ?

- Non. - Son visage ? Sa taille ?

Non. J'ai juste...

Je l'ai entendu dire : "Vous avez ruiné mon quartier, sales gouines."

J'ai appris à me défendre. J'aurais pu...

lui arracher des cheveux pour l'ADN ou le griffer, mais...

Ce n'est pas votre faute.

Oh, mon Dieu !

- Oh, mon Dieu ! - Qu'y a-t-il ?

Il a pris mon BlackBerry. Avec les noms et les adresses des membres de LesBeStrong.

Je dois voir Babs.

Rosemary, calmez-vous.

Je suis lĂ .

- Je vous ai dit de rester dehors. - Et que Sharon était coupable.

Babs, il avait un message pour toi.

Il a dit : "Dis Ă  cette salope de Babs Duffy qu'elle est la prochaine."

- Je ne me cacherai pas. - C'est pour vous.

On peut vous protéger.

Lisez sur mes lèvres bien maquillées : je ne me cacherai pas.

Et si ce salaud vous trouve, vous viole et vous tue,

que feront vos supportrices ?

Et qu'accomplira LesBeStrong sans Babs Duffy ?

Laissez-moi deviner. Pas d'appels, pas de SMS, pas de tweets...

- Un motel miteux... - Vous allez adorer.

- Je me cacherai chez moi. - Il a votre adresse.

Et vous serez lĂ  pour me tenir la main.

On a dit pas d'Internet.

J'ai un article à rédiger. Il y a un rassemblement demain.

Tant que le tueur est en liberté, c'est annulé.

Et on ne tweete pas en cachette.

Très bien. Tenez. Je deviens folle ici.

Essayez de vous détendre loin de la fenêtre.

Je ne me détends jamais. OK ?

Il faut toujours que je fasse quelque chose. Des projets, des manifs...

Pourquoi n'en profitez-vous pas pour rester un peu seule ?

Essayez de vous recentrer.

Je n'aime pas ĂŞtre seule.

Et je n'aime pas rester ici pendant qu'on agresse mes sœurs.

Babs, ne vous en faites pas.

Rien n'énerve plus mon équipier qu'un salaud qui s'en prend aux femmes.

Il va arrĂŞter ce type.

- Il vous kiffe, vous savez. - Pardon ?

Stabler.

Non. Ça n'arrivera jamais.

Vous êtes en première ligne depuis longtemps.

Là, j'ai été gazée. C'était un sit-in de trois jours.

C'est pour ça que ça me fait bizarre.

Je devrais ĂŞtre en train de botter des culs,

pas de me cacher et d'avoir...

Peur ?

Je suis terrorisée.

Je sais que c'est dur, mais on va s'en sortir.

Promis ? Je ne fais pas ça tous les jours. Pas comme vous.

Promis. Venez. Allons manger quelque chose. OK ?

Holà ! Ça, ce n'est pas au menu.

C'est moi ?

Non. Non, c'est moi. Je...

Babs, je suis flattée. Mais je suis hétéro.

Sérieusement ? Votre travail, le flingue, votre attitude...

Vous êtes un mélange d'Ellen, Joan Crawford et Calamity Jane.

Si vous savez gérer vos finances, j'ajouterais bien Suze Orman.

Croyez-moi, je sais que c'est difficile.

Les sentiments sont conflictuels, mais le cœur sait ce qu'il veut.

- Benson, c'est Delgado. - Voilà la relève.

Tenez bon. Je reviens demain.

Bonne nuit.

- Comment ça se passe ? - À ta place, je resterais dehors.

- Comment va Babs ? - Babs est... Babs.

Désolé pour toi.

J'ai les images de sécurité du bâtiment où Rosemary a été violée.

À 3h22, le violeur l'entraîne à l'intérieur.

3h31, il s'en va.

Il a un tatouage sur la main ?

Oui. J'ai demandé à Morales d'agrandir l'image.

HĂ©.

- El, je peux te poser une question ? - Oui ?

Tu penses que je suis gay ?

- Pourquoi ? - Tu ne m'as pas répondu.

Tu n'as pas de chance avec les hommes.

- Je suis mariée à mon travail. - Babs t'a draguée ?

- Olivia Benson. - Je me fais frapper, tu te fais draguer.

Et notre tueur s'est fait tirer dessus.

CHEZ BABS DUFFY JEUDI 28 JANVIER

Peu après 22 heures, Mme Duffy est allée se coucher.

J'ai fait le tour du bâtiment

et j'ai vu du mouvement sur l'escalier de secours près de sa fenêtre.

- Il essayait d'entrer. - Oui.

Je lui ai dit de lever les mains.

Il s'est retourné avec ça à la main.

Un démonte-pneu. De quoi lui défoncer le crâne.

J'ai tiré une balle. Il est tombé. Il s'est assommé dans sa chute.

Beau travail.

Babs. Ça va ?

Elle est secouée. Mais au moins, c'est terminé.

- Écartez-vous ! - Pas encore. Liv ? Sharon ?

- Éloignez-les de moi ! - Tu as tué Alisa !

Blessure par balle à la fesse. Commotion cérébrale due à la chute.

Coupures et contusions dues Ă  la foule.

- Il sera endolori au réveil. - Et prêt à être interrogé.

Ce serait bien si on avait son ADN.

Vous savez, pour comparer. Prélèvement buccal ?

Bien sûr. Quand vous aurez un mandat.

Qui tente rien...

Tu as l'image que Morales a agrandie ?

Une araignée.

Pas d'araignée. Ce n'est pas notre homme.

- Alors qui est-il ? - Ses affaires nous le diront.

On a une identité. Larry Luft, 40 ans, Brooklyn.

Et tu ne croiras jamais comment il connaît Babs.

- Vous pensez que c'est mon copain ? - Ce n'est pas notre violeur.

Inspectrice, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais je suis gay.

Pour une lesbienne, vous semblez très proche de Larry Luft.

Oui, on a le portable de Larry.

Trois cent quatre-vingt SMS échangés rien que le mois dernier ?

OK, Babs. Il est temps d'ĂŞtre vraiment forte.

OK. J'en suis la première surprise.

J'aime toujours les femmes.

J'ai rencontré Larry il y a six mois. Et j'ai des sentiments pour lui.

Le cœur sait ce qu'il veut.

Je comprends. J'ai l'impression d'être une traîtresse.

Je suis déchirée entre ce que j'ai toujours été et ce que je deviens.

Et ce militantisme extrĂŞme, c'est une couverture

pour que personne ne sache que vous aimez les hommes ?

Non. Ce n'est pas une couverture. Je n'arrĂŞterai jamais de me battre.

Donc hier soir, il venait juste vous voir ?

Oui. Je lui ai dit de ne pas venir, mais il a dĂ» avoir peur pour moi.

- Voilà pourquoi il était là. - Avec un démonte-pneu.

Oui. Je m'installe parfois dehors. La fenĂŞtre se coince.

Vous êtes allés à l'hôpital ? Il va bien ?

Oui, il va s'en sortir. Mais pas vous.

Les filles ne doivent pas l'apprendre.

Elle verraient ça comme une trahison.

Babs. Vous êtes bisexuelle. C'est la vérité.

Elles finiront par le découvrir.

En l'annonçant, j'enlèverai cette cible de mon dos.

Vous allez l'annoncer. Et faire les choses en grand.

LesBeStrong continuera Ă  se battre

pour les droits et la sécurité des lesbiennes du monde entier.

- Ok. Écoutez tous... - Tu vois notre homme ?

Pas encore. Pas facile, avec ces panneaux.

Il est forcément là. C'est son obsession.

Si nous sommes ici, c'est pour fĂŞter l'arrestation du violeur

et remercier la femme qui a permis ça.

La femme par qui tout arrive. Babs Duffy.

Merci, Rosemary. Merci Ă  tous d'ĂŞtre venus.

Mais malheureusement, cette affaire n'est pas terminée.

L'homme qui a été arrêté

n'est pas celui qui terrorise notre communauté.

Et j'ai d'autres nouvelles Ă  vous annoncer.

Vous n'avez peut-ĂŞtre pas envie de les entendre, mais il le faut.

C'est important pour moi.

L'homme qui grimpait sur mon escalier de secours n'était pas notre violeur.

C'était quelqu'un que je connais. Que je connais très bien.

Cet homme était... Cet homme est mon petit ami.

- Quoi ? - Babs, c'est une blague ?

Non. J'ai des sentiments pour un homme.

Tu m'as trahie. Tu nous a toutes trahies.

Menteuse !

Mais ça ne veut pas dire que je n'aime plus les femmes.

Je vais me battre pour l'égalité pour tous,

y compris les bisexuels comme moi,

et les hommes gay, les transgenre et les hétéros.

Je continuerai le combat pour tous. L'égalité pour tous !

On t'aime encore, Babs.

Je le vois. C'est l'imprimeur.

Liv ? Reste avec Babs. C'est le barbu en bleu.

Police. ArrĂŞtez-vous.

- Pas si vite. - Lâchez-moi !

- Tu allais quelque part, violeur ? - Je n'ai rien fait !

- Je me suis enfui parce que j'avais peur. - Bien sûr.

Parce qu'on a compris que vous étiez le violeur des lesbiennes.

Je n'ai rien contre les lesbiennes.

C'est une coĂŻncidence si toutes les entreprises du quartier

contre lesquelles vous avez porté plainte leur appartiennent ?

La librairie New Light, le pressing de Ruby Mae, le Kitty Corner.

- Je ne savais pas. - Je parie que si, Ronnie.

Depuis cette imprimerie qui est dans votre famille depuis 50 ans,

vous les avez vues s'installer dans le quartier

et s'en emparer pour le salir.

Vous vous trompez. Je soutiens leur cause.

Vous voulez qu'elles partent. De votre quartier, de votre vie.

C'est vous que je ne veux plus voir. Vous vous trompez.

- Pourquoi il ne le coince pas ? - Ça va venir.

Sans ADN ni identification d'une victime, il faut lui faire cracher des aveux.

Et on en est sacrément loin.

J'ai une idée pour faire avancer les choses.

Donc si je fouille votre boutique,

je n'y trouverai pas le BlackBerry de la dernière victime ?

Salut, les gars. Je peux jouer avec vous ?

Inspectrice Benson, vous ne devriez pas ĂŞtre ici.

Je me fiche de votre avis.

Cette affaire vous touche de trop près.

Les grandes filles ne pleurent pas. Laissez-moi lui parler.

Vous vous souvenez de moi ?

- Oui. Vous étiez sur scène. - Alors je suis l'une d'elles.

Ça doit vous rendre malade que je sois si proche de vous.

Je m'en fiche.

Si j'étais hétéro, je ne vous ferais pas flipper.

Mais si j'étais hétéro, je ne m'approcherais pas de vous.

Parce que c'est ça, votre problème. Pas vrai ?

Pas vrai ? Vous avez du mal Ă  vous trouver une petite amie.

Ça ne vous regarde pas.

Vous n'êtes pas très beau.

Vous avez un travail de merde, coincé dans cette boutique

Ă  imprimer des affiches et des invitations pour les autres.

Et dans votre quartier, il n'y a que des fĂŞtes lesbiennes, des mariages lesbiens,

des soirées lesbiennes au Kitty Corner tous les week-ends...

Tout le monde, dans votre petit univers, passe un bon moment

et s'envoie en l'air, sauf vous.

- Fermez-la. - C'est comme ça que tout a commencé ?

Vous avez voulu draguer et on vous a rejeté ?

Déjà que vous étiez invisible pour les filles hétéro...

Maintenant, le quartier est plein de lesbiennes qui vous ignorent.

Écartez-vous de moi.

Tout seul, dans votre boutique, vous bouillonnez.

Et vous faites des fautes de frappe, juste pour les énerver.

C'était une erreur.

Et les lesbiennes aussi sont une erreur.

Mais vous savez comment la corriger.

Vous vous trompez.

Mais vous voulez me remettre dans le droit chemin.

Vous voulez me corriger, m'attraper,

me jeter sur cette table et me plaquer dessus.

Parce que vous avez ce qu'il faut

entre les jambes pour faire de moi une vraie femme.

Et vous adoreriez ça .

Comme les deux autres.

Adieu, Ronnie.

Oh, la salope ! Salope !

Vous l'avez coincé.

Elle l'a coincé. Sacré jeu d'actrice. Je crois.

Merci. De notre part Ă  toutes.

Vous parlez encore pour la communauté ?

Plutôt pour un dixième, mais LesBeStrong reviendra.

Tout le monde pourra devenir membre.

On sera une vraie association LGBTQIA.

Et on vous soutiendra.

Larry ne me soutient plus.

Se faire tirer dessus l'a un peu refroidi.

Une balle dans les fesses, ça fait cet effet.

Mais merci de m'avoir aidée à assumer qui je suis.

Ça fait du bien, non ?

Vous n'avez pas idée. Et désolée pour l'autre soir.

Mon gaydar était à l'ouest. Mais vous êtes incroyablement sexy.

On vous reverra, Babs.

Chaque vous qu'on allumera la télé.

Je crois que je vous dois des excuses. J'ai été méchante avec vous.

- De même. - Stabler, une dernière chose.

Appelez-moi.

LES PERSONNAGES ET FAITS PRESENTÉS SONT FICTIFS

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