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- Bon Dieu, ça me rappelle le boulot ! - Je sais. J'essaie de pas y penser.
VoilĂ quand on commande un truc bizarre !
J'aurais dĂ» prendre un hamburger.
En tout cas, Saeko était vraiment mignonne aujourd'hui.
Tout le monde est mignon en robe de mariée !
Faut bien lui reconnaître un truc : elle a décroché le pompon.
Ouais, il est temps qu'on en profite un peu nous aussi !
Bien dit.
Tu t'en sors pas mal, Omitsu.
Tu as économisé près de 10 millions de yens.
- Tu pourrais ouvrir un salon. - J'en suis pas encore lĂ .
Mon œil ! Ça fait un moment que t'es prête.
Pas vrai, Masako ?
- Mate un peu ce gigolo de Makoto. - On dirait qu'il a un rencard.
C'est Shibayama. L'auteur de chansons.
Paraît qu'il est gay. La rumeur dit vrai…
- Non mais regarde-moi ça. - Un peu, oui.
- Comme il se la raconte. - Tu m'étonnes.
Je suis rassasiée, je peux plus rien avaler.
Non mais regardez ça !
Je sais pas ce qui me retient ! J'ai raqué pour ces pompes.
Filez-moi un coup de main.
D'accord, appuie-toi sur nous.
Bon sang, t'es lourde. Accroche-toi.
Dépêche, tout le monde te regarde.
C'est pas étonnant…
Désolé, j'abîme ton kimono.
- T'es lourde, dépêche-toi. - C'est pas vrai…
NUITS FÉLINES À SHINJUKU
TURKISH PARADISE
Scénario : Akira Nakano
Chef électricien : Mamoru Tsuchita
Musique : Koichi Sakata
Montage : Akira Suzuki
Avec :
Hidemi Hara, Keiko Maki
Tomoko Katsura, Ken Yoshizawa
Kazuo Kinugasa
Yoshio Adachi
Réalisation : Noboru Tanaka
T'as fini ? Tu changeras jamais.
Pas touche !
J'ai une nouvelle voisine.
C'est tous les jours comme ça.
Et tu mates tous les jours ?
Qui a dit : "Une main vaut mieux que deux tu l'auras ?"
C'est pas le pied…
Alors, dédions ce morceau à tous les randonneurs éperdus…
Pourquoi t'utilises pas tes mains ?
Pourquoi je le ferais ? J'y arrive quand mĂŞme.
DrĂ´le de raisonnement. Tiens, pousse-toi.
T'en veux ?
Tous les jours, c'est la mĂŞme chose.
On dirait des clebs.
Tu leur montres pas comment faire ?
Tu te prépares toujours bien…
Fais ça bien ou le fais pas.
Tu retrouves l'usage de tes mains ?
Dans ces moments seulement.
T'es lourd, je te jure.
- Tu sais t'y prendre. - Toujours au garde-Ă -vous.
Ça craint vraiment de faire ça sur une chaise.
Oh, c'est toi.
J'ai oublié d'enlever mes faux cils. Merde !
J'avais promis de pas venir.
Je me déteste. Je suis encore tombé amoureux.
Elle s'appelle Chiko. Elle est super mignonne,
et elle est pleine aux as.
Le problème, c'est que…
j'ai jamais fait l'amour Ă une femme.
Je suis pas sûr de savoir m'y prendre.
Je suis sûr que tu vas y arriver.
Pas besoin d'être un génie.
Honda, tu veux pas venir avec moi ?
- Venir avec toi ? - Oui…
Je sais que j'y arriverai avec toi à mes côtés.
Je t'en supplie.
Tu es le seul Ă qui je peux demander.
Elle vient chez moi demain soir.
Elle m'a dit qu'elle voulait bien le faire avant le mariage.
Elle connaît tes préférences ?
Je devrais peut-ĂŞtre laisser tomber.
Rentrons en taxi.
Hey ! Tu te balades toute seule ?
- T'as pas du boulot ? - Ça m'arrive.
Après hier soir, je me suis dit que t'étais pas trop fidèle.
- Y a des gens qui comptent sur moi. - Makoto, par exemple ?
- Non, le singe sur mon toit. - Quoi ?
Le babouin.
Je vais t'en coller une. Qu'est-ce que tu fous ?
Laisse-moi faire.
Viens, mon petit mignon…
Bon, faut que j'aille bosser.
Ok, chérie, allons-y !
Ă€ l'attaque !
Quel crétin !
Les femmes sont idiotes. Elles pensent avec leur chatte.
Ă€ plus tard.
Je me sens bien. Et toi ?
Ah, tu te marres !
Quelle éclate !
On s'amuse bien !
TURKISH PARADISE
- Je peux vous débarrasser ? - Merci, chérie.
Pas de problème.
Elle est pas mal pour une nouvelle.
Jun-chan, votre mari vous attend au fond.
- "Mon mari"… Quelle blague ! - Arrête, tu adores ça !
Je t'ai déjà dit de pas venir ici.
Je sais… mais il y a urgence.
- Une urgence ? Tu as besoin d'argent. - Tu comprends vite.
Ferme-la !
Après trois ans, je lis en toi comme dans un livre ouvert.
- Aide-moi. 20 000 yens. - Pas question.
Ça va encore finir derrière le bar.
Premier et troisième. Raté d'un poil.
D'un poil ou d'un cheveu, le résultat est le même.
Je dois m'acquitter de cette dette avant demain. Allez, aide-moi.
Sale con ! Va chier, pauvre connard !
- Bonsoir, monsieur. - Masako est lĂ ?
Bien sûr. Akemi, appelle Masako.
Masako, un client pour toi !
Salut, beau gosse !
- T'as l'air en forme. - Ça va.
Assez de blabla, l'heure tourne.
Amusez-vous bien.
Akemi, il va te falloir des clients réguliers.
- Oui, monsieur. - Tu peux y arriver !
Allez, dépêche.
Faut pas que je rate le dernier train.
- Tu retournes déjà chez toi ? - Ouais.
Allez, passons aux choses sérieuses.
Aïe ! T'es censé mettre qu'un doigt à la fois.
Lâche-moi un peu, ma belle.
Sois gentille, on a pas besoin de se presser.
Bon Dieu, qu'est-ce que t'es belle.
C'est toujours pareil quand je te vois.
- Qu'est-ce qu'il y a de drĂ´le ? - Rien.
- T'es bizarre comme fille. - T'es juste venu me frotter le dos ?
Eh ouais : je dors mal si je te lave pas le dos
une fois par semaine.
- Dis, tu veux pas venir Ă Osaka ? - J'aime bien Tokyo.
Enfin, Shinjuku.
Je peux pas combattre, alors.
Qu'est-ce qui te dégoûte tant à Osaka ?
Ok, tourne-toi.
Lève-toi s'il te plaît.
Lève la gambette.
Kitamura, ça alors !
Un chef d'atelier qui s'occupe d'un resto de nouilles !
J'allais pas passer ma vie Ă ĂŞtre un laquais.
VoilĂ vos ramens.
Ça doit te changer de pas bosser derrière un bureau.
Je crois pas que je supporterais le changement.
Tout le monde peut le faire. Il suffit de faire le premier pas.
T'as sûrement raison.
J'ai oublié. Je suis sur la sellette, là .
Tu choisis pas la facilité avec un parasite comme Ken.
Défroque-toi aussi. T'as un corps de déesse.
ArrĂŞte !
- T'es trop bien pour lui. - Je dois finir de préparer le bain.
Je suis pas venu prendre un bain.
S'il te plaît !
Il paraît que t'es un super coup.
Fais-moi profiter de tes talents.
Tourne-toi. T'es trop loin.
- Mitsue, un gentilhomme pour te voir. - J'arrive !
Je suis Aono. Je travaille à la branche des dépôts
de la Banque du Kanto.
C'est mon directeur qui m'envoie.
Je ne connais pas trop cet endroit.
En fait, c'est la première fois que je viens.
Le directeur a remarqué que le compte d'une certaine Mitsue Kihara
était bloqué depuis un certain temps. Alors je suis venu voir…
- Vous aimez ça ? - Oui…
Fermez les yeux.
Ouvrez la bouche.
Ne croquez pas.
Prenez-la dans la bouche et sucez.
T'es à la hauteur de ta réputation… Mais je suis pas mal non plus.
Faisons un pari.
Le premier qui émet un bruit a perdu.
Si je perds, je te file 100 000 yens…
Mais si tu perds, je te file rien. Tope lĂ ?
Et ça ?
- Et avec ça, vous y arrivez ? - Trop facile.
Regardez bien. Je vais les aligner…
100 yens, 10 yens, 100 yens, 10 yens.
Si je savais pas faire ça, j'aurais déjà perdu mon boulot.
Vous voyez ?
Regarde l'heure. Prends soin de toi.
Va pas attraper froid.
J'ai failli oublier le plus important.
Tout juste.
Je file !
Le chocolat était délicieux, et bravo pour les pièces.
Question d'entraînement.
- C'est comme vous avec votre boulier. - J'imagine, oui.
Je reviendrai.
- Je ferai appel à vous. - Venez quand ça vous chante.
Au revoir.
J'ai oublié.
- Vous devriez épargner un peu. - J'y réfléchirai.
Pensez-y sérieusement. Sinon, le directeur sera vraiment furieux,
et je ne pourrai plus vous payer avec l'argent de ma société.
- Merci. - Merci.
- Je reviendrai. - Vous serez le bienvenu.
C'est bon, c'est fini. On remballe.
T'as bien bossé.
Ça avait l'air douloureux.
Calme-toi.
J'ai peur.
Ça va aller. C'est pas grand-chose.
Je me suis fait taillader.
Salut, me voilĂ .
Fais comme chez toi.
C'est romantique.
C'est un peu trop lumineux par ici.
T'as raison.
Ne me regarde pas encore. Tourne-toi.
Makoto !
Chiko !
Makoto… Je t'aime.
Chiko… Chiko !
Tout doux, d'accord ?
- Makoto ! - Chiko !
Chiko !
- Je t'aime ! - Chiko !
ArrĂŞte !
Non, ça va.
Chiko…
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Dis-moi, qu'est-ce que t'as ?
Je ne peux pas !
Ça ne va pas !
Je n'y arrive pas !
Qui ĂŞtes-vous ?
- Chiko, je peux t'expliquer… - Tu l'as invité ?! Comment t'as pu ??
Chiko !
Chiko !
Chiko !
C'est fini. Elle ne reviendra plus.
N'abandonne pas comme ça.
J'en ai assez.
Mais non. Vous vous retrouverez, d'une manière ou d'une autre.
Elle vaut le coup. Tu vas y arriver, t'inquiète pas.
Tu vas y arriver, je te dis. C'est pas si difficile que ça.
Ne me quitte jamais. Je mourrai sans toi.
DÉFENSE D'ENTRER
Vous vous entendez bien.
Personne n'est occupé, ici.
Allons faire un tour.
Pas lĂ .
Tu voudrais bien coucher avec Makoto ?
Il est amoureux d'une fille, mais il a jamais couché avec une.
Ça va pas ?
Ça change quoi ?
ArrĂŞte, tu veux.
Allez, couche avec lui.
Pourquoi tu le tiens Ă l'envers ?
Pour pas gâcher.
La pluie, c'est précieux. C'est pour ça que je l'attrape.
Ça t'a blessé ?
- Ça m'a blessé. - Bien.
Dans ce cas, je coucherai avec lui. Pour te faire plaisir.
Arrête, c'est pas comme ça…
Lève les bras.
C'est agréable, non ?
- Madame… - Détends-toi.
Honda-san…
Tu l'as fait.
Pourquoi tu pleures ?
Qu'est-ce que tu fais lĂ , toute seule ?
T'en fais pas pour ça. En tout cas, c'est fait.
- De quoi ? - J'ai fait l'amour !
- Faut que je te parle. - Quoi encore ?
Si tu as un truc Ă dire, crache ta Valda.
T'as couché avec le membre d'un gang.
C'était un client.
Pauvre conne ! OĂą est le pognon ?
Je parie que t'es allée le claquer…
Tu peux parler…
T'as pas bossé un jour de ta vie. Tu sais que claquer du fric.
Je vais te dire un truc, je m'amuse comme je l'entends.
Je suis fière de mon gagne-pain.
J'en ai marre de sortir avec toi. Rentre chez toi.
Ok, je me taille. Mais tu vas le regretter.
Et je vais regretter quoi ?
Des déchets dans ton genre, ça court les rues.
Ben casse-toi, alors !
Allez, dégage !
Pauvre taré ! Va crever ailleurs !
Gros con !
Ça va ?
Tout le monde pleure aujourd'hui.
On va trinquer. C'est ma tournée. Saké.
Sacrée soirée pour tout le monde, on dirait bien.
C'est l'éclate.
- Quand as-tu commencé ici ? - Avant-hier.
- Elle est nouvelle, elle aussi. - Enchanté.
Pourquoi tu viendrais pas nous voir un de ces quatre ?
- On s'occupera bien de toi. - C'est vrai ? Vous feriez ça ?
Avec plaisir !
Masako, qu'est-ce que tu fabriques ?
Rien, je le taquine, juste.
Je croyais que c'était fini entre nous.
Puis elle m'a rappelé en me disant qu'elle voulait me revoir.
- Tu viendras, j'espère. - Mauvaise idée.
Si elle me revoit, elle te quittera pour de bon.
Je sais, mais seul, je vaux rien.
Ressaisis-toi. Tu l'as bien fait hier.
Pas besoin d'ĂŞtre aussi glacial.
Ok. Je t'attends au café en bas.
Appelle-moi quand vous aurez fini.
Merci. C'est pour ça que je t'aime.
Je me donnerai Ă 110 % !
Makoto, arrĂŞte de lambiner !
Attention ! La dernière fois, tu m'as mordu la lèvre.
- Makoto ! - Chiko !
- Makoto ! - Chiko !
Makoto…
- Qu'est-ce qui se passe ? - Cette musique…
Pas question ! T'en va pas ! Continue.
Qu'est-ce qui se passe ?
Hein, dis ?
Honda, j'ai encore foiré !
Un traitement pour l'épilepsie !
- Chiko… - Adieu. Je ne reviendrai jamais.
Chiko, ne pars pas ! Je ne survivrai pas sans toi !
- Rien Ă battre ! - Chiko !
Chiko ! Attends !
Chiko !
Chiko…
Je t'ai dit que je supportais pas d'ĂŞtre seul.
J'en peux plus…
TURKISH PARADISE
- Bienvenue. - Elle est lĂ , Masako ?
Bien sûr. Elle vous attend.
- Masako ! Masako ! - Masako !
Magne-toi, mon chou ! Faut que t'apprennes à te désaper.
- J'ai oublié. Un doigt, pas plus. - Exactement.
Quelle beauté… Tu me fais chavirer,
mais faut que je fasse vite.
Le temps, c'est de l'argent.
Peut-être que j'irai à Osaka, après tout.
- Tu plaisantes ? - Pas du tout.
Tu me fais marcher.
Je te loue un appartement. Tu viens quand ?
- Qu'importe. Ce soir. - C'est un peu soudain !
Tu veux arrêter quand tu auras 10 millions ? Je te le déconseille.
Travailler dans un hammam, c'est pas rien.
Tu as un certain savoir-faire. Ça fait de toi une technicienne.
J'ai aussi ouvert un compte ailleurs.
C'est pas bon, ça ! Tu as combien en réserve là -bas ?
- Tu le répètes pas ? - Bien sûr que non.
Près de 4 millions.
4 millions ? Ça fait presque 13,5 millions de yens !
Tu pourrais t'acheter un petit terrain avec ça.
- Un terrain ? - Bien sûr. Je veux bien t'aider.
Il y a un truc Ă Setagaya
qui vient d'ĂŞtre mis en vente, pour 15 millions,
mais je pense que je peux l'avoir Ă 13.
Ă€ mon avis, c'est une affaire.
Allez, une rouge.
- Gagné ! - C'est de la chance.
Qu'est-ce qui t'arrive, Omitsu ? T'es tendue.
- À vrai dire, je pensais m'arrêter. - Quoi ? Alors que…
Chut ! J'ai acheté un local à Setagaya.
Il était temps.
Il vient ce soir. Pour réaliser mon rêve.
Alors t'arrĂŞtes la banque ? T'es plus courageux que je le pensais.
Je t'ai vu et je me suis dit que je pourrais le faire moi aussi.
Tu m'as dit : "Il suffit de faire le premier pas."
Tu avais raison.
J'ai l'impression que la chance me sourit.
Ce soir, je fais mes adieux Ă ce quartier.
Dans ce cas, trinquons Ă ta nouvelle vie.
- Aux bureaux abandonnés ! Santé ! - Et adieu Shinjuku !
J'y crois pas…
Omitsu va se marier.
Qu'est-ce que tu racontes ? Ça n'a rien à voir…
Mais il est très gentil.
Le directeur arrive.
Masako, y a un client pour toi.
Qui est-ce ?
Ton client.
T'en fais une tĂŞte. Je suis un client.
Suivez-moi, je vous en prie.
Le service est impeccable.
Tout le monde est poli, gentil et souriant.
Par ici.
Makoto est mort.
Il est mort.
Il s'est écrasé par terre. Comme un parapluie.
Embrasse-moi…
Prends-moi. S'il te plaît.
D'accord. Faisons l'amour.
Omitsu, qu'est-ce que tu vas faire ? Le jour se lève.
Le banquier m'a roulée, bordel ! Il m'a tout pris.
C'est toujours la mĂŞme chose.
Non, ça change un peu, parfois.
Bon Dieu, je suis crevé.
Allez, debout.
Putain, c'est froid !
T'endors pas. Regarde, c'est le matin.
Ă€ plus !
FIN
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