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Démarre. Allez, démarre.
Vous ĂȘtes quatre.
Tu sais compter et tu m 'épates.
Démarre. RÚgle numéro un, ne jamais changer le contrat. Le contrat était
transport de trois personnes pour un poids total de 254 kilos.
Oui, mais maintenant, le contrat a changé.
Avec 80 kg de plus, on n 'arrivera pas Ă destination avec l 'espace que j 'ai
mis dans le rĂ©servoir. On s 'arrĂȘtera pour reprendre de l 'essence ! Chaque
arrĂȘt qu 'on fait nous expose.
Chaque fois qu 'on s 'expose, on augmente le risque de se faire arrĂȘter.
Avec 80 kg de plus, les amortisseurs connus que j 'ai posés en prévision de
transport ne nous permettront pas d 'échapper aux véhicules de la police qui
peuvent nous prendre en chasse.
Ce qui veut dire qu 'en cas de poursuite, nous perdons notre avantage,
augmente Ă©galement la possibilitĂ© de se faire arrĂȘter. Je ne veux pas ĂȘtre
arrĂȘtĂ©.
Vous ne voulez pas ĂȘtre arrĂȘtĂ©.
DĂ©marre cette voiture bordel et je te colle une main dans ma tĂȘte ! Et qui
conduira la voiture ? Descends -le, ce connard ! Moi, je conduirai ! Jamais
le code de démarrage, messieurs.
Trois personnes. Un total de 254 kilos.
Ăa, c 'Ă©tait le contrat.
Trois personnes !
Total 254 kilos.
Ceinture.
Merde ! Merde !
LĂ on voit bien les amortisseurs.
Et c 'est reparti.
Putain, j 'en peux l 'air fort ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez
!
Oh merde !
S 'il vous plaĂźt, je viens de nettoyer les cuirs.
On met nous au point de rendez -vous.
Pas encore.
Vas -y, vas -y !
Il y
a
plus que prévu. On va continuer jusqu 'à Avignon.
Le contrat, c 'était jusqu 'ici, pas plus loin.
Le contrat, c 'est le contrat. RÚgle numéro un.
Les rĂšgles, c 'Ă©tait pour ĂȘtre changĂ©.
Pas les miennes.
On s 'arrache.
Monte dans ta piĂšce.
Maniez -vous. Allez.
Monte !
Le gouvernement attentat a réactivé son intention de satisfaire aux exigences du
FMI d 'ici la fin de l 'année.
Et à Nice, hier, quatre hommes ont attaqué la société d 'investissement
Alliance. Un homme a été retrouvé mort devant le bùtiment.
Les autres ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s tĂŽt ce matin aprĂšs avoir pris une rue d 'Avignon en
sens interdit et ĂȘtre entrĂ©s en collision avec un taxi.
D 'aprÚs la police, si le conducteur n 'avait pas été aussi mauvais, les 20
millions d 'euros de titres aux porteurs auraient pu ĂȘtre encaissĂ©s d 'ici la
fin de la journée.
La bourse de Wall Street a fermé hier en légÚre baisse.
J 'ai toujours dit qu 'un homme traitait sa voiture comme il se traite lui
-mĂȘme.
Je suis assez d 'accord avec vous, inspecteur.
Vous avez un bon sens de l 'humour pour un étranger, monsieur Franck.
Comme les Français.
Ironique, avec une petite pointe de perfidie.
Vous avez conduit ces jours -ci ? Tant qu 'il n 'y aura pas une loi pour me la
faire dire.
Vous entrez boire un café ?
Merci, mais j 'ai pas mal de visites Ă faire.
88, pour ĂȘtre prĂ©cis.
Oui, effectivement, ça fait beaucoup.
Beaucoup de BMW 735 noire, modĂšle 99, dont une matriculation se termine par 06
contrĂŽler.
Ah, c 'est une voiture trÚs prisée par un certain milieu dans le coin.
Vous voyez le genre.
Ils viennent depuis l 'Italie, dans leurs costumes hors de prix, avec de
jeunes femmes couvertes de bijoux, beaucoup trop maquillées, trÚs, trÚs...
Mafia.
Bien hold up, Pierre.
Une poursuite.
Un conducteur extrĂȘmement habile.
Qui pilotait justement une BMW noir modĂšle 99.
Avec 06 sur sa plaque.
Vous ĂȘtes allĂ© en ville ces jours -ci ? Non, pas ces jours -ci.
Ah, j 'adore Nice.
La cuisine, leurs poissons grillés.
Il n 'y a pas un endroit en France oĂč on grille un poisson comme Ă Nice.
Et les femmes.
Je préfÚre les femmes nicoises, elles sont plus complexes que les femmes d
'ici.
Vous ne trouvez pas ? Je ne recherche pas la complexité.
Vous aimez faire plutĂŽt simple.
En quoi ça vous intéresse ? Oh, vous savez, déjà tout petit garçon, les
militaires m 'intriguaient au plus haut point.
Je suis un ex -militaire.
Et moi, un ex -petit garçon.
Vous n 'avez vraiment pas le temps de prendre un café ? Tout est toujours si
soigné avec vous, monsieur Franck.
Tout est parfaitement en place.
Je prends ça comme un compliment, nom d 'un homme qui prĂȘte attention aux
moindres détails.
Vous reviendrez peut -ĂȘtre plus tard prendre ce cafĂ©.
Vous serez toujours le bienvenu.
Soyez bref. J 'ai besoin d 'un transporteur.
Je vous écoute.
Transport d 'un axe, c 'est tout.
Dimension.
Soyez plus précis.
1 ,50 m sur 50 cm.
Poids ? 50 kg, pas plus.
Destination ? 23, route de Luxembourg. Vous le remettez Ă monsieur.
RĂšgle numĂ©ro 2, pas de nĆud.
Heure du chargement. 7 heures demain matin, devant la porte.
Transport d 'un colis, 1m50 par 5 ans, 50 kilos, 250 kilomĂštres, en respectant
les limitations de vitesse et une pousse sandwich, 40 000. La moitié maintenant,
le reste Ă la livraison. La livraison se fera Ă midi.
S 'il n 'y a personne, je décline toute responsabilité et je dépose le colis.
Une fois l 'accord conclu, les termes de cet accord ne peuvent plus ĂȘtre changĂ©s
ni ĂȘtre nĂ©gociĂ©s. C 'est une autre rĂšgle.
RÚgle numéro un.
Affaire conclue.
Vous ĂȘtes trĂšs prĂ©cis.
Le transport est un travail de précision.
Ne bougez pas, je vous ferai pas de mal. J 'ai juste fait un petit trou pour que
vous puissiez voir. C 'est tout ce que je veux faire, s 'il vous plaĂźt.
Mais arrĂȘtez, soyez coopĂ©rative !
C 'est bien.
Je vais décoller ce truc.
Si vous criez, il faudra que je vous tue, c 'est compris ? Ah, j 'ai besoin
faire pipi.
Vous préférez que je le fasse dans votre voiture ? D 'accord.
Je vais sortir mon couteau. Ne criez pas, c 'est pour couper vos liens.
Pas besoin de votre bouche pour faire pipi.
Vous avez une minute.
55 secondes.
54.
53.
52.
Ils ont faim les rĂšgles, Franck.
C 'est pas bien d 'enfreindre les rĂšgles.
Quinze.
Sept.
Deux.
Terminé.
Ne me forcez pas pour monter.
RÚgle numéro 3, ne jamais ouvrir le colis.
Et j 'espĂšre que t 'as bien fait pipi parce que t 'es pas prĂȘte de le refaire.
Tu vois ce qui arrive quand on en fera les rĂšgles.
C 'est parti !
Vous ĂȘtes en retard.
J 'ai eu un petit problĂšme.
Rien de contrariant ? Rien de contrariant.
Vous
avez
ouvert le colis. RÚgle numéro 3.
Ne jamais ouvrir le colis.
Ah, ça j 'adore.
Les rĂšgles.
On ne peut rien accomplir dans ce monde sans rĂšgles.
Depuis que vous vivez ici, vous vous ĂȘtes construit un bon petit business.
La grande classe.
Bonne réputation.
C 'est quoi déjà votre nom ? RÚgle numéro deux.
Pas de nom.
Bien sûr.
Vous ne comptez pas ? Pourquoi ? Je devrais ? Non, non.
Affaire conclue.
Dites -moi, je me demandais si ça vous embĂȘterait de transporter un truc
pour moi.
C 'est bien ça que vous faites, hein ? Vous livrez sans poser de questions.
Pourquoi pas ? Toi ?
Environ un kilo.
Destination ? Grenoble, 306 rue du Lac Ă Monsieur.
C 'est vrai, j 'oubliais.
RÚgle numéro deux.
J 'adore ce type.
Quoi ?
OĂč est -il ?
C 'est parti !
T 'es que l 'homme des crottes de chien.
On te retrouve partout.
Oui, je sais.
T 'as envie de pisser. Y 'a que ça qui t 'intéresse, toi, pisser.
Sous -titrage ST' 501
Je pose les questions, tu réponds aux questions.
Tu fais pas de discours, tu vas au plus simple, d 'accord ? Qui es
-tu ? Je m 'appelle Lai.
Je suis un... Je pose les questions, tu réponds aux questions.
Rien de plus, rien de moins.
Tu veux réessayer ? Je suis dans quel
genre de merdier ? TrĂšs profond.
Vraiment trĂšs profond.
Ces gens sont pas dents, pas dents, je ne dirais que c 'est terrible.
Bon appétit.
Vous allez oĂč ? Me coucher.
Je ne peux pas réfléchir quand je suis fatigué.
AprĂšs une bonne nuit de sommeil, je vois les choses plus clairement.
Je peux partir ? Je t 'en prie.
Patron, économise tes forces.
Dis -moi, qui a fait ça ? Le transporteur.
Le transporteur est mort ? Non, il est vivant.
Croyez -moi.
Je te crois.
Et la police ? Ils sont venus ici.
Tu ne leur as parlé de rien.
Non.
Bien sûr.
Tu ne pouvais pas parler.
On va venir changer alors.
Je les ai cueillies dehors dans le jardin.
J 'espÚre que ça ne vous ennuie pas.
Je ne savais pas si vous preniez du café ou du thé, alors j 'ai fait les deux.
J 'espĂšre que vous aimez les mĂąts de laine.
Tenez goûter.
Faites attention.
C 'est bon.
C 'est bon.
Je vais le faire.
J 'aime le silence le matin.
Oui, le silence le matin.
Moi aussi. Oui. C 'est pareil.
J 'aime le silence.
Désolée.
Est -ce que vous voulez du lait ? Il doit ĂȘtre devant la porte.
Ne bougez pas, restez lĂ .
Et
vous
ĂȘtes ? La nouvelle qui vient.
Monsieur Franck est lĂ ? Ah, monsieur Franck.
Votre invitation pour ce café tient toujours ? Bien sûr, je vous en prie.
Affiliez -vous.
Une madeleine ? Fais maison.
Oui.
Je vous en apporte.
Ma mĂšre nous faisait des madeleines tous les matins.
L 'odeur des madeleines, c 'est toute mon enfance qui me revient en mémoire.
Comme Proust.
Vous avez lu Proust, monsieur Franck ? Non.
Il est fantastique. Une mémoire en béton armé.
Il aurait pu faire un excellent flic, trĂšs observateur.
Du lait ? Bien.
Merci.
Comme Proust, j 'ai eu de la mĂ©moire. Un classeur gĂ©ant dans la tĂȘte.
Il suffisait que je vois une chose pour m 'en souvenir.
Comme ça. Par exemple, les plaques d 'immatriculation. J 'en voyais une et
me restait gravĂ©e dans la tĂȘte.
Maintenant, il faut qu 'on m 'aide pour que je me rappelle quelle plaque va avec
quelle voiture.
Comme celle -lĂ .
C 'est la mienne. Ah, la mémoire.
Et oĂč est le reste de la voiture ? J 'espĂ©rais que vous alliez me la prendre.
On me l 'a volée.
Volée ? Je suis allé à Fréjus pour faire quelques courses et en revenant du
marché, elle avait... Disparue ? Vous l 'avez signalée ? C 'est la premiÚre des
choses que je devais faire aujourd 'hui.
Ăa fait le moins depuis FrĂ©jus. Vous ĂȘtes rentrĂ© comment ? Eh bien... Je l
ramenée.
Il marchait tout seul sur la route dans la nuit.
C 'est risqué, ça.
Prendre un étranger sur la route la nuit ? Il avait l 'air tellement gentil.
Je n 'ai pas vu de voiture dehors.
Elle est dans le garage.
Je peux la voir ?
Belle voiture pour une cuisiniĂšre.
Il y a des gens qui ont un problĂšme avec les Allemands.
Ils sont trop agressifs, ils envahissent nos meilleures plages pendant l 'été.
Ils ne sont pas foutus de cuisiner.
Moi, je dis, quand on fait des voitures comme celle -lĂ , on n 'est pas
totalement mauvais.
Je dirais que votre intuition a bien arrangé les choses pour M. Franck,
mademoiselle.
Oh, ça les a bien arrangés pour nous deux.
Bon.
Mon intuition me dit que c 'est probablement le moment idéal pour que j
faire mon rapport.
OĂč est le reste de ma voiture ? Ah, oui, j 'avais presque oubliĂ©.
Votre voiture a explosé sur une endorpeau.
Les quelques morceaux qui restent sont au labo.
Ils essaient de faire le tri entre ce qui reste des deux gendarmes, qui
dans le club, et le morceau de carrosserie.
Mais vous n 'avez aucune idée de ce qui a pu arriver ? Non.
Pardon pour le dérangement.
Merci pour le café et... Revenez quand vous voulez.
Vous m 'accompagnez ? Bien sûr.
Vous avez toujours mené vos affaires dans la distration, M. France.
J 'apprécie, vous savez, moins de travail pour nous.
Mais ce petit incident sur l 'air de repos, ça manque de distration.
Je ne pense pas que vous ayez autre chose Ă me raconter en dehors d 'une
histoire de voiture volée. Si c 'était le cas, je le ferais.
Bon, plus je vous conseillais, quand vous arriverez tout Ă l 'heure Ă mon
bureau, d 'avoir une autre version.
Meilleure que celle que vous m 'avez désaffermée.
C 'est vous qu 'il est venu voir, pas moi. Silence ! Par pitié, que je
réfléchisse. Vous étiez supposé réfléchir cette nuit. Cette nuit, j 'ai
cauchemars.
Quoi ? Le silence.
Je croyais que vous aimiez le silence.
Fabien, on y va.
Calme -toi, ça va aller.
N 'aie pas peur.
Ăa va ? Reste lĂ , je reviens.
Non ! Me laisse pas ! Me laisse pas !
BenoĂźt.
Ăa va aller ? T 'es sĂ»r ? Bon.
Au revoir.
Laissez -toi ici.
Franck ? Merde ! Ă ton avis... Franck
?
J 'aurais dĂ»
mĂȘler de ce qui me regardait.
Une simple rĂšgle, bordel, une simple rĂšgle.
On doit bien la voir.
Il faut que m 'enseigne dans cette maison.
Ne jamais ouvrir le colis.
T 'as que des emmerdes si tu ouvres ce putain de colis.
Franck.
Qu 'est -ce que tu fais ? Je t 'offre une petite compensation.
Non, arrĂȘte, arrĂȘte.
Pourquoi tu veux compliquer ? Ne pose plus de questions.
Ah ben, j 'aime pas quand les choses se compliquent.
Tu aimes les choses simples.
TrĂšs, trĂšs simples.
C
'est
pas trĂšs clair pour la maison.
Vous pouvez m 'expliquer ?
On reprend tout aprÚs mon départ.
AprÚs votre départ, on a marché sur la plage et on s 'est baigné. Redites -moi
oĂč ? Au -delĂ de la pointe. Il y avait d 'autres gens qui se baignaient Ă ce
temps -lĂ ? Non.
T 'as vu quelqu 'un qui se baignait ? Non, personne.
Bon, vous avez marchĂ©, vous vous ĂȘtes baignĂ© sur une plage oĂč personne d
ne se baignait, au -delĂ de la pointe, vous ne pouviez ni voir ni ĂȘtre vu
la plage des deux cĂŽtĂ©s, ce qui fait que les tĂ©moins ne seront pas faciles Ă
retrouver. C 'est justement le but d 'une baignade romantique. On ne veut pas
témoins autour.
Et ensuite ? Ensuite, on est revenu Ă la maison qui avait pris feu.
Comme ça ? Pris feu ? Oui.
Et les 5000 douilles de calibre varié que mes hommes ont trouvées un peu
autour de la maison ? Ils se sont peut -ĂȘtre trompĂ©s d 'adresse. Monsieur
Franck, les personnes qui disposent d 'une puissance de feu aussi importante
se trompent jamais d 'adresse quand ils visitent une maison.
Qui veut vous voir mort à ce point ? Je n 'en ai aucune idée. Il y a eu un
problĂšme avec un client ? Je n 'ai pas de client. Je suis en retraite. Je vide
ma pension de l 'armée, vous le savez.
Vous avez tous les éléments de mon dossier depuis des années.
Des ennemis qui vous viennent à l 'esprit ? Des gens du passé ? J 'ai
passé derriÚre moi en venant vivre ici.
Un passé comme le vÎtre, on ne l 'a jamais derriÚre.
Commissaire, on vous demande en bas.
J 'en ai pour une minute.
Je reviens.
Qu 'est -ce que tu fais ? On trouve tout sur les ordinateurs. Il suffit d 'avoir
le mot de passe.
T 'es folle, on est dans un commissariat.
Tu n 'arrĂȘtes pas de te plaindre.
Sauf quand on fait l 'amour.
LĂ , tu ne dis rien.
Nanana, coucou.
Tu vois ?
Bon,
oĂč allez -vous habiter ? Je ne sais pas.
Mon cousin tient un petit hĂŽtel.
Merci, mais on va se débrouiller. Sans argent, ça ne sera pas facile.
Tenez, je n 'ai pas grand -chose, mais au moins, vous n 'aurez pas de faim.
Merci.
LĂ oĂč tu vas ? Voir le type de la photo.
Bonne chance.
Une minute.
Tu ne viens pas ? Non.
Mais il a fait exploser ta voiture.
On achĂšterait une autre.
Il a mis le feu Ă ta maison.
Je la reconstruirai.
Il a essayé de te tuer. Et pour l 'instant, il croit qu 'il y est arrivé.
Ăcoute, je vais te donner un petit conseil. Je ne sais pas Ă quoi t 'es
ne veux pas savoir Ă quoi t 'es mĂȘlĂ©. Mais celui qui voulait te tuer te croit
mort. Tu as un billet gratuit pour recommencer à zéro. Voilà mon conseil.
Recommence à zéro.
Il y a 400 personnes qui sont en train de mourir dans un conteneur, sur un
bateau.
Mon pĂšre, mes sĆurs, le bateau doit arriver aujourd
'hui. Ils vont faire de mon pĂšre un esclave.
La seule personne qui connaßt le numéro que porte le conteneur, c 'est ce type.
T 'es trĂšs forte.
Je ne comprends pas.
Depuis la seconde oĂč tu as vu ces photos chez moi, tu n 'as pas arrĂȘtĂ© d
'essayer de m 'impliquer lĂ -dedans.
Le petit déjeuner, raconter des histoires aux flics pour me dépanner, un
mensonge aprĂšs l 'autre.
Il n 'y a pas eu que des mensonges.
Donne -moi un seul exemple.
Ce qui s 'est passé dans la maison, passé entre nous, ce n 'était pas un
mensonge, ça.
Tu étais un soldat.
C 'était ça ton métier. Toi, tu sauvais la vie des gens. Le passé est le passé.
Pourquoi ne pas recommencer ? Parce que j 'en ai eu assez de me défoncer pour
que tout soit aussitĂŽt bousillĂ© par ceux -lĂ mĂȘme qui m 'avaient payĂ© pour faire
le boulot.
Tout le monde s 'en foutait.
Cette fois, c 'est pour moi.
Bonjour. Aucun appel pendant une demi -heure ? Bonjour.
Surprise !
Assis.
Gardez vos mains en l 'air.
Avant qu 'on entre dans le vif du sujet, j 'ai une question Ă vous poser.
Pourquoi vous vouliez me tuer ? Vous m 'avez menti.
Vous avez ouvert le colis, vous avez enfreint les rĂšgles, vos rĂšgles. Qu 'est
-ce que vous attendiez de moi que je vous recommande pour un autre boulot ? C
'est quoi le numéro du bateau ? Monsieur le transporteur.
Que les choses soient bien claires. J 'ai répondu à votre premiÚre question
poliment. Je ne répondrai plus à aucune autre.
Alors, une suggestion.
Tuez -moi sans qu 'on perde de temps.
Et allez vous faire foutre.
Je ne trouve rien lĂ -dedans.
Oh, pauvre Franck. Qu 'est -ce qu 'elle vous a dit ? Qu 'on faisait passer
clandestinement des gens dans des containers ?
En anglais, l 'ail, ça ne veut pas dire mensonge.
Monsieur, quoi y arrive ? Votre pÚre est là , je pense que ça devrait beaucoup l
'amuser. Vous croyez que ton pÚre était dans le container ? Oui, enfin non.
Il y a 400 personnes dans ce container.
TrÚs foutu, eh ! C 'est une femme fatale, ça, Franck.
Dix secondes, deux solutions. Tu nous donnes le numéro du bateau, je t
la tĂȘte lĂ -dessus. Vas -y, redis que je mens.
Neuf. L 'ail.
Je ne ferai pas de quoi vous parler.
Terminé.
Moi,
je tuerai ma propre fille.
Elle croit qu 'on fait passer des gens dans des containers.
Je ne vois pas oĂč tu vas chercher ces idĂ©es.
T 'approche pas.
Tu es prĂȘte Ă tuer ton propre pĂšre.
Je t 'en prie.
Je te supplie, s 'il le faut, ne continue pas Ă faire ce que tu fais. Je
comme je suis.
Je fais ce que je fais.
Je ne changerai jamais. Alors si tu as l 'intention de me tuer, tue -moi.
Mais si tu ne le fais pas...
Ne batte pas cette arme sur moi ! Donne -moi ça ! Non
! Je sais qu 'il est innocent, mais tu as toujours aussi bon cĆur.
Tu es toujours partante pour sauver de pauvres gens. Eh bien, voilĂ une bonne
occasion. Il suffit de poser ton arme, et tu en sauveras un.
Tuez -le !
Oui, la police est en train de monter.
Quoi encore ? Emmenez -la.
Envoyez -moi Léo.
J 'ai besoin qu 'il finisse un travail.
Pour ton information, il n 'y a pas 400 personnes dans ce conteneur. Il y en a
385 et elles n 'arriveront pas toutes vivantes.
Inspecteur, comme je suis heureux de vous voir.
C 'est quoi ça ? Cet homme voulait nous extorquer de l 'argent en menaçant la
fille de mon associé.
Heureusement, mes gardes du corps l 'ont entempĂȘchĂ©.
Je veux porter plainte.
EnlĂšvement, extorsion, agression.
Je connais cet homme.
Je suppose que votre profession vous force Ă cĂŽtoyer toutes sortes d
Dois -je faire appeler mon avocat ? On charge lui.
Nous attendons tous, sans exception, à mon bureau pour une déposition.
DÚs que j 'aurai contacté mon avocat, nous nous ferons un plaisir de vous
satisfaire.
Le mĂ©decin a dit que vous auriez mal Ă la tĂȘte pendant quelques jours et qu
'ensuite tout redeviendrait normal.
OĂč sont -ils ? Je crois que vous devriez plutĂŽt vous poser des questions sur l
'endroit oĂč vous ĂȘtes.
Qu 'est -ce qui vous a pris ? Vous qui étiez toujours si prudent.
Faites -moi sortir d 'ici.
Avec les plaintes qu 'ils ont déposées, vous ne sortirez pas d 'ici avant trÚs
trĂšs longtemps.
L 'agression d 'un membre distingué du monde des affaires internationales, l
'enlĂšvement de sa fille, l 'extorsion.
Je suis désolé, Franck.
J 'aimerais vous aider.
Mais si vous persistez Ă me raconter la mĂȘme histoire, je suis en retraite, je
vide ma pension.
Il me faut de l 'inédit, Franck.
Il me faut du nouveau.
Pour une fois, j 'ai besoin de la vérité.
TrĂšs bien.
C 'est un trafic de clandestins.
Depuis l 'Asie jusqu 'Ă Marseille, dans des containers.
Vous en ĂȘtes certain ? La fille me l 'a dit.
Vous la croyez ? Oui.
Chez nous, on a un dicton, ne vous fiez jamais Ă une cuisiniĂšre.
C 'est pas une cuisiniĂšre.
Je m 'en doutais.
Vous savez, Franck, personne n 'est parfait.
Ăa veut dire que vous ne ferez rien ? Ăa veut dire...
Que je vais ouvrir une enquĂȘte.
Et que pendant ce temps -lĂ , les 400 personnes de ce container auront le
de mourir.
Qu 'est -ce que vous voulez que je fasse de plus ? Il y a des lois. Il vous est
jamais venu à l 'idée qu 'il faut parfois appliquer sa propre loi ? Comme
Au moins avec moi, ça prendrait pas six mois pour que le travail soit fait. Ah
oui, je sais. C 'est ce que j 'admire chez vous, Franck.
Toute cette formation méditaire, cette maßtrise du terrain.
Un homme comme vous pourrait sans doute résoudre cette affaire en combien de
temps ? Douze heures ? Moins.
Moi ? Impressionnant.
Vous seriez l 'homme idéal pour le faire.
Oui, si je pouvais sortir.
Oui, si vous pouviez sortir.
Il y en a un qui bouge, elle descend.
Personne ne bouge.
Baissez vos armes.
Il fait complĂštement dingue, il ne fait pas de bruit.
Si c 'est comme ça que vous transportez, je suis Ă©tonnĂ© qu 'on fasse appel Ă
vous.
Allez, venez m 'aider.
Faudrait peut -ĂȘtre bien de venir avec vous.
Merci, mais je suis meilleur en solo.
C 'est un bien petit bateau pour livrer une si grosse bataille. Oui.
Mais c 'est un bon bateau.
Franck, tenez.
Vous en aurez besoin.
La cargaison a eu le feu vert.
VoilĂ les papiers officiels.
Tu prends l 'autoroute jusqu 'Ă la premiĂšre sortie pour Lyon.
Va directement Ă l 'entrepĂŽt. On sera derriĂšre toi en cas de besoin.
Ăa y est, on est prĂȘt Ă partir.
Je déteste.
Faites -la sortir de lĂ !
Donnez
-moi une minute.
Faites -leur le plaisir.
On y va !
C 'est bon !
Au revoir.
Merci d 'avoir regardé cette vidéo !
Vous ĂȘtes perdu ? J 'ai envie d 'un baptĂȘme de l 'air.
C 'est pas un avion pour touristes ? Je suis pas un touriste.
Rappelez -moi ce type et dites -lui de bien me retrouver.
D 'accord ? Tout ça ? En bas !
RéprÚs !
Aaaaaah !
à quoi tu parles de ça ?
Descends. Les mains sur la tĂȘte.
Avance.
Surveille -la.
Si elle bouge ou si je ne reviens pas, descends -la.
Avance, PĂšre Lou.
J 'ai pas tellement envie de me baigner.
Marche ! Dis -moi comment un minable comme toi s 'est retrouvé avec ma fille.
Je l 'ai trouvée dans un sac, c 'est là que vous l 'aviez laissée, non ? Tu sais
pas de quoi tu parles ! Avance ! Tu
t 'es fait la fille qu 'il ne fallait pas, pauvre merde.
La livraison sera effectuée, ma fille finira par s 'en remettre. Et si j 'ai
peu de chance, elle comprendra mes mots et son intĂ©rĂȘt.
Si elle a un peu de chance, vous passerez sous un 38 tonnes. Qu 'est -ce
en sais ? Je sais qu 'elle restera toujours ce qu 'elle est.
Elle ne sera jamais vous ni quelqu 'un dans votre genre. Elle finira bien par
changer, mais tu ne seras plus lĂ pour le voir.
Il faut croire qu 'elle ne finira pas par changer, en fin de compte.
Tends -toi ! Je préfÚre la voir en face.
Ăa ne change rien pour moi.
C 'était un vrai salaud.
Mais c 'Ă©tait quand mĂȘme mon pĂšre.
Moins de 12 heures.
Bravo, Franck.
Je crois que je vous ai sous -estimé.
C 'est bon, vous pouvez sortir.
C 'est bon, c 'est vraiment bon.
Allez.
Allez.
Sous -titrage ST' 501
Sous -titrage
MFP.
Sous -titrage ST'
501
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