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Original subtitles

HISTOIRE D'UN AMOUR

CINCINNATI aux bons jours avant le 18e amendement.

J'en ai une bonne...

Je l'ai m�rit� celle-l�, Ray.

A la tienne, Ray.

Tchin.

Tu es une dr�le de fille.

Tu offres toutes les ficelles...

Et la premi�re chose que vous faites est d'aller vous pendre.

Allez, Ray.

Sois sympa. Allons-nous amuser ensemble.

D'accord.

G�nial. Voil� �a que nous allons faire.

Je connais un petit h�tel...

Allons danser.

- Salut, Ray. - Salut !

- Comment �a va? - Tr�s bien.

- Que faites-vous ici? - Je suis venu voir si je te voyais.

Qui est-ce?

Ray Schmidt, la fille La plus sympa de Cincinnati.

On dirait bien.

Allez Ray !

Je t'ai dit non avant m�me de te rencontrer...

Et c'�tait il y a 5 ans.

Tu te crois intelligente, n'est-ce pas ?

Pas besoin d'�tre intelligente avec vous autres

On vous voit venir � des kilom�tres.

Ah oui ? Alors �coute �a.

H�, qu'est-ce qu'il y a ? C'�tait une blague.

Moi aussi. Arr�tons les plaisanteries alors.

- Mais, maman... - J'ai dit non!

Tu ne sortiras pas avec un homme sans chaperon.

Au bord du Rhin n'est pas un endroit pour les filles vertueuses.

Tu laisses Ray y aller.

Ray Schmidt n'est pas ma fille, mais ma belle-fille.

Donc je n'ai aucune autorit� sur elle.

C'est un bel argument.

C'est un bon argument parce qu'il est vrai.

Et si Ray Schmidt �tait ma fille...

elle ne sortirait pas la nuit comme �a.

Pourquoi pas?

Elle travaille beaucoup au magasin, et la nuit...

Et la nuit elle serait mieux � la maison en famille...

et ne pas sortir avec n'importe qui...

Mais les jeunes filles d'aujourd'hui n'appr�cient pas le plaisir d'�tre � la maison.

Cette jeune g�n�ration court � sa perte.

D'aussi loin que je me souviens les jeunes courent toujours � leur perte.

Mais � la fin, ils parviennent toujours � s'en sortir.

- Bonjour. - Bonjour, Kurt.

Ray est l� ?

Elle n'est pas encore revenue. Elle est all�e � "Au bord du Rhin".

- Vous �tes fou de persister dans cette amourette. - Qu'est-ce qu'il y a de fou ?

Kurt, je vous prenais pour un gar�on intelligent.

Les Automobiles !

Dans 5 ans il n'y aura plus aucune.

Ah oui ?

Il y a un gars � D�troit qui en fabrique des dizaines.

- Quel est son nom ? - Henry Ford.

Jamais entendu parler.

- Eh bien, il a d�j� gagn� un demi-million de dollars. - Un demi-million de dollars ?

A-t-on jamais entendu quelque chose de plus dr�le.

Si j'arrivais � en acheter une

Je serais pr�t � revendre mon magasin.

Gardez votre magasin et investissez dans les chevaux.

Automobiles !

C'est sale et malodorants !

Les chevaux ne sentent pas non plus les fleurs.

"Kurt Schendler, ne soyez pas grossier !"

- Bonsoir, Bob. - Bonsoir.

- Voil� Ray. - Bonsoir, papa.

- Bonsoir Ch�rie. - Bonsoir, Kurt.

- Tu es all� � "Au bord du Rhin" ? - Oui, j'ai dans�.

Tu dois �tre fatigu�e.

Ray, je t'attendais.

- Pourquoi ? - Je voulais te demander...

Si tu pouvais venir demain au magasin...

pour m'aider dans mes comptes ?

Bien s�r, j'en serai ravi.

- C'est un peu le bazard. - Comme d'habitude.

J'ai lu dans le journal qu'une fille de l'Indiana...

est all� dans un magasin de v�los...

et on l'a trouv� morte 2 semaines plus tard...

avec la t�te coup�e dans un sac.

Je vais me coucher.

Toi aussi, Frida.

Pourquoi dois-je aller me coucher si t�t ?

Mme Schweibaker dit qu'on peut se trouver un mari si...

Va dans ta chambre.

Je ferais mieux de rentrer.

Rien de tel qu'une bonne nuit de sommeil pour se sentir comme neuf.

- Bonsoir. - Ray, on se voit demain ?

- Bien s�r. - Bonsoir.

Bon gar�on, non ?

- Comme toi. - Moi, un bon gar�on ?

Bien s�r.

Plus maintenant, ch�rie. Je commence � moisir.

Pa! Ne dis pas �a.

Tu es le plus jeune de tous.

Ray, je ne r�verai pas � attendre quelqu'un de mieux que Kurt.

Peut-�tre que la vie ne t'apportera rien de mieux.

Kurt est un bon gar�on.

Peut-�tre qu'il est pr�visible.

Mais ne t'en fait pas...

La plupart des mariages sont pleins de surprises.

Ray, viens ! Ecoute �a !

N'est-ce pas magnifique ?

- N'est-ce pas une merveille ? - C'est fabuleux!

Je la finirai demain d�s que j'aurais re�u la derni�re pi�ce.

- Veux-tu faire un tour demain ? - Quand j'aurai fini avec les comptes.

C'est gentil de m'aider tous les dimanches avec ces comptes.

je n'ose pas imaginer � quoi ils ressembleraient sinon !

- Qu'est-il arriv�? - Je l'ai arr�t�.

Ray...

As-tu confiance en moi ?

Bien s�r. Tu vas devenir un homme important.

Je suis s�r.

Je suis content de que tu le dises, Parce que...

Ray, tu veux m'�pouser ?

Eh bien, je...

je ne pensais pas que ce serait si amusant. Je...

Je ne me moquais pas, Kurt. J'ai pens� que...

Tu es le premier homme qui me demande en mariage.

je dois �tre le seul qui en ai le courage.

Beaucoup ont du courage.

mais ils pensent m'avoir sans m'�pouser.

Les salauds !

Juste parce qu'une fille est jolie...

Qu'ils osent venir me voir !

Ray.

Ce n'est pas vrai, n'est-ce pas ?

- Quoi ? - Qu'ils peuvent t'avoir sans...

Je le savais !

Pa est en haut.

Ray, tu n'as pas r�pondu � ma question.

- Quelle question? - Veux-tu m'�pouser?

- Kurt, tu es un chic type. - Mais...

Mais tu ne m'aimes pas.

Pas comme �a.

Ce serait du g�chis de se marier...

et d�couvrir apr�s que j'aime quelqu'un d'autre.

Je me connais. Avec moi, c'est tout ou rien.

Que Dieu b�nisse l'homme que j'aimerai.

En attendant ce que tu le trouves, je n'accepterai aucun refus.

Je continuerai � te demander.

�a me va.

- Bonjour, Ray ! - Bonjour!

- Comment �a va? - Tr�s bien.

- Vous connaissez Kurt Shendler ? - Bonjour.

Peux-tu attendre un peu ? Je vais voir pour les bagages.

- Bien s�r, Kurt. - � bient�t.

- Vous prenez ce train ? - Oui.

- Je ne t'ai pas beaucoup vu r�cemment. - A qui la faute ?

Quelle fa�on de me traiter.

Je commence � t'aimer, et tu me laisses tomb�e.

Arr�te �a !

Ray, je prends le train pour D�troit. Tu m'accompagnes ?

J'aimerais bien, mais je ne peux pas.

- Pourquoi? - Je n'ai pas de brosse � dents.

Toujours la m�me excuse !

Petite farceuse.

La prochaine fois tu ne t'en sortiras pas si facilement.

On verra.

- Bonjour, Walter. - Bakeless, quoi de neuf ?

- Que fais-tu ici? - Comme d'habitude. Je vais et viens.

- Comment se porte le march� ? - Tr�s bien.

- Et le textile ? - Mal, tr�s mal.

- Au revoir, Ray. - Au revoir.

Ah, Walter. Je vous pr�sente une amie � moi, Ray Schmidt.

Enchant�.

- A quoi pensez-vous ? - Dois-je le dire ?

Vous le direz t�t ou tard.

Je me disais que

c'est le plus beau jour de ma vie

Vous �tes fou.

Il fait lourd et c'est couvert depuis ce matin.

Vous m�me. Le ciel est clair et d�gag�.

Dieu est au ciel et vous sur terre.

Vous allez me faire rougir.

Vous rougissez d�j� et c'est tr�s joli.

Nous y allons ?

- Quel est votre nom ? - Est-ce important ?

Pas sp�cialement.

- Je vous d�pose ? - Non merci. J'ai ce qu'il faut

Vous semblez ne manquer de rien.

Voila votre voiture.

Je ne suis pas press�.

Quand se revoit-on ?

Ce soir � 10h. Au coin de la 11�me et d'Adams Street.

- D�sol�. J'ai un rendez-vous. - Annulez-le.

- Bonjour. - Quoi de neuf?

Vous n'avez pas l'air surpris de me voir.

- Je ne le suis pas. - Ca alors ?

Vous �tes bien s�r de vous.

Oui, pas mal.

Je pense que si on veut quelque chose, Cela finit par arriver.

- Une ballade ? - Tr�s bien.

- Quel est votre nom? - Ray.

- J'en suis heureux. - Heureux? Pourquoi?

Parce que les noms devraient toujours s'approprier aux gens.

Ray comme un rayon de soleil, un rayon de joie...

un rayon d'amour.

Quel est votre m�tier ?

Je travaille dans la mercerie de mon p�re.

Comment avez-vous connu le type qui nous a pr�sent� ?

Bakeless ?

C'est juste un repr�sentant de commerce.

- Maintenant, c'est � vous. - Respirez bien.

Alors ?

- Quel est votre nom ? - Walter Saxel.

C'est beau aussi. O� habitez-vous ?

� Hamilton, je suis venu voir les Tower.

- Vous les connaissez ? - Je connais Corinne Tower.

Une blonde, aux yeux bleus.

Comment la connaissez-vous ?

Oh, depuis longtemps. Nous sommes fianc�es.

C'est bien ma veine !

Les hommes gentils sont toujours fianc�s.

Vous le pensez vraiment ?

Il pleut.

C'est vrai. Entrons l�.

- Bonjour, Walter. - Quoi de neuf?

Heureux de te voir.

- Quand es-tu arriv�? - Ce matin.

- Et ta m�re? - Tr�s bien. Elle sera l� demain.

- Et Corinne ? - Elle va bien merci.

Elle doit �tre excit�e par le mariage.

- C'est la semaine prochaine. - Oui c'est �a.

Tu attends Corinne ?

Non. J'attendais un taxi.

- Ravi de vous avoir vu. - Nous nous reverrons.

- Dis bonjour � Corinne. - Je le ferai, bonne nuit.

- Que fais-tu ? Tu joues � cache-cache ? - Non !

J'espionnai des amis.

- Qui? - Tu ne les connais pas.

- Tu attends depuis longtemps ? - Si j'attends depuis longtemps ?

- Je suis en retard? - Seulement une demi-heure.

Je suis d�sol�e.

- Chauffeur! - Oui monsieur.

- O� allons-nous? - O� tu veux.

- Un "Au bord du Rhin" ? - D'accord.

Au bord du Rhin.

- A quoi tu penses ? - Je n'aurais pas d� venir.

Tu le regrette ?

Pourquoi ne dis-tu pas � quoi tu penses ?

- Vous allez vous marier ici ou � Hamilton ? - Ne parlons pas de �a.

Je suis d�sol�e.

Ne te m�prends pas.

Corinne est une chic fille. Nous avons grandi ensemble.

Nous nous sommes fianc�es il y a ans. Ma m�re tiens � ce mariage.

Walter, je pense que nous devrions arr�ter de nous voir.

En fait, notre relation est une folie.

Tu es merveilleuse Ray.

Quand je te tiens dans mes bras plus rien n'a pas d'importance.

Tu es ma drogue.

J'ai envie de tout quitter.

Partons.

Je n'ai jamais rencontr� personne comme toi.

Pourquoi ne t'ai-je pas rencontr� plus t�t ?

J'aimerai que ma m�re te connaisse !

Ma m�re sera l� demain.

J'ai des billets pour le parc.

Viens au concert comme une rencontre par hasard.

Nous serons au kiosque � 3h

Nous serons assis face au kiosque.

Tu viendras, n'est-ce pas ?

Oui, Walter. J'y serai.

- Quelle foule ! - Oui m�re.

Asseyons-nous ici.

Pile, elle m'aimera. Face, elle ne m'aimera pas.

Salut, tu es d�j� revenue de l'�glise?

Ray, je dois te parler.

Plus tard. Je suis press�e.

Pourquoi as-tu ferm� la porte ?

- Je dois parler. - De quoi ?

Hugo quitte la ville.

- Et alors ? - Il faut l'arr�ter !

Il doit rester et...

Si maman savait...

Ray, fais quelque chose !

Tr�s bien, je lui parlerai ce soir.

Ce sera trop tard ! Je l'ai crois� en revenant...

il part cet apr�s-midi par le train de 15h20.

Mais Frida, j'ai un rendez-vous important.

Un rendez-vous de plus ! Qu'a-t-il de si important ?

�coute, Frida.

Rien n'a jamais �t� aussi important

que d'�tre aujourd'hui au parc � 3h.

Prie pour moi.

Souhaite-moi bonne chance !

Ouvre cette porte.

Si tu ne m'aide pas, je vais me suicider !

Je ne pourrai pas vivre si...

- Je vais me suicider ! - Frida !

Petit idiote !

Ray, ne me laisse pas !

Je n'ai personne d'autre que toi.

Non, je ne te laisserais pas.

Tu peux compter sur moi.

Allez. Allez.

Allons-le voir.

S�che tes yeux. Que ta m�re ne le voit pas.

Tu peux ignorer certaines personnes mais pas moi !

Walter Saxel !

Exactement. En chair et en os Mlle Schmidt.

- Ce bon vieux Walter. - Je n'ai pas chang� en 5 ans.

5 ans depuis que tu m'as laiss� dans ce parc.

- Il ne t'a pas laiss�. - Bien s�r que si.

- Non! - Si.

Excusez-moi.

Nous obstruons la circulation.

O� �tions-nous ? Oh oui.

Le kiosque � musique. J'y �tais et tu n'es pas venu.

J'avais un peu de retard.

Nous sommes rest�s jusqu'� la fin du concert.

Je suis arriv�e lorsque les gens partaient.

- J'�tais furieux. - Je l'ai remarqu� dans ta lettre.

- J'ai �t� dur ? - Enorm�ment.

- Je suis d�sol�. - Je ne te l'ai jamais pardonn�.

Mais tu le feras, n'est-ce pas ?

- Oui. - Le m�me Ray Schmidt.

Toujours aussi belle, M�me un peu plus jeune.

Vraiment ! Toujours aussi chic.

Merci.

Qu'as-tu fais-depuis ?

Beaucoup de choses, je suis associ� dans mon cabinet.

C'est g�nial!

Et j'ai deux enfants.

- Bravo ! - Et toi qu'as-tu fait ?

Je ne suis pas vraiment une associ�e, mais...

je suis la femme la mieux pay�e de mon entreprise.

Nous allons ensevelis par la neige, si nous ne partons pas,

D�nons ensemble

- J'ai un rendez-vous. - N'y vas pas.

J'appelle ma femme, et on se retrouve dans 10 mn.

- Nous d�nerons ensemble, qu'en dis-tu ? - Tr�s bien.

On y va ?

- Tu es toujours aussi belle. - Merci.

Tu connais du monde � New York ?

Plein.

Quelqu'un en particulier ?

Personne.

Merci.

Je suis d�sol�e, je ne peux pas t'inviter.

Les hommes et les chiens ne sont pas autoris�.

Je comprends.

Ma logeuse est intraitable.

Je suppose que nous disons au revoir ici.

C'�tait bon de te revoir.

Vraiment? Je n'en suis pas s�r.

Il aurait peut-�tre mieux valu ne pas nous revoir.

Mais Walter !

Je suis d�sol�, Je ne voulais pas dire �a.

Pardonne-moi.

Ton souvenir m'a harcel� jour et nuit.

J'ai essay� de t'oublier.

Et maintenant, tu reviens me torturer.

Oh Walter !

Que puis-je dire ? Que puis-je faire?

- Ray, tu m'aimes toujours, n'est-ce pas ? - Ne le sais-tu pas ?

Quand te reverrais-je ?

- Quand tu veux. - Je t'appellerai.

Je pars pour deux jours. Je t'appelle samedi.

Mon num�ro est Libert� 3270.

- Tu t'en souviendras ? - Je ne l'oublierai jamais.

- Au revoir, ma ch�re. - Au revoir, Walter.

Couvre toi, tu vas avoir froid.

Fais attention. Au revoir.

Je me suis perdue.

Comment �a va?

- Je suis en retard? - Non. Entrons.

- C'est pour toi Ray. - Pour moi ?

Nous ne pouvions pas continuer � nous voir aux coins des rues.

Ca ne te d�range pas, n'est-ce pas ?

Non, Walter, je m'en fiche.

Allo, pouvez-vous me rappeler � mon num�ro ?

Je crois que mon t�l�phone ne marche pas.

�a fonctionne. Merci beaucoup.

Apr�s le d�ner, rien de tel que ma pipe.

Et puis, je voulais te parler.

Un excellent d�ner Corinne est parfaite.

- Et la maison est belle. - Merci � toi.

- Comment? - Vous l'avez pay�.

Corinne a toujours �t� ma ni�ce pr�f�r�e.

Mais, vous l'avez m�rit�.

Cela m'am�ne � mon sujet.

- Vous partez pour l'Europe apr�s demain. - Oncle F�lix !

Les n�gociations de Dalmatie.

- Vous deviez y aller. - J'ai chang� d'avis.

Nous avons besoin de quelqu'un de jeune

Je compte sur vous, Walter.

C'est g�nial. C'est une belle opportunit�.

Cela me fera des vacances.

Je vous sugg�re d'emmener Corinne.

Mais oncle F�lix...

- Bonsoir. - Walter !

- Contente de me voir ? - Bien s�r! Je ne t'attendais pas.

Il ne devrait pas �tre ici, mais j'ai pu m'�chapper.

Je devais te voir.

- Je suis si heureuse. - Je t'ai manqu� ?

Tu ne peux pas savoir combien. Cela a �t� terrible !

- Ca ne fait que 3 jours. - Seulement 3 jours !

Pour toi ce n'est pas grand-chose, Tu es toujours occup�.

Mais moi ? A attendre un appel,

D'entendre ta cl� dans la porte, Attendre et attendre...

- C'est terrible ! - Je suis d�sol�. Vraiment.

�a n'a plus d'importance.

Allez dis-moi!

- Quoi? - La grande nouvelle !

Je n'ai rien dit...

Tu ne dis rien d'autre depuis que tu es entr�.

Ne me mens jamais. Je devine tout sans parler.

Ta fa�on d'entrer, de traverser la pi�ce...

ce regard d'enfant excit�. Je suis impatiente. Qu'est-ce qu'il y a ?

C'est excitant. Tu te souviens des n�gociations en Dalmatie ?

Oncle Felix a d�cid� de ne pas y aller et m'envoie-moi.

- Nous partons apr�s-demain. - Apr�s demain ? En Europe ?

- Je n'y crois pas ! - Pourquoi ?

L'Europe ?! Je n'ose m�me pas en r�ver.

Y aller serait merveilleux.

Mon premier voyage avec toi ! Walter !

Ray... Il y a un malentendu.

Tu ne peux pas de venir avec moi.

Ce n'est pas que je ne veuille pas. �a me fait aussi mal qu'� toi.

Mais oncle F�lix... �a m'effraye.

Il est tel un sphinx, on ne sait jamais ce qu'il pense.

Il parle beaucoup des convenances et dit que je devrais y aller avec Corinne.

Personne n�entend rien avec ce bouquant l� dehors !

C'est horrible. Entre.

Mon mari a dit au propri�taire aujourd'hui que s'il ne baisse pas le loyer, on d�m�nage.

De tous les appartements o� nous avons v�cu !

Merci mon Dieu !

Je disais qu'on envisage de d�m�nager

Mais c'est plus dur pour toi.

Ca enl�ve beaucoup de lumi�re, non ?

C'est dommage.

- Pourquoi tu ne d�m�nages pas ? - Pas maintenant.

Bien s�r, pas avant le retour de ton mari. Il est parti depuis longtemps, non ?

- Oui. - Il revient bient�t ?

Son travail est impr�visible. C'est dur � dire.

Je comprends. Qu'est-ce que c'est, un arbre ?

Non, une fleur, n'est-ce pas ? C'est beau.

J'ai presque oubli� pourquoi j'�tais venue !

- Pourrais-je prendre quelques citrons ? - Oui bien s�r.

Mon mari va rentrer. Il aime la limonade.

Et aujourd'hui j'ai... Oh, c'est ton mari ?

Oui, c'est lui.

Comme il est beau ! Il fait si s�rieux !

- Voici tes citrons. - Merci beaucoup.

- Je t'en rapporte demain. - Pas d'urgence.

C'est reparti. C'est encore pire que chez moi.

Bien arriv� � Paris. J'aimerais que tu sois l�.

Je dois rester plus longtemps. Tu me manques tellement.

- Au secours ! - Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Au secours ! Au secours !

- Qu'est-il arriv�? - Un accident!

- Mon four a explos� ! - Mes yeux!

- Appelez les pompiers ! - Un docteur, d�p�chez-vous !

Pourquoi ne me laissez-vous pas appeler votre mari ?

- Non, ne l'appelez pas ! - D'accord, je ne le ferai pas.

- Je vous cause des soucis. - Ne vous en faites pas.

Vous �tes tr�s attentionn�e.

- Qui �tes-vous ? Quel est votre nom ? - Ray Schmidt, votre voisine.

Qu'a dit le docteur ? Serais-je d�figur�e ?

Bien s�r que non.

Je me demande ce que Jim dira.

- Laissez-moi l'appeler. - Non, il ne faut pas !

Il m'a interdit.

- Mais dans ce cas... - Vous ne comprenez pas.

Ce n'est pas vraiment mon mari.

Il est mari�.

- Ray Schmidt ! - Kurt Shendler !

Je savais que c'�tait ta maison, mais pas Je m'attendais � te rencontrer.

- Comme tu es belle! - Laisse-moi me remettre !

- D'o� viens-tu? - D�troit.

Je ne t�aurais jamais reconnu ! Tu es si beau !

Que fais-tu ?

- Tu ne sais pas ? - Sais quoi ?

Tu vois �a ? C'est une Kurt Sussex.

- Bien s�r, tout le monde les conna�t. - Eh bien, je suis Kurt.

- Toi ? - Oui, c'est moi.

Kurt, je ne peux pas y croire !

- Que fais-tu par ici ? - Voyage d'affaires.

C'est mon premier voyage � New York et je veux voir la ville.

Et tu vas me la faire visiter ! Pr�te ?

Bien s�r.

Alors allons quelques parts o� il fait moins chaud.

C'est magnifique !

- Je m'amuse beaucoup. - Que veux-tu manger ?

Tu sais, Kurt ?

Je n'arrive pas � y croire. Qu'est-ce qui t'es arriv� ?

Tu te souviens de mes cheveux rebelles ?

Eh bien, je les ai gomin�s.

J'ai de nouvelles lunettes et un nouveau costard.

Mais � part �a, Je suis toujours le m�me.

Comment as-tu eu mon adresse ?

J'ai �crit � Frida, elle m'a dit que tu �tais toujours dans le m�me immeuble

- Je suis en vacances. - C'est super.

Parce que j'ai une �norme liste de choses � voir.

- Que fais-tu ? - Rien.

- Viens par ici. - D'accord.

Allo ? Salut, Kurt.

Non.

J'aimerais bien. Attends une minute ! Entrez !

Je reviens de suite.

Oui, Kurt.

Pourquoi?

D'accord.

Vers 7 heures ?

Oui, je serai pr�te.

Tu sors aujourd'hui?

D�troit a encore gagn�. Tu aurais d� entendre Kurt crier.

- C'est un gars super. - C'est vrai.

Tu as encore pleur� ?

Ray, �a me rend folle quand je n'ai pas de nouvelles de Jim.

Francine, arr�te de pleurer. Il ne le m�rite pas.

Aucun homme ne le m�rite.

je sais que c'est dur, mais...

Mais c'est mieux comme �a.

Tu es libre de faire ce que tu veux.

Mais Ray, je l'aime !

Et lui ? Il t'aime aussi, n'est-ce pas ?

Avant, il m'aimait. Et je ne lui demande que �a.

J�aurais fait n'importe quoi pour lui.

Il voulait juste son amour.

C'est la seule chose que vous avez. La seule chose que vous aurez.

Et �a ne durera pas longtemps.

Que peut-il t'apporter ?

Peut-il sortir avec toi, te pr�senter � ses amis ?

Non. Vous ne pouvez que vous cacher. Et attendre au fond d'une ruelle.

Attendre que le t�l�phone sonne ou une carte postale sans signature.

Si je pouvais juste le d�tester ! Si je pouvais arr�ter de l'aimer !

Un conseil Francine. Pars avant qu'il ne soit trop tard.

Trouve un gentil gar�on, �pouse-le, ayez des enfants. Alors tu seras heureuse.

Je sais de quoi je parle.

Il n'y a pas une femme qui n'ai trouv� le bonheur

au fond d'une ruelle.

Salut, Ray.

Walter !

Ch�ri !

je pr�sente une amie : Francine.

Francine, c'est...

- C'est Walter ! - Enchant�, M. Schmidt.

- Enchant�. - J'ai beaucoup entendu parler de vous.

- Je dois y aller. - � bient�t.

- Bonsoir. - Je passerai te voir.

Walter !

Ch�ri !

Quand es-tu arriv� ?

je ne savais pas qu'il y avait un bateau aujourd'hui.

- Quand es-tu arriv�? - Avant hier.

Avant hier?

Ca fait 2 jours que tu es arriv� ?

J'ai �t� tr�s occup�... Tu ne peux pas imaginer.

Je sais, Walter. Mais, tu aurais pu appeler.

J'ai voulu t'appeler plusieurs fois, Mais je n'ai pas pu.

- Tu me pardonnes ? - Bien s�r.

Qu'as-tu fais cet �t� ? Tu sembles �puis�e.

�a ira mieux quand il fera plus froid. La chaleur a �t� terrible.

Oncle Felix m'a �crit que c'�tait le plus chaud depuis 30 ans.

Tu aurais d� venir en Europe On a d� mettre nos manteaux.

Et la Suisse !

La Suisse ? Je ne savais pas que vous �tiez en Suisse.

Je ne te l'ai pas �crit ?

Je n'ai re�u que 3 cartes postales de tout l'�t�.

Je t'ai �crit plus souvent que �a. Ils ont perdre les lettres.

C'est possible.

Bref, les n�gociations �taient termin�es,

Alors pourquoi ne pas en profiter pour visiter l'Europe ?

On a pass� 4 semaines � visiter la France, la Suisse, l'Italie...

C'�tait merveilleux!

4 semaines. Et quand tu es rentr� tu n'as pas eu le temps de venir.

Quatre semaines!

Et alors ? C'�tait mon premier voyage en Europe.

Tu ne m'as rien dit de ton �t�. A part qu'il a fait tr�s chaud.

Il n'y a pas grand-chose � dire. Tu sais bien � quoi ressemblent mes journ�es.

Jouer au solitaire, repriser des robes...

aller au march�... J'ai commenc� � peindre la porcelaine.

�a m'occupe. J'ai m�me vendu quelques pi�ces.

Pourquoi? Je n'aime pas que tu fasses �a.

Il n'y a pas de raison, Walter.

A part faire un peu d'argent de poche.

Ray !

J'ai oubli� de t'envoyer de l'argent durant ces 4 semaines.

Je le ferais demain. Tu n'as pas eu de probl�mes ?

Pas du tout. J'ai bien g�r�.

- Je suis d�sol�... - Je ne veux pas te culpabiliser.

Je ne veux pas me plaindre.

D'ailleurs je ne me plains pas...

Je tiendrais un �t� de plus si n�cessaire.

Mais il y a quelque chose que nous devons r�soudre.

Il y a eu des moments terribles.

J'ai quitt� mon travail pour �tre libre quand tu viens.

Mais qu'ai-je gagn� ?

La solitude. Attendre un coup de t�l�phone,

que tu viennes, d�sesp�rer quand tu ne viens pas...

Je ne peux pas rencontrer tes amis, ni m'en faire par moi-m�me.

Tu ne te rends pas compte � quel point ma vie est vide.

Vide, ch�rie ? Alors que tu m'as.

C'est le probl�me. Je ne t'ai pas toujours.

Je ne t'ai pas vu cet �t�.

Tu seras de plus en plus occup� avec le temps. Et il y aura d'autres voyages sans Ray.

Je ne peux pas continuer � attendre, esp�rer, les mains vides.

Walter... faisons un enfant.

Ray! Tu es folle !

Comment peux-tu sugg�rer cela !

As-tu pens� aux cons�quences ?

Bien s�r que non.

Ce serait terrible, du moins pour moi.

Pense au scandale, cela ruinerait mon avenir.

C'est impensable !

Apr�s tout, tu n'es pas ma femme.

Ray !

Je ne voulais pas dire �a !

Ne t'en fais pas.

Tu es fatigu�. Tu n'as pas tous tes esprits,

ou tu n'aurais pas sugg�r� quelque chose comme �a.

Tu as raison. Je suis fatigu�.

Ray... Je dois y aller.

J'aimerai rester mais... tu sais comment c'est dur.

Je suis tellement d�sol�.

- Pardonne-moi. - Bien sur Walter.

A demain ch�rie.

- Bonne nuit. - Bonne nuit, Walter.

Entrez.

Je suis d�sol� d'�tre en retard.

Mais au moment de partir, On m'a appel�.

Je dois repartir.

A D�troit ?

- Ce soir. - Je suis d�sol�.

Quel dommage, avec tous les plans que nous avions.

J'ai pass� de tr�s bons moments.

Mais c'est un contrat important. Je dois repartir.

Bien que je voudrais rester avec toi.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.

Je ne suis pas moi-m�me ce soir.

C'�tait super de te voir.

Je suis d�sol� que tu partes. Tu vas me manquer.

Je suis content que tu le dises.

Parce que �a me donne du courage pour te demander quelque chose.

Quelque chose que j'ai d�j� demand�.

Quelque chose que je continuerai � te demander.

je ne t'en veux pas de m'avoir rejet�.

J'�tais un jeune bleu, pauvre comme un rat.

- Mais �a... - Laisse-moi finir.

Juste quand je trouve le courage, tu m'interromps.

Sois compr�hensive.

Bref, je suis riche maintenant. Et je suis toujours fou de toi.

Acceptes-tu, Ray ?

- Tu es un gars formidable. - Oui, je sais d�j� �a.

Mais �a ne r�pond pas � ma question.

Acceptes-tu ?

Kurt, tu sais comment je suis.

Ray Schmidt, la fille la plus chouette au monde.

- Bien s�r si vous n'�tes pas libre... - Je le suis.

Ce ne l'�tait pas, Kurt, mais je le suis.

Alors, c'est la fin entre nous, Walter.

Je rentre � Cincinnati, et...

Encore cette sonnerie !

Excusez-moi, est-ce que Mme Hugo Hank vit ici ?

Oui, mais si vous �tes un colporteur, Je vous pr�viens...

je n'ai rien � vendre, Je cherche Ray Schmidt.

Je suis d�sol�. Entrez donc.

Je ne voulais pas �tre d�sagr�able, mais �a arrive 10 fois par jour.

Et c'est presque toujours pour vendre quelque chose.

Installez-vous au salon

Elle devrait revenir � tout moment. Elle est all� en ville.

- Maman, c'est qui ? - Hugo, tu es impolie.

Ce sont mes enfants, monsieur... Quel est votre nom ?

- Walter Saxel. - Oui, M. Saxel.

Voici Hugo et la petite Ray.

- Bonjour, Ray. - Bonjour.

- Tu es une belle petite fille. - Oui.

- Comment va Ray ? - Tr�s bien. Elle vient d'arriver.

Elle va se marier bient�t.

Avec Kurt Shendler, un tr�s bon parti.

Figurez-vous qu'on se moquait de lui lorsqu'il croyait � l'avenir de l'automobile.

J'�tais l'une des rares personnes � l'avoir encourag�.

- Je repasse � 6h30. - A plus tard, Kurt.

Bonjour, Ray.

Bonjour.

J'ai trouv� ta note � l'appartement.

Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas la fin.

- Tu m'as manqu�. - Moi aussi.

Si tu voulais me faire souffrir, Tu as r�ussi.

�a a �t� horrible.

je ne pensais pas avoir besoin autant d'une personne.

Je n'ai pas le droit de te demander quelque chose.

Je suis un �go�ste.

je ne peux rien t'offrir de ce que tu voudrais avoir :

Ni foyer, aucun nom, pas d'enfants.

Je ne sais qu'une chose. J'ai besoin de toi. Je t'aime.

Reviens, Ray.

Tu essayes de fuir quelque chose. Nous sommes faits l'un pour l'autre.

Mais Walter !

Si je reviens, A quoi cela nous m�ne ?

Je t'aime, Ray.

- Bonjour, capitaine. - Bonjour, M. Saxel.

C'est bon de vous voir ici.

Vous vous souvenez de Mme Saxel ?

- Mon fils... - Enchant�.

- Ma fille. - Enchant�.

J'esp�re que nous ferons un bon voyage.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit, N'h�sitez pas � m'appeler.

- M. Saxel. Je suis du New York Critic. - Que puis-je pour vous ?

Qu'allez-vous dire � la commission de Berlin ?

Je n'ai aucune id�e Peut-�tre pouvez-vous m'aider.

Supposons que je vous le dise.

Quelqu'un chiperait de mes brillantes id�es.

- Non merci. - Merci.

Un instant!

Voil� la moiti� de la vie de Walter Saxel.

- Et voil� l'autre moiti�. - O�?

Cette femme en noir avec la fourrure de renard.

Elle ne ressemble pas � une d�voreuse d'hommes.

Pas vraiment.

Mais o� Saxel va, elle le suit comme son ombre.

- Corinne le sait-elle ? - J'en doute.

Pour Corinne, une ma�tresse est un personnage de roman.

- Merci beaucoup. - Mr Saxel par ici s'il vous plait.

Une photo avec votre famille, Mr Saxel.

- Regarde, Dick ! - O�?

Attention � la marche.

Pouvez-vous m'indiquer ma cabine, s'il vous pla�t ?

Comment le sais-tu?

Je suis peut-�tre aveugle, mais pas stupide.

- Elle nous a vus. - Je ne bouge pas.

Deuxi�me couloir sur la gauche.

Ca me rend malade !

Nous sommes d�j� assez humili�s. Nous devons faire quelque chose.

- Qui ? - Moi.

- Bonsoir, Mlle Schmidt. - Bonsoir, M. Saxel.

- Avez-vous d�j� d�n� ? - Oui merci.

J'ai peur de ne pas pouvoir vous voir beaucoup durant ce voyage.

Ne vous en fais pas Walter.

Tout le monde sur ce bateau semble me conna�tre.

Je comprends.

On se verra � Paris. A l'adresse habituelle.

J'ai tant de choses � te dire avant la conf�rence.

Bon voyage.

Qu'est-ce que tu as ? Tu as aboy� toute la journ�e.

Nous allons au bar. Les chiens ne sont pas accept�s.

Allez. Va sur ta chaise.

Je t'ai fait quelque chose de chaud.

J'adore cet endroit.

C'est un simple h�tel, mais tu lui donnes quelque chose de sp�cial.

La touche f�minine magique

illumine les coins les plus sombres."

Merci ch�ri.

Rien de tel qu'un chocolat Fran�ais.

Merci. Du pain d'�pice ?

Au fait, o� est mon discours ?

L�. Il est pr�t.

Le voil�.

- Tu l'as aim� ? - C'est le meilleur que tu aies �crit.

Tu n'as rien dit de tes corrections.

- Mes corrections ? - Tes contributions.

J'ai cru longtemps que tout venait de moi.

Un gars tr�s intelligent. Mais ce n'est pas vrai.

Walter, ne sois pas absurde !

Ne me contredit pas. Je ne suis pas d'humeur.

- Vous ne frapperiez pas une dame Mr Saxel. - Ne me provoque pas.

Tu t'en sors toujours avec ton air animale.

Sois gentil. Ce n'est pas une fa�on de se reposer.

Tu es de plus en plus belle Ray.

Tu es divine avec tes cheveux blancs.

Ne les teins jamais. Je d�teste l'artificialit�.

En plus, �a ne te va pas. Tu es tr�s bien comme �a.

Je voudrais t'emmener � Berlin.

- Tu pars longtemps ? - 4 jours. Je prends l'avion.

Profite de mon absence.

Fais-moi confiance. J'arpenterai les casinos tous les soirs.

Flambeuse !

Rappelle-moi de te laisser de l'argent avant de partir.

Entrez.

Nous n'avons pas besoin de pr�sentation, Mlle Schmidt.

Je vous connais depuis des ann�es.

vous nous suivez comme une ombre.

Tout le monde vous conna�t sauf ma m�re. Mais elle le saura bient�t.

Ma s�ur va se marier avec une haute famille respectable

S'ils entendent parler de vous, ma m�re le saura.

Ma m�re n'imagine pas qu'il existe des femmes comme vous.

Je veux m'assurer qu'elle ne le sache jamais. Laissez-nous tranquilles, Mlle Schmidt !

Je vous d�noncerai si je le pouvais.

Vous �tes insensible, �go�ste, calculatrice.

Votre seul but est d'asseoir votre rang.

Pensez � ma s�ur et � moi.

Mais que repr�sentent des enfants pour une personne comme vous ?

Je ne suis pas venu discuter, mais pour vous pr�venir !

Laisse mon p�re tranquille ! Pour toujours!

Vous recevrez une belle compensation.

Apr�s tout, c'est l'argent qui compte.

Entrez.

Bonjour, Dick.

- Que fais-tu ici ? - C'est mon droit.

Je n'en doute pas, fils. Je te demande ce que tu fais ici ?

- J'ai demand� � ta... - Dick.

Assieds-toi. J'ai � te parler.

Ne part pas.

Assieds-toi.

Dick, bien avant que tu naisses,

2 mois avant mon mariage avec ta m�re.

J'ai rencontr� Ray Schmidt.

Depuis 25 ans nous nous aimons.

Tu es trop jeune pour r�aliser combien de temps cela fait.

Ce que je lui donne ne nuit pas � notre famille.

C'est quelque chose qu'elle ne voulait pas et Ray �tait heureuse de recevoir.

Ce qu'elle m'a donn�. Personne d'autre ne me l'a offert.

Cette partie de ma vie m'appartiens � moi seul.

Tu ne peux pas en faire partie. Ni me forcer � l'abandonner.

C'est tout.

Que dois-je faire, applaudir ?

Je veux que tu comprennes si vous �tes assez mature.

Et si je ne le suis pas ?

Alors occupe-toi de tes affaires et sors d'ici.

Je m'en vais.

Mais cela me concerne aussi.

Vous �tes m�prisable !

Sors d'ici !

Walter, tu ne devrais pas lui parler comme �a.

C'est ton fils.

Bien s�r.

Et je l'aime plus que tu ne crois.

Mais j�abandonnerai tout, m�me ma vie

pour ton petit nez.

Je t'aime.

- Je sais... - Ne me quitte jamais.

Je ne te quitterai jamais, Walter.

Demain sera un jour pour nous seul.

Ca te plairait ?

Je viendrais � la premi�re heure pour le petit d�jeuner.

- Que t'a dit Richard ? - Rien d'important, Walter.

N'oublie pas. Petit d�jeuner � 9h.

Tu sais que je suis toujours ponctuel pour tes petits d�jeuners.

- Bonne nuit, ch�rie. - Bonne nuit.

Entrez.

Bonjour, madame.

La banque Friedlander Kunz paralis�e

Le millionnaire Walter Saxel a eu une attaque.

Walter !

Pauvre ch�ri !

Le c�l�bre philanthrope et banquier a eu une attaque la nuit derni�re.

� 5h du matin

le Dr Durkin, annonce une l�g�re am�lioration.

Sa femme et ses enfants,

sont � son chevet.

Je vais parler au docteur.

Mon fils... Mon fils...

Il veut vous parler.

Veux-tu me dire quelque chose papa ?

Seul.

D�sol�, papa veut me parler.

Qu'est-ce qu'il y a ?

T�l�phone.

Tu veux que j'appelle quelqu'un ?

Montparnasse...

...6753...

Montparnasse, 6753, s'il vous pla�t.

- Montparnasse 6753 ? - Oui oui.

Restez en ligne.

- Je suis l�. Je t'�coute.

Je ne t�entends pas ch�rie. Que dis-tu ?

Papa... Papa !

Infirmi�re! Docteur!

D�p�chez-vous, docteur !

Docteur, il ne respire plus.

Il est mort.

Ne m'abandonne pas! Ne m'abandonne pas!

Mon amour...

Ma vie...

Aujourd'hui les fun�railles de Walter Saxel.

Les fun�railles de Walter Saxel, banquier et philanthrope de New York,

se tiendront dans l'intimit� � 11h � l'h�tel Ritz-Carlton.

Sa d�pouille sera transport�e � New York.

Entrez.

Puis-je entrer ?

Mon p�re voulait que je vienne.

Je suppose que vous avez appris la nouvelle.

Ses derni�res pens�es ont �t� pour vous.

Je vous ai appel� et il a essay� de parler, mais...

Mlle Schmidt, mon p�re aurait voulu vous laisser quelque chose.

Je le sais depuis cette nuit o� je suis venu.

Vous n'apparaissez pas dans son testament. Evidement.

Vous a-t-il laiss� quelque chose ?

Combien mon p�re ?... Je veux dire, quel montant ?

200 dollars.

- La semaine ? - Le mois.

- Pour tout ? - Le tout.

Bon Dieu !

Voulez-vous rester ici?

J'aimerais rentrer chez moi.

Oui bien s�r.

Chaque premier du mois Vous recevrez de l'argent.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit, N'h�sitez pas � m'appeler.

Ton fils va s'occuper de moi.

Il �tait si gentil !

Il aurait pu �tre mon fils.

Notre fils.

Walter, je me demande... que ce serait-il pass�

si j'avais rencontr� ta m�re

Ce jour l�...

dans le parc.

M�re, voici Ray Schmidt.

Alors c'est vous Ray. Vous �tes tr�s jolie.

Ma ch�re, vous avez ma b�n�diction

et j'esp�re que vous serrez tr�s heureux.

Allons-y.

J'arrive, Walter.

J'arrive.

Sous-titres : J.F. Sturm 2021

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